2 - Le
rôle de l'insuline
a - Le pancréas endocrine
Le pancréas est un organe de 10 à 12 cm de
long, situé à gauche entre la rate et le duodénum, à hauteur des vertèbres lombaires
L1 et L2. Il sécrète le suc pancréatique qui contient plusieurs enzymes :
trypsine, lipases et amylases. Outre cette fonction exocrine (sécrétion du
suc pancréatique dans le duodénum par le canal de Wirsung au niveau de
l'ampoule de Vater), le pancréas a une fonction endocrine ou
hormonale.

Relations
entre pancréas, vésicule biliaire et duodénum
Au microscope, le parenchyme du pancréas
montre des structures globulaires : les îlots de
Langerhans, dont les cellules sécrètent 3 hormones :

Le glucagon : produit par les cellules alpha des îlots de Langerhans, il a une action
hyperglycémiante et glycogénolytique (qui lyse ou décompose le glycogène
en molécules de glucose).

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C'est un polypeptide de PM = 3482 (poids
moléculaire), formé par une succession de 29 acides aminés. La
glucagonémie ou taux de glucagon sanguin est en général inférieure à 50 mmol.L-1. Une élévation de ce taux est normalement observée après une période de
jeûne ou un exercice musculaire important. Une élévation pathologique
peut être observée dans les hypoglycémies sévères, dans le diabète
sucré acido-cétosique, après un traitement par corticoïdes, au cours de
certaines hyperlipoprotéinémies, ou s'il existe une tumeur pancréatique
sécrétant du glucagon. Son action hyperglycémiante a été découverte en
1923 par STAUB.
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L'insuline : hormone hypoglycémiante, produite par les cellules bêta des îlots de
Langerhans. C'est un polypeptide de 51 acides aminés, à deux chaînes reliées par de ponts
disulfures, de PM = 5808.

Les traits rouges et carrés jaunes représentent les ponts
disulfures, entre deux cystéines, responsables des courbures
dans la molécule.
L'insulinémie (taux d'insuline dans le
sang) dépend essentiellement de la glycémie : une augmentation de glucose
dans le sang stimule le pancréas à produire de l'insuline. Les valeurs de
l'insulinémie sont "normalement" plus élevées chez la femme
enceinte et chez les obèses. Découverte en 1921 par une équipe canadienne
: Frederick Grant BANTING, Charles Herbert BEST, James Richard Mac LEOD et
James Bertram COLLIP (prix Nobel de médecine en 1923), l'insuline a fait
l'objet de nombreuses recherches et est disponible aujourd'hui sous des
formes de plus en plus adaptées et confortables. A l'insuline de Banting et
Best à action rapide, a succédé l'insuline NPH (Neutral Protamin
HAGEDORN) à durée d'action plus lente et plus longue, ainsi que des formes
intermédiaires.
En
1936, Hagedorn et son collègue B. Norman Jensen découvrirent que l’on
pouvait prolonger l’effet de l’insuline en ajoutant à cette dernière
une protéine appelée protamine, développée au départ des glandes
sexuelles de la truite de rivière. Cette découverte fut accueillie comme
une libération, et en 1937 le pape de la diabétologie, l’américain E.
Joslin, écrivait : « La protamine est le plus important progrès accompli
dans le traitement du diabète depuis la découverte de l’insuline en
1921. »
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La somatostatine ou SRIF
(Somatotrophin Releasing Inhibiting Factor): sécrétée par
les cellules delta, qui a une action inhibitrice de l'hormone de croissance
hypophysaire (STH) et qui règle le débit de l'insuline et du glucagon,
pouvant même bloquer totalement ces sécrétions.
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