Abréviations - A
AA
Pharmacologie, médecine biologique, physiologie de la
respiration - [Angl. : AA - antimycin A] Abrév. Antimycine A *
anti :
du préfixe
anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; *
mycine : du grec mukês [myc(o)-, mycét(o)-,
-myce, -mycine, -mycète], champignon. L'antimycine ou
antimycine A ou AA est une substance antibiotique produite par Streptomyces species, et qui a été utilisée comme fongicide, insecticide, en particulier
contre les mites. Les bactéries du genre Streptomyces sont G+ (coloration Gram
positive) et particulièrement présentes dans les sols où elles jouent un rôle
déterminant dans la décomposition des matières organiques et leur transformation
en matières minérales réutilisables. C'est le genre Streptomyces qui produit le
plus d'antibiotiques : environ deux tiers des AB connus. L'antimycine est connue
pour inhiber la CRM (chaîne respiratoire mitochondriale) au niveau du complexe
III et faire baisser le taux d'ATP (adénosine triphosphate) dans la cellule.
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AA (1)
Addictologie, santé publique - [Angl. : AA - Alcoholics Anonymous] Abrév. Alcooliques Anonymes. Extraits du site Alcooliques
Anonymes France : "Les AA ne s'intéressent qu'au rétablissement personnel et à
l'abstinence continue des alcooliques qui demandent de l'aide au Mouvement. Les
Alcooliques Anonymes ne s'engagent dans aucune autre activité relative à
l'alcoolisme comme le traitement médical ou psychiatrique, l'éducation, la
recherche ou le soutien de causes, sous quelque forme que ce soit, bien que des
membres, à titre personnel, puissent participer à ces activités.
Le Mouvement s'est donné une politique de "collaboration sans affiliation" à
l'égard des autres organismes intéressés au problème de l'alcoolisme.
Par tradition, les Alcooliques Anonymes n'acceptent ni ne sollicitent aucun
appui financier de sources extérieures et les membres protègent leur anonymat
personnel dans la presse écrite ou parlée ainsi que dans toute autre apparition
publique.
L'expérience des Alcooliques Anonymes a toujours été mise gratuitement à la
disposition de quiconque voulait y recourir: gens d'affaires, chefs spirituels,
groupes communautaires, représentants de la loi, professionnels de la santé et
de l'aide sociale, éducateurs, représentants des forces armées, directeurs
d'établissements publics, représentants syndicaux et plusieurs autres. Mais
jamais le Mouvement n'endosse ou ne soutient les autres organismes qui œuvrent
dans le domaine de l'alcoolisme, et jamais il ne s'affilie à eux ni n'en
commente les activités puisque de telles attitudes déborderaient de l'objectif
premier du Mouvement.
En France, les relations des Alcooliques Anonymes avec les professionnels du
traitement de l'alcoolisme, qu'il s'agisse d'organismes, de centres ou
d'individus, relèvent des bureaux nationaux et des orientations du Conseil
d'Administration. Ces structures tentent d'assurer un climat de compréhension
mutuelle et de collaboration entre les membres des Alcooliques Anonymes et les
autres personnes qui s'occupent des alcooliques." Fin de citation.
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AAA
Angiologie, chirurgie vasculaire -
[Angl. : AAA - abdominal aortic aneurysm] Abrév. Anévrisme de l'aorte abdominale. * anévrisme, anévrysme :
du grec
aneurisma [anévrism(o)-], dilatation ; * aorte :
du
grec aortê [aort(o)-, -aortique], relatif à l’artère aorte ; *
abdominale : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre,
partie du tronc située sous le diaphragme. Un anévrisme (ou anévrysme) est une cavité qui communique avec la lumière d'une
artère ou formée aux dépens de sa paroi et contenant du sang liquide ou
coagulé. Par définition, c'est la perte du parallélisme des bords d'un segment
aortique déterminé. Ceci recouvre en fait deux types
d'anévrismes bien différents :
- les anévrismes "vrais", qui
représentent une dilatation segmentaire de l'aorte, elle-même, secondaire à des altérations
structurales de la paroi aortique, dont les étiologies sont multiples. Mais si l'on
fait un examen anatomopathologique de la paroi anévrismale, on retrouve toujours des éléments
de la structure normale de la paroi aortique (intima / fibres musculaires ou élastiques...),
même si ces derniers sont partiellement détruits ou désorganisés par
l'affection causale ;
- les "faux" anévrismes : sont constitués par une
poche anévrismale, dont la paroi externe ne contient aucun élément constitutif d'une paroi
aortique, mais se trouve faite de tissus de voisinage (péritoine...), ou de tissu fibreux.
Cette poche communique avec la lumière aortique par un orifice plus ou moins grand, appelé
"collet", dont la nature dépend de
l'étiologie. Les angiologues distinguent les anévrismes sacciformes (qui
forment une poche) et les anévrismes fusiformes, qui sont une dilatation de l'artère.
Il existe aussi des anévrismes artérioveineux qui relient une
artère et une veine par une ou plusieurs anastomoses. Adj. anévrismal, e, aux : relatif à un anévrisme.
Schéma d'anévrismes aortiques
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aa
abs act a/n
Toutes disciplines - Abrév. Ces abréviations
sont généralement utilisées pendant les prises
de notes, sur des ordonnances ou
des rapports médicaux.
aa ou AA :
[Angl. : AA - amino acid] acide aminé ;
a/n ou A/N : au niveau ;
abs ou ABS ou Abs :
[Angl. : Abs - absent]
absence ;
act ou ACT ou Act :
[Angl. : Act - activity] activité.
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AAG
Pneumologie
- [Angl. : AAA - acute asthma
attack] Abrév. Asthme aigu grave.
* Asthme
: du grec asthma [asthme-, -asthmatique], respiration difficile.
La mortalité induite par l'AAG reste importante. L'essentiel de cette mortalité
survient en phase préhospitalière. Il est
important de noter que l'immense majorité de ces patients ne sont traités au
long cours que par agent sympathomimétique et ne reçoivent pas de corticoïdes
inhalés. L'appel des secours provient à part égale des médecins traitants et des
patients eux-mêmes. L'agitation, les sueurs, les difficultés d'élocution, la
tachycardie et l'existence d'une cyanose sont les signes cliniques de gravité des
AAG. Le traitement conventionnel de l'équipe médicalisée associe l'oxygénothérapie
aux ß-2 mimétiques en aérosol et à la corticothérapie par voie veineuse.
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AAH
Médecine légale et expertises médicales, affaires sanitaires et sociales - [Angl. : disabled adult allowance] Abrév. Allocation adulte handicapé -
Elle est demandée à la COTOREP (Commission Technique d'Orientation et de
Reclassement Professionnel) qui établit le pourcentage d'invalidité. Elle est
accordée à des sujets ayant au moins 20 ans, pour une invalidité supérieure
ou égale à 80% ou à des sujets ayant une invalidité inférieure à ce taux mais
reconnus comme dans l'incapacité de travailler.
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AAT
Hépatologie cytologie, pneumologie
- [Angl. : alpha 1 -antitrypsin] Abrév. Alpha1-antitrypsine.
* Alpha : première lettre de l’alphabet grec (α),
utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie,
ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire * anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) * trypso
: du grec triptêr, triptêros [trypso, -trypsie, tripto, -tripsie,
trypsine], pilon ou du grec thrupsis [-trypsie], broiement. C'est la plus abondante des globulines
α (qui sont des protéines plasmatiques).
L'α1-antitrypsine ou AAT (voir aussi sous "alpha1-antitrypsine") est
synthétisée par le foie. Son déficit dans le sérum est associé à l'emphysème
pulmonaire de l'adulte et à l'ictère néonatal (ou maladie hémolytique du nouveau-né)
évoluant vers une cirrhose. L'AAT inhibe différentes protéases : trypsine, chymotrypsine,
plasmine, élastases et protéases leucocytaires. Dans l'emphysème, sa diminution
libère de la trypsine qui provoque une autodigestion du parenchyme pulmonaire
ou/et une libération d'élastase provoquant la destruction du tissu élastique de
ce parenchyme pulmonaire. Seule sa diminution est significative. Adj. antitryptique.
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ABC
Médecine d'urgence et réanimation -
[Angl. : ABC - airways breathing circulation] Abrév. Airways (libération des voies respiratoires) Breathing
(ventilation artificielle) Circulation (massage cardiaque externe). La réanimation cardiopulmonaire (RCP) ou réanimation cardiorespiratoire (RCR)
consiste à pratiquer des massages cardiaques externes (*) et en même temps, une
respiration artificielle ou plus exactement : une ventilation manuelle. Elle est
pratiquée lorsque l'on a constaté, sur un patient, l'absence totale de
respiration spontanée (voir cette définition) ou ventilation spontanée. A noter que dans le cadre des soins infirmiers, la
ventilation manuelle a fait l'objet d'une loi :
Article R 4311-14, Extrait du décret
2004-802 du 29/07/04 paru au J.O. Du 09/08/04 : "En l'absence
d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière est habilité, après avoir reconnu une
situation comme relevant de l'urgence ou de la détresse psychologique, à mettre
en œuvre des protocoles de soins d'urgence, préalablement écrits, datés et
signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l'infirmier ou l'infirmière
accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu'à l'intervention d'un
médecin. Ces actes doivent obligatoirement faire l'objet de sa part d'un compte
rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du patient.
En cas d'urgence et en dehors de la mise en œuvre du protocole, l'infirmier ou
l'infirmière décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un
médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers
la structure de soins la plus appropriée à son état."
Parmi les techniques de ventilation manuelle, on distingue le
bouche-à-bouche, le bouche-à-nez et la ventilation avec un masque. Dans tous les
cas, la première chose à faire est de placer le patient en décubitus dorsal puis
s'assurer que ses voies respiratoires sont libres, de faire le nécessaire si ce
n'est pas le cas pour supprimer les liquides ou corps étrangers, puis de
basculer doucement sa tête en arrière en élevant le menton. Il faut ensuite
essayer de repérer, pendant 10 secondes un éventuel signe de ventilation
spontanée : souffle, bruit respiratoire, mouvement de la cage thoracique ou de
l'abdomen. Si aucun de ces signes n'est observé, appeler immédiatement (ou faire
appeler) les secours et entreprendre sans tarder la ventilation manuelle qui
consiste en 2 insufflations efficaces, c'est-à-dire qui permettront d'observer
un soulèvement du thorax.
* Bouche-à-bouche : agenouillé à côté de la tête du patient, boucher son nez
avec une main (pouce et index), ouvrir légèrement sa bouche en tenant le menton
avec l'autre main, inspirer sans excès et appliquer fortement sa bouche
largement ouverte autour de celle du patient. Insuffler en 2 secondes environ.
Se redresser pour laisser l'expiration se faire (la poitrine du patient
s'affaisse) et recommencer une deuxième fois.
* Bouche-à-nez : comme pour le bouche-à-bouche, mais une main sur le front pour
maintenir la tête en arrière, l'autre fermant la bouche. L'insufflation se fait
par le nez du patient.
Si le patient ne réagit pas à ces 2 insufflations, observer attentivement
pendant 7 à 10 secondes des signes de reprise de ventilation. Dans la négative,
recommencer l'insufflation pendant environ une minute, à un rythme "naturel". Si
aucune réaction ne se produit, vérifier le pouls carotidien du patient. S'il est
absent, il faut commencer immédiatement la réanimation cardiopulmonaire.
(*) Massage cardiaque externe (MCE) : La
victime doit être placée à plat dos (décubitus dorsal) sur un plan dur. Se
placer à cheval sur un des bras de la victime placé à la perpendiculaire. Le
genou du sauveteur du côté des pieds de la victime prend place dans le creux de
l'aisselle. Retirer les vêtements de la victime. Repérer la zone d'appui en
plaçant un majeur de part et d'autre du sternum. En délimiter la moitié avec les
pouces. Laisser en place sa main du côté de la tête et placer le talon de
l'autre main contre le pouce. Placer ensuite l'autre main par dessus. Relever
les doigts. Pratiquer le MCE bras tendus, épaules à la verticale, sans
balancement. L'amplitude des compressions doit être de 3 à 5 cm. Le relâchement
doit être complet. Le temps de compression doit être égal au temps de
relâchement. Entre deux compressions, il ne faut pas quitter le contact de la
peau. La fréquence des compressions est de 80 par minute. Après avoir réalisé 15
compressions, le sauveteur réalise 2 insufflations. Le sauveteur continue le
massage jusqu'au relais des secours. Toutes les deux minutes (8 cycles 15/2), il
contrôle l'absence de pouls carotidien pendant 5-6 secondes. La coloration des
muqueuses permet de s'assurer de l'efficacité du geste.
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ABCD
ACBCD ACD
Génétique, médecine biologique -
[Angl. : CAVD - congenital absence of the vas
deferens ; CUAVD (unilateral) ; CBAVD (bilateral)] Abrév. Absence (ou agénésie) congénitale bilatérale des canaux
déférents * allèle :
du
grec allêlon [allèle, allél(o)-], les uns les autres. Avant tout, un petit rappel sur la mucoviscidose.
* muco : du latin mucus,
mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine], humeur visqueuse contenant des protides,
sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes
; * viscido : du bas latin viscosus [visc(o)-, -visqueux], glu, gélatineux, mou,
poisseux ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques. Les
chiffres : 5000 malades actuellement en France, 2 millions de porteurs du gène
muté, espérance de vie aujourd'hui supérieure à 30 ans, pas de guérison. La
transmission est autosomique récessive, c'est-à-dire que les enfants doivent
recevoir un gène muté de chacun des parents pour développer la maladie. Un
exemple de transmission de la mucoviscidose;
Ce gène CFTR, situé sur le chromosome 7, code une protéine appelée CFTR (Cystic
Fibrosis Transmembrane conductance Regulator), qui devient anormale si le gène
est muté. A l'heure actuelle, on connaît plus de 800 mutations de ce gène, dont
certaines semblent provoquer des pathologies plus graves que d'autres. Il s'agit
d'une exocrinopathie généralisée, frappant les glandes séreuses et les glandes à
sécrétion muqueuse. Sont touchés principalement : l'appareil respiratoire, le
tube digestif et ses annexes (pancréas, foie et voies biliaires), mais également
les glandes sudoripares et le tractus génital. Le mucus qui en résulte est
anormal : trop épais et déshydraté, visqueux. L'ascenseur bronchique et le
pancréas ne fonctionnent plus correctement. Les infections récidivantes des
voies respiratoires finissent par les obstruer, provoquant une dégénérescence
progressive des poumons ; le pancréas et le foie sont progressivement atteints
(fibrose kystique) par obstruction des canaux sécréteurs.
Il existe un test simple pour dépister la mucoviscidose : le test de la sueur
(élévation anormale des taux de chlore et de sodium). Les traitements sont
contraignants et sont basés essentiellement sur la kinésithérapie pour dégager
les voies respiratoires, mais aussi des aérosols, des médicaments et des enzymes
pancréatiques. Le traitement consisterait en une transplantation pulmonaire,
mais les organes disponibles sont bien insuffisants.
Les chercheurs ont mis au point des antibiotiques de plus en plus efficaces et
variés afin de lutter contre l’infection pulmonaire. L’utilisation par voie
orale d’enzymes pancréatiques permet de diminuer fortement les troubles
digestifs des patients. Ce traitement des symptômes de la maladie a augmenté
l’espérance et la qualité de vie des patients.
Mais il reste à guérir la maladie. Afin de concentrer ses efforts sur des
projets ciblés, Vaincre la Mucoviscidose a défini trois axes de recherche
prioritaires : la lutte contre l’infection et l’inflammation, la pharmacologie
de CFTR et la thérapie génique.
Pour comprendre ce qu’est un allèle. En supposant que la couleur des yeux ne
soit déterminée que par un seul gène, il existe, pour ce même gène, des variants
déterminant la couleur brune, bleue, grise, verte ... Ces variants d’un même
gène, exprimant des différences (brun, gris, bleu ...) d'un même caractère (la
couleur des yeux) sont ses allèles. Dans de nombreux cas, les allèles peuvent
subir des modifications (ou mutations) et coder alors pour une protéine anormale
et il peut en résulter une pathologie. L’allèle 5T, qui doit son nom au fait
qu'il est formé d’une suite abrégée de 5 thymidines dans l’intron 8 du gène
CFTR, est un allèle du gène CFTR du chromosome 7 (dont certaines mutations
provoquent les formes de la mucoviscidose). Comme tous les gènes, l'allèle
5T est susceptible de muter.
En étudiant l’ACD ou ABCD ou plus exactement l’ACBCD pour absence (ou agénésie)
congénitale bilatérale des canaux déférents, (en anglais CBVAD : Congenital
Bilateral of Vas Deferens), on a constaté qu’il s’agit d’une affection
congénitale à transmission autosomique (donc sans rapport avec les gonosomes ou
chromosomes sexuels) récessive (les deux parents doivent porter la mutation pour
qu'elle apparaisse chez les enfants) retrouvée chez environ 1 homme sur 1000.
L’ABCD représente donc une azoospermie obstructive (ou excrétrice) car il n’y a
pas de canaux pour permettre leur évacuation des testicules vers la prostate et
le canal éjaculateur. Des études françaises plus ciblées menées en 1990 ayant
montré que 98% des hommes atteints de mucoviscidose (donc avec le gène CFTR muté
produisant une protéine anormale) en sont atteints ont amené les chercheurs à
mettre en évidence une mutation du gène CFTR nommée Delta-F508 (la lettre delta
signifiant délétion), qu’ils ont supposé être une forme génitale de la
mucoviscidose. Ils ont étudié les exons (parties des gènes qui sont porteurs de
l’information génétique) de ce gène chez des patients atteints d’ACD et en ont
déduit un classement en quatre groupes : 2 mutations du gène CFTR ; 1 mutation
dans CFTR et une mutation dans l’un de ses allèles nommé 5T (l'allèle 5T est une
mutation caractéristique de l'absence de canaux déférents) ; 1 mutation dans le
gène CFTR ou une mutation dans son allèle 5T ; pas de mutation dans CFTR ni dans
5T. Cette étude a amené le Conseil Génétique à autoriser, dans ce dernier cas,
la technique dite ICSI (*) permettant à un homme atteint d’ACD, de pallier avec
succès son infertilité, sous réserve que l’on puisse trouver des spermatozoïdes
dans les testicules ou les épididymes.
Le Conseil Génétique et les chercheurs semblent aujourd’hui persuadés que la
mucoviscidose dans sa forme grave et l’ABCD qui en représente la forme la moins
sévère, sont les deux extrêmes d’une pathologie génétique aux formes
extrêmement variées tant il existe d’allèles du gène CFTR.
Le contexte génétique particulier dans lequel évolue cette malformation génitale
fait que toute tentative d’AMP (aide médicalisée à la procréation) chez les
couples concernés doit faire l’objet d’une enquête génotypique (étude du gène
CFTR et de ses allèles présents) préalable chez l’homme et chez la femme afin de
déterminer le risque d’avoir un enfant atteint de mucoviscidose grave. Cette
enquête est importante puisqu’elle permet de proposer au couple la possibilité
d’un diagnostic précoce sur l’embryon avant même son stade d’implantation (voir
la définition du DPI ou diagnostic préimplantatoire).
En cas de projet parental, il est important de sensibiliser le patient au danger
potentiel que sa constitution génétique fait courir à la descendance et que les
techniques de fécondation in vitro permettent de découvrir. En effet, si le
risque d’un homme atteint de CBVAD isolée d’être porteur d’une anomalie du gène
CFTR est d’environ 80%, (20% n’ayant pas de mutation sur CFTR), celui de sa
femme d’être elle hétérozygote pour une mutation de ce gène est de 1/25 dans
notre population. A priori, un couple sur 30 consultant pour ce motif de
stérilité est donc susceptible de transmettre une mucoviscidose grave, avec un
risque de 25% à chaque grossesse. Il apparaît donc que le facteur le plus
important en cas de grossesse est la constitution génotypique de la mère.
Si au moins 90% des mutations ont pu être éliminées chez elle grâce aux méthodes
simples décrites auparavant, le risque résiduel de donner naissance à un enfant
atteint est très faible (1/1000) et ne justifie pas à lui seul la mise en œuvre
d’une surveillance particulière. Si la femme est identifiée comme étant
hétérozygote pour une de ces mutations, la conduite à tenir est difficile
puisqu’il n’est pas toujours possible de prédire avec certitude les conséquences
au niveau du fœtus en cas de transmission du (des) allèle(s) pathologique(s).
Proposer un diagnostic anténatal avec éventuelle interruption médicale de
grossesse (IMG) après une ou plusieurs tentatives d’ICSI est délicat. La
situation devient encore plus compliquée en cas de grossesse gémellaire
facilement induite par les techniques d’AMP.
Des situations dramatiques peuvent effectivement se rencontrer avec un fœtus
sain et un autre atteint ou douteux ou encore deux fœtus dont les génotypes
exacts n’ont pas pu être établis. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) trouve
ici une bonne indication. Les embryons obtenus après fécondation in vitro sont
testés grâce à la biopsie et l’étude génétique d’un à deux blastomères réalisés
à J4, c’est à dire à un stade ou l’embryon en comporte 6 à 10. Ne seront
transférés au stade blastocyste que les embryons reconnus non porteurs de la
mutation ou porteurs hétérozygotes. La détection des mutations est réalisée par
des techniques hautement spécifiques et sensibles comme la PCR (Polymérase Chain
Réaction). Il faut noter cependant que les risques d’erreur sont toujours
possibles.
(*) * ICSI : injection intracytoplasmique de
sperme. Ou fécondation in vitro avec
micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte.
Schéma de l'ICSI sur mon
site. Cette technique de PMA (procréation médicalement assistée) présente de
nombreux points communs avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à
des couples avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas.
L'injection directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans
l'ovocyte favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très
rares (azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le
canal déférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et
le biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement
bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et
chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2.
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ABO
Hématologie, médecine biologique, immunologie
- [Angl.
: ABO blood group] Abrév. Groupes ABO.
PRINCIPE :
Lorsqu'un
corps
étranger
ou antigène
(AG) est
introduit
dans
notre
organisme
(organe
non
compatible,
sang
anisogroupe,
bactérie,
virus,
pollen
...),
notre
système
immunitaire
fabrique
un anticorps
(AC) capable
de
le
neutraliser.
Les
réactions
sont
complexes
et
mettent
en
jeu
de
nombreux
éléments
:
polynucléaires,
lymphocytes,
complément
...
En
ce
qui
concerne
le
sang,
les
4
groupes
A, B, AB et O sont
déterminés
par
la
présence
ou
l'absence
de
2
protéines agglutinogènes,
jouant
le
rôle
d'antigènes,
à
la
surface
des
hématies
et
appelées A et B.
Les groupes sanguins - agglutinogènes et agglutinines
Particularité :
les
AC
existent
de
façon
naturelle
dans
le
sang.
Ce
sont
lesagglutinines
a
(anti
A)
et
b
(anti
B).
C'est
ainsi
qu'une
personne
du
groupe
A
possède
la
protéine
A
sur
ses
hématies
et
possède
également
l'agglutinine
b
(anti
B)
dans
son
plasma ; une personne du groupe B possède la protéine B et l'agglutinine a (anti
A) ; si vous êtes du groupe AB (receveur universel) vous avez à la fois la
protéine A et la protéine B, mais ni l'agglutinine a, ni la b et pouvez de ce
fait recevoir les 4 groupes en transfusion ; enfin, une personne du groupe O
(donneur universel) n'a ni la protéine A, ni la B, ce qui explique qu'elle
puisse donner son sang aux 4 groupes, mais possède les agglutinines a et b et ne
peut donc recevoir que du sang du groupe O.
Voir
tableau.
Exemple :
si
l'on
transfuse
du
sang
B
à
un
sujet
A,
ses
AC
b
vont
agglutiner
le
sang
B
et
atteindre
du
même
coup
le
sang
du
receveur.
C'est
l'accident
hémolytique
(hémo
=
sang).
Remarque :
Si
la
quantité
de
sang
à
transfuser
est
importante,
(supérieure
à
1
litre),
et
à
plus
forte
raison
s'il
s'agit
d'une
exsanguino-transfusion
ou
d'une
circulation
extracorporelle,
on
ne
doit
pas
injecter
de
sang
dont
les
AC
agglutineraient
ou
revêtiraient
les
globules
du
receveur. La
transfusion
devient
alors
nécessairement
isogroupe.
FACTEUR
RHÉSUS
:
même
principe
que
les
groupes
sanguins,
mais
totalement
indépendant
de
ces
groupes.
85%
des
humains
ont
cette
protéine
(=
agglutinogène)
et
sont
Rh+ (DD
ou
Dd).
15%
ne
l'ont
pas
et
sont
Rh- (dd).
On
utilise
un
sérum
anti
Rh
(ou
anti
D)
pour
la
détermination.
A
noter
cependant
que les
anticorps
anti
Rh
n'existent
pas
de
façon
naturelle
dans
le
sang.
Les groupes sanguins - détermination avec les sérums
Remarque : sur
les
hématies
de
tous
les
groupes
existe
la substance
H.
Sur
un
groupe
A
"fort",
(ou
B "fort"
ou
AB "fort"),
il
y
en
a
très
peu
=>
anti
H - .
Sur
un groupe
A
"faible",
il
y
en
a
plus
=>
anti
H +.
Chez
une
personne
O
:
ni
A,
ni
B
=>
uniquement
H
=>
anti
H +.
Anti H est + chez tous les O,
mais n'est pas caractéristique de ce groupe.
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ABP
Épidémiologie et santé publique
- [Angl.
: prophylactic antibiotic therapy] Abrév. Antibioprophylaxie.
* Anti- : préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense
(contre) * bio : du grec bios [bio-, -biose], vie * pro :
préfixe qui peut signifier devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la
place de *phylaxie : du grec phulaxis [phylaxie, phylactique],
protection. Protocole mis en
œuvre en chirurgie pour prévenir les infections
postopératoires. Recommandations ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et
d'Évaluation en Santé) : L’antibioprophylaxie doit
être réservée * aux interventions associées à une fréquence élevée
d’infections postopératoires : chirurgie de classe II (Altemeier) ou chirurgie
"propre contaminée" (ouverture d'un viscère creux, notamment ceux
normalement colonisés par une flore commensale tel le tube digestif, les voies
respiratoires, le tractus génital, le tractus urinaire lorsque les urines sont
stériles, les voies biliaires, ou en cas de rupture minime d’asepsie); * aux
interventions de classe I ou chirurgie "propre", dont les complications
sont rares, mais graves : infection ostéoarticulaire avec ou sans matériel étranger,
infection sur prothèse par exemple.Ne sont pas concernées les chirurgies de la classe III, "contaminée"
et de la classe IV, "sale", qui relèvent d'une
antibiothérapie curative.
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ABPA
Pneumologie, immunologie allergologie
- [Angl.
: ABPA - allergic bronchopulmonary aspergillosis] Abrév. Aspergillose
bronchopulmonaire allergique.
*
Aspergillo : du latin aspergillum [Aspergillus, aspergille],
goupillon, désigne une moisissure Ascomycète qui se développe sur les matières
sucrées * ose : du grec -ôsis, suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques * broncho : du latin médical
bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche *
pulmo : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o), -pulmonaire], poumon *
allergique : du grec allos, autre, et ergon, réaction formant
allergo : racine des termes relatifs aux allergies. L'ABPA s'inscrit dans le groupe des pathologies
résultant de réactions d'hypersensibilité envers la moisissure Aspergillus fumigatus. Le diagnostic est fondé sur des critères bien précis : asthme, infiltrats pulmonaires,
nombre d'éosinophiles supérieur à 500 par mm3 de sang, IgE totales (immunoglobulines
E) supérieures à 2 000 UI, présence d'AC (anticorps) anti-Aspergillus. Cette pathologie
est aussi appelée maladie de HINSON-PEPYS. A noter que Aspergillus fumigatus est
omniprésent dans l'air ambiant, mais ne se développe que dans le mucus de certains sujets
asthmatiques.
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ABVD
Cancérologie, pharmacologie - [Angl.
: ABVD - adriamycin,
bleomycin, vinblastine, and dacarbazine] AAbrév. driamycine,
Bléomycine, Vincristine et DTIC (déticène). Protocole de chimiothérapie qui
utilise ces 4 médicaments. Encore associé au protocole MOPP en alternance - voir cette
abréviation - l'ABVD est beaucoup moins nocif, notamment en ce qui concerne les
stérilités masculines (100% avec le MOPP) et féminines (40% avec le MOPP).
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AC
AC monoclonal
Immunologie allergologie - [Angl.
: AB - antibody, monoclonal antibody] Abrév. Anticorps.
* Anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) *
corps :
du latin
corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d’un être animé. Ce
sont des molécules synthétisées par notre organisme, souvent en réponse à la présence
d'antigènes reconnus comme non-soi.
On distingue essentiellement : * Les anticorps
circulants : IgM et IgG, sécrétés dans le sang par les LB (lymphocytes B) devenus plasmocytes
après stimulation par du non-soi * Les anticorps maternels : immunoglobulines fabriquées par
la mère et qui traversent la barrière du placenta pour assurer la défense immunitaire du
fœtus * Les anticorps membranaires : IgM et IgD, enchâssés dans la membrane des LB. Ce sont
des récepteurs membranaires appelés récepteurs B qui sont capables de fixer les déterminants
antigéniques. Chaque LB n'exprime à sa surface qu'une seule catégorie d'AC membranaire. *
Les anticorps monoclonaux, créés par une seule catégorie de LB. * Les anticorps solubles :
IgG, IgM, sécrétés par le milieu intérieur. Syn. : immunoglobuline. Pour plus de détails, voir ce mot.
Schéma d'une IgM
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AC anti-RNP
Immunologie, médecine biologique - [Angl. : RNP AB - ribonucleoprotein antibody] Abrév.
Anticorps
* Anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) *
corps :
du latin
corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d’un être animé ; * RNP : ribonucléoprotéine. Ces anticorps sont dirigés contre une
ribonucléoprotéine qui se trouve dans le noyau des cellules. On les rencontre
dans le LED ou LEAD (lupus érythémateux - aigu - disséminé), le syndrome de
Sharp, connectivite mixte (*), dans la polymyosite, entre autres.
(*) N. m. * connectivite : du latin connectere,
de nectere, lier, unir, assembler. Le syndrome de Sharp (Du nom de
G.C. Sharp, abréviation : SSh) est une connectivite (nouveau nom d'une
collagénose), c'est-à-dire une maladie inflammatoire chronique du tissu
conjonctif de soutien, en rapport avec un dysfonctionnement immunitaire. C'est
une maladie rare qui apparaît préférentiellement entre 30 à 50 ans et qui touche
quatre fois plus les femmes que les hommes. Ce syndrome a été qualifié de
connectivite mixte ou MTCD (mixed connective tissue disease) car il regroupe au
moins 2 maladies auto-immunes parmi : * le LEAD ou lupus érythémateux aigu
disséminé, * la PR ou polyarthrite rhumatoïde, * une DPM ou dermatopolymyosite
(inflammation d'un nombre plus ou moins important de muscles qui se sclérosent,
associée à des lésions cutanées de type érythèmes et œdèmes) et * une SS ou
sclérodermie systémique. On comprend mieux dès lors que le pronostic du syndrome
de Sharp soit particulièrement mauvais. Sans trop entrer dans les détails de
cette maladie complexe, on peut retenir les points suivants concernant les
principaux symptômes : un phénomène de Raynaud (extrémités froides), une
polyarthrite (inflammation généralisée des articulations), une sclérodactylie
(sclérose des vaisseaux et du tissu conjonctif au niveau des doigts de la main
et du pied), un dysfonctionnement œsophagien, une atteinte pulmonaire et
viscérale et, souvent, une asthénie, anorexie, amaigrissement, insuffisance
rénale, endocardite, plus rarement une atteinte neurologique.
Au niveau des analyses de laboratoire, l'une des caractéristiques du syndrome de
Sharp est la présence d'anticorps anti-RNP (ou anti-ribonucléoprotéines,
c'est-à-dire un anticorps qui va s'attaquer aux noyaux des cellules). Ces
anticorps sont aussi appelés AC anti-ENA (de l'anglais extractable nuclear
antibodies ou anticorps nucléaires solubles). En fait, c'est toute la régulation
immunitaire qui est touchée. Les analyses mettent aussi en évidence des
anomalies au niveau de toutes les cellules sanguines : anémie (globules rouges
insuffisants), leucopénie ou diminution des globules blancs, thrombopénie ou
baisse des plaquettes ; les gammaglobulines et immunoglobulines augmentent dans
le sang, au point de former des dépôts dans les vaisseaux sanguins et les reins.
Cette liste n'est pas exhaustive ...
Les traitements dépendent du stade de la maladie et de sa gravité : AINS
(anti-inflammatoires non stéroïdiens), antipaludéens de synthèse, corticoïdes à
doses relativement fortes, parfois traitement immunosuppresseur.
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AC anti-TGT
Gastroentérologie, immunologie allergologie, génétique, pédiatrie -
[Angl.
: TGM AB - transglutaminase antibody] Abrév. Anticorps antitransglutaminase tissulaire * anti :
du préfixe
anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * trans :
du
latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * glut(o)- : du latin
gluten [glut(o)-, gluten, glutamique], colle, protéine de la farine, ou
relatif à l’acide glutamique (diacide aminé) ; * amino : les amines sont
des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine
désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés
(-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * ase : du suffixe
-ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Pour
confirmer le diagnostic de la maladie coeliaque, on dose les anticorps
anti-endomysium, antiréticuline, antigliadine et antitransglutaminase. Ce sont
surtout les anti-endomysium qui sont caractéristiques de la maladie cœliaque.
Les autres sont moins spécifiques mais leur dosage apporte tout de même un plus
dans le diagnostic. Rappel : la maladie cœliaque est une maladie héréditaire
due à une intolérance au gluten, principale protéine de la farine de blé, mais
que l'on trouve aussi dans le seigle, l'avoine, l'orge, entre autres. Certains
gastroentérologues pensent que cette malabsorption pourrait être due à une
maladie autoimmune qui provoque une atrophie de la muqueuse gastrointestinale
(de l'estomac et de l'intestin). Actuellement, il y a environ 2 millions de
personnes atteintes en Europe et la maladie touche les adultes mais surtout les
enfants. La maladie cœliaque se traduit par une diarrhée chronique, une fatigue
invalidante, un manque d'appétit entraînant une perte de poids, un arrêt de la
croissance chez les enfants. Chez certains malades, on a même noté des crampes
musculaires, des aphtes à répétition, des dysménorrhées (troubles des règles),
voire des fausses couches. Le diagnostic repose sur l'étude d'une biopsie du
duodénum pratiquée lors d'une fibroscopie gastrique. Un nouveau test permettant
de doser les anticorps antitransglutaminase est actuellement à l'essai, et
permettrait de diagnostiquer rapidement et sûrement la maladie. Il n'existe pas
de réel traitement, si ce n'est la suppression totale du gluten de
l'alimentation. De très nombreux produits alimentaires contiennent du gluten :
pain, pâtes, gâteaux, céréales, pizzas, semoules, mais aussi certaines viandes
hachées, saucisses, entre autres. Il convient donc de lire attentivement les
étiquettes indiquant la composition des aliments. Avec un tel régime, les
symptômes disparaissent en quelques mois et l'intestin retrouve un
fonctionnement normal après 1 à 2 ans environ. A noter que chez 10% des malades,
la maladie cœliaque dégénère en cancer (œsophage, pharynx, duodénum, jéjunum).
Aujourd'hui, on connaît le rôle prépondérant des anticorps antitransglutaminase
tissulaire ou Ac anti-TGT qui sont suspectés d'intervenir dans la RI (réaction
inflammatoire), la destruction de la muqueuse intestinale et inhibent la
formation des villosités. Leur dosage (ce sont des IgA) se fait par la technique
ELISA.
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AC anti-ENA
Immunologie, médecine biologique - [Angl. : ENA : extractable nuclear antibody] Abrév.
Anticorps
* Anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) *
corps :
du latin
corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d’un être animé
; * ENA : extractable nuclear antibodies. Ces anticorps sont dirigés contre une
ribonucléoprotéine qui se trouve dans le noyau des cellules. On les rencontre
dans le LED ou LEAD (lupus érythémateux - aigu - disséminé), le syndrome de
Sharp, connectivite mixte (*), dans la polymyosite, entre autres.
(*) N. m. * connectivite : du latin connectere,
de nectere, lier, unir, assembler. Le syndrome de Sharp (Du nom de
G.C. Sharp, abréviation : SSh) est une connectivite (nouveau nom d'une
collagénose), c'est-à-dire une maladie inflammatoire chronique du tissu
conjonctif de soutien, en rapport avec un dysfonctionnement immunitaire. C'est
une maladie rare qui apparaît préférentiellement entre 30 à 50 ans et qui touche
quatre fois plus les femmes que les hommes. Ce syndrome a été qualifié de
connectivite mixte ou MTCD (mixed connective tissue disease) car il regroupe au
moins 2 maladies auto-immunes parmi : * le LEAD ou lupus érythémateux aigu
disséminé, * la PR ou polyarthrite rhumatoïde, * une DPM ou dermatopolymyosite
(inflammation d'un nombre plus ou moins important de muscles qui se sclérosent,
associée à des lésions cutanées de type érythèmes et œdèmes) et * une SS ou
sclérodermie systémique. On comprend mieux dès lors que le pronostic du syndrome
de Sharp soit particulièrement mauvais. Sans trop entrer dans les détails de
cette maladie complexe, on peut retenir les points suivants concernant les
principaux symptômes : un phénomène de Raynaud (extrémités froides), une
polyarthrite (inflammation généralisée des articulations), une sclérodactylie
(sclérose des vaisseaux et du tissu conjonctif au niveau des doigts de la main
et du pied), un dysfonctionnement œsophagien, une atteinte pulmonaire et
viscérale et, souvent, une asthénie, anorexie, amaigrissement, insuffisance
rénale, endocardite, plus rarement une atteinte neurologique.
Au niveau des analyses de laboratoire, l'une des caractéristiques du syndrome de
Sharp est la présence d'anticorps anti-RNP (ou anti-ribonucléoprotéines,
c'est-à-dire un anticorps qui va s'attaquer aux noyaux des cellules). Ces
anticorps sont aussi appelés AC anti-ENA (de l'anglais extractable nuclear
antibodies ou anticorps nucléaires solubles). En fait, c'est toute la régulation
immunitaire qui est touchée. Les analyses mettent aussi en évidence des
anomalies au niveau de toutes les cellules sanguines : anémie (globules rouges
insuffisants), leucopénie ou diminution des globules blancs, thrombopénie ou
baisse des plaquettes ; les gammaglobulines et immunoglobulines augmentent dans
le sang, au point de former des dépôts dans les vaisseaux sanguins et les reins.
Cette liste n'est pas exhaustive ...
Les traitements dépendent du stade de la maladie et de sa gravité : AINS
(anti-inflammatoires non stéroïdiens), antipaludéens de synthèse, corticoïdes à
doses relativement fortes, parfois traitement immunosuppresseur.
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ACC
Hématologie, médecine biologique -
[Angl. : CAC Circulating anticoagulant] Abrév. Anticoagulant circulant.
* Anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) *
coagulant :
du
latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une
consistance solide, le figer. Il s'agit
essentiellement du facteur VIII ou facteur antihémophilique A
ou thromboplastinogène. Son
déficit entraîne l'hémophilie A. C'est une glycoprotéine codée par un gène situé
sur le bras long du chromosome X, qui a pu être cloné et donc synthétisé par
génie génétique. Gros avantage : on produit un facteur VIII parfaitement pur et
indemne de toute trace virale. Il est synthétisé dans le foie (par les
hépatocytes), mais aussi dans d'autres organes comme la rate, le rein. En
réalité, le facteur VIII est très instable et exposé à des réactions
enzymatiques dès qu'il se retrouve dans la circulation sanguine. C'est la raison
pour laquelle il s'associe au VWF (facteur de von Willebrand) et forme le
complexe VIII. Cette liaison empêche entre autres, la protéolyse du facteur
VIII. Dans la cascade de la coagulation, il joue un rôle fondamental en activant
ou en catalysant des étapes de cette cascade, notamment pour les facteurs IX et
X.
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ACE
Immunologie allergologie - [Angl.
: CEA - Carcino-embryonic antigen] Abrév. Antigène
carcino-embryonnaire.
* Anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) *
gène :
du latin et
du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique],
naissance, formation, qui engendre * carcino : du grec karkinôma, de
karkinos, [carcino], crabe, cancer * embryonnaire : du grec
embruon [embryo-, embryonnaire], embryon, fœtus. L'antigène carcino-embryonnaire a été découvert en
1965 à Montréal par Gold et Freedman dans des extraits de cancer colique et de côlon fœtal.
Comme ces chercheurs ne l'avaient pas détecté dans le côlon normal, ils l'ont appelé "antigène
carcino-embryonnaire du système digestif ". Ce nom a été abrégé en antigène
carcino-embryonnaire ou ACE (en anglais CEA pour carcino-embryonic antigen), encore
que cette dénomination ne soit pas exacte. Un peu plus tard, grâce à un dosage radio-immunologique
permettant de détecter des doses infimes, de l'ordre du nanogramme (10-9 g), l'équipe
de Gold a mis en évidence l' ACE dans le sang de certains malades. Il a alors considéré que cet
examen avait une grande valeur pour le diagnostic des cancers du côlon, mais il a fallu modifier
ces premières conclusions car l' ACE a été trouvé dans la muqueuse colique normale, ainsi que
dans de nombreux autres cancers. L'intérêt clinique de son dosage a été revu, pour aboutir à
des conclusions nuancées. On trouve des traces d' ACE dans le sang normal et seules des
valeurs supérieures à 2,5 ng/ml sont anormales. L'élévation du taux d' ACE est observée dans
70 à 80% des cancers du côlon, mais cet examen n'a pas de valeur diagnostique. Cette élévation
est en général modérée (4-5 ng/ml) et des valeurs similaires s'observent en cas de maladie
inflammatoire, digestive et surtout générale (cirrhose du foie en particulier). C'est seulement
en cas de métastases de cancer du côlon que près de 100% des valeurs d' ACE sont élevées. L'augmentation
de l' ACE n'oriente donc vers une tumeur maligne que si elle est importante (au-dessus de 10 ng/ml),
du fait d'un cancer déjà important. L' ACE est surtout intéressant pour surveiller les malades, après
opération ou tout autre traitement (chimiothérapie par exemple). Après une ablation complète du
cancer, le taux d' ACE revient à la normale en un mois. S'il ne le fait pas, c'est qu'il reste un
fragment de tumeur. Dans les mois et années suivants, les dosages d' ACE sont répétés, par exemple
tous les trois mois. Une réascension du taux d' ACE, surtout si elle est progressive, est souvent due
à l'évolution du cancer (récidive ou métastase). Ce signe biologique peut précéder de plusieurs mois
l'apparition de manifestations cliniques et représente un signe d'alarme, qui doit déclencher des
investigations pour dépister une tumeur encore petite et extirpable.
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ACFA
Cardiologie, médecine d'urgence - [Angl. : Complete arhythmia, caused by atrial
fibrillation] Abrév. Arythmie complète par fibrillation auriculaire. * a :
du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; * rythmie : du latin rhythmus ou du
grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * fibrillation : du
latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament, en rapport avec des
contractions rapides et désordonnées du cœur ; * auriculaire : du latin
auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit
doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans
l’oreille), ou à l’oreillette.
L'ACFA est une désorganisation totale de l'activité auriculaire droite :
l'oreillette droite peut
se contracter jusqu'à 400 fois par minute, voire plus, de façon très
irrégulière. Dans cette pathologie, la fibre auriculo-ventriculaire qui va du
nœud sinusal au nœud auriculo-ventriculaire ne transmet pas ce rythme au
ventricule ce qui fait qu'il bat (heureusement) normalement : les QRS sont
normaux sur un ECG, bien que plus fins et plus rapides (100 à 150 par minute),
alors que l'activité auriculaire n'est plus visible (il n'y a plus d'ondes P).Il
y a bloc auriculo-ventriculaire (BAV). Les cardiologues parlent de TACFA
(tachyarythmie complète par fibrillation auriculaire) ou de BACFA (bradyarythmie
complète par fibrillation auriculaire), selon que le rythme cardiaque est
accéléré ou ralenti dans cette pathologie.
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ACh
Neurologie, médecine biologique - [Angl. : ACh Acetylcholine] Abrév. Acétylcholine. *
acétyl : du latin acetum, vinaigre, qui a un rapport avec l'acide
acétique, CH3COOH
; * cholé, choline : du
grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie, -choline], relatif à la bile.
Neurotransmetteur produit par certaines synapses. L'acétylcholine est produite
par le système nerveux sympathique dans les synapses préganglionnaires, dans le
système nerveux parasympathique au niveau des synapses terminales et dans
certaines régions de l'encéphale. Elle est aussi produite par les synapses
neuromusculaires. Sa fixation sur la membrane des cellules postsynaptiques
provoque l'ouverture de canaux ioniques chimiodépendants. elle est ensuite
détruite dans la fente synaptique par l'acétylcholinestérase. Écriture abrégée :
ACh.
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ACR
Cardiologie, médecine d'urgence - [Angl.
: cardiorespiratory arrest, cardiopulmonary arrest] Abrév. Arrêt
cardio-respiratoire. * cardio :
du grec
kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, -cardiaque], cœur * respiratoire
: du latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire,
respirateur, respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler
l’oxygène. L’arrêt cardio-respiratoire (ACR) se caractérise par la disparition
des trois fonctions vitales que sont la conscience, la ventilation et la circulation. Lors du bilan
de ces fonctions vitales, la victime est retrouvée :
- inconsciente et inerte : absence de réponse aux questions, et aux ordres simples
;
- en arrêt ventilatoire : absence
de mouvements ventilatoires ;
- en
arrêt circulatoire : absence de pouls carotidien.
Le rôle du secouriste consiste à reconnaître l’arrêt cardio-respiratoire et à mettre
en œuvre le plus rapidement possible les techniques de réanimation adaptées. L’alerte aux secours médicalisés
devra être très précoce et précise.
Prise en charge + alerte rapide = maximum de chance de survie pour la
victime
La technique de base de
réanimation cardio-respiratoire associe la ventilation artificielle (VA) au massage cardiaque externe
(MCE). En effet, la ventilation artificielle apporte de l’oxygène aux poumons donc au sang et le massage
cardiaque externe permet au sang de véhiculer l’oxygène des poumons vers les tissus.
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ACR30
Génétique, médecine biologique, endocrinologie et
métabolisme
- [Angl. : ACR30 - Adipocyte
complement-related of 30 kDa] Abrév.
L'Acr30 est aussi connu sous les noms de
adiponectine (* adipo :
du grec
adeps, adipis, graisse, préfixe ou racine des termes relatifs à la graisse,
notamment celle de l'organisme ; *
nectine :
du
latin necto, nectere [-necteur, nectine], unir, nouer, établir un
lien), adipo-Q, APM1 (adipose
most abundant gene transcript 1), GBP-28 (gelatin-binding
protein of 28 kDa). Ce polypeptide de 244 acides aminés, de PM = 28
kDa (poids moléculaire = 28 kilodaltons) est une hormone produite par les
adipocytes du tissu adipeux et par les ostéoblastes. Elle doit ses noms
multiples au fait qu'elle a été découverte, dans les années 90, simultanément
par plusieurs équipes de chercheurs.
Le gène qui code l'adiponectine est situé sur 3q27, c'est-à-dire sur le bras
long du chromosome 3, au locus 27. Dans le plasma, l'adiponectine est
essentiellement présente sous forme de polymères dans lesquels les adiponectines
sont reliées par des ponts disulfures. Les valeurs physiologiques pour le plasma
sont de 5 à 10 μg/mL. Ce qui est important, c'est la découverte récente des
liens qui existent entre l'adiponectine et le diabète de type II, ainsi que
l'obésité. En effet, une équipe franco-japonaise (CNRS - Institut Pasteur de
Lille et Université de Tokyo) vient de mettre en évidence que 30% du risque
génétique du diabète de type II sont liés à des mutations du gène de
l'adiponectine. Des souris obèses et insulino-résistantes (diabétiques) ont été
guéries par des injections d'adiponectine.
L'adiponectine étant insuffisante chez les patients obèses et souffrant d'un
diabète de type II, elle pourrait être à la base d'un traitement, non seulement
pour l'obésité et le diabète II, mais aussi pour l'infarctus du myocarde et les
états pré-diabétiques.
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ACSAC
Rhumatologie, algologie, génétique, associations de malades
- [Angl. : Spondylitis
ankylopoietica, ankylosing spondylitis] Abrév. Association Contre la Spondylarthrite
Ankylosante et ses Conséquences.
* spondylo :
du latin
spondylus ou du grec spondulos [spondyl(o)-] vertèbre, ancien nom
des vertèbres ; * arthro
: du
grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation * ite : du grec
-itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire
* ankylo :
du grec
agkulos [ankylo, ankylosant], resserré, agkulôsis, courbure,
diminution plus ou moins importante de la liberté de mouvement d’une
articulation. La spondylarthrite est une pathologie
qui affecte la colonne vertébrale ainsi que les articulations sacro-iliaques.
Plus connue sous le nom de spondylarthrite ankylosante, c'est une maladie
polygénique (due à plusieurs gènes mais aussi aux facteurs environnementaux)
qui touche une population relativement jeune : entre 15 et 50 ans. Toute la
colonne vertébrale et les articulations du bassin deviennent douloureuses. Il
n'y a pas de repos nocturne. A la longue, la colonne vertébrale se voûte avec
projection de la tête se projette vers l'avant. Les autres articulations sont
également touchées (surtout les hanches, les pieds) et doivent parfois être
remplacées par des prothèses. Haut de page.
ACTG
Immunologie allergologie - [Angl. : Aids Clinical Trials
Group] Abrév. Aids Clinical Trials Group est un réseau de centres médicaux (dont un nombre
important de centres hospitaliers en France) assurant, dans une région, la sécurité et
l'efficacité d'essais sur les différents protocoles des traitements expérimentaux de
l'infection HIV et du SlDA.
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ACTH
Endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : Adreno-Cortico-Tropic-Hormone] Abrév. Adreno-Cortico-Tropic-Hormone *adréno :
du latin
ad, auprès de , et de ren, renis [rein]. En physiologie : relatif aux
glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) * cortico : du latin
cortex, corticis, écorce ; racine des termes relatifs au cortex
(cérébral, surrénal) * tropique (en anglais tropic) : du grec tropos,
trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme, tropique], tour, tourner,
affinité pour.
L'hormone adrénocorticotrope (ou adréno-corticotrope) est une hormone
hypophysaire sécrétée sous le contrôle de l'hypothalamus par
l'intermédiaire de la CRH. L'ACTH déclenche la libération des
glucocorticoïdes par les glandes corticosurrénales, ainsi que celle des acides
gras par les cellules adipeuses (tout comme l'adrénaline et le glucagon). Les
synonymes de cette hormone sont nombreux : corticotrophine, corticostimuline,
hormone adrénocorticotrope, hormone corticotrope.
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ACTP
Médecine légale et expertises médicales, affaires sanitaires et sociales - [Angl. : Compensating allowance
for third person] Abrév. Allocation
Compensatrice pour Tierce
Personne. L'ACTP est versée aux adultes
de moins de 60 ans après avis de la COTOREP (Commission Technique d'Orientation
et de Reclassement Professionnel)
par le conseil général, pour permettre de compenser l'impossibilité de réaliser les
gestes ordinaires de la vie. Elle permet de rémunérer une tierce personne ou le personnel
d'un établissement de soins ; l'allocation compensatrice de frais professionnels compense
des frais professionnels supplémentaires en raison du handicap.
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ACTP (1)
Angiologie, imagerie
médicale et interventionnelle - [Angl. PTCA : Percutaneous transluminal coronary
angioplasty] Abrév. Angioplastie coronarienne transluminale
percutanée.
* angio :
du grec
aggeion [angio], vaisseau ; * plastie : du grec
plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant
les formes ou les rapports des organes. Lors de l'angioplastie coronarienne aussi appelée angioplastie coronarienne transluminale percutanée, ou
encore dilatation, un tube connu sous le nom de cathéter, ou gaine, est inséré à l'intérieur de l'artère fémorale dans l'aine,
puis guidée jusque dans l'artère coronaire.
L'injection d'un colorant permet de visualiser sur un écran de télévision, ou moniteur, le rétrécissement de l'artère. Dans
la gaine, on introduit un mince tube muni à son extrémité d'un ballonnet afin d'atteindre le lieu de rétrécissement de l'artère
coronaire. Une fois arrivé au point de blocage, on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le ballonnet
grossit, il écrase et étale les dépôts présents sur la paroi de l'artère. La lumière de l'artère est ainsi agrandie pour
permettre au sang de s'écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite enlevé. L'intervention dure
environ trois heures. Elle peut être complétée par la pose d'un stent, sorte de ressort qui est placé contre la
paroi interne de l'artère et qui évite une resténose.
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ACV
Ophtalmologie - [Angl. : Anomaly of the visual field] Abrév. Anomalies
du champ visuel. Le champ visuel correspond à la partie de l'espace perçu
par un œil immobile fixant droit devant lui. L'examen du champ visuel consiste à établir
les limites de ce champ pour chaque œil autour du point fixé par cet œil. L'étude
du champ visuel explore l'ensemble des voies optiques, de la rétine jusqu'au lobe
occipital. Elle permet de localiser un déficit sur la rétine ou les voies optiques jusqu'au
cortex, d'apprécier l'étendue du déficit, sa profondeur et la sensibilité rétinienne, de
suivre l'évolution d'un processus pathologique et d'apprécier les résultats d'une thérapie.
Il existe des techniques instrumentales et non instrumentales pour évaluer le champ visuel.
Au terme de cette enquête, il est possible d'individualiser plusieurs types de déficits
:
*
Le scotome traduisant une lésion rétinienne ou une lésion du nerf
optique
*
Les hémianopsies bitemporales ou binasales traduisant une atteinte
chiasmatique
* Les hémianopsies latérales homonymes traduisant une atteinte des
bandelettes et des radiations optiques.
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ADAPEI
Associations de malades, affaires sanitaires et sociales - [Angl. : Departmental Association of Friends and Parents of Maladjusted Children] Abrév. Association
Départementale des Amis et Parents d'Enfants Inadaptés. Cette association accueille
et écoute les handicapés et leurs familles, gère des établissements spécialisés et des
services, a pour but l'insertion sociale et professionnelle des enfants handicapés. Elle
reconnaît les droits et les obligations des jeunes enfants handicapés dans le "Manifeste
pour la dignité" et la "Charte de la dignité".
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ADH
Endocrinologie et métabolismes - [Angl. : Antidiuretic hormone] Abrév. Antidiuretic
hormone. * Anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) * dia
: du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit
« à travers » * urétique : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse,
-urétique], urine * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-,
hormonal], exciter. L'ADH ou hormone antidiurétique ou vasopressine est une hormone qui
intervient dans la régulation des mouvements de l'eau dans l'organisme en diminuant les sorties
d'eau dans les urines. C'est un polypeptidique de 9 acides aminés, synthétisé dans l'hypothalamus
puis acheminé par le flux axonique jusqu'à l'hypophyse postérieure où il est stocké.
Son action
s'exerce sur le rein en favorisant la réabsorption de l'eau en augmentant les perméabilités du
tube contourné distal et du tube collecteur. Sa sécrétion est activée par une hyperosmolarité
plasmatique (osmorécepteurs hypothalamiques), une hypovolémie (volorécepteurs de l'oreillette
gauche), une hypotension (barorécepteurs du sinus carotidien et de la crosse aortique).
L'hypotonie plasmatique, l'hypervolémie et l'hypertension inhibent sa
sécrétion.
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ADIPOS
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : ADIPOS - Aggregate Database for Investigations on Publications in
Obesity and Sequelae] Abrév. Aggregate Database
for Investigations on Publications in Obesity and Sequelae. C'est une banque de données
dédiée à l'obésité et ses facteurs de risque associés. Elle regroupe des publications médicales
destinées aux cliniciens qui s'intéressent à l'obésité et qui souhaitent trouver et résumer rapidement
des informations relatives à cette pathologie pour le développement de leurs recherches. Cette
banque de données est soutenue par un comité de rédaction international
composé d'experts dans le domaine de l'obésité. ADIPOS permet aux praticiens d'avoir accès à de
nouvelles informations provenant de la littérature spécialisée sur l'obésité, en interrogeant la
banque de données et en synthétisant les informations disponibles de façon inédite. Les résultats
de ces recherches se présentent sous forme de listes de résumés et peuvent constituer un point
de départ pour des recherches cliniques, épidémiologiques ou méta-analytiques plus détaillées.
ADIPOS est une prestation de F. Hoffmann-La Roche, Bâle, Suisse et de Roche Laboratories
Inc., Nutley, New Jersey, États-Unis.
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ADL
Pharmacologie - [Angl. : ADL - Activity of daily living] Abrév. Activity of Daily
Living. Échelle de mesure de l'état de dépendance à une drogue donnée, à une infirmité,
aux conséquences d'une maladie donnée, à la vieillesse etc.
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ADM
Pharmacologie - [Angl. : Agency of medicament] Abrév. Agence du Médicament.
Son objectif est de garantir l'indépendance, la compétence scientifique, le bon fonctionnement des
études et des contrôles en ce qui concerne la fabrication, les essais, les propriétés thérapeutiques
et l'usage des médicaments, afin d'en assurer le meilleur coût possible, la protection de la santé
publique, la sécurité des patients et de contribuer au développement de la recherche
pharmaceutique. Voir AFSSAPS. Aide au Diagnostic Médical.
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ADN
Biochimie, médecine biologique - [Angl. : DNA - deoxyribonucleic acid] Abrév. Acide
désoxyribonucléique. * acide :
du
latin acidus [acido-], d’une saveur piquante * dés : du préfixe
latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation *
oxy : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène *
ribo : le mot ribose serait le résultat d'une altération de arabinose,
lui-même dérivé de la gomme arabique, ainsi nommée à cause de l'usage qu'en
firent les médecins arabes * nucléique : du latin nucleus
[nucléo-, -nucléaire, nucléique], noyau. Découvert par WATSON et CRICK, il est formé de 2 chaînes de
désoxyribonucléotides antiparallèles, reliées entre elles par des liaisons hydrogène entre les
bases azotées.
C'est un acide nucléique, situé dans le noyau des cellules et qui contient les
informations génétiques. Les quatre nucléotides, sous unités de l'ADN, contiennent les
bases azotées adénine (A), guanine (G), cytosine (C) et thymine (T).
Les bases s'assemblent selon
une complémentarité exclusive: A s'apparie uniquement avec T, et G avec C. Le rôle
fondamental de l'ADN est de stocker l'information génétique.
L'ADN est le matériel dépositaire
des caractères héréditaires, la mémoire du code génétique des êtres vivants. Le matériel génétique
de l'ADN peut servir à être reproduit tel quel (lors de la réplication) ou traité en vue d'élaborer
de nouvelle molécules nécessaires au métabolisme des cellules (durant les opérations de
transcription et de traduction).
Structure bicaténaire de l'ADN
Squelette d'une chaîne d'ADN
Structure "en échelle" de l'ADN
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ADN
Topo-isomérase ADN
Topo-isomérase I ADN
Topo-isomérase II
Biochimie, génétique, recherche médicale
- [Angl. : DNA topoisomerase] Abrév. Acide
désoxyribonucléique.
* acide :
du
latin acidus [acido-], d’une saveur piquante * dés : du préfixe
latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation *
oxy : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène *
ribo : le mot ribose serait le résultat d'une altération de arabinose,
lui-même dérivé de la gomme arabique, ainsi nommée à cause de l'usage qu'en
firent les médecins arabes * nucléique : du latin nucleus
[nucléo-, -nucléaire, nucléique], noyau. La topo-isomérase (ou topoisomérase) est une enzyme qui agit au niveau de la
molécule d'ADN (acide désoxyribonucléique) et qui fait passer cet ADN d'un
isomère à l'autre. On devrait donc l'appeler ADN topo-isomérase. Elle est nécessaire
à la réplication de l'ADN au cours de la division cellulaire : elle permet le
déroulement de l'ADN en le coupant, puis en rétablissant la continuité par
ligation. Dans le traitement de certains cancers, les laboratoires
pharmaceutiques ont mis au point des inhibiteurs de la topo-isomérase dits de
type II. On distingue deux ADN topo-isomérases : la topo-isomérase I qui coupe
et ressoude un seul brin d'ADN, et la topo-isomérase II qui coupe à la fois
les deux brins d'ADN et les ressoude dans une conformation différente (ou
isomère) après modification de sa torsion. Parmi les inhibiteurs de
topo-isomérase I, on peut citer les camptothécines qui ont des effets antinéoplasiques
certains
(empêchent le développement de cellules et tumeurs cancéreuses),
mais aussi des effets indésirables importants, notamment en provoquant des
cassures de gènes. On cherche à obtenir des dérivés des camptothécines
mieux tolérés tels que l'irinotécan. L'irinotécan est un dérivé des camptothécines
qui est, lui-même et surtout l'un de ses métabolites, un inhibiteur puissant
de la topo-isomérase I. En réalité l'irinotécan se fixe au complexe de
clivage formé par la topoisomérase I et l'ADN et inhibe la religature des
fragments d'ADN. Il est utilisé dans le traitement des cancers colorectaux et
s'administre en perfusion intraveineuse au rythme d'une toutes les trois
semaines. Lors de la perfusion, l'effet indésirable le plus marqué est un
syndrome cholinergique que l'on essaie de prévenir par l'administration
d'atropine. Un ou plusieurs jours après la perfusion, apparaissent fréquemment
une diarrhée, fébrile ou non, et une neutropénie (diminution des
polynucléaires neutrophiles).
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ADP
Biochimie, médecine biologique - [Angl. : ADP adenosine diphosphate, adenosine diphosphoric acid] Abrév.
Adénosine
diphosphate. *
adénosine :
du grec
adên, [adéno-, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et
aux ganglions lymphatiques ; * di :
du
préfixe grec di, deux fois ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-,
phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels,
notamment les phosphates. Adénosine-5'-diphosphate. Nucléotide, de la famille des purines, servant à
emmagasiner et à transporter de l'énergie. Il est constitué de l'adénine, du ribose et de
deux groupes
phosphates unis les uns aux autres par une liaison pyrophosphate à haut potentiel énergétique. C'est
le transporteur (échangeur) d'énergie dans la cellule. L’énergie des métabolites est partiellement transférée
à des molécules d’ ATP (adénosine triphosphate) qui représentent la source fondamentale d’énergie directement utilisable par les
cellules.
Le carburant organique universel est l’adénosine triphosphate ou ATP :
l’adénine (un nucléoside) se couple avec un sucre (le ribose) pour former
l’adénosine et avec une molécule triphosphate 3(PO4)3-. Sa
propriété la plus importante est la libération d’énergie lors de sa cassure
: ATP
-> ADP ou adénosine diphosphate + (PO4)3- + énergie
utilisable par la cellule. Au cours de l'évolution, les premières cellules ont
dû capter l’ATP (abondant dans la soupe primordiale) et il leur suffisait de
casser ces molécules pour libérer l’énergie dont elles avaient besoin. A ce
stade, l’ADP était rejeté comme un déchet. L’ATP est le fournisseur d’énergie de
la cellule et restera le carburant universel du vivant.
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AEECMK
Kinésiologie kinésithérapie - [Angl. : Association of Experts in Estimate of Cabinet of Masso-Kinesitherapie] Abrév. Association
des Experts en Estimation de Cabinet de Masso-Kinésithérapie. Cette association a été
créée en réponse à une demande croissante de masseurs kinésithérapeutes, notaires, juges, avocats, banquiers, assureurs
et experts-comptables, désirant estimer la valeur d’un cabinet, ou de parts de
cabinet de kinésithérapie (droit de présentation de clientèle, et matériel) en
vue de vente, d’achat, d’association, d’expertise, de demandes de prêts, de divorce,
etc.
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AEG
Médecine générale - [Angl. : Deterioration of general state] Abrév.
Altération de l'état général. Pour un patient, les médecins parlent
d'altération de l'état général lorsqu'ils constatent simultanément les 3
symptômes suivants :
* anorexie (*
an : du
préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans »
ou « arrêt » ou « absence de » ; * orexie, orexique :
du grec orexis [orexie], appétit) : diminution importante de l'appétit, observée essentiellement chez les jeunes
filles et les femmes de 15 à 25 ans. L'anorexie peut révéler un grand nombre de
maladies, allant de la simple fatigue au cancer gastrique, en passant par
l'hépatite virale, la tuberculose etc. L'anorexie mentale (AM) est le syndrome
caractérisé par la restriction progressive de l'alimentation, inconsciemment
volontaire, aboutissant à une perte totale de l'appétit. Amélie KLIPMAN, interne en
psychiatrie au CHU Louis-Mourier (Colombes) a entamé une importante étude pour
analyser la distribution de certains gènes qui seraient impliqués dans l'anorexie
mentale, en particulier ceux qui codent pour les récepteurs et transporteurs de
la sérotonine. La découverte de tels gènes de prédisposition permettrait de
révéler des marqueurs et d'isoler des sujets à haut risque, voire d'envisager
des traitements préventifs et/ou curatifs. Dans l'anorexie mentale, les médecins parlent de la triade
des 3 A : anorexie, amaigrissement, aménorrhée (disparition des règles). Les
conséquences peuvent être graves, avec des séquelles persistantes :
ostéoporose, hypercholestérolémie, bradycardie et hypotension, constipation,
œdèmes. ;
* asthénie (*
sthéno, sthénie : du grec sthenos [sthénie] :
force) : sensation forte de fatigue due à un manque de force. Cette fatigue n'est pas
récupérée pendant les périodes de repos. Ce terme désigne tous les cas dans
lesquels l'organisme ne réagit pas convenablement aux stimulations. L'asthénie
peut être la conséquence de nombreux facteurs : infection de longue durée,
dysfonctionnement endocrinien, notamment de la thyroïde et des glandes
surrénales, intoxication par les drogues, entre autres ;
* amaigrissement : dans l'AEG, l'amaigrissement constaté est généralement
supérieur à 5% du poids habituel du patient.
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AES
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : BEA - accident exposure with blood] Abrév. Accident
avec exposition à du sang. (ou à un liquide biologique). Les accidents exposant au sang
(AES) exposent au risque de contamination par des pathogènes transmis par le sang tels que les virus
de l’hépatite B, de l’hépatite C ou le VIH. Le GERES Groupe d'Étude des risques d'Exposition des Soignants
- Paris) a estimé en 1991 qu'un accident par matériel vulnérant traversant la peau (accident percutané
ou APC) survenait tous les 3 ans environ chez les infirmières. La surveillance des AES, bien que rendue
difficile par le fort taux de sous déclaration dans certaines catégories de soignants ou d'AES, permet
d'identifier les principales causes d'accidents et les circonstances à risque, afin de proposer des
axes de prévention adaptés.
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AF
Hématologie, génétique, médecine biologique - [Angl. : FA - Fanconi's anaemia (anemia)] Abrév. Anémie de Fanconi.
* an : du
préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, qui signifie
« sans » ou « arrêt » ou « absence de » * émie : du grec haima,
[-émie, héma-, hémato-, hémo-] : relatif au sang. L'anémie de FANCONI ou pancytopénie de FANCONI (pédiatre suisse qui a décrit la maladie en 1927) est une maladie autosomique (le gène muté est sur un chromosome
non sexuel) récessive (les 2 parents doivent être atteints pour que leurs
enfants le soient) qui se traduit par une insuffisance médullaire. Ces malades
développent souvent des LAM (leucémies aiguës myéloïdes), avec malformations du
squelette, hyperpigmentation, malformations urogénitales et cardiaques. Les
anomalies de la NFS (numération formule sanguine) apparaissent généralement vers
l'âge de 7 ans. Le traitement consiste en une greffe de moelle osseuse ou de
sang du cordon ombilical. Des recherches actuelles portent sur des greffes de
cellules souches. Plusieurs protéines sont impliquées dans cette maladie, qui
appartiennent à un même réseau métabolique. On connaît plusieurs gènes
défaillants nommés FANC (A, C, D1, D2, E, F et G) qui sont situés sur des
chromosomes différents.
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AFB
Microbiologie, médecine biologique -
[Angl. : AFB - Acid-fast bacilli] Abrév. En français : BAAR ou Bacille acido-alcoolorésistant.
*
bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom
donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * alcoolo :
du
latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif
à l’alcool ; * acido : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur
piquante ; * résistant : du latin resistere, de sistere
[-résistance], s’arrêter, s’opposer. Les
bacilles acido-alcoolo-résistants peuvent être mis en évidence par la coloration
de Ziehl-Neelsen (*). Il s'agit essentiellement de Mycobacterium tuberculosis
ou bacille de Koch (tuberculose) et Mycobacterium leprae ou bacille de
Hansen (lèpre). Les Mycobacterium ont une coque extrêmement riche en lipides, ce
qui les rend totalement imperméables à la plupart des colorations, dont celle de
Gram. On utilise celle de Ziehl-Neelsen qui détruit pratiquement tous les autres
germes.
(*) 1. Coloration par la fuchsine à chaud : le frottis est
recouvert d'un papier filtre imprégné de fuchsine de Ziehl puis on chauffe de
façon qu'il y ait émission de vapeur, pendant environ 10 minutes (le papier
filtre ne doit pas sécher entièrement) ; on rince à l'eau déminéralisée.
2. Décoloration à l'acide et à l'alcool : la lame est plongée pendant 2 minutes
dans un acide fort puis rincée ; on la plonge ensuite 5 minutes dans de l'alcool
90° ; nouveau rinçage.
3. Recoloration : 2 minutes avec du bleu de méthylène ; après rinçage,
observation au microscope à immersion. Les mycobactéries apparaissent en rouge
sur fond gris.
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AFEM
Gynécologie obstétrique, épidémiologie et santé publique - [Angl. : French Association for studies on the
menopause] Abrév. Association
Française d' Études sur la Ménopause. * méno:
du grec
mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * pause : du
latin pausa, du grec pausis [-pause], suspension, arrêt, arrêt
momentané. "L'AFEM est une association fondée en 1979, régie par la loi 1901, et qui a pour
but d'étudier tous les aspects de la ménopause. L'AFEM est ouverte à toute
personne, médecin ou non, ayant une activité dans le domaine de la ménopause.
L'AFEM a une vocation de recherche scientifique mais également d'information
auprès du corps médical et du grand public. Les activités de colloques publics
sont organisées plusieurs fois par an. L'AFEM coordonne des études scientifiques
multicentriques. Des enquêtes épidémiologiques permettent de mieux appréhender
tous les problèmes posés par la ménopause et son traitement ainsi que les
attentes des femmes. L'AFEM élabore aussi du matériel (brochures, diapositives
...) destiné à l'enseignement. La revue Reproduction Humaine et Hormones est
l'organe de l'AFEM. Elle est essentiellement diffusée auprès des gynécologues et
des endocrinologues".
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AFEM
Neurologie, algologie, associations de malades - [Angl. : French Myalgic Encephalomyelitis (chronic fatigue syndrome) Association] Abrév. Association
Française de l'Encéphalomyélite Myalgique. * encéphalo :
du grec
enkephalos [encéphalo-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; *
myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle : * ite :
du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie
inflammatoire ; *
myo :
du grec
mus, muos, [myo-], muscle ; * algique : du grec algos [algo-,
-algie, -algique], douleur. Les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique voient souvent des dizaines de médecins avant d'être diagnostiquées. Sans ce
diagnostic le malade demeure seul face à la maladie et ses douloureux
symptômes et n'est reconnu par personne : médecins, employeur, services
sociaux, assurances, entourage. Ceci, en plus de l'absence de traitement
approprié, peut avoir des conséquences professionnelles et familiales
catastrophiques, avec à la longue un risque de déprime majeure. Le diagnostic
étant déjà dès l'origine rendu très difficile de par la diversité et la
variabilité des symptômes, cette déprime risque de cacher l'origine de la
maladie. C'est pour ces raisons que l' AFEM a été fondée en 1997. C'est une association loi 1901 à but non lucratif qui
a pour missions principales
: * Informer afin d'obtenir la reconnaissance de la maladie par
l'ensemble du corps médical et de l'état. (Elle a été reconnue officiellement le
16 juillet 1998 en Grande Bretagne). * Aider les malades et leur famille.
*Promouvoir la recherche.
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AFM
Génétique, associations de malades - [Angl. : French Muscular Dystrophy Association] Abrév.
Association Française contre la Myopathie. *
myo :
du grec
mus, muos, [myo-], muscle ; * pathie : du grec pathos
[-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
Reconnue d'utilité publique en
1976, l'AFM a été créée en 1958 par les malades et les parents des malades.
Son but est la guérison des malades et la réduction du handicap lié aux maladies
neuromusculaires. De plus amples renseignements peuvent être obtenus sur le site
internet de l'association.
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AFP
Hématologie, cancérologie, immunologie allergologie
- [Angl. : AFP - alpha
foetoprotein (fetoprotein)] Abrév. Alpha-fœtoprotéine. *
alpha : première
lettre de l’alphabet grec (a),
utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie,
ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire
; * fœto :
du latin
fetus [fœto-], enfantement, relatif au fœtus ; * protéines : du grec
tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première
qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux
protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. Les fœtoprotéines sont des glycoprotéines
normalement synthétisées au cours de la vie fœtale. Elles disparaissent chez
le nouveau-né en quelques jours à un mois. La réapparition de cet antigène fœtal
dans le sang de l'adulte a été mise en relation avec la présence de cancer
primitif du foie dans une proportion importante : 50 à 60 % en France, 30 %
dans les pays anglo-saxons, 80 % en Afrique noire.
Chez la femme enceinte, le dosage de l'alpha-fœtoprotéine
se fait dans le cadre du diagnostic prénatal (DP) et permet de dépister éventuellement
une anomalie chromosomique comme la trisomie 21 si le taux d'AFP est trop bas,
ou des pathologies comme la non fermeture du tube neural, un spina bifida, une
anencéphalie, s'il est très élevé (au moins 2,5 fois supérieur à la
normale). Haut de page.
AFRG
Recherche médicale, génétique
- [Angl. : French
Association for genetic research] Abrév. Association Française de Recherche Génétique. *
génétique : du
latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme,
-génétique], naissance, formation, qui engendre. L' AFRG fait partie de la FMO (Fédération
des Maladies Orphelines) et est membre de l' EAGS : European Alliance or patient
and parent organizations for Genetic Services and progress in medicine. Pour plus de
renseignements : voir son site Internet. Haut de page.
AFS
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : French Agency for Blood] Abrév. Agence
Française du Sang
(devenue
l'Établissement français du sang le 1er janvier 2000). * sang :
du latin
sanguis, sanguinis [sanguino-, -sanguin, -sanguinolent], liquide rouge qui
circule dans les veines et les artères.
L’agence française du sang, établissement public
de l’ État, sous tutelle du Ministère de la Santé, contribue à définir la politique
transfusionnelle en France et veille à sa bonne application par les Établissements de
Transfusion Sanguine (ETS).
Le rôle de l’agence française du sang, créée par la loi du
4 Janvier 1993 relative à la sécurité en matière de transfusion sanguine, est
:
* de permettre
la satisfaction des besoins des malades en transfusion sanguine, en leur garantissant la
meilleure sécurité et la meilleure qualité possible et en assurant l’autosuffisance de
la France en produits sanguins ;
* de veiller au respect des principes éthiques : caractère
non lucratif de l'activité des établissements de transfusion, bénévolat et anonymat du don
;
* d’élaborer et de contrôler
la bonne application de toutes les règles médico-techniques ;
* de définir les règles
administratives et financières de gestion des Établissements de Transfusion Sanguine (ETS),
de veiller à leur bonne application et d’assurer l’équilibre financier du secteur ;
* de promouvoir la recherche en transfusion sanguine et de favoriser l’adaptation des
pratiques des Établissements de Transfusion Sanguine aux évolutions scientifiques et technologiques
;
* d'orienter la politique
de recherche scientifique : missions du conseil scientifique
Le rôle de l'Agence française du sang va être profondément transformé par
la loi n°98-535 du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du
contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme. Les compétences de
contrôle et d’hémovigilance de l’ AFS ont été transférées à la nouvelle agence française de
sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) en mars 1999.
Dès lors l'AFS travaillera
en concertation avec les ETS pour devenir avant le 31 décembre 1999 l’ Établissement français
du sang, opérateur unique de la transfusion sanguine.
Ce nouvel établissement sera composé de services centraux et d’établissements déconcentrés qui
assureront les activités transfusionnelles.
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AFSSA
Pharmacologie, épidémiologie
et santé publique - [Angl. : French
Agency for Food Safety] Abrév. Agence Française
de Sécurité Sanitaire des Aliments. "Établissement
public de l'Etat placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de
l'Agriculture et de la Consommation, l' AFSSA a été créée le 1er avril 1999
en application de la loi du 1er juillet 1998 relative à la veille sanitaire et
à la surveillance des produits destinés à l'homme. Ses missions : * Évaluer les risques nutritionnels et sanitaires des aliments depuis la
production des matières premières jusqu’à la distribution au consommateur final.
* Mener des activités de recherche et d’appui technique en matière de santé
animale, hygiène des aliments et nutrition. * Assurer des missions spécifiques
en matière de médicament vétérinaire : évaluation des dossiers d'autorisation de
mise sur le marché, de limites maximales de résidus, contrôle de qualité,
contrôle de la publicité, pharmacovigilance vétérinaire."
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AFSSAPS
Pharmacologie, épidémiologie et santé publique - [Angl. : French Health Products Safety Agency] Abrév. Agence
Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé. En charge
de la Santé Publique, l'État doit permettre la mise à disposition de médicaments
dont la qualité, la sécurité et l'efficacité ont été reconnues par l'Autorisation de Mise
sur le Marché (AMM). Le Ministère de la Santé délègue cette responsabilité à l'AFSSAPS,
établissement public créé en remplacement de l'Agence du Médicament
« afin de garantir l'indépendance, la compétence scientifique et l'efficacité administrative
des études et des contrôles relatifs à la fabrication, aux essais, aux propriétés
thérapeutiques et à l'usage des médicaments » (JO, République Française, du 5 janvier
1993).
Elle a cinq missions
principales :
1 - Expertiser le domaine technico-réglementaire du
médicament. C'est l'Agence qui se prononce sur les demandes d'autorisation de mise sur
le marché. Elle est aussi en charge de la pharmacovigilance ;
2 - Donner un avis scientifique aux laboratoires pour le développement de nouvelles molécules ;
3 - Contrôler les « bonnes pratiques de fabrication » ;
4 - Participer à la rédaction et à l'évaluation des recommandations européennes en matière de développement
des médicaments. C'est la construction de l'Europe du médicament ;
5 - Informer sur le médicament.
Le 01.05.2012, l'AFSSAPS est remplacée par l'ANSM, Agence de Sécurité du Médicament et des produits de santé.
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AFTOC
Associations de malades, neurologie - [Angl. : Association of people suffering from obsessive compulsive disorders] Abrév. Association
Française de malades souffrant de Troubles Obsessionnels
Compulsifs.
"L'AFTOC est une association loi 1901, créée en France en 1992. Elle
est constituée de malades, ex-malades, familles de malades et médecins sympathisants, en
France et dans quelques pays étrangers.
Action et objectifs :
* Aider les malades et leur famille à mieux comprendre cette maladie en
tenant à leur disposition une information variée sur les TOC,
notamment par l'intermédiaire d'un bulletin trimestriel les informant sur l'évolution de la
recherche, les différents traitements proposés, leur proposant des témoignages de patients ou
d'ex-patients, des articles traitant des différents symptômes de la maladie, des conseils
...
* Leur apporter un soutien
par la possibilité de mise en relation des différents membres de l'association sur une région,
par l'apport d'informations pratiques (adresses de thérapeutes, associations ...), par des
permanences téléphoniques.
*
Organiser des groupes de soutien pour que les malades et leurs proches puissent
échanger des informations et s'aider mutuellement.
* Informer le public et la profession médicale sur ces troubles invalidants,
afin de les détecter de façon plus précoce et de favoriser leur compréhension et les adaptations
qu'ils nécessitent parfois.
*
Soutenir, promouvoir ou participer à toute action et recherche pouvant contribuer à une
meilleure prise en charge et au mieux-être des personnes en
souffrance.
L'AFTOC n'a aucun but lucratif et ses responsables sont tous bénévoles. Elle est
strictement neutre dans les domaines philosophiques, religieux et politique.
Elle est indépendante des pouvoirs publics et de tout organisme médical ou
pharmaceutique quel qu'il soit."
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AG
Anesthésiologie réanimation - [Angl. : GA - general anaesthesia] Abrév. Anesthésie
générale.
* an :
du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; *esthésie : du grec aisthêsis
[esthésio-, esthésie], sensation, perception.
Elle entraîne une perte de connaissance, comparable à un sommeil très profond. Dans
la majorité des cas le médicament anesthésique est injecté dans une veine à l'aide d'une perfusion.
Chez les enfants, l'anesthésie peut être induite par l'inhalation d'un gaz à travers un masque,
mais une fois le sommeil atteint, une perfusion sera posée. Le maintien de l'anesthésie est
réalisé par l'administration répétée ou continue des médicaments
anesthésiques.
L'anesthésiste surveille en permanence les fonctions essentielles de
l'organisme : le pouls, la tension artérielle, l'oxygénation du sang et bien d'autres.
L'introduction d'un tube dans la trachée est souvent nécessaire pour assurer une respiration
efficace. A la fin de l'intervention, l'anesthésie est interrompue et le patient
se "réveille" progressivement
en salle de réveil, avant d'être reconduit dans sa chambre. Après certaines opérations,
il peut être nécessaire de passer un ou plusieurs jours postopératoires dans un
service de soins intensifs.
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AG (1)
Immunologie allergologie - [Angl. : AG - Antigen] Abrév. Antigène.
* anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) * gène
: du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique,
-génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.
Toute substance dont l'introduction dans un organisme vivant
entraîne une réponse immunitaire spécifique, soit par la formation d'anticorps circulants, soit
par l'activation des lymphocytes T auxquels des fragments de l'antigène ont été présentés sous
forme de soi modifié. Adj. antigénique : qui a trait à l'antigène ; aptitude d'une molécule
à se lier avec un anticorps spécifique. (Voir immunogène).
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AG (2)
Biochimie, médecine biologique -
[Angl. : FA -
Fatty acid] Abrév. Acide gras.
* acide
: du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; *
gras : du latin crassus, épais et grossus,
gros, relatif à ce qui est gras ou qui entre dans la composition des graisses.
Substance chimique formée d'une chaîne d'atomes de carbone, la plupart des
acides gras du corps ont une longueur de 16 à 20 atomes. On distingue des acides gras saturés qui ne contiennent pas de doubles
liaisons entre les atomes de carbone, des acides gras mono-insaturés :
acide gras contenant une double liaison C=C entre les atomes de carbone et des
acides gras poly-insaturés (ou polyinsaturés) : acide gras contenant deux doubles liaisons
ou plus (voir ci-dessous les acides gras oméga-3). Fonction énergétique : tous les acides
gras sont une bonne source d’énergie, car ils possèdent des liaisons riches en
énergie. Quand celles-ci sont rompues par action enzymatique, cela libère de
l’énergie qui est alors disponible pour les cellules. Fonction
au niveau des cellules : les acides gras ont un rôle structurel dans la
membrane cellulaire car ils sont incorporés dans les phospholipides membranaires.
Ils permettent d’assurer la fluidité membranaire et de maintenir l’équilibre entre
les échanges externes et internes de la cellule.
Représentations d'un acide gras saturé : l'acide palmitique Tableau des acides gras saturés
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AH
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique,
dermatologie, ophtalmologie - [Angl. : HA - Hyaluronic acid] Abrév.
Acide
hyaluronique. *
acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * hyalo
: du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; *
uronique : de l’acide uronique, présent en grande quantité dans l'humeur
vitrée, où fut découvert l'acide hyaluronique. L'acide hyaluronique
(ou hyaluronate ou AH) est un polymère de l'acide hyalobiuronique. C'est un
polysaccharide de forte masse molaire qui constitue l'essentiel de l'humeur
vitrée (80% du volume de l'œil) et que l'on trouve aussi dans les tissus
conjonctifs et le liquide synovial, entre autres. Cet AH est aussi produit par
les streptocoques hémolytiques des groupes A et C. Extrait autrefois des crêtes
de coq, préparé aujourd'hui par génie génétique, l'AH est très utilisé en
dermatologie cosmétique pour la récupération de l'élasticité et de la tonicité
de la peau, l'effacement des rides, la cicatrisation des plaies épithéliales
cutanées, en rhumatologie (forte présence d'AH dans la liquide synovial). Cet
acide hyaluronique est omniprésent dans les espaces intercellulaires et en
particulier dans les cartilages articulaires les valves cardiaques, les liquides
de l'oreille interne. Son rôle essentiel est donc la lubrification et la
protection des cartilages articulaires, l'absorption des chocs au niveau du
derme et de l'épiderme. Les ophtalmologues l'utilisent à la fin d'une opération
de la cataracte (mais aussi d'autres opérations) en soin postopératoire pour
favoriser la cicatrisation des tissus. Cette molécule particulièrement utile est
malheureusement de moins en moins fabriquée avec l'âge.
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AH (1)
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : HA - Haemolytic anaemia ou hemolytic anemia] Abrév.
Anémie hémolytique. * a :
du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie
« sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; *
émie, émique : du grec haima, [émie] : relatif au
sang ; * hémo :
du
grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; *
lytique : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique,
-lysine], dissolution.
Une anémie est une diminution du nombre ou de la qualité des hématies ou globules rouges du sang.
En fait, abaissement au-dessous de la normale de l'hémoglobine circulante
totale. Adj. : anémique : caractérise une personne qui est atteinte
d'anémie. Voir aussi aplasie. Il existe de très nombreuses formes d'anémies.
Quelques exemples : anémie à sphérocytes, anémie achlorhydrique, agastrique,
aplasique ou arégénérative, sidéropénique, hémolytique, hémorragique etc. Dans
l'anémie hémolytique, les hématies sont détruites à cause d'une fragilité
excessive, généralement d'origine génétique, ou par intervention d'une substance
qui s'attaque directement à ces cellules. Une perte importante en fer (Fe) peut
également provoquer une forme d'anémie. Un traitement associant le fer et la
vitamine C (qui favorise son absorption) peut être prescrit pour rétablir les
valeurs normales.
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AHF
Génétique, hépatologie, gastroentérologie, pédiatrie,
associations de malades
- [Angl. : Hemochromatose Foundation France] Abrév.
Association
Hémochromatose France.
* hémo :
du grec
haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * chromato
: du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie,
chrom(o)-], couleur ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe
désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
L'hémochromatose
génétique (ou HG) est la plus fréquente des maladies génétiques, qui peut
devenir grave si elle n'est pas dépistée chez le jeune enfant. En France, l'hémochromatose
touche 1 adulte sur 300 et se manifeste vers 30 à 40 ans. Elle est
essentiellement due à une surcharge de fer dans l'organisme (plus de 5g, valeur
normale et stable), notamment dans le foie, le pancréas et le cœur. Les symptômes
sont assez caractéristiques : teint bronzé, fatigue générale, hépatomégalie
(augmentation anormale de la taille du foie) avec possibilité de cirrhose, diabète, arythmie cardiaque. A l'examen sanguin,
on note une augmentation de la saturation de la transferrine, molécule qui
transporte le fer, et de la ferritine qui stocke le fer. Le traitement consiste
en saignées, d'abord une par semaine pendant 3 à 24 mois, puis une par
trimestre, à vie. Ces saignées ont pour effet de diminuer le taux de fer dans
l'organisme. On
a découvert récemment le rôle important de l'hepcidine, hormone qui
interviendrait de façon décisive dans la régulation de la quantité de fer
dans l'organisme, c'est-à-dire dans son absorption par les cellules. Des équipes
de l'INSERM travaillent actuellement sur cette hormone pour comprendre son
fonctionnement, arriver à la synthétiser et surtout trouver un moyen simple et
efficace de la doser dans le sang. Adj. : hémochromatosique : qui se
rapporte à l'hémochromatose ou qui en est atteint.
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AHG
Immunologie allergologie, hématologie - [Angl. : Human
antiglobulin] Abrév.
Antiglobuline
humaine. * anti :
préfixe
indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * globuline
: du latin globus [globo-, globulo-, -globulie], sphérique, petit corps
arrondi. Elle est utilisée dans la détermination des groupes sanguins. Le sérum antiglobulinique se prépare en immunisant des animaux (lapins par ex.) avec de la globuline humaine purifiée ou même avec
du sérum humain total. Principe du test de Coombs : * Dans le test direct (globulaire), les AC
(anticorps) sont déjà fixés sur les hématies et c'est sur ces hématies que l'on fait agir le sérum
antiglobuline humaine. S'il y a agglutination, la réaction est positive. * Dans le test indirect (sérique),
on met en contact le sérum à déterminer avec des globules connus et le sérum antiglobuline. On
met ainsi en évidence des AC présents dans le sérum.
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AIDS
Immunologie, épidémiologie et santé publique - [Angl. : AIDS - Acquired
Immuno-Deficiency Symdrome] Abrév.
En français : SIDA ou Syndrome Immunodéficitaire
(ou de l'immunodéficience) Acquis. Le système immunitaire ne peut plus assurer sa tâche correctement.
C'est pourquoi des affections normalement guérissables chez un patient "sain" peuvent
dégénérer et mener à la mort dans le cas d'une personne sidéenne. Responsable : le VIH (Virus
de l’ Immunodéficience Humaine). Il a été isolé en 1983 à l’ Institut Pasteur, par l'équipe
du professeur Luc Montagnier. C'est un rétrovirus (120 nm de diamètre), relativement fragile,
détruit par la chaleur à 60°C et par les antiseptiques (alcool, eau de Javel...). Il ne peut
survivre longtemps (5 à 6 heures généralement) hors d’une cellule.
Le VIH infecte des cellules du système immunitaire (lymphocytes T4 et
macrophages) mais aussi des cellules nerveuses et des cellules intestinales qui semblent faire
partie des "organes de réserve" (lorsque le virus devient indécelable dans le sang
sous l’action d’un traitement, il n’est pas totalement détruit car il subsiste, par exemple,
dans le foie).
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AINS
Pharmacologie - A[Angl. : NSAID -
Non-steroidal
anti-inflammatory drug] brév.
Anti-inflammatoire
non stéroïdien. * anti :
préfixe
indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; *
inflammatoire :
du latin
flamma [-inflammation, -inflammatoire], gaz lumineux qui se dégage d’une
matière en combustion ;
* stéroïdien :
du mot
cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent
du noyau stérol.
L’acide acétylsalicylique ou Aspirine est le plus ancien AINS
(NSAID en anglais), découvert empiriquement à partir d’extraits d’écorce de saule (salix). L’indométhacine
est le prototype des puissants AINS modernes (1965). Les AINS partagent tous certaines propriétés
communes : diminution de la réaction inflammatoire au stade aigu ou chronique ; inhibition
de la synthèse des prostaglandines (PG) ; effet pharmacodynamique triple
: anti-inflammatoire, antipyrétique, antalgique (ceci s’explique par une physiopathologie commune
à ces trois états, en particulier par le rôle des PG). Les AINS agissent sur la phase aiguë et la
phase chronique de l’inflammation, sachant que les réactions dépendent de l’agent causal et du
tissu concerné. Ces médicaments stoppent les stigmates classiques de l’inflammation : tumeur,
chaleur, douleur. L’inflammation est un processus extrêmement fréquent en médecine expliquant
l’utilisation très large des AINS ainsi que leur banalisation. Leur prescription est néanmoins
l’apanage de la rhumatologie (rhumatismes inflammatoires).
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AIT
Angiologie et médecine vasculaire - [Angl. : TIA - Transient ischemic attack] Abrév. Accident
ischémique transitoire. * isch :
du grec
iskhein [isch-], arrêter, ralentir ou supprimer une fonction sécrétoire,
circulatoire ou excrétoire ; * émique : du grec haima, [-émie,
héma-, hémato-, hémo-] : relatif au sang. Un
AIT (ou ait) est dû ) la réduction ou suppression de l'apport vasculaire cérébral
qui peut être secondaire à une diminution du régime circulatoire général (chutes de tension graves,
cardiopathies décompensées), à la réduction du calibre vasculaire (sténose) ou à des obstructions
vasculaires (thromboses, embolies). La tolérance des cellules nerveuses cérébrales à un
déficit en oxygène est particulièrement limitée et l'atteinte
cellulaire devient très rapidement irréversible. Dans le secteur privé de sang, il se produit un ramollissement avec
œdème.
La baisse de débit sanguin peut par contre être tolérée si elle est incomplète. La réduction entraîne
des lésions par ailleurs réversibles (œdème) et susceptibles d'une bonne récupération s'il y a
rétablissement rapide du débit normal.
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AL
Algologie, anesthésiologie réanimation
- [Angl. : LA - Local anaesthesia ou anesthesia] Abrév. Anesthésie locale.
* an :
du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie
« sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; *
esthésie : du grec aisthêsis [esthésio, esthésie], sensation,
perception. L'anesthésie locale, ou locorégionale (ou loco-régionale) a pour but
l'insensibilisation d'un territoire donné et limité. On distingue essentiellement l'anesthésie locale
transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les
anesthésiques locaux (ou loco-régionaux) bloquent les canaux sodium (Na+)
des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale
périphérique. La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la
douleur) de façon réversible. Ce blocage varie en fonction des doses
appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la
douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres. La
lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus
utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples : TAC : Tétracaïne 0,5%,
Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ; LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000
et Tétracaïne 0,5 à 2% ; crème EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) :
prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile
; Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.
L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La
vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la
peau est saine) et de son épaisseur. A noter que sur une muqueuse, la vitesse
d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie
locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement
au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la
distension douloureuse et traumatisante des tissus.
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ALAT ALT
Médecine biologique, hépatologie - [Angl. : ALAT - Alanine aminotransferase] Abrév. Alanine aminotransférase.
* alanine :
dérivé du mot
aldéhyde et apparu en 1866, désigne un acide aminé extrait par hydrolyse
de matières albuminoïdes ; * amino : du mot amine, de
am(moniac), caractérisé par la fonction -NH2 ; * transfert
: du latin transferre [-transfert], porter au-delà ; *ase : du
suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Fait partie des transaminases,
enzymes dosées dans le sang, qui ont la propriété de transférer un groupement
aminé (NH2) d'un acide aminé vers un acide α-cétonique et qui reflètent la fonction du
foie. Elles interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés.
Une augmentation importante des chiffres correspond souvent à une atteinte
hépatique (du foie). Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont
les suivantes : alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi
appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase
glutamique oxalo-acétique (TGO ou GOT ou encore SGOT). Ces deux transaminases
ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que
lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter
(hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100
fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais
aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une
augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction
cellulaire. Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aiguë. Taux
normaux : ALAT (SGPT) : 5 à 25 UI/L ; ASAT (SGOT) : 5 à 30 UI/L.
Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est
de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les
taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de
l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes
formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®,
Rifater ®, Rifinah
®. Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité,
parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou
le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les
transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces
taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des
traitements à l'isoniazide.
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Alb
Biochimie, hématologie, médecine biologique -
[Angl. : Alb - Albumin] Abrév. Albumine.
* albumine : du latin albumen, albuminis, blanc d'œuf.
L'albumine représente l'ensemble
des protéines globulaires solubles, dont les masses molaires
sont comprises entre 50 000 et 125 000. On les trouve dans le blanc d'œuf (ovalbumine), le lait
(lactalbumine), le sérum (sérumalbumine). Cette protéine est quantitativement la plus importante
des protéines plasmatiques. L'albuminémie est le taux d'albumine dans
la sang et sa valeur normale est d'environ 40 à 50 g/L. Dans les laboratoires d'analyses biochimiques et médicales, le dosage
des différentes protéines se fait par électrophorèse sur membrane d'acétate de cellulose.
Dans le protidogramme ainsi obtenu, l'albumine représente le
dernier pic et le plus important.
Protéinogramme de
sérum humain normal
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ASAT
AST
Médecine biologique, hépatologie - [Angl. : ASAT - Aspartate aminotransferase] Abrév. Aspartate aminotransférase.
* aspartate :
du
latin asparagus [aspart(o)-, asparagine], asperge, dont les germes produisent de
l’acide aspartique ; * amino : du mot amine, de
am(moniac), caractérisé par la fonction -NH2 ; * transfert
: du latin transferre [-transfert], porter au-delà ; *ase : du
suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Fait partie des transaminases,
enzymes dosées dans le sang, qui ont la propriété de transférer un groupement
aminé (NH2) d'un acide aminé vers un acide α-cétonique et qui reflètent la fonction du
foie. Elles interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés.
Une augmentation importante des chiffres correspond souvent à une atteinte
hépatique (du foie). Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont
les suivantes : alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi
appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase
glutamique oxalo-acétique (TGO ou GOT ou encore SGOT). Ces deux transaminases
ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que
lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter
(hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100
fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais
aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une
augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction
cellulaire. Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aiguë. Taux
normaux : ALAT/SGPT : 5 à 23 U/l ; ASAT/SGOT : inférieur à 14 U/l.
Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est
de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les
taux de transaminases sanguines.
Il en est de même pour ceux qui contiennent de l'isoniazide,
utilisés dans le traitement des différentes formes de
tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah
®.
Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité, parfois encore augmentée par
des molécules associées comme la Rifampicine ou le Pirazinamide et peuvent
augmenter de façon plus ou moins importante les transaminases. Cette
augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces taux (entre autres) est
indispensable pendant les premières semaines des traitements à l'isoniazide.
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ALD
Génétique - [Angl. : Adrenoleukodystrophy] Abrév.
Adrénoleucodystrophie. * adréno :
du latin
ad, auprès de , et de ren, renis [rein] ; en physiologie : relatif
aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins)
; * leuco :
du grec
leukos [leuc(o)-], blanc : * dys : du préfixe grec dus [dys-],
marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê
[troph(o)-, -trophie], nourriture, développement. . L'ALD associe une dégénérescence de la substance blanche du système nerveux central et périphérique, avec
une insuffisance surrénalienne. C'est une affection d'origine génétique, liée au chromosome X (on l'appelle
aussi ALD-X). Dans une famille atteinte, la moitié des garçons environ sont atteints vers l'âge de 7
à 12 ans. L'évolution dramatique de cette maladie conduit à la mort en moins de 3 ans.
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ALD (1)
Médecine du travail - [Angl. : LTD - Long-term disease] Abrév. Affection de longue durée. Un certain nombre d'affections dites de
longue durée et reconnues comme telles ouvrent droit au remboursement des soins
à 100 % (sans ticket modérateur) par les organismes de sécurité sociale.
L'Affection Longue durée est définie par l'article L 324 du Code de la Sécurité
Sociale. Elle est constatée par le médecin traitant qui remplit un protocole de
soins définissant la pathologie qui peut être prise en charge dans le cadre
d'une affection longue durée. Celui ci envoie ensuite le document au médecin
conseil de la Caisse d'Assurance Maladie dont dépend l'assuré.
* Une réponse survenant en moyenne entre 8 et 15 jours environ est envoyée au
médecin qui en a fait la demande.
* Il arrive parfois que le patient soit convoqué par le médecin conseil afin
qu'il prenne sa décision.
* En cas d'avis favorable, une attestation en double exemplaire mentionnant
l'ALD sont envoyées au médecin qui en remet une au malade.
* L'assuré s'engage à le présenter aux différents médecins qu'il est amené à
consulter dans le cadre de son Affection Longue Durée.
* Il faut ensuite mettre à jour sa carte vitale dans une borne.
* En cas de refus, vous pouvez contester la décision en vous renseignant auprès
de votre Caisse.
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ALR
Anesthésiologie réanimation - [Angl. : Locoregional anaesthesia (or anesthesia)] Abrév. Anesthésie
locorégionale. *
an :
du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; *esthésie : du grec aisthêsis
[esthésio-, esthésie], sensation, perception ; * loco : du latin locus
[loco-], lieu, emplacement. Dans certains cas, il est possible d'insensibiliser seulement
la région du champ opératoire. Ceci est obtenu par administration d'un anesthésique local soit :
près de la moelle épinière (anesthésie péridurale ou rachidienne) pour des interventions au niveau
du bas ventre et des jambes ; à la racine du membre supérieur (bloc du plexus brachial) pour des
interventions portant sur le bras, l'avant-bras et la main ; près de l'œil pour certaines interventions
ophtalmologiques.
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AM
Psychiatrie psychologie -
A[Angl. : Mental anorexia] brév. Anorexie mentale. *
an :
du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; orexie : du grec orexis [-orexie],
appétit ; * mental, e : du bas latin mentalis, de mens,
mentis [mental], esprit..
Diminution importante de l'appétit, observée essentiellement chez les jeunes
filles et les femmes de 15 à 25 ans. L'anorexie peut révéler un grand nombre
de maladies, allant de la simple fatigue au cancer gastrique, en passant par l'hépatite
virale, la tuberculose etc. L'anorexie mentale (AM) est le syndrome caractérisé
par la restriction progressive de l'alimentation, inconsciemment volontaire,
aboutissant à une perte totale de l'appétit. Amélie KLIPMAN,
interne en psychiatrie au CHU Louis-Mourier (Colombes) a entamé une importante
étude pour analyser la distribution de certains gènes qui seraient impliqués
dans l'anorexie mentale, en particulier ceux qui codent pour les récepteurs et
transporteurs de la sérotonine. La découverte de tels gènes de prédisposition
permettrait de révéler des marqueurs et d'isoler des sujets à haut risque,
voire d'envisager des traitements préventifs et/ou curatifs. Dans
l'anorexie mentale, les médecins parlent de la triade des 3 A : anorexie,
amaigrissement, aménorrhée (disparition des règles). Les conséquences
peuvent être graves, avec des séquelles persistantes : ostéoporose,
hypercholestérolémie, bradycardie et hypotension, constipation, œdèmes.
Il existe un "Groupe d'Etude Français sur l'Anorexie et la Boulimie"
ou GEFAB.
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AMI
Angiologie et médecine vasculaire - [Angl. : Arteritis of inferior limbs] Abrév. Artérite
des membres inférieurs. * artério :
du latin
arteria et du grec artêria [artério-, -artériel], relatif à une
artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; *
ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une
maladie inflammatoire. Formation progressive d'athéromes (voir
ce terme) dans les artères des membres inférieurs. Causes : tabagisme, diabète, hypertension
artérielle, cholestérol, sédentarité. Principaux traitements : angioplastie transluminale,
chirurgie de pontage vasculaire, ainsi que certains médicaments comme les antiagrégants par
ex.
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AMM
Pharmacologie, épidémiologie et santé publique - [Angl. : MAA - Marketing Authorization Application] Abrév. Autorisation
de Mise sur le Marché. Pour être commercialisé, tout médicament fabriqué
industriellement doit faire l'objet d'une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), délivrée
par les autorités compétentes européennes ou nationales que sont l'Agence Européenne pour
l'Évaluation des Médicaments (EMEA) ou l'Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits
de Santé (AFSSAPS). Les laboratoires pharmaceutiques déposent auprès de ces autorités un dossier
de demande d'AMM qui sera évalué selon des critères scientifiques de qualité, de sécurité
et d'efficacité. Il existe deux types de procédures de demande d'AMM : les procédures
communautaires utilisées lorsque le médicament est destiné à plusieurs États membres de la
Communauté européenne, et la procédure nationale destinée aux médicaments qui ne sont pas
commercialisés dans plus d'un État membre.
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AMP (1)
Affaires sanitaires et sociales, soins infirmiers
- [Angl. : MPA - Medico-psychological aid] Abrév. Aide
médico-psychologique. * médico :
du latin
medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * psycho
: du grec psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anciennement souffle,
aujourd'hui esprit, âme ; * logique : du grec logos [logo-,
-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. L'AMP exerce une fonction d'accompagnement
dans la vie quotidienne auprès de personnes handicapées et/ou dépendantes, de l'enfant à la
personne âgée. L'aide travaille au sein d'équipes pluridisciplinaires et cette fonction concerne
tous les aspects de la vie de la personne : des soins individualisés, un soutien
dans les gestes de la vie quotidienne, un souci constant du bien-être de la personne, une attention
particulière à ses besoins de communication, une stimulation des potentialités et un maintien des
acquis, éventuellement par des techniques d'animation.L'AMP est appelé à exercer dans différents établissements accueillant des enfants
ou des adultes : Instituts Médico
Éducatifs (IME.) - Instituts d' Éducation Motrice (IEM.) - Foyers
d'hébergement (FAS-FAM) - Maisons d'Accueil Spécialisé (MAS) -
HôpitauxMaisons de
retraite ...
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AMP
(2)
Gynécologie obstétrique - [Angl. : MAP - Medically assisted procreation] Abrév. Assistance
Médicale à la Procréation. * médicale :
du latin
medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * pro :
du grec pro [pro-], préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi
favorable à, pour, à la place de ; * création : du latin creare
[création, créateur], faire exister ce qui n’existait pas. On dit aussi PMA. : procréation médicalement
assistée. La procréation médicalement assistée fait appel à de nombreuses techniques, parfois simples
comme l'insémination artificielle, parfois complexes telle la fécondation in vitro. Les
embryons prélevés peuvent être congelés pour une grossesse ultérieure, cultivés sur des milieux particuliers,
traités afin de favoriser leur implantation ou encore biopsiés si l'on veut éliminer les embryons
porteurs d'une anomalie génétique. Or, selon le professeur Auroux, "on sait depuis longtemps que
certaines techniques, comme la congélation, peuvent léser les structures cellulaires", donc
le développement de l'enfant à naître même s'il ajoute que les résultats des nombreuses procréations
médicalement assistées pratiquées jusqu'ici sont plutôt rassurants. Dans les
techniques de la PMA figure entre autres l'ICSI : Intra
Cytoplasmic Sperm Injection ou injection intracytoplasmique de sperme. Il s'agit d'une fécondation in vitro avec
micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte. Schéma de l'ICSI
Cette technique de PMA (procréation médicalement assistée) présente de nombreux
points communs avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à des couples
avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas. L'injection
directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans l'ovocyte
favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très rares
(azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le canal
déférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et le
biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement
bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et
chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2.
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AMP
(3)
Biochimie, médecine biologique
- [Angl. : AMP - Adenosine monophosphate] Abrév. Adénosine-5'-monophosphate. * adénosine :
du grec
adên, [adéno-, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et
aux ganglions lymphatiques ; * mono : du grec monos [mon(o)-],
seul, unique ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-,
phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels,
notamment les phosphates.
L'adénosine-5'-monophosphate est un nucléotide de la famille des purines, constitué de l'adénine (base azotée de la famille des purines,
entrant dans la structure de l'ATP, de l'ADP, de l'AMP et des acides nucléiques, du
ribose (monosaccharide ou ose de la famille des pentoses) et d'un groupe phosphate -(PO4)2-
lié à une molécule organique.
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ANAES
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : National Agency for eveluation and accreditation of
healthcare] Abrév. Agence
Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé. C'est un établissement public administratif
créé par le décret N° 97-311 du 7 avril 1997 dans le cadre de la réforme du système de
soins français (Ordonnances du 24 avril 1996). Cette nouvelle agence poursuit et renforce les missions
de l'Agence Nationale pour le Développement de l'Évaluation Médicale et s’enrichit de nouvelles activités
telle la mise en place de la procédure d'accréditation dans les établissements de santé. Un conseil
d'administration constitué de personnels médicaux, paramédicaux, techniques et administratifs, représentants
de l’état et des organismes d'assurance maladie adopte le budget de l'Agence, approuve les comptes, le
règlement intérieur de l'Agence, fixe le programme annuel et pluriannuel des travaux d'évaluation et
d'accréditation et en suit l'exécution. Un conseil scientifique est réparti en deux sections : Évaluation
et Accréditation. Les 15 membres de la section Évaluation détiennent des compétences méthodologiques en
recherche clinique, en évaluation médicale, économique et dans le domaine des soins et de l'évaluation
des pratiques professionnelles. La section Accréditation, composée de professionnels de la santé et de
la qualité, a pour mission de garantir le caractère réaliste des différents niveaux de normes exigées par
la démarche d'accréditation. Les 11 membres du collège d'accréditation ont pour rôle de vérifier la conformité
de la procédure d'accréditation, d'analyser les rapports établis lors des visites, de valider les
rapports d'accréditation et d'établir les recommandations à suivre par l'établissement visité. Les professionnels
(gestionnaires, médecins, professionnels de santé) constituant le réseau d'experts publics et privés sont formés
par l'ANAES. Ils interviennent dans la constitution de référentiels et dans la visite des établissements de
santé, par équipe de trois à quatre personnes. Enfin, l’équipe opérationnelle est répartie au sein de plusieurs
services qui correspondent aux grands domaines d'actions de l’ ANAES.
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ANC
Nutrition et diététique - [Angl. : Recommended nutritional supplements] Abrév. Apports
Nutritionnels Conseillés.
*
nutrition : du bas latin nutritio, de nutrire [nutrition,
nutritif, ive], nourrir. Ces apports ont été déterminés par le CNERNA (Centre
National d'Études et de Recherche sur la Nutrition et l'Alimentation) et ont été publiés en
1992 et sont régulièrement mis à jour. Ils correspondent à des apports minimaux
indispensables. Calculés en ajoutant deux écarts types à la moyenne des besoins individuels. Quand
l'écart type n'est pas connu avec précision, celui-ci est généralement estimé à 15% de la
moyenne.Définis comme la quantité de chacun des nutriments qu'il faut fournir à une population
pour satisfaire 97,5% des individus composant cette population. Évalués pour un individu en
bonne santé en fonction de l'âge et du sexe et chez la femme en période d'activité
génitale, enceinte, allaitante ou en ménopause.
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AND
Génétique - [Angl. : CRPS - Complex regional pain syndrome ou RSDS - Reflex
sympathetic dystrophy syndrome] Abrév. Algoneurodystrophie.
* algo :
du grec
algos [algo-, -algie, -algique], douleur ; * neuro : du grec
neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * dys : du préfixe grec
dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec
trophê [tropho-, -trophie], nourriture, développement. Aussi appelée algodystrophie sympathique réflexe, c'est un trouble vasomoteur complexe qui
touche des patients de tous les âges et des deux sexes. La cause de cette affection reste inconnue
mais dans plus de 80 % des cas un facteur causal est identifiable. Le plus fréquent de ces facteurs
(50 à 70 % de toutes les algodystrophies) est un traumatisme local ou à distance du siège de
l’algodystrophie. Viennent ensuite les interventions chirurgicales, les ponctions et infiltrations
même correctement réalisées, les affections rhumatismales, cardio-vasculaires, respiratoires ou
neurologiques ainsi que la grossesse. Ce trouble peut apparaître à la suite d'une blessure, même mineure.
Alors que la blessure semble guérir, la douleur s'intensifie. Le système nerveux autonome devient trop
actif, entraînant chez le patient une douleur continue qui s'étend et peut être très sévère. Certains
patients se suicident. Toutefois, si la maladie est diagnostiquée au cours des premiers mois, elle
peut être traitée.
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ANDAR
Rhumatologie, immunologie allergologie, associations de malades - [Angl. : National Association of Defense against Rheumatoid Arthritis] Abrév. Association
Nationale de Défense contre l'Arthrite Rhumatoïde. * arthro : du grec
arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis
[-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * rhumato
: du latin rhumatismus, du grec rheumatismos [rhumat(o)-],
écoulement d’humeurs ; racine des termes relatifs aux rhumatismes ; * oïde
: du grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l’apparence.
C'est une
association loi 1901 qui regroupe les patients atteints de polyarthrite
rhumatoïde afin de leur délivrer des informations sur leur maladie et à
apporter un soutien moral et logistique à ces patients.
La
polyarthrite rhumatoïde (PR) est un rhumatisme inflammatoire chronique touchant
majoritairement les femmes (ratio =3/4). Il s'agit en fait d'une agression du
cartilage par la membrane synoviale qui devient épaisse et sécrète des
produits détruisant le cartilage et aboutissant à des douleurs puis à
des déformations des articulations (rhumatisme déformant).
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ANDEM
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : National agency for medical development and evaluation] Abrév. Agence
Nationale pour le Développement de l'Évaluation Médicale.
* médicale :
du latin
medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. L'ANDEM est remplacé
par l'ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé- Voir cette abréviation) depuis 1997. "L'agence Nationale pour le développement
de l'évaluation Médicale a été saisie par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales afin
d'élaborer, en collaboration avec le Comité Technique National des Infections Nosocomiales (CTIN)
et les principales Sociétés Savantes concernées, des recommandations sur "Le bon usage des
antibiotiques à l'hôpital", dans l'optique d'une démarche qualité et d'une maîtrise de
développement de la résistance bactérienne."
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ANIV
Angiologie et médecine vasculaire, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : DVA - Digital venous angiography] Abrév. Angiographie numérisée par voie
veineuse. * angio :
du grec
aggeion [angio], vaisseau ; * graphie : du grec graphein
[-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * numérisée : du
latin numerus [numériser, numérique], nombre ; information analogique
convertie sous forme numérique. Technique qui consiste à opacifier les vaisseaux par un produit de
contraste. Le cathéter est introduit dans le vaisseau sous anesthésie locale. L'examen est
indolore. Actuellement, les appareils sont couplés avec un ordinateur (angiographie numérisée). Cette
technique permet la visualisation des vaisseaux (sténose, dilatation, anévrysme) et les tumeurs
hypervascularisées. Elle permet également l'embolisation de vaisseaux tumoraux, l'angioplastie
transluminale, la pose d'un stent (prothèse pour éviter la resténose d'une artère).
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ANP
Médecine biologique, néphrologie urologie
- [Angl. : ANP - Atrial natriuretic peptide] Abrév. Peptide natriurétique atrial (ou auriculaire).
* peptide :
du grec
pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique
formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons
peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri],
ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, -urie,
-urèse, -urétique], urine ; * atrial : du mot latin atrium, passé
en français en 1547 comme terme d'Antiquité romaine ; en 1892, il désigne le
cœur embryonnaire dans lequel la communication entre les oreillettes est
normale ; chez le fœtus, cette communication permet d'éviter le passage par les
poumons qui ne sont pas encore fonctionnels ; il est synonyme de oreillette.
L'ANP
(peptide natriurétique atrial) est l'hormone natriurétique d'origine
auriculaire, composée de 28 acides aminés avec un pont disulfure et qui
est sécrétée par les oreillettes du cœur lorsque le volume sanguin
s'accroît. Cette hormone contrôle l'homéostasie (maintien des
constantes biologiques du milieu intérieur) hydrosodée (eau et sel)
ainsi que la pression artérielle. L'ANP agit essentiellement sur les
reins et le système vasculaire, mais aussi sur d'autres hormones dont
elle régule les sécrétions. C'est ainsi qu'elle exerce un RC- (rétrocontrôle
négatif) sur les hormones thyroïdiennes. L'ANP influe également sur le
fonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophysaire et donc sur la sécrétion
de leurs hormones. La concentration sanguine d'ANP est augmentée dans
des pathologies telles l'hypercorticisme, l'hyperaldostéronisme,
l'hyperthyroïdie, alors qu'elle est diminuée dans l'hypothyroïdie. Pour
la régulation de la pression artérielle, son action se combine avec
celles de l'angiotensine, de la bradykinine et des endothélines. L'ANP
est vasodilatateur et diurétique.
Autre hormone natriurétique : le BNP (peptide natriurétique de type B),
dont le dosage est utile dans le diagnostic de dyspnée d'origine cardiaque.
ANSM
Affaires sanitaires et sociales, associations de malades
- [Angl. : National Security Agency of Medicines and Health Products] Abrév. Agence Nationale de Sécurité du Medicament et des produits de santé. Extraits : L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est officiellement
créée. La parution du décret de gouvernance relatif à l’ANSM, au Journal Officiel du 29 avril 2012, permet ainsi la mise en application de l’une des principales mesures prévues par la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé. Cette mesure sera effective à compter du 1er mai 2012. La nouvelle Agence se substitue à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), dont elle reprend les missions, les droits et les obligations. Cette substitution va bien au-delà d’un simple changement de dénomination. En effet, l’ANSM va mettre en place un nouveau mode de gouvernance et une nouvelle organisation pour répondre à des missions et des prérogatives renforcées. Ces dernières sont destinées à garantir, au nom de l’Etat, la sécurité des patients lors
de l’utilisation des médicaments et des produits de santé et l’accès aux innovations thérapeutiques.
Un nouveau mode de gouvernance :
Le décret n° 2012-597 publié le 29 avril 2012 relatif à l’ANSM précise le mode de gouvernance de la nouvelle Agence, qui accorde une place primordiale aux professionnels de santé et aux patients. Son Conseil d’administration comprendra, outre son président, neuf représentants de l’Etat, trois députés et trois sénateurs, deux représentants de l’Assurance maladie, un représentant de l’Ordre national des médecins et un de l’Ordre national des pharmaciens, deux représentants des associations d’usagers du système de santé, deux personnalités qualifiées et trois représentants du personnel de l’Agence. A l’exception des représentants de l’Etat, les membres du Conseil d’administration ainsi que le directeur général de l’ANSM sont nommés pour trois ans, renouvelables une fois.
Le Conseil scientifique de l’ANSM sera constitué de huit membres nommés en fonction de leur expertise scientifique dans le champ des produits de santé, de quatre autres personnalités scientifiques dont des personnalités étrangères nommées en fonction de leur expertise scientifique dans le champ des produits de santé, et d’un médecin, d’un biologiste et d’un pharmacien des hôpitaux désignés par leur Ordre. Toutes ces personnes sont nommées pour une durée de trois ans renouvelable et par arrêté du ministre chargé de la santé (avec procédure d’appel à candidature effectuée par l’Agence pour les huit membres)..." Haut de page.
ANRTP
Affaires sanitaires et sociales, associations de malades
- [Angl. : National Association for the Rehabilitation by the protected work.] Abrév. Association Nationale pour la
Réhabilitation par le travail
Protégé. 17 impasse Truillot F-75011 Paris Tel : 01 43 14 85 85. Cette
association a été agréée par les Arrêtés du 16 mars 2001 relatifs à l'agrément
de certains accords de travail applicables dans les établissements du secteur
social ou sanitaire à but non lucratif. Texte paru au JORF/LD page 04815.
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ANT
Ant ant
Anatomie - [Angl. : Ant - Anterior] Abrév.
Antérieur.
*
antérieur : du latin anterior [antér(o)-, antério-], placé devant,
plus en avant. ANT ou Ant ou ant sont les abréviations
utilisées lors de prises de notes ou sur des rapports médicaux, pour désigner la
partie située à l'avant d'un membre, d'un organe, par exemple.
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AOMI
Angiologie
et médecine vasculaire - [Angl. : Inferior limb arterial disease] Abrév. Artériopathie
oblitérante des membres inférieurs. * artério :
du latin
arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une
artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; *
patho, pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement
accidentel. Nom générique
désignant toutes les atteintes affectant les artères et les artérioles. On
distingue généralement deux grandes familles d'artériopathies : les
artériopathies oblitérantes ou athéromateuses dues essentiellement à la présence
d'athéromes (athérosclérose), et les artériopathies inflammatoires : maladie de
Buerger, maladie de Kawasaki, maladie de Horton, entre autres.
Lorsque cette affection atteint les membres inférieurs
(artériopathie des membres inférieurs ou artérite des membres inférieurs),
les artères iliaques et fémorales se bouchent progressivement par des
athéromes (athérosclérose). Traitement de l'athérome et pose d'un stent
Les symptômes sont évidents et doivent inciter à consulter sans tarder :
apparition de douleur au niveau du mollet après 200 à 300 mètres de marche, qui
ne cède qu'à l'arrêt de la marche. A la reprise de l'activité, la douleur
réapparaît et se propage à la cuisse et même à la fesse. A noter que si cette
pathologie n'est pas soignée, elle peut entraîner des douleurs même en position
allongée, mais surtout une ischémie (arrêt de la circulation sanguine) et, très
rapidement, une gangrène nécessitant l'amputation. Les facteurs de risque de
l'artériopathie des membres inférieurs sont aujourd'hui bien connus : tabagisme,
pilule contraceptive associée au tabagisme chez la femme, HTA (hypertension
artérielle), hypercholestérolémie, diabète, manque d'exercices physiques,
obésité. Pour mettre en évidence cette forme d'artérite, les examens les plus
couramment pratiqués sont la radiographie, l'écho-Doppler qui utilise les
ultrasons et mesure le débit sanguin, l'échographie et l'artériographie. Les
traitements et techniques sont très nombreux et dépendent du degré d'atteinte :
anticoagulants et antiagrégants plaquettaires, vasoactifs, pontage d'une artère
avec un fragment de la veine saphène interne, remplacement d'un fragment
d'artère par une artère synthétique (téflon), angioplastie transluminale et pose
d'un stent, entre autres.
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APC
(1)
Anesthésiologie réanimation - [Angl. : CEA - Cervical epidural analgesia (anesthesia)] Abrév. Anesthésie
péridurale cervicale. * an :
du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; *esthésie : du grec aisthêsis
[esthésio-, esthésie], sensation, perception ;
* péri :
du grec
peri [péri-], autour de ; * dural : du latin durus [-dural],
résistant, dur ; en anatomie, relatif à la plus externe des méninges, la
dure-mère. La rachianesthésie et
l’anesthésie péridurale sont deux formes particulières d’anesthésie
locorégionale, où le produit anesthésique est injecté à proximité de la moelle
épinière et des nerfs qui sortent de celle-ci. Pour l'APC, l'injection se
pratique dans la région cervicale.
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APC
(2)
Médecine biologique - [Angl. : Accident during or after percutaneous cannulation] Abrév. Accident
percutané. * per :
du latin
per [per-], à travers, de part en part, au moyen de ; à noter que ce préfixe
peut avoir de nombreux autres sens et en particulier celui de superlatif,
c’est-à-dire qu’il renforce le sens de ce qui suit ; * cutané : du latin
cutis [cuti-, -cutané], peau. La gravité de l'exposition en cas d’accident percutané (APC)
a été évaluée en fonction des facteurs de risque de séroconversion recensés par l'étude
cas témoin des Centers for Disease Control pour 1762 accidents percutanés renseignés
pour l'ensemble des critères entrant en ligne de compte dans l'évaluation (profondeur de la
piqûre, diamètre de l’aiguille, accès vasculaire ou non). Les APC ont été classés selon le
niveau de risque : faible, modéré et élevé. Ainsi, l’inoculum sanguin était important
pour 19,7% des cas (piqûre profonde, aiguille de gros diamètre, accès intravasculaire), moyen
dans environ 31,0% des cas (piqûre superficielle, aiguille de gros diamètre, accès intravasculaire)
et faible dans environ 49,3% des cas.
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APF
Associations de malades, affaires sanitaires et
sociales - [Angl. : French association for persons with disabilities] Abrév. Association
des paralysés de France. * paralysie :
du latin
paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement. Extraits du site
: "L'APF revendique : * L'intégration de la personne handicapée dans la
société, à toutes les étapes de son existence, en tous lieux et en toutes
circonstances. * La prise en compte des préoccupations des familles dès
l'annonce du handicap, quelle qu'en soit l'origine. * L'égalité des chances
par la compensation humaine, technique et financière des conséquences du
handicap, afin de permettre à la personne handicapée d'acquérir une pleine
autonomie ..." Haut de page.
APGAR
Pédiatrie - [Angl. : APGAR - Activity, Pulse, Grimace, Appearance, Respiration or American Pediatric Gross Assessment Record] Abrév. Du
médecin pédiatre Virginia
APGAR (1909 - 1974). Le test APGAR est une évaluation
globale de l'état de santé d'un nouveau-né, mis au point en 1953 aux
États-Unis par le Dr. Virginia APGAR. Il est pratiqué dans les premières
minutes qui suivent la naissance. Pour mieux mémoriser les différents facteurs
de ce test, le mot APGAR est aussi un acronyme, ou une abréviation de Aspect
: coloration générale du bébé qui peut être normale, trop claire ou
cyanosée (bleue), Pouls, c'est-à-dire mesure du rythme cardiaque, Grimace
réflexe que fait le nouveau-né lors de la stimulation par grattage de la
plante du pied, Activité ou mobilité générale des membres, de la tête,
et Respiration : intensité et rythme ventilatoire. Le score est évalué
sur une échelle de 0 à 10, un total 0, 1 et 2 reflétant un mauvais état général,
10 traduisant le meilleur état de santé possible - chacun des 5 éléments du
test est noté de 0 à 2. Syn. : APGAR, cotation d'APGAR, score d'APGAR.
La cotation d'APGAR
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APM1
Génétique, médecine biologique, endocrinologie et
métabolisme
- [Angl. : ADPM1 - Adipose most abundant gene transcript 1] Abrév. Adipose most abundant gene transcript 1 .
L'APM1 est aussi connue sous les noms de
adiponectine (* adipo :
du grec
adeps, adipis, graisse, préfixe ou racine des termes relatifs à la graisse,
notamment celle de l'organisme ; *
nectine :
du
latin necto, nectere [-necteur, nectine], unir, nouer, établir un
lien), adipo-Q, Acr30 (Adipocyte complement-related of 30
kDa), GBP-28 (gelatin-binding
protein of 28 kDa). Ce polypeptide de 244 acides aminés, de PM = 28
kDa (poids moléculaire = 28 kilodaltons) est une hormone produite par les
adipocytes du tissu adipeux et par les ostéoblastes. Elle doit ses noms
multiples au fait qu'elle a été découverte, dans les années 90, simultanément
par plusieurs équipes de chercheurs.
Le gène qui code l'adiponectine est situé sur 3q27, c'est-à-dire sur le bras
long du chromosome 3, au locus 27. Dans le plasma, l'adiponectine est
essentiellement présente sous forme de polymères dans lesquels les adiponectines
sont reliées par des ponts disulfures. Les valeurs physiologiques pour le plasma
sont de 5 à 10 μg/mL. Ce qui est important, c'est la découverte récente des
liens qui existent entre l'adiponectine et le diabète de type II, ainsi que
l'obésité. En effet, une équipe franco-japonaise (CNRS - Institut Pasteur de
Lille et Université de Tokyo) vient de mettre en évidence que 30% du risque
génétique du diabète de type II sont liés à des mutations du gène de
l'adiponectine. Des souris obèses et insulino-résistantes (diabétiques) ont été
guéries par des injections d'adiponectine.
L'adiponectine étant insuffisante chez les patients obèses et souffrant d'un
diabète de type II, elle pourrait être à la base d'un traitement, non seulement
pour l'obésité et le diabète II, mais aussi pour l'infarctus du myocarde et les
états pré-diabétiques.
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Apo
Apo-A1 Apo-B
Apo-C Apo-D
Apo-E Apo-E2
Apo-E3 Apo-E4
Biochimie, médecine
biologique, génétique - [Angl. : APO - Apolipoprotein] Abrév. * apo
:
du grec
apo [apo-], à partir de, avec la notion d’éloignement ; * lipo :
du grec
lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * proto, protéo, protéine :
du grec
tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première
qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux
protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. On
a déterminé 5 groupes différents d'apolipoprotéines (Syn. : apoprotéine) : A, B, C, D et E. Au cours d'un bilan lipidique,
on dose entre autres les apolipoprotéines A1 (apo-A1) et les apo-B. Les apo-A1 sont la fraction protéique
majeure des HDL (High density lipoprotein). Les HDL représentent le "bon" cholestérol.
Les apo-B, à l'inverse, représentent la fraction protéique majeure des LDL (Low density lipoprotein) "athérogènes".
Si le taux d'apo-A1 est bas et celui d'apo-B élevé, le rapport B/A1 est lui
aussi élevé et le risque cardiovasculaire est d'autant plus important qu'il
dépasse 1,39.
* En effet, si l'augmentation des Apo-A1 n'apporte pas un facteur de protection,
sa diminution provoque un risque cardiovasculaire important. Explications :
L'apo-A1 intervient dans la captation des HDL par le foie et, en activant la
LCAT (lécithine cholestérol acétyltransférase), elle joue un rôle structural
majeur dans la synthèse des HDL. Peu d'Apo-A1 produit donc peu de HDL et on a
constaté qu'un déficit du gène de l'apo-A1 provoque l'absence de synthèse des
HDL. Les valeurs pour un risque cardiovasculaire faible sont ≥ 1,40 g/L chez
l'homme, ≥ 1,60 g/L chez la femme.
* En ce qui concerne les apo-B, leur dosage donne une bonne idée du nombre de
particules (donc de LDL) présentes dans le système vasculaire. Leur augmentation
provoque donc celle, directement proportionnelle de LDL, donc le risque de
formation d'athérome. Les valeurs pour un risque cardiovasculaire faible sont
inférieures à 0,9 g/L.
* Un exemple de calcul - Avec des valeurs "faible risque" : Apo-A1 : 1,40
g/L ; Apo-B : 0,9 g/L ; le rapport B / A1 = 0,9 / 1,40 = 0,64
- Avec des valeurs pathologiques : Apo-A1 : 0,6 g/L ; Apo-B : 1,55 g/L ; le
rapport B / A1 = 1,55 / 0,6 = 2,58.
En ce qui concerne les apo-E, ce sont essentiellement des transporteurs de
cholestérol et de phospholipides et ils permettent de ce fait d'alimenter les cellules de l'organisme en
cholestérol et en phospholipides. C'est ce qui explique qu'ils interviennent
dans la restructuration ou la réparation des membranes neuronales (donc des
cellules nerveuses, dans lesquelles on trouve essentiellement des phospholipides
et du cholestérol). On connaît aujourd'hui 3 formes d'apo-E (E2, E3 et E4), issues de 3 allèles du gène qui
code l'apo-E (sur le chromosome 19)
: e2,
e3
et
e4.
On a constaté (dans des études publiées en 1993) que l'allèle e4,
donc l'apo-E4, est environ 4 fois plus présent (20%) chez les personnes
atteintes de la MA (maladie d'Alzheimer) que chez les non malades (environ 5%). Des études récentes ont montré que les porteurs de e2
ont moins de cholestérol sanguin, alors que ceux qui ont l'allèle e4
présentent une hypercholestérolémie. A signaler également le fait que les apolipoprotéines sont reconnues par des récepteurs
de la membrane cellulaire, ce qui permet leur passage de part et d'autre de cette membrane.
Pour simplifier : * l'allèle e4
(Apo-E4) représente un réel facteur de risque pour les MCV (maladies
cardiovasculaires) et la MA, même si elle est neuroprotectrice (car c'est la
moins active dans cette protection, de toutes les apolipoprotéines E et les
porteurs de E4 réparent moins bien leurs cellules nerveuses que les autres), car
elle favorise la formation de plaques séniles en favorisant l'agrégation du
peptide Aß ou peptide amyloïde bêta). * l'allèle e2 (Apo-E2) par contre, représente une réelle protection contre les MCV et la MA. Haut de page.
APRAT
Génétique - [Angl. : Association for research of ataxia telangectasia] Abrév. Association
pour la recherche sur l'ataxie télangiectasie. * a :
du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de »
; * taxie :
du grec
taxis [taxi-, taxo-, -taxie], arrangement, ordre ; * télé : du grec
teleos [téléo-, télo-], fin (comme fini) ; * angio : du grec
aggeion [angio], vaisseau : * ectasie : du grec ektasis
[ectasie], dilatation d'un segment d'organe creux ou d'un vaisseau . L' Ataxie Télangiectasie ou A-T est une abréviation désormais
utilisée pour désigner une maladie génétique, d'évolution lente et d'issue fatale, affectant
les enfants. L'ataxie représente un désordre neurologique dont
l'expression clinique se traduit par un syndrome déficitaire défini médicalement comme ataxique
(instabilité à la marche, difficulté à coordonner les mouvements) et des télangiectasies qui
correspondent à des anomalies cutanées ou oculaires sous la forme de petites taches rougeâtres.
Il ne s'agit pourtant pas des seules anomalies observables. En effet, il s'y ajoute un risque
d'infection plus élevé, une sensibilité importante aux radiations ionisantes et une prédisposition
à développer des pathologies cancéreuses. Quelques désordres biologiques peuvent être décelables par
simple prise de sang (déficit immunitaire, taux élevé de l'alphafœtoprotéine). Son ancien nom était
en fait le syndrome de LOUIS-BAR décrit en 1941. Une définition beaucoup plus complète et précise a été
effectuée par les docteurs BODER et SEDWICK en 1957 et ils ont donné un nom définitif à cette maladie.
Génétiquement, cette maladie est transmissible de parents à enfants, selon un mode récessif lié aux
chromosomes non sexuels.
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APS
ASP (1)
Immunologie allergologie,
andrologie, cancérologie
- [Angl. : PSA - Prostate Specific Antigen] Abrév. Antigène
spécifique de la prostate *
anti-
: préfixe indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre)
; * gène
: du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique,
-génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. L'APS ou PSA
ou ASP est une glycoprotéine exclusivement prostatique et son taux d'alerte est de 4 ng/mL
(le nanogramme est le milliardième de gramme, soit 10-9 g).
En effet, les valeurs considérées comme normales sont de moins de 2,5 ng/mL
avant 50 ans et de moins de 4 ng/mL après 50 ans. Son taux est anormalement élevé dans les
prostatites aiguës, les adénomes prostatiques et surtout dans
les cancers (adénocarcinomes prostatiques), mais près de 20% des patients qui
ont un cancer de la prostate ont un taux de PSA normal. Son évaluation est complétée d'un toucher rectal
(TR) et d'une échographie
prostatique par voie endorectale, éventuellement avec
biopsie. 30% des hommes de plus de 50 ans présentent un adénome prostatique,
avec un taux de PSA inférieur à 20 ng/mL, mais ce taux s'élève
proportionnellement à la taille de l'adénome. Dans les cancers de la prostate,
l'élévation du taux de PSA est constante et proportionnelle à la taille de la tumeur. Après prostatectomie complète (suppression de la prostate),
le taux de PSA atteint des valeurs proches de zéro en 3 semaines environ (on
parle de taux indétectable). Lors des contrôles suivants, une nouvelle élévation
du PSA indique que l'exérèse de la prostate n'a pas été complète. En français : APS pour antigène spécifique de la prostate.
Le problème de ces dosages de PSA est que leur spécificité reste encore trop
relative quant aux valeurs comprises entre 4 et 20 ng/mL et ne tient pas compte
de l'âge des patients ; il fallait donc trouver d'autres marqueurs pour affiner
un éventuel diagnostic de cancer de la prostate. On utilise donc actuellement
les marqueurs prostatiques suivants du sérum sanguin : PSAV, PSAD, PSAT et PSAL
et PSA US.
* PSAV ou
Prostate Specific Antigen Velocity (vélocité de l'antigène spécifique de la
prostate). On a jusqu'à présent considéré comme "normale" une augmentation de
0,75 ng/mL par année d'âge, donc une PSAV de 0,75 ng/mL/an. Pour dépister un
cancer chez des sujets plus jeunes, on prend maintenant en compte les valeurs
seuils suivantes : PSAV = 0,4 ng/mL/an avant 60 ans ; PSAV = 0,6 ng/mL/an entre
60 et 70 ans ; PSAV = 0,75 mg/mL/an après 70 ans.
* PSAD ou Prostate Specific Antigen Density (densité de l'antigène spécifique de
la prostate). On mesure par échographie le volume total de la prostate et on
calcule le rapport taux de PSA / volume de la prostate. Actuellement, la valeur
seuil pour le PSAD est de 0,15. Ce dosage a un grand intérêt : il permet, dans
90% des cas, de faire la distinction entre un cancer et une hypertrophie
bénigne.
* PSAL ou PSA libre et PSAT ou PSA total. Dans notre sang, le PSA ou PSAT ou PSA
total, circule sous 2 formes : environ 10% sous une forme libre (PSAL) et 90%
sous une forme liée à des protéines. On distingue, dans cette deuxième fraction
le PSA-ACT ou PSA lié à l'α-1-antichymotrypsine et le PSA-AMG ou PSA lié à
l'α-2-macroglobuline. On a constaté que le taux de PSAL est plus bas s'il existe
un adénocarcinome que si il s'agit d'un adénome. C'est la raison pour laquelle
un rapport PSAL/PSAT < 0,15 (0,24 pour certains auteurs) est généralement en
faveur d'un diagnostic de cancer de la prostate.
* PSA US ou PSA ultrasensible. Ce dosage, capable de détecter des doses infimes
de PSA n'est réalisé que chez des patients ayant subi une adénectomie (ou
prostatectomie) totale après dépistage d'un cancer. Il est destiné à mettre en
évidence une éventuelle récidive du cancer. Haut de page.
ARM
Imagerie médicale et interventionnelle, angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : Angio-MRI - Magnetic resonance imaging] Abrév. Angiographie
par résonance magnétique. * angio :
du grec
aggeion [angio], vaisseau ; * graphie : du grec graphein [-graphe,
-graphie, -graphique, graph(o)-], écrire
; * résonance :
du latin
resonantia [résonance, résonateur], phénomène d’interaction qui se produit
entre les atomes et le rayonnement électromagnétique auquel ils sont soumis. Accompagnée d'une
injection de produit de contraste, c'est une technique
d'exploration vasculaire simple, performante, non invasive
et non irradiante, potentiellement applicable à la totalité
des territoires artériels. La qualité des
images obtenues est généralement excellente mais dépend aussi des spécifications techniques
de l'appareil utilisé.
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ARN
ARNm ARNt
Biochimie, médecine biologique - [Angl. : RNA, mRNA, tRNA - Ribonucleic acid, m = messenger, t = transfer] Abrév. Acide
ribonucléique. * acide :
du
latin acidus [acido-], d’une saveur piquante *
ribo : le mot ribose serait le résultat d'une altération de arabinose,
lui-même dérivé de la gomme arabique, ainsi nommée à cause de l'usage qu'en
firent les médecins arabes * nucléique : du latin nucleus
[nucléo-, -nucléaire, nucléique], noyau. Dans une cellule vivante, l'ARN copie
et transmet l'information génétique portée par l' ADN. Pour le virus VIH,
tout le matériel génétique est formé par une molécule d'ARN. Les ARN
ne contiennent normalement qu'un seul brin, et ne forment donc pas de
structure stable avec leur complément. Par contre, les bases de l'ARN
peuvent s'apparier avec d'autres régions du même brin, et donc former des
structures dites secondaires, entièrement dictées par la séquence du brin
d'ARN. Ces appariements intramoléculaires jouent un rôle central dans la
fonction de tous les ARN, en leur imposant une structure tridimensionnelle
unique. La structure des ARN de transfert ou ARNt, Schéma d'un ARNt
les adaptateurs qui permettent de décoder les ARN messagers ou ARNm,
reflète parfaitement leur fonction.
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ARP
(1)
Rhumatologie, génétique, immunologie allergologie, recherche médicale, associations
de malades - [Angl. : Association for research of polyarthritis] Abrév. Association
de Recherche sur la Polyarthrite. * poly
:
du grec
polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron
[arthr(o), arthrie], articulation : * ite : du grec -itis [-ite],
suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. Dans le but de développer les recherches
sur la polyarthrite, l’ ARP a été créée le 3 mai 1989 par deux familles de
polyarthritiques (Jacques Courtin-Clarins et Denis Bloch), le soutien de cliniciens
et de chercheurs, l’aide financière de la Société Clarins et de ses fournisseurs
et la collaboration des associations de polyarthritiques AFP et ANDAR.
- Récolter des dons pour financer la Recherche sur
la Polyarthrite.
- Développer la Recherche Fondamentale autour des
pathologies inflammatoires rhumatismales et en particulier autour de la
Polyarthrite Rhumatoïde et de l'Arthrite Chronique
Juvénile.
-
Développer la Recherche Clinique.
- Sensibiliser le grand public, en étroite collaboration
avec les autres associations de polyarthritiques.
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ARP (2)
Néphrologie urologie, médecine biologique
- [Angl. : PRA - Plasma renin activity] Abrév. Activité
rénine plasmatique. * rénine :
du latin
renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins : * plasmatique
: du grec plasma [plasmo-, -plasme, plasmatique], ouvrage façonné. En
biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire. La mesure de l'activité rénine plasmatique
est indiquée lors de fuites urinaires importantes de potassium. Une valeur très
élevée traduit l'existence d'un hyperaldostéronisme dit secondaire. La valeur
normale de l'ARP est de 1,5 à 5,7 ng/mL/H (nanogrammes par millilitres par
heure). On peut également mesurer l'ARP dans le cas d'une HTRV (hypertension
rénovasculaire) avec hyperactivité du système rénine-angiotansine. (Voir les
termes rénine et angiotensine).
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ARTP
Cancérologie, andrologie, recherche médicale
- [Angl. : Association for research of prostate tumors] Abrév. Association
pour la Recherche sur les Tumeurs de la Prostate.
* tumeur :
du latin
tumor de tumere [tumoro-, tumeur, -tumoral], être gonflé ; *
prostate : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant -
relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure
le col vésical et une partie de l’urètre. L'ARTP a été
créée sur le constat que la recherche fondamentale et clinique était très insuffisamment
développée en France pour faire face au défi médical de grande ampleur que constituent
les tumeurs de la prostate, une des principales causes de morbidité et de mortalité chez
l'homme après 40 ans. Le but premier de L'ARTP était et demeure d'aider à redresser cette
situation préoccupante. Le principe de la constitution du premier conseil scientifique a
été la réunion de personnalités scientifiques et médicales de notoriété reconnue dans
divers domaines de l'urologie, de la cancérologie, de la génétique moléculaire, de
l'endocrinologie, de la biochimie, de la pharmacologie, de l'anatomie pathologique
et de l'épidémiologie, pour encourager le développement de recherches sur les tumeurs
prostatiques en tirant profit des approches qui se sont révélées porteuses dans d'autres
domaines de la pathologie tumorale.
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ASA
Anesthésiologie réanimation
- [Angl. : ASA - American Society of
Anesthesiology] Abrév. Société Américaine d'Anesthésiologie. * an :
du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; *esthésie : du grec aisthêsis
[esthésio-, esthésie], sensation, perception ;
* logie :
du grec
logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours,
raison. ASA Score : indice de gravité
en anesthésie mis au point par l' ASA,
de 1 à 5. Exemples : indice 1 pour un patient en bonne santé devant subir
une opération pour une hernie inguinale. Indice 2 pour un patient avec une
maladie générale modérée (bronchite chronique, obésité modérée, diabète
contrôlé par le régime, infarctus du myocarde ancien, HTA modérée). Indice
3 pour un patient qui a une maladie grave mais non invalidante : insuffisance
coronaire avec angor, diabète insulinodépendant, obésité pathologique,
insuffisance respiratoire modérée. Indice 4 pour un patient avec maladie
générale invalidante mettant en jeu le pronostic vital : insuffisance
cardiaque sévère, angor rebelle, insuffisance respiratoire, rénale ou
hépatique ... Indice 5 pour les patients moribonds qui ne survivraient pas plus
de 24 heures, avec ou sans opération : rupture d'anévrisme de l'aorte
abdominale, en grand état de choc.
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ASH
(1)
Immunologie allergologie, médecine biologique
- [Angl. : Antistreptohyaluronidase] Abrév. Antistreptohyaluronidase. * anti :
du préfixe
anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; *
strepto : du grec streptos [strepto-], contourné, relatif aux
bactéries en forme de chaînettes ; * hyaluro : du grec hualos
[hyal(o)-], verre et, par extension, transparent, relatif à l’acide
hyaluronique, hyalin et visqueux ; * ase : du suffixe -ase, qui
signifie enzyme, synonyme de diastase. La hyaluronidase est une exoenzyme sécrétée par les streptocoques du groupe A (pyogènes,
c'est-à-dire qu'ils provoquent l'apparition de pus), C et G. La hyaluronidase a un effet
lytique sur la substance de base du tissu conjonctif et se comporte, de ce fait, comme un
facteur favorisant la diffusion de l'infection. A leur contact, l'organisme sécrète des
anticorps antiexoenzyme que l'on peut mettre en évidence. L'antistreptohyaluronidase qui
agit contre certains streptocoques est aussi nommée antihyaluronidase.
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ASH (2)
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales
- [Angl. : Hospital orderly] Abrév. Aide-soignant(e)
hospitalier(ère). Il existe plusieurs sites internet concernant cette
profession, dont "L'espace internet au service de la profession aide-soignante"
avec un lien permettant la consultation du "Décret n° 2000-844 du 31
août 2000 ... portant statuts particuliers des aides-soignants et des agents
des services hospitaliers de la fonction publique hospitalière".
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ASLO
Immunologie allergologie, médecine biologique
- [Angl. : ASLO - Antistreptolysin O] Abrév. Antistreptolysine
O * anti :
du préfixe
anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; *
strepto : du grec streptos [strepto-], contourné, relatif aux
bactéries en forme de chaînettes ; * lysine : du grec lusis
[lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. C'est un anticorps qui neutralise la streptolysine, toxine due à des
streptocoques hémolytiques A. Les streptocoques du groupe A (Streptococcus pyogènes), C
et G sécrètent quatre sortes d'exoenzymes : * les streptolysines O et S qui hémolysent les
hématies (seule la streptolysine O est antigénique), * la hyaluronidase qui, par
l'action
fluidifiante de l'acide hyaluronique agit sur la substance fondamentale, * la streptodornase qui
hydrolyse l'ADN, * la streptokinase qui dissout les caillots sanguins par lyse de la fibrine.
En réponse à la présence de ces exoenzymes, l'organisme fabrique des anticorps anti-exoenzymes
que l'on peut mettre en évidence, même après la disparition des streptocoques. La valeur sérique normale
de l'ASLO est nulle ou < 200 unités. Elle augmente dans les infections à streptocoques ß
hémolytiques (surtout du groupe A) responsables entre autres de rhumatismes articulaires aigus,
de glomérulonéphrites, d'endocardites bactériennes.
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ASMR
Pharmacologie - [Angl. : Improvement in clinical benefit] Abrév. Amélioration du service médical rendu.
Voir d'abord SMR (service médical rendu). Lorsqu'un visiteur médical présente un nouveau
médicament à un médecin, il doit lui remettre en même temps un avis de la
Commission de Transparence nommé ASMR qui donne, pour ce médicament, son
niveau d'ASMR. Ce niveau figure généralement sur la notice contenue dans
l'emballage du médicament. On distingue actuellement : * Niveau I : Progrès
thérapeutique important. * Niveau II : Amélioration importante en termes
d'efficacité thérapeutique et/ou de réduction des effets indésirables. *
Niveau III : Amélioration modeste en termes d'efficacité thérapeutique et/ou
de réduction des effets indésirables. * Niveau IV : Amélioration mineure en
termes d'efficacité thérapeutique et/ou d'utilité au plan clinique
(acceptabilité, commodité d'emploi, observance), complément de gamme
justifié ou avantage potentiel lié aux propriétés pharmaceutiques ou au
moindre risque d'interaction médicamenteuse. * Niveau V : Pas d'amélioration
avec avis favorable à l'inscription. * Niveau VI : Avis défavorable à
l'inscription collectivité ou Sécurité sociale. * ASMR 00 : amélioration
difficile à préciser.
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ASP
Imagerie médicale et interventionnelle - [Angl. : Plain abdomen] Abrév. Abdomen
sans préparation de face. *
abdomen : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre,
partie du tronc située sous le diaphragme. Radiographies de l'abdomen sans utiliser
de produits de contraste radio-opaques. La radio simple, systématique de
l'abdomen n'a guère d'intérêt. La radio simple de l'abdomen doit être orientée sur
une donnée précise, recherche d'un calcul radio-opaque dans le trajet urétéral par
exemple (projection sur l'extrémité des apophyses transverses puis à proximité de
la paroi pelvienne). Dans la majorité des cas, les nouvelles méthodes montrent avec
plus de précision ce que montrait l'abdomen sans préparation (taille des reins, calcifications
diverses) ; l'abdomen sans préparation complète un examen scanographique ou IRM pour
repérer dans l'ensemble abdominal une anomalie vue sur une coupe particulière.
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ATB
Pharmacologie - [Angl. : ATB -
Antibiotic] Abrév. Antibiotique.
* anti :
du préfixe
anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) : * bio
: du grec bios [bio-, -biose, -biotique], vie. Médicaments capables d'inhiber la croissance bactérienne (activité bactériostatique) et
de détruire toutes les bactéries d'une ou plusieurs espèces à 100% (activité bactéricide). Ex.
: toxicité de certains ATB, efficacité d'un traitement ATB.
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ATBG
Médecine biologique -
[Angl. : Antibiogram] Abrév. Antibiogramme. * anti :
du préfixe
anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; *
bio : du grec
bios [bio], vie ; * gramme :
du grec gramma, [-gramme],
lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit. Méthode biologique basée sur la mise en culture des germes éventuellement
présents dans un liquide biologique (sang, urine, liquide céphalorachidien) et permettant de déterminer
quels antibiotiques peuvent entraver leur développement. La méthode la plus courante
consiste à placer des disques imprégnés de divers antibiotiques sur une culture de la
bactérie examinée et à mesurer le diamètre de la zone d'inhibition de culture autour du disque.
Selon ce diamètre, on dira que la souche est, pour un antibiotique donné, sensible,
résistante ou intermédiaire. Pour la technique concernant
l'antibiogramme, voir la page "Mise
en évidence de l'action d'un antibiotique"
Schéma d'un antibiogramme.
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ATCD
Médecine générale - [Angl. : Antecedent] Abrév. Antécédent(s). Abréviation utilisée sur les rapports médicaux et les ordonnances pour "antécédents". Dans certains actes médicaux,
comme une grossesse par exemple, il est important de connaître certains ATCD,
notamment ceux concernant la circulation sanguine, les antécédents
thrombo-embolytiques, entre autres.
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ATLL
Médecine biologique, cancérologie - [Angl. : ATLL - Adult
T-Cell Leukemia Lymphoma] Abrév. Leucémie
Lymphoïde T. * leuco :
du grec
leukos [leuc(o)-], blanc ; * émie : du grec haima, [-émie,
héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * lympho : du latin
lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * oïde
: du grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l’apparence.Connue aussi sous le nom de leucémie
lymphoïde T qui touche les adultes. Responsable : le virus HTLV-I (Human T-Cell Leukemia Virus). C'est une forme de leucémie extrêmement agressive, à évolution
rapide, chimiorésistante. L'issue est généralement fatale en quelques mois, car les cellules
leucémiques infiltrent tous les organes.
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ATNC
Médecine biologique - [Angl. : NCTA - Non-conventional transmissible agent = prion] Abrév. Agent
Transmissible Non Conventionnel. Les agents transmissibles non conventionnels
(ATNC) ou prions induisent des maladies neurologiques lentes toujours mortelles chez
l'homme et chez l'animal. Leur nature n'est toujours pas connue avec précision. Sur le plan
neuropathologique, l'atteinte du système nerveux central se caractérise par une spongiose neuronale
et une gliose avec hyperastrocytose, en l'absence de tout signe inflammatoire central ou périphérique.
Sur le plan biochimique, les prions induisent l'accumulation, proportionnellement au titre infectieux,
d'une protéine de l'hôte, la PrP, sous une isoforme résistante partiellement à la protéinase K.
Pour certains auteurs, cette protéine modifiée serait l'agent lui-même, alors que d'autres associent
à ces agents une information génétique dont la nature reste à préciser. Les ATNC sont particulièrement résistants
aux procédés de décontamination physiques et chimiques. Ils sont transmissibles expérimentalement et au
travers d'actes chirurgicaux ou médicaux impliquant le système nerveux central : utilisation d'instruments
de neurochirurgie insuffisamment décontaminés, d'électrodes profondes, greffes de tympan, de cornée ou de
dure mère, traitement par des hormones d'origine hypophysaire. Ces accidents dramatiques justifient amplement
la mise en place de mesures de santé publique visant à minimiser le risque lié aux ATNC.
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ATP
ATP artificiel
Biochimie, médecine biologique - [Angl. : ATP - Adenosine triphosphate, artificial ATP] Abrév. Adénosine
triphosphate. *
adénosine :
du grec
adên, [adéno-, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et
aux ganglions lymphatiques ; * tri : du latin et du grec tri
, trois ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-,
phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels,
notamment les phosphates. Adénosine-5'-triphosphate. Nucléotide, de la famille des purines, servant à
emmagasiner et à transporter de l'énergie. Il est constitué de l'adénine, du ribose et de trois groupes
phosphates unis les uns aux autres par deux liaisons pyrophosphates à haut potentiel énergétique. C'est
le transporteur (échangeur) d'énergie dans la cellule. L’énergie des métabolites est partiellement transférée
à des molécules d’ ATP qui représentent la source fondamentale d’énergie directement utilisable par les
cellules.
ATP artificiel : Le carburant organique universel est l’adénosine triphosphate ou ATP, molécule facile à produire en
laboratoire à partir d’un mélange de gaz riche en phosphore :
l’adénine (un nucléoside) se couple avec un sucre (le ribose) pour former
l’adénosine et avec une molécule triphosphate 3(PO4)3-. Sa
propriété la plus importante est la libération d’énergie lors de sa cassure
: ATP
-> ADP ou adénosine diphosphate + (PO4)3- + énergie
utilisable par la cellule. Au cours de l'évolution, les premières cellules ont
dû capter l’ATP (abondant dans la soupe primordiale) et il leur suffisait de
casser ces molécules pour libérer l’énergie dont elles avaient besoin. A ce
stade, l’ADP était rejeté comme un déchet. L’ATP est le fournisseur d’énergie de
la cellule et restera le carburant universel du vivant.
Japon - Un
groupe de recherche de l'Institut de Technologie de Tokyo (Hamamatsu Photonics)
a réussi a recréer artificiellement la synthèse d'adénosine triphosphate (ATP).
L'énergie cellulaire est obtenue par la dégradation d'ATP en ADP provoque par la
rotation d'un moteur moléculaire compose de protéines. Les chercheurs ont
synthétise artificiellement l'ATP en attachant de petites perles magnétiques au
moteur moléculaire et en les faisant tourner avec un électro-aimant.
Le cycle de l'ATP
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ATP (2)
Pharmacologie - [Angl. : Programmed stoppage of treatment] Abrév. Arrêt de
traitement programmé. Dans le cas d'un arrêt de travail programmé par un
médecin, pour une intervention chirurgicale par exemple, l'assuré demande le
ou les formulaires nécessaires auprès de sa CPAM (caisse primaire d'assurance
maladie) et se rend ensuite à l'hôpital avec ces formulaires. Pour toute
personne appartenant à la communauté européenne, le règlement s'effectue
alors directement entre la CPAM et l'hôpital, dispensant à l'assuré de payer les soins.
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ATP (3)
Angiologie et médecine vasculaire, cardiologie, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Transluminal percutaneous angioplasty] Abrév. Angioplastie transluminale percutanée. *
angio : du grec aggeion [angio], vaisseau : * plastie : du
grec plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention
modifiant les formes ou les rapports des organes ; en cytologie, un plaste est
un organite de la cellule ; * trans : du latin trans [trans-],
au-delà, à travers ; *
luminale :
du latin
lumen [-luminal, -luminescence], lumière ; en biologie, désigne l’intérieur
d’un vaisseau ou d’une cavité ; * per : du latin per [per-], à
travers, de part en part, au moyen de. A noter que ce préfixe peut avoir de
nombreux autres sens et en particulier celui de superlatif, c’est-à-dire qu’il
renforce le sens de ce qui suit ; * cutanée : du latin cutis
[cuti-, -cutané], peau. Lors de l'angioplastie
aussi appelée angioplastie transluminale percutanée, ou encore dilatation, un tube connu sous le
nom de cathéter, ou gaine, est inséré à l'intérieur de l'artère fémorale dans l'aine. L'injection
d'un colorant permet de visualiser sur un écran de télévision ou moniteur, le rétrécissement de
l'artère. Dans la gaine, on introduit un mince tube muni à son extrémité d'un ballonnet afin d'atteindre
le lieu de rétrécissement (par exemple dans l'artère coronaire). Une fois arrivé au point de blocage,
on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le ballonnet grossit, il écrase et
étale les dépôts présents sur la paroi de l'artère. La lumière de l'artère est ainsi agrandie
pour permettre au sang de s'écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite enlevé.
L'intervention dure environ trois heures. Elle peut être complétée par la pose d'un stent, sorte
de ressort qui est placé contre la paroi interne de l'artère et qui évite une
resténose.
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ATPase
Biochimie, médecine biologique - [Angl. : ATPase - Adenosine triphosphatase] Abrév. Adénosine triphosphate. * adénosine : du grec adên, [adéno, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et aux ganglions lymphatiques ; * tri :
du latin et du grec tri, trois ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosphor(o)-, phosphate, phosphato], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; ase : du suffixe -ase qui signifie enzyme, synonyme de diastase. L'ATPase est une enzyme qui est capable de dissocier l'ATP en une molécule d'ADP (adénosine diphosphate) et un phosphate inorganique (Pi). Cette dissociation libère de l'énergie qui est réutilisable par la cellule. Haut de page.
ATU
Pharmacologie - [Angl. : Temporary authorization to use] Abrév. Autorisation temporaire
d'utilisation. L'ATU permet aux malades d'avoir accès aux
médicaments avant ou hors AMM. L'ATU dite de cohorte, doit être demandée par le laboratoire pharmaceutique.
L'ATU dite nominative,
doit être demandée par le médecin hospitalier. Dans tous les cas, c'est le laboratoire pharmaceutique
qui choisit de délivrer le produit à titre gratuit ou onéreux. La durée maximale est d'un an, parfois prolongée.
Haut de page.
AUSP
Imagerie médicale et interventionnelle, urologie
- [Angl. : Plain urinary tract] Abrév. Arbre urinaire sans préparation. Cet examen sans
injection d'un produit opacifiant (ou radio-opaque), permet d'étudier les ombres
rénales, les bords des psoas et d'éventuelles opacités de tonalité calcique,
comme les lithiases rénales, urétérales ou vésicales. Calculs calciques dans l'uretère
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AVC
AVCI
AVCH
Angiologie et médecine vasculaire - [Angl. : CVA -
Cerebrovascular accident ou stroke] Abrév. Accident
vasculaire cérébral. * vasculaire :
du latin
vasculum [vascol(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin) ; * cérébral :
du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau. Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des complications
aiguës (soudaines) d'une maladie vasculaire, dus à un arrêt de la vascularisation sanguine dans un
territoire cérébral (infarctus cérébral ou AVCI - ischémique) ou à une rupture d'un vaisseau (hémorragie cérébro-méningée
ou AVCH - hémorragique). Ils
représentent en France la troisième cause de mortalité et la première cause d'invalidité. Leur manifestation
la plus habituelle est l'hémiplégie (paralysie d'un hémicorps). Dans le langage populaire, un AVC est
aussi appelé "attaque" ou "congestion cérébrale". Le nombre de nouveaux cas
annuels est évalué à 100 000 pour la France et il y a 35 000 récidives annuelles chez d'anciens malades.
Le nombre de personnes atteintes d'AVC est estimé en France à 500 000. Ils sont un peu plus fréquents chez
l'homme (4 hommes pour 3 femmes), surviennent plus souvent en hiver. Le nombre de cas augmente avec l'âge,
l'incidence étant de 40 pour 1000 au-delà de 85 ans. La lésion cérébrale entraîne des déficiences
variées. Si le déficit moteur est le plus habituel, d'autres troubles sont observés : troubles de la
sensibilité, atteintes variées des fonctions cognitives : langage, compréhension, mémoire, perception du
temps et de l'espace...
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AVG (1)
Gynécologie obstétrique, neurochirurgie, angiologie,
imagerie médicale - [Angl. : Aneurysm of the vein of Galien] Abrév. Anévrisme de la veine de Galien.
* anévrisme :
du
grec aneurisma [anévrism(o)-], dilatation ; * veine :
du
latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines, vaisseaux qui
ramènent le sang vers le cœur ; * Galien Claude : médecin grec, né
probablement vers 201 à Pergame, mort vers 201 à Pergame ou à Rome ; il a fait
d’importantes découvertes en anatomie et son œuvre, qui reposait sur l’existence
des « humeurs » a servi de référence jusqu’à la Renaissance. L'anévrisme
(on écrit aussi anévrysme) de la veine de Galien correspond à une dilatation de
l'ampoule de Galien, conséquence d'une ou plusieurs fistules artérioveineuses.
C'est sur le trajet de la veine jugulaire interne, à l'intérieur du crâne, que
le sinus droit se ramifie et c'est à ce niveau que se situe l'ampoule de Galien.
L'AVG est une affection non héréditaire rare mais de pronostic redoutable. Mis
en évidence par l'échodoppler, l'AVG est généralement associé à une insuffisance
cardiaque anténatale et, dans ce contexte, les chances de survie sont infimes.
Par contre, si le fœtus reste stable sur le plan hémodynamique, et que l'AVG
est de petite taille, la survie postnatale est tout-à-fait possible, moyennant
un traitement par embolisation une semaine environ après la naissance.
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AVG (2)
Pharmacologie - [Angl. : Earned year of life] Abrév.
Année de vie gagnée. L'AVG est un facteur qui intervient dans
l'évaluation médico-économique d'un médicament et donc sur sa future prise en
charge par les organismes de remboursement (Caisse Nationale d'Assurance
Maladie, mutuelles). Pour l'utilisation d'un médicament donné dans une
pathologie donnée, le résultat est exprimé en unité monétaire (€, $ ...) par
unité de vie gagnée, c'est-à-dire le prix à payer avec ce traitement pour gagner
une année de vie.
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AVG (3)
avg
Médecine générale, médecine biologique -
[Angl. : AVG -
Average] Abrév. Average. Mot anglais signifiant "moyenne".
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AVK
Médecine biologique, hématologie - [Angl. : AVK - Antivitamin K] Abrév. Antivitamine
K. * anti :
du préfixe
anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; *
vita : du latin vita, vie ; * amine : du mot amine, de
am(moniac), caractérisé par la fonction -NH2. Traitement anticoagulant bloquant la fabrication des facteurs de coagulation
dont la synthèse nécessite la présence de vitamine K. Pour qu'un traitement par les antivitamines K soit
efficace et non dangereux, on admet en général qu'il faut que le temps de Quick se situe aux alentours de
30% mais ne descende pas au-dessous de 20%. A vrai dire, la dose efficace est celle qui procure une
hypocoagulabilité globale modérée mais nette et il est nécessaire, pour chaque malade, d'effectuer en
même temps un test de coagulabilité globale (temps de céphaline-kaolin ou thromboélastogramme).
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AVM
Cancérologie, endocrinologie et métabolismes - [Angl. : VMA - Vanillylmandelic acid] Abrév. Acide
vanylmandélique urinaire. * acide :
du latin
acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * vanyl : de l’espagnol
vainilla, du latin vagina [vanyl, vanillyl, vanillique], petite
gaine, en rapport avec les fruits en gousse de la vanille ; * mandélique : du
bas latin amandula, altération de amandala qui altère lui-même le
latin classique amygdala, du grec amugdalê ; pourrait aussi venir
de mandorle, emprunté à l’italien (1930) mandorla « amande » altération
de amandola.. Autre dénomination : Vanylmandélate. Comme l'acide homovanillique,
c'est un métabolite des catécholamines, présent dans les urines, dont le taux est anormalement élevé
dans le cas de métastases ou d'une tumeur de gros volume (notamment de la médullosurrénale), mais aussi
de phéochromocytomes malins ou de neuroblastomes. Syn. : VMA.
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