Mots, expressions Etymologie, définition
Ablutophobie
Psychologie psychiatrie - [Angl. : Ablutophobia] N. f. * ablutio : du latin ablutio, de abluere, laver
; * phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. L'ablutophobie est la peur panique irraisonnée de
se laver. Haut de page.
Achluophobie
Psychologie psychiatrie - [Angl. : Achluophobia] N. f. * achluo : du grec achluo : devenir sombre, s'obscurcir
; * phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. L'achluophobie est la peur panique, la crainte
morbide du noir. Les personnes qui en sont atteintes ne peuvent dormir sans une
lumière. Haut de page.
Affect
Psychologie psychiatrie - [Angl. : Affect] N. m. * affect : du latin affectare, avec
influence de affectus, sentiment. Un affect est une
expression émotionnelle, éventuellement réprimée ou déplacée, des conflits
constitutionnels du sujet. Les concepts d'affect, de pulsion et d'angoisse sont
étroitement imbriqués. Cette notion d'affect est contemporaine de la naissance
de la psychanalyse, puisque S. Freud opère sa première classification des
névroses selon la façon dont un sujet se comporte au regard de ses affects.
L'affect ou état émotionnel peut être agréable ou pénible, se présenter comme
une décharge temporaire ou sous une forme stable et prolongée. Haut de page.
Afférent Afférente
Anatomie, angiologie, neurologie - [Angl. : Afferent] Adj. * afférent, ente, ence : du latin afferens,
de affere, apporter, lui-même formé de ad-, préposition qui indique un mouvement
vers, en direction de, et de ferre, porter (*). Les adjectifs
afférent, afférente, caractérisent un vaisseau qui apporte un liquide à (vers)
un organe, ou un nerf qui est parcouru par un influx nerveux qui circule vers un
organe. Ces adjectif sont donc souvent synonymes de centripète (de l'extérieur
vers le centre). L'adjectif efférent, du latin efferens,
qui porte dehors, lui-même formé de ex-, hors de et ferre, porter
(*) a le sens inverse : il qualifie un vaisseau qui emporte un liquide
hors d'un organe ou un influx nerveux qui circule dans un nerf en s'éloignant de
l'organe. Syn. centrifuge (du centre vers la périphérie). A titre d'exemple, les
nerfs sensitifs sont afférents par rapport au système nerveux central (encéphale
et moelle épinière) car ils y apportent les messages nerveux venus des organes
sensoriels, alors que les nerfs moteurs sont efférents, toujours par rapport au
système nerveux central car c'est de là que partent les influx nerveux qui vont
provoquer les contractions, donc les mouvements des muscles. Autre exemple : par
rapport au cœur, les veines ont afférentes car elles y apportent le sang venu de
tout le corps, alors que les artères sont efférentes car elles emportent le sang
vers tous les organes du corps. Pour un organe donné comme le rein par exemple,
c'est l'inverse : les artères rénales sont afférentes car elles y apportent le
sang oxygéné et riche en nutriments, les veines rénales sont efférentes car
elles emportent le sang chargé de dioxyde de carbone et des déchets cellulaires. C'est la raison pour laquelle les adjectifs afférent et efférent n'ont de sens
que par rapport à un organe donné.
(*) Petite précision concernant le passage de ad- ferre et de ex- ferre à afférent et efférent ; c'est ce que l'on nomme une
assimilation : la dernière consonne du préfixe ad ou ex (donc le "d" ou le "x")
est assimilée à la consonne suivante donc au "f", ce qui explique les deux "f"
dans afférent et efférent. Haut de page.
Aine
Anatomie - [Angl. : Groin] N. f. * aine : du
latin populaire inguinem, du latin classique inguen, inguinis [inguin(o)-, inguinal], relatif à la zone située entre le haut des cuisses et le
bas-ventre. L'aine est la région formée par le pli anguleux situé
entre le haut des cuisses et l'abdomen, plus précisément le bas-ventre. Haut de page.
Âgisme
Psychologie, sociologie - [Angl. : Agism, ageism] N. m. *age : du
latin populaire aetaticum, du latin classique aetas, aetatis,
temps écoulé depuis la naissance. L'âgisme est une forme de discrimination envers
les personnes âgées, sorte de racisme anti-vieux. Il existe un "Observatoire de
l'Âgisme", créé en 2008, dont voici un petit extrait de son site Internet : "L’observatoire
de l’âgisme est un collectif (réunissant associations, médias, chercheurs,
individus), ayant pour objet d’assurer une veille documentaire et informative
concernant l’âgisme, de développer les connaissances sur l’âgisme et de
promouvoir réflexions et actions permettant de le prévenir et de lutter contre.
Par âgisme, nous entendons toute forme de discrimination, de ségrégation,
d’exclusion, bref, de racisme, prenant l’âge pour motif – quel que soit cet âge". Haut de page.
Agoraphobie Agoraphobique
Psychiatrie psychologie - [Angl. : Agoraphobia, Agoraphobic] N.
f. * agora : du grec agora, place publique ; * phobo, phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. C'est la crainte maladive, parfois accompagnée de malaises aussi divers que nombreux, qu'éprouvent certaines personnes situées dans des
lieux publics : tachycardie, sueur, tremblements, sensation d'étouffement, douleur thoracique, nausées, vertiges, peur de devenir fou ou même de mourir. Les agoraphobiques essaient de trouver différents artifices lorsqu'ils sont obligés de se déplacer dans des lieux publics : accompagnement par un ami ou un
animal, présence d'un objet familier et rassurant comme une canne, un parapluie
etc. Haut de page.
Aphérèse
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Apheresis] N. f. * aphérèse : du grec aphairesis, suppression. Prélèvement de un ou plusieurs composants du sang (plaquettes, plasma), par une machine qui permet de
sélectionner les composants désirés et de redonner au patient (donneur) ceux que l'on ne désire pas prélever. Ex thrombocytophérèse : prélèvement sélectif
de thrombocytes (plaquettes), plasmaphérèse : prélèvement du plasma uniquement. Haut de page.
Apiphobie
Psychologie psychiatrie - [Angl. : Apiphobia] N. f. * api- : du
latin apis, abeille ;
* phobie : du
grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. L'apiphobie est la crainte morbide des abeilles, mais aussi de tous les insectes
qui possèdent un dard. Haut de page.
Appétence Appétit
Diététique, psychologie - [Angl. : Appetency, Appetite] N. f. * appétit, appétence : du latin appetitus, désir, de appetere [appétit, appétence, appét(o)-], convoiter, avoir envie.
Comme le mot appétit, les mots appétence, appétition, appétibilité et le verbe
appéter ne sont souvent mis en relation qu'avec l'alimentation : l'appétit et
l'appétence sont des désirs de s'alimenter, de manger, alors qu'ils ont un sens
plus général. On peut avoir de l'appétit ou de l'appétence pour bien d'autres
choses que des aliments, sachant que ces termes signifient aussi "avoir envie
de". Je cite un dictionnaire : "Satisfaire ses appétits naturels. L'appétit
de possession des exploiteurs n'aura jamais de limites. Une femme appétissante
dont la fraîcheur et les formes provoquent une attirance sexuelle." Il en va
de même de l'inappétence (du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le
contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller
vers ») qui signifie le manque d'appétit (syn. anorexie), voire un dégoût pour
les aliments, mais aussi un affaiblissement du (des) désir(s) : sexuel, désir de
possession...
Aspect physiologique de l'appétit : les sensations de faim et de satiété
dépendent de nombreux facteurs, dont la prise d'aliments, les rythmes des repas,
les dépenses énergétiques, l'âge, l'activité, les stocks de lipides, la glycémie
... Il y a donc une quantité d'informations qui arrivent au cerveau. C'est
l'hypothalamus qui contrôle le bilan énergétique et la prise d'aliments, et en
particulier le noyau arqué. Il reçoit et envoie des signaux d'appétence, qui
donnent naissance à la sensation de faim et de satiété ou sensation d'être repus
avec suppression du désir de manger.
Dans ce noyau arqué, il existe deux types de neurones aux fonctions antagonistes
: * un groupe de neurones libère le NPY ou neuropeptide Y, un puissant stimulant
de l'appétit. * L'autre libère les mélanocortines, dont l'hormone stimulant les
mélanocytes ou MSH ou hormone mélanotrope, qui freine l'appétit. Les adipocytes,
cellules qui stockent les triglycérides, sécrètent la leptine, hormone
fondamentale de la régulation du poids corporel. Elle diminue l'appétit et agit
simultanément, au niveau de l'hypothalamus, sur le NPY et sur les
mélanocortines. Haut de page.
Arnold (névralgie d')
Neurologie, algologie - [Angl. : Arnold's neuralgia] N. propre * névro : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * algo, algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur. Névralgie d'Arnold, nerf d'Arnold.
La névralgie d'Arnold (ou syndrome d'Arnold) concerne le grand nerf occipital et sa racine C2 (2e vertèbre cervicale). Ce nerf est également appelé nervus occipitalis major et couvre toute la partie occipitale (arrière) et pariétale (supérieure) du crâne. Cette névralgie, généralement due à une compression d'une racine du nerf, se traduit par des
maux de tête, principalement postérieurs, qui partent de la nuque et remontent vers le crâne, pouvant parfois aller jusqu'au front et aux oreilles. les traitements proposés sont
basés sur les anti-inflammatoires, antalgiques et les infiltrations de cortisone. Haut de page.
Aromathérapie
Médecine générale, médecines alternatives -
[Angl. : Aromatherapy] N. f. * aroma : du latin aroma, du grec arôma,
[arom(a)-] odeur agréable qui se dégage d'une fleur, d'un vin ... ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner.
L'aromathérapie est une méthode thérapeutique qui utilise des huiles
essentielles. Son but est de renforcer et de stimuler les défenses naturelles de
chaque individu, souvent diminuées par le stress. L'aromathérapie a aussi un but
préventif et on découvre régulièrement de nouvelles vertus aux huiles
essentielles. En janvier 2006, Luc MARLIER & col. du Centre d'Études de
Physiologie Appliquée de Strasbourg (CNRS) ont montré que les effluves de
vanille améliorent sensiblement la respiration chez les nouveau-nés prématurés.
Ils ont observé une diminution de 36% des apnées chez les bébés placés dans des
couveuses équipées d'un diffuseur à la vanille, mais que par contre, la
respiration devenait plus difficile avec une odeur désagréable, comme celle du
beurre rance. L'aromathérapie trouve actuellement des utilisations dans
plusieurs disciplines médicales, notamment en psychologie psychiatrie. Quelques
essences parmi les plus utilisées en aromathérapie (il y en a bien d'autres) :
ail, basilic, camomille, cannelle, cyprès, eucalyptus, géranium rosat, ginseng,
girofle, lavande et lavandin, mandarine, marjolaine, orange, pamplemousse, pin
sylvestre, romarin, santal, sauge, thym, vervaine, vanille. Haut de page.
Asbestose
Pneumologie, épidémiologie et santé publique -
[Angl. : Asbestosis] N. f. * asbesto : du grec asbestos [asbest(o)-], incombustible, relatif à l’asbeste ou amiante
; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques. C'est une affection reconnue comme maladie professionnelle, qui peut occasionner
des lésions irréversibles et des cancers dans les poumons. Variété de
pneumoconiose, dans laquelle l'agent pathogène est représenté par les poussières
d'amiante (ou asbeste) inhalées. Ces particules ont une structure en aiguille et
ne sont pas détruites par l'organisme. Haut de page.
Aspirine
Pharmacologie -
[Angl. : Aspirin] N. f. * aspirine : de l'allemand aspirin, lui-même formé de : * a- : privatif ou première lettre de
"acétyl" ; * spirée : du latin spiraea, plante contenant cette
molécule (la spirée, Spirea ulmaria ou reine des prés) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en
un autre mot ou substantif. A noter que Aspirine est un nom déposé. L'aspirine est l'acide acétylsalicylique (ce nom chimique lui vient du saule Salix alba), brevetée en Allemagne en 1899 et enregistrée comme
marque sous le nom d'Aspirin en 1906. La spirée et le saule contiennent
tous deux la saliciline, principe actif de l'aspirine. C'est le médicament le
plus consommé dans le monde et ses modes d'action sont nombreux. * Action analgésique : inhibition de la synthèse des prostaglandines et de la libération de bradykinine.
* Action anti-inflammatoire : au stade aigu de l'inflammation, stabilisation de la membrane lysosomiale, inhibition de l'action des médiateurs chimiques de l'inflammation.
* Action antipyrétique d'origine hypothalamique : vasodilatation et sudation provoquant une déperdition calorique importante, sans modifier les causes de la fièvre.
* Activité antiagrégante plaquettaire. * Réduction des taux élevés de protéine C réactive qui pourrait contribuer à l'activité protectrice vis à vis de l'infarctus du myocarde.
Aujourd'hui, 25% des prescriptions d'aspirine concernent la prévention de
l'infarctus du myocarde et de l'embolie cérébrale. En induisant
la synthèse du ferritine au niveau des cellules endothéliales, exercerait une activité
antioxydante qui pourrait contribuer à l'activité protectrice cardio-vasculaire : entraînerait une
réduction de l'expression de Cox 2 qui pourrait participer à l'activité anti-inflammatoire et à la prévention des cancers colorectaux. Haut de page.