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Dernière modification :
23-02-2012

Abréviations - B      Signification


BAAR - BACFA - BAV - BBB - BBD - BBD (1) - BBG - BBK - BCG - BD - Bd - BDB - BEH - BFBBFE - BGN - BGP - BID - Bid - BIP - BK - BMI - BNP - BOTE - BPC - BPCO - BPD - BRCA - BRCA1 - BRCA2 - BRCA3 - BRDV - BSA - BSP - BSRC - BT - BZD -

BAAR
Microbiologie, médecine biologique  -  [Angl. : AFB - Acid-fast bacilli]  Abrév.  Bacille acido-alcoolorésistant* bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * alcoolo : du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool ; * acido : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * résistant : du latin resistere, de sistere [-résistance], s’arrêter, s’opposer. Les bacilles acido-alcoolo-résistants peuvent être mis en évidence par la coloration de Ziehl-Neelsen (*). Il s'agit essentiellement de Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch (tuberculose) et Mycobacterium leprae ou bacille de Hansen (lèpre). Les Mycobacterium ont une coque extrêmement riche en lipides, ce qui les rend totalement imperméables à la plupart des colorations, dont celle de Gram. On utilise celle de Ziehl-Neelsen qui détruit pratiquement tous les autres germes.
(*) 1. Coloration par la fuchsine à chaud : le frottis est recouvert d'un papier filtre imprégné de fuchsine de Ziehl puis on chauffe de façon qu'il y ait émission de vapeur, pendant environ 10 minutes (le papier filtre ne doit pas sécher entièrement) ; on rince à l'eau déminéralisée.
2. Décoloration à l'acide et à l'alcool : la lame est plongée pendant 2 minutes dans un acide fort puis rincée ; on la plonge ensuite 5 minutes dans de l'alcool 90° ; nouveau rinçage.
3. Recoloration : 2 minutes avec du bleu de méthylène ; après rinçage, observation au microscope à immersion. Les mycobactéries apparaissent en rouge sur fond gris.     Haut de page.

BACFA  
Cardiologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : Bradycardia and atrial fibrillation]  Abrév.  Bradyarythmie complète par fibrillation auriculaire - Arythmie complète par fibrillation auriculaire. * a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * rythmie : du latin rhythmus ou du grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * fibrillation : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament, en rapport avec des contractions rapides et désordonnées du cœur ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans l’oreille), ou à l’oreillette.  La BACFA est une forme d'ACFA, désorganisation totale de l'activité auriculaire droite qui peut battre jusqu'à 400 contractions par minutes, voire plus, de façon très irrégulière. Dans cette pathologie, la fibre auriculo-ventriculaire qui va du noeud sinusal au noeud auriculo-ventriculaire ne transmet pas ce rythme au ventricule ce qui fait qu'il bat (heureusement) normalement : les QRS sont normaux sur un ECG, bien que plus fins et plus rapides (100 à 150 par minute), alors que l'activité auriculaire n'est plus visible (il n'y a plus d'ondes P).Il y a bloc auriculo-ventriculaire (BAV). Les cardiologues parlent de TACFA (tachyarythmie complète par fibrillation auriculaire) ou de BACFA, selon que le rythme cardiaque est accéléré ou ralenti dans cette pathologie.  Le tissu nodal dans le cœur     Haut de page.

BAV
Cardiologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : AVB - atrioventricular block]    Abrév.  Bloc auriculo-ventriculaire. * bloc : du néerlandais bloc, de l’anglais block, masse lourde et solide qui empêche tout passage ; * auriculo : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans l’oreille), ou à l’oreillette ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau ou du larynx.  Pour bien comprendre ce qu'est un bloc auriculoventriculaire (ou BAV), il faut connaître le tissu nodal et la localisation de ses principaux centres et faisceaux conducteurs. Le tissu nodal dans le cœur  Sur ce schéma, on voit que les ondes électriques responsables de la contraction du myocarde (muscle cardiaque) sont générées par un groupe particulier de cellules que l'on appelle nœud sinusal ou nœud de Keith et Flack ou nœud sinoauriculaire. Les courants sont ensuite transmis à une structure identique située entre oreillettes et ventricules : le nœud septal (de septum : cloison) ou nœud d'Ashoff-Tawara ou nœud auriculoventriculaire ou atrioventriculaire, qui provoque la contraction des oreillettes et transmet ensuite ces courants cardiaques au faisceau de His et provoque la contraction des ventricules. C'est à ce niveau que se fait le bloc auriculoventriculaire. Compte tenu de la position anatomique des différents éléments du tissu nodal, c'est d'abord l'oreillette droite qui se contracte, puis la gauche et enfin les deux ventricules. Un dysfonctionnement de ce tissu nodal ou de l'un de ses éléments provoque des troubles du rythme, dont certains cas extrêmes nécessitent la pose d'un stimulateur cardiaque ou pace maker. A noter que ce tissu nodal est en fait du tissu nerveux (intrinsèque) cardiaque. Le premier nœud et en même temps point de départ des ondes, donne au cœur un rythme de base de 120 contractions par seconde.  Le deuxième nœud (septal) a une fréquence de 70 par seconde et tout le tissu nodal est sous le contrôle du système nerveux extrinsèque du cœur (nerfs orthosympathiques et pneumogastriques).
Le bloc auriculoventriculaire (ou atrioventriculaire) est un trouble majeur du rythme cardiaque, qui se traduit par un ralentissement, voire un arrêt total de la conduction des potentiels cardiaques entre les oreillettes et les ventricules, ou plus exactement entre le noeud auriculoventriculaire (Ashoff-Tawara) et le faisceau de His. C'est le plus fréquent des blocs cardiaques. S'il est incomplet ou partiel, il peut ne provoquer qu'un simple ralentissement des ondes, alors que s'il est complet ou total, les ventricules vont battre de façon indépendante. Les cardiologues distinguent plusieurs degrés : dans le bloc de premier degré ou bloc de Mobitz type I, tous les potentiels sinusaux passent, mais avec un temps PR un peu plus long que la normale ; dans le bloc de deuxième degré ou bloc de Mobitz type II, certaines ondes sinusales sont bloquées et n'arrivent pas aux ventricules : certains QRS n'apparaissent pas ; dans le troisième degré, le blocage est complet et les rythmes auriculaires et ventriculaires sont indépendants, celui des ventricules étant plus lent que celui des oreillettes.    Un exemple de pace maker     L'innervation extracardiaque    Un exemple d'ECG normal 

BBD
Odontostomatologie  -  [Angl. : Buccodental state]   Abrév.  Bilan bucco-dentaire (ou buccodentaire).  * bilan : de l'italien balancio, balance ; * bucco : du latin scientifique bucca [bucc(o)-, -buccal], bouche ; * dento, dentaire : du latin dens, dentis [dent(o)-, -dental], dent et, par analogie, ce qui a la forme d’une dent. En 2001, la CPAM (caisse primaire d'assurance maladie) propose à tous les adolescents(es) de 15 à 18 ans, un bilan bucco-dentaire (BBD) entièrement gratuit (chez un chirurgien dentiste conventionné) et prend également à sa charge tous les soins qui découlent de ce bilan. Dans cette tranche de 15 - 18 ans, ce BBD peut être renouvelé gratuitement chaque année. De quoi s'agit-il ? Le chirurgien-dentiste effectue un bilan de santé bucco-dentaire complet, permettant d'identifier les soins éventuellement nécessaires à entreprendre. Il prodigue également des conseils d'hygiène indispensables pour une bonne conservation des dents et des gencives. Il n'est pas prévu de dispenser des soins lors de cette visite, sauf en cas d'urgence, puisqu'il s'agit d'un examen de prévention. Par contre, les soins nécessaires identifiés lors de l'examen, qu'ils soient conservateurs (détartrage, plombage...) ou chirurgicaux (extractions...), seront intégralement remboursés s'ils sont effectués dans les six mois suivant l'examen de prévention. Passé ce délai, l'assurance maladie les remboursera à 50%, comme elle le fait habituellement. Ni les soins orthodontiques (destinés à corriger l'implantation des dents), ni les prothèses ne sont pris en charge dans le cadre de cette campagne de prévention.    Haut de page.

BCG
Médecine biologique, pédiatrie, immunologie allergologie
  -  [Angl. : Bacille Calmette-Guerin]   AbrévBilié de (Bacille de) Calmette et Guérin* bacillo, bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton, nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * Albert Calmette : bactériologiste français (né en 1863 à Nice, mort en 1933 à Paris), codécouvreur avec Guérin du vaccin bilié contre la tuberculose ; Camille Guérin : vétérinaire français (né à Poitiers en 1872, mort à Paris en 1961). Désigne le vaccin  découvert en 1928. C'est le vaccin contre la tuberculose. Il est à noter que ce vaccin n'induit pas une protection absolue de l'individu, mais représente une protection efficace au niveau d'une population. L'injection se fait sous la peau (sous-cutanée) et le test consiste en une scarification à l'épaule (ou avec une bague à plusieurs micropointes). Il n'y a à priori pas de création d'anticorps par l'organisme, mais une légère réaction au niveau de la scarification montre que la vaccination est positive. En avril 2003, des chercheurs de l'Institut Pasteur annoncent leur intention de réintroduire dans ce vaccin certains gènes (qui auraient pu être "perdus") pour renforcer l'action du BCG.    Haut de page.

BDB   BBD (1)   BBG   BBB
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. : BBB - Bundle-branch block, Right bundle-branch block, Left bundle-branch block, Bilateral bundle-branch block]  Abrév. Bloc de branche - droit, gauche, bilatéral  * bloc : ou action solide qui empêche tout passage.  Voir le schéma "Le tissu nodal dans le cœur". Un bloc de branche résulte d'une lésion (dans ce cas il s'agit d'un bloc lésionnel) plus ou moins importante au niveau du faisceau de His ou de l'une de ses deux branches principales. On distingue ainsi des blocs de branche droits et des blocs de branche gauches, qui provoquent des tracés différents et décalés pour les deux ventricules. Les blocs de branche peuvent aussi résulter non pas d'une lésion définitive, mais d'une tachycardie par exemple, et on parle alors de blocs fonctionnels. En réalité, il y a un nombre important de blocs de branche possibles, en fonction de la localisation exacte du problème ou du type d'anomalie. C'est ainsi que, sans entrer davantage dans les détails, on parle de : * bloc de branche bilatéral ou bibloc lorsque la conduction des influx nerveux est perturbée dans les deux branches du faisceau de His, bloc bifasciculaire si la branche droite et un faisceau de la gauche sont concernés, trifasciculaire (branche droite et les deux faisceaux de la branche gauche) ...  Le tissu nodal dans le cœur      Haut de page.

BBK
Neurologie  -  [Angl. : Babinsky's toe sign]   Abrév.  Signe de BABINSKI* réflexe : du latin reflectere [-réflexe], retourner vers ; * cutané : du latin cutis [cuti-,  -cutané], peau ; * plantaire : du latin planta [plante, plantaire, planti-], face inférieure du pied de l’homme et des animaux, qui est en contact avec le sol.  En grattant doucement le bord externe de la plante du pied, du talon vers les orteils, avec une pointe en mousse, les orteils se recroquevillent et la plante du pied se creuse en flexion. Dans le cas inverse, les orteils s'écartent plus ou moins, s'étirent vers le haut et le pied se met en extension. C'est ce que l'on appelle le signe de Babinski ou BBK (Joseph Babinski, neurologue français, 1857 - 1932) ou signe de l'éventail et il est important de savoir que ce réflexe inversé est normal pendant les 2 ou 3 premiers trimestres qui suivent la naissance. Chez un enfant plus âgé ou chez un adulte, le signe de Babinski témoigne d'une lésion du SNC ou système nerveux central et en particulier du faisceau pyramidal.     Haut de page.

BEH
Épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Weekli epidemiologic bulletin]   AbrévBulletin épidémiologique hebdomadaire. * épidémio : du latin médiéval epidemia, du grec epidêmios [épidémi(o)-], qui séjourne dans un pays - relatif à une maladie qui touche un grand nombre de personnes dans une même région ; * logo, logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. Ses objectifs : apporter une information épidémiologique commentée, utilisable par les professionnels ; fournir des recommandations et des informations administratives utiles pour la pratique médicale et de la santé publique ; être une source d'informations sur les nouvelles maladies. Les numéros spéciaux constituent souvent une référence sur un sujet particulier (VIH, tuberculose...) et sont commandés bien au-delà de leur parution. Le BEH a donc clairement atteint son objectif initial de constituer un outil d'échange dans le champ de la santé publique et de l'épidémiologie des maladies infectieuses. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire est placé désormais sous la responsabilité de l'InVS (site Internet :  http://www.invs.sante.fr ) en maintenant une collaboration étroite avec la direction générale de la santé.      Haut de page.

BFB
Médecine physique et réadaptation fonctionnelle
  -  [Angl. : Electromyographic biofeedback]   AbrévBiofeedback électromyographique. * bio : du grec bios [bio-, -biose, -biotique], vie ; * feedback : de l’anglais feedback signifiant réaction ; * électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * grapho, graphique du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire.  Pouvant se traduire en français par "Rétroaction biologique", cette technique est utilisée pour la rééducation d'un muscle ou d'un groupe musculaire. Des électrodes sont placées à la surface de la peau pendant les exercices, qui enregistrent l'activité motrice du ou des muscles. Les résultats sont transmis par un signal acoustique ou visuel. De ce fait, même si le patient ne ressent pas l'activité de ses muscles, il peut voir ou entendre les résultats de ses efforts. Avec cette technique, l'amélioration est plus rapide. Elle est utilisée pour la rééducation de la main, de l'épaule, du quadriceps fémoral après une réparation du LCA (ligament croisé antérieur), après un AVC (accident vasculaire cérébral) etc.         Haut de page.

BFE
Neurologie
  -  [Angl. : French Office of epilepsy]   AbrévBureau Français de l'Epilepsie* épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * lepto, lepsie : du grec leptos [lept(o)-, -lepsie, -leptique], mince, faible, qui affaiblit. Depuis le 1er janvier 2006, les associations ARPEIJE et BFE ont fusionné sous une nouvelle dénomination : "Epilepsie France". Extraits du site :

"Le Comité National pour l'Epilepsie, association d'intérêt général, a pour objectifs:

BGN   BGP
Médecine biologique
  -  [Angl. : Gram-negative bacillus, Gram-positive bacillus]   AbrévBacilles à Gram négatif / positif.  * bacillo, bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet. L'expression vient de GRAM, médecin suédois, qui a eu l'idée d'utiliser un colorant iodo-ioduré pour déterminer les bactéries. Toutes les bactéries peuvent ainsi se classer en 2 grands groupes : celles qui prennent cette coloration et deviennent violettes sont dites BGP ou bacilles à Gram +, tandis que les autres, qui ne se colorent pas et restent roses, sont Gram -. Vue au microscope de bactéries Gram- .  Aujourd'hui, la coloration de Gram utilise d'abord un colorant d'aniline : le cristal violet ou violet de gentiane, puis un réactif iodé et enfin l'alcool.     Haut de page.

BD   Bd   BID   Bid
Pharmacologie, médecine générale  -  [Angl. : BD, BID - Bis in die]   Abrév. Bis in die.  Les abréviations BD, Bd, BID ou Bid se rapportent au latin Bis in die, c'est-à-dire "deux fois par jour". On peut trouver ces abréviations sur des ordonnances ou prescriptions de médicaments ou de soins.      Haut de page.

BIP
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
  -   [Angl. : Biparietal diameter]   AbrévPérimètre (ou diamètre) bipariétal. * bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition ou la duplication ; * pariéto, pariétal : du latin paries, parietis [pariét(o)-, -pariétal], paroi ; relatif aussi aux 2 os qui forment les côtés et la voûte du crâne. La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement importante.. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes : PC ou périmètre crânien, PA ou périmètre abdominal, LF : longueur fémorale, BIP : c'est le diamètre bipariétal, Image échographique  DAT : diamètre abdominal transverse.      Haut de page.

BK   BT
Pneumologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : TB - Tubercle bacillus]   Abrév.  Bacille de Koch, bacille tuberculeux* bacillo, bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * tuberculo : du latin médicinal tuberculum, de tuber [tubercul(o)-] petite tumeur ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  La tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse, due à une bactérie : le bacille Mycobacterium tuberculosis ou bacille de KOCH ou BT bacille tuberculeux ou BK, bacille "classique" dans sa forme et son organisation. Touchant à la fois l'homme et certains animaux (notamment les bovidés), cette maladie revêt des formes extrêmement variées selon les organes touchés, son mode d'évolution et la résistance des individus. La forme la plus "simple" se traduit par des lésions pulmonaires sous forme de tubercules ou nodules tuberculeux. D'autres organes peuvent être concernés : méninges, intestin, squelette, organes génitaux et même la peau. Le diagnostic de cette maladie se fait par la tuberculine, protéine purifiée obtenue à partir d'une culture de bacilles tuberculeux. Les équipes de chercheurs ciblent actuellement leurs travaux sur la mise au point de nouveaux antibiotiques (l'isoniazide est aujourd'hui le plus utilisé) qui agiraient sur les enzymes participant à la synthèse d'acides gras essentiels de l'enveloppe de la bactérie. 
Dans un article publié par The Lancet en juin 2002, une équipe de chercheurs de l'Université de Cap Town (Afrique du Sud) a montré qu'une trithérapie avec antirétroviraux réduirait de 80% les cas de tuberculoses chez les patients contaminés par le VIH (virus de l'immunodéficience humaine - SIDA).  Schéma général d'un bacille        Haut de page.

BMI
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : BMI - Body Mass Index]    Abrév.  En français Indice de masse corporelle ou indice de Quetelet. On divise le poids (en kg) par la taille (en m) au carré. Si le résultat (chiffres communiqués par le Comité Expert de l'organisation Mondiale de la Santé) est inférieur à 18,5, il y a déficit pondéral et la personne souffre de maigreur. Si l'IMC est compris entre 18,5 et 24,9 le poids est considéré comme satisfaisant. Entre 25 et 29,9, on considère que l'obésité est légère. Elle est qualifiée de surpoids ou degré 1 d'excès de poids. Entre 30 et 39,9, obésité ou degré 2 d'excès de poids. Supérieur à 40 : obésité grave (ou massive) ou degré 3 d'excès de poids, avec plus de 100% d'excès de poids. Exemple : individu de 1,80 m et 85 kg. Son indice est égal à  85 : (1,80)2 = 85 : 3,24 = environ 26, soit une légère obésité.      Haut de page.

BNP
Cardiologie, médecine d'urgence, médecine biologique  -  [Angl. : Brain natriuretic peptide]   Abrév.  Brain natriuretic peptide, peptide natriurétique cérébral* peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri], ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * cérébral : du fait de sa découverte dans le cerveau du porc (en 1998).  Le BNP est un marqueur produit par les myocytes (cellules du muscle) des ventricules et notamment du ventricule gauche, lorsque le cœur subit une pression trop élevée et surtout dans l'insuffisance cardiaque. Ce peptide n'est pas spécifique d'une pathologie particulière, mais signale une souffrance cardiaque avant même qu'elle ne soit ressentie, d'où le grand intérêt de son dosage précoce, en particulier chez les sujets à risques. En réalité, les myocytes fabriquent un précurseur : le pré-proBNP, un peptide de 134 acides aminés (AA) qui se scinde très vite en proBNP (108 AA) et en un autre peptide de 26 AA appelé peptide signal. Le proBNP passe ensuite dans le sang et se scinde de nouveau en * un peptide actif de 32 AA : le BNP que l'on dose habituellement, * le NT-proBNP, forme inactive mais dont le dosage s'avère de plus en plus intéressant (NT signifie N terminal, c'est-à-dire qu'il y a un atome d'azote N à la fin de la molécule). Les valeurs dépendent des auteurs et des laboratoires, mais on peut schématiquement retenir les suivantes : la valeur normale est inférieure à 19 pg/mL de sang veineux (1 pg = 1 picogramme, soit 10-12 g ou 1 mille milliardième de gramme). Jusqu'à 80 à 100 pg/mL, pas de réelle insuffisance cardiaque : on parle de dyspnée (difficulté respiratoire) non cardiogénique (= qui n'est pas due à une pathologie cardiaque). De 100 à 400 pg/mL (on parle de seuil de positivité), des examens complémentaires sont indiqués, notamment échographie cardiaque, écho-Doppler, ECG, gaz du sang ... Au-delà de 400 à 500 (parfois plus de 950 !) l'insuffisance cardiaque est généralement avérée. Important : les valeurs normales du BNP sont normalement plus élevées chez les femmes, augmentent avec l'âge (25 à 39 pg/mL vers 60 ans, jusqu'à 60 voire davantage après 75 ans et plus) et dans certaines pathologies rénales, hépatiques (cirrhoses), hormonales (hyperthyroïdie).       Haut de page.

BOTE
Neurologie, gériatrie  -  [Angl. : GOTS - Good oriented in time and space]   Abrév. Bien orienté dans le temps et l'espace.  L'abréviation BOTE peut figurer sur un rapport d'examen d'une personne âgée. En effet, dans le cadre d'une évaluation de l'état du système nerveux central, certains examens neurologiques spécifiques permettent de dire si un patient a une bonne capacité à s'orienter dans le temps et l'espace, en plus d'autres tests comme ceux de l'équilibre, des fonctions sensorielles (ouïe, vision ...) et cognitives. L'un des buts de ces tests est la recherche de pathologies comme la maladie d'Alzheimer ou d'autres dégénérescences du système nerveux central.       Haut de page.

BPC
Anesthésiologie réanimation
  -  [Angl. : Cervical plexus block]   AbrévBloc plexique cervical. * plexie, plexique : du grec plêssein [plex(o)-, -plégie, plexie], frapper - en médecine : choc, paralysie ; * cervico, cervical : du latin cervix, cervicis [cervic(o)-], relatif au cou, à la nuque ou au col (utérus, vessie, fémur). C'est une anesthésie locorégionale plexique cervicale (c'est-à-dire qui concerne le plexus cervical : plexus nerveux formé par les branches antérieures des 4 premiers nerfs cervicaux, formant 3 arcs situés devant les apophyses transverses des 3 premières vertèbres cervicales). Les anesthésiques locaux sont injectés au contact du plexus cervical et provoquent un bloc des influx nerveux.       Haut de page.

BPCO
Pneumologie
  -  [Angl. : COAD - Chronic obstructive airway disease]   AbrévBronchopneumapathie (ou broncho-pneumopathie) chronique obstructive. * broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche ; * pneumo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon. Syn. pulm(o)- ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. Terminologie collective pour un certain nombre de syndromes comme l'asthme, la bronchite chronique et l'emphysème pulmonaire. Les BPCO représentent l'une des principales causes de mortalité avec plus de 15 000 décès chaque année, chez près de 3 millions de personnes atteintes en France. C'est généralement au cours d'un examen de pneumologie, lors d'une spirométrie (mesure du débit respiratoire) que cette pathologie est détectée, alors qu'elle est déjà bien installée et commence à devenir invalidante. En ce qui concerne l'évolution, les parois des bronches s'épaississent progressivement et les glandes muqueuses enflammées, sécrètent du mucus en excès. Le calibre des bronches se rétrécit de plus en plus et l'air passe mal. La toux s'installe et les expectorations deviennent très fréquentes et purulentes. Le malade est en danger de mort car il n'existe pas de traitement curatif. On peut simplement soulager les malades par plusieurs techniques : oxygénothérapie, ventilation assistée, kinésithérapie pour essayer de désobstruer les voies respiratoires, chirurgie chez certaines personnes particulièrement atteintes. La bronchopneumopathie chronique obstructive se traduit par une insuffisance respiratoire chronique plus ou moins sévère et les femmes sont particulièrement exposées (du fait entre autres de l'augmentation du tabagisme chez elles) et plus atteintes que les hommes. Les causes essentielles sont bien connues : tabagisme mais aussi de nombreux autres facteurs environnementaux (pollutions professionnelles) et très probablement une prédisposition génétique non négligeable.
Aujourd'hui, les pneumologues définissent quatre stades de BPCO en fonction de l'avolution et donc de  la gravité. * Stade 0 : crachats et surinfection bronchiques. Ce stade inquiète peu les malades, surtout les fumeurs, mais les bronches sont déjà atteintes. * Stades 1 et 2 : les différence entre ces 2 stades se fait en fonction des résultats de la mesure du souffle. La toux et les expectorations deviennent plus fréquents, le sujet s'essouffle à l'effort, met plusieurs semaines pour guérir d'un simple rhume ou d'une infection respiratoire. Le rétrécissement bronchique s'accentue et les poumons sont en souffrance. * Stade 3 : le tissu pulmonaire est sévèrement atteint et l'insuffisance respiratoire est définitivement installée. Tout effort devient pénible, même la simple montée d'un escalier et la fatigue est chronique.     Haut de page.

BPD
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : Biparietal diameter]   Abrév.  Biparietal diameter* bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition ou la duplication ; * pariéto, pariétal : du latin paries, parietis [pariét(o)-, -pariétal], paroi ; relatif aussi aux 2 os qui forment les côtés et la voûte du crâne. C'est le diamètre bipariétal, connu aussi sous l'abréviation française de DBP ou BIP - voir ci-dessus -  (en anglais BPD)    Image échographique  Le Bip croît normalement de 3 millimètres par semaines jusqu'à la 25e semaine d'aménorrhée (ou SA), puis de 2 mm par semaine jusqu'à la 34e semaine et enfin de 1 mm par semaine jusqu'au terme de la grossesse.     Haut de page.

BRCA   BRCA1   BRCA2   BRCA3
Génétique, médecine biologique, recherche médicale  -  [Angl. : BRCA - BReast CAncer]   Abrév.  Breast Cancer. * breast : mot anglais signifiant poitrine, sein ; * cancer : mot anglais qui a le même sens qu'en français. Les gènes BRCA sont des gènes de prédisposition au cancer du sein et de l'ovaire, mais aussi du testicule, du thymus, entre autres. Ils se transmettent selon le mode autosomique dominant, c'est-à-dire que la présence d'un seul exemplaire muté augmente les risques d'apparition d'un cancer du sein ou de l'ovaire. Le gène BRCA1 (pour Breast Cancer gène 1) est localisé sur le bras long du chromosome 17 (17q21). Il code une protéine de 1863 acides aminés, est présent dans 16% des cancers du sein et 39% des cancers ovariens chez les femmes de moins de 50 ans. C'est un grand gène, composé de 5592 nucléotides, qui a été identifié en octobre 1994. Le gène BRCA2 est localisé sur le bras long du chromosome 13 (13q12). Il code une protéine de 3418 acides aminés. C'est un très grand gène formé de 10 257 nucléotides qui a été découvert en novembre 1995. On connaît actuellement plus de 8 000 mutations du gène BRCA1 et 200 du gène BRCA2.
Plus récemment, en février 2002, des chercheurs australiens ont découvert le gène BRCA3. 60% des femmes porteuses de l'une des deux mutations de ce gène développeront un cancer du sein avant 70 ans. Avec cette découverte, un test de dépistage pourrait prochainement voir le jour. 
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BRDV
Génétique, médecine biologique, recherche médicale  -  [Angl. : Broadhaven virus]   Abrév.  Broadhaven Virus. * Broadhaven : baie située dans le sud du Pays de Galles (UK).    Ce virus d'environ 80 nm de diamètre, doit son autre dénomination  de VP5-BRD au fait que VP-5 est sa protéine caractéristique de capside, l'autre étant la VP2. C'est un virus à ADN, qui appartient à la famille des Reoviridae, (Sedoreoviridae), au genre Orbivirus. Il n'est pas enveloppé et la capside est isoédrique et ronde. Parmi les principaux effets dus aux Orbivirus, on peut retenir les céphalées, les maladies fébriles, les myalgies.      Haut de page.

BSA
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. : SAB - Sinoatrial block]   Abrév.  Bloc sino-auriculaire.  * bloc : du néerlandais bloc, de l’anglais block, masse lourde et solide qui empêche tout passage ; * sino : du mot latin sinus [sinus(o)-, sinusal] qui signifie pli. En anatomie, désigne diverses cavités de l’organisme ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans l’oreille), ou à l’oreillette.  L'expression "bloc cardiaque" ou "bloc du cœur" est presque un terme générique, car il signifie la présence d'un bloc ou trouble de la conduction des ondes électriques au niveau du tissu nodal (voir le schéma "Le tissu nodal dans le cœur") et les différentes possibilités sont très nombreuses. Sans entrer dans les détails, on parlera de bloc sino-auriculaire ou bloc sino-atrial si l'onde se propage mal ou pas du tout entre le sinus et l'oreillette, de bloc intra-auriculaire ou intra-atrial si la lésion siège à l'intérieur même des oreillettes, de bloc auriculoventriculaire (les cas les plus fréquents) ou blocs de branche - voir ci-dessous. Le bloc binodal est plus grave, classé comme bloc du troisième degré, c'est-à-dire que c'est un bloc total qui affecte les premiers éléments du tissu nodal : noeud sinusal, voies de conduction intra-atriales, noeud septal et même le début du faisceau de His. C'est une maladie dégénérative que l'on retrouve assez souvent dans les blocs congénitaux. Le tissu nodal dans le cœur       Haut de page.

BSP
Médecine biologique, hépatologie  -  [Angl. : BSP - Sulfobromophtalein (Bromsulphalein<)]   Abrév.  Bromsulfonephtaléine* brom(o) : du grec brômos [brom(o)-], relatif au brome métalloïde (Br) ou à la puanteur ; * sulf(o) : du latin sulfur, sulfuris [sulf(o)-, -sulfate], relatif au soufre ; * one : du suffixe -one qui, en chimie, désigne la présence d’une fonction cétone ; * phtal : suffixe utilisé en chimie organique [-phtal, -phtol avec fonction alcool], dérivés du grec naphta, d’origine orientale ou ; * phtaléine : nom générique des composés formés par condensation d’une molécule d’anhydre phtalique sur deux molécules d’un phénol, avec élimination d’une molécule d’eau.  Parmi ses nombreuses fonctions détoxifiantes, le foie retient des colorants organiques, comme la bromsulfanéine qui sera ensuite éliminée par la bile (c'est sa fonction chromagogue). Ce pouvoir détoxifiant peut être mis en évidence par le test à la bromsulfone-phtaléine ou BSP. On injecte au patient une quantité donnée de BSP, puis on procède à une prise de sang et à un dosage après 15, 30 ou 45 minutes. On évalue le pourcentage de rétention de la BSP par les hépatocytes (cellules du foie). Plus cette rétention est importante (elle peut atteindre 80%), plus l'atteinte hépatique est sévère. On écrit aussi brome-sulfone-phtaléine.      Haut de page.

BSRC
Ophtalmologie, génétique  -  [Angl. : Birdshot retinochoroidopathy]   Abrév.  Birdshot retinochoroidopathy en français : choriorétinopathie de type birdshot  * chorio : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon, et à la choroïde, membrane de l’œil ; * rétino : du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * patho, pathie : du grec pathos, souffrance, changement accidentel.  La choriorétinopathie dite de type birdshot (le mot birdshot signifie fiente d'oiseau en anglais) est une forme acquise, inflammatoire et chronique. Son origine est génétique et elle entraîne une baisse constante de la vision avec de nombreux troubles associés : corps flottants, inflammation du corps vitré, taches de dépigmentation sur la choroïde (ayant pu évoquer des fientes d'oiseaux). A l'examen, l'électrorétinogramme montre de nombreuses anomalies. Il n'y a pratiquement pas de traitement à l'heure actuelle.      Haut de page.

BZD
Pharmacologie  -   [Angl. : BZD - Benzodiazepine]    Abrév.  Benzodiazépine* benzo: du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque], benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax ; * di : du préfixe grec di, deux fois ; * azépine : terme désignant un hétérocycle, comme celui du benzène, dans lequel un atome de carbone a été remplacé par un atome d’azote ; dans une diazépine, 2 carbones ont été remplacés par de l’azote.  Le mot benzodiazépine (ou BZD) est un terme générique incluant un grand nombre de molécules utilisées comme anxiolytiques, anticonvulsifiants, myorelaxants. La caractéristique des benzodiazépines est qu'elles sont basiques et très lipophiles, ce qui va leur permettre de se lier facilement aux protéines plasmatiques et de pénétrer sans difficulté dans l'encéphale où elles vont se fixer sur les récepteurs GABA (*) en augmentant son efficacité. Il en résulte un effet relaxant menant rapidement au sommeil.
(*) Abrév.   Gamma aminobutyrique acide.  * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * amino : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * butyro : du latin butyrum [butyr(o)-], beurre ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante.  C'est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central (SNC) car plus de 40% des synapses sont GABAergiques. Produit à partir de la glutamine, le GABA se fixe sur les canaux ioniques Cl- et provoque leur ouverture. Immédiatement, les ions Cl- du milieu extracellulaire pénètrent dans le compartiment postsynaptique, provoquent une hyperpolarisation de sa membrane qui devient moins excitable. L'effet du GABA est renforcé par certains tranquillisants comme le valium.   Schéma de la molécule de GABA      Haut de page.