Abréviations - B Signification
BAAR
Microbiologie, médecine biologique -
[Angl. : AFB - Acid-fast bacilli] Abrév. Bacille acido-alcoolorésistant. * bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom
donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * alcoolo : du
latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif
à l’alcool ; * acido : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur
piquante ; * résistant : du latin resistere, de sistere [-résistance], s’arrêter, s’opposer. Les
bacilles acido-alcoolo-résistants peuvent être mis en évidence par la coloration
de Ziehl-Neelsen (*). Il s'agit essentiellement de Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch (tuberculose) et Mycobacterium leprae ou bacille de
Hansen (lèpre). Les Mycobacterium ont une coque extrêmement riche en lipides, ce
qui les rend totalement imperméables à la plupart des colorations, dont celle de
Gram. On utilise celle de Ziehl-Neelsen qui détruit pratiquement tous les autres
germes.
(*) 1. Coloration par la fuchsine à chaud : le frottis est
recouvert d'un papier filtre imprégné de fuchsine de Ziehl puis on chauffe de
façon qu'il y ait émission de vapeur, pendant environ 10 minutes (le papier
filtre ne doit pas sécher entièrement) ; on rince à l'eau déminéralisée.
2. Décoloration à l'acide et à l'alcool : la lame est plongée pendant 2 minutes
dans un acide fort puis rincée ; on la plonge ensuite 5 minutes dans de l'alcool
90° ; nouveau rinçage.
3. Recoloration : 2 minutes avec du bleu de méthylène ; après rinçage,
observation au microscope à immersion. Les mycobactéries apparaissent en rouge
sur fond gris. Haut de page.
BACFA
Cardiologie, médecine d'urgence - [Angl. : Bradycardia and atrial fibrillation] Abrév. Bradyarythmie
complète par fibrillation auriculaire - Arythmie complète par fibrillation auriculaire. * a : du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; * rythmie : du latin rhythmus ou du
grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * fibrillation : du
latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament, en rapport avec des
contractions rapides et désordonnées du cœur ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit
doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans
l’oreille), ou à l’oreillette.
La BACFA est une forme d'ACFA, désorganisation totale de l'activité auriculaire droite qui peut
battre jusqu'à 400 contractions par minutes, voire plus, de façon très
irrégulière. Dans cette pathologie, la fibre auriculo-ventriculaire qui va du
noeud sinusal au noeud auriculo-ventriculaire ne transmet pas ce rythme au
ventricule ce qui fait qu'il bat (heureusement) normalement : les QRS sont
normaux sur un ECG, bien que plus fins et plus rapides (100 à 150 par minute),
alors que l'activité auriculaire n'est plus visible (il n'y a plus d'ondes P).Il
y a bloc auriculo-ventriculaire (BAV). Les cardiologues parlent de TACFA
(tachyarythmie complète par fibrillation auriculaire) ou de BACFA, selon que le rythme cardiaque est
accéléré ou ralenti dans cette pathologie. Le
tissu nodal dans le cœur Haut de page.
BAV
Cardiologie, médecine d'urgence - [Angl. : AVB - atrioventricular block] Abrév. Bloc auriculo-ventriculaire. * bloc : du
néerlandais bloc, de l’anglais block, masse lourde et solide qui
empêche tout passage ; * auriculo : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt
de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans
l’oreille), ou à l’oreillette ; * ventriculaire : du latin ventriculus
(cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte
au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau ou du larynx.
Pour bien comprendre ce qu'est un bloc auriculoventriculaire (ou BAV), il faut connaître
le tissu nodal et la localisation de ses principaux centres et faisceaux
conducteurs. Le tissu nodal dans le cœur
Sur ce schéma, on voit que les ondes
électriques responsables de la contraction du myocarde (muscle cardiaque) sont
générées par un groupe particulier de cellules que l'on appelle nœud sinusal ou
nœud de Keith et Flack ou nœud sinoauriculaire. Les courants sont ensuite
transmis à une structure identique située entre oreillettes et ventricules : le
nœud septal (de septum : cloison) ou nœud d'Ashoff-Tawara ou nœud
auriculoventriculaire ou atrioventriculaire, qui provoque la contraction des
oreillettes et transmet ensuite ces courants cardiaques au faisceau de His et
provoque la contraction des ventricules. C'est à ce niveau que se fait le bloc
auriculoventriculaire. Compte tenu de la position anatomique des différents
éléments du tissu nodal, c'est d'abord l'oreillette droite qui se contracte,
puis la gauche et enfin les deux ventricules. Un dysfonctionnement de ce tissu
nodal ou de l'un de ses éléments provoque des troubles du rythme, dont certains
cas extrêmes nécessitent la pose d'un stimulateur cardiaque ou pace maker.
A noter que ce tissu nodal est en fait du tissu nerveux (intrinsèque) cardiaque.
Le premier nœud et en même temps point de départ des ondes, donne au cœur un
rythme de base de 120 contractions par seconde.
Le deuxième nœud (septal) a une
fréquence de 70 par seconde et tout le tissu nodal est sous le contrôle du
système nerveux extrinsèque du cœur (nerfs orthosympathiques et
pneumogastriques).
Le bloc auriculoventriculaire (ou atrioventriculaire) est un trouble majeur du
rythme cardiaque, qui se traduit par un ralentissement, voire un arrêt total de
la conduction des potentiels cardiaques entre les oreillettes et les
ventricules, ou plus exactement entre le noeud auriculoventriculaire
(Ashoff-Tawara) et le faisceau de His. C'est le plus fréquent des blocs
cardiaques. S'il est incomplet ou partiel, il peut ne provoquer qu'un simple
ralentissement des ondes, alors que s'il est complet ou total, les ventricules vont battre
de façon indépendante. Les cardiologues distinguent plusieurs
degrés : dans le bloc de premier degré ou bloc de Mobitz type I, tous les potentiels sinusaux passent,
mais avec un temps PR un peu plus long que la normale ; dans le bloc de deuxième degré ou bloc de Mobitz type II, certaines ondes sinusales sont bloquées et
n'arrivent pas aux ventricules : certains QRS n'apparaissent pas ; dans le
troisième degré, le blocage est complet et les rythmes auriculaires et
ventriculaires sont indépendants, celui des ventricules étant plus lent que
celui des oreillettes. Un exemple de pace maker L'innervation extracardiaque Un exemple d'ECG normal
BBD
Odontostomatologie - [Angl. : Buccodental state] Abrév. Bilan bucco-dentaire (ou buccodentaire). * bilan : de l'italien balancio, balance ; * bucco : du latin
scientifique bucca [bucc(o)-, -buccal], bouche ; * dento, dentaire : du latin dens, dentis [dent(o)-, -dental], dent et, par
analogie, ce qui a la forme d’une dent. En 2001, la CPAM (caisse primaire
d'assurance maladie) propose à tous les adolescents(es) de 15 à 18 ans, un bilan
bucco-dentaire (BBD) entièrement gratuit (chez un chirurgien dentiste
conventionné) et prend également à sa charge tous les soins qui découlent de ce
bilan. Dans cette tranche de 15 - 18 ans, ce BBD peut être renouvelé
gratuitement chaque année. De quoi s'agit-il ? Le chirurgien-dentiste
effectue un bilan de santé bucco-dentaire complet, permettant d'identifier les
soins éventuellement nécessaires à entreprendre. Il prodigue également des
conseils d'hygiène indispensables pour une bonne conservation des dents et des
gencives. Il n'est pas prévu de dispenser des soins lors de cette visite, sauf
en cas d'urgence, puisqu'il s'agit d'un examen de prévention. Par contre, les
soins nécessaires identifiés lors de l'examen, qu'ils soient conservateurs
(détartrage, plombage...) ou chirurgicaux (extractions...), seront intégralement
remboursés s'ils sont effectués dans les six mois suivant l'examen de
prévention. Passé ce délai, l'assurance maladie les remboursera à 50%, comme
elle le fait habituellement. Ni les soins orthodontiques (destinés à corriger
l'implantation des dents), ni les prothèses ne sont pris en charge dans le cadre
de cette campagne de prévention. Haut de page.
BCG
Médecine biologique, pédiatrie, immunologie allergologie
- [Angl. : Bacille Calmette-Guerin] Abrév. Bilié de (Bacille de) Calmette et Guérin. * bacillo, bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton, nom donné à toutes les bactéries
en bâtonnet ; * Albert Calmette : bactériologiste français (né en 1863 à
Nice, mort en 1933 à Paris), codécouvreur avec Guérin du vaccin bilié contre la
tuberculose ; Camille Guérin : vétérinaire français (né à Poitiers en
1872, mort à Paris en 1961). Désigne
le vaccin découvert en 1928. C'est le vaccin contre la
tuberculose. Il est à noter que ce vaccin n'induit pas une protection
absolue de l'individu, mais représente une protection efficace au niveau d'une
population. L'injection se fait sous la peau (sous-cutanée) et le test consiste
en une scarification à l'épaule (ou avec une bague à plusieurs micropointes).
Il n'y a à priori pas de création d'anticorps par l'organisme, mais une
légère réaction au niveau de la scarification montre que la vaccination est
positive. En avril 2003, des chercheurs de l'Institut Pasteur annoncent leur
intention de réintroduire dans ce vaccin certains gènes (qui auraient pu être
"perdus") pour renforcer l'action du BCG. Haut de page.
BDB BBD (1) BBG BBB
Cardiologie, chirurgie cardiaque
- [Angl. : BBB - Bundle-branch block, Right bundle-branch block, Left bundle-branch block, Bilateral bundle-branch block] Abrév. Bloc de branche - droit, gauche, bilatéral * bloc : ou action solide
qui empêche tout passage. Voir le schéma "Le tissu
nodal dans le cœur". Un bloc de branche résulte d'une lésion (dans ce cas il
s'agit d'un bloc lésionnel) plus ou moins importante au niveau du faisceau de
His ou de l'une de ses deux branches principales. On distingue ainsi des blocs
de branche droits et des blocs de branche gauches, qui provoquent des tracés
différents et décalés pour les deux ventricules. Les blocs de branche peuvent
aussi résulter non pas d'une lésion définitive, mais d'une tachycardie par
exemple, et on parle alors de blocs fonctionnels. En réalité, il y a un nombre
important de blocs de branche possibles, en fonction de la localisation exacte
du problème ou du type d'anomalie. C'est ainsi que, sans entrer davantage dans
les détails, on parle de : * bloc de branche bilatéral ou bibloc lorsque la
conduction des influx nerveux est perturbée dans les deux branches du faisceau
de His, bloc bifasciculaire si la branche droite et un faisceau de la gauche
sont concernés, trifasciculaire (branche droite et les deux faisceaux de la
branche gauche) ... Le tissu nodal dans le cœur Haut de page.
BBK
Neurologie -
[Angl. : Babinsky's toe sign] Abrév. Signe de BABINSKI. * réflexe : du latin reflectere [-réflexe], retourner vers ; * cutané : du
latin cutis [cuti-, -cutané], peau ; * plantaire : du
latin planta [plante, plantaire, planti-], face inférieure du pied de
l’homme et des animaux, qui est en contact avec le sol. En grattant doucement le bord externe de la plante du pied, du talon vers les
orteils, avec une pointe en mousse, les orteils se recroquevillent et la plante
du pied se creuse en flexion. Dans le cas inverse, les orteils s'écartent plus
ou moins, s'étirent vers le haut et le pied se met en extension. C'est ce que
l'on appelle le signe de Babinski ou BBK (Joseph Babinski,
neurologue français, 1857 - 1932) ou signe de l'éventail et il est
important de savoir que ce réflexe inversé est normal pendant les 2 ou 3
premiers trimestres qui suivent la naissance. Chez un enfant plus âgé ou chez un
adulte, le signe de Babinski témoigne d'une lésion du SNC ou système nerveux
central et en particulier du faisceau pyramidal. Haut de page.
BEH
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : Weekli epidemiologic bulletin] Abrév. Bulletin
épidémiologique hebdomadaire. * épidémio : du latin médiéval epidemia, du grec epidêmios [épidémi(o)-], qui
séjourne dans un pays - relatif à une maladie qui touche un grand nombre de
personnes dans une même région ; * logo, logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours,
raison. Ses objectifs : apporter une information épidémiologique
commentée, utilisable par les professionnels ; fournir des recommandations et des informations
administratives utiles pour la pratique médicale et de la santé publique ; être une source
d'informations sur les nouvelles maladies. Les numéros spéciaux constituent souvent une
référence sur un sujet particulier (VIH, tuberculose...) et sont commandés bien au-delà
de leur parution. Le BEH a donc clairement atteint son objectif initial de constituer un
outil d'échange dans le champ de la santé publique et de l'épidémiologie des maladies
infectieuses. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire est placé désormais sous la
responsabilité de l'InVS (site Internet : http://www.invs.sante.fr ) en maintenant une collaboration
étroite avec la direction générale de la santé. Haut de page.
BFB
Médecine physique et réadaptation fonctionnelle
- [Angl. : Electromyographic biofeedback] Abrév. Biofeedback
électromyographique. * bio : du grec bios [bio-, -biose, -biotique], vie ; * feedback : de l’anglais feedback signifiant réaction ; * électro : du latin scientifique electricitas,
dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité
; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * grapho, graphique : du
grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. Pouvant se traduire en français par "Rétroaction
biologique", cette technique est utilisée pour la rééducation d'un muscle ou
d'un groupe musculaire. Des électrodes sont placées à la surface de la peau pendant
les exercices, qui enregistrent l'activité motrice du ou des muscles. Les résultats
sont transmis par un signal acoustique ou visuel. De ce fait, même si le patient ne
ressent pas l'activité de ses muscles, il peut voir ou entendre les résultats de ses
efforts. Avec cette technique, l'amélioration est plus rapide. Elle est utilisée pour
la rééducation de la main, de l'épaule, du quadriceps fémoral après une réparation du
LCA (ligament croisé antérieur), après un AVC (accident vasculaire cérébral)
etc. Haut de page.
BFE
Neurologie
- [Angl. : French Office of epilepsy] Abrév. Bureau
Français de l'Epilepsie. * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * lepto, lepsie : du grec leptos [lept(o)-, -lepsie, -leptique], mince, faible, qui
affaiblit. Depuis le 1er janvier 2006, les associations ARPEIJE et BFE ont fusionné sous
une nouvelle dénomination : "Epilepsie France". Extraits du site :
"Le Comité National pour l'Epilepsie, association d'intérêt général, a pour objectifs:
BGN BGP
Médecine biologique
- [Angl. : Gram-negative bacillus, Gram-positive bacillus] Abrév. Bacilles à Gram
négatif / positif. * bacillo, bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus],
petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet. L'expression vient de GRAM, médecin suédois, qui a eu
l'idée d'utiliser un colorant iodo-ioduré pour déterminer les bactéries.
Toutes les bactéries peuvent ainsi se classer en 2 grands groupes : celles qui
prennent cette coloration et deviennent violettes sont dites BGP ou bacilles à Gram +, tandis que les autres, qui ne se
colorent pas et restent roses, sont Gram -. Vue au microscope de bactéries Gram- . Aujourd'hui, la coloration de Gram utilise d'abord un
colorant d'aniline : le cristal violet ou violet de gentiane, puis un réactif
iodé et enfin l'alcool. Haut
de page.
BD
Bd BID Bid
Pharmacologie, médecine générale -
[Angl. : BD, BID - Bis in die] Abrév. Bis in die. Les abréviations BD, Bd, BID ou Bid se
rapportent au latin Bis in die, c'est-à-dire "deux fois par jour". On
peut trouver ces abréviations sur des ordonnances ou prescriptions de
médicaments ou de soins. Haut
de page.
BIP
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Biparietal diameter] Abrév. Périmètre (ou diamètre) bipariétal. * bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition
ou la duplication ; * pariéto, pariétal : du latin paries,
parietis [pariét(o)-, -pariétal], paroi ; relatif aussi aux 2 os qui forment
les côtés et la voûte du crâne. La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé,
en particulier de sa tête. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes
que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance
anormalement importante.. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner.
Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes
: PC ou périmètre crânien, PA ou périmètre abdominal, LF :
longueur fémorale, BIP : c'est le diamètre bipariétal, Image échographique DAT : diamètre abdominal transverse. Haut de page.
BK BT
Pneumologie, épidémiologie
et santé publique - [Angl. : TB - Tubercle bacillus] Abrév. Bacille de Koch, bacille
tuberculeux. * bacillo, bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom
donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * tuberculo : du latin
médicinal tuberculum, de tuber [tubercul(o)-] petite tumeur ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques. La tuberculose est une maladie infectieuse et contagieuse,
due à une bactérie : le bacille Mycobacterium tuberculosis ou bacille de KOCH ou BT bacille tuberculeux ou BK, bacille "classique" dans sa forme et son
organisation. Touchant à la fois l'homme et certains animaux (notamment les bovidés),
cette maladie revêt des formes extrêmement variées selon les organes touchés, son mode
d'évolution et la résistance des individus. La forme la plus "simple" se traduit
par des lésions pulmonaires sous forme de tubercules ou nodules tuberculeux.
D'autres organes peuvent être concernés : méninges, intestin, squelette, organes
génitaux et même la peau. Le diagnostic de cette maladie se fait par la
tuberculine, protéine purifiée obtenue à partir d'une culture de bacilles
tuberculeux. Les équipes de chercheurs ciblent actuellement leurs travaux sur la
mise au point de nouveaux antibiotiques (l'isoniazide est aujourd'hui le plus
utilisé) qui agiraient sur les enzymes participant à la synthèse d'acides gras
essentiels de l'enveloppe de la bactérie.
Dans un article publié par The Lancet en juin 2002, une équipe de chercheurs de
l'Université de Cap Town (Afrique du Sud) a montré qu'une trithérapie avec
antirétroviraux réduirait de 80% les cas de tuberculoses chez les patients
contaminés par le VIH (virus de l'immunodéficience humaine - SIDA). Schéma général d'un bacille Haut de page.
BMI
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : BMI - Body Mass Index] Abrév. En français Indice de masse corporelle ou indice de
Quetelet. On divise le poids (en kg) par la taille (en m) au carré. Si le résultat
(chiffres communiqués par le Comité Expert de l'organisation Mondiale de la
Santé) est
inférieur à 18,5, il y a déficit pondéral et la personne souffre de maigreur. Si
l'IMC est compris entre 18,5 et 24,9 le poids est considéré comme satisfaisant.
Entre 25 et 29,9, on considère que l'obésité est légère. Elle est qualifiée de
surpoids ou degré 1 d'excès de poids. Entre 30 et 39,9, obésité
ou degré 2 d'excès de poids. Supérieur à 40 : obésité grave (ou massive) ou
degré 3 d'excès de poids, avec plus de 100% d'excès de poids. Exemple :
individu de 1,80 m et 85 kg. Son indice est égal à 85 : (1,80)2 = 85 : 3,24 = environ
26, soit une légère obésité. Haut de page.
BNP
Cardiologie, médecine d'urgence, médecine biologique
- [Angl. : Brain natriuretic peptide] Abrév. Brain natriuretic peptide, peptide natriurétique cérébral. * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique
formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons
peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri],
ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, urée,
-urie, -urèse, -urétique], urine ; * cérébral : du fait de sa découverte
dans le cerveau du porc (en 1998).
Le BNP est un marqueur produit par les myocytes (cellules du muscle) des
ventricules et notamment du ventricule gauche, lorsque le cœur
subit une pression trop élevée et surtout dans l'insuffisance cardiaque. Ce
peptide n'est pas spécifique d'une pathologie particulière, mais signale une
souffrance cardiaque avant même qu'elle ne soit ressentie, d'où le grand intérêt
de son dosage précoce, en particulier chez les sujets à risques. En réalité, les
myocytes fabriquent un précurseur : le pré-proBNP, un peptide de 134 acides
aminés (AA) qui se scinde très vite en proBNP (108 AA) et en un autre peptide de
26 AA appelé peptide signal. Le proBNP passe ensuite dans le sang et se scinde
de nouveau en * un peptide actif de 32 AA : le BNP que l'on dose habituellement,
* le NT-proBNP, forme inactive mais dont le dosage s'avère de plus en plus
intéressant (NT signifie N terminal, c'est-à-dire qu'il y a un atome d'azote N à
la fin de la molécule). Les valeurs
dépendent des auteurs et des laboratoires, mais on peut schématiquement retenir
les suivantes : la valeur normale est inférieure à 19 pg/mL de sang veineux (1
pg = 1 picogramme, soit 10-12 g ou 1 mille milliardième de gramme).
Jusqu'à 80 à 100 pg/mL, pas de réelle insuffisance cardiaque : on parle de
dyspnée (difficulté respiratoire) non cardiogénique (= qui n'est pas due à une
pathologie cardiaque). De 100 à 400 pg/mL (on parle de seuil de positivité), des examens complémentaires sont
indiqués, notamment échographie cardiaque, écho-Doppler, ECG, gaz du sang ... Au-delà de 400 à 500
(parfois plus de 950 !) l'insuffisance cardiaque est généralement avérée.
Important : les valeurs normales du BNP sont normalement plus élevées chez les
femmes, augmentent avec l'âge (25 à 39 pg/mL vers 60 ans, jusqu'à 60 voire
davantage après 75 ans et plus) et dans certaines pathologies rénales, hépatiques
(cirrhoses), hormonales (hyperthyroïdie). Haut de page.
BOTE
Neurologie, gériatrie - [Angl. : GOTS - Good oriented in time and space] Abrév. Bien orienté dans le temps et l'espace. L'abréviation BOTE peut
figurer sur un rapport d'examen d'une personne âgée. En effet, dans le cadre
d'une évaluation de l'état du système nerveux central, certains examens
neurologiques spécifiques permettent de dire si un patient a une bonne capacité
à s'orienter dans le temps et l'espace, en plus d'autres tests comme ceux de
l'équilibre, des fonctions sensorielles (ouïe, vision ...) et cognitives. L'un
des buts de ces tests est la recherche de pathologies comme la maladie
d'Alzheimer ou d'autres dégénérescences du système nerveux central. Haut de page.
BPC
Anesthésiologie réanimation - [Angl. : Cervical plexus block] Abrév. Bloc
plexique cervical. * plexie, plexique : du
grec plêssein [plex(o)-, -plégie, plexie], frapper - en médecine : choc,
paralysie ; * cervico, cervical : du latin cervix, cervicis [cervic(o)-], relatif au cou, à la nuque ou au col (utérus,
vessie, fémur). C'est une anesthésie locorégionale plexique cervicale
(c'est-à-dire qui concerne le plexus cervical : plexus nerveux formé par les branches
antérieures des 4 premiers nerfs cervicaux, formant 3 arcs situés devant les apophyses
transverses des 3 premières vertèbres cervicales). Les anesthésiques locaux sont injectés
au contact du plexus cervical et provoquent un bloc des influx
nerveux. Haut de
page.
BPCO
Pneumologie - [Angl. : COAD - Chronic obstructive airway disease] Abrév. Bronchopneumapathie (ou broncho-pneumopathie) chronique obstructive. * broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-,
-bronchique], bronche ; * pneumo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon. Syn. pulm(o)- ; * patho, pathie :
du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance,
changement accidentel. Terminologie collective
pour un certain nombre de syndromes comme l'asthme, la bronchite chronique et l'emphysème
pulmonaire. Les BPCO représentent l'une des principales causes de
mortalité avec plus de 15 000 décès chaque année, chez près de 3 millions de
personnes atteintes en France. C'est généralement au cours d'un examen de
pneumologie, lors d'une spirométrie (mesure du débit respiratoire) que cette
pathologie est détectée, alors qu'elle est déjà bien installée et commence
à devenir invalidante. En ce qui concerne l'évolution, les parois des bronches
s'épaississent progressivement et les glandes muqueuses enflammées, sécrètent du
mucus en excès. Le calibre des bronches se rétrécit de plus en plus et l'air
passe mal. La toux s'installe et les expectorations deviennent très fréquentes
et purulentes. Le malade est en danger de mort car il n'existe pas de traitement
curatif. On peut simplement
soulager les malades par plusieurs techniques : oxygénothérapie, ventilation
assistée, kinésithérapie pour essayer de désobstruer les voies
respiratoires, chirurgie chez certaines personnes particulièrement atteintes.
La bronchopneumopathie chronique obstructive se traduit par une insuffisance
respiratoire chronique plus ou moins sévère et les femmes sont
particulièrement exposées (du fait entre autres de l'augmentation du tabagisme
chez elles) et plus atteintes que les hommes. Les causes essentielles sont bien
connues : tabagisme mais aussi de nombreux autres facteurs environnementaux
(pollutions professionnelles) et très probablement une prédisposition
génétique non négligeable.
Aujourd'hui, les pneumologues définissent quatre stades de BPCO en fonction de
l'avolution et donc de la gravité. * Stade 0 : crachats et
surinfection bronchiques. Ce stade inquiète peu les malades, surtout les
fumeurs, mais les bronches sont déjà atteintes. * Stades 1 et 2 : les
différence entre ces 2 stades se fait en fonction des résultats de la mesure du
souffle. La toux et les expectorations deviennent plus fréquents, le sujet
s'essouffle à l'effort, met plusieurs semaines pour guérir d'un simple rhume ou
d'une infection respiratoire. Le rétrécissement bronchique s'accentue et les
poumons sont en souffrance. * Stade 3 : le tissu pulmonaire est
sévèrement atteint et l'insuffisance respiratoire est définitivement installée.
Tout effort devient pénible, même la simple montée d'un escalier et la fatigue
est chronique. Haut de page.
BPD
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle,
gynécologie obstétrique
- [Angl. : Biparietal diameter] Abrév. Biparietal diameter. * bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition
ou la duplication ; * pariéto, pariétal : du latin paries,
parietis [pariét(o)-, -pariétal], paroi ; relatif aussi aux 2 os qui forment
les côtés et la voûte du crâne. C'est le diamètre bipariétal, connu aussi sous l'abréviation française de DBP ou BIP - voir ci-dessus -
(en anglais BPD) Image échographique
Le Bip croît normalement de 3 millimètres par semaines jusqu'à la 25e semaine
d'aménorrhée (ou SA), puis de 2 mm par semaine jusqu'à la 34e semaine et enfin
de 1 mm par semaine jusqu'au terme de la grossesse. Haut de page.
BRCA BRCA1 BRCA2 BRCA3
Génétique,
médecine biologique, recherche médicale - [Angl. : BRCA - BReast CAncer] Abrév. Breast Cancer. * breast : mot anglais
signifiant poitrine, sein ; * cancer : mot anglais qui a le même sens
qu'en français. Les
gènes BRCA sont des gènes de prédisposition au cancer du sein et de l'ovaire, mais aussi
du testicule, du thymus, entre autres. Ils se transmettent selon le mode
autosomique dominant, c'est-à-dire que la présence d'un seul exemplaire muté
augmente les risques d'apparition d'un cancer du sein ou de l'ovaire. Le gène BRCA1 (pour Breast Cancer gène 1) est localisé sur le bras long
du chromosome 17 (17q21). Il code une protéine de 1863 acides aminés, est
présent dans 16% des cancers du sein et 39% des cancers ovariens chez les
femmes de moins de 50 ans. C'est un grand gène, composé de 5592 nucléotides,
qui a été identifié en octobre 1994. Le gène BRCA2 est localisé sur
le bras long du chromosome 13 (13q12). Il code une protéine de 3418 acides
aminés. C'est un très grand gène formé de 10 257 nucléotides qui a été
découvert en novembre 1995. On connaît actuellement plus de 8 000 mutations du
gène BRCA1 et 200 du gène BRCA2.
Plus récemment, en février 2002, des chercheurs australiens ont découvert le
gène BRCA3. 60% des femmes porteuses de l'une des deux mutations de ce
gène développeront un cancer du sein avant 70 ans. Avec cette découverte, un
test de dépistage pourrait prochainement voir le jour. Haut de page.
BRDV
Génétique,
médecine biologique, recherche médicale - [Angl. : Broadhaven virus] Abrév. Broadhaven Virus. * Broadhaven : baie située dans le sud du Pays de Galles (UK). Ce virus d'environ 80 nm de diamètre, doit son autre dénomination de VP5-BRD au fait que VP-5 est sa protéine caractéristique de capside, l'autre étant la VP2. C'est un virus à ADN, qui appartient à la famille des Reoviridae, (Sedoreoviridae), au genre Orbivirus. Il n'est pas enveloppé et la capside est isoédrique et ronde. Parmi les principaux effets dus aux Orbivirus, on peut retenir les céphalées, les maladies fébriles, les myalgies. Haut de page.
BSA
Cardiologie, chirurgie cardiaque -
[Angl. : SAB - Sinoatrial block] Abrév. Bloc sino-auriculaire. * bloc : du
néerlandais bloc, de l’anglais block, masse lourde et solide qui
empêche tout passage ; * sino : du
mot latin sinus [sinus(o)-, sinusal] qui signifie pli. En anatomie,
désigne diverses cavités de l’organisme ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt
de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans
l’oreille), ou à l’oreillette.
L'expression "bloc cardiaque" ou "bloc du cœur" est presque un terme générique,
car il signifie la présence d'un bloc ou trouble de la conduction des ondes
électriques au niveau du tissu nodal (voir le schéma "Le tissu nodal dans le
cœur") et les différentes possibilités sont très nombreuses. Sans entrer dans
les détails, on parlera de bloc sino-auriculaire ou bloc sino-atrial si l'onde
se propage mal ou pas du tout entre le sinus et l'oreillette, de bloc
intra-auriculaire ou intra-atrial si la lésion siège à l'intérieur même des
oreillettes, de bloc auriculoventriculaire (les cas les plus fréquents) ou blocs
de branche - voir ci-dessous. Le bloc binodal
est plus grave, classé comme bloc du troisième degré, c'est-à-dire que c'est un
bloc total qui affecte les premiers éléments du tissu nodal : noeud sinusal,
voies de conduction intra-atriales, noeud septal et même le début du faisceau de
His. C'est une maladie dégénérative que l'on retrouve assez souvent dans les
blocs congénitaux. Le tissu nodal dans le cœur Haut de page.
BSP
Médecine
biologique, hépatologie
- [Angl. : BSP - Sulfobromophtalein (Bromsulphalein<)] Abrév. Bromsulfonephtaléine. * brom(o) : du grec brômos [brom(o)-], relatif au brome métalloïde (Br) ou à la puanteur ; * sulf(o) : du latin sulfur,
sulfuris [sulf(o)-, -sulfate], relatif au soufre ; * one : du
suffixe -one qui, en chimie, désigne la présence d’une fonction cétone ;
* phtal : suffixe utilisé en
chimie organique [-phtal, -phtol avec fonction alcool], dérivés du grec naphta, d’origine orientale ou ; * phtaléine : nom générique des composés
formés par condensation d’une molécule d’anhydre phtalique sur deux molécules
d’un phénol, avec élimination d’une molécule d’eau. Parmi ses nombreuses fonctions détoxifiantes, le foie
retient des colorants organiques, comme la bromsulfanéine qui sera ensuite éliminée par la bile (c'est sa fonction chromagogue). Ce
pouvoir détoxifiant peut être mis en évidence par le test à la
bromsulfone-phtaléine ou BSP. On injecte au patient une quantité donnée de
BSP, puis on procède à une prise de sang et à un dosage après 15, 30 ou 45
minutes. On évalue le pourcentage de rétention de la BSP par les hépatocytes
(cellules du foie). Plus cette rétention est importante (elle peut atteindre
80%), plus l'atteinte hépatique est sévère. On écrit aussi brome-sulfone-phtaléine. Haut de page.
BSRC
Ophtalmologie, génétique -
[Angl. : Birdshot retinochoroidopathy] Abrév. Birdshot retinochoroidopathy en français :
choriorétinopathie de type birdshot * chorio : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane
formée par l’embryon, et à la choroïde, membrane de l’œil ; * rétino : du latin
médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie,
désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * patho, pathie : du grec pathos, souffrance, changement
accidentel. La choriorétinopathie dite de type birdshot (le mot
birdshot signifie fiente d'oiseau en anglais) est une forme acquise,
inflammatoire et chronique. Son origine est génétique et elle entraîne une
baisse constante de la vision avec de nombreux troubles associés : corps
flottants, inflammation du corps vitré, taches de dépigmentation sur la choroïde
(ayant pu évoquer des fientes d'oiseaux). A l'examen, l'électrorétinogramme
montre de nombreuses anomalies. Il n'y a pratiquement pas de traitement à
l'heure actuelle. Haut de page.
BZD
Pharmacologie -
[Angl. : BZD
- Benzodiazepine] Abrév. Benzodiazépine. * benzo: du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque],
benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax ; * di : du préfixe grec di, deux fois ; * azépine : terme
désignant un hétérocycle, comme celui du benzène, dans lequel un atome de
carbone a été remplacé par un atome d’azote ; dans une diazépine, 2 carbones ont
été remplacés par de l’azote. Le mot benzodiazépine (ou BZD) est un terme générique incluant un grand nombre de
molécules utilisées comme anxiolytiques, anticonvulsifiants, myorelaxants. La
caractéristique des benzodiazépines est qu'elles sont basiques et très
lipophiles, ce qui va leur permettre de se lier facilement aux protéines
plasmatiques et de pénétrer sans difficulté dans l'encéphale où elles vont se
fixer sur les récepteurs GABA (*) en augmentant son efficacité. Il en résulte un
effet relaxant menant rapidement au sommeil.
(*) Abrév. Gamma aminobutyrique acide.
* gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres
grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement
en physique ou en médecine nucléaire ; * amino : amide et amine sont des
dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ;
amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de
l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * butyro :
du latin butyrum [butyr(o)-], beurre ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante. C'est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central (SNC) car
plus de 40% des synapses sont GABAergiques. Produit à partir de la glutamine, le GABA se fixe sur les canaux ioniques
Cl- et provoque leur ouverture. Immédiatement, les ions Cl- du
milieu extracellulaire pénètrent dans le compartiment postsynaptique, provoquent une
hyperpolarisation de sa membrane qui devient moins excitable.
L'effet du GABA est renforcé
par certains tranquillisants comme le valium. Schéma de la molécule de GABA Haut de page.