Abréviations - C Signification
CAF
Splanchnologie, épidémiologie et santé publique,
médecine biologique - [Angl. : Fine needle (aspiration) biopsy] Abrév. Biopsie par cytoponction à l'aiguille fine (ou ponction aspiration à l'aiguille fine ) -
en Anglais FNAC : Fine Needle Aspiration Cytology. Cet examen fiable et peu
invasif est réalisé par un cytologiste expérimenté pour des biopsies de
thyroïde, de pancréas, entre autres. Les prélèvements sont ensuite analysés par
un anatomopathologiste pour établir un diagnostic.
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CAFAD
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales - [Angl. : Certificate of capacity to help functions at Home] Abrév. Certificat
d'Aptitude aux Fonctions d'Aide à Domicile. "Cette formation n'est accessible qu'en "situation d'emploi",
c'est-à-dire qu'elle n'est ouverte qu'aux personnes qui exercent déjà des
fonctions dans un service d'aide à domicile ... Finalités de la formation :
apporter une qualification professionnelle polyvalente et préparer aux
fonctions d'aide à domicile aux familles, aux personnes âgées et auprès de
personnes handicapées ... "
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CAT (1)
Affaires sanitaires et
sociales - [Angl. : Center for assistance through work] Abrév. Centre d'Aide par le Travail. "Conditions : Vous pouvez être admis dans un CAT si vous êtes
handicapé, âgé de 16 ans au moins et - si votre capacité de production est
inférieure au tiers de la capacité d'un travailleur valide - si vous avez
besoin d'un soutien socio-éducatif, psychologique ou médical. Orientation : L'avis d'orientation est pris par la COTOREP sur examen de votre dossier
composé des formulaires Cerfa n° 612344, n° 61-2280 et n° 61-2146. Si vous
avez moine de 20 ans, la COTOREP ne pourra se prononcer qu'après avoir
consulté la commission départementale d'éducation spéciale (CDES). La
COTOREP vous remet une liste d'établissements..."
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CATCH22
Génétique - [Angl. : Cardiac anomaly, Abnormal face, Thymus hypoplasia, Cleft palate, Hypocalcaemia, 22 chromosome] Abrév. Anomalie cardiaque, anomalie de la face, hypoplasie du thymus, fente palatine, hypocalcémie, 22e chromosome.
Il s'agit des principaux symptômes d'une anomalie chromosomique : la délétion du chromosome
22q11 (22 est le n° du chromosome, la lettre q représente le bras long et le
nombre 11 traduit la position du gène sur ce bras). Schéma du chromosome 22
Ce syndrome a été décrit en 1965 par Di George. Haut de
page.
CBC
Cancérologie oncologie, dermatologie -
[Angl. : Basocellular carcinoma] Abrév. Carcinome basocellulaire. * cancer : du
grec karkinôma, de karkinos, [carcino], crabe, cancer.
; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
Un carcinome (encore parfois appelé à tort épithélioma (* épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * thélio : du grec thêlê [-thélium],
mamelon du sein ; l’épithélium désignait autrefois la peau du mamelon ; la
terminaison « -thélium » est utilisée pour désigner divers tissus ; oma :
du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction) est une
tumeur maligne qui se forme dans un épithélium (tissu de revêtement) et qui
produit de nouvelles cellules épithéliales (dites néoformées). Ces cellules ont
des pouvoirs variables de former des métastases (cellules cancéreuses qui
migrent vers d'autres tissus pour y former de nouvelles tumeurs) : c'est ce que
l'on appelle le grade histopronostique. Il existe des épithéliomas de bas grade
(95 % de survie à 5 ans), de moyen grade et de haut grade (45% de survie à 5
ans).
* Certains carcinomes de bas grade ont une malignité que l'on peut qualifier
d'atténuée : c'est le cas notamment pour le carcinome basocellulaire (CBC) ou
pagétoïde qui se forme aux dépens des cellules de la couche basale de
l'épithélium, qui a la particularité de se développer plus lentement et de
n'essaimer qu'exceptionnellement en métastases. Il se forme préférentiellement
sur les peaux blanches, après 40 ans, et plusieurs facteurs déclenchants sont
aujourd'hui bien connus : exposition prolongée au soleil, suites de brûlures,
exposition à des rayonnements ionisants. Les dermatologues attirent
régulièrement l'attention du public sur la nécessité d'une surveillance
régulière de la peau (une journée gratuite de détection chaque année dans la
plupart des cabinets de dermatologie) et la connaissance des symptômes
caractéristiques. Haut de page.
CBC (1)
Médecine biologique, hématologie -
Abrév. [Angl. : CBC Complete blood count ou FBC Full blood count] Formule sanguine complète. C'est la numération de tous les
composants cellulaires du sang : globules rouges ou hématies ou érythrocytes,
leucocytes ou globules blancs, plaquettes ou thrombocytes. Pour plus de
renseignements, voir les définitions de ces différents éléments figurés du sang,
ainsi que la définition de NFS (numération, formule sanguine). Syn. : hémogramme.
CBVAD
Génétique, médecine biologique -
[Angl. : Congenital Bilateral Absence of Vas Deferens] Abrév. Absence congénitale bilatérale des canaux déférents. Avant tout, un petit rappel sur la mucoviscidose. * muco : du latin mucus,
mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine], humeur visqueuse contenant des protides,
sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes
; * viscido : du bas latin viscosus [visc(o)-, -visqueux], glu, gélatineux, mou,
poisseux ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques. Les
chiffres : 5000 malades actuellement en France, 2 millions de porteurs du gène
muté, espérance de vie aujourd'hui supérieure à 30 ans, pas de guérison. La
transmission est autosomique récessive, c'est-à-dire que les enfants doivent
recevoir un gène muté de chacun des parents pour développer la maladie. Un
exemple de transmission de la mucoviscidose;
Ce gène CFTR, situé sur le chromosome 7, code une protéine appelée CFTR (Cystic
Fibrosis Transmembrane conductance Regulator), qui devient anormale si le gène
est muté. A l'heure actuelle, on connaît plus de 800 mutations de ce gène, dont
certaines semblent provoquer des pathologies plus graves que d'autres. Il s'agit
d'une exocrinopathie généralisée, frappant les glandes séreuses et les glandes à
sécrétion muqueuse. Sont touchés principalement : l'appareil respiratoire, le
tube digestif et ses annexes (pancréas, foie et voies biliaires), mais également
les glandes sudoripares et le tractus génital. Le mucus qui en résulte est
anormal : trop épais et déshydraté, visqueux. L'ascenseur bronchique et le
pancréas ne fonctionnent plus correctement. Les infections récidivantes des
voies respiratoires finissent par les obstruer, provoquant une dégénérescence
progressive des poumons ; le pancréas et le foie sont progressivement atteints
(fibrose kystique) par obstruction des canaux sécréteurs.
Il existe un test simple pour dépister la mucoviscidose : le test de la sueur
(élévation anormale des taux de chlore et de sodium). Les traitements sont
contraignants et sont basés essentiellement sur la kinésithérapie pour dégager
les voies respiratoires, mais aussi des aérosols, des médicaments et des enzymes
pancréatiques. Le traitement consisterait en une transplantation pulmonaire,
mais les organes disponibles sont bien insuffisants.
Les chercheurs ont mis au point des antibiotiques de plus en plus efficaces et
variés afin de lutter contre l’infection pulmonaire. L’utilisation par voie
orale d’enzymes pancréatiques permet de diminuer fortement les troubles
digestifs des patients. Ce traitement des symptômes de la maladie a augmenté
l’espérance et la qualité de vie des patients.
Mais il reste à guérir la maladie. Afin de concentrer ses efforts sur des
projets ciblés, Vaincre la Mucoviscidose a défini trois axes de recherche
prioritaires : la lutte contre l’infection et l’inflammation, la pharmacologie
de CFTR et la thérapie génique.
Pour comprendre ce qu’est un allèle. * allèle : du
grec allêlon [allèle, allél(o)-], les uns les autres. En supposant que la couleur des yeux ne
soit déterminée que par un seul gène, il existe, pour ce même gène, des variants
déterminant la couleur brune, bleue, grise, verte ... Ces variants d’un même
gène, exprimant des différences (brun, gris, bleu ...) d'un même caractère (la
couleur des yeux) sont ses allèles. Dans de nombreux cas, les allèles peuvent
subir des modifications (ou mutations) et coder alors pour une protéine anormale
et il peut en résulter une pathologie. L’allèle 5T, qui doit son nom au fait
qu'il est formé d’une suite abrégée de 5 thymidines dans l’intron 8 du gène
CFTR, est un allèle du gène CFTR du chromosome 7 (dont certaines mutations
provoquent les formes de la mucoviscidose). Comme tous les gènes, l'allèle
5T est susceptible de muter.
En étudiant l’ACD ou ABCD ou plus exactement l’ACBCD pour absence (ou agénésie)
congénitale bilatérale des canaux déférents, (en anglais CBVAD : Congenital
Bilateral of Vas Deferens), on a constaté qu’il s’agit d’une affection
congénitale à transmission autosomique (donc sans rapport avec les gonosomes ou
chromosomes sexuels) récessive (les deux parents doivent porter la mutation pour
qu'elle apparaisse chez les enfants) retrouvée chez environ 1 homme sur 1000.
L’ABCD représente donc une azoospermie obstructive (ou excrétrice) car il n’y a
pas de canaux pour permettre leur évacuation des testicules vers la prostate et
le canal éjaculateur. Des études françaises plus ciblées menées en 1990 ayant
montré que 98% des hommes atteints de mucoviscidose (donc avec le gène CFTR muté
produisant une protéine anormale) en sont atteints ont amené les chercheurs à
mettre en évidence une mutation du gène CFTR nommée Delta-F508 (la lettre delta
signifiant délétion), qu’ils ont supposé être une forme génitale de la
mucoviscidose. Ils ont étudié les exons (parties des gènes qui sont porteurs de
l’information génétique) de ce gène chez des patients atteints d’ACD et en ont
déduit un classement en quatre groupes : 2 mutations du gène CFTR ; 1 mutation
dans CFTR et une mutation dans l’un de ses allèles nommé 5T (l'allèle 5T est une
mutation caractéristique de l'absence de canaux déférents) ; 1 mutation dans le
gène CFTR ou une mutation dans son allèle 5T ; pas de mutation dans CFTR ni dans
5T. Cette étude a amené le Conseil Génétique à autoriser, dans ce dernier cas,
la technique dite ICSI (*) permettant à un homme atteint d’ACD, de pallier avec
succès son infertilité, sous réserve que l’on puisse trouver des spermatozoïdes
dans les testicules ou les épididymes.
Le Conseil Génétique et les chercheurs semblent aujourd’hui persuadés que la
mucoviscidose dans sa forme grave et l’ABCD qui en représente la forme la moins
sévère, sont les deux extrêmes d’une pathologie génétique aux formes
extrêmement variées tant il existe d’allèles du gène CFTR.
Le contexte génétique particulier dans lequel évolue cette malformation génitale
fait que toute tentative d’AMP (aide médicalisée à la procréation) chez les
couples concernés doit faire l’objet d’une enquête génotypique (étude du gène
CFTR et de ses allèles présents) préalable chez l’homme et chez la femme afin de
déterminer le risque d’avoir un enfant atteint de mucoviscidose grave. Cette
enquête est importante puisqu’elle permet de proposer au couple la possibilité
d’un diagnostic précoce sur l’embryon avant même son stade d’implantation (voir
la définition du DPI ou diagnostic préimplantatoire).
En cas de projet parental, il est important de sensibiliser le patient au danger
potentiel que sa constitution génétique fait courir à la descendance et que les
techniques de fécondation in vitro permettent de découvrir. En effet, si le
risque d’un homme atteint de CBVAD isolée d’être porteur d’une anomalie du gène
CFTR est d’environ 80%, (20% n’ayant pas de mutation sur CFTR), celui de sa
femme d’être elle hétérozygote pour une mutation de ce gène est de 1/25 dans
notre population. A priori, un couple sur 30 consultant pour ce motif de
stérilité est donc susceptible de transmettre une mucoviscidose grave, avec un
risque de 25% à chaque grossesse. Il apparaît donc que le facteur le plus
important en cas de grossesse est la constitution génotypique de la mère.
Si au moins 90% des mutations ont pu être éliminées chez elle grâce aux méthodes
simples décrites auparavant, le risque résiduel de donner naissance à un enfant
atteint est très faible (1/1000) et ne justifie pas à lui seul la mise en œuvre
d’une surveillance particulière. Si la femme est identifiée comme étant
hétérozygote pour une de ces mutations, la conduite à tenir est difficile
puisqu’il n’est pas toujours possible de prédire avec certitude les conséquences
au niveau du fœtus en cas de transmission du (des) allèle(s) pathologique(s).
Proposer un diagnostic anténatal avec éventuelle interruption médicale de
grossesse (IMG) après une ou plusieurs tentatives d’ICSI est délicat. La
situation devient encore plus compliquée en cas de grossesse gémellaire
facilement induite par les techniques d’AMP.
Des situations dramatiques peuvent effectivement se rencontrer avec un fœtus
sain et un autre atteint ou douteux ou encore deux fœtus dont les génotypes
exacts n’ont pas pu être établis. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) trouve
ici une bonne indication. Les embryons obtenus après fécondation in vitro sont
testés grâce à la biopsie et l’étude génétique d’un à deux blastomères réalisés
à J4, c’est à dire à un stade ou l’embryon en comporte 6 à 10. Ne seront
transférés au stade blastocyste que les embryons reconnus non porteurs de la
mutation ou porteurs hétérozygotes. La détection des mutations est réalisée par
des techniques hautement spécifiques et sensibles comme la PCR (Polymérase Chain
Réaction). Il faut noter cependant que les risques d’erreur sont toujours
possibles.
(*) * ICSI : injection intracytoplasmique de
sperme. Ou fécondation in vitro avec
micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte. Schéma de l'ICSI sur mon
site. Cette technique de PMA (procréation médicalement assistée) présente de
nombreux points communs avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à
des couples avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas.
L'injection directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans
l'ovocyte favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très
rares (azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le
canal déférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et
le biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement
bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et
chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2. Haut de page.
CCMH CCHM CGMH
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : MCH, MCHC : Mean corpuscular haemoglobin concentration] Abrév. Concentration
corpusculaire moyenne en hémoglobine. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang : * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit
corps arrondi. C'est le rapport de l'hémoglobine (en grammes pour
100 mL) au volume globulaire total donné par l'hématocrite. Le résultat correspond au poids d'hémoglobine
pour 100 mL de globules rouges. Syn. : CGMH (concentration globulaire moyenne en hémoglobine) ou CCHM (concentration corpusculaire hémoglobinique moyenne). Quel que soit l'âge, la CCMH a une valeur normale
comprise entre 32 et 36 g. Si la valeur est plus ou moins inférieure à 32 g, il y a possibilité d'une anémie
hypochrome. Syn. de moins en moins utilisé : CGMH ou concentration globulaire
moyenne en hémoglobine. Haut de page.
CGMS
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : Continuous glucose monitoring system] Abrév. Mesure de la glycémie en continu. L'examen de Holter (du
docteur et biophysicien américain Norman J. HOLTER qui a mis au point cette
technique dès 1949) consiste à enregistrer
l'électrocardiogramme en continu pendant 24 heures : c'est le Holter cardiaque,
qui permet au cardiologue de détecter une éventuelle anomalie du
rythme cardiaque qui n'est pas toujours visible lors d'un EEG normal de quelques minutes. Par extension, on parle aussi de Holter glycémique
pour désigner un système portable de mesure de la glycémie sur une durée de
quelques heures à plusieurs jours. Un capteur sous-cutané est relié à un
appareil de la taille d'une petite calculette et la mesure de la glycémie est
presque continue (environ toutes les 5 secondes). Ce Holter glycémique est aussi
connu sous le nom de CGMS, abréviation de continuous glucose monitoring system
ou, en français, système de mesure en continu de la glycémie. Toujours par extension, on a appelé holter
tensionnel l'enregistrement de la tension artérielle de 24 heures ou plus.
L'appareil est simplement composé d'un brassard qui va se gonfler toutes les 10
minutes environ. Les différentes mesures seront enregistrées pour pouvoir être
lues et interprétées par l'angiologue ou le cardiologue. Ce système est aussi
connu sous le nom de MAPA ou Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle. Qu'il
s'agisse du holter cardiaque ou du holter tensionnel, le patient est invité à
noter, pendant ces 24 heures, les faits marquants (douleurs par ex.) ainsi que
les principales activités avec l'heure correspondante. Les modèles de holters
sont aujourd'hui nombreux et certains permettent de faire des enregistrements
sur plusieurs jours, d'autres ne se déclenchent qu'en cas de crise ... Haut de page.
CCK-PZ
Médecine biologique,
gastroentérologie - [Angl. : CCK-PZ Cholecystokinine-pancreozymine] Abrév. Cholécystokinine-pancréozymine. * cholécysto : du
grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule
biliaire ; * kinine : du grec kinêsis [kin-, kinési-, kinési(o)-,
-kinésie], mouvement ; pancréo : du
grec pankreas (utilisé en 1562 par Ambroise Paré) formé de pan-,
tout, et de kreas : chair, relatif au pancréas, dont A. Paré disait
"qu'il a partout similitude de chair" : * zymo : du grec zumê [zym(o)-], levain, ferment ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine,
-inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou
substantif. La sécrétion des enzymes pancréatiques pendant la digestion
est sous le contrôle de la CCK-PZ ou cholécystokinine-pancréozymine, hormone
peptidique de 33 acides aminés, qui est élaborée par la muqueuse duodénale au
passage des aliments, notamment les graisses insaturées. Cette hormone active la
sécrétion des enzymes pancréatiques : trypsine, chymotrypsine pour les protides,
amylase et un peu de maltase pour les glucides, lipase, phospholipases
lécithinase et cholestérosestérase pour les lipides ... Elle est aussi
responsable de la contraction de la vésicule biliaire en début de digestion. Haut de page.
CCNE
Éthique - [Angl. : National Advisory Committee for Ethics (for the life sciences and health)] Abrév. Comité
Consultatif National d'Éthique (pour les sciences de la vie et de la santé).
"Le Comité Consultatif National d'Éthique pour les sciences de la vie et de la santé a été créé par un décret du Président de la République française le 23 février 1983. Il est désormais inscrit dans la loi du 29 juillet 1994.
Sa mission est de "donner des avis sur les problèmes éthiques soulevés par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé et de publier des recommandations sur ce sujet". Haut de page.
CCPPRB
Pharmacologie - [Angl. : Advisory Committee for the Protection of Persons in the Biomedical Research] Abrév. Comité
Consultatif de Protection des Personnes dans la Recherche Biomédicale L'essai
clinique, comme tous les essais thérapeutiques et pharmacologiques, suit des
règles précises et est encadré par la loi ainsi que par un comité d'éthique. Son
but est de mieux comprendre une pathologie donnée, ses mécanismes d'évolution et
surtout de mettre au point de nouveaux tests diagnostiques, des défenses plus
efficaces, entre autres. Avant de démarrer la phase 1 proprement dite, l'essai a
dû répondre aux règles BPC (bonne pratiques cliniques, établies en 1990) et son
protocole déclaré et reçu l'agrément du CCPPRB ainsi que de l'AFSSAPS : Agence
Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et des Produits de Santé.
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CCR
Cancérologie, néphrologie urologie, génétique
- [Angl. : Renal cells carcinoma] Abrév. Carcinome à cellules rénales. * carcino : du grec karkinôma, de karkinos, [carcino], crabe, cancer ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * réno, rénal : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux
reins. Syn. : cancer du rein. Le CCR Représente
environ 90% des cancers rénaux, atteint davantage les hommes que les femmes et
est responsable de 2000 décès chaque année en France. On connaît certaines
formes familiales (héréditaires), en relation avec la maladie de Von
Hippel-Lindau (VHL). Le gène VHL a été localisé sur le chromosome 3 dès
1993 et des anomalies de ce gène sont présentes dans les cellules tumorales de
certains CCR. Des études récentes laissent supposer que la mutation du gène
VHL induit la formation d'une protéine anormale, mais que les facteurs
environnementaux sont aussi à prendre en compte. Haut de page.
CD
Immunologie allergologie - [Angl. : Cluster
of differentiation] Abrév. Cluster
(ou groupe) de différentiation. * cluster : mot anglais
signifiant groupe, amas ; * differentiation : différenciation. Molécules que l'on trouve à la surface
des lymphocytes et des plaquettes sanguines (thrombocytes), qui caractérisent
différentes sous-populations cellulaires. Elles interviennent dans la reconnaissance
entre des cellules du système immunitaire. Ce sont donc des corécepteurs. Haut de page.
CD4
Immunologie allergologie - [Angl. : Cluster
of differentiation] Abrév. Cluster
(ou groupe) de différentiation. * cluster : mot anglais
signifiant groupe, amas ; * differentiation : différenciation. Sigle de corécepteur CD4. Protéine de surface
caractéristique de certaines cellules comme les macrophages et surtout les lymphocytes
T4 (LT4). Le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) utilise cette protéine pour pénétrer
dans le LT4 et le détruire. On emploie souvent le terme CD4 pour désigner les LT4. Haut de page.
CD8
Immunologie allergologie - [Angl. : Cluster
of differentiation] Abrév. Cluster
(ou groupe) de différentiation. * cluster : mot anglais
signifiant groupe, amas ; * differentiation : différenciation. Sigle de corécepteur CD8. Protéine de surface caractéristique
de certaines cellules comme les lymphocytes T8. On emploie souvent le terme CD8 pour désigner les
LT8. Haut de page.
CDAG
Épidémiologie et santé publique, médecine biologique, affaires sanitaires et
sociales - [Angl. : Free consultation of anonymous testing] Abrév. Consultation
de dépistage anonyme et gratuit. Lieu où il est possible de faire réaliser un test
de dépistage de l'infection par le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) gratuitement et sans avoir
à donner son nom. La prescription du test et l'annonce du résultat sont effectués par un médecin dans
le cadre d'une consultation. Haut de
page.
CDC
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : Centers
for Disease Control and Prevention] Abrév. Centres de contrôle et de prévention des maladies. * CDC : expression anglaise signifiant Centres de contrôle et de prévention des
maladies. Organisme qui a le premier repéré, en 1981, l'infection
à VIH et proposé, en 1986, une classification pratique des stades de la maladie à l'intention des professionnels
de santé. Haut de page.
CDES
Médecine légale et
expertises médicales, affaires sanitaires et sociales
- [Angl. : Departmental Committee of Special Education] Abrév. Commission Départementale d'Éducation
Spécialisée. "Votre enfant a moins de 20 ans, il est handicapé et vous voulez
connaître les dispositifs susceptibles de concourir à son éducation. Pour
cela, vous pouvez vous adresser à la CDES de votre département. Si vous
résidez dans les TOM ou à l'étranger, c'est la CDES de Paris qui est
compétente. Au-delà de 20 ans ou si votre enfant est entré dans la vie
active, la COTOREP prend le relai..." Haut de
page.
CEC
Chirurgie cardiaque et vasculaire - [Angl. : Extracorporeal circulation] Abrév. - Circulation
extracorporelle. Dérivation partielle ou totale de la circulation sanguine, utilisée en
particulier dans la chirurgie cardiaque, mais aussi pour réchauffer des malades en hypothermie non
consécutive à un traumatisme. Pour éviter la formation de caillots dans le circuit, une dose
importante d'héparine est injectée. Cette technique, bien que très utilisée et bien maîtrisée,
n'est pas sans risque inflammatoire. Haut de
page.
CECOS
Génétique - [Angl. : Center for study and conservation of the human eggs and sperm] Abrév. Centre
d’ Étude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains. Le
premier CECOS a été créé en 1973 à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre à l’initiative du Pr. Georges David.
Il en existe aujourd’hui 22 en France, dont 3 en Île-de-France. Leur activité
s’oriente dans quatre directions :
1.
l’autoconservation du sperme : elle permet aux hommes de préserver leur possibilité de devenir père,
lorsqu’ils doivent subir un traitement ou une intervention chirurgicale qui risque d’altérer leur fertilité
;
2. la conservation d’embryons issus de FIV (fécondation in vitro) : la congélation des embryons
« surnuméraires » non transférés permet, en cas d’échec de la première tentative, de donner une
nouvelle chance de grossesse sans répéter le lourd traitement hormonal et le prélèvement ovocytaire ;
3. le don de gamètes : en cas de stérilité masculine, certains couples se tournent vers le don de sperme.
Ce don est anonyme, gratuit et réalisé avec un sperme répondant à des critères exigeants ; en cas d‘insuffisance
ovarienne sans possibilité thérapeutique, le don d’ovocyte peut constituer une alternative. Actuellement, l’ovocyte
ne peut être congelé, mais le don d’ovocyte est régi par les mêmes principes que le don de sperme (voir annexe :
résultats du don de spermatozoïdes en fonction de la méthode utilisée).
4. la recherche : elle concerne l’étude
de la fertilité et de la stérilité humaine, la différenciation des cellules sexuelles, les aspects cellulaires et
moléculaires de la fécondation, la congélation des gamètes et des embryons.
Haut de page.
CEP
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Red cell concentrate phenotype matching] Abrév. Concentré
érythrocytaire phénotypé. * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * cyto, cytaire : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytaire], cellule. Syn. : CGRP : concentré de globules rouges phénotypé.
La qualification "phénotypé" s'applique à tous les PSL (produits sanguins labiles - voir
cette abréviation). On réalise sur ces échantillons, une ou plusieurs déterminations d'antigènes
de systèmes de groupes érythrocytaires et leucoplaquettaires en plus du groupe ABO et RH(D). Ces
échantillons phénotypés sont plus particulièrement destinés aux sujets ayant développé un
alloanticorps anti-érythrocytaire, les sujets de sexe féminin, de la naissance à la ménopause.
Aujourd'hui, on utilise de plus en plus les échantillons phénotypés, même pour les autres sujets,
dans le but d'améliorer la sécurité immunologique des transfusés. Haut de page.
CERA
Hématologie, médecine biologique -
[Angl. : Continuous Erythropoietin Receptor Activator] Abrév. C'est une forme retard d'EPO à la demi-vie très allongée. * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge
; * poïétine : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. C'est en 2007 aux
Etats-Unis, puis en 2008 en Europe que la CERA a été mise sur le marché, dans le
but de diminuer le nombre d'injections chez les malades insuffisants rénaux ou
anémiques soignés à l'EPO (une par mois au lieu de deux à trois fois par
semaine). La CERA est une EPO recombinante de synthèse de type bêta sur laquelle
a été greffée une grosse molécule de polyéthylène glycol qui en rallonge
considérablement la durée d'action biologique. Cette nouvelle molécule, comme
l'EPO "normale" a malheureusement très vite été repérée et détournée par
certains sportifs. Il a fallu attendre juillet 2008 pour que les tests de
dépistage soient mis au point et un coureur cycliste italien du tour de France
(Riccardo RICCO) a été le premier à être confirmé positif à la CERA.
Haut de page.
CGRP
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Red cell concentrate phenotype matching] Abrév. Concentré de globules rouges phénotypé.. * globules : du
latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps
arrondi. Syn. : CEP : Concentré
érythrocytaire phénotypé.
La qualification "phénotypé" s'applique à tous les PSL (produits sanguins labiles - voir
cette abréviation). On réalise sur ces échantillons, une ou plusieurs déterminations d'antigènes
de systèmes de groupes érythrocytaires et leucoplaquettaires en plus du groupe ABO et RH(D). Ces
échantillons phénotypés sont plus particulièrement destinés aux sujets ayant développé un
alloanticorps anti-érythrocytaire, les sujets de sexe féminin, de la naissance à la ménopause.
Aujourd'hui, on utilise de plus en plus les échantillons phénotypés, même pour les autres sujets,
dans le but d'améliorer la sécurité immunologique des transfusés. Haut de page.
CFEF
Imagerie médicale et interventionnelle, pédiatrie,
gynécologie obstétrique - [Angl. : French College of Fetal Echography] Abrév. Collège Français d'Échographie Fœtale. * écho : du latin echo ou du grec êchô [écho-], répétition d’un son répercuté par un
obstacle ; * grapho, graphie : du grec graphein [-graphe,
-graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * fœto, fœtale : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus. Le CFEF est un regroupement
d'échographistes spécialisés dans l'échographie gynécologique et obstétricale,
qui a un site Internet : http://www.cfef.org/ Haut de page.
CFS CFIDS
Neurologie, immunologie allergologie - [Angl. : Chronic
Fatigue Syndrome] Abrév. Syndrome de fatigue chronique. * CFS : expression
anglaise signifiant syndrome de fatigue chronique. Maladie chronique invalidante qui affecte autant les enfants que
les adultes. Les synonymes de cette maladie sont très nombreux : SFC (Syndrome de fatigue chronique)
ou CFIDS (Chronic Fatigue Immun Dysfonction Syndrome) ou ME (Myalgic Encephalomyelitis), EM
(Encéphalomyélite myalgique), maladie d'Islande, neuromyasthénie épidémique, neuromyasthénie postinfectieuse.
Le Syndrome de Fatigue Chronique diffère de la plupart des sensations typiques de fatigue. C'est une
maladie invalidante qui intervient dans la capacité des personnes à assumer les tâches les plus simples
de la vie quotidienne, parfois pendant de longues périodes de vie. Même la plus petite tâche devient un
obstacle insurmontable, et dépenser un peu d'énergie peut renvoyer une personne directement au lit. Pour l'instant l'étiologie (cause) de cette maladie est inconnue. Le Syndrome
de Fatigue Chronique est diagnostiqué par l'exclusion de toutes les autres maladies connues par la science
moderne, comme les scléroses multiples, le lupus, certains cancers, la dépression, le sida, les problèmes
de thyroïde, etc... Il existe une Association Française du Syndrome de Fatigue Chronique et de
Fibromyalgie CFS/SPID : http://asso.nordnet.fr/cfs-spid/ Haut de page.
CFTR
Génétique - [Angl. : Cystic
Fibrosis Transmembrane conductance Regulator] Abrév. Fibrose kystique (du pancréas) ou mucoviscidose. C'est une protéine transmembranaire (glycoprotéine)
qui intervient dans la régulation du transport des ions chlore. Elle est formée de 1480 acides aminés et
est codée par le gène CF (Cystic Fibrosis). Une mutation du gène CF entraîne un défaut dans la protéine
CFTR, à l'origine de la mucoviscidose. En 1999, plus de 800 mutations ont été isolées, mais la plus
fréquente, DF508,
concerne 70% des malades et provoque une délétion d'une phénylalanine en position
508. Haut de page.
CGA
Biochimie, médecine biologique -
[Angl. : Chromogranin (A)] Abrév. Chromogranine * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-],
couleur, mais aussi relatif au chrome ; * grano : du
latin granum, [grano-], grain, graine, petit fragment de matière - * ine : du
suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un
adjectif en un autre mot ou substantif. Syn. les abréviations CGA ou CgA. La chromogranine A est une glycoprotéine acide
formée de 439 acides aminés et qui appartient à la famille des granines. Les
chromogranines sont des protéines qui se trouvent spécifiquement dans les
granules de sécrétion des cellules endocrines, neuroendocrines ou des neurones.
La chromogranine A, qui est la plus connue, est aussi un marqueur de plus en
plus utilisé en immunohistochimie. Son avantage réside dans le fait que sa
concentration sérique (dans le sérum sanguin) est directement proportionnelle à
la taille d'une d'une éventuelle tumeur, comme un phéochromocytome, un
neuroblastome, une tumeur neuroendocrine ou un carcinome. La CgA est aussi dosée
dans la recherche d'un cancer de la prostate, en complément de la PSA. La valeur
physiologique (ou normale) de la CgA est d'environ 70 ng/mL (nanogrammes par
millilitre de sérum) et cette valeur est indépendante de l'âge et du sexe. Haut de page.
CGR
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : RCC : Red cell concentrate ] Abrév. Concentré
de globules rouges. Obtenu par centrifugation du sang total, le CGR est destiné à des patients
souffrant d'anémie ou d'hémorragies mais aussi de maladie maligne de la moelle osseuse, où les malades
irradiés et placés en chambre stérile ne produisent plus de globules rouges. Sa conservation est de 42
jours maximum à + 4°C. 1 UA (unité adulte) > 140 mL. Depuis le 01;04.1998, tous les CGR sont déleucocytés,
c'est-à-dire qu'ils contiennent moins de 107 globules blancs. A noter que, selon les pathologies
pour lesquelles ils sont utilisés, les CGR peuvent être phénotypés, déplasmatisés, irradiés, CMV (cytomégalovirus)
négatif, compatibilisés, cryopréservés, autologues. Haut de page.
CH CH50
Immunologie allergologie, biologie moléculaire
- [Angl. : Haemolytic complement] Abrév. Complément hémolytique * complément : du
latin complementum, de complere [-complément], combler. Le
complément doit son nom au fait qu'il complète l'action des AC (anticorps) ; il
correspond à un système complexe de 11 protéines différentes, présentes dans le
sérum sanguin et synthétisées par le foie. Les protéines du complément agissent
en cascade, sous l'action combinée d'inhibiteurs et d'activateurs et ont un rôle
majeur dans la défense immunitaire de l'organisme car elles facilitent,
amplifient et complètent l'action des AC. Ce complément est activé dès que l'AC
a reconnu l'antigène (AG) et s'est fixé sur lui (ce que l'on appelle la voie
classique) ou quand il entre directement en contact avec un AG (voie alterne).
Dans la lutte contre une prolifération bactérienne, le complément s'attaque à
leur membrane en la perçant et intervient dans la destruction de la plupart des
AG. Les molécules du complément sont numérotées de C1 à C9,
avec 3 facteurs différents pour C1 : C1q, C1r et C1S. Pour son dosage global, on utilise des réactions de lyse, ce
qui explique que les résultats soient exprimés en CH (pour complément
hémolytique). Le CH50 correspond à la quantité de complément total capable
de lyser 50% des hématies dans un système standardisé. Pour avoir une idée plus
précise, il faut savoir qu'un sérum "normal" contient entre 30 et 400 unités CH50 et que le nouveau-né a un complément total de l'ordre de 35% de celui de sa mère
(il augmente progressivement après la naissance). Haut de page.
CHD
Cancérologie, pharmacologie - [Angl. : High doses chemotherapy] Abrév. - Chimiothérapie
à hautes doses. * chimio : du grec khêmê [chimi(o)-, chém(o)-], trou, relatif à un produit chimique ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur,
soigner. C'est un traitement particulier destiné à lutter contre les cancers, qui utilise des
doses très élevées de médicaments, dans le but de détruire un maximum de cellules cancéreuses. Ce traitement est
particulièrement lourd et est généralement associé à une greffe de moelle osseuse et à des médicaments stimulant
la synthèse des cellules sanguines souches. Haut de page.
CI
Pharmacologie, toute spécialité médicale
- [Angl. : CI contraindication] Abrév. Contre-indication. * contre : du latin contra [contr(a)-], indiquant l’hostilité, l’opposition, la défense ou le
voisinage ; * indication : du
latin indicatio, de indicare [-indication], désignation. Cette abréviation est couramment utilisée dans les rapports médicaux,
les prises de notes, les propriétés et interactions des médicaments, entre
autres. Haut de page.
CI (1)
Traumatologie, rhumatologie, orthopédie, angiologie, algologie
- [Angl. : IC - Intermittens claudication] Abrév. Claudication intermittente. * claudication : du latin claudicatio, claudicare, action de
boiter ; * intermittente : du latin intermittens, de intermittere, laisser un intervalle.
La claudication intermittente est un syndrome qui se traduit au moment de la
marche par une douleur et/ou une faiblesse musculaire pouvant aller jusqu'à
empêcher complètement la marche. Le sujet est obligé de s'arrêter. Les causes
les plus fréquentes de cette pathologie sont vasculaires ou neurologiques.
- Claudication intermittente vasculaire ou ischémique : elle est
provoquée par une artériopathie (*) des membres inférieurs, c'est-à-dire un
rétrécissement des artères ou des artérioles, en général par athérosclérose (formation et dépôt d'une plaque d'athérome). Au début de la maladie, la douleur
ne se manifeste pas au repos, car les muscles sont encore suffisamment oxygénés.
Mais dès que l'effort est commencé, la consommation en oxygène (en fait du
dioxygène O2) par les muscles croît et les artères partiellement
bouchées, ne peuvent plus la satisfaire. C'est ce qui provoque l'apparition de
douleurs semblables à celles provoquées par les crampes, dans le mollet, parfois
la cuisse ou la fesse. Pour un sujet donné, ces douleurs apparaissent toujours
après la même distance ou le même temps de marche, puis cèdent après quelques
minutes d'arrêt, réapparaissant dès que l'effort reprend. Parfois, le pied
devient pâle et froid, signe d'une insuffisance artérielle. Sa température et sa
couleur normales reviennent pendant le repos.
- Claudication intermittente neurologique ou médullaire : cette forme de
claudication est généralement due à une compression de la moelle dans son canal
médullaire, ou des racines des nerfs rachidiens qui partent de la moelle. Après
un certain temps d'effort, ces compressions ne permettent plus de générer et
d'envoyer des influx nerveux vers les muscles. Les symptômes sont nombreux et
variés, allant d'une faiblesse soudaine de la jambe (pouvant même provoquer
perte d'appui et chute) à une impression de membre pesant, voire à une raideur
plus ou moins invalidante. Dans de nombreux cas, ces signes sont associés à des
lombalgies ou des sciatiques et on a constaté qu'après un certain temps de
marche, ces troubles peuvent devenir bilatéraux.
* Artériopathie : Angiologie
et médecine vasculaire - N.
f. * artério : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une
artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement
accidentel. Nom générique
désignant toutes les atteintes affectant les artères et les artérioles. On
distingue généralement deux grandes familles d'artériopathies : les
artériopathies oblitérantes ou athéromateuses dues essentiellement à la présence
d'athéromes (athérosclérose), et les artériopathies inflammatoires : maladie de
Buerger, maladie de Kawasaki, maladie de Horton, entre autres.
Lorsque cette affection atteint les membres inférieurs
(artériopathie des membres inférieurs ou artérite des membres inférieurs),
les artères iliaques et fémorales se bouchent progressivement par des
athéromes (athérosclérose). Les symptômes sont évidents et
doivent inciter à consulter sans tarder : apparition de douleur au niveau du
mollet après 200 à 300 mètres de marche, qui ne cède qu'à l'arrêt de la marche.
A la reprise de l'activité, la douleur réapparaît et se propage à la cuisse et
même à la fesse. A noter que si cette pathologie n'est pas soignée, elle peut
entraîner des douleurs même en position allongée, mais surtout une ischémie
(arrêt de la circulation sanguine) et, très rapidement, une gangrène nécessitant
l'amputation. Les facteurs de risque de l'artériopathie des membres inférieurs
sont aujourd'hui bien connus : tabagisme, pilule contraceptive associée au
tabagisme chez la femme, HTA (hypertension artérielle), hypercholestérolémie,
diabète, manque d'exercices physiques, obésité. Pour mettre en évidence cette
forme d'artérite, les examens les plus couramment pratiqués sont la
radiographie, l'écho-Doppler qui utilise les ultrasons et mesure le débit
sanguin, l'échographie et l'artériographie. Les traitements et techniques sont
très nombreux et dépendent du degré d'atteinte : anticoagulants et antiagrégants
plaquettaires, vasoactifs, pontage d'une artère avec un
fragment de la veine saphène interne, remplacement d'un fragment d'artère par
une artère synthétique (téflon), angioplastie transluminale et pose d'un stent,
entre autres. Traitement de l'athérome et pose d'un stent Haut de page.
CID CIVD
Hématologie - [Angl. : Disseminated Intravascular Coagulation] Abrév. Coagulation
intravasculaire disséminée. * coagulation : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance
solide, le figer ; * intra : du latin intra à l’intérieur ; * vasculo, vasculaire : du latin vasculum [vascol(o)-,
-vasculaire], vaisseau (sanguin). La CID (ou CIVD) aiguë est caractérisée par une consommation anormale des facteurs
de coagulation et des plaquettes et peut provoquer une thrombopénie, une hypofibrinogénémie, un allongement du
temps de prothrombine, du RIN ou du temps de céphaline, et provoquer un saignement incontrôlable de plaies ou de
sites de ponction. Des données rétrospectives et non contrôlées suggèrent que la transfusion de plasma et d'autres
composants sanguins peut aider à limiter l'hémorragie à condition que l'on prenne en même temps des mesures agressives
pour enrayer la maladie déclenchante (dans le purpura fulminans par exemple). En général, on ne recommande pas la transfusion de plasma lorsque le patient ne
saigne pas ou dans les cas de CID chronique, où la transfusion est jugée inefficace. Haut de page.
CIE
Médecine biologique - [Angl. : Contra-immunoelectrophoresis] Abrév. Contre-immunoélectrophorèse. * contre : du latin contra [contr(a)-], indiquant l’hostilité, l’opposition, la défense ou le
voisinage ; * immuno : du mot immunité, capacité d’un organisme à se
défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * électro : du
latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune). Relatif à l’électricité ; * phorèse : du grec phoreo,
phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi. Syn. électrosynérèse : voir ce terme. Au
lieu de laisser diffuser spontanément les réactifs dans un gel, on peut les soumettre à un champ électrique, ce qui
aboutit à des traits de précipitation. La méthode est rapide et sensible. L'électrosynérèse est utilisée entre autres
pour la détection de l'antigène Australia, de l'alpha-fœtoprotéine, d'anticorps parasitaires et bactériens. Haut de page.
ClCr
Médecine biologique, néphrologie, hématologie,
métabolisme musculaire - [Angl. : Creatinine clearance] Abrév. Clairance de la
créatinine * clairance : du latin clarus [clair, clarté, clairance], brillant, qui répand ou reçoit beaucoup
de lumière, ou qui laisse passer les rayons lumineux ; ce mot doit être utilisé
à la place de clearance, mot anglais qui signifie enlèvement ; * créatinine : du
grec kreas, kreatos [créat(o)-], chair.
La clairance (ou clearance) est une valeur exprimée généralement en mL/min, qui représente l'aptitude d'un
organe (le rein par ex.) à éliminer d'un fluide de l'organisme, une substance
donnée. C'est ainsi qu'il existe une clairance rénale, une clairance hépatique,
intestinale, mais aussi une clairance de l'eau dite libre, de
l'alpha1-antitrypsine, de la créatinine, du lithium, du phosphore, entre autres.
Voir ces différentes définitions. Il existe plusieurs formules pour évaluer la
clairance rénale. La créatinine est le produit final de la dégradation de la
créatine musculaire (*). Sa particularité est sa valeur quasi constante dans les
urines sur une durée de 24 heures (variations inférieures à 10%), ce qui en fait
un bon marqueur pour évaluer la fonction rénale. Pour évaluer la clairance (ou
clearance) de la créatinine, on mesure sa concentration plasmatique (ou
sanguine) [P], sa concentration urinaire [U] et le débit urinaire exact sur 24
heures. La clairance ou est donnée par la formule DFG = ([U ] × V) / [P], où DFG
est le débit de la filtration glomérulaire, GFR en anglais, pour Glomerular
Filtration Rate. Actuellement, les laboratoires utilisent la formule de COCKROFT
et GAULT, établie en 1976 et qui tient compte de l'âge, du sexe et du poids
corporel. Chez l'homme, la clairance de la créatinine est égale à : ClCr = [(140
- âge en années) × poids (en kg) × 1,25] / créatininémie en μmol/L ; chez la
femme : ClCr = [(140 - âge en années) × poids (en kg) × 1,08] / créatininémie en
μmol/L. Les valeurs considérées comme normales pour la clairance de la
créatinine sont de 120 mL/min (ou 2 mL/s) chez l'homme et 110 mL/min ou 1,8 mL/s
chez la femme.
(*) La synthèse de la créatine dans notre organisme est particulièrement stable et
ne dépend en fait que de la masse musculaire, au point que son dosage permet
d'évaluer la fonction glomérulaire (du rein). Valeurs normales de la créatinine
sanguine ou créatininémie : 5 à 12 mg/L de sérum (ou 44 à 108 µmol/L). On
observe un augmentation significative dans les néphrites chroniques. La
créatininamnie est le taux de créatinine dans le liquide amniotique et son
dosage reste un excellent indicateur de l'âge de la grossesse ainsi que la
maturité du fœtus. A partir de 20 mg/L, on considère que le fœtus a atteint sa
maturité. Haut de page.
CLIN
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : Nosocomial Infection Prevention Committee] Abrév. Comité
de Lutte contre les Infections Nosocomiales. * noso : du grec nosos [noso-, -nose], maladie ; * comiales : comial : du grec komeo : soigner,
ou * nosocomiales : du grec nosokomeone [nosocomial], hôpital, caractérise une maladie contractée en milieu
hospitalier. Présent dans tous les hôpitaux et,
depuis la loi du 01.07.1998, dans le cliniques privées. Extraits du site http://cclin-sudest.chu-lyon.fr/Espace_CLIN/missionsCLIN.htm : "L'instance
de consultation et de suivi de la LIN définit un programme d'action tendant à assurer les missions suivantes :
- La prévention des IN et du risque infectieux lié aux soins,
notamment par l'élaboration et la mise en œuvre de recommandations de bonnes
pratiques d'hygiène ;
- La surveillance des IN et de leur signalement ;
- La définition d'actions d'information et de formation de l'ensemble des professionnels de l'établissement en matière d'hygiène
hospitalière et de LIN ;
- L'évaluation périodique des actions de LIN, dont les
résultats sont utilisés pour l'élaboration des programmes ultérieurs d'actions ;
- Le bon usage des antibiotiques.
L'instance de consultation et de suivi de la LIN :
- coordonne l'action des professionnels de l'établissement de
santé dans les domaines mentionnés à l'art. R6111-1
- prépare, chaque année, avec l'EOH le programme d'actions de
LIN
- élabore le rapport annuel d'activité de la LIN
- peut être consulté sur place, sur simple demande ;
- comporte le bilan des activités et un tableau de bord composé
d'indicateurs (transmis annuellement, par le représentant légal à la DDASS ;
établis selon un modèle défini par arrêté du ministre chargé de la santé)
- définit, en relation avec les professionnels de soins, les méthodes et
les indicateurs adaptés aux activités de l'établissement de santé
permettant l'analyse et le suivi des risques infectieux liés
aux soins ;
- Participe à l'évaluation des pratiques dans les domaines
visés à l'article R. 6111-1
- est consultée lors de la programmation de travaux, l'aménagement de locaux ou l'acquisition d'équipements susceptibles
d'avoir une répercussion sur la prévention et la transmission des IN dans
l'établissement.
Elle doit disposer des moyens, notamment des informations et données,
nécessaires à l'exercice de ses missions. Elle se réunit au moins trois
fois par an.
Une présentation synthétique du programme annuel de LIN de l'établissement de
santé est remise à chaque patient avec le livret d'accueil.
Chaque établissement de santé constitue une équipe opérationnelle
d'hygiène comportant le personnel, notamment médical ou pharmaceutique
et infirmier nécessaire à la mise en œuvre des actions de LIN.
Ce personnel suit une formation adaptée à ses fonctions.
Les membres de l'EOH doivent disposer des moyens, notamment des informations et
données, nécessaires à l'exercice de leurs missions.
Les établissements de santé peuvent satisfaire à l'obligation de se doter d'une
telle équipe opérationnelle d'hygiène hospitalière par la voie d'une action de coopération inter-établissements." Haut de page.
CMH
Immunologie allergologie - [Angl. : MHC - major histocompatibility complex] Abrév. Complexe
Majeur d'Histocompatibilité. * histo : du grec histos ou histion [hist(o), histio-], tissu ; * compatibilité : du latin compati [-compatible, -compatibilité], souffrir avec. Le CMH est un ensemble de gènes qui
codent les antigènes majeurs de l'histocompatibilité (CMH de classe I) ou les
antigènes mineurs de l'histocompatibilité (CMH de classe II). Ceux de la
classe I sont formés par une chaîne dite alpha de 273 acides aminés, et d'une
chaîne de ß-2 microglobuline de 99 acides aminés. Le soi modifié formé par
ces antigènes au niveau des déterminants antigéniques, est présenté par les
macrophages aux LT8. En ce qui concerne le CMH de classe II, on les trouve à la
surface des macrophages et des LB. Leurs deux chaînes alpha et bêta sont
libres et peuvent s'associer à des déterminants de plus grande taille. Le soi
ainsi modifié est présenté par les macrophages et les LB aux LT4. Haut
de page.
CMI
Médecine biologique, pharmacologie - [Angl. : MIC - minimum inhibitory concentration] Abrév. Concentration
minima inhibitrice. * inhiber, inhibitrice : du latin inhibere [-inhibiteur], retenir, empêcher. C'est la concentration d'antibiotiques qui entraîne une inhibition suffisante
de la croissance des bactéries pour être thérapeutiquement significative, c'est-à-dire qui provoque une
absence de croissance détectable par des moyens naturels en moins de 24 heures, d'une population initiale
de quelques milliers de bactéries. Haut de page.
CMNO CMO (2)
Cardiologie, chirurgie cardiaque -
[Angl. : Nonobstructive (hypertrophic) cardiomyopathy, Obstructive cardiomypathy] Abrév. Cardiomyopathie non obstructive. * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * myo : du grec mus [-myo-], muscle ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie], souffrance, changement
accidentel.
Les cardiomyopathies non obstructives (ou dilatées) sont des insuffisances du ventricule
gauche, qui n'arrive plus à envoyer la quantité de sang nécessaire à une bonne
oxygénation des organes. Comme leur nom l'indique, il ne s'agit pas
cardiomyopathie obstructive ou non dilatées ou CMO (hypertrophie des parois ventriculaires,
notamment au niveau du septum, au point que, pendant la systole, le ventricule
est séparé en deux chambres, l'une à pression haute vers l'apex, l'autre à
pression basse juste sous la valvule). La CMNO est généralement d'origine
congénitale et correspond donc à une forme primitive : le cœur est hypertrophié,
avec des cavités très élargies et des parois amincies. il existe d'autres causes
possibles à une CMNO, dont certaines infections virales ou bactériennes, des
maladies métaboliques comme l'hémochromatose, certaines maladies endocriniennes,
l'alcoolisme, entre autres. Haut
de page.
CMO (1) CMOt
Imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : BMC - Bone mineral content, BMCt - Bone mineral content, t for total (body)] Abrév. Contenu minéral osseux Il est mesuré à l'aide
d'un ostéodensitomètre (* ostéo : du
grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * densito : du latin densitas [densit(o)-], qualité de ce qui est dense ; * mètre : du latin metrum ou du grec metron, [métr(ie)],
mesure), appareil destiné
à mesurer la densité osseuse afin de prévenir les risques de fractures, en particulier
chez les femmes ménopausées.
Certains appareils récents utilisent le procédé DXA
avec une dose réduite de marqueur radioactif pour le
patient, une quantité plus faible de rayons X et une durée très courte de l'examen. D'autres
appareils (pour mesurer la densité osseuse du talon par exemple) utilisent les ultrasons qui
sont d'autant plus absorbés que la densité osseuse est importante. Un tout autre type de
densitomètre est utilisé par les radiologues pour la densigraphie, c'est-à-dire la
mesure de la densité de coloration sur un cliché radiographique, ce qui permet une analyse
particulièrement fine. Cet appareil utilise une cellule photoélectrique. Extrait
d'un article paru dans CEA Technologies n° 59 janvier - février 2002 : "En
collaboration avec la société Diagnostic Medical Systems (Montpellier), le CEA/Léti
a développé une nouvelle génération d'ostéodensitomètre qui réalise les examens
de dépistage et de suivi de l'ostéoporose en deux flashs successifs de rayons X
et en moins de 2 secondes, comparés aux 30 secondes des systèmes à balayage
actuels. Outre le contenu minéral osseux, Lexxos fournit une qualité d'image
quasi-radiologique qui évite des examens radiologiques complémentaires,
jusqu'ici indispensables pour déterminer le risque de fracture chez un patient.
Le Léti a travaillé sur la définition et la mise en œuvre d'un capteur plan de
radiologie numérique, et sur le traitement de l'information, basé sur une
maîtrise fine des phénomènes d'interaction rayonnement - matière. Le nouvel
ostéodensitomètre est actuellement en phase d'évaluation clinique au CHU
de Nîmes sur quelque 400 sujets volontaires." Syn. : densigraphe.
Quelques renseignements complémentaires :
DMO : densité minérale osseuse : c'est la masse surfacique de l'os
mesurée sur une partie du corps humain. La CMO est exprimée en g/cm2 (grammes par centimètre carré). En anglais, la DMO est nommée BMD : bone
mineral density.
CMO : contenu minéral osseux (en anglais BMC: bone mineral
content) : c'est la masse de l'os mesurée sur une partie du corps humain,
exprimée en grammes.
Remarque : DMOt et CMOt sont les abréviations utilisées dans les
ostéodensitométries du corps entier.
Surface : c'est la surface osseuse d'une partie du corps humain,
délimitée par un logiciel de reconnaissance des contours (lignes jaunes sur le
document "Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur"). Elle est exprimée en cm2.
T-score : le T-score est l'écart, exprimé en DS (déviation
standard), entre la valeur de la DMO mesurée chez le (la) patient(e) et la
valeur maximale ou pic, de la DMO atteinte à l'âge adulte (entre 30 et 35 ans)
par une population de référence.
Z-score : c'est la différence entre la valeur mesurée et la valeur
moyenne théorique corrigée pour l'âge, le sexe, l'ethnie et exprimée en nombre
d'écart type (DS).
* L'OMS définit l'ostéopénie chez la femme pour un T-score compris entre 1 DS et 2,5 DS (soit -1 à -
2,5)
*
L'OMS définit l'ostéoporose pour un T-score inférieur à 2,5 DS
(soit < - 2,5) DXA ou DEXA : Dual Energy X-Ray Absorptiometry ou absorptiométrie
biphotonique aux rayons X.
Les causes les plus fréquentes de la perte de masse osseuse sont : une carence
œstrogénique qui s'installe naturellement chez les femmes ménopausées qui ne
suivent pas de TSH (traitement hormonal substitutif), mais aussi
l'hyperthyroïdie évolutive non traitée, une corticothérapie (traitement à base
de cortisone) d'une durée supérieure à 3 mois, entre autres.
Moyenne en France : le pic de masse osseuse est atteint entre 20 et 30
ans. Chez une femme, la perte osseuse commence quelques années avant la
ménopause, à raison d'environ 0,5% par an. En post-ménopause, la perte atteint
plus de 3% pendant 8 à 10 ans, puis ralentit : O,5 à 1% dans les années
suivantes. Si on totalise entre 30 et 80 ans, une femme perd en moyenne 47% de sa
masse osseuse, 14% pour un homme.
Autre sigle utilisé : DDMO : (le premier D est un delta) variation annuelle de la densitométrie minérale
osseuse. Un ostéodensitomètre Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur Haut de page.
CMV
Médecine biologique - [Angl. : Cytomegalovirus] Abrév. Cytomégalovirus. * cyto : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule ; * mégalo : du grec megalê [mégalo-, mégalie], grand ; * virus : de virus [vir(o)-], mot
latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux
micro-organismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. Virus qui appartient à la famille des Herpesviridae et qui est responsable de nombreuses affections.
Une personne infectée peut transmettre le virus pendant des mois par les urines, les selles, le sang,
le lait. Un taux élevé d'infections se retrouve dans les collectivités d'enfants, les crèches. L'infection
à CMV peut passer inaperçue ou être cause de fièvre, d'hépatite, de pneumonie. Chez les
nouveau-nés,
le CMV peut provoquer des pétéchies (petites taches sur la peau), un gros foie avec ictère, mais surtout
de graves lésions cérébrales qui elles ne disparaîtront pas, voire des décès. On nomme aussi HCMV
ou HHV5 le cytomégalovirus qui touche les êtres humains. Haut de page.
CN
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale
- [Angl. : NT - Nuchal translucency (test)] Abrév. Clarté nucale. * clarté : du latin clarus [clair, clarté, clairance], brillant, qui répand ou reçoit beaucoup
de lumière, ou qui laisse passer les rayons lumineux ; * nucale : du
latin médiéval nuca [nuque, nucal, e, aux], de l'arabe nukha,
partie postérieure du cou au-dessous de l'occiput. La mesure de la
clarté nucale ou CN fait partie des tests normalement pratiqués pendant la
grossesse. Son but principal est l'estimation, pour une femme en 12e - 13e
semaine d'aménorrhée (SA ou grossesse), du risque d'avoir un fœtus présentant
une anomalie chromosomique, notamment la trisomie 21. En réalité, on mesure avec
l'échographe, la largeur d'une poche de liquide située à l'arrière de la nuque,
entre la peau et la moelle épinière et qui est normalement présente chez
l'embryon entre la 10e et la 14e SA. A noter que * cette épaisseur ne dépend pas
de l'âge de la mère, * qu'il est impératif d'effectuer ce test au bon moment,
notamment à la 12e semaine, * que la CN est plus importante que la moyenne si le
fœtus présente cette anomalie chromosomique (supérieure à 3 mm). Cette valeur
est indicative et est associé à d'autres examens, notamment le triple test. Haut de page.
CNERNA
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : National Center of studies and recommendations on nutrition and alimentation] Abrév. Centre
national d'études et de recommandations sur la nutrition et
l'alimentation. Le CNERNA doit contribuer à la réflexion sur
les problèmes d'intérêt collectif liés à l'alimentation, en fournissant des repères utiles à
l'élaboration de toute politique alimentaire. Il est chargé d'établir le pont entre les connaissances
scientifiques et leurs implications concrètes dans les différents domaines de la nutrition et de
l'alimentation. Le CNERNA n'est ni un laboratoire de recherche, ni un organisme doté de pouvoir
réglementaire ; il dégage les fondements scientifiques des textes qui seront publiés par les
organismes habilités à légiférer. Haut de page.
CNGOF
Gynécologie obstétrique, recherche médicale
- [Angl. : National College of Gynaecologists and Obstetricians of France] Abrév. Collège National des Gynécologues et Obstétriciens de
France. Site Internet
: http://www.cngof.asso.fr/
Extraits du site : "Fondé sur le principe essentiel de l'unité de la
discipline gynéco-obstétricale, le Collège, en liaison étroite et permanente
avec les pouvoirs publics, l'Ordre des médecins, les société savantes et les
syndicats légalement constitués groupant des gynécologues et obstétriciens
français, a pour buts : 1. De participer à l'élaboration des projets de
politique sanitaire dans le domaine gynéco-obstétrical à tous les niveaux :
local, régional, national et européen. 2. De mettre au point et de promouvoir,
en France, une politique gynéco-obstétricale cohérente, tenant compte de
toutes les modalités publiques et privées d'exercice de la spécialité ainsi
que des dispositions retenues par les organismes professionnels européens. 3.
De proposer et de soutenir toute mesure visant à améliorer la formation des
futurs spécialistes, à développer l'enseignement post-universitaire et à
perfectionner l'efficacité technique de ceux qui se consacrent à la gynécologie
et à l'obstétrique. 4. De contribuer à faire respecter la place légitime de
la discipline gynéco-obstétricale parmi les spécialités médico-chirurgicales
et à défendre les prérogatives professionnelles des gynécologues et des obstétriciens,
compte tenu de celles des praticiens exerçant dans des spécialités voisines.
5. D'appuyer par ailleurs toute action tendant à défendre l'honneur de ceux
qui exercent cette discipline et à encourager la coopération et l'entraide
confraternelles". Haut de page.
CNMD
Algologie - [Angl. : National College of Physicians of the Pain] Abrév. Collège
National des Médecins de la Douleur. Le CNMD est constitué de 350 membres. Les
travaux sont commandés par différentes commissions qui sont : soins et douleur, organisation
de la prise en charge de la douleur, nomenclature, accréditation, modalités et procédure
d'acquisition des points, aspects médico-légaux de la prise en charge de la douleur, évaluation
et démarche de qualité, commissions et identification des structures de prise en charge de la
douleur chronique. Siège : Hôpital Lariboisière 2 rue Ambroise Paré 75475 PARIS CEDEX. Haut de page.
CNTF
Neurologie, génétique - [Angl. : Ciliary neuro-trophic factor] Abrév. Facteur neurotrophique ciliaire. * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * tropho, trophique : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement. C'est une cytokine neuroactive
qui possède des effets neuroprotecteurs pléiotropes (la pléiotropie est la caractéristique de certains
gènes dont la présence entraîne toute une série de caractères portant sur différents organes). des
équipes de chercheurs travaillent actuellement sur la mise au point de thérapies géniques utilisant
entre autres le CNTF, pour essayer de restaurer les neurones détruits dans les maladies
neurodégénératives. Haut de page.
COTOREP
Médecine légale et expertises médicales, affaires
sanitaires et sociales
- [Angl. : Technical Commission guidance and reclassification Professional] Abrév. Commission Technique
d'Orientation et de Reclassement Professionnel. "La COTOREP apprécie le taux d'incapacité, attribue sous certaines
conditions une carte d'invalidité et éventuellement une carte européenne de
stationnement pour personnes handicapées. La COTOREP ouvre droit à certaines
prestations : allocation aux adultes handicapés, allocation compensatrice pour
tierce personne, allocation compensatrice pour frais professionnels
supplémentaires. La COTOREP, selon le type de handicap, oriente vers un
établissement social ou médico-social (foyer d'hébergement, maison d'accueil
spécialisé, foyer à double tarification, foyer occupationnel). La COTOREP
aide à l'insertion dans la vie professionnelle en reconnaissant la qualité de
travailleur handicapé ..." Haut de page.
CP CPS CSP
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Platelet concentrate, Standard platelet concentrate, id] Abrév. Concentré
plaquettaire. Suspension de plaquettes obtenue aseptiquement à partir d'une unité adulte
de sang humain homologue. 0,5 x 1011 plaquettes par unité. La conservation se fait entre 20
et 24°C, sous agitation lente, pendant 5 jours maximum. Pour les transfusions de plaquettes, on tient
compte de la compatibilité ABO. Syn. : CPS ou concentré plaquettaire
standard. La posologie moyenne est se 1 CPS pour 10 kg de poids. Syn. : CSP : Concentré standard de plaquettes. Haut de page.
CSP (2)
Hépatologie, médecine biologique -
[Angl. : Primary sclerosing cholangitis] N. f. Abrév. Cholangite sclérosante primitive. * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * scléro, sclérose, sclérosante : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur.
La cholangite sclérosante est
l'inflammation des voies biliaires (dans le foie et hors du foie), qui
deviennent progressivement fibreuses. L'évolution se fait généralement vers un
ictère (jaunisse) et une augmentation de la taille du foie (hépatomégalie),
parfois des affections cutanées de type prurit. Passé ce stade, les voies
biliaires ont tendance à s'obstruer, ce qui augmente le risque d'apparition
d'une cirrhose. Il n'y a malheureusement pas de traitement efficace contre cette
maladie. Dans les formes très évoluées, la greffe hépatique reste le seul
recours. Si la cholangite sclérosante survient après une autre pathologie
hépatique, on parle de forme secondaire, alors que la forme primaire (CSP ou
cholangite sclérosante primitive) apparaît sans aucune cause évidente. C'est une
forme relativement rare, qui apparaît en majorité chez les hommes avant 40 ans.
En France, les hépatologues la considèrent comme une maladie orpheline et notent
qu'elle est souvent associée à la RCH (rectocolite hémorragique). A noter enfin
que l'on appelle cholangite toute inflammation des voies biliaires. Pour en savoir plus, le site Internet ALBI http://www.albi-pbc.org/pagespublic/csp1.html (Association pour la lutte
contre les maladies biliaires inflammatoires) est particulièrement bien
documenté. Haut de page.
csq cst cste cte ccl cplx CAT (2)
cat
Toutes disciplines - [Angl. : Consequence, Constant, id, id, Conclusion, Complex, Conduct to take] Abrév. Ces abréviations
sont généralement utilisées pendant les prises
de notes, sur des ordonnances ou
des rapports médicaux.
* CAT ou cat : conduite à tenir
* cplx ou Cplx ou CPLX : complexe.
* csq ou Csq ou CSQ : conséquence(s).
* cst ou Cst ou CST : constant.
* cste ou Cste ou CSTE ou cte ou Cte ou CTE : constante.
* ccl ou Ccl ou CCL : conclusion.
Haut de page.
CPA
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Apheresis platelet concentrate] Abrév. Concentré
plaquettaire d'aphérèse. * aphérèse : du grec aphairesis [-aphérèse], enlèvement. Il est obtenu à partir de la thrombaphérèse et comporte quatre fois
plus de plaquettes (> 2 x 1011 plaquettes par unité) que le CPS (standard). Comme pour les
autres transfusions, il faut respecter autant que possible la compatibilité ABO. A noter que, selon les
pathologies pour lesquelles ils sont utilisés, les CPS et CPA peuvent être phénotypés, déplasmatisés,
irradiés, CMV (cytomégalovirus) négatif, compatibilisés, cryopréservés, autologues, comme pour les
CGR. Haut de page.
CPA
Immunologie allergologie
- [Angl. : Antigen-presenting cell] Abrév. Cellule
présentatrice de l'antigène. * anti : du préfixe anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * géno, gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie,
-génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. Cellule capable d'associer dans son cytoplasme, un fragment
d'antigène, sous forme de peptide, qui provient d'un élément du non-soi phagocyté, aux antigènes du
CMH (de classe I ou II). Cette association, appelée soi modifié, est exportée vers la membrane plasmique
(présenté) de la CPA ce qui déclenche une réponse immunitaire spécifique. Les principales CPA sont les
macrophages et les lymphocytes B. Ces CPA activent ensuite les LT4 et les LT8 (lymphocytes T). Haut de page.
CPK CK CPK1 CPK2 CPK3 CPK BB CPK
MB CPK MM
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : CPK : Creatine phosphokinase, CK : Creatine kinase, CPK1 or CPK BB : Creatine phosphokinase B = brain, CPK2 or CPK MB : Creatine phosphokinase muscle band (myocard, CPK3 or CPK MM : Creatine phosphokinase muscle] Abrév. Créatine phosphokinase. * créato : du grec kreas, kreatos [créat(o)-], chair ; * phospho : du grec phôs,
phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif
au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * kin- : du grec kinêsis [kin-, kinési-, -kinésie], mouvement ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. La créatinine est une substance protidique (donc contenant de l'azote, N)
synthétisée par l'organisme à partir d'acides aminés et que l'on trouve en
grande quantité dans certains tissus, dont les muscles, où elle est
transformée en créatine kinase. Elle est d'ailleurs utilisée par certains
sportifs pour augmenter plus rapidement leur masse musculaire. La créatine
kinase (CK) ou créatine phosphokinase (CPK) est le vecteur essentiel de
l'énergie nécessaire aux muscles. Elle catalyse la réaction : ATP + créatine
<=> ADP + créatine phosphate (ou phosphagène). L'abréviation ATP
signifie adénosine triphosphate ; ADP = adénosine diphosphate - ce sont des
transporteurs d'énergie). Absente du foie, la CPK est présente en grande
quantité dans les muscles striés squelettiques, le cœur et le cerveau. Les
valeurs admises normales pour la CPK sont comprises entre 0 et 200 UI/L (unités
internationales par litre) pour les hommes, entre 0 et 170 UI/L pour les femmes,
mais elles peuvent varier sensiblement d'un laboratoire à l'autre en fonction
des techniques de dosage utilisées et de la température (les valeurs précédentes
sont données pour 37°C). Par
électrophorèse et chromatographie, on sépare 3 iso-enzymes de la CPK : CPK1
ou CPK BB (la plus rapide en électrophorèse) est celle que l'on trouve dans le
cerveau (B = brain), CPK2 ou CPK MB, dans le myocarde ou muscle cardiaque, et
CPK3 ou CPK MM, type muscle, la plus importante dans le sérum et la plus lents
en électrophorèse. Intérêt des dosages : la CPK MB apparaît dans les
infarctus du myocarde et est donc un témoin de la nécrose du myocarde. Valeur
normale de la CPK MB : 4% de la CPK totale ; en cas d'infarctus du myocarde, ce
pourcentage passe à 20 - 30%. La CPK type musculaire est très augmentée dans
les myopathies (Duchenne), les traumatismes eu brûlures
graves. Avant de faire le dosage de la CPK, il est important que le sujet soit à
jeun, au repos et qu'il n'ait fait aucun effort violent ou sportif dans les deux
jours précédant le prélèvement sanguin. Haut de page.
CPR (1)
cpr
Pharmacologie - [Angl. : Tablet] Abrév. Comprimé. Ces
abréviations sont généralement utilisées pendant les prises de notes, sur des ordonnances ou
des rapports médicaux. Haut de page.
CPR (2)
Médecine d'urgence et réanimation -
[Angl. : Cardio-Pulmonary Resuscitation] Abrév. * ré- : du latin re [re-, ré-], de nouveau, exprime la répétition ; * animation : du latin animatio, de anima [-animateur, -animation], souffle vital, donner la vie ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-],
poumon. Réanimation cardiopulmonaire. L'équivalent français est
RCP : réanimation cardiopulmonaire ou RCR pour réanimation cardiorespiratoire.
Il existe une autre abréviation anglaise ABC, qui signifie : Airways (libération
des voies respiratoires) Breathing (ventilation artificielle) Circulation
(massage cardiaque externe). La réanimation
cardiopulmonaire consiste à pratiquer des massages cardiaques externes (*) et en
même temps, une respiration artificielle ou plus exactement : une ventilation
manuelle. Elle est pratiquée lorsque l'on a constaté, sur un patient, l'absence
totale de respiration spontanée (voir cette définition) ou ventilation spontanée. A noter que dans le cadre des soins infirmiers, la
ventilation manuelle a fait l'objet d'une loi : Article R 4311-14, Extrait du décret
2004-802 du 29/07/04 paru au J.O. Du 09/08/04 : "En l'absence
d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière est habilité, après avoir reconnu une
situation comme relevant de l'urgence ou de la détresse psychologique, à mettre
en œuvre des protocoles de soins d'urgence, préalablement écrits, datés et
signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l'infirmier ou l'infirmière
accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu'à l'intervention d'un
médecin. Ces actes doivent obligatoirement faire l'objet de sa part d'un compte
rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du patient.
En cas d'urgence et en dehors de la mise en œuvre du protocole, l'infirmier ou
l'infirmière décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un
médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers
la structure de soins la plus appropriée à son état."
Parmi les techniques de ventilation manuelle, on distingue le
bouche-à-bouche, le bouche-à-nez et la ventilation avec un masque. Dans tous les
cas, la première chose à faire est de placer le patient en décubitus dorsal puis
s'assurer que ses voies respiratoires sont libres, de faire le nécessaire si ce
n'est pas le cas pour supprimer les liquides ou corps étrangers, puis de
basculer doucement sa tête en arrière en élevant le menton. Il faut ensuite
essayer de repérer, pendant 10 secondes un éventuel signe de ventilation
spontanée : souffle, bruit respiratoire, mouvement de la cage thoracique ou de
l'abdomen. Si aucun de ces signes n'est observé, appeler immédiatement (ou faire
appeler) les secours et entreprendre sans tarder la ventilation manuelle qui
consiste en 2 insufflations efficaces, c'est-à-dire qui permettront d'observer
un soulèvement du thorax.
* Bouche-à-bouche : agenouillé à côté de la tête du patient, boucher son nez
avec une main (pouce et index), ouvrir légèrement sa bouche en tenant le menton
avec l'autre main, inspirer sans excès et appliquer fortement sa bouche
largement ouverte autour de celle du patient. Insuffler en 2 secondes environ.
Se redresser pour laisser l'expiration se faire (la poitrine du patient
s'affaisse) et recommencer une deuxième fois.
* Bouche-à-nez : comme pour le bouche-à-bouche, mais une main sur le front pour
maintenir la tête en arrière, l'autre fermant la bouche. L'insufflation se fait
par le nez du patient.
Si le patient ne réagit pas à ces 2 insufflations, observer attentivement
pendant 7 à 10 secondes des signes de reprise de ventilation. Dans la négative,
recommencer l'insufflation pendant environ une minute, à un rythme "naturel". Si
aucune réaction ne se produit, vérifier le pouls carotidien du patient. S'il est
absent, il faut commencer immédiatement la réanimation cardiopulmonaire.
(*) Massage cardiaque externe (MCE) : La
victime doit être placée à plat dos (décubitus dorsal) sur un plan dur. Se
placer à cheval sur un des bras de la victime placé à la perpendiculaire. Le
genou du sauveteur du côté des pieds de la victime prend place dans le creux de
l'aisselle. Retirer les vêtements de la victime. Repérer la zone d'appui en
plaçant un majeur de part et d'autre du sternum. En délimiter la moitié avec les
pouces. Laisser en place sa main du côté de la tête et placer le talon de
l'autre main contre le pouce. Placer ensuite l'autre main par dessus. Relever
les doigts. Pratiquer le MCE bras tendus, épaules à la verticale, sans
balancement. L'amplitude des compressions doit être de 3 à 5 cm. Le relâchement
doit être complet. Le temps de compression doit être égal au temps de
relâchement. Entre deux compressions, il ne faut pas quitter le contact de la
peau. La fréquence des compressions est de 80 par minute. Après avoir réalisé 15
compressions, le sauveteur réalise 2 insufflations. Le sauveteur continue le
massage jusqu'au relais des secours. Toutes les deux minutes (8 cycles 15/2), il
contrôle l'absence de pouls carotidien pendant 5-6 secondes. La coloration des
muqueuses permet de s'assurer de l'efficacité du geste. Haut de page.
CPRE
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Cholangiopantcreatography] Abrév. Cholangiographie
pancréatographie rétrograde par voie endoscopique. * cholo : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie, -choline], relatif à la bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * grapho, graphie :
du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. Les voies biliaires et pancréatiques
se drainent dans la partie initiale de l'intestin (duodénum) à travers un sphincter puis par un orifice
appelé papille. L'examen utilise un appareil souple appelé endoscope qui est glissé par la bouche jusque
dans le duodénum. Il se déroule dans une salle de radiologie. Le cathétérisme diagnostique consiste à
introduire dans la papille à partir du duodénum un cathéter pour injecter les voies biliaires et/ou
pancréatiques avec du produit de contraste. Il est alors réalisé des radiographies. A la suite de ces
radiographies et pendant la même séance, il peut être pratiqué un traitement. La première phase du traitement
consiste le plus souvent à sectionner le sphincter (sphinctérotomie endoscopique) à l'aide d'un bistouri électrique.
Ensuite, les calculs peuvent être enlevés à l'aide d'un panier ou d'un ballon, éventuellement en les fragmentant
au préalable. En cas de rétrécissement, celui-ci peut être dilaté par un ballonnet ou une bougie, ou il peut être
mis en place un drain (prothèse) définitif ou temporaire à travers ce rétrécissement. Haut de page.
CRE
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle - [Angl. : ERCP : Endoscopic retrograde cholangiopancreatographic (examination)] Abrév. Cathétérisme
rétrograde endoscopique. * cathéter : du latin
médical catheter, du grec kathetêr [cathéter] : sonde ; * isme : du suffixe -isme servant à former des substantifs. Introduction d'un endoscope par voie orale, jusqu'au duodénum, puis
à la papille du Wirsung. Le CRE permet l'opacification des voies biliaires par l'intermédiaire de la papille.
Sauf cas particulier (dérivation digestive interdisant l'accès endoscopique à la papille), elle est de réalisation
facile et comporte moins de complications que l'opacification directe. Elle a surtout l'avantage de pouvoir être
immédiatement complétée par un geste thérapeutique simple, la sphinctérotomie endoscopique, en cas d'obstacle
ou de lithiase de la VBP (voie biliaire principale). Haut de
page.
CRF
Pneumologie - [Angl.
: Functional residual capacity] Abrév. Capacité
Résiduelle Fonctionnelle.
C'est la quantité de gaz qui reste dans les poumons après une expiration normale. Ce volume résiduel est mesuré
par pléthysmographie ou par la dilution d'un gaz inerte inhalé (le plus souvent de l'hélium).
Après cette expiration normale, on peut encore faire une expiration forcée et
expulser ainsi le VRE ou volume de réserve expiratoire. Il reste dans les
poumons le VR ou volume résiduel qui ne peut être expiré. Haut de page.
CRH
Hématologie, épidémiologie et santé publique - [Angl. : Regional Coordinators of haemovigilance] Abrév. Coordonnateurs
Régionaux d'Hémovigilance. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * vigilance : du latin vigilia [-vigilance], veille. "Les CRH ont maintenant un rôle renforcé. Ils sont destinataires directs
des informations, qu'elles soient administratives (nomination de correspondants) ou médicales (fiches d'incidents). Ils ont
des relations directes avec les correspondants. Ils informent également le préfet (DRASS) des difficultés sanitaires
liées à l'hémovigilance, en particulier les incidents qu'ils jugent opportun de transmettre et les mesures correctives
à prendre". Haut de page.
CROSS
Médecine légale et expertises médicales, affaires
sanitaires et sociales - [Angl. : Regional Committee for Health and Social Organization] Abrév. Comité
Régional de l'Organisation Sanitaire et Sociale. "Le Comité de L' Organisation Sanitaire et Sociale (CROSS), institué
par la loi du 31 juillet 1991 portant réforme hospitalière, est chargé
d'émettre un avis motivé au Préfet de Région et au Directeur de l'Agence
Régionale de l'Hospitalisation qui le consultent notamment sur ..." Haut de page.
CRP
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : C-reactive protein] Abrév. C
réactive protéine (ou PCR : protéine C réactive). * proto, protéo : du grec
tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première
qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux
protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant
à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. La CRP est ainsi
appelée car elle forme un précipité avec le polysaccharide C du pneumocoque. Normalement
absente ou présente en très faible quantité dans le sang, c'est une glycoprotéine fabriquée par le foie en réponse à un
antigène, à une infection ou une inflammation, dans un délai de 10 à 14 heures. Son taux normal est compris entre 0 et
3 à 5 mg/L de sang et peut atteindre des valeurs très supérieures (jusqu'à 500 à 1000 fois !) dans certaines affections
: rhumatismes, tumeurs malignes, infarctus, hépatites virales, cholécystites lithiasiques, mais aussi après une
intervention chirurgicale. Son rôle est encore mal connu, mais les biologistes pensent
qu'elle intervient dans les défenses immunitaires en favorisant la phagocytose des bactéries.
C'est un indicateur non spécifique, et sa présence à un taux supérieur à 20 mg/L signifie
uniquement qu'il y a une réaction inflammatoire. Sa mise en évidence utilise un test d'immunoagglutination
au latex, ce dernier fixant les anticorps anti-CRP. L'agglutination est visible sur une lame et une dilution
permet de quantifier la CRP. Haut de page.
CSD
Médecine biologique, hématologie - [Angl. : Cat
scratch disease] Abrév. Maladie des griffes du chat. * CSD : expression
anglaise signifiant "chat - griffe - maladie", ou maladie des griffes du chat. Syn. : LRBI (lymphoréticulose bénigne d'inoculation), MGC (maladie
des griffes du chat). transmise à 90% par des griffures ou morsures de chat, la CSD est due à un bacille
: Bartonella henselae. Les symptômes peuvent être nombreux et variés : syndrome oculoganglionnaire,
encéphalite, éruptions, purpura, microangiopathies, anémie hémolytique ... Repérée par sérodiagnostic, elle
guérit souvent seule ou avec des antibiotiques. Haut de page.
CSTH
Hématologie, épidémiologie et santé publique - [Angl. : Committee of Blood Safety Hospital] Abrév. Comité
de Sécurité Transfusionnelle Hospitalière. Un CSTH existe dans chaque établissement public, avec
différents représentants, se réunit trois fois par an au minimum, met en place le protocole dans l'hôpital, choisit
les produits et définit le suivi post-transfusionnel. Haut de page.
CTH
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle - [Angl. : Transhepatic cholangiography] Abrév. Cholangiographie
transhépatique. * cholo : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie, -choline], relatif à la bile ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * grapho, graphie :
du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * hépato, hépatique : du
grec hêpar [hépato-, hépatique], foie. Depuis le développement de l'échographie, la
cholangiographie intraveineuse est devenue de plus en plus rare, du fait des
troubles qui en résultent : nausées, vertiges, toux, accidents plus graves (1
décès sur 8000 examens). Dans la cholangiographie transhépatique, on cherche
à visualiser les voies biliaires intra et extra-hépatiques, en vue de la mise
en place d'une endoprothèse, pour dilater une sténose bénigne, ou effectuer
un bilan à la recherche d'une pathologie biliaire, malgré une échotomographie
normale. Le point de ponction se situe généralement au niveau du 9e ou 10e
espace intercostal droit. Le produit de contraste est injecté directement (par
voie transcutanée) dans la voie biliaire. Haut
de page.
CVA
Angiologie et médecine vasculaire - [Angl. : CVA - Cerebrovascular accident ou stroke] Abrév. En français : Accident
vasculaire cérébral. * vasculaire : du latin vasculum [vascol(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin) ; * cérébral :
du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau. Les
accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des complications aiguës (soudaines)
d'une maladie vasculaire, dus à un arrêt de la vascularisation sanguine dans un
territoire cérébral (infarctus cérébral ou AVCI - ischémique) ou à une rupture
d'un vaisseau (hémorragie cérébro-méningée ou AVCH - hémorragique). Ils
représentent en France la troisième cause de mortalité et la première cause
d'invalidité. Leur manifestation la plus habituelle est l'hémiplégie (paralysie
d'un hémicorps). Dans le langage populaire, un AVC est aussi appelé "attaque"
ou "congestion cérébrale". Le nombre de nouveaux cas annuels est évalué à 100
000 pour la France et il y a 35 000 récidives annuelles chez d'anciens malades.
Le nombre de personnes atteintes d'AVC est estimé en France à 500 000. Ils sont
un peu plus fréquents chez l'homme (4 hommes pour 3 femmes), surviennent plus
souvent en hiver. Le nombre de cas augmente avec l'âge, l'incidence étant de 40
pour 1000 au-delà de 85 ans. La lésion cérébrale entraîne des déficiences
variées. Si le déficit moteur est le plus habituel, d'autres troubles sont
observés : troubles de la sensibilité, atteintes variées des fonctions
cognitives : langage, compréhension, mémoire, perception du temps et de
l'espace... Haut
de page.
CVF
Pneumologie, immunologie allergologie - [Angl. : Forced vital Capacity] Abrév. Capacité
vitale forcée. C'est le volume maximal expiré après une inspiration maximale
et une expiration forcée. Elle permet, connaissant aussi le VEMS (volume expiratoire
maximal par seconde) de calculer le "Rapport de Tiffeneau". C'est la valeur
CVF divisée par celle du VEMS. Il est normalement proche de 100%. Haut
de page.
CVGR
Hématologie, médecine biologique -
[Angl. : Coefficient of variation of the red blood cells volume] Abrév. Coefficient de variation (du volume) des globules rouges.
Cette technique utilisée par les laboratoires d'analyses biochimiques et
médicales a pour but d'établir le taux d'anisocytose des globules rouges ou
érythrocytes. * an :du
préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans »
ou « arrêt » ou « absence de » ; * iso : du grec isos [iso], égal ; * cyto : du grec kutos [cyto], cellule ;
* ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et
des états chroniques. Inégalité de taille des différents éléments d'une population cellulaire. Dans
certaines formes d'anémie, on observe une inégalité de taille des hématies
(globules rouges), d'autant plus grande que l'anémie est plus marquée. Haut
de page.
CVVHD
Néphrologie urologie, hématologie - [Angl. : Venous Hemodiafiltration-Continued] Abrév. Hémodiafiltration
veino-veineuse continue. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * dia :
du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit
« à travers » ; * filtration : du latin médiéval filtrum [-filtre,
-filtration], appareil ou action qui permet de séparer un liquide des matières
qui s’y trouvent en suspension. L'hémodiafiltration est en fait la
combinaison de deux techniques : l'hémodialyse et l'hémofiltration (nommée aussi
à tort "rein artificiel"). Appelée également CVVHD, cette technique a fait l'objet d'une circulaire
DGS/DH/AFSSAPS n° 2000-311 du 7 juin 2000 : DGS = Direction Générale de la
Santé ; DH = Direction des Hôpitaux ; AFSSAPS : Agence Française de
Sécurité Sanitaire des Produits de Santé.
L'hémodialyse utilise deux mécanismes essentiels de transfert de
soluté : la diffusion (les molécules passent à travers une membrane
perméable du milieu le plus concentré vers le milieu le moins concentré) et
la convection : création d'un mouvement continu par injection d'un soluté et
récupération d'un dialysat.. Les modalités techniques de l'hémodialyse
dépendent de la perméabilité de membranes utilisées : il en existe à haute
et à basse perméabilité. L'appareil utilisé est un hémodialyseur.
Dans l'hémofiltration, le transfert des solutés est purement convectif,
avec une membrane de haute perméabilité. L'appareil injecte une solution de
composition proche de celle d'un ultrafiltrat plasmatique avec un débit
équivalent à celui de l'ultrafiltration.
L'hémodiafiltration est un combiné des techniques précédentes,
utilisant la diffusion pour les petites molécules de déchets et la convection
pour l'extraction des déchets de poids moléculaire élevé. Cette technique
nécessite 2 solutions : un dialysat et une solution de substitution. Lorsque
l'hémofiltration et l'hémodiafiltration sont effectuées en ligne, la
présence d'un médecin néphrologue est obligatoire. Haut de page.
CY
115A
Endocrinologie
et métabolismes, cancérologie oncologie - [Angl. : Code of experimentation of the urokinase] Abrév. Code d'expérimentation de l'urokinase. CY 115A est l'autre
dénomination de l'urokinase, molécule qui a plusieurs fonctions. Normalement
présente dans l'urine humaine, cette enzyme active la fibrinolyse (destruction
des longues molécules de fibrine) et est, de ce fait, utilisée comme
traitement thrombolytique (pour détruire les thromboses ou caillots sanguins),
notamment dans le traitement de l'embolie pulmonaire. On sait maintenant que
l'urokinase est aussi fabriquée, de façon massive, par les cellules cancéreuses.
L'urokinase détruit progressivement les cellules environnantes de la tumeur et
sont ainsi facilement remplacées par les cellules cancéreuses. Dans une
publication du 15/01/2003, des chercheurs américains du Maryland annoncent
avoir modifié génétiquement le bacille du charbon Bacillus anthracis,
pour qu'il cible son action sur les cellules productrices de l'urokinase, c'est-à-dire
les cellules cancéreuses. "Inoculé à des souris atteintes de
tumeur, le bacille s'est attaqué aux cellules cancéreuses sans toucher aux
cellules normales. Douze heures après le premier traitement, elles avaient
commencé à disparaître. La taille des tumeurs s'est, de plus, résorbée de
65 à 92%. Après deux traitements, 88% des fibrosarcomes et 17% des mélanomes,
types de tumeurs, ont disparu. Shihui Liu et Stephen Leppla, qui publient les résultats
de leurs travaux dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences
(PNAS) du 13 janvier, estiment que ce bacille du charbon modifié a moins
d'effets indésirables que les traitements actuels contre le cancer. Reste à
voir maintenant s'il agira de même chez l'homme". Haut de page.