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Dernière modification :
13-05-2012
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Chol(o)-, chol(é)-
Du grec kholê [chol(é)], bile.
Cholécyst(o)-
Du
grec kholê [chol(é)], bile et du grec kustis [-cyste, cyst(o)-], vessie :
relatif à la vésicule biliaire.
Cholangio-
Du grec kholê
[chol(é)], bile
et du grec aggeion [angio], vaisseau, relatif aux voies
biliaires.
Cholagogue - Cholangiectasie - Cholangiocarcinome -
Cholangiographie -
Cholangiographie intraveineuse -
Cholangiographie orale -
Cholangiographie transcutanée -
Cholangiographie transhépatique -
Cholangiographie transpariétale -
Cholangiographie veineuse -
Cholangio-pancréatographie
rétrograde -
Cholangite -
Cholangite sclérosante -
Cholangite sclérosante primitive -
Cholangite sclérosante secondaire
-
Choléastome -
Choléchromopoïèse
- Cholécystalgie - Cholécystectomie
- Cholécystite
- Cholécystite aiguë - Cholécystite
gangreneuse - Cholécystite lithiasique
- Cholécystokinine-pancréozymine - Cholécystolithiase - Cholécystopexie - Cholécystorraphie -
Cholécystostomie -
Cholécystotomie -
Cholédochographie -
Cholédocholithiase -
Cholédocholithotomie -
Cholédochotomie -
Cholédocholithotripsie -
Cholélithe - Cholélithiase
- Cholélithotomie -
Cholélithotripsie - Cholélithotritie - Cholémèse - Cholémie -
Cholémie familiale -
Cholémie pigmentaire -
Cholémie saline - Choléra -
Cholerae - Cholérèse -
Cholérétique - Cholériforme
- Cholérique - Choléroïde -
Cholestase
- Cholestéatomateux
- Cholestéatome
- Cholestérol
- Cholestérol estérifié - Cholestérol
HDL - Cholestérol LDL - Cholestérol
total - Cholestérolémie
- Cholostase -
Cholagogue
Hépatologie,
imagerie médicale et interventionnelle -
[Angl. : Cholagogue] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; * agogue :
du grec
agagein, agôgos [-agogie, -agogique, -agogue], qui conduit, qui entraîne,
qui favorise. Une substance cholagogue facilite l'évacuation de la
bile renfermée dans les voies biliaires extra-hépatiques et surtout dans la
vésicule biliaire.
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Cholangiectasie
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle -
[Angl. : Cholangiectasy] N. f. * cholo, cholé : d
u grec kholê [chol(é)], bile ;
* angio :
du grec aggeion [angio], vaisseau ; * ectasie :
du
grec ektasis [ectasie], dilatation d'un segment d'organe creux ou d'un
vaisseau. La cholangiectasie est la dilatation plus ou moins importante des canaux biliaires. Haut de page.
Cholangiographie
Cholangiographie veineuse
Cholangiographie intraveineuse
Cholangiographie transpariétale
Cholangiographie transcutanée
Cholangiographie transhépatique
Cholangiographie orale
Hépatologie,
imagerie médicale et interventionnelle -
[Angl. : Cholangiography, Veinous cholangiography, Intraveinous cholangiography, Transparietal cholangiography, Transcutaneous cholangiography, Transhepatic cholangiography, Oral cholangiography] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; * angio :
du grec aggeion [angio], vaisseau ; * grapho,
graphie : et
du grec
graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire.
La cholangiographie est la
radiographie des voies biliaires, mais aussi de la vésicule, dans le but de
dépister des pathologies telles que tumeurs, calculs, choléstase, entre autres. Pour pratiquer cet
examen dans de bonnes conditions, il faut opacifier ces voies biliaires. Pour
cela, on peut injecter un produit radio-opaque iodé et soluble dans l'eau par
voie intraveineuse dans l'avant-bras (c'est la cholangiographie dite veineuse ou
intraveineuse), faire absorber un produit opacifiant en capsules par voie orale
(cholangiographie orale) ou l'injecter via une sonde ou d'un drain introduit
directement dans les voies biliaires (cela nécessite une petite intervention
chirurgicale pour traverser la paroi abdominale) : c'est la cholangiographie
transpariétale ou transcutanée ou transhépatique. Autre forme d'examen : la
cholangiographie rétrograde.
Le patient est légèrement anesthésié (anesthésie
générale) et le praticien lui introduit un fibroscope par la bouche. Il passe
par l'œsophage, l'estomac et s'arrête au niveau du duodénum, à la hauteur de
l'ampoule de Vater. Par ce fibroscope, un fin cathéter est introduit jusqu'à
l'embranchement du canal cholédoque et du canal de Wirsung, puis le produit de
contraste est injecté. Syn. : cholécystographie.
Schéma du foie, du pancréas et de leurs canaux d'excrétion
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Cholangiocarcinome
Hépatologie, cancérologie -
[Angl. : Cholangiocarcinoma] N. m.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; * angio :
du grec aggeion [angio], vaisseau ; * carcino : du grec karkinôma, de karkinos, [carcino], crabe, cancer
; * ome : du grec -ôma,[-ome, -oma], maladie,
corps, tumeur, tuméfaction. C'est une
tumeur des voies biliaires. Le terme cholangiocarcinome , dans la littérature
anglosaxone, est plutôt réservé aux tumeurs intrahépatiques, et celui de carcinome des voies biliaires aux tumeurs de l'arbre biliaire extrahépatique. Les hommes sont
plus souvent touchés que les femmes, et le pic de survenue concerne la sixième décennie.
L'évolution. est lente et se traduit par un ictère progressif avec prurit,
simulant une cirrhose biliaire primitive. Le foie est gros et choléstatique, alors que la vésicule biliaire est vide.
Les métastases sont fréquentes dès le premier examen. Il s'agit d'une tumeur qui progresse lentement, et des survies prolongées sont
obtenues, même en l'absence de résection de la tumeur, pourvu qu'un drainage biliaire ait pu être effectué.
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Cholangite Cholangite sclérosante
Cholangite sclérosante primitive
Cholangite sclérosante secondaire
Hépatologie, médecine biologique - [Angl. : Cholangitis, Sclerosant cholangitis, Primary sclerosant cholangitis, Secondary sclerosant cholangitis] N. f.
* cholo, cholé :
d
u grec kholê
[chol(é)], bile ; * angio :
du grec aggeion [angio], vaisseau ; * ite :
du grec
-itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; *
scléro, sclérose, sclérosante : du grec sklêros
[sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur.
La cholangite sclérosante est l'inflammation des voies biliaires (dans le foie
et hors du foie), qui deviennent progressivement fibreuses. L'évolution se fait
généralement vers un ictère (jaunisse) et une augmentation de la taille du foie
(hépatomégalie), parfois des affections cutanées de type prurit. Passé ce stade,
les voies biliaires ont tendance à s'obstruer, ce qui augmente le risque
d'apparition d'une cirrhose. Il n'y a malheureusement pas de traitement efficace
contre cette maladie. Dans les formes très évoluées, la greffe hépatique reste
le seul recours. Si la cholangite sclérosante survient après une autre
pathologie hépatique, on parle de forme secondaire, alors que la forme primaire
(CSP ou cholangite sclérosante primitive) apparaît sans aucune cause évidente.
C'est une forme relativement rare, qui apparaît en majorité chez les hommes
avant 40 ans. En France, les hépatologues la considèrent comme une maladie
orpheline et notent qu'elle est souvent associée à la RCH (rectocolite
hémorragique). A noter enfin que l'on appelle cholangite toute inflammation des
voies biliaires.
Pour en savoir plus, le site Internet ALBI
http://www.albi-pbc.org/pagespublic/csp1.html (Association pour la lutte
contre les maladies biliaires inflammatoires) est particulièrement bien
documenté.
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Choléchromopoïèse
Hépatologie, médecine biologique -
[Angl. : Cholechromopoiesis] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur
poïèse : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer.
C'est la synthèse des pigments (matières colorées) biliaires par le foie. Il s'agit essentiellement de la bilirubine. Elle dérive du catabolisme de l'hémoglobine, pigment qui
colore les hématies en rouge. Dans le plasma, elle est transportée sous forme non conjuguée et insoluble, liée à l'albumine. Les hépatocytes (cellules du foie) captent
cette bilirubine, la conjuguent et l'évacuent dans la bile. La bilirubine conjuguée est soluble dans l'eau.
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Cholécystalgie
Hépatologie, cancérologie, chirurgie digestive
- [Angl. : Cholecystalgia] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
cysto
: du grec kustis, vessie : vésicule biliaire ; * algo,
algie :
du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur.
la cholécystalgie désigne la ou les douleurs résultant d'une pathologie de la
vésicule biliaire. La cause la plus fréquente est la lithiase cholécystique
(présence de calculs dans la vésicule et/ou dans le canal cholédoque) qui en
elle-même n'est pas douloureuse. Ce sont les complications de cette lithiase
cholécystique qui vont provoquer la cholécystalgie qui est une forme de colique
hépatique. Les douleurs naissent généralement dans l'hypocondre droit - sous les
côtes - et peut irradier à travers tout le thorax, jusque dans les épaules. J'ai
personnellement subi ce type de douleur - impression que mon thorax était pris
dans un étau - jusqu'à la cholécystectomie qui a fait disparaître deux ans de
douleur du jour au lendemain. (Ci-dessous, schéma du foie, du pancréas
et de leurs voies d'excrétion).
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Cholécystectomie
Hépatologie, chirurgie digestive -
[Angl. : Cholecystectomy] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ;
* ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. C'est
l'ablation chirurgicale de la vésicule biliaire, nécessitée dans le plupart des cas par la présence d'un nombre plus ou moins important de lithiases ou calculs biliaires, entraînant
une cholécystite aiguë.
Selon le type de pathologie (présence ou non de calculs dans le canal cholédoque ...) le chirurgien fera une cholécystectomie "ouverte"
avec incision de l'abdomen, ou une cholécystectomie laparoscopique (dite aussi par cœlioscopie). Dans ce dernier cas, l'abdomen est gonflé de CO2
et une lumière froide, une caméra et les différents instruments sont introduits par 3 ou 4 petits orifices. Cette technique permet une hospitalisation plus courte et une
diminution des douleurs abdominales.
Schéma du foie, du pancréas et de leurs canaux d'excrétion
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Cholangio-pancréatographie
rétrograde
Hépatologie, gastroentérologie, chirurgie digestive
- [Angl. : Endoscopic Retrograde
Cholangiopancreatography] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; * angio :
du grec aggeion [angio], vaisseau ; * pancréato :
du
grec pankreas (utilisé en 1562 par Ambroise Paré) formé de pan-,
tout, et de kreas : chair, relatif au pancréas, dont A. Paré disait
"qu'il a partout similitude de chair" ; *
graphie :
du
grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; *
rétro : du latin retro [rétro-], en arrière de, derrière ; * grade
: du latin gradi [-grade], marcher, (en position).
La cholangio-pancréatographie rétrograde (ou en un seul mot
cholangiopancréatographie rétrograde) est aussi connue sous l'abréviation ERCP : Endoscopic Retrograde Cholangiopancreatography. Cet examen est pratiqué pour
investigation de la zone du duodénum dans laquelle se déversent les sécrétions
pancréatique et la bile. Il permet donc un diagnostic du pancréas, des voies
biliaires et de la vésicule biliaire. C'est un examen endoscopique qui est
pratiqué à jeun et généralement sous anesthésie locale, pendant lequel un
endoscope avec caméra est introduit dans la bouche et guidé à travers le
pharynx, l'œsophage, l'estomac et le duodénum où arrivent les canaux
pancréatique et hépatique. Pendant cet examen, le praticien peut faire des
clichés, de petites incisions au niveau de la papille, extraire un ou plusieurs
calculs...
Relations foie, pancréas, duodénum
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Cholécystite
Cholécystite gangreneuse Cholécystite
aiguë Cholécystite
lithiasique
Hépatologie - [Angl. : Cholecystitis, Gangrenous cholecystitis, Acute cholecystitis, Lithiasic cholecystitis] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ;
* ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. Inflammation
de la vésicule biliaire qui peut présenter plusieurs formes. La cholécystite aiguë est le résultat d'une succession d'épisodes inflammatoires, se traduisant souvent par un
épaississement de la paroi de la vésicule, pouvant être très important. Certaines formes de cholécystites dites gangreneuses sont dues à l'action de bactéries qui peuvent
entraîner une destruction progressive de la vésicule. Enfin, il arrive fréquemment que la cholécystite soit le résultat de la présence d'un nombre plus ou moins important de
calculs biliaires, surtout si l'un d'entre eux obstrue le canal cystique. Il s'agit alors d'une cholécystite aiguë lithiasique, pouvant nécessiter un traitement chirurgical d'urgence.
La cholécystectomie, ou ablation de la vésicule se fait actuellement par cœlioscopie : c'est la cholécystectomie laparoscopique.
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Cholécystokinine-pancréozymine
Médecine biologique,
gastroentérologie - [Angl. : Cholecystokinin-pancreozymin] N. f.
* cholécysto :
du
grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule
biliaire ; * kinine : du grec kinêsis [kin-, kinési-, kinési(o)-,
-kinésie], mouvement ;
pancréo :
du
grec pankreas (utilisé en 1562 par Ambroise Paré) formé de pan-,
tout, et de kreas : chair, relatif au pancréas, dont A. Paré disait
"qu'il a partout similitude de chair" : * zymo : du grec zumê
[zym(o)-], levain, ferment ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine,
-inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou
substantif. La sécrétion des enzymes pancréatiques pendant la digestion
est sous le contrôle de la CCK-PZ ou cholécystokinine-pancréozymine, hormone
peptidique de 33 acides aminés, qui est élaborée par la muqueuse duodénale au
passage des aliments, notamment les graisses insaturées. Cette hormone active la
sécrétion des enzymes pancréatiques : trypsine, chymotrypsine pour les protides,
amylase et un peu de maltase pour les glucides, lipase, phospholipases
lécithinase et cholestérosestérase pour les lipides ... Elle est aussi
responsable de la contraction de la vésicule biliaire en début de digestion. Haut de page.
Cholécystolithiase
Hépatologie, chirurgie digestive, imagerie médicale et
interventionnelle - [Angl. : Cholecystolithiasis] N. f. * cholécysto : du
grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule
biliaire ; * litho : du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre ; * iase : du grec iasis, guérison. En médecine, le suffixe -iase est utilisé pour désigner un
état pathologique ; * biliaire : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le
foie ; relatif à la bile. La
lithiase
biliaire ou lithiase cholécystique (ou calcul biliaire) ou cholécystolithiase est une concrétion qui se forme dans la vésicule biliaire ou dans les
voies biliaires. Le foie et les voies biliaires
En général, les calculs biliaires sont essentiellement
constitués de cholestérol, de pigments et de sels biliaires. Il peut arriver que
ces calculs s'éliminent spontanément par les voies naturelles. Sinon, ils
peuvent provoquer des coliques hépatiques parfois très douloureuses. A plus ou
moins long terme, cette lithiase peut provoquer une inflammation de la vésicule
: c'est la cholécystite lithiasique aiguë, qui est opérée aujourd'hui par
endoscopie, (cholécystectomie laparoscopique) avec un temps d'hospitalisation réduit. On parle de lithiase hépatique lorsqu'elle se forme dans les voies biliaires
intrahépatiques (à l'intérieur du foie). Haut de page.
Cholécystopexie
Hépatologie, chirurgie digestive -
[Angl. : Cholecystopexy] N. f.
*
cholécysto :
du
grec kholê [cholé], bile, du grec kustis, vessie : vésicule
biliaire ; * pexie :
du
grec pexis [-pexie, -pexique], fixation.
La cholécystopexie est une intervention chirurgicale qui consiste à fixer la
vésicule biliaire à la paroi abdominale. Haut de page.
Cholécystorraphie
Hépatologie, chirurgie digestive -
[Angl. : Cholecystorrhaphy] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; *
rraphie : de [-rraphie], suture chirurgicale. Suture de la
vésicule biliaire après cholécystotomie pratiquée par exemple pour l'extraction
de gros calculs biliaires. Haut de page.
Cholécystostomie
Hépatologie, chirurgie digestive -
[Angl. : Cholecystostomy] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; *
stoma, stomie : du grec stoma [-stome, -stomie], bouche.
Par laparotomie ou cœlioscopie, intervention chirurgicale au niveau de l'orifice
de la vésicule biliaire, puis abouchement de cette vésicule à la paroi
abdominale.
Haut de page.
Cholécystotomie
Hépatologie, chirurgie digestive -
[Angl. : Cholecystotomy] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; * cysto :
du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie ; * tomo,
tomie : du grec tomê [-tome, -tomie], section,
coupe. Incision
chirurgicale au niveau de la vésicule biliaire, pour l'extraction de gros
calculs biliaires, par exemple. Haut de page.
Cholédocholithiase
Cholédochographie
Cholédocholithotomie
Cholédochotomie
Cholédocholithotripsie
Hépatologie, chirurgie digestive -
[Angl. : Choledocholithiasis, Choledochography, Choledocholithotomy, Choledochotomy, Choledocholithotripsy] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
doque :
du grec dokhos [-doque], qui
reçoit ; * litho, lithiase : du grec lithos
[-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre.
La cholédocholithiase désigne la présence de calculs dans le canal qui reçoit la
bile venant du foie, c'est-à-dire dans le canal cholédoque. Si la vésicule biliaire ne présente pas de calculs, son ablation
(cholécystectomie) n'est pas indiquée et les techniques actuelles utilisées en
chirurgie digestive permettent d'aller "chercher" ces calculs et de les
extraire. La mise en évidence des calculs dans le cholédoque se fait par une
cholédochographie (du grec graphein
[-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire)
ou radiographie ciblée du canal cholédoque après injection d'un produit
radio-opaque. Pour extraire ces calculs, il peut être nécessaire d'inciser le
canal cholédoque : c'est la cholédochotomie (du grec tomê
[tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe) ou
cholédocholithotomie. Le médecin peut également, en fonction de la taille et de
la composition des calculs, procéder à leur broyage : c'est la
cholédocholithotripsie (du grec triptêr,
triptêros [-tripsie], pilon. Du grec thrupsis [-trypsie], broiement).
Schéma du foie, du pancréas et de leurs canaux d'excrétion Haut de page.
Cholélithe
Cholélithiase Cholélithotomie
Cholélithotripsie Cholélithotritie
Hépatologie, chirurgie digestive -
[Angl. : Cholelith, Cholelithiasis, Cholelithotomy, Cholelithotripsy] N. m.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
litho,
lithe, du grec
lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre.
Le terme cholélithe est synonyme de calcul biliaire. La lithiase biliaire ou
lithiase cholécystique (ou calcul biliaire) ou cholélithiase est une concrétion
qui se forme dans la vésicule biliaire ou dans les voies biliaires.
En général, les calculs biliaires sont essentiellement
constitués de cholestérol, de pigments et de sels biliaires. Il peut arriver que
ces calculs s'éliminent spontanément par les voies naturelles. Sinon, ils
peuvent provoquer des coliques hépatiques parfois très douloureuses. A plus ou
moins long terme, cette lithiase peut provoquer une inflammation de la vésicule
: c'est la cholécystite lithiasique aiguë, qui est opérée aujourd'hui par
endoscopie, (cholécystectomie laparoscopique) avec un temps d'hospitalisation réduit.
Autre alternative : le chirurgien peut pratiquer une cholélithotomie (du
grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe), c'est-à-dire une incision de la vésicule biliaire afin d'extraire, lorsque cela
est nécessaire et possible, le ou les calculs. Enfin, la cholélithotripsie (du
grec triptêr, triptêros [-tripsie], pilon, du grec thrupsis
[-trypsie], broiement) ou son synomyme cholélithotritie, est l'écrasement ou le
broyage ou la pulvérisation par ondes de choc d'un calcul, technique également
utilisée pour les lithiases rénales. On parle de lithiase hépatique lorsqu'elle se forme dans les voies biliaires
intrahépatiques (à l'intérieur du foie). Le foie et les voies biliaires Haut de page.
Choléra
Cholérique Cholerae
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies
infectieuses et tropicales - [Angl. : Cholera, Choleric, Cholerae] N. m. *
choléra : du
latin cholera, du grec kholera, maladie provenant de la bile.
Le choléra est
une infection intestinale aiguë due à une bactérie, Vibrio cholerae,
ou bacille virgule, qui se transmet par l'eau et les aliments contaminés.
Après une incubation très rapide de 1 à 5 jours, l'entérotoxine produite par
le vibrion entraîne une diarrhée aqueuse, abondante et indolore qui provoque
une déshydratation grave et peut entraîner la mort en l'absence d'un
traitement rapide. Cette maladie provoque également des vomissements, une soif
intense, un abattement profond et une hypothermie. Ces symptômes ne touchent en
fait que 10% des personnes infectées. La
plupart des cas de diarrhée à Vibrio cholerae peuvent être traités
de façon satisfaisante par l'administration d'une solution de sels de réhydratation
orale (présentés sous forme de sachets standards OMS/UNICEF). Au cours d'une
épidémie, la seule administration d'un liquide de réhydratation orale suffit
dans 80 à 90 % des cas, mais une perfusion peut être nécessaire en cas
de déshydratation prononcée. Dans les cas graves, une antibiothérapie
efficace peut réduire le volume et la durée de la diarrhée et la période
d'excrétion du vibrion. La tétracycline est l'antibiotique de première
intention, mais elle se heurte à une résistance croissante. Les autres
antibiotiques efficaces en cas de résistance à la tétracycline sont le
cotrimoxazole, l'érythromycine, la doxycycline, le chloramphénicol et la
furazolidone. Des stocks limités de deux vaccins anticholériques oraux, préparés à partir de
vibrions tués, assurant une protection de haut niveau pendant plusieurs mois
contre le choléra à V. cholerae 01 sont
disponibles depuis peu dans quelques pays. La protection induite par ces vaccine
ne dépasse pas 6 mois. Tous deux peuvent être utilisés par les voyageurs mais
on ne les a pas encore employés à grande échelle à des fins de santé
publique. Il n'est pas recommandé d'utiliser ce vaccin pour éviter les flambées
de choléra ou comme moyen de lutte car on risque
de donner aux sujets vaccinés et aux autorités sanitaires une fausse
impression de sécurité et de les amener à négliger des mesures plus
efficaces. Adj. : cholérique : qui se rapporte au choléra.
Haut
de page.
Cholérèse
Cholérétique
Hépatologie,
imagerie médicale et interventionnelle -
[Angl. : Choleresis, Choleretic] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; * -rèse :
du grec
rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler.
La cholérèse est
l'écoulement de la bile. Par contre, contrairement à ce que l'on pourrait
penser, l'adjectif cholérétique (utilisé aussi maintenant comme substantif)
vient du grec éréthizô, j'excite. Un
cholérétique, ou une substance cholérétique est donc capable d'augmenter la
sécrétion de bile.
Haut
de page.
Cholériforme Choléroïde
Immunologie allergologie,
épidémiologie et santé publique, parasitologie - [Angl. : Choleriform, Choleroid] Adj. * cholér(a) : du
latin cholera, du grec kholera, maladie provenant de la bile ; *
forme :
du
latin forma [-forme], moule, aspect ; * oïde : du grec eidos,
[-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence.
Les adjectifs cholériforme et choléroïde sont synonymes et caractérisent ce qui
ressemble au choléra, qui présente les mêmes symptômes.
Haut
de page.
Cholestase
Cholostase
Cholémèse
Hépatologie, génétique -
[Angl. : Cholestasis, Cholemesis] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
stase : du grec stasis [-stase, -stasie], station verticale, base, arrêt. Ralentissement important ou arrêt de la circulation
de la bile dans les canaux excréteurs. La cause peut être intra-hépatique ou extra-hépatique. Dans la majorité des cas, elle est due à la présence de calculs (lithiase)
biliaires dans les voies d'écoulement. La cholestase peut aussi résulter d'un dysfonctionnement des hépatocytes (cellules du foie). Il existe une forme génétique rare
de cholestase, à transmission autosomale récessive, dont le gène est situé sur le chromosome n° 18. Adj. : Choléstatique. Syn. : cholostase.
La cholémèse (du
latin emeticus, du grec emein [-émétique, -émèse], vomir, qui fait
vomir) est le fait de vomir de la bile.
Haut de page.
Cholémie
Cholémie pigmentaire
Cholémie saline
Cholémie familiale
Hématologie, génétique, médecine biologique
- [Angl. : Cholemia, cholaemia, Pigmentary cholaemia (or cholemia), Saline cholaemia (or chbolemia), Familial cholaemia, Gilbert's disease] N. f.
* cholé :
d
u grec kholê
[chol(é)], bile ; * émie :
du
grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. La cholémie est la présence dans le sang
d'un ou plusieurs composants de la bile : bilirubine, cholestérol, sels
biliaires. En réalité, quand on parle de cholémie, il s'agit généralement de la
cholémie pigmentaire, c'est-à-dire de la présence de bilirubine dans le sang. De
la même façon, on distingue également a cholémie saline, qui doit son nom au
fait que ce sont des sels biliaires qui sont présents dans le sang. La cholémie
familiale, connue aussi sous le nom de maladie de Gilbert, est une maladie
héréditaire qui se transmet selon le mode autosomique (chromosome non sexuel)
dominant (un parent atteint suffit pour transmettre la maladie à ses
descendants). C'est une anomalie dans le métabolisme des pigments biliaires qui
provoque une hyperbilirubinémie (*) de type indirect, du fait de l'absence de
certaines enzymes hépatiques, en particulier de la glycuronyl-transférase. Les
personnes atteintes présentent un subictère (ou ictère léger) chronique qui
évolue par poussées mais dont le pronostic est généralement bénin.
(*)
* bili
: du latin
bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le
foie ; relatif à la bile ;
*
rubine :
du latin ruber [rubine],
rouge, ancien nom de certains pigments rouges.
La bilirubine, de formule brute C33H36N4O6
est un produit jaune brunâtre, résultant de la dégradation des hématies ou
globules rouges et qui est, dans un premier temps, insoluble dans l'eau. Il en
résulte que les reins ne peuvent pas l'éliminer sous cette forme dans les
urines. Cette bilirubine est appelée libre ou non conjuguée ou indirecte. On
trouve dans le commerce des bandelettes réactives qui permettent de différencier
les valeurs normales (3 à 8 mg/L de sérum) des valeurs pathologiques (au-delà de
20 mg/L) par simple trempage dans le sérum du malade. Cette bilirubine libre est
prise en charge par l'albumine et transportée dans le foie où elle sera
glycuro-conjuguée par une enzyme, la glycuronyl-transférase. Elle est maintenant
soluble dans l'eau et peut être éliminée avec la bile. C'est la bilirubine
conjuguée ou bilirubine directe. Ces deux types de bilirubine, libre et
conjuguée, vont déterminer deux grands types d'ictères : à bilirubine conjuguée
ou à bilirubine libre, avec pour chacun des causes bien spécifiques. A noter que
la bilirubine totale est la somme de ces deux formes, libre et conjuguée.
- Dans les ictères à bilirubine libre ou non conjuguée, les causes sont celles
qui augmentent les produits de dégradation des globules rouges : maladies
hémolytiques qui détruisent un nombre trop important de ces globules rouges et
provoquent l'ictère hémolytique, déficit dans les cellules hépatiques des
enzymes (notamment la glycuronyl-transférase) nécessaires à la transformation de
la bilirubine libre en bilirubine conjuguée ou tout autre facteur susceptible
d'augmenter la bilirubine libre dans le sang. Dans ces formes d'ictères, les
urines restent claires et cette particularité peut être un facteur de
diagnostic.
- Dans les ictères à bilirubine conjuguée, les causes sont à rechercher dans les
pathologies du foie ou des voies biliaires (ictères par hépatite) : hépatites à
virus, à bactéries, tumeurs du foie ou des voies biliaires, cirrhoses, fièvre
jaune, entre autres. L'une des caractéristiques de ces ictères à bilirubine
conjuguée est qu'ils génèrent souvent des urines très colorées, voire foncées.
L'adjectif bilirubinique se rapporte à la bilirubine ou à ce qui en contient.
Dégradation des hématies - origine de la bilirubine Haut de page.
Cholestéatome
Cholestéatomateux Choléastome
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL - [Angl. : Cholesteatoma, Cholesteatomatous] N. m. * cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ; *
stéato : du grec stear, steatos [stéar(o)-, stéat(o)-], graisse
; * ome : du grec -ôma,[-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
Le cholestéatome (ou épidermose) est un épithélium malpighien qui kératinise et desquame de façon évolutive dans l'oreille moyenne
et/ou le rocher. Il se présente
sous forme de tumeurs cutanées bénignes, contenant du cholestérol, mais qui peuvent détruire les parois et le contenu de l'oreille avec une redoutable efficacité.
Selon la gravité des cholestéatomes, les signes cliniques vont d'une simple hypoacousie à une otorrhée, puis surdité, vertiges, voire paralysie faciale. Le
seul traitement
envisageable est chirurgical, pour permettre l'exérèse ou ablation chirurgicale)
de cet épiderme, après ouverture des cavités par antro-atticotomie. Le cholestéatome est souvent bien délimité, sous la forme d'un kyste avec membrane épidermique
(c'est la matrice) contenant des débris épidermiques et des cristaux de cholestérine.
Pour mémoire, l'oreille moyenne est située entre le tympan
(limite du CAE ou conduit auditif externe) et la fenêtre ovale qui donne accès à
l'oreille interne. Elle est composée d'une chambre contenant de l'air : la
caisse du tympan, et dans laquelle se trouve la chaîne tympanique ossiculaire,
c'est-à-dire les 3 osselets : marteau, enclume et étrier. Cette chaîne
tympanique transmet et amplifie les vibrations de l'air, donc du tympan, vers la
fenêtre ovale puis l'oreille interne.
Il existe de nombreuses difficultés opératoires et donc des techniques
différentes en fonction du type de choléstéatome, de la morphologie anatomique
de l'oreille moyenne, des modifications engendrées par le choléstéatome, entre
autres. Les modifications muqueuses peuvent être importantes : granulomes,
bourgeonnements, bourgeons à cholestérine ... L'exérèse nécessite de nombreuses
précautions, notamment l'utilisation d'instruments non traumatisants, à
extrémités mousses, pour décoller et refouler la matrice du choléstéatome sans
provoquer de rupture. C'est la forme de la mastoïde et l'étendue du
choléstéatome qui vont déterminer la technique opératoire. Pour atteindre le
choléstéatome, le chirurgien pratique un EPM ou évidement pétro-mastoïdien,
toujours appelé "mastoïdectomy" (mastoïdectomie) par les anglo-saxons. Rappelons
que "pétro-" se rapporte au rocher, l'une des 3 parties de l'os temporal (avec
la conque et l'os tympanal) qui abrite l'oreille moyenne et interne. La mastoïde
renferme les espaces pneumatiques (qui contiennent de l'air) et voisine avec les
cellules (ou espaces) périlabyrinthiques et les cellules du massif pétreux (= du
rocher). C'est cette EPM qui peut être réalisée selon 2 principales techniques :
ouverte ou fermée. Dans la technique fermée, le mur osseux séparant le CAE et la
mastoïde est conservé. En technique ouverte, ce mur est abaissé avec une fraise
: le CAE, l'attique, l'antre et la mastoïde forment alors une unique cavité,
cette technique semblant plus facile à réaliser, donc plus sûre. Après exérèse
complète du choléstéatome, mais aussi d'une partie plus ou moins grande du
tympan et souvent du marteau et de l'enclume, cette grande cavité sera comblée
par un lambeau musculaire, généralement une aponévrose du muscle temporal, pour
reconstituer une petite caisse tympanique, après avoir fait une greffe de tympan
directement sur la platine de l'étrier. Selon les cas (état de l'étrier, du
tympan), l'opération se poursuit par une reconstruction des destructions
osseuses par des greffons ou du bio-os et des granulés d'hydroxyapatite. Ces
matériaux seront progressivement détruits par les ostéoclastes et remplacés par
de l'os par les ostéoblastes. 9 à 12 mois plus tard, une vérification est
entreprise pour vérifier que la choléstéatome ne récidive pas et compléter
éventuellement la reconstruction.
On peut aussi rencontrer d'autres formes de cholestéatomes ne siégeant pas dans l'oreille, notamment
la forme perlée (ou épithélioma pavimenteux perlé de Cornil et Ranvier) : ce sont des petites tumeurs kystiques bénignes, qui peuvent siéger à proximité des méninges, dans
l'encéphale ou le rachis. Cholestéatomateux : adj. qualifiant ce qui ressemble à un cholestéatome, qui en a sa structure et sa composition. Syn. :
choléastome.
Coupe sagittale de l'oreille Haut de page.
Cholestérol
Cholestérol HDL Cholestérol
LDL Cholestérol total
Cholestérol estérifié
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Cholesterol, HDL cholesterol, LDL cholesterol, Total blood cholesterol, Cholesterol ester] N. m.
* cholo, cholé :
du
grec kholê [chol(é)], bile ; *
stéro, stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde],
désignant les corps qui dérivent du noyau stérol. Le cholestérol
est un lipide formé à partir d'un noyau stérol.
On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la
composition de nombreuses hormones. Le foie en fabrique jusqu'à 1,2 g/jour et il
est aussi synthétisé dans les glandes surrénales. Pendant longtemps, on a mesuré
dans le sang, le rapport entre le cholestérol total libre et le cholestérol
estérifié. Les valeurs normales de ce rapport varient entre 0,60 et 0,80.
Actuellement, on dose le cholestérol HDL (high density lipoproteines ou alpha
lipoprotéines) ou cholestérol à haute densité qui a la propriété d'éliminer le
cholestérol des parois des artères et de le transporter vers le foie où il est
dégradé. C'est le "bon cholestérol". On dose aussi le cholestérol LDL (low
density lipoproteines ou ß lipoprotéines) ou cholestérol à basse densité qui a
tendance à déposer le cholestérol sur les parois artérielles. C'est le "mauvais
cholestérol". Le rapport moyen LDL sur HDL est < 3,5 chez l'homme, < 3,2 chez la
femme. Des études menées actuellement tendent à montrer que le cholestérol joue
un rôle bénéfique au niveau de l'encéphale, notamment en ce qui concerne
l'établissement de nouvelles synapses. Les statines sont des médicaments qui ont
la faculté de faire baisser le taux de LDL. En 2004, une nouvelle molécule a été
découverte : c'est la rosuvastatine, appartenant elle aussi aux statines mais
plus efficace et qui devrait bientôt être commercialisée.
Schéma de la molécule de cholestérol
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Cholestérolémie
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Cholestérolaemia, cholesterolemia] N. f.
* cholo, cholé :
du grec kholê
[chol(é)], bile ;
*
stéro, stérol : du
mot cholestérol [-stérol, -stéroïde], désignant les corps qui dérivent du
noyau stérol ;
* émie, hémo :
du
grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. La cholestérolémie est le taux de cholestérol dans le sang. En moyenne,
cette valeur est d'environ 2 g/L de plasma. Mais il faut prendre en compte plusieurs facteurs qui peuvent normalement faire varier les valeurs de la cholestérolémie
: l'âge, les habitudes alimentaires, d'éventuelles pathologies hypercholestérolémiantes. Actuellement, on mesure le rapport LDL / HDL (voir cholestérol) qui est plus
significatif des risques de développer des athéromes. Haut
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