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Dernière modification :
14-05-2012

Mots, expressions     Etymologie, définition.


Cadhérine - Cadhérine E - Cadhérine N - Cadhérine P - Caillot - Campimètre - Campimétrie - Candida - Candidose - Carénaire - Carène - Catécholamine - Catoptrophobie - Causticité - Caustique - Cheville - Chikungunya - Chloasma - Cinquième maladie - Citrate de potassium - Claquage - Clitoris - Comédon - Comitial - Compte d'Addis-  Compte d'Addis-Hamburger - Coryza - Cotyle - Cotyloïde - Cotyloïdien - Couperose - Crase - Crase sanguine - Craw-craw - Crépitant - Crépitation - Crépitation articulaire - Crépitation de retour - Crépitation neigeuse - Crépitation osseuse - Crescentiforme - Crevasse - Crevasse du talon - Cri du Douglas - Crise tonique - Crocro - Crow-crow -

Cadhérine   Cadhérine E   Cadhérine N   Cadhérine P  
Cytologie, physiologie cellulaire  -  [Angl. : Cadherin]  N. f.  * adhérine : du bas latin adhaerentia [-adhérence], état, qualité de ce qui colle fortement ; * la lettre C qui commence le mot désigne certainement l'adjectif cellulaire.  Les cadhérines représentent une famille de molécules (on en connaît plus de douze actuellement) qui interviennent dans la reconnaissance et dans l'adhérence intercellulaire Ca2+ dépendante. Elles s'étendent de la cellule vers l'espace extra-cellulaire où elles se lient à d'autres cadhérines d'une cellule adjacente, au niveau des très nombreux desmosomes (zones de jonction entre deux cellules adjacentes). Sans trop entrer dans les détails, on peut citer la cadhérine E qui est présente à la surface de nombreux tissus épithéliaux, la cadhérine N, sur les cellules nerveuses, cardiaques et du cristallin, la cadhérine P sur les cellules du placenta et de l'épiderme. Une preuve formelle de rôle essentiel des cadhérines dans l'adhérence intercellulaire Ca2+ dépendante : si on supprime in vitro le calcium extracellulaire, on constate assez rapidement que les tissus se disloquent.       Haut de page.

Caillot
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Clot]  N.m.  * caillot : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer.  Le mot coagulum a pris, vers 1700, le sens de masse coagulée et est donc synonyme de caillot. C'est la fraction plus ou moins solide qui est présente après les différentes étapes de la coagulation. Pour le sang, la coagulation produit donc une fraction semi-solide : le caillot ou coagulum et une fraction liquide : le sérum.       Haut de page.

Campimètre   Campimétrie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Campimeter, campimetry]  N. m.  * campi : du latin campus [camp, campi-], champ ; * mètre, métrie : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure.  Le campimètre est un appareil qui permet, en ophtalmologie, de mesurer le champ visuel, c'est-à-dire l’espace perçu par le regard, alors que les yeux restent immobiles. La campimétrie est la branche de l'ophtalmologie qui étudie le champ visuel et ses anomalies.     Haut de page.

Candida   Candidose   Candida albicans  
Dermatologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Candida, candidiasis]   N. f.  * candida : du latin candidus [candid(a)-], d’un blanc éclatant, habillé de blanc, relatif à des levures blanchâtres ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  Affection plus connue sous le nom de "muguet", due à un champignon (généralement Candida albicans) et qui peut toucher pratiquement toutes les parties de l'organisme. Les Candida sont des champignons dits "imparfaits" à cause de l'absence de reproduction sexuée qui a sans doute disparu au cours de leur évolution et sont de ce fait classés parmi les Deutéromycètes. Ils présentent à la fois de longs hyphes et des cellules ovales et bourgeonnantes de levures. Les candidoses sont essentiellement cutanées ou muqueuses, mais elles peuvent aussi être profondes. Le traitement repose principalement sur des antifongiques et le violet de gentiane.  Candida vu au microscope      Haut de page.

Carène   Carénaire
Anatomie  -  [Angl. : Carina, Carinal]    N. f.   * carène : du génois carena, du latin carina qui signifie "coquille de noix". Dans le langage maritime, la carène est la partie immergée de la coque d'un bateau ; en zoologie, c'est un organe externe porteur d'une crête saillante longitudinale. En anatomie, ce nom est réservé à la l'éperon trachéal, au niveau de la séparation des deux bronches. L'adjectif carénaire caractérise ce qui se rapporte à la carène.  Position de la carène sur la trachée      Haut de page.

Catécholamine
Hématologie, angiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Catecholamine]   N. f.  * catéchol : du nom de l'arbre Acacia catechu, dont la catéchine est le principe actif du cachou ; * amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2. Ce terme regroupe l’adrénaline et la noradrénaline, mais aussi leur précurseur, la dopamine et les produits le leur catabolisme : métanéphrines et acide vanylmandélique. Libérées par la médullosurrénale, leur action est essentiellement hypertensive. Elles agissent sur les récepteurs alpha-1 des vaisseaux, provoquant une vasoconstriction, et les récepteurs bêta-1 du myocarde, induisant l’augmentation de la fréquence cardiaque et de la contractilité myocardique. Adrénaline : N. f.
* adrénalo : du latin ad, auprès de , et de ren, renis [rein] ; en physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  Hormone sécrétée par la médullosurrénale.  Son rôle essentiel est d'exciter la tonicité du système nerveux orthosympathique. Un choc émotionnel (danger), provoque une émission immédiate d'adrénaline. Les réflexes de défense sont accrus. Conséquences : accélération du rythme cardiaque, sueur, pâleur... Elle est aussi hyperglycémiante, vasoconstrictrice, hypertensive. Syn. épinéphrineSchéma de la molécule d'adrénaline Noradrénaline : N. f.   * nor : de l'anglais non radical car la noradrénaline dérive de l'adrénaline par perte du radical N-méthyle ; * ad : du latin ad, auprès de ; * rénal : de ren, renis [rein] ; en physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  Connue également sous le nom de norépinéphrine (surtout chez les anglo-saxons), de lévartérénol ou de norépinéphryne, la noradrénaline est avant tout un neuromédiateur cérébral, c'est-à-dire une hormone sécrétée par les boutons synaptiques de certains neurones et qui sert, au niveau des synapses, à transmettre les influx nerveux du compartiment présynaptique au neurone postsynaptique. Schéma de la molécule  Produite également en petite quantité par les cellules nerveuses de la médullosurrénale en même temps que l'adrénaline, on la retrouve surtout dans tout le système nerveux sympathique (ou orthosympathique). Elle agit sur de nombreux organes, dont le cœur, tube digestif (action sur les muscles lisses et donc sur le péristaltisme) et bien sûr système nerveux central. Comme l'adrénaline, la noradrénaline est une amine hypertensive qui appartient aux catécholamines.
La noradrénaline est utilisée essentiellement en cas de chute brutale de la tension artérielle et dans les crises de tachycardie. En effet, c'est un puissant vasoconstricteur (sauf pour les artères coronaires qui sont dilatées) qui induit une augmentation de la tension, et son action est cardiomodératrice.
Synthèse
: c'est à partir de 2 acides aminés aromatiques : la phénylalanine et la tyrosine, que se fait la synthèse. Première étape : formation de Dopa ou dihydroxyphénylalanine. Puis, par décarboxylation, transformation en Dopamine ou dihydroxyphényléthylalanine. Une hydroxylation permet ensuite le passage à la noradrénaline (puis éventuellement à l'adrénaline par méthylation).
Dégradation : la noradrénaline est transformée en 3-méthoxy-noradrénaline (ou norméthadrénaline - normétadrénaline ou norméthépinéphrine - normétépinéphrine), puis en acide vanylmandélique. Ces produits se retrouvent dans les urines.  
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Catoptrophobie
Psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Cataptrophobia]  N. f.  * catoptro- : du grec katoptron, miroir ; * phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte.  La catoptrophobie est la peur maladive des miroirs, de découvrir sa propre image.   Haut de page.

Caustique   Causticité
Biochimie, médecine générale, toxicologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : Caustic, causticity]   Adj. et n. m.  * caustique : du latin causticus, du grec kaustikos, brûlant, se dit d'un corps qui attaque les tissus organiques.  Un produit est qualifié de caustique lorsqu'il attaque un tissu organique, que ce soit par projection : peau, cornée de l'œil, par ingestion : muqueuse de la cavité buccale ou du tube digestif, inhalation : voies respiratoires. Dans ce dernier cas et en fonction de la causticité du produit inhalé, il peut y avoir un risque vital très rapide si l'intervention des secours n'est pas extrêmement rapide. Un produit caustique ne doit pas être confondu avec un produit toxique. Quelques exemples de produits caustiques et toxiques. Adj. causticité : c'est le fait pour un produit, d'être caustique.     Haut de page.

Cheville
Anatomie, rhumatologie  -  [Angl. : Ankle]   N. f.  * cheville : du latin clavicula [clavicul(o)-], petite clef, relatif à la clavicule, petit os en forme de S qui relie l’épaule au sternum, mais aussi relatif à la cheville ; au 12e siècle, le mot clavicula a développé plusieurs sens différents, tournant autour de l'idée d'une tige de bois ou de métal pour assembler ou accrocher.  La cheville représente la partie inférieure de la jambe, au-dessus du cou-de-pied et qui présente de part et d'autre un renflement osseux : la malléole interne du tibia à l'intérieur, la malléole externe du péroné à l'extérieur, ces deux os étant reliés à l'astragale qui s'appuie au calcanéum (os qui forme le talon). La cheville est formée par l'articulation tibio-tarsienne (tibia et tarse).     Haut de page.

Chikungunya
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, médecine biologique  -  [Angl. : Chikungunya]  N. m.  D'un mot swahili qui signifie "marcher courbé, langue parlée en Tanzanie où la première épidémie de chikungunya a eu lieu en 1952".  La maladie de Chikungunya ou "Chik" touche l'Asie du Sud-Est, l'Afrique sub-saharienne et plus récemment, l'océan Indien et peut affecter l'homme mais aussi les oiseaux, reptiles et de nombreux mammifères. Cette maladie s'est médiatisée fin 2005 et en 2006 en France, du fait qu'elle touche la Réunion et se développe proportionnellement à l'intensité des pluies. Elle est transmise par les piqûres de moustiques Aedes albopictus et, si on la considérait encore récemment comme rarement mortelle, (il y a quand même 6 décès enregistrés le 31 janvier 2006 chez des personnes fragilisées) elle est loin d'être bénigne.   Aedes albopictus    Due à un alphavirus de la famille des Togaviridae, elle se déclare après une incubation de 4 à 7 jours, puis se traduit par des fièvres parfois paroxysmiques, avec de violentes céphalées et arthralgies ou douleurs articulaires (ce qui explique son nom car les personnes atteintes ont du mal à marcher droit) et parfois des complications neurologiques pouvant se traduire par des encéphalites. On note aussi des éruptions cutanées sur le visage et le tronc, parfois des nausées, vomissements et diarrhées. Il n'y a actuellement aucun vaccin ni médicament efficace contre ce virus, mis à part la chaleur (plus de 60°C), la dessiccation et certains antiseptiques comme l'alcool. La convalescence dure plusieurs semaines, avec un état de fatigue (asthénie) important et des douleurs qui ne régressent que lentement. Certains malades souffrent des articulations pendant plusieurs années. Actuellement l'essentiel de la lutte consiste à démoustiquer les zones les plus atteintes et à se protéger des moustiques par tous les moyens classiques : moustiquaires, spray répulsifs, destruction des larves dans les eaux stagnantes ... En principe, la maladie ne se transmet pas d'homme à homme, mais à la Réunion des cas de transmission maternofœtale ont été confirmés.
* Le 23 février 2006 : 77 décès seraient liés directement ou indirectement à la maladie. 130 000 personnes sont atteintes à la Réunion (chiffres publiés par l'InVS - Institut de Veille Sanitaire) et le gouvernement français décide d'intensifier ses moyens de lutte. En outre, il y aurait, à cette même date, plus de 1 500 cas à Mayotte et d'autres aux Seychelles, à l'île Maurice, à Madagascar.    Haut de page.

Chloasma
Dermatologie  -  [Angl. : Chloasma]   N. m.  * chloasma : du grec khloasma, teinte jaunâtre.  Le chloasma est l'apparition de taches pigmentaires jaunâtres, à contours irréguliers sur le visage, principalement pendant la grossesse. Cette dermatose bénigne est plus connue sous le nom de "masque de grossesse" et résulte d'une augmentation de l'activité des cellules mélanocytaires. Elle peut également se développer pendant d'autres maladies. Haut de page.

Cinquième maladie
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, pédiatrie  -  [Angl. : Fifth disease, infectious erythema]  N. m.  * mégal(o)- : du grec megalê [mégalo-, mégalie], grand ; * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; ou * érythème : du grec eruthêma, rougeur de la peau ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * démie : du grec demos [dém(o)-, -démie], peuple ou : * épidémie : du latin méd. epidemia, du grec epidêmios [épidémi(o)-], qui séjourne dans un pays - relatif à une maladie qui touche un grand nombre de personnes dans une même région.  A noter que le mégalérythème épidémique est aussi appelé cinquième maladie. C'est au XIXe siècle qu'ont été étudiées 6 éruptions cutanées différentes qui apparaissaient chez les jeunes enfants. Le mégalérythème épidémique a été la cinquième de ces 6 maladies a être étudiée et nommée. Pour information, la première maladie est la rougeole, la deuxième maladie est la rubéole, la troisième maladie est la scarlatine, la quatrième maladie est la rubéole scarlatiforme et la sixième maladie est la pseudo-rubéole ou exanthème subit ou critique ou fièvre de 3 jours des jeunes enfants ou roséole infantile.
Le mégalérythème épidémique est une maladie infectieuse virale bénigne, due à un parvovirus que l'on a nommé B19 et qui se caractérise par une éruption cutanée. Comme un grand nombre d'autres virus, il se transmet facilement d'un individu à l'autre par la voie digestive. On a qualifié cette pathologie de épidémique, car elle se manifeste généralement en hiver ou au printemps, tous les 4 à 5 ans, sous forme d'épidémies successives. B19 est aussi responsable d'autres pathologies pouvant affecter les articulations, la moelle osseuse et, par conséquence, la composition des éléments figurés du sang et en particulier la lignée des érythrocytes (globules rouges), provoquant une anémie. Haut de page.

Citrate de potassium
Biochimie, pharmacologie, médecine biologique, nombreuses spécialités  -  [Angl. : Potassium citrate]   N. m.  * brom(o) : du grec brômos [brom(o)-], relatif au brome métalloïde (Br) ou à la puanteur ; * -ure : en chimie, le suffixe -ure s’applique aux dérivés des hydracides (= acides qui ne renferment pas d’hydrogène) ; ex. chlorure, bromure, cyanure.  Le bromure de potassium, de formule KBr, est un sel cristallisé blanc connu pour ses propriétés sédatives, antiépileptiques et anaphrodisiaque. On trouve encore, dans d'anciens formulaires, la recette suivante : "Médicament calmant employé dans les maladies nerveuses, la coqueluche, l'insomnie : sirop contenant 1g par cuillerée à soupe (l'excipient est du sirop de laurier-cerise ou d'écorces d'oranges amères). Prendre immédiatement après, un verre d'eau pour ménager l'estomac. Dose habituelle 1 à 3g ; dans l'épilepsie ou la folie : jusqu'à 10g".
* Cyanure de potassium :
* cyan(o)- : du grec kuanos [cyan(o)], bleu ; * -ure : en chimie, le suffixe -ure s’applique aux dérivés des hydracides (= acides qui ne renferment pas d’hydrogène) ; ex. chlorure, bromure, cyanure.  Le cyanure de potassium KCN est un sel blanc extrêmement toxique, utilisé dans la confection de certains insecticides. Les sels de cyanure sont connus pour être ceux qui exercent le plus rapidement leur toxicité sur l'organisme. Ils empêchent l'utilisation du dioxygène et provoquent très rapidement une acidose lactique. L'effet du cyanure de potassium est semblable à celui du sel de sodium. Une consommation de 100 à 200 mg de cyanure de potassium, provoque rapidement une perte de conscience (quelques secondes), un coma après une demi-heure environ, puis la mort par arrêt cardiaque en deux heures sans intervention médicale urgente. Le cyanure de potassium a été utilisée en 1978 pour le suicide collectif de 900 personnes à Jonestown, Guyana.
* Ferrocyanure de potassium : * ferro- : du latin ferrum, fer ; *  cyan(o)- : du grec kuanos [cyan(o)], bleu ; * -ure : en chimie, le suffixe -ure s’applique aux dérivés des hydracides (= acides qui ne renferment pas d’hydrogène) ; ex. chlorure, bromure, cyanure.  De formule K4[Fe(CN)6], 4H2O, le ferrocyanure de potassium est aussi connu sous le nom de prussiate jaune. C'est un sel cristallin jaunâtre, toxique, utilisé comme réactif en laboratoire. Chauffé en milieu acide, il se décompose en cyanure d'hydrogène HCN, très toxique. C'est un additif alimentaire (antiagglomérant E536), utilisé également en œnologie pour éliminer les traces de métaux lourds dans les vins blancs et rosés. Avec le fer, il réagit vivement pour former un composé bleu intense : le ferrocyanure ferrique ou bleu de Prusse.
* Citrate de potassium : Le citrate de potassium, comme d'autres citrates, est utilisé pour le traitement des lithiases (calculs) rénales d'acide urique et de cystine. Ses propriétés antiacide et alcalinisante permettent d'obtenir un pH urinaire proche de 7 car , en captant des ions H+, il se comporte comme un cation qui sera éliminé par le rein avec une quantité équimolaire d'anion bicarbonate.
* Nitrate de potassium : * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de.   De formule KNO3, le nitrate de potassium est mieux connu sous le nom de salpêtre, le même que l'on utilise dans la fabrication de la poudre à canon ou qui se forme progressivement sur des murs suintant l'humidité. En pharmacologie, ce sel cristallin blanc entre dans la composition de certains diurétiques.
* Nitrite de potassium :* nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ite : dans la nomenclature de la chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l’acide en -eux, alors que le suffixe -ate correspond à l’acide en -ique.   De formule KNO2, le nitrite de potassium, sel de l'acide nitreux, est utilisé en pharmacologie et en angiologie pour ses propriétés vasodilatatrices. C'est aussi un additif alimentaire (E249) utilisé sous conditions comme conservateur contre Clostridium botulinum (bactérie qui peut provoquer le botulisme) dans les produits carnés.
* Iodate et iodure de potassium : * iodo- : du grec iôdes [iod(o)-], violet, relatif à l’iode, dont les cristaux forment des paillettes violettes ; * -ate : dans la nomenclature de la chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l’acide en -eux, alors que le suffixe -ate correspond à l’acide en -ique.  De formule KIO3, l'iodate de potassium est un sel qui est utilisé comme réactif au laboratoire. Dans la prévention du goitre thyroïdien, on ajoute divers composés iodés : iodure de potassium aux Pays-Bas et en Belgique, iodate de potassium en Belgique et en Allemagne. Dans la fabrication du pain, on utilise du sel "iodé". Lorsque tel n'est pas le cas, on doit pouvoir le lire sur l'emballage. Dans plus de 50 pays, l'addition de sel iodé est prescrite par la loi. Déjà en 1819, on a conseillé un traitement avec de l'iodure de potassium pour des patients souffrant de goitres.
* Glycérophosphate de potassium : * glycéro- : du grec glukeros [glycér(o)-], de saveur douce, relatif au glycérol ou à la glycérine, trialcool de formule CH2OH-CHOH-CH2OH, sirupeux ; * phospho : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * -ate : dans la nomenclature de la chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l’acide en -eux, alors que le suffixe -ate correspond à l’acide en -ique.  La glycérophosphate de potassium est utilisé comme reconstituant, dans la mesure ou il permet un apport de potassium à l'organisme, notamment dans la prévention ou le traitement des hypokaliémies (baisse de la kaliémie ou taux de potassium dans le sang pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque ; la prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est fréquemment responsable d'hypokaliémie.      Haut de page.

Claquage
Médecine du sport, kinésiologie kinésithérapie  -  [Angl. : Muscular strain]   N. m.  * claquage : du verbe claquer, construit à partir de l'onomatopée "klakk" exprimant un bruit bref et sec.  Le claquage désigne en fait plusieurs pathologies : distension ou/et décollement d'un muscle ou/et de son ligament, ruptures de fibres musculaires lors d'un effort trop violent ou après un échauffement insuffisant. Dans ce dernier cas, il se produit un hématome (par rupture des capillaires sanguins) qui est visible en échographie ou en échodoppler (par ex.). Selon la gravité de l'accident, on peut commencer par une application immédiate de glace ou d'eau froide qui a le pouvoir de calmer la douleur et de limiter l'inflammation. Si la douleur disparaît rapidement, une activité légère et prudente peut même être reprise. Si il y a hématome et/ou œdème, arrêt immédiat de l'activité, froid et immobilisation par un pansement raisonnablement serré (l'extrémité en aval du pansement ne doit ni bleuir, ni refroidir). Dans le cas d'une rupture importante, on peut même sentir, à la palpation, un vide qui sera rapidement comblé par l'hématome. Dans ce cas, un pansement compressif s'impose, suivi immédiatement de l'immobilisation du membre blessé, puis d'un transport en milieu médicalisé.      Haut de page.

Clitoris
Anatomie, gynécologie, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Clitoris]   N. m.  * clitoris : du grec kleitoris, petit organe érectile situé à la partie antérieure de la vulve.   Le clitoris, comme le pénis, contient deux corps caverneux qui s'unissent sur la ligne médiane. Ils constituent l'essentiel du clitoris, petit organe érectile situé à l'avant de la vulve, sous un repli formé par les petites lèvres : le capuchon, parfois appelé le prépuce du clitoris. Il se termine par un petit renflement que l'on appelle le gland du clitoris. Comme le pénis, il devient turgescent et plus sensible lors d'une stimulation sexuelle. Haut de page.

Comédon
Dermatologie, pharmacologie  -  [Angl. : Comedo]  N. m.  * comédon : du latin comedo, -onis [comédon], mangeur, de comedere, manger, cette matière sébacée étant réputée « manger » la peau.  Un sébocystome (* séb(o)- : du latin sebaceus, de sebum [séb(o)-], suif, relatif à la matière sébacée grasse ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie ; * ome, oma : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction), syn. stéatocystome,  est un kyste sébacé. Le sébum est la matière grasse onctueuse qui est sécrétée par les glandes sébacées. Voir les définitions de sébum et glande sébacée. La glande évacue sa production par un canal excréteur qui rejoint la tige d'un poil et que l'on appelle pour cette raison canal pilosébacé (* pilo : du latin pilosus [pil(o)-, pileux], poilu ou en rapport avec l’aspect de poils ; du grec pilos, feutre, ensemble de très fins poils), dont une partie traverse tout l'épiderme jusqu'à la surface de la peau. Le kyste sébacé se constitue lorsqu'il y a accumulation de sébum dans le canal excréteur. C'est l'accumulation du sébum dans la glande dilatée et le canal excréteur qui constitue le comédon, communément appelé point noir.
La sébocystomatose est l'accumulation d'un nombre parfois important de sébocystomes, qui se produit le plus souvent au niveau du thorax, du cou et du front.
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Comitial
Neurologie  -  [Angl. : Epileptic]  N. f.  * comitial : du latin comitialis morbus, de comitialis qui signifie interrompre les comices (assemblées publiques du peuple romain pour élire les magistrats et traiter les affaires publiques), c’est-à-dire, au niveau du cerveau, l’interruption du fonctionnement normal et de morbus qui signifie maladie, mal physique.   La maladie comitiale est l'épilepsie. Il n'y a pas une épilepsie, mais des formes nombreuses, aux manifestations très diverses, selon la zone cérébrale concernée. Les crises épileptiques sont dues à des décharges excessives des neurones cérébraux. Les crises qualifiées de "petit mal" atteignent surtout le jeune enfant et se manifestent essentiellement pas des absences de durée relativement courtes (quelques secondes). Comme pour les autres formes, le traitement est basé sur des médicaments antiépileptiques. Les zones cérébrales concernées sont nombreuses et on connaît de nombreuses causes : alcoolisme, familiale (héréditaire), entre autres.  Adj. : épileptique : qualifie une personne atteinte d'épilepsie ou ce sui concerne l'épilepsie ; épileptiforme, épileptoïde : qui a l'apparence de l'épilepsie (pathologie nerveuse épileptiforme) ; épileptogène : qui produit l'épilepsie, par ex. une tumeur ou une lésion cérébrale. Il existe de nombreux sites sur Internet, dont : Epilepsie France, créée depuis le 1er janvier 2006 par la fusion de BFE  et de ARPEIJE : http://www.epilepsie-france.fr  , FFRE : Fondation Française pour la Recherche sur l'Épilepsie : http://www.fondation-epilepsie.fr , LFCE : Ligue Française Contre l'Épilepsie : http://lfce.epilepsies.free.fr  Phénomène électrique cérébral, l’épilepsie est une maladie très particulière qui ne ressemble à aucune autre. Sa manifestation la plus connue est la crise de «  grand mal », qui est spectaculaire, mais il existe également de nombreuses autres manifestations. Inquiétante à juste titre, l’épilepsie est toutefois le plus souvent bénigne et bénéficie d’une large gamme de traitements médicamenteux. Toute personne peut faire une fois dans sa vie une crise d’épilepsie (ou crise comitiale). Elle est due à une activation exagérée, brutale et passagère des cellules nerveuses du cortex cérébral. En revanche, on parle de maladie épileptique lorsque les crises se répètent pendant des mois, voire des années. Elle peut être sans cause apparente, ou provoquée par une tumeur cérébrale, une agression toxique médicamenteuse, une hypoglycémie ou une infection de type encéphalite). On distingue les épilepsies généralisées et les épilepsies partielles en fonction de la localisation des décharges électriques dans l’ensemble du cortex ou seulement dans une région.      Haut de page.

Compte d'Addis   Compte d'Addis-Hamburger
Médecine biologique, urologie  -  [Angl. : Addis count ; Addis-Hamburger count]   N. pr.  * ADDIS Thomas, médecinnéphrologiste écossais et américain, né le 27 juillet 1881 à Edinburgh, mort en 1949 : * hématie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule.  La technique HLM est aussi connue sous le nom de compte d'Addis ou plus exactement d'Addis-Hamburger.Il s'agit de dénombrer les hématies (ou érythrocytes ou globules rouges), les leucocytes ou globumes blancs, et les cylindres urinaires, petits amas cylindriques protéiques qui se forment dans les tubes urinifères et en prennent la forme. Cette technique de comptage est relativcement simple, mais il faut en respecter strictement le protocole.
* 3 heures avant l'heure habituelle du réveil, le patient se lève et vide sa vessie dans les toilettes, puis note l'heure exacte sur le flacon de prélèvement fourni par le laboratoire.
* Il boit ensuite 1/4 litre d'eau puis se recouche et reste allongé, au repos et à jeun, pendant 3 heures.
* Après 3 heures il urine complètement dans le flacon de recueillement en notant à nouveau l'heure exacte.
Important : le flacon doit être rapporté au laboratoire le plus rapidement possible , impérativement dans les 2 heures, car les hématies vont ensuite subir une lyse.
Au laboratoire : * L'intervalle de temps entre les 2 mictions est soigneusement noté, ainsi que le volume de l'urine .
* 10 mL de cette urine sont prélevés et passés à la centrigugeuse. La numération des hématies et des leucocytes est faite sur 1 mL du culot.
* Les calculs nécessaires sont faits pour exprimer les résultats en nombre de cellules par minute.
Valeurs normales : hématies : < 2 000 / min (environ 100 à 1 000) ; leucocytes : mêmes valeurs ; cylindres (*) 0 à 3.
Valeurs pathologiques : à partir d'un seuil généralement admis à plus de 5 000 hématies (hématurie) et/ou plus de 5 000 leucocytes (leucocyturie) par min.
Une hématurie peut être révélatrice d'une glomérulonéphrite aiguë, avec parfois de 1 à 3 millions d'hématies par minute. Des valeurs proches de 20 000 par min., peuvent être significatives d'un syndrome néphrotique. La laucocyturie est toujours le signe d'une infection urinaire, mais aussi parfois d'une néphropathie, d'une tuberculose urinaire, d'un cancer rénal, entre autres.       Haut de page.

Coryza
Otorhinolaryngologie, allergologie immunologie  -  [Angl. : Common cold, coryza]  N. m.  * coryza : du grec koruza [coryza], écoulement nasal.  La rhinite (* rhino : du grec rhis, rhinos [rhin(o)-, -rhinie], nez ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire) est une inflammation bénigne, aiguë ou chronique de la muqueuse des fosses nasales. Autant dire qu'elle a de nombreuses causes et peut revêtir de très nombreuses formes. La plus courante est due au coryza ou rhume. Elle peut être chronique et se caractériser par un épaississement plus ou moins important (hypertrophie) de la muqueuse nasale, allant jusqu'à une obstruction parfois sévère des fosses nasales. Dans certaines pathologies, elle s'accompagne d'un écoulement purulent. En été, de nombreux coryzas (ou rhinites) résultent d'allergies aux pollens, mais il ne faut pas négliger d'autres allergènes comme les acariens, les poils d'animaux, les moisissures, la poussière, entre autres. Actuellement des essais de nouvelles molécules sont faits par plusieurs laboratoires, dans le but de réduire les inconvénients des rhinites.      Haut de page.

Couperose
Dermatologie, pharmacologie, pédiatrie, immunologie allergologie, endocrinologie et métabolismes   [Angl. : Couperose, acne rosacea]  N. f.  * couperose : du latin cupri rosa, rose de cuivre, désigne la coloration rouge du visage due à la dilatation des vaisseaux sanguins capillaires.  La couperose ou acné rosacée touche essentiellement les adultes après la quarantaine et se traduit au niveau de la face et du nez par un érythème (coloration rougeâtre), des télangiectasies (dilatation des capillaires de la peau qui provoquent la couperose) et des papulo-pustules. Cette forme d'acné est appelée acné hypertrophique lorsqu'il y a en plus un épaississement plus ou moins important des ailes du nez. La couperose est considérée par les dermatologues comme une véritable maladie vasculaire de la peau, avec dilatation permanente des capillaires de la peau du visage. Les télangiectasies citées ci-dessus finissent par devenir visibles à l'œil nu, sous forme de "cheveux rouges". Les principaux facteurs déclenchants sont le soleil, les changements de température, la consommation d'alcool ou d'aliments épicés, entre autres. Pour traiter la couperose, les médecins disposent de 2 types de laser : le laser KTP 532 nm (nm = nanomètre) et le laser à colorant pulsé, qui agissent en soudant les capillaires (c'est la photothermocoagulation) ou en les détruisant (photothermolyse sélective).      Haut de page.

Crase   Crase sanguine
Médecine biologique  -  [Angl. : Crasis (blood)]  N. f.    * crase : du grec krasis, mélange, constitution.  Normalement, la crase sanguine est la composition du sang, mais on réserve aujourd'hui ce terme à des examens biologiques qui permettent de déterminer certains paramètres de la coagulation ou hémostase, notamment le TC ou temps de coagulation, le TS ou temps de saignement, le signe du lacet, entre autres. Quelques renseignements complémentaires :
Le temps de coagulation : * temps : du latin tempus, qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * coagulation : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer.  Le temps de coagulation (ou TC) est la durée mise par une goutte de sang pour coaguler totalement dans une atmosphère normalement humide. La technique utilisée peut être particulièrement simple : la goutte prélevée au bout du doigt est placée sur une lame puis dans une boîte de Pétri contenant un coton humide. Le TC normal est de l'ordre de 10 minutes (valeurs considérées comme normales : entre 8 et 12 minutes, c'est-à-dire qu'après ce délai, on peut mettre la lame à le verticale, la goutte de sang ne se déforme plus. Actuellement, les laboratoires d'analyses médicales et biologiques utilisent le temps de coagulation en tube (ou méthode de l'éprouvette) ou temps de Hayem (ou méthode de Hayem) : dans 3 tubes à hémolyse en verre calibrés, on verse jusqu'à mi-hauteur du sang prélevé par ponction veineuse. Les tubes étant placés verticalement, on surveille la coagulation dans le premier en l'inclinant toutes les 2 minutes, puis toutes les minutes à partir de la 6e minute. Quand la coagulation a débuté dans le premier tube, on incline alors le second toutes les 30 secondes jusqu'à la prise en masse complète du liquide. C'est ce second tube qui correspond à la valeur véritable du temps de coagulation. Toute l'opération se fait au bain marie à 37°C, car la coagulation est normalement ralentie pour des températures inférieures. A noter que cette valeur du TC n'est que peu significative, voire obsolète, qu'elle ne présente un intérêt que dans certaines hémophilies sévères et qu'on lui préfère aujourd'hui d'autres examens.
Le temps de saignement : * saignement : du latin sanguis, sanguinis, sanguinare [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent], écoulement du liquide rouge qui circule dans les veines et les artères.  Le temps de saignement (TS) est la durée nécessaire pour qu'une incision de dimension et de profondeur standardisées et pratiquée à des fins thérapeutiques ou d'examen, cesse de saigner. Selon la méthode d'Ivy, la plus utilisée, l'incision est pratiquée sur 1 mm de profondeur et 1 cm de longueur, au niveau de la face interne de l'avant-bras et une pression de 40 mm de mercure est exercée par un brassard tensiomètre. Une autre méthode dite épreuve de Duke consiste à inciser le lobe de l'oreille à l'aide d'un vaccinostyle, mais son manque de précision fait qu'elle est pratiquement abandonnée. Le temps de saignement est normalement compris entre 4 et 8 minutes et ne devient anormal que pour des valeurs supérieures à 10 minutes, l'hémorragie s'arrêtant spontanément dès que le clou plaquettaire (agrégation des plaquettes ou thrombocytes au niveau de la lésion du vaisseau sanguin) s'est formé. Le TS est donc supérieur à la normale en cas de thrombopénie (pas assez de plaquettes dans le sang) ou de thrombopathie (fonctionnement anormal des plaquettes). A noter toutefois que le temps de saignement n'est plus utilisé en France.
Le test du lacet : * test : de l'anglais test, essai, épreuve ; * lacet : du latin laqueare, serrer, maintenir fermé avec un lacet.  Le test du lacet est pratiqué en angiologie pour déterminer le degré de résistance ou au contraire de fragilité des vaisseaux capillaires. Il consiste actuellement à placer un sphygmomanomètre (brassard gonflable - comme pour mesurer la tension artérielle) autour du bras, au-dessus du pli du coude, puis à exercer une pression de 100 mm Hg (millimètres de mercure) pendant environ 5 minutes. Cette pression intermédiaire suffit à interrompre la circulation veineuse superficielle, mais n'agit pas sur la circulation artérielle profonde. Après 5 minutes, l'angiologue repère, en amont du garrot (donc vers le pli du coude) la présence éventuelle d'un purpura : petites taches ou pétéchies, provenant d'une sortie de globules rouges (ou hématies) des capillaires. Cette sortie est due à l'augmentation de la pression dans les capillaires veineux et est possible car ces vaisseaux sont formés d'une seule couche de cellules. Le médecin peut ainsi, en appréciant le nombre des pétéchies, déterminer la résistance des capillaires ou une éventuelle hypoplaquettose ou thrombopénie (nombre insuffisant de plaquettes ou thrombocytes).  Syn. : signe du lacet.     Haut de page.

Craw-craw   Crocro   Crow-crow
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, dermatologie  -  [Angl. : Craw-craw]   N. m.  * Craw-craw : cette expression est probablement d'origine hollandaise, kraauw, kraauwen (to scratch en anglais) : gratter, gratter fort, dialecte du néerlandais parlé en Afrique du Sud, dont de nombreux mots sont passés dans l'anglais et le français régional d'Afrique tropicale.  Le craw-craw ou crow-crow ou crocro est une onchocercose qui provoque une dermatose due à la présence dans le derme, d'une microfilaire, nématode parasite : Onchocerca volvulus. Il en résulte un eczéma prurigineux qui évolue en papules et en pustules contenant le parasite, avec de fortes démangeaisons. Cette dermatose est souvent comparée à une gale filarienne et se développe essentiellement en Afrique occidentale et en Amérique centrale. La transmission est assurée par les femelles de simulies, insectes diptères dont les gîtes larvaires sont toujours proches des cours d’eau. Les atteintes cutanées se traduisent par un prurit chronique avec lésions de grattage. La peau présente progressivement des troubles de la pigmentation. Problème important : les microfilaires dermiques ont tendance à migrer dans les tissus oculaires, provoquant la dégénérescence du nerf optique et la cécité. Le traitement repose sur l’Ivermectine (MectizanT).     Haut de page.

Crépitation   Crépitant   Crépitation articulaire   Crépitation de retour   Crépitation neigeuse   Crépitation osseuse
Rhumatologie, pneumologie  -  [Angl. : Crepitation, crepitus, Crepitant, Intra-articular  crepitation, Crepitation of return, Snowy crepitation, Bony crepitation]    N. f.  * crépitation : du latin crepitare, produire une série de bruits secs.  La crépitation est un terme qui est utilisé pour désigner plusieurs bruits organiques ou sensations tactiles qui ont en commun de  rappeler celui "des cheveux frottés entre les doigts" ou "du sel jeté sur le feu" (expressions des dictionnaires médicaux). A l'origine, on a appelé crépitation le bruit audible par l'entourage proche, produit pendant l'inspiration chez une personne atteinte d'alvéolite (inflammation des alvéoles pulmonaires), ou d'un œdème pulmonaire, ce que les médecins qualifiaient aussi de "râle crépitant". Aujourd'hui, on utilise aussi ce terme pour le bruit à la palpation et à la mobilisation d'une articulation chez une personne souffrant d'arthrite sèche : c'est la crépitation articulaire. Dans les pneumonies en voie de guérison, la crépitation de retour caractérise le bruit audible en tout début de la phase de régression. Quant à la crépitation neigeuse, c'est le bruit perçu à la palpation d'un emphysème (infiltration de gaz) sous-cutané et qui rappelle celui que fait la neige lorsqu'on la presse en boule. Enfin, la crépitation osseuse est le bruit que font deux extrémités osseuses en frottement, lorsque l'un des deux os est fracturé.      Haut de page.

Crescentiforme
Anatomie  -  Adj.  [Angl. : Crescentiform]  * crescent- : du latin crescere, croître, crescentia, croissance, qui a aussi donné croissant : forme apparente de la Lune lorsqu’elle présente moins de la moitié de son hémisphère éclairé ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect.  L'adjectif crescentiforme signifie : qui a la forme d'un croissant.      Haut de page.

Crevasse   Crevasse du talon
Dermatologie  -  N. f.   [Angl. : Crack, cracked skin, chapped skin]   * crevasse : du verbe crever, lui-même du latin crepare, craquer.  En dermatologie, une crevasse est une fissure généralement peu profonde de la peau. On lui préfère en principe le terme gerçure (du latin charaxare, sillonner, du grec khrassein, blesser) qui désigne une fente vive à la surface de la peau, le plus souvent des mains, des lèvres ou du mamelon. Le mot rhagade (du grec rhagas, fissure) est aussi synonyme de gerçure, fissure ou crevasse ; il désigne une plaie linéaire qui apparaît plus spécifiquement aux commissures des lèvres, aux narines ou à l'anus. Les crevasses les plus gênantes sont celles qui apparaissent au niveau des talons. Elles résultent d'une sécheresse excessive de la peau du pied et des callosités en particulier (épaississements naturels de la peau du talon), favorisée par le port de chaussures ouvertes en été et la manque de soins hydratants. Pour soigner ces pathologies souvent invalidantes pour le marche, il vaut mieux consulter un dermatologue qui prescrira, selon le type de peau (sèche, grasse ...) des pommades cicatrisantes, des hydrocolloïdes, ainsi que des pansements spécialement destinés à soulager ces crevasses (type Compeed).       Haut de page.

Cri du Douglas
Anatomie, gastroentérologie, gynécologie obstétrique  -  N. m.  [Angl. : Douglas cry]   * Douglas : du nom du médecin écossais James DOUGLAS, anatomiste (1675 - 1742).  Dans la partie la plus inférieure de la cavité péritonéale (abdomen), le péritoine forme un cul-de-sac situé entre la vessie et le rectum chez l'homme, entre le vagin et le rectum chez la femme. Dans certaines pathologies, ce cul-de-sac de Douglas (certains disent simplement "le Douglas") peut se remplir de sérosités ou de sang, notamment en cas d'hémorragie due à une GEU ou grossesse extra-utérine. Pour une première évaluation du cul-de-sac de Douglas, le médecin procède par toucher rectal chez l'homme, par toucher vaginal chez la femme. Ce geste provoque une vive douleur si le cul-de-sac est rempli de sérosité ou de sang. C'est ce qui peut provoquer un cri de douleur appelé "cri du Douglas", chez la femme qui consulte pour une présomption de GEU.      Haut de page.

Crise tonique
Myologie, neurologie  -  Adj.  [Angl. : Tonic crisis]   * crise : du latin médical crisis, du grec médical krisis [crise], manifestation aiguë d'un trouble physique ou moral chez une personne ; * tonique : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension.  Une contraction musculaire est qualifiée de tonico-clonique (ou tonicoclonique) lorsqu'elle est en même temps tonique (contraction continue, qui provoque un état de rigidité) et clonique (répétition des contractions en convulsions saccadées - c'est une forme de myoclonie). Elle résulte généralement de la décharge excessive et simultanée d'un groupe de neurones cérébraux.  L'adjectif tonicoclonique est essentiellement utilisé pour caractériser les crises "grand mal" de l'épilepsie ou crises généralisées tonico-cloniques. Cette crise généralisée tonicoclonique comporte essentiellement 3 phases principales : * La phase tonique ou crise tonique qui dure en moyenne une trentaine de secondes (jamais plus de 2 minutes) avec contraction brutale de tous les muscles du corps et chute du malade, tête en hyperextension, muscles thoraciques bloqués (le malade est en apnée), les yeux sont révulsée. * La phase clonique : 1 à 2 minutes ; le patient présente des secousses cloniques qui affectent simultanément les 4 membres et la face, accompagnées d'hypersialorrhée ou sécrétion anormalement importante de salive, ce qui explique la présence de salive mousseuse ou écume dans la bouche du malade. * La phase révolutive ou de récupération, de 5 à 20 minutes, pendant laquelle le patient est dans un coma calme (seule la respiration est bruyante du fait de l'encombrement bronchique), qui lui permet de récupérer. Cette période nécessite toujours une surveillance continue pour éviter toute complication. Au sortir de cette phase, le malade est généralement amnésique de la crise qu'il vient de subir.      Haut de page.