Mots, expressions Etymologie, définition.
Cadhérine Cadhérine E Cadhérine N Cadhérine P
Cytologie, physiologie cellulaire - [Angl. : Cadherin] N. f. *
adhérine : du bas latin adhaerentia [-adhérence], état, qualité de ce qui
colle fortement ; * la lettre C qui commence le mot désigne certainement
l'adjectif cellulaire.
Les cadhérines représentent une famille de molécules (on en connaît plus de
douze actuellement) qui interviennent dans la reconnaissance et dans l'adhérence
intercellulaire Ca2+ dépendante. Elles s'étendent de la cellule vers l'espace
extra-cellulaire où elles se lient à d'autres cadhérines d'une cellule
adjacente, au niveau des très nombreux desmosomes (zones de jonction entre deux
cellules adjacentes). Sans trop entrer dans les détails, on peut citer la
cadhérine E qui est présente à la surface de nombreux tissus épithéliaux, la
cadhérine N, sur les cellules nerveuses, cardiaques et du cristallin, la
cadhérine P sur les cellules du placenta et de l'épiderme. Une preuve formelle
de rôle essentiel des cadhérines dans l'adhérence intercellulaire Ca2+ dépendante : si on supprime in vitro le calcium extracellulaire, on constate
assez rapidement que les tissus se disloquent. Haut de page.
Caillot
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Clot] N.m. * caillot : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance
solide, le figer. Le mot coagulum a pris, vers 1700, le sens de masse coagulée et est donc
synonyme de caillot. C'est la fraction plus ou moins solide qui est présente
après les différentes étapes de la coagulation. Pour le sang, la coagulation
produit donc une fraction semi-solide : le caillot ou coagulum et une fraction
liquide : le sérum. Haut de page.
Campimètre Campimétrie
Ophtalmologie - [Angl. : Campimeter, campimetry] N. m. * campi : du latin campus [camp, campi-], champ ; * mètre, métrie : du
grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. Le campimètre est un appareil qui permet, en ophtalmologie, de mesurer le champ
visuel, c'est-à-dire l’espace perçu par le regard, alors que les yeux restent
immobiles. La campimétrie est la branche de l'ophtalmologie qui étudie le champ
visuel et ses anomalies. Haut de page.
Candida Candidose
Candida albicans
Dermatologie, médecine biologique - [Angl. : Candida, candidiasis] N. f. * candida : du latin candidus [candid(a)-], d’un blanc éclatant, habillé de blanc, relatif à des
levures blanchâtres ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des
maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. Affection
plus connue sous le nom de "muguet", due à un champignon (généralement Candida albicans) et qui peut toucher pratiquement toutes les
parties de l'organisme. Les Candida sont des champignons dits "imparfaits" à
cause de l'absence de reproduction sexuée qui a sans doute disparu au cours de
leur évolution et sont de ce fait classés parmi les Deutéromycètes. Ils
présentent à la fois de longs hyphes et des cellules ovales et bourgeonnantes de
levures. Les candidoses sont essentiellement cutanées ou muqueuses, mais elles
peuvent aussi être profondes. Le traitement repose principalement sur des
antifongiques et le violet de gentiane. Candida vu au microscope Haut de page.
Carène Carénaire
Anatomie - [Angl. : Carina, Carinal] N. f. * carène : du génois carena, du latin carina qui signifie "coquille de noix". Dans le langage maritime, la carène est
la partie immergée de la coque d'un bateau ; en zoologie, c'est un organe
externe porteur d'une crête saillante longitudinale. En anatomie, ce nom est
réservé à la l'éperon trachéal, au niveau de la séparation des deux bronches. L'adjectif
carénaire caractérise ce qui se rapporte à la carène. Position de la carène sur la trachée Haut de page.
Catécholamine
Hématologie, angiologie, médecine biologique - [Angl. : Catecholamine] N. f. * catéchol : du nom de l'arbre Acacia catechu,
dont la catéchine est le principe actif du cachou ; * amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques
composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de
radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2. Ce terme regroupe l’adrénaline et la
noradrénaline, mais aussi leur précurseur, la dopamine et les produits le leur
catabolisme : métanéphrines et acide vanylmandélique. Libérées par la
médullosurrénale, leur action est essentiellement hypertensive. Elles agissent
sur les récepteurs alpha-1 des vaisseaux, provoquant une vasoconstriction, et
les récepteurs bêta-1 du myocarde, induisant l’augmentation de la fréquence
cardiaque et de la contractilité myocardique. Adrénaline : N. f. * adrénalo : du latin ad, auprès de , et de ren, renis [rein] ; en
physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, servant à
transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.
Hormone sécrétée par la médullosurrénale. Son rôle essentiel est d'exciter
la tonicité du système nerveux orthosympathique. Un choc émotionnel (danger),
provoque une émission immédiate d'adrénaline. Les réflexes de défense sont
accrus. Conséquences : accélération du rythme cardiaque, sueur, pâleur... Elle
est aussi hyperglycémiante, vasoconstrictrice, hypertensive. Syn. épinéphrine. Schéma
de la molécule d'adrénaline Noradrénaline : N. f. * nor : de l'anglais non radical car la noradrénaline dérive de l'adrénaline par perte du
radical N-méthyle ; * ad : du latin ad, auprès de ; * rénal : de ren, renis [rein]
; en
physiologie :
relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un
adjectif en un autre mot ou substantif.
Connue également sous le nom de norépinéphrine (surtout chez les anglo-saxons),
de lévartérénol ou de norépinéphryne, la noradrénaline est avant tout un
neuromédiateur cérébral, c'est-à-dire une hormone sécrétée par les boutons
synaptiques de certains neurones et qui sert, au niveau des synapses, à
transmettre les influx nerveux du compartiment présynaptique au neurone
postsynaptique. Schéma de la molécule Produite également en petite quantité par
les cellules nerveuses de la médullosurrénale en même temps que l'adrénaline, on
la retrouve surtout dans tout le système nerveux sympathique (ou
orthosympathique). Elle agit sur de nombreux organes, dont le cœur, tube
digestif (action sur les muscles lisses et donc sur le péristaltisme) et bien
sûr système nerveux central. Comme l'adrénaline, la noradrénaline est une amine
hypertensive qui appartient aux catécholamines.
La noradrénaline est utilisée essentiellement en cas de chute brutale de la
tension artérielle et dans les crises de tachycardie. En effet, c'est un
puissant vasoconstricteur (sauf pour les artères coronaires qui sont dilatées)
qui induit une augmentation de la tension, et son action est cardiomodératrice.
Synthèse : c'est à partir de 2 acides aminés aromatiques : la phénylalanine
et la tyrosine, que se fait la synthèse. Première étape : formation de Dopa ou
dihydroxyphénylalanine. Puis, par décarboxylation, transformation en Dopamine ou
dihydroxyphényléthylalanine. Une hydroxylation permet ensuite le passage à la
noradrénaline (puis éventuellement à l'adrénaline par méthylation).
Dégradation : la noradrénaline est transformée en 3-méthoxy-noradrénaline
(ou norméthadrénaline - normétadrénaline ou norméthépinéphrine -
normétépinéphrine), puis en acide vanylmandélique. Ces produits se retrouvent
dans les urines. Haut de page.
Catoptrophobie
Psychologie psychiatrie - [Angl. : Cataptrophobia] N. f. * catoptro- : du grec katoptron,
miroir ; * phobie : du
grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. La
catoptrophobie est la peur maladive des miroirs, de découvrir sa propre image. Haut de page.
Caustique Causticité
Biochimie, médecine générale, toxicologie, médecine
d'urgence - [Angl. : Caustic, causticity] Adj. et n. m. * caustique : du latin causticus, du grec kaustikos, brûlant, se
dit d'un corps qui attaque les tissus organiques. Un produit est
qualifié de caustique lorsqu'il attaque un tissu organique, que ce soit par
projection : peau, cornée de l'œil, par ingestion : muqueuse de la cavité
buccale ou du tube digestif, inhalation : voies respiratoires. Dans ce dernier
cas et en fonction de la causticité du produit inhalé, il peut y avoir un risque
vital très rapide si l'intervention des secours n'est pas extrêmement rapide. Un
produit caustique ne doit pas être confondu avec un produit toxique. Quelques
exemples de produits caustiques et toxiques. Adj. causticité : c'est le fait
pour un produit, d'être caustique. Haut de page.
Cheville
Anatomie, rhumatologie - [Angl. : Ankle] N. f. * cheville : du latin clavicula [clavicul(o)-], petite clef, relatif
à la clavicule, petit os en forme de S qui relie l’épaule au sternum, mais aussi
relatif à la cheville ; au 12e siècle, le mot clavicula a développé plusieurs
sens différents, tournant autour de l'idée d'une tige de bois ou de métal pour
assembler ou accrocher. La cheville représente la partie inférieure
de la jambe, au-dessus du cou-de-pied et qui présente de part et d'autre un
renflement osseux : la malléole interne du tibia à l'intérieur, la malléole
externe du péroné à l'extérieur, ces deux os étant reliés à l'astragale qui
s'appuie au calcanéum (os qui forme le talon). La cheville est formée par
l'articulation tibio-tarsienne (tibia et tarse). Haut de page.
Chikungunya
Parasitologie pathologies infectieuses et
tropicales, médecine biologique - [Angl. : Chikungunya]
N. m. D'un mot swahili qui signifie "marcher courbé, langue parlée en Tanzanie où la
première épidémie de chikungunya a eu lieu en 1952". La maladie de
Chikungunya ou "Chik" touche l'Asie du Sud-Est, l'Afrique sub-saharienne et plus
récemment, l'océan Indien et peut affecter l'homme mais aussi les oiseaux,
reptiles et de nombreux mammifères. Cette maladie s'est médiatisée fin 2005 et
en 2006 en France, du fait qu'elle touche la Réunion et se développe
proportionnellement à l'intensité des pluies. Elle est transmise par les piqûres
de moustiques Aedes albopictus et, si on la considérait encore récemment
comme rarement mortelle, (il y a quand même 6 décès enregistrés le 31 janvier
2006 chez des personnes fragilisées) elle est loin d'être bénigne. Aedes albopictus Due à un alphavirus de la
famille des Togaviridae, elle se déclare après une incubation de 4 à 7 jours,
puis se traduit par des fièvres parfois paroxysmiques, avec de violentes
céphalées et arthralgies ou douleurs articulaires (ce qui explique son nom car
les personnes atteintes ont du mal à marcher droit) et parfois des complications
neurologiques pouvant se traduire par des encéphalites. On note aussi des
éruptions cutanées sur le visage et le tronc, parfois des nausées, vomissements
et diarrhées. Il n'y a actuellement aucun vaccin ni médicament efficace contre
ce virus, mis à part la chaleur (plus de 60°C), la dessiccation et certains
antiseptiques comme l'alcool. La convalescence dure plusieurs semaines, avec un
état de fatigue (asthénie) important et des douleurs qui ne régressent que
lentement. Certains malades souffrent des articulations pendant plusieurs
années. Actuellement l'essentiel de la lutte consiste à démoustiquer les zones
les plus atteintes et à se protéger des moustiques par tous les moyens
classiques : moustiquaires, spray répulsifs, destruction des larves dans les
eaux stagnantes ... En principe, la maladie ne se transmet pas d'homme à homme,
mais à la Réunion des cas de transmission maternofœtale ont été confirmés.
* Le 23 février 2006 : 77 décès seraient liés directement ou indirectement à la
maladie. 130 000 personnes sont atteintes à la Réunion (chiffres publiés par
l'InVS - Institut de Veille Sanitaire) et le gouvernement français décide
d'intensifier ses moyens de lutte. En outre, il y aurait, à cette même date,
plus de 1 500 cas à Mayotte et d'autres aux Seychelles, à l'île Maurice, à
Madagascar. Haut de page.
Chloasma
Dermatologie - [Angl. : Chloasma]
N. m. * chloasma : du grec khloasma, teinte
jaunâtre. Le chloasma est l'apparition de taches pigmentaires
jaunâtres, à contours irréguliers sur le visage, principalement pendant la
grossesse. Cette dermatose bénigne est plus connue sous le nom de "masque de
grossesse" et résulte d'une augmentation de l'activité des cellules
mélanocytaires. Elle peut également se développer pendant d'autres maladies. Haut de page.
Cinquième maladie
Immunologie allergologie,
épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies infectieuses et
tropicales, pédiatrie - [Angl. : Fifth disease, infectious
erythema] N.
m. * mégal(o)- : du grec megalê [mégalo-,
mégalie], grand ; * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; ou * érythème : du grec eruthêma, rougeur de la peau ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * démie : du grec demos [dém(o)-, -démie], peuple ou : * épidémie : du latin méd. epidemia, du grec epidêmios [épidémi(o)-], qui séjourne dans un pays - relatif à une maladie qui touche un
grand nombre de personnes dans une même région.
A noter que le mégalérythème épidémique est aussi appelé cinquième maladie.
C'est au XIXe siècle qu'ont été étudiées 6 éruptions cutanées différentes qui
apparaissaient chez les jeunes enfants. Le mégalérythème épidémique a été la
cinquième de ces 6 maladies a être étudiée et nommée. Pour information, la
première maladie est la rougeole, la deuxième maladie est la rubéole, la
troisième maladie est la scarlatine, la quatrième maladie est la rubéole
scarlatiforme et la sixième maladie est la pseudo-rubéole ou exanthème subit ou
critique ou fièvre de 3 jours des jeunes enfants ou roséole infantile.
Le mégalérythème épidémique est une maladie infectieuse virale bénigne, due à un
parvovirus que l'on a nommé B19 et qui se caractérise par une éruption cutanée.
Comme un grand nombre d'autres virus, il se transmet facilement d'un individu à
l'autre par la voie digestive. On a qualifié cette pathologie de épidémique, car
elle se manifeste généralement en hiver ou au printemps, tous les 4 à 5 ans,
sous forme d'épidémies successives. B19 est aussi responsable d'autres
pathologies pouvant affecter les articulations, la moelle osseuse et, par
conséquence, la composition des éléments figurés du sang et en particulier la
lignée des érythrocytes (globules rouges), provoquant une anémie. Haut de page.
Citrate de potassium
Biochimie, pharmacologie, médecine biologique, nombreuses spécialités
- [Angl. : Potassium citrate] N. m. * brom(o) : du grec brômos [brom(o)-], relatif au brome métalloïde (Br) ou à la
puanteur ; * -ure : en chimie, le suffixe -ure s’applique aux dérivés des
hydracides (= acides qui ne renferment pas d’hydrogène) ; ex. chlorure, bromure,
cyanure. Le bromure de
potassium, de formule KBr, est un sel cristallisé blanc connu pour ses
propriétés sédatives, antiépileptiques et anaphrodisiaque. On trouve encore,
dans d'anciens formulaires, la recette suivante : "Médicament calmant employé
dans les maladies nerveuses, la coqueluche, l'insomnie : sirop contenant 1g par
cuillerée à soupe (l'excipient est du sirop de laurier-cerise ou d'écorces
d'oranges amères). Prendre immédiatement après, un verre d'eau pour ménager
l'estomac. Dose habituelle 1 à 3g ; dans l'épilepsie ou la folie : jusqu'à 10g".
* Cyanure de potassium : * cyan(o)- : du grec kuanos [cyan(o)], bleu ; * -ure : en chimie, le suffixe
-ure s’applique aux dérivés des hydracides (= acides qui ne renferment pas
d’hydrogène) ; ex. chlorure, bromure, cyanure.
Le cyanure de potassium KCN est un sel blanc extrêmement toxique, utilisé dans
la confection de certains insecticides. Les sels de cyanure sont connus
pour être ceux qui exercent le plus rapidement leur toxicité sur l'organisme. Ils empêchent
l'utilisation du dioxygène et provoquent très rapidement une acidose lactique.
L'effet du cyanure de potassium est semblable à celui du sel de sodium. Une consommation de 100 à 200 mg de cyanure de potassium,
provoque rapidement une perte de
conscience (quelques secondes), un coma après une demi-heure environ, puis la
mort par arrêt cardiaque
en deux heures sans intervention médicale urgente. Le cyanure de potassium a été utilisée en 1978 pour le suicide
collectif de 900 personnes
à Jonestown, Guyana.
* Ferrocyanure de potassium : * ferro- : du latin ferrum, fer ; * cyan(o)- : du grec kuanos [cyan(o)], bleu ; * -ure : en chimie, le suffixe
-ure s’applique aux dérivés des hydracides (= acides qui ne renferment pas
d’hydrogène) ; ex. chlorure, bromure, cyanure. De formule K4[Fe(CN)6],
4H2O, le ferrocyanure de potassium est aussi connu sous le nom de
prussiate jaune. C'est un sel cristallin jaunâtre, toxique, utilisé comme
réactif en laboratoire. Chauffé en milieu acide, il se décompose en cyanure
d'hydrogène HCN, très toxique. C'est un additif alimentaire (antiagglomérant
E536), utilisé également en œnologie pour éliminer les traces de métaux lourds
dans les vins blancs et rosés. Avec le fer, il réagit vivement pour former un
composé bleu intense : le ferrocyanure ferrique ou bleu de Prusse.
* Citrate de potassium : Le citrate de potassium, comme d'autres
citrates, est utilisé pour le traitement des lithiases (calculs) rénales d'acide
urique et de cystine. Ses propriétés antiacide et alcalinisante permettent
d'obtenir un pH urinaire proche de 7 car , en captant des ions H+, il
se comporte comme un cation qui sera éliminé par le rein avec une quantité
équimolaire d'anion bicarbonate.
* Nitrate de potassium : * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre
(ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de
potassium) ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie :
sel de. De
formule KNO3, le nitrate de potassium est mieux connu sous le nom de
salpêtre, le même que l'on utilise dans la fabrication de la poudre à canon ou
qui se forme progressivement sur des murs suintant l'humidité. En pharmacologie,
ce sel cristallin blanc entre dans la composition de certains diurétiques.
* Nitrite de potassium :* nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel
du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate
de potassium) ; * -ite : dans la nomenclature de la chimie minérale, le
suffixe -ite correspond à l’acide en -eux, alors que le suffixe -ate correspond
à l’acide en -ique. De
formule KNO2, le nitrite de potassium, sel de l'acide nitreux, est utilisé en
pharmacologie et en angiologie pour ses propriétés vasodilatatrices. C'est aussi
un additif alimentaire (E249) utilisé sous conditions comme conservateur contre Clostridium botulinum (bactérie qui peut provoquer le botulisme) dans
les produits carnés.
* Iodate et iodure de potassium : * iodo- : du grec iôdes [iod(o)-], violet, relatif à l’iode, dont les
cristaux forment des paillettes violettes ; * -ate : dans la nomenclature
de la chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l’acide en -eux, alors que
le suffixe -ate correspond à l’acide en -ique.
De formule KIO3, l'iodate de potassium est un sel qui est utilisé
comme réactif au laboratoire. Dans la prévention du goitre
thyroïdien, on ajoute divers composés iodés : iodure de potassium aux Pays-Bas
et en Belgique, iodate de potassium en Belgique et en Allemagne. Dans la
fabrication du pain, on utilise du sel "iodé". Lorsque tel n'est pas le cas, on
doit pouvoir le lire sur l'emballage. Dans plus de 50 pays, l'addition de sel
iodé est prescrite par la loi. Déjà en 1819, on a conseillé un traitement avec
de l'iodure de potassium pour des patients souffrant de goitres.
* Glycérophosphate de potassium : * glycéro- : du grec glukeros [glycér(o)-], de saveur douce, relatif au
glycérol ou à la glycérine, trialcool de formule CH2OH-CHOH-CH2OH,
sirupeux ; * phospho : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-,
phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels,
notamment les phosphates ; * -ate : dans la nomenclature de la
chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l’acide en -eux, alors que le
suffixe -ate correspond à l’acide en -ique.
La glycérophosphate de potassium est utilisé comme reconstituant, dans la mesure
ou il permet un apport de potassium à l'organisme, notamment dans la prévention
ou le traitement des hypokaliémies (baisse de la kaliémie ou taux de
potassium dans le sang pouvant provoquer des troubles du rythme cardiaque ; la
prise régulière de laxatifs stimulants ou de certains diurétiques est
fréquemment responsable d'hypokaliémie. Haut de page.
Claquage
Médecine du sport, kinésiologie kinésithérapie
- [Angl. : Muscular strain]
N. m. * claquage : du verbe claquer,
construit à partir de l'onomatopée "klakk" exprimant un bruit bref et
sec. Le claquage désigne en fait plusieurs pathologies : distension
ou/et décollement d'un muscle ou/et de son ligament, ruptures de fibres
musculaires lors d'un effort trop violent ou après un échauffement insuffisant.
Dans ce dernier cas, il se produit un hématome (par rupture des capillaires
sanguins) qui est visible en échographie ou en échodoppler (par ex.). Selon la
gravité de l'accident, on peut commencer par une application immédiate de glace
ou d'eau froide qui a le pouvoir de calmer la douleur et de limiter
l'inflammation. Si la douleur disparaît rapidement, une activité légère et
prudente peut même être reprise. Si il y a hématome et/ou œdème, arrêt immédiat
de l'activité, froid et immobilisation par un pansement raisonnablement serré
(l'extrémité en aval du pansement ne doit ni bleuir, ni refroidir). Dans le cas
d'une rupture importante, on peut même sentir, à la palpation, un vide qui sera
rapidement comblé par l'hématome. Dans ce cas, un pansement compressif s'impose,
suivi immédiatement de l'immobilisation du membre blessé, puis d'un transport en
milieu médicalisé. Haut de page.
Clitoris
Anatomie, gynécologie, médecine de la reproduction
- [Angl. : Clitoris] N. m. * clitoris : du grec kleitoris, petit
organe érectile situé à la partie antérieure de la vulve. Le clitoris, comme le pénis, contient deux corps caverneux qui s'unissent sur la
ligne médiane. Ils constituent l'essentiel du clitoris, petit organe érectile
situé à l'avant de la vulve, sous un repli formé par les petites lèvres : le
capuchon, parfois appelé le prépuce du clitoris. Il se termine par un petit
renflement que l'on appelle le gland du clitoris. Comme le pénis, il devient
turgescent et plus sensible lors d'une stimulation sexuelle. Haut de page.
Comédon
Dermatologie,
pharmacologie - [Angl. : Comedo] N. m. * comédon : du latin comedo, -onis [comédon], mangeur, de comedere, manger, cette matière sébacée étant réputée « manger » la peau. Un
sébocystome (* séb(o)- : du latin sebaceus, de sebum [séb(o)-], suif, relatif à la matière sébacée grasse ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie ; * ome, oma : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur,
tuméfaction), syn. stéatocystome, est un kyste sébacé. Le
sébum est la matière grasse onctueuse qui est sécrétée par les glandes sébacées.
Voir les définitions de sébum et glande sébacée. La glande évacue sa production
par un canal excréteur qui
rejoint la tige d'un poil et que l'on appelle pour cette raison canal pilosébacé
(* pilo : du latin pilosus [pil(o)-,
pileux], poilu ou en rapport avec l’aspect de poils ; du grec pilos,
feutre, ensemble de très fins poils), dont une
partie traverse tout l'épiderme jusqu'à la surface de la peau. Le kyste sébacé
se constitue lorsqu'il y a accumulation de sébum dans le canal excréteur. C'est
l'accumulation du sébum dans la glande dilatée et le canal excréteur qui
constitue le comédon, communément appelé point noir.
La sébocystomatose est l'accumulation d'un nombre parfois important de
sébocystomes, qui se produit le plus souvent au niveau du thorax, du cou et du
front. Haut de page.
Comitial
Neurologie - [Angl. : Epileptic] N.
f. * comitial : du latin comitialis morbus, de comitialis qui signifie interrompre les comices
(assemblées publiques du peuple romain pour élire les magistrats et traiter les
affaires publiques), c’est-à-dire, au niveau du cerveau, l’interruption du
fonctionnement normal et de morbus qui signifie maladie, mal physique.
La maladie comitiale est l'épilepsie. Il n'y a pas une épilepsie, mais des
formes nombreuses, aux manifestations très diverses, selon la zone cérébrale
concernée. Les crises épileptiques sont dues à des décharges excessives des
neurones cérébraux. Les crises qualifiées de "petit mal" atteignent surtout le
jeune enfant et se manifestent essentiellement pas des absences de durée
relativement courtes (quelques secondes). Comme pour les autres formes, le
traitement est basé sur des médicaments antiépileptiques. Les zones cérébrales
concernées sont nombreuses et on connaît de nombreuses causes : alcoolisme,
familiale (héréditaire), entre autres. Adj. : épileptique :
qualifie une personne atteinte d'épilepsie ou ce sui concerne l'épilepsie ; épileptiforme, épileptoïde : qui a l'apparence de l'épilepsie (pathologie
nerveuse épileptiforme) ; épileptogène : qui produit l'épilepsie, par ex.
une tumeur ou une lésion cérébrale. Il existe de nombreux sites sur Internet,
dont : Epilepsie France, créée depuis le 1er janvier 2006 par la fusion de BFE
et de ARPEIJE : http://www.epilepsie-france.fr , FFRE : Fondation Française pour la
Recherche sur l'Épilepsie : http://www.fondation-epilepsie.fr , LFCE : Ligue Française Contre l'Épilepsie : http://lfce.epilepsies.free.fr Phénomène
électrique cérébral, l’épilepsie est une maladie très particulière qui ne
ressemble à aucune autre. Sa manifestation la plus connue est la crise de « grand
mal », qui est spectaculaire, mais il existe également de nombreuses
autres manifestations. Inquiétante à juste titre, l’épilepsie est toutefois le
plus souvent bénigne et bénéficie d’une large gamme de traitements
médicamenteux. Toute personne peut faire une fois dans sa vie une crise
d’épilepsie (ou crise comitiale). Elle est due à une activation exagérée,
brutale et passagère des cellules nerveuses du cortex cérébral. En revanche, on parle de maladie épileptique lorsque les crises se répètent pendant des
mois, voire des années. Elle peut être sans cause apparente, ou provoquée par
une tumeur cérébrale, une agression toxique médicamenteuse, une hypoglycémie ou
une infection de type encéphalite). On distingue les épilepsies généralisées et les épilepsies partielles en fonction de la localisation des décharges
électriques dans l’ensemble du cortex ou seulement dans une région. Haut de page.
Compte d'Addis Compte d'Addis-Hamburger
Médecine biologique, urologie - [Angl. : Addis count ; Addis-Hamburger count] N. pr. * ADDIS Thomas, médecinnéphrologiste écossais et américain, né le 27 juillet 1881 à Edinburgh, mort en 1949 : * hématie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule. La technique HLM est aussi connue sous le nom de compte d'Addis ou plus exactement d'Addis-Hamburger.Il s'agit de dénombrer les hématies (ou érythrocytes ou globules rouges), les leucocytes ou globumes blancs, et les cylindres urinaires, petits amas cylindriques protéiques qui se forment dans les tubes urinifères et en prennent la forme. Cette technique de comptage est relativcement simple, mais il faut en respecter strictement le protocole.
* 3 heures avant l'heure habituelle du réveil, le patient se lève et vide sa vessie dans les toilettes, puis note l'heure exacte sur le flacon de prélèvement fourni par le laboratoire.
* Il boit ensuite 1/4 litre d'eau puis se recouche et reste allongé, au repos et à jeun, pendant 3 heures.
* Après 3 heures il urine complètement dans le flacon de recueillement en notant à nouveau l'heure exacte.
Important : le flacon doit être rapporté au laboratoire le plus rapidement possible , impérativement dans les 2 heures, car les hématies vont ensuite subir une lyse.
Au laboratoire : * L'intervalle de temps entre les 2 mictions est soigneusement noté, ainsi que le volume de l'urine .
* 10 mL de cette urine sont prélevés et passés à la centrigugeuse. La numération des hématies et des leucocytes est faite sur 1 mL du culot.
* Les calculs nécessaires sont faits pour exprimer les résultats en nombre de cellules par minute.
Valeurs normales : hématies : < 2 000 / min (environ 100 à 1 000) ; leucocytes : mêmes valeurs ; cylindres (*) 0 à 3.
Valeurs pathologiques : à partir d'un seuil généralement admis à plus de 5 000 hématies (hématurie) et/ou plus de 5 000 leucocytes (leucocyturie) par min.
Une hématurie peut être révélatrice d'une glomérulonéphrite aiguë, avec parfois de 1 à 3 millions d'hématies par minute. Des valeurs proches de 20 000 par min., peuvent être significatives d'un syndrome néphrotique. La laucocyturie est toujours le signe d'une infection urinaire, mais aussi parfois d'une néphropathie, d'une tuberculose urinaire, d'un cancer rénal, entre autres. Haut de page.
Coryza
Otorhinolaryngologie, allergologie immunologie
- [Angl. : Common cold, coryza]
N. m. * coryza : du grec koruza [coryza],
écoulement nasal. La rhinite (* rhino : du grec rhis, rhinos [rhin(o)-, -rhinie], nez ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire)
est une inflammation bénigne, aiguë ou chronique de la muqueuse des fosses
nasales. Autant dire qu'elle a de nombreuses causes et peut revêtir de très
nombreuses formes. La plus courante est due au coryza ou rhume. Elle peut être
chronique et se caractériser par un épaississement plus ou moins important
(hypertrophie) de la muqueuse nasale, allant jusqu'à une obstruction parfois
sévère des fosses nasales. Dans certaines pathologies, elle s'accompagne d'un
écoulement purulent. En été, de nombreux coryzas (ou rhinites) résultent
d'allergies aux pollens, mais il ne faut pas négliger d'autres allergènes comme
les acariens, les poils d'animaux, les moisissures, la poussière, entre autres.
Actuellement des essais de nouvelles molécules sont faits par plusieurs
laboratoires, dans le but de réduire les inconvénients des rhinites. Haut de page.
Couperose
Dermatologie,
pharmacologie, pédiatrie, immunologie allergologie, endocrinologie et
métabolismes - [Angl. : Couperose, acne rosacea] N. f. * couperose :
du latin cupri rosa, rose de cuivre, désigne la coloration rouge du
visage due à la dilatation des vaisseaux sanguins capillaires. La couperose ou acné rosacée touche
essentiellement les adultes après la quarantaine et se traduit au niveau de la
face et du nez par un érythème (coloration rougeâtre), des télangiectasies
(dilatation des capillaires de la peau qui provoquent la couperose) et des
papulo-pustules. Cette forme d'acné est appelée acné hypertrophique lorsqu'il y
a en plus un épaississement plus ou moins important des ailes du nez. La couperose
est considérée par les dermatologues comme une véritable maladie vasculaire de
la peau, avec dilatation permanente des capillaires de la peau du visage. Les
télangiectasies citées ci-dessus finissent par devenir visibles à l'œil nu, sous
forme de "cheveux rouges". Les principaux facteurs déclenchants sont le soleil,
les changements de température, la consommation d'alcool ou d'aliments épicés,
entre autres. Pour traiter la couperose, les médecins disposent de 2 types de
laser : le laser KTP 532 nm (nm = nanomètre) et le laser à colorant pulsé, qui
agissent en soudant les capillaires (c'est la photothermocoagulation) ou en les
détruisant (photothermolyse sélective). Haut de page.
Crase Crase sanguine
Médecine biologique - [Angl. : Crasis (blood)] N. f. * crase : du grec krasis, mélange, constitution.
Normalement, la crase sanguine est la composition du sang, mais on réserve
aujourd'hui ce terme à des examens biologiques qui permettent de déterminer
certains paramètres de la coagulation ou hémostase, notamment le TC ou temps de
coagulation, le TS ou temps de saignement, le signe du lacet, entre autres.
Quelques renseignements complémentaires :
Le temps de coagulation : * temps : du
latin tempus, qui prend ici le sens de "durée considérée comme une
quantité mesurable" ;
* coagulation : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance
solide, le figer. Le temps de coagulation (ou TC) est la durée mise par une goutte de sang
pour coaguler totalement dans une atmosphère normalement humide. La technique
utilisée peut être particulièrement simple : la goutte prélevée au bout du doigt
est placée sur une lame puis dans une boîte de Pétri contenant un coton humide.
Le TC normal est de l'ordre de 10 minutes (valeurs considérées comme normales :
entre 8 et 12 minutes, c'est-à-dire qu'après ce délai, on peut mettre la lame à
le verticale, la goutte de sang ne se déforme plus. Actuellement, les
laboratoires d'analyses médicales et biologiques utilisent le temps de
coagulation en tube (ou méthode de l'éprouvette) ou temps de Hayem (ou méthode
de Hayem) : dans 3 tubes à hémolyse en verre calibrés, on verse jusqu'à
mi-hauteur du sang prélevé par ponction veineuse. Les tubes étant placés
verticalement, on surveille la coagulation dans le premier en l'inclinant toutes
les 2 minutes, puis toutes les minutes à partir de la 6e minute. Quand la
coagulation a débuté dans le premier tube, on incline alors le second toutes les
30 secondes jusqu'à la prise en masse complète du liquide. C'est ce second tube
qui correspond à la valeur véritable du temps de coagulation. Toute l'opération
se fait au bain marie à 37°C, car la coagulation est normalement ralentie pour
des températures inférieures. A noter que cette valeur du TC n'est que peu
significative, voire obsolète, qu'elle ne présente un intérêt que dans certaines
hémophilies sévères et qu'on lui préfère aujourd'hui d'autres examens.
Le temps de saignement : * saignement : du latin sanguis, sanguinis, sanguinare [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent],
écoulement du liquide rouge qui circule dans les veines et les artères.
Le temps de saignement (TS) est la durée nécessaire pour qu'une incision de
dimension et de profondeur standardisées et pratiquée à des fins thérapeutiques
ou d'examen, cesse de saigner. Selon la méthode d'Ivy, la plus utilisée,
l'incision est pratiquée sur 1 mm de profondeur et 1 cm de longueur, au niveau
de la face interne de l'avant-bras et une pression de 40 mm de mercure est
exercée par un brassard tensiomètre. Une autre méthode dite épreuve de Duke
consiste à inciser le lobe de l'oreille à l'aide d'un vaccinostyle, mais son
manque de précision fait qu'elle est pratiquement abandonnée. Le temps de
saignement est normalement compris entre 4 et 8 minutes et ne devient anormal
que pour des valeurs supérieures à 10 minutes, l'hémorragie s'arrêtant
spontanément dès que le clou plaquettaire (agrégation des plaquettes ou
thrombocytes au niveau de la lésion du vaisseau sanguin) s'est formé. Le TS est
donc supérieur à la normale en cas de thrombopénie (pas assez de plaquettes dans
le sang) ou de thrombopathie (fonctionnement anormal des plaquettes). A noter toutefois que le temps de saignement n'est plus utilisé en France.
Le test du lacet : * test : de l'anglais test, essai, épreuve ; * lacet : du latin laqueare, serrer, maintenir fermé avec un lacet. Le
test du lacet est pratiqué en angiologie pour déterminer le degré de résistance
ou au contraire de fragilité des vaisseaux capillaires. Il consiste actuellement
à placer un sphygmomanomètre (brassard gonflable - comme pour mesurer la tension
artérielle) autour du bras, au-dessus du pli du coude, puis à exercer une
pression de 100 mm Hg (millimètres de mercure) pendant environ 5 minutes. Cette
pression intermédiaire suffit à interrompre la circulation veineuse
superficielle, mais n'agit pas sur la circulation artérielle profonde. Après 5
minutes, l'angiologue repère, en amont du garrot (donc vers le pli du coude) la
présence éventuelle d'un purpura : petites taches ou pétéchies, provenant d'une
sortie de globules rouges (ou hématies) des capillaires. Cette sortie est due à
l'augmentation de la pression dans les capillaires veineux et est possible car
ces vaisseaux sont formés d'une seule couche de cellules. Le médecin peut ainsi,
en appréciant le nombre des pétéchies, déterminer la résistance des capillaires
ou une éventuelle hypoplaquettose ou thrombopénie (nombre insuffisant de
plaquettes ou thrombocytes). Syn. : signe du lacet. Haut de page.
Craw-craw Crocro Crow-crow
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales,
dermatologie - [Angl. : Craw-craw] N. m. * Craw-craw : cette expression est probablement
d'origine hollandaise, kraauw, kraauwen (to scratch en anglais) :
gratter, gratter fort, dialecte du néerlandais parlé en Afrique du Sud, dont de
nombreux mots sont passés dans l'anglais et le français régional d'Afrique
tropicale. Le craw-craw ou crow-crow
ou crocro est une onchocercose qui provoque une dermatose due à la présence dans le derme,
d'une microfilaire, nématode parasite : Onchocerca volvulus. Il en
résulte un eczéma prurigineux qui évolue en papules et en pustules contenant le
parasite, avec de fortes démangeaisons. Cette dermatose est souvent comparée à
une gale filarienne et se développe essentiellement en Afrique occidentale et en
Amérique centrale. La
transmission est assurée par les femelles de simulies, insectes diptères dont
les gîtes larvaires sont toujours proches des cours d’eau. Les atteintes
cutanées se traduisent par un prurit chronique avec lésions de grattage. La peau
présente progressivement des troubles de la pigmentation. Problème important :
les microfilaires dermiques ont tendance à migrer dans les tissus oculaires,
provoquant la dégénérescence du nerf optique et la cécité. Le traitement repose
sur l’Ivermectine (MectizanT). Haut de page.
Crépitation Crépitant Crépitation articulaire Crépitation de retour Crépitation
neigeuse Crépitation osseuse
Rhumatologie, pneumologie - [Angl. : Crepitation, crepitus, Crepitant, Intra-articular crepitation, Crepitation of return, Snowy crepitation, Bony crepitation]
N. f. * crépitation : du latin crepitare, produire
une série de bruits secs. La crépitation est un terme qui est utilisé pour désigner plusieurs bruits
organiques ou sensations tactiles qui ont en commun de rappeler celui "des
cheveux frottés entre les doigts" ou "du sel jeté sur le feu" (expressions des
dictionnaires médicaux). A l'origine, on a appelé crépitation le bruit audible
par l'entourage proche, produit pendant l'inspiration chez une personne atteinte
d'alvéolite (inflammation des alvéoles pulmonaires), ou d'un œdème pulmonaire,
ce que les médecins qualifiaient aussi de "râle crépitant". Aujourd'hui, on
utilise aussi ce terme pour le bruit à la palpation et à la mobilisation d'une
articulation chez une personne souffrant d'arthrite sèche : c'est la crépitation
articulaire. Dans les pneumonies en voie de guérison, la crépitation de retour
caractérise le bruit audible en tout début de la phase de régression. Quant à la
crépitation neigeuse, c'est le bruit perçu à la palpation d'un emphysème
(infiltration de gaz) sous-cutané et qui rappelle celui que fait la neige
lorsqu'on la presse en boule. Enfin, la crépitation osseuse est le bruit que
font deux extrémités osseuses en frottement, lorsque l'un des deux os est
fracturé. Haut de page.
Crescentiforme
Anatomie - Adj. [Angl. : Crescentiform] * crescent- : du latin crescere, croître, crescentia, croissance, qui a aussi donné
croissant : forme apparente de la Lune lorsqu’elle présente moins de la moitié
de son hémisphère éclairé ; * forme : du latin forma [-forme],
moule, aspect. L'adjectif crescentiforme signifie : qui a la forme
d'un croissant. Haut de page.
Crevasse Crevasse du talon
Dermatologie - N. f. [Angl. : Crack, cracked skin, chapped skin] * crevasse : du verbe crever, lui-même du
latin crepare, craquer. En dermatologie, une crevasse est
une fissure généralement peu profonde de la peau. On lui préfère en principe le
terme gerçure (du latin charaxare, sillonner, du
grec khrassein, blesser) qui désigne une fente vive à la surface
de la peau, le plus souvent des mains, des lèvres ou du mamelon. Le mot rhagade
(du grec rhagas, fissure) est aussi synonyme
de gerçure, fissure ou crevasse ; il désigne une plaie linéaire qui apparaît
plus spécifiquement aux commissures des lèvres, aux narines ou à l'anus. Les
crevasses les plus gênantes sont celles qui apparaissent au niveau des talons.
Elles résultent d'une sécheresse excessive de la peau du pied et des callosités
en particulier (épaississements naturels de la peau du talon), favorisée par le
port de chaussures ouvertes en été et la manque de soins hydratants. Pour
soigner ces pathologies souvent invalidantes pour le marche, il vaut mieux
consulter un dermatologue qui prescrira, selon le type de peau (sèche, grasse
...) des pommades cicatrisantes, des hydrocolloïdes, ainsi que des pansements
spécialement destinés à soulager ces crevasses (type Compeed). Haut de page.
Cri du Douglas
Anatomie, gastroentérologie, gynécologie obstétrique
- N. m. [Angl. : Douglas cry] * Douglas : du
nom du médecin écossais James
DOUGLAS, anatomiste (1675 - 1742).
Dans la partie la plus inférieure de la cavité péritonéale (abdomen), le
péritoine forme un cul-de-sac situé entre la vessie et le rectum chez l'homme,
entre le vagin et le rectum chez la femme. Dans certaines pathologies, ce
cul-de-sac de Douglas (certains disent simplement "le Douglas") peut se remplir
de sérosités ou de sang, notamment en cas d'hémorragie due à une GEU ou
grossesse extra-utérine. Pour une première évaluation du cul-de-sac de Douglas,
le médecin procède par toucher rectal chez l'homme, par toucher vaginal chez la
femme. Ce geste provoque une vive douleur si le cul-de-sac est rempli de
sérosité ou de sang. C'est ce qui peut provoquer un cri de douleur appelé "cri
du Douglas", chez la femme qui consulte pour une présomption de GEU. Haut de page.
Crise tonique
Myologie, neurologie - Adj. [Angl. : Tonic crisis] * crise : du latin médical crisis, du grec médical krisis [crise], manifestation aiguë d'un trouble physique ou moral chez une personne ; * tonique : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension. Une contraction musculaire est qualifiée de
tonico-clonique (ou tonicoclonique) lorsqu'elle est en même temps tonique
(contraction continue, qui provoque un état de rigidité) et clonique (répétition
des contractions en convulsions saccadées - c'est une forme de myoclonie). Elle
résulte généralement de la décharge excessive et simultanée d'un groupe de
neurones cérébraux. L'adjectif tonicoclonique est essentiellement utilisé
pour caractériser les crises "grand mal" de l'épilepsie ou crises généralisées
tonico-cloniques. Cette crise généralisée tonicoclonique comporte
essentiellement 3 phases principales : * La phase tonique ou crise
tonique qui dure en moyenne une trentaine de secondes (jamais plus de 2
minutes) avec contraction brutale de tous les muscles du corps et chute du
malade, tête en hyperextension, muscles thoraciques bloqués (le malade est en
apnée), les yeux sont révulsée. * La phase clonique : 1 à 2 minutes ; le patient présente des secousses
cloniques qui affectent simultanément les 4 membres et la face, accompagnées
d'hypersialorrhée ou sécrétion anormalement importante de salive, ce qui
explique la présence de salive mousseuse ou écume dans la bouche du malade. * La phase révolutive ou de récupération, de 5 à 20 minutes, pendant laquelle
le patient est dans un coma calme (seule la respiration est bruyante du fait de
l'encombrement bronchique), qui lui permet de récupérer. Cette période nécessite
toujours une surveillance continue pour éviter toute complication. Au sortir de
cette phase, le malade est généralement amnésique de la crise qu'il vient de
subir. Haut de page.