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Dernière modification :
15-05-2012

Abréviations - D     Signification


Da - DALA - DAN - DAT - DBP - DCF - DC - dc - DCI - DCP - DCR - DDASS - DDM - DDMO - DDTEFP - DE - DEP - DEXA - DFG - DG - DHEA - DHEA-S - DICS-X - DID - DIU - DJIN - DL01 - DL10 - DL100 - DL50 - DMLA - DMLA atrophique - DMLA humide - DMLA néovasculaire - DMLA sèche - DMO - DMOt - DNF - DNID - DO - DP - DPB - DPI - DPM - DPN - DR - Dr - DR (1) - DRS - Drs - DRASS - DS - DSA - DTC - DTCoq - DTCP - DTP - DVE - DXA 

Da
Médecine biologique, génétique, biochimie  -  [Angl. : Dalton]   Abrév. Dalton* Dalton : équivalent de 1g/mol.  Le dalton est une unité de poids moléculaire qui correspond à un atome d'hydrogène (soit 1,66 ´ 10-27kg) et qui est utilisée plus spécialement pour les protéines. 1 kDa = 1 kilodalton = 1000 daltons. En réalité, on peut dire que 1 Da = 1 g/mol (gramme par mole). Par exemple, su une protéine a une masse molaire de 60 000 g/mol, cette masse est équivalente à 60 000 Da ou 60 kDa. Les protéines sont souvent suivies de cette masse en kDa. Voir par exemple HSP60 sur la page "Abréviations H" qui est une protéine de choc thermique et qui a un poids moléculaire de 60 kDa. C'est John DALTON, chimiste et physicien britannique (né à Eaglesfield, Cumberland en 1766, mort à Manchester en 1844) qui a créé cette unité. Il a été le précurseur de la théorie atomique.       Haut de page.

DALA
Endocrinologie et métabolismes, andrologie  -  [Angl. : Age-related androgen deficiency]   Abrév.  Déficit androgénique lié à l'âge. * déficit : du latin deficit : il manque ; * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle ; * génique : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.  C'est le "retour d'âge" chez l'homme ou andropause qui correspond à une diminution progressive de l'activité génitale à partir d'un certain âge. Baisse régulière du taux de la testostérone disponible, avec retentissement sur tous les organes cibles de la testostérone. Syn. andromiose. Aujourd'hui, les médecins préfèrent utiliser l'expression "Déficit androgénique lié à l'âge" ou DALA, plutôt que "andropause" pour qualifier les troubles liés à cette baisse de sécrétion de testostérone. Certaines équipes médicales préconisent des injections à des doses physiologiques de testostérone, après évaluation de l'état de la prostate (dosage de la PSA).     Haut de page.

DAN
Algologie, néonatalogie, pharmacologie  -  [Angl. : Acute pain in newborn infant]   Abrév.  Douleur aiguë du nouveau-né.   L'échelle DAN est une échelle visuelle graduée de 0 (pas de douleur) à 10 (douleur maximale) chez le nouveau-né et établie en observant l'expression du visage, les mouvements du corps et les réactions vocales pendant un acte agressif. Une équipe de médecins hospitaliers a constaté que l'administration d'une demi cuiller de glucose (ou de saccharose) suivie d'une tétine à sucer, 2 minutes avant une piqûre (vaccin ou prélèvement sanguin par exemple) faisait passer le score douloureux de 7 à 1 en moyenne. En plus de ces actes simples, on peut poser, à l'emplacement de la piqûre et une heure environ avant l'acte, un patch antidouleur qui va légèrement anesthésier la zone concernée.     Haut de page.

DAT
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
  -  [Angl. : TAD - Transverse abdominal diameter]   AbrévDiamètre abdominal transverse. * diamètre : du latin diametrus, du grec diametron : portion de la droite passant par le centre d'un cercle et limitée par ce cercle ; * abdominal : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme ; * transverse : du latin transversus, de transvertere : tourner à travers.  La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête, mais aussi de son abdomen, du fémur, entre autres. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement importante. L'un des buts de cette échographie fœtale est justement de détecter un éventuel RCIU ou retard de croissance intra-utérine. Les médecins utilisent souvent des mesures en percentiles ; à titre d'exemple, dire qu'un fœtus est au 70e percentile signifie que 69% des fœtus ont une valeur inférieure à la sienne et que 30% ont une valeur supérieure, pour l'examen considéré. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes. A noter que les abréviations sont souvent suivies de (CFEF), ce qui signifie "selon le Collège Français d'Échographie Fœtale". Si elles sont suivies de (Hadlock), c'est en référence à des formules établies vers 1985 par le médecin américain Frank P. HADLOCK et qui prennent en compte le Bip, la LF et le PA.       Haut de page.

DBP
Embryologie, génétique, pneumologie  -  [Angl. : Bronchopulmonary dysplasia]   Abrév. Dysplasie bronchopulmonaire * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler ; * broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-).  La dysplasie bronchopulmonaire (ou broncho-pulmonaire) est une anomalie du développement de l'ensemble des tissus des poumons survenant chez les prématurés devant subir un traitement à base d'oxygène sous une pression importante et intense. Ces lésions régressent chez environ 60 % de ces enfants, qui finissent par obtenir une guérison et gardent une petite perturbation associée à du rachitisme. Parfois, l'évolution s'émaille d'infections broncho-pulmonaires, de fibrose interstitielle ou d'insuffisance respiratoire avec défaillance de fonctionnement de la partie droite du cœur.

DCF
Pharmacologie
  -  [Angl. : French common denomination]   AbrévDénomination commune française.  Ou à défaut, la dénomination scientifique des principes actifs. C'est cette dénomination qui doit figurer sur les spécialités pharmaceutiques, mais l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise la DCI ou dénomination commune internationale, tant que cela est possible.      Haut de page.

DCI
Pharmacologie
  -  [Angl. : ICD - International common denomination]   AbrévDénomination commune internationale. Elle concerne les principes actifs contenus dans les spécialités pharmaceutiques. Tout médicament doit faire mention de cette DCI, recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque fois qu'elle existe ou, dans le cas contraire, celle de la Pharmacopée européenne ou française.      Haut de page.

DCP
Neurologie, génétique, pneumologie  -  [Angl. : PCD - Primary ciliary dyskinesia]   Abrév.  Dyskinésie ciliaire primitive. * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * kinésie : du grec kinêsis [kin-, kinési-, -kinésie], mouvement ; * ciliaire : du latin cilium [cil, cili(o)-, -ciliaire], bord de la paupière qui porte les cils mais aussi relatif aux autres structures ciliées. Cette affection rare (1 individu sur 16 000) se traduit dès l'enfance par des pathologies bronchopulmonaires telles que sinusites, bronchites et altération pulmonaire. C'est le médecin suédois AFZELIUS qui décrit en 1970, l'anomalie des cils qui tapissent les voies respiratoires supérieures, responsable de la DCP. Par leurs mouvements, ces cils produisent "l'ascenseur bronchique" qui élimine constamment par le haut (pharynx puis œsophage) le mucus sur lequel se sont collées les particules présentes dans l'air inspiré. Le diagnostic de la DCP ne peut se faire que par un examen au microscope électronique des cils. Il existe cependant d'autres symptômes qui peuvent faire penser à une DCP : en effet, chez plus de 50% des malades, le cœur est situé à droite (situs inversus) et les hommes, sont stériles du fait de l'absence totale de motilité des spermatozoïdes. A l'heure actuelle, il n'y a pas de traitement curatif des DCP. Seules la kinésithérapie et l'antibiothérapie peuvent ralentir le processus de dégénérescence pulmonaire. Les chercheurs viennent de mettre en évidence le premier gène (DNAI) qui code une protéine entrant dans la composition des cils, ainsi que son mutant DNAI1. Ils travaillent maintenant sur 2 autres gènes suspects : DNAI2 et hPF20.      Haut de page.

DCR
Ophtalmologie, chirurgie générale, chirurgie ophtalmique
  -  [Angl. : Dacryocystorhinostomy]   Abrév.  Dacryocystorhinostomie. * dacryo : du grec dakruon [dacry(o)-], larme ; cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie ; * rhino : du grec rhis, rhinos [rhin(o)-, -rhinie], nez ; * stomie : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche, abouchement Chez certains patients, il devient nécessaire de rétablir une communication entre le sac lacrymal et le méat moyen des fosses nasales, lorsque ce conduit est obstrué. C'est une opération de chirurgie plastique qui supprime cette obturation. On écrit aussi dacryocysto-rhinostomie. L'opération est effectuée soit en chirurgie classique, soit avec un laser et dure environ 1/2 heure sous anesthésie locale, parfois associée à une neuroleptanalgésie. Syn. : DCR. La dacryocyctorhinostomie endonasale sous contrôle endoscopique est précédée d'une transillumination du sac lacrymal qui permet un repérage efficace, et un taux de réussite dépassant les 92 %.  Schéma de l'appareil lacrymal   Haut de page.

DDASS
Affaires sanitaires et sociales, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Departmental Directorate of Health and Social Affairs]   AbrévDirection départementale des affaires sanitaires et sociales. Site Internet permettant d'obtenir toutes les adresses de la DRASS et de la DDASS : http://www.sante.gouv.fr/htm/minister/dd-dr/ . Elle représente l'autorité sanitaire de l'État. Ses compétences sont nombreuses. * La santé publique : politique régionale de santé, participation à la politique hospitalière en concertation avec l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, la sécurité sanitaire. * La cohésion sociale et le développement social, par l'animation des différents dispositifs d'insertion et d'intégration. * La protection sociale par le contrôle des organismes de sécurité sociale et l'évaluation des résultats des contrats d'objectifs et de gestion, négociés au niveau national. * Des missions transversales : l'inspection et le contrôle, les systèmes d'information.  Haut de page.

DDTEFP
Affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Departmental directorate on Labor, Employment and Vocational Training]   Abrév.  Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle.  Extraits du site http://www.travail.gouv.fr/ministere/ddtefp.html  : "... La direction départementale exerce une fonction d'information et de conseil auprès des employeurs, salariés, syndicats et institutions représentatives du personnel, sur les conditions d'application de cette réglementation, ainsi que sur les droits et obligations qui en découlent ..."    Haut de page.

DE
Gynécologie obstétrique, chirurgie générale
  -  [Angl. : Dystocia of shoulders]   AbrévDystocie des épaules.  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * tocie : du grec tokos [toc(o)-,  -tocie], accouchement.  Lors d'un accouchement normal, après la sortie de la tête du fœtus, les épaules et le tronc traversent spontanément le pelvis. Dans certains cas (macrosomie fœtale, nombreuses grossesses, mauvaise position du fœtus par rapport au bassin ...) les épaules peuvent s'enclaver, bloquées dans l'excavation pelvienne. C'est la dystocie des épaules. La tête se rétracte alors spontanément, comme aspirée dans le canal pelvien. Les conséquences peuvent être dramatiques pour le fœtus et les gestes de l'obstétricien sont déterminants. Il pratique généralement une large épisiotomie et, si nécessaire, une cléidotomieHaut de page.

DEP
Pneumologie
  -  [Angl. : PEF - Peak expiratory flow]   AbrévDébit expiratoire de pointe. * expiratoire : du latin ex- , du grec exô- (préfixe ou racine), qui signifie hors de et du latin spirare [spiro-, -spirant], respirer, souffler.   C'est la mesure du souffle au moment où l'air sort le plus vite des bronches. Cette mesure est simple, facile, rapide. Elle se fait avec un petit appareil appelé débitmètre de pointe. Le débit expiratoire de pointe s'exprime en litre par minute et est un témoin essentiel de la sévérité de l'asthme. Le but du traitement de l'asthme est d'obtenir de façon continue le meilleur débit expiratoire et stable. Lors d'un asthme chronique, sa mesure régulière permet de vérifier l'efficacité du traitement.  Haut de page.

DHEA   DHEA-S
Biochimie, endocrinologie et métabolismes, médecine biologique 
[Angl. : DHEA - Dehydroepiandrosterone, DHEA-S - Dehydroepiandrosterone-sulfate]   AbrévDéhydroépiandrostérone. * : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle ; * stérone : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol.  Hormone produite par les glandes surrénales (découverte par le Professeur Beaulieu) qui serait efficace pour prévenir l'ostéoporose, améliorer le système immunitaire, le système cardiovasculaire, la musculature, la texture de la peau ... Elle aurait aussi un effet antidépresseur. Aux États-Unis, les médecins parlent de l'hormone de Jouvence et elle est en vente libre. Mais elle semble dangereuse pour les personnes qui ont un cancer débutant. La DHEA-S en est la forme sulfatée. Elle représente 9/10e de la DHEA sanguine totale. Le groupement sulfate est ajouté par le foie quand la DHEA produite par la corticosurrénale passe dans cet organe.  Haut de page.

DICS-X
Immunologie allergologie, génétique, recherche médicale  -  [Angl. : X-SCID - X-linked severe combined immunodeficiency]   AbrévDéficit Immunitaire Combiné Sévère lié à l'X (au chromosome X). * déficit : du latin deficit : il manque ; * immunitaire : du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers.  Au niveau clinique (phénotype macroscopique), le DICS-X se manifeste dès la naissance, par l'absence de défenses immunitaires de l'organisme contre les maladies provenant d'une éventuelle agression bactérienne ou virale. Ces enfants sont alors obligés de vivre isolé  dans une bulle stérile (="enfants bulles"). Au niveau cellulaire (phénotype cellulaire), on note une incapacité de cellules précurseurs, de la moelle osseuse, de se différencier en lymphocytes T (LT) et en cellules natural killer (NK). Enfin, au niveau moléculaire (phénotype moléculaire), on a trouvé une modification anormale de la chaîne polypeptidique gamma-c de certains récepteurs de cytokines, présents à la surface des cellules précurseurs des lymphocytes T et cellules NK. De ce fait, ces récepteurs inexistant ou inopérant, ne peuvent recevoir de signaux (interleukines) et transmettre aux cellules précurseurs des messages essentiels à leur transformation en lymphocytes T et cellules NK (= transduction du signal impossible). En l'absence de donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse et sachant à quoi est dû le phénotype clinique d'un enfant atteint de DICS-X, il faut envisager un traitement permettant de remplacer le gène défectueux en cause, par thérapie génique, afin d'obtenir la guérison. On emploie un vecteur rétroviral pour procéder à une thérapie génique ex-vivo. Si les cellules souches hématopoïétiques intègrent dans leur génome le gène thérapeutique ("gène-médicament") alors ces cellules devraient : présenter un avantage de survie sur les cellules non modifiées génétiquement et pouvoir reconstituer un stock de lymphocytes T et de cellules NK. Le transfert de gène opéré lors de la thérapie génique somatique ex-vivo explique l'apparition, chez les enfants traités, de nouveaux lymphocytes T et de nouvelles cellules NK dans le sang. Seule la lignée des cellules traitées porte le "gène-médicament". Après vaccination par l'anatoxine diphtérique, tétanique et les virus de la polio, les enfants ont développé une réponse immunitaire normale. Les nouveaux lymphocytes sont capables de répondre à un agent viral ou bactérien. C'est le premier exemple de réussite dans le domaine de la thérapie génique appliquée à l'homme.  Haut de page.

DID
Immunologie allergologie, diabétologie, nutrition et diététique
  -  [Angl. : IDDM - Insulin-dependent diabetes mellitus]   AbrévDiabète insulinodépendant. * diabète : du grec médical diabêtês, de diabainein [diabét(o)-], traverser, à cause de la fuite urinaire qui caractérise cette maladie ; * insulino : du latin insula [insulin(o)-], île ; relatif à l’insuline, fabriquée par les îlots de Langerhans du pancréas ; * dépendant : du latin dependeo, ere [-dépendant, -dépendance], être suspendu.  Aussi appelé diabète sucré ou diabète mellitus. Il se traduit par une insuffisance de production d'insuline (hormone produite par les cellules ß des îlots de Langerhans qui sont détruites), et est d'origine autoimmunitaire ou génétique. Il survient chez des enfants ou adultes jeunes. C'est ce que l'on appelle le diabète de type I (le type II est de DNID ou diabète non insulinodépendant). Les symptômes sont bien connus : polyurie (sécrétion excessive d'urine), polydipsie (sensation de soif), perte de poids, grande lassitude. Pour en savoir (beaucoup) plus : les diabètes.   Haut de page.

DIU
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction
  -  [Angl. : IU(C)D - Intrauterine (contraceptive) device]   AbrévDispositif intra-utérin. * intra : du latin intra à l’intérieur ; * utérin : du latin uterus [utér(o)-, -utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez la femme.  Cette expression correspond en fait aux stérilets qui sont placés par le gynécologue dans l'utérus, pour une durée de 2 à 3 ans. Les modèles actuels présentent un filament de cuivre enroulé autour du plastique, qui a pour but d'entretenir une réaction inflammatoire permanente qui augmente encore son efficacité.  Haut de page.

DJIN   DDM
Pharmacologie  -  [Angl. : Daily nominative individual dispensation, Dictionary of dispensing medicines]   Abrév. Dispensation journalière individuelle nominative    * dispensation : du latin dispensatio, administration, gestion, mais aussi répartition, distribution.  Le terme dispensation n'est pratiquement plus utilisé qu'en pharmacologie de ville ou hospitalière et cette dispensation pharmaceutique correspond à une série d'activités et d'engagements qui est encadrée par un décret (rectifié "99-249 du 31 mars 1999 portant code de déontologie des pharmaciens ...) La dispensation est * l'analyse de l'ordonnance, quand elle est établie * la préparation des doses à administrer (en pharmacie hospitalière ou en préparation magistrale) * le conseil au patient concernant le bon usage du médicament. Le pharmacien fait ensuite le nécessaire, en fonction des médicaments délivrés et de la législation en vigueur, pour assurer la totale traçabilité, notamment par une inscription éventuelle dans l'ordonnancier.  Il existe, pour les pharmaciens, des guides de dispensation, en particulier pour certains médicaments comme la morphine et ses dérivés (dosages, effets secondaires, accoutumance ...), la méthadone, l'oxygénothérapie à domicile, entre autres. Le DDM est le dictionnaire de dispensation des médicaments, "référence des principaux médicaments, de prescription (y compris les génériques), de conseil". A noter que la dispensation médicale ou distribution de médicaments par un médecin est interdite en France et dans la plupart des pays européens, ceci pour éviter tout conflit d'intérêts et pour préserver les 2 contrôles. En pharmacie hospitalière, la DJIN est la dispensation journalière individuelle nominative, c'est-à-dire la préparation et la distribution des doses journalières des médicaments prescrits pour chaque patient.        Haut de page.

DL50   DL01   DL10   DL100
Pharmacologie, médecine et recherche biologiques  -  [Angl. : Lethal dose50, Lethal dose 01, Lethal dose 10, Lethal dose 100]   Abrév. Dose létale 50%  * dose : du grec dosis [dose, -dosage], donner, détermination d’une quantité donnée en un point et un temps donnés.  La dose létale 50 ou DL50 est un indicateur de toxicité qui est utilisé dans la recherche pharmacologique et qui concerne des populations animales (rats, souris ...) soumises à des expérimentations lors de la mise au point de nouvelles molécules thérapeutiques. La DL50 est la quantité de matière nécessaire pour provoquer la mort de 50% des individus d'une population donnée. Elle s'exprime en mg/kg (milligrammes de la matière active étudiée par kilogramme d'animal de la population). La DL50 permet en outre une classification des molécules chimiques et pharmaceutiques en fonction de leur toxicité, les valeurs les plus petites correspondant aux substances les plus toxiques. La toxine botulinique, avec une DL50 de 10-6 mg/kg (ou 1 nanogramme par kg) reste l'une des substances les plus toxiques connues. Cette valeur de la DL50 est non seulement spécifique d'une molécule donnée et d'une espèce animale donnée, mais peut varier de façon parfois importante en fonction du sexe et de l'âge des animaux de la population concernée ou de la façon dont le produit est administré. A noter qu'il existe aussi une DL01 (même résultat pour 1% de la population), une DL10, une DL100 : quantité minimale pour provoquer la mort de toute le population. Depuis 2002 et dans le but de réduire la souffrance animale, l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) a retiré de ses directives l'obligation de la mesure de la dose létale.       Haut de page.

DMLA   DMLA atrophique   DMLA sèche   DMLA néovasculaire   DMLA humide
Ophtalmologie, génétique
  -  [Angl. : AMD - Age-related macular degeneration, Atrophic age-related macular degeneration, Dry age-related macular degeneration, Neovascular age-related macular degeneration, Wet age-related macular gegeneration]   AbrévDégénérescence maculaire liée à l'âge. * dégénérescence : du latin degenerare, de genus, -eris, race : perdre les qualités de sa race ; maculaire : du latin macula, dépression du fond de l’œil correspondant au point de la rétine où l’acuité visuelle est maximale ; syn. tache jaune.  Cette maladie se traduit par une dégénérescence progressive de la rétine, notamment au niveau de la macula, entraînant la cécité chez des sujets âgés de plus de 50 ans. 25% des personnes âgées de plus de 85 ans sont atteints de DMLA. Les principaux symptômes de cette pathologie sont le besoin croissant de lumière pour lire, des déformations au centre du champ visuel et une baisse plus ou moins sévère de l'acuité visuelle. Les ophtalmologistes ont montré qu'il existe 2 pathologies essentielles : la DMLA atrophique ou sèche (75% des malades) dans laquelle les cellules de la rétine disparaissent spontanément, et la DMLA néovasculaire ou humide, la plus grave, dans laquelle de nouveaux vaisseaux sanguins se développent, détruisant les tissus. La DMLA représente la cause la plus fréquente de cécité aux États-Unis et en Europe. Des chercheurs de l'INSERM ont montré que cette maladie est liée à la présence de l'allèle e4 de l'apolipoprotéine E, qui augmente en plus les risques de maladies vasculaires et de la maladie d'Alzheimer. D'autres facteurs de risque sont connus : tabagisme, alcoolisme, régime alimentaire riche en matières grasses ... Il n'existe aujourd'hui aucun traitement spécifique de la DMLA. Dans le cas de néovaisseaux, un traitement au laser peut être envisagé.      Haut de page.

DDMO   DMO   DMOt   DXA   DEXA   DS
Imagerie médicale et interventionnelle
  -  [Angl. : BMD - Bone mineral density (variation in), BMD - Bone mineral density, Bone mineral density in total body, Dual Energy X-Ray Absorptiometry, id, Standard deviation]   Abrév.  Delta (ou variation) de la densité minérale osseuse   * densito : du latin densitas [densit(o)-], qualité de ce qui est dense ; * mètre : du latin metrum  ou du grec metron, [métr(ie)], mesureAppareil destiné à mesurer la densité osseuse afin de prévenir les risques de fractures, en particulier chez les femmes ménopausées.  Un ostéodensitomètre  Certains appareils récents utilisent le procédé DXA avec une dose réduite de marqueur radioactif pour le patient, une quantité plus faible de rayons X et une durée très courte de l'examen. D'autres appareils (pour mesurer la densité osseuse du talon par exemple) utilisent les ultrasons qui sont d'autant plus absorbés que la densité osseuse est importante. Un tout autre type de densitomètre est utilisé par les radiologues pour la densigraphie, c'est-à-dire la mesure de la densité de coloration sur un cliché radiographique, ce qui permet une analyse particulièrement fine. Cet appareil utilise une cellule photoélectrique. Extrait d'un article paru dans CEA Technologies n° 59 janvier - février 2002 : "En collaboration avec la société Diagnostic Medical Systems (Montpellier), le CEA/Léti a développé une nouvelle génération d'ostéodensitomètre qui réalise les examens de dépistage et de suivi de l'ostéoporose en deux flashs successifs de rayons X et en moins de 2 secondes, comparés aux 30 secondes des systèmes à balayage actuels. Outre le contenu minéral osseux, Lexxos fournit une qualité d'image quasi-radiologique qui évite des examens radiologiques complémentaires, jusqu'ici indispensables pour déterminer le risque de fracture chez un patient.
Le Léti a travaillé sur la définition et la mise en œuvre d'un capteur plan de radiologie numérique, et sur le traitement de l'information, basé sur une maîtrise fine des phénomènes d'interaction rayonnement - matière. Le nouvel ostéodensitomètre est actuellement en phase d'évaluation clinique au CHU de Nîmes sur quelque 400 sujets volontaires."
 Syn. : densigraphe.
Quelques renseignements complémentaires : Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur 
DMO : densité minérale osseuse : c'est la masse surfacique de l'os mesurée sur une partie du corps humain. La CMO est exprimée en g/cm2 (grammes par centimètre carré). En anglais, la DMO est nommée BMD : bone mineral density.
CMO : contenu minéral osseux (en anglais BMC: bone mineral content) : c'est la masse de l'os mesurée sur une partie du corps humain, exprimée en grammes.
Remarque : DMOt et CMOt sont les abréviations utilisées dans les ostéodensitométries du corps entier.
Surface : c'est la surface osseuse d'une partie du corps humain, délimitée par un logiciel de reconnaissance des contours (lignes jaunes sur le document "Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur"). Elle est exprimée en cm2.
T-score : le T-score est l'écart, exprimé en DS (déviation standard), entre la valeur de la DMO mesurée chez le (la) patient(e) et la valeur maximale ou pic, de la DMO atteinte à l'âge adulte (entre 30 et 35 ans) par une population de référence.
Z-score : c'est la différence entre la valeur mesurée et la valeur moyenne théorique corrigée pour l'âge, le sexe, l'ethnie et exprimée en nombre d'écart type (DS).

L'OMS définit l'ostéopénie chez la femme pour un T-score compris entre 1 DS et 2,5 DS (soit -1 à - 2,5)
L'OMS définit l'ostéoporose pour un T-score inférieur à 2,5 DS (soit < - 2,5)

DXA ou DEXA : Dual Energy X-Ray Absorptiometry ou absorptiométrie biphotonique aux rayons X.
Les causes les plus fréquentes de la perte de masse osseuse sont : une carence œstrogénique qui s'installe naturellement chez les femmes ménopausées qui ne suivent pas de TSH (traitement hormonal substitutif), mais aussi l'hyperthyroïdie évolutive non traitée, une corticothérapie (traitement à base de cortisone) d'une durée supérieure à 3 mois, entre autres.
Moyenne en France : le pic de masse osseuse est atteint entre 20 et 30 ans. Chez une femme, la perte osseuse commence quelques années avant la ménopause, à raison d'environ 0,5% par an. En post-ménopause, la perte atteint plus de 3% pendant 8 à 10 ans, puis ralentit  : 0,5 à 1% dans les années suivantes. Si on totalise entre 30 et 80 ans, une femme perd en moyenne 47% de sa masse osseuse, 14% pour un homme.

Autre sigle utilisé : DDMO : (le premier D est un delta) variation annuelle de la densitométrie minérale osseuse.   Haut de page.

DFG
Médecine biologique, néphrologie, hématologie, métabolisme musculaire  -  [Angl. : GFR - Glomerular Filtration Rate]   Abrév.  Débit de la filtration glomérulaire   * clairance : du latin clarus [clair, clarté, clairance], brillant, qui répand ou reçoit beaucoup de lumière, ou qui laisse passer les rayons lumineux ; ce mot doit être utilisé à la place de clearance, mot anglais qui signifie enlèvement ; * créatinine : du grec kreas, kreatos [créat(o)-], chair.  La clairance (ou clearance) est une valeur exprimée généralement en mL/min, qui représente l'aptitude d'un organe (le rein par ex.) à éliminer d'un fluide de l'organisme, une substance donnée. C'est ainsi qu'il existe une clairance rénale, une clairance hépatique, intestinale, mais aussi une clairance de l'eau dite libre, de l'alpha1-antitrypsine, de la créatinine, du lithium, du phosphore, entre autres. Voir ces différentes définitions. Il existe plusieurs formules pour évaluer la clairance rénale. La créatinine est le produit final de la dégradation de la créatine musculaire (*). Sa particularité est sa valeur quasi constante dans les urines sur une durée de 24 heures (variations inférieures à 10%), ce qui en fait un bon marqueur pour évaluer la fonction rénale. Pour évaluer la clairance (ou clearance) de la créatinine, on mesure sa concentration plasmatique (ou sanguine) [P], sa concentration urinaire [U] et le débit urinaire exact sur 24 heures. La clairance ou est donnée par la formule DFG = ([U ] × V) / [P], où DFG est le débit de la filtration glomérulaire, GFR en anglais, pour Glomerular Filtration Rate. Actuellement, les laboratoires utilisent la formule de COCKROFT et GAULT, établie en 1976 et qui tient compte de l'âge, du sexe et du poids corporel. Chez l'homme, la clairance de la créatinine est égale à : ClCr = [(140 - âge en années) × poids (en kg) × 1,25] / créatininémie en μmol/L ; chez la femme : ClCr = [(140 - âge en années) × poids (en kg) × 1,08] / créatininémie en μmol/L. Les valeurs considérées comme normales pour la clairance de la créatinine sont de 120 mL/min (ou 2 mL/s) chez l'homme et 110 mL/min ou 1,8 mL/s chez la femme.
(*) La synthèse de la créatine dans notre organisme est particulièrement stable et ne dépend en fait que de la masse musculaire, au point que son dosage permet d'évaluer la fonction glomérulaire (du rein). Valeurs normales de la créatinine sanguine ou créatininémie : 5 à 12 mg/L de sérum (ou 44 à 108 µmol/L). On observe un augmentation significative dans les néphrites chroniques. La créatininamnie est le taux de créatinine dans le liquide amniotique et son dosage reste un excellent indicateur de l'âge de la grossesse ainsi que la maturité du fœtus. A partir de 20 mg/L, on considère que le fœtus a atteint sa maturité.   Haut de page.

DG   DC   dc
Médecine générale  - [Angl. : Diagnosis]   Abrév. Diagnostic.  * dia : du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit « à travers » ; * gnostic : du grec gnôsis, [-gnose, -gnosie, -gnostique], connaissance.  Le diagnostic (DG, ou dg, DC, dc) est le moment clé de l'entretien médical. Après les renseignements donnés par le malade, l'étude des signes et des symptômes, l'analyse d'éventuels résultats de laboratoires, d'imagerie médicale, entre autres, c'est la détermination de la pathologie par le médecin. Classiquement, on distingue plusieurs niveaux diagnostiques : diagnostic anatomique, c'est la localisation précise de la pathologie ; diagnostic biologique, c'est la détermination d'une anomalie dans le fonctionnement sécrétoire d'un organe, dans l'homéostasie, souvent mise en évidence par des analyses biologiques : diagnostic cytologique ou histologique, c'est la mise en évidence d'une anomalie au niveau de cellules ou d'un tissu, à l'occasion d'une biopsie et d'une observation microscopique du prélèvement.   Haut de page.

DNF
Neurologie; imagerie médicale  -  [Angl. : Neurofibrillary degeneration]   Abrév. Dégénérescence neurofibrillaire.   * dégénérescence : du latin degenerare, de genus, -eris, race, passer à un état inférieur ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * fibrillaire : du latin fibra [fibr(o)-], filament.  La DNF se traduit par un enchevêtrement anormal des fibres nerveuses, à cause de la présence d'une protéine Tau anormale, généralement associée aux microtubules du cytosquelette et qui va progressivement provoquer la mort des neurones. Cette protéine anormale est dite hyperphosphorylée, car elle subit jusqu'à 9 phosphorylations chez les patients atteints de maladie d'Alzheimer, au lieu de 2 à 3 phosphorylations normales. C'est une protéine qui est normalement associée aux microtubules du cytosquelette, et Il en résulte logiquement des microtubules totalement enchevêtrés et qui vont gêner le transport axonal. Exemple : le transport de l'APP ou précurseur de la protéine amyloïde - Amyloid Protein Precursor. Elle est véhiculée dans l'axone vers l'extrémité nerveuse et la synapse où elle joue un rôle important dans la plasticité neuronale et la neurotransmission. Il faut noter que cette APP est normalement très répandue dans l'organisme, jouant plusieurs rôles au niveau des cellules et en particulier dans le tissu nerveux : c'est une molécule qui va permettre des interactions entre cellules, c'est aussi un récepteur de surface et un facteur de croissance qui va intervenir dans la formation du cytosquelette, le régulation du calcium intracellulaire, le formation des synapses, la modulation des cholinestérases entre autres. On trouve deux isomorphes anormaux de l'APP (en plus de la molécule normale) chez les malades d'Alzheimer.   Haut de page.

DNID
Immunologie allergologie, diabétologie, nutrition et diététique 
[Angl. : NIDDM - Non insulin-dependent diabetes mellitus]   AbrévDiabète non insulinodépendant. * diabète : du grec médical diabêtês, de diabainein [diabét(o)-], traverser, à cause de la fuite urinaire qui caractérise cette maladie ; * insulino : du latin insula [insulin(o)-], île ; relatif à l’insuline, fabriquée par les îlots de Langerhans du pancréas ; * dépendant : du latin dependeo, ere [-dépendant, -dépendance], être suspendu.  Le DNID est la partie visible d'un iceberg dont la base  repose  sur  l'insulinorésistance - hyperinsulinisme  très  souvent  liés à  l'obésité ( 80 %). Son traitement et sa prévention représentent un problème majeur de santé publique. Il s'associe avec l'HTA (hypertension artérielle - 70 %), la dyslipidémie (TG triglycérides augmentés, HDL - high density lipoprotein - diminués). Le risque cardiovasculaire est majeur. Pour en savoir (beaucoup) plus : les diabètes.     Haut de page.

DO
Épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Compulsory declaration]   AbrévDéclaration obligatoire. C'est l'Institut de Veille Sanitaire ( http://www.invs.sante.fr ) qui, en France surveille l'évolution des maladies à déclaration obligatoire, en centralisant toutes les déclarations. Pour la France, en 2000, les maladies suivantes font l'objet d'une déclaration obligatoire : botulisme, brucellose, choléra, diphtérie, fièvres typhoïde et paratyphoïde, infections à méningocoques, listériose, légionellose, paludisme autochtone, poliomyélite, SIDA, toxi-infections alimentaires, tuberculose et tétanos, plus récemment le SRAS ou syndrome respiratoire aigu sévère.  Haut de page.

DP   DPN
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Prenatal diagnosis]   Abrév.  Diagnostic prénatal.  * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies ; * pré : du latin prae [pré-], avant, devant ; * natal : du latin populaire nascere, ou du latin classique nasci [-natal], naître, venir au monde.  Le diagnostic prénatal (ou anténatal) est l'ensemble de toutes les techniques actuelles qui permettent de mettre en évidence les anomalies graves pouvant survenir pendant une grossesse. Le but premier est d'intervenir directement sur le fœtus, quand cela est possible, même in utero. En cas d'impossibilité d'intervention, l'avortement thérapeutique sera proposé aux parents. Actuellement, 60% des malformations majeures des fœtus sont révélées par le DP. Il existe plusieurs niveaux de diagnostic et d'intervention. Sans vouloir trop entrer dans les détails, voici les principaux.
- Échographie entre la 11e et la 13e semaine d'aménorrhée : son but est de déterminer le terme de la grossesse, de repérer d'éventuelles malformations majeures et anomalies chromosomiques. Cette échographie est généralement abdominale, mais peut aussi, si nécessaire, être pratiquée par voie vaginale pour une meilleure appréciation du développement crânien, cardiaque, de la nuque (dépistage de la trisomie 21) ... 
- Échographie entre la 22e et la 24e semaine pour apprécier le volume du liquide amniotique, le placenta et son cordon ombilical, la biométrie fœtale (en fait ses mensurations).
- Échographie du 3e trimestre de grossesse, qui a pour but de détecter une malformation tardive et permettre une meilleure prise en charge périnatale ou une interruption tardive de la grossesse si l'affection est grave et incurable. Suite à ces différentes échographies, le gynécologue obstétricien peut être amené à pratiquer un prélèvement  fœtal, soit directement sur le fœtus, soit sur ses annexes. Là encore, il existe plusieurs techniques.
- Amniocentèse : du grec kentein [-centèse], piquer. Il s'agit d'un prélèvement du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus, effectué à l'aide d'une aiguille, à travers les parois abdominale et utérine. Il est pratiqué à partir de la 14e semaine, sous échoguidage (plus rarement à partir de la 13e semaine). C'est un examen indolore et rapide qui permet de dépister des anomalies fœtales, malformations, mongolisme ou maladies héréditaires. Dans le liquide amniotique ainsi prélevé, le biologiste peut mener des recherches, surtout un caryotype (classement des chromosomes) qui consiste à étudier les chromosomes du fœtus. Il n'est pas exempt de tout danger (1% d'avortements), aussi il ne sera proposé que dans des cas bien particuliers : * âge de la mère supérieur à trente-huit ans ; * antécédents familiaux de maladie héréditaire, de malformation ou d'anomalie chromosomique (comme le mongolisme ou la trisomie 21) ; * recherche d'une infection ; * incompatibilité sanguine entre la mère et son enfant. Dans le liquide amniotique, on dose également l'HCG (hormone chorionique gonadotrope) et surtout l'AFP ou alpha-fœtoprotéine. Si le taux de l'AFP est très supérieur à la normale (plus de 2,5 fois), les risques sont une non fermeture du tube neural, un spina bifida, une anencéphalie. En cas de taux inférieur à la normale, accompagné d'une élévation de l'HCG, le risque est une anomalie chromosomique, de type trisomie 21.
- Cordocentèse : prélèvement de sang fœtal par ponction directe du cordon ombilical sous échoguidage, possible à partie de la 18e semaine. Risque : 3 à 5% d'avortements.
- Choriocentèse, placentocentèse : le gynécologue obstétricien prélève un fragment du trophoblaste. C'est en fait une biopsie de villosités choriales, lieu des échanges entre le sang maternel et le sang fœtal, qui se pratique entre la 11e et la 13e semaine de grossesse. La technique généralement utilisée est la voie abdominale, mais ce prélèvement peut aussi se faire par voie vaginale. Le risque est de 2 à 3% d'avortements. L'avantage est évident car cette technique permet un diagnostic biochimique et moléculaire précoce.
De nouvelles techniques sont actuellement mises au point pour éviter les risques liés à ces techniques, notamment le prélèvement de cellules fœtales dans le sang maternel (procédé mis au point par Patrizia Paterlini-Bréchot, Unité 370 INSERM).
- La radiographie est de moins en moins utilisée, compte tenu de la fiabilité grandissante de l'échographie (et des risques dus aux RX). Si nécessaire, une IRM est utilisée pour une meilleure approche du système nerveux ou le diagnostic de tumeurs.
- Les analyses biologiques. Elles sont nombreuses : recherche du VIH dès la 1ère consultation, recherche de la syphilis, toxoplasmose, rubéole, détermination des groupes sanguins (1er trimestre) ; dépistage de l'antigène HBs, numération globulaire, recherche d'anticorps irréguliers si la femme est Rh- , de l'hépatite B (6e mois).     Haut de page.

DR (1)
Imagerie médicale et interventionnelle, urologie, cancérologie  -  [Angl. : Radiologic density]   Abrév.  Densité radiologique.  En TDM (tomodensitométrie), la DR ou densité radiologique, s'exprime en UH ou Unité Hounsfield (* unité : du latin unus, un seul, unique ; * Godfrey Newbold HOUNSFIELD : ingénieur britannique, né le 28 août 1919 à Sutton (Nottinghamshire), mort le 12 août 2004 à Kingston (Surrey) ; il a obtenu de nombreuses distinctions dont le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1979 (avec l’américain Allan McLeod CORMACK)) pour ses travaux sur le tomodensitomètre ou CT scan), avec 4 repères importants : * air : - 1000 UH    * graisse : - 60 à - 120 UH    * eau : 0 UH    * os : + 1000 UH
D'autres valeurs sont intéressantes, comme les tissus mous (20 à 100 UH), les calculs uriques (400 à 500 UH) et les calculs phosphocalciques, donc à tonalité calcique : environ + 2000 UH (* tonalité : du grec tonos : en peinture, désigne la couleur considérée dans son intensité ; * calcique : du latin calx, calcis [calc(o)-], relatif au calcium). A cette échelle est associée une échelle de gris qui permet une évaluation visuelle des clichés. Une application intéressante en cancérologie : dans la recherche des nodules tumoraux ou bénins, ceux qui ont une densité > 164 UH ont une charge calcique plus importante et sont généralement bénins. Ceux qui ont une DR proche de celle des tissus mous ont un risque plus grand d'être malins.   Calculs calciques dans l'uretère   Sur le document joint d'AUSP ou arbre urinaire sans préparation, on distingue assez nettement (flèches blanches) une opacité de tonalité calcique en projection du trajet de l'uretère pelvien gauche (l'uretère pelvien est la partie basse de l'uretère, qui communique avec la vessie). La reconnaissance d'une tonalité calcique, donc d'une couleur ou d'un aspect particuliers évoquant la nature calcique d'un calcul (par ex.) est vraiment affaire de spécialiste, car cette tonalité varie également en fonction de la taille du calcul. Il s'agit donc d'un calcul composé essentiellement de sels de calcium, et non pas d'acide urique ou de cystine (p. ex.) qui présentent une autre opacité.      Haut de page.

DR   Dr   DRS   Drs
Médecine générale et toutes spécialités  -  [Angl. : Doctor]   Abrév. Docteur(s). Les abréviations DR, Dr, dr, DRS, Drs, drs sont utilisées pour remplacer le mot Docteur(s) sur une pancarte, une ordonnance, un compte-rendu médical, dans une prise de notes, entre autres.      Haut de page.

DPB
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : Biparietal diameter]   Abrév.  Diamètre Biparietal. * diamètre : du latin diametrus, du grec diametron : portion de la droite passant par le centre d'un cercle et limitée par ce cercle ; * bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition ou la duplication ; * pariétal : du latin paries, parietis [pariét(o)-, -pariétal], paroi ; relatif aussi aux 2 os qui forment les côtés et la voûte du crâne.  Le diamètre bipariétal ou BIP - voir ci-dessus -  est connu aussi sous l'abréviation anglaise de BPD.  Le Bip croît normalement de 3 millimètres par semaines jusqu'à la 25e semaine d'aménorrhée (ou SA), puis de 2 mm par semaine jusqu'à la 34e semaine et enfin de 1 mm par semaine jusqu'au terme de la grossesse.    Image échographique    Haut de page.

DPI
Génétique, gynécologie obstétrique, embryologie 
[Angl. : Preimplantation diagnosis]   AbrévDiagnostic préimplantatoire.   * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies ; * pré : du latin prae [pré-], avant, devant ; * implantatoire : de l'italien impiantare, du bas latin implantare, placer.  En France, le DPI est légalement autorisé depuis 1999 et ne concerne que les affections génétiques  particulièrement graves : fausses couches répétées, plusieurs avortements thérapeutiques etc. Après une FIV (fécondation in vitro), on attend que les embryons soient au stade de 10 cellules (3e jour). L'une d'entre elles est prélevée (ce qui ne modifiera en rien le développement futur de cet embryon). On peut facilement déterminer son sexe (intéressant dans le cas d'une maladie liée au sexe présente dans cette famille) et repérer des anomalies chromosomiques. Les techniques utilisées combinent la FISH (fluorescence in situ hybridation) et la PCR (polymerase chain reaction) ou amplification de l'ADN.    Haut de page.

DPM
Immunologie  -  [Angl. : Dermatopolymyositis]   Abrév.   Dermatopolymyosite    * dermato : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  Comme son nom l'indique, la dermatopolymyosite ou DPM ou poly dermatomyosite est une affection cutanée (éruption fréquente) et musculaire (lésions inflammatoires), qui peut toucher aussi d'autres organes, notamment les viscères (poumon, cœur ...).   C'est une maladie autoimmune relativement rare qui touche environ une personne sur 200 000 en France, essentiellement des jeunes adultes. Elle est certainement due à une anomalie du collagène et on la classe aujourd'hui dans les connectivites ; elle est proche du LED (lupus érythémateux dissémine) et de la sclérodermie. Les lésions musculaires deviennent rapidement douloureuses et handicapantes : les malades deviennent progressivement grabataires. Cette atrophie musculaire qui s'installe touche aussi les muscles oculomoteurs (yeux) et ceux du pharynx, entre autres, provoquant des problèmes de déglutition et des fausses routes. C'est généralement après que ces lésions musculaires se soient installées qu'apparaissent les dermatoses, notamment des érythèmes, des placards rouges sur le visage et le cou, les mains puis l'extérieur des coudes et des genoux, la base des ongles. Ces rougeurs s'accompagnent souvent d'œdèmes sous-cutanés. Les traitements actuels reposent sur une corticothérapie intensive.    Haut de page.

DRASS
Affaires sanitaires et sociales, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Regional Directorate of Health and Social Affairs)]   AbrévDirection régionale des affaires sanitaires et sociales. Site Internet permettant d'obtenir toutes les adresses de la DRASS et de la DDASS : http://www.sante.gouv.fr/htm/minister/dd-dr/ . Elle représente l'autorité sanitaire de l'État. Ses compétences sont nombreuses. * La santé publique : politique régionale de santé, participation à la politique hospitalière en concertation avec l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, la sécurité sanitaire. * La cohésion sociale et le développement social, par l'animation des différents dispositifs d'insertion et d'intégration. * La protection sociale par le contrôle des organismes de sécurité sociale et l'évaluation des résultats des contrats d'objectifs et de gestion, négociés au niveau national. * Des missions transversales : l'inspection et le contrôle, les systèmes d'information.  Haut de page.

DSA
Cardiologie, médecine d'urgence
  -  [Angl. : Semi-automatic external defibrillator]   AbrévDéfibrillateur semi-automatique. * : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * fibrillateur : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament.  Le DSA est un appareil portable qui permet l'analyse automatique de l'ECG d'une personne en arrêt cardiorespiratoire, afin de déceler une fibrillation ou une tachycardie ventriculaires. Si l'analyse est positive, l'appareil se charge automatiquement dans le but de délivrer un choc électrique externe transthoracique.  Haut de page.

DTC
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Tetanus, diphtheria and pertussis (Tdap) vaccine]   AbrévDiphtérie, tétanos et coqueluche.  Vaccination associée contre diphtérie, tétanos et coqueluche. Dans la plupart des cas, ce vaccin est associé à un vaccin antipoliomyélitique. C'est le DTCP - voir cette abréviation.  Haut de page.

DTCoq
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Tetanus, diphtheria and pertussis (Tdap) vaccine]   AbrévDiphtérie, tétanos et coqueluche. Vaccination associée contre diphtérie, tétanos et coqueluche. Dans la plupart des cas, ce vaccin est associé à un vaccin antipoliomyélitique. C'est le DTCP - voir cette abréviation.  Haut de page.

DTCP
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie
  [Angl. : DTaP-IPV - combined vaccine against diphtheria, tetanus, pertussis and polio]   AbrévVaccin IPAD DTCP Tétravalent PASTEUR suspension injectable. Vaccination associée contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite. Préparé à partir d'anatoxines, de bactéries inactivées et de virus cultivés sur cellules Véro et inactivés par le formaldéhyde. L'immunité est conférée à partir de la 3ème injection et persiste plusieurs années après le rappel.  La haute purification des anatoxines entrant dans la composition des vaccins IPAD supprime les accidents dus à la sensibilisation par des antigènes accessoires.  L'absorption sur phosphate de calcium augmente de façon importante le pouvoir antigénique de ces vaccins.  Haut de page.

DTP
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie 
[Angl. : DTaP-IPV - combined vaccine against diphtheria, tetanus, pertussis and polio]   AbrévIPAD DTP PASTEUR.  Nom ancien : Vaccin antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique adsorbé. - 3 premières injections à un mois d'intervalle - premier rappel un an plus tard - rappel tous les 5 ans jusqu'à 21 ans - rappel TP tous les 10 ans.   Haut de page.

DVE
Neurochirurgie  -  [Angl. : External ventricular drainage]   Abrév.  Drainage ventriculaire externe.   * drainage : de l’anglais to drain [-drainage], égoutter, supprimer un liquide en excès; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau ou du larynx ; * externe : du latin externus : qui vient du dehors, qui est situé vers le dehors.  Pour comprendre à quoi sert le drainage ventriculaire externe ou DVE, il faut connaître le rôle du LCR ou liquide céphalorachidien. On distingue classiquement deux compartiments dans lesquels se trouve et circule le LCR : * le compartiment interne formé par les quatre ventricules cérébraux (ce sont des cavités à l'intérieur du cerveau et reliées entre elles) et le canal de l'épendyme qui parcourt la moelle épinière sur sa longueur et en son centre ; * le compartiment externe constitué par les espaces sous arachnoïdiens, eux-mêmes compris entre l'arachnoïde ou méninge moyenne et la dure mère ou méninge externe. Le fait important est que ce liquide céphalorachidien est fabriqué en permanence par des cellules spécialisées de l'encéphale et se retrouve dans les ventricules. Dès l'âge de cinq ans, ce LCR est produit à raison d'environ 300 mL en 24 heures. Normalement, une faible quantité de ce LCR est dirigée vers le canal de l'épendyme, la plus grande partie étant réabsorbée par les capillaires sanguins de la surface du SNC ou système nerveux central (encéphale et moelle). Il y a donc un flux constant de LCR dans les cavités du SNC, cette circulation étant rendue possible par des orifices : les trous de Monro, de Magendie, de l'aqueduc de Sylvius.
Plusieurs pathologies peuvent provoquer une obturation plus ou moins importante de ces orifices : tumeur cérébrale, traumatisme crânien, suites postopératoires, entre autres. La conséquence est immédiate : les ventricules cérébraux vont se dilater, provoquant une élévation dangereuse de la pression intracrânienne du LCR avec risque d'hémorragies, une dilatation des ventricules pouvant aller jusqu'à l'hydrocéphalie. Il existe un moyen de pallier provisoirement cette pathologie : la pose d'un drainage ventriculaire externe, en milieu hospitalier et par un neurochirurgien. Cela consiste à faire une petite trépanation suffisante pour introduite une tubulure dans un ventricule cérébral, reliée à un sachet de recueil, qui va permettre de rétablir une pression intracrânienne normale. Par la suite, le neurochirurgien devra traiter la cause de l'oblitération des orifices permettant la circulation du LCR.  Coupe sagittale médiane de l'encéphale.      Haut de page.