Abréviations - E
EB
Dermatologie, génétique, immunologie allergologie - [Angl. : Epidermolysis bullosa] Abrév. Épidermolyse bulleuse. * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * dermo : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * lyse : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution.
L'épidermolyse bulleuse (connue aussi sous le nom de épidermolyse) est une
maladie de la peau non contagieuse, parfois héréditaire ou autoimmune. La
maladie se présente par la présence de lésions bulleuses, souvent localisées aux
plis cutanés. Selon le degré de gravité, il peut s'agir de quelques bulles très
disséminées, contenant un liquide clair ou, au contraire, d'une éruption telle
que presque toute la peau est mise à nu. Il existe plus de 20 formes différentes
d'EB, allant d'une forme peu sévère à des pathologies mutilantes, voire
mortelles. Une mutation génétique affecte le système d'adhésion des cellules
dermiques et des principales couches de l'épiderme. La peau est d'une extrême
fragilité et se décolle au moindre frottement. Dans les formes graves, les
plaies larges et multiples créent des risques infectieux sévères. Ces plaies
peuvent atteindre la bouche et l'œsophage, empêchant une alimentation normale.
Au cours des phases de cicatrisation, il n'est pas rare que des doigts ou des
orteils fusionnent. Les souffrances endurées par ces malades sont importantes et
les soins infirmiers peuvent durer plusieurs heures par jour. Une variante de
cette maladie, dite épidermolyse bulleuse jonctionnelle ou "maladie des pieds
rouges", est caractérisée par un épithélium insuffisant ou absent. Haut de page.
EBO
Gastroentérologie, pharmacologie, chirurgie digestive
- [Angl. : Barrett's oesophagus] Abrév. Endo-brachyœsophage. * endo : du grec endon [end(o)-], au-dedans ; * brachy : du grec brakhus [brachy-], court : * œsophage : du grec oisophagos [œsophag(o)-], qui porte ce que l’on mange, en
rapport avec l’œsophage. Anomalie congénitale caractérisée par un œsophage trop court et la présence d'une
partie de l'estomac dans le thorax. Syn. : brachyœsophage ou œsophage de Barrett,
endobrachyœsophage. La physiopathologie de l' endo-brachyœsophage est encore mal
connue et les traitements reposent sur les anti-RGO (reflux gastro- œsophagiens), ou
sur la chirurgie réparatrice. Haut de page.
EBV
Médecine biologique, immunologie allergologie
- [Angl. : EBV - Epstein-Bass virus] Abrév. Epstein
Barr Virus. * Epstein : médecin et virologue
anglais né en 1921, ayant découvert en 1964, avec sa collaboratrice Yvonne Barr,
le premier virus reconnu à l'origine d'un cancer humain et qui a pris leurs noms
: le virus d'EPSTEIN - BARR. Le virus d'Epstein-Barr (EBV), de la famille des Herpès virus,
est l'agent responsable de la mononucléose infectieuse. On le retrouve associé
à plusieurs pathologies malignes comme le cancer du nasopharynx, le lymphome de Burkitt,
certains lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens, et il est également responsable de
syndromes lymphoprolifératifs chez les sujets immunodéprimés, notamment après greffe
d'organe ou de moelle osseuse. De façon plus intrigante, il semble être l'élément déclenchant
un déficit immunitaire héréditaire lié au chromosome X, ou son révélateur : le syndrome de Purtilo. Haut de page.
ECBC
Médecine biologique
- [Angl. : SC - Sputum culture] Abrév. Examen
cytobactériologique des crachats (ou expectorations). * examen : du latin examen, languette
d’une balance, de exigere, peser, soumettre à un examen ; * cyto : du
grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * bactério : du
latin bacterium, créé en 1838 sur le grec baktêria [bactéri(o)-,
bactérien], bâton, relatif aux bactéries ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours,
raison. Examen direct suivi
d'une mise en culture du crachat pour rechercher des germes anormaux ou des parasites
: mycobactéries atypiques (colonies de BAAR ou bacilles acido-alcoolo-résistants) ou
tuberculeuses, levures (Candida albicans), Aspergillus, amibes, œufs de Douve,
Ascaris etc. Haut de page.
ECBU
Néphrologie urologie, médecine
biologique - [Angl. : MSU -
Mid-stream specimen of urine] Abrév. Examen
cytobactériologique des urines. * examen : du latin examen, languette
d’une balance, de exigere, peser, soumettre à un examen ; * cyto : du
grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * bactério : du
latin bacterium, créé en 1838 sur le grec baktêria [bactéri(o)-,
bactérien], bâton, relatif aux bactéries ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours,
raison. Examen direct, aspect du dépôt, pH, suivi
d'une mise en culture des urines pour rechercher des germes anormaux (l'urine est normalement
stérile). Cet examen détermine aussi le nombre d'hématies (globules rouges) et de leucocytes
(globules blancs) présents dans l'urine (par millilitre). Haut de page.
ECEH E coli E coli O157:H7 E coli O104:H4
Médecine biologique, toxicologie, néphrologie
- [Angl. : EHEC - Enterohemorrhagic Escherichia coli]
Abrév. Escherichia coli entérohémorragique. * Escherichia : du nom de Théodore ESCHERICH qui l'a découvert en 1885 ; * coli : du
grec kôlon [col(o)-, coli, colique], intestin ; racine des termes
relatifs au côlon ; * entéro : du
grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement. Escherichia coli est une bactérie en forme de bâtonnet, donc un bacille. Pour
plus de détails et quelques exemples de maladies dues à des bacilles, voir la
page bacillo.htm. E. coli fait partie est
colibacilles, c'est-à-dire qu'il est normalement présent en grande quantité dans
le tube digestif des hommes, des autres mammifères et animaux homéothermes
(improprement appelés animaux à sang chaud). La grande majorité des souches de
E. coli sont sans danger, voire même utiles dans notre tube digestif, mais
certaines d'entre elles sont pathogènes, provoquant régulièrement des TIA
(toxi-infections alimentaires) pouvant être particulièrement graves.
ECEH fabrique des verotoxines, molécules cytotoxiques produites par
certaines bactéries. Ce pouvoir destructeur a été montré sur les cellules "Vero"
extraites du rein du singe Cercopithecus aethiops (ou singe vert
africain), ce qui explique le nom de verotoxine (vero est en esperanto, la
contraction de Verda reno qui signifie rein vert). Après une durée d'incubation
moyenne de 3 à 8 jours, ces toxines sont responsables de douleurs abdominales,
vomissements, fièvres et même hémorragies digestives. La guérison intervient
généralement après une dizaine de jours, mais chez les jeunes enfants et les
personnes âgées qui sont les plus fréquemment touchés par cette TIA, l'infection
peut aboutir à un SHU ou syndrome hémolytique urémique, qui se caractérise par
une défaillance rénale aigue, nécessitant la mise du patient sous hémodialyse,
ainsi qu'une anémie hémolytique et une thrombopénie, plus rarement des AVC
(accidents vasculaires cérébraux) et un coma.
Dans plus de 4 cas sur 5, la contamination a pour origine la
consommation d'aliments souillés par des déjections animales ou préparés avec de
l'eau contaminée, consommés crus ou mal cuits : viandes hachées, lait cru,
graines germées, crudités.
* Le sérotype responsable des épidémies passées est E coli O157:H7
où la lettre O représente l'antigène somatique ou lipopolysaccharidique de la
paroi bactérienne, H l'antigène flagellaire. La meilleure façon de se protéger
de cette TIA consiste à cuire les aliments de façon que la température "à cœur"
atteigne au moins 70°C.
* Le sérotype de ECEH qui a créé une épidémie en Allemagne en mai
2011, puis qui s'est étendu à plusieurs pays : Suède, Danemark, Royaume-Uni,
Pays-Bas, France, est E coli O104:H4. Après avoir suspecté les concombres
espagnols, puis des graines germées (haricots mungos ou graines de soja) entre
autres, il n'y a toujours pas de certitude concernant l'origine de ces E. coli
pathogènes.
En Juillet 2011, cette épidémie a fait plus de 3 000 malades, dont une bonne
centaine avec séquelles rénales et au moins 37 morts. Parmi ses particularités,
ce sérotype de ECEH atteint surtout les adultes et est d'origine végétale. Photo et schéma d'interprétation d'un bacille Haut de page.
EDD
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle,
gynécologie obstétrique
- [Angl. : EDD - Estimated Date of Delivery] Abrév. * EDD : prévision de la date de la délivrance.
L'abréviation EDD est souvent suivie de "by AUA" Il s'agit en fait de la
détermination de la date de la délivrance : EDD by AUA : Estimated Date of Delivery by Average Ultrasound Age.
Ce qui peut se traduire par : prévision de la date de la délivrance par
estimation de l'âge fœtal par les ultrasons. En plus de la détermination
"normale" de la date de l'accouchement (1er jour d'aménorrhée + 12 jours + 9
mois), les médecins peuvent évaluer l'âge fœtal par des mesures échographiques
et, en utilisant des tableaux réalisés sur un très grand échantillonnage (plus
de 30 000), la date de "délivrance", donc de l'accouchement. Haut de page.
ECG
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire - [Angl. : ECG - Electrocardiogram] Abrév. Électrocardiogramme. * électro : du latin
scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit. Examen non invasif qui consiste à mesurer les courants électriques cardiaques,
émis par le nœud sinusal et transmis par le nœud septal et le faisceau de His, puis propagé
dans tout le corps. Ces courants très faibles sont enregistrés par des électrodes autocollantes
placées sur le thorax, les poignets et les chevilles, puis ils sont amplifiés et visualisés sur
une bande de papier déroulante ou numérisés et enregistrés sur un ordinateur. Cet examen est
l'électrocardiographie. Il est systématiquement exécuté avant une opération chirurgicale
et donne de précieux renseignements sur l'état physiologique du cœur. On distingue essentiellement
une onde P due à l'activité électrique des oreillettes, une onde QRS due aux ventricules et une
onde T de repolarisation.
Les appareils ou électrocardiographes ont été considérablement
miniaturisés et sont le plus souvent portables. Voir aussi Holter. Électrocardiographique : adj. relatif à cet examen. Schéma d'un ECG normal Haut de page.
EEG
Neurologie
- [Angl. : EEG - Electroencephalogram] Abrév. Électroencéphalogramme.
* électro : du latin
scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ;
* gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par
extension, enregistrement écrit. Enregistrement graphique des courants électriques émis par les différentes zones
de l'encéphale, après amplification. Cette technique existe depuis plus de 60 ans. Les
courants sont recueillis par les électrodes réceptrices placées sous un "casque" en
matière élastique. L'enregistrement suppose d'enduire préalablement les différentes zones
du crâne d'une gelée conductrice. L'examen est non invasif et couramment pratiqué lors
de crises d'épilepsie, après un traumatisme. Des aiguilles encrées permettent de
tracer sur un papier déroulant, les différentes ondes émises par le cerveau. Actuellement,
les appareils d'enregistrement sont portables et les tracés sont numérisés et visualisés sur
un écran d'ordinateur. Électroencéphalographie : technique permettant d'obtenir
un électroencéphalogramme, grâce à un appareil nommé électroencéphalographe. Électroencéphalographique : adj. se rapportant à l'enregistrement des ondes
électriques émises par l'encéphale. Haut de page.
EFA
Gynécologie obstétrique, alcoologie, pédiatrie
- [Angl. : FAS - Fetal alcohol syndrome] Abrév. Embryofœtopathie
alcoolique. * embryo : du grec embruon [embry(o)-, embryonnaire], embryon, fœtus ; * fœto
: du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement
accidentel : * alcoolique : du latin
des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool. Syn.
: syndrome d'alcoolisme fœtal, S.F.A. C'est l'ensemble des symptômes frappant
le nouveau-né victime de l'alcoolo dépendance de sa mère. La découverte de ce syndrome
est due au Dr Lemoine de Nantes (1968). Les conséquences pour le fœtus sont nombreuses
et souvent dramatiques. Entre autres : une dysmorphie cranio-faciale, retard de croissance,
volume cérébral réduit, atteintes des organes sensoriels (vue, ouïe), malformations cardiaques
et urogénitales, défense immunitaire réduite etc. Haut de page.
EFR
Immunologie allergologie, pneumologie
- [Angl. : PFT - Pulmonary function test] Abrév. Exploration
Fonctionnelle Respiratoire. * exploration : du latin exploratio, parcourir un lieu en l’étudiant attentivement ; * fonctionnelle : du latin functio, de fungi [-fonction,
-fonctionnement], s’acquitter, utilité, mécanisme ; * respiratoire : du
latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur,
respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène. L' EFR permet de mesurer, de quantifier
l'état respiratoire réel du patient. Elle mesure entre autres, les paramètres qui
reflètent l'obstruction bronchique, c'est-à-dire le VEMS et le DEP.
On fait également une CRF,
c'est-à-dire une mesure de la capacité résiduelle fonctionnelle, grâce à la
technique de la dilution de l'hélium. Haut de page.
EITS
Chirurgie générale - [Angl. : European
Institute of Telesurgery] Abrév. Institut Européen de Téléchirurgie.
* télé : du grec têle [télé-], loin de, à distance ; * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéir(o)-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production. L’EITS
a été créé en juin 1994 à la rencontre de l’avènement de la chirurgie laparoscopique,
par le professeur Jacques Marescaux, chef du service de chirurgie digestive et endocrinienne
des hôpitaux universitaires de Strasbourg. L’EITS se veut être un forum unique ouvrant la
porte du bloc opératoire à la haute technologie, mettant de sorte en exergue le passage
maintenant obligé de la chirurgie manuelle, tactile, à la chirurgie
technologique. Haut de page.
EL EM (2)
Anatomie, rhumatologie, chirurgie orthopédique et traumatologique
- [Angl. : Lateral epicondyle, medial
epicondyle] Abrév. Epicondyle latéral et épicondyle médial.
L'humérus (* humérus : du latin humerus [humér(o)-], os unique du bras, entre épaule et coude) est
l'os long unique du bras, articulé à son extrémité proximale avec la
clavicule et l'omoplate pour former l'articulation de l'épaule (ceinture
scapulaire), et à sa partie distale avec le radius et le cubitus pour former le
coude.
C'est au niveau de l'articulation du coude que l'humérus présente deux épiphyses
ou reliefs : l'épicondyle latéral et l'épicondyle médial qui servent tous les
deux à l'insertion de ligaments. Schéma de l'humérus Haut de page.
EFS
Hématologie, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : French establishment of blood] Abrév. Établissement
Français du Sang. "L'EFS est l'opérateur unique de la transfusion
sanguine. C'est un établissement public qui gère les activités transfusionnelles. Il
assure la régulation de l'approvisionnement en produits sanguins labiles (PSL). Il
est aussi chargé, au travers de ses établissements régionaux, de missions définies
antérieurement de distribution, de conseil transfusionnel, de traçabilité et de
signalement d'incidents transfusionnels et de suivi épidémiologique des donneurs". Haut de page.
ELA
Génétique, associations de malades
- [Angl. : ELA - European Leukodystrophy
Association] Abrév. Association
Européenne contre les Leucodystrophies. * leuco : du grec leukos [leuc(o)-], blanc ; * dys : du préfixe grec dus [dys-],
marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement. Qu'est-ce que l'ELA ?
Fondée en février 1992 dans le cadre de la loi 1901, l'ELA est une association de parents et de patients motivés et bien informés, un trait d'union entre
toutes les leucodystrophies, un soutien pour la recherche, un réseau de solidarité, une ouverture aux pays
européens. Elle présente un site Internet : http://www.ela-asso.com . L' Association propose un service destiné aux familles et aux professionnels
(RAIL : réseau d'aide et d'information sur les leucodystrophies), un soutien à
la recherche médicale par l'évaluation et une aide à des projets de
recherche, un soutien au "Projet Myéline" (voir le lien http://www.ela-asso.com/decouvrir/faireavancerrech/projetmyeline.htm ); Présentée récemment à la télévision par Zinedine ZIDANE, elle organise
l'opération "Mets tes baskets et bats la maladie" qui mobilise
élèves, parents et parrains. Pour en savoir plus sur les leucodystrophies (clic
sur ce mot). Haut de page.
ELH
Biochimie - [Angl. : HLE - Human leukocyte elastase] Abrév. Élastase
leucocytaire humaine. * élasto : du latin
scientifique elasticus, du grec elastos [élast(o)-], ductile ; en
biologie, caractérise l’élastine, scléroprotéine constituant les fibres du tissu
élastique ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie
enzyme, synonyme de diastase ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-], blanc ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte,
-cytie], cellule ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine,
servant à former un substantif à partir d’une racine. Protéase (enzyme) importante dans l'emphysème
pulmonaire et dans d'autres pathologies inflammatoires. Cette enzyme peut être
inhibée par une nouvelle famille de protéases, synthétisée par l'École Normale
Supérieure de Lyon. Il s'agit de pseudopeptides originaux formés de 6 acides aminés
dans lequel l'un d'entre eux est remplacé un analogue modifié, un acide alpha-hydraziné. Haut de page.
ELISA
Immunologie allergologie, médecine
biologique
- [Angl. : Enzyme
Linked ImmunoSorbent Assay] Abrév. * ELISA : Analyse par immunoabsorption enzymatique. Test sérologique utilisé pour le dosage
d'AC (anticorps) de virus ou de bactéries. Cette technique de dosage immunoenzymatique
permet la recherche des AC de nombreuses maladies : SIDA, peste, Staphylococcus aureus
(doré), rougeole, ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), maladie de Lyme, hépatites
etc. Le sérum est mis en contact avec un support où sont présents des AG (antigènes) spécifiques.
Il se forme alors des complexes AG-AC. On fait ensuite agir une immunoglobuline associée
à une enzyme permettant la mise en évidence. En français, le test ELISA peut se traduire par : test
d'immunoabsorption enzymatique. Principe du test ELISA Haut de page.
EM
Neurologie, immunologie allergologie
- [Angl. : Myalgic encephalomyelytis] Abrév. Encéphalomyélite Myalgique.
* encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ;
* myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie
inflammatoire ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * algique : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur. (En
anglais : ME ou Myalgic Encephalomyelitis). Maladie chronique invalidante qui
affecte autant les enfants que les adultes. Les synonymes de cette maladie sont
très nombreux : SFC (Syndrome de fatigue chronique) ou CFIDS (Chronic Fatigue Immun
Dysfonction Syndrome), maladie d'Islande, neuromyasthénie épidémique, neuromyasthénie postinfectieuse.
Le Syndrome de Fatigue Chronique diffère de la plupart des sensations typiques de
fatigue. C'est une maladie invalidante qui intervient dans la capacité des personnes
à assumer les tâches les plus simples de la vie quotidienne, parfois pendant de
longues périodes de vie. Même la plus petite tâche devient un obstacle insurmontable,
et dépenser un peu d'énergie peut renvoyer une personne directement au lit. Pour
l'instant l'étiologie (cause) de cette maladie est inconnue. Le Syndrome de Fatigue
Chronique est diagnostiqué par l'exclusion de toutes les autres maladies connues
par la science moderne, comme les scléroses multiples, le lupus, certains cancers,
la dépression, le sida, les problèmes de thyroïde, etc... Il existe une Association
Française du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie CFS/SPID : http://asso.nordnet.fr/cfs-spid/ Haut de page.
EMG
Neurologie
- [Angl. : EMG - Electromyogram] Abrév. Électromyogramme. * électro : du latin
scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre,
écriture et par extension, enregistrement écrit. Enregistrement
obtenu à l'aide d'un électromyographe. Cet examen appelé électromyographie, est
une technique d'exploration des muscles, basée sur l'étude et le recueil des potentiels
de repos et d'action des unités motrices (muscles et nerfs afférents). On utilise des électrodes autocollantes posées sur la peau ou de fines aiguilles insérées dans le
muscle. Les réponses musculaires sont numérisées et visualisées sur un écran d'ordinateur. Syn.
: EMG. Adj. : électromyographique (voir aussi
biofeedback). Schéma d'un EMG obtenu
sur un sujet soulevant pendant 10 secondes une charge de 18 kg. En haut : le
biceps (actif), en bas, le triceps (inactif). Haut de page.
EMLA
Algologie, anesthésiologie réanimation
- [Angl. : Eutectic Mixture of Local Anesthetics] Abrév. * EMLA : mélange eutectique (du grec eutêktos, de têkein,
fondre) pour l'anesthésie locale. L'EMLA est l'un des médicaments utilisés dans l'anesthésie locale. On distingue essentiellement l'anesthésie locale
transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les
anesthésiques locaux (ou loco-régionaux) bloquent les canaux sodium (Na+)
des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale
périphérique. La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la
douleur) de façon réversible. Ce blocage varie en fonction des doses
appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la
douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres. La
lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus
utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples : TAC : Tétracaïne 0,5%,
Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ; LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000
et Tétracaïne 0,5 à 2% ; crème EMLA (Eutectic Mixture of Local Anesthetics) :
prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile
; Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc. Il existe aussi
des patches EMLA.
L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La
vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la
peau est saine) et de son épaisseur. A noter que sur une muqueuse, la vitesse
d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie
locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement
au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la
distension douloureuse et traumatisante des tissus. Haut de page.
ENG
Otorhinolaryngologie - [Angl. : ENG - Electronystagmography] Abrév. Électronystagmographie. * électro : du latin
scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * nystagmo : du grec nustagma,
de nustazein [nystagm(o)-], baisser la tête ; en ophtalmologie, relatif
au nystagmus, mouvements oscillatoires courts et saccadés des yeux ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique,
graph(o)-], écrire. C' est un examen ORL qui peut être demandé pour déterminer l'origine d'étourdissements
ou de vertiges et pour en évaluer l'évolution. Il permet d'évaluer l'intégrité du
système vestibulaire qui comprend les canaux semi-circulaires de l'oreille interne,
le nerf vestibulaire, le tronc cérébral et le cervelet. Lorsqu'on stimule ce système
vestibulaire, on déclenche un nystagmus (mouvements oscillatoires des yeux) qui
permet de contrôler l'équilibre. C'est donc en étudiant les mouvements des yeux que
l'on aura des renseignements sur l'état du système vestibulaire. On place des électrodes
réceptrices autour des yeux, puis le sujet observe une cible mouvante (par exemple
alternance de bandes noires et blanches). Dans certains cas, c'est le patient qui est
soumis à des mouvements oscillatoires. Les réponses des yeux sont numérisées et
enregistrées sur un ordinateur. L'appareil utilisé est un électronystagmographe.
L'enregistrement obtenu est un électronystagmogramme. Électronystagmographique : adj. relatif à cet examen. Haut de page.
ENPI
Néphrologie
urologie, pédiatrie, psychiatrie psychologie - [Angl. : Primary nocturnal enuresis] Abrév. Énurésie nocturne primaire isolée. * en : préfixe qui
indique la position dans quelque chose ; * urésie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. En France, plus de 400 000 enfants de 5 à 10 ans sont atteints d'énurésie,
c'est-à-dire de fuites urinaires nocturnes. C'est le "pipi au lit"
qui a culpabilisé tant d'enfants et de parents. Or cette affection est une
maladie dont il faut parler au plus vite au médecin, car elle ne disparaît pas
toute seule et peut provoquer à la longue un véritable isolement social et
familial de l'enfant énurétique. Si l'énurésie survient au-delà de 5 ans
chez un enfant qui n'a jamais été propre, elle est qualifiée de primaire
(ENPI ou énurésie nocturne primaire isolée). Si elle survient chez un enfant
déjà propre, c'est l'énurésie secondaire, dont il convient de rechercher les
causes : séparation des parents, arrivée d'un bébé, décès d'un membre de
la famille ou d'un animal domestique, entre autres. Pour l'énurésie primaire,
les causes peuvent être fonctionnelles : vessie trop petite, obstruction des
VAS (voies aériennes supérieures), production trop importante d'urine pendant
la nuit etc. Le traitement consiste généralement en une réadaptation active
de l'enfant concernant sa façon de boire (plus dans la journée et moins le
soir), de faire pipi (juste avant de se coucher), de noter ses progrès. Il
existe aussi des médicaments qui diminuent la production d'urine. Haut de page.
EOG
Ophtalmologie - [Angl. : Sensorial electrooculogram] Abrév. Électro-oculogramme
sensoriel. * électro : du latin
scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * oculo : du latin ocularius,
de oculus [ocul(o)-], œil ; * gramme : du grec gramma,
[-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit ; * sensoriel : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité,
-sensitif, sensoriel], sentir, ressentir, percevoir. E.O.G. sensoriel : cet examen est totalement indolore. Quatre
petites électrodes sont placées sur la peau autour de l'œil, aux bords internes
et externes. L'enregistrement consiste à recueillir les réponses obtenues par
un mouvement de va-et-vient des yeux, entre deux repères lumineux rouges. L'examen
proprement dit dure environ 25 minutes. Il est suivi d'un temps de réadaptation à
l'obscurité (15 minutes) et à la lumière (10 minutes). L'appareil utilisé est un électro-oculographe, et cet examen est appelé électro-oculographie. Électro-oculographique : adj. relatif à cet examen. Haut de page.
EORTC
Cancérologie, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : European
Organization for Research and Treatment of Cancer] Abrév. * EORTC : Organisation Européenne
pour la Recherche et le Traitement des Cancers. "L'un des fers de lance
de la cancérologie européenne repose sur le vaste réseau de recherche clinique coordonné
par l' EORTC. Cet organisme indépendant reçoit, depuis des années, un soutien important
de la part de la Commission européenne. Le vaste réseau mis en place par l'EORTC depuis
1962 regroupe aujourd'hui 360 institutions hospitalières, où quelque 2.000 médecins
participent à une trentaine de groupes d'études multidisciplinaires. Les résultats des
analyses cliniques entreprises par ce réseau sont rassemblés dans une banque de données
centralisée - l'EORTC Data Center - qui détient les observations recueillies lors d'essais
effectués sur plus de 100.000 patients, répartis dans une trentaine de pays". Site Internet : http://www.eortc.be/ Haut de page.
EP
Angiologie et médecine vasculaire, pneumologie
- [Angl. : PE - Pulmonary embolism] Abrév. Embolie
pulmonaire. * embolie : du grec embolê [embolie], attaque, obstruction des vaisseaux ; * pulmonaire :
du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). C'est l'obstruction brutale partielle ou totale du tronc ou
d'une branche de l'artère pulmonaire, résultant le plus souvent d'une TVP (thrombose
veineuse profonde) ou thrombophlébite d'un membre inférieur, d'autant plus que le
caillot (thrombus) est situé au-dessus du genou. Haut de page.
EPCA
Cancérologie, médecine biologique, andrologie
- [Angl. : Early Prostate Cancer
Antigen] Abrév. * EPCA : antigène précoce du
cancer de la prostate. En médecine biologique, les laboratoires font toujours
le dosage de la PSA (Prostate Specific Antigen) pour évaluer les risques de
cancer de la prostate, étant bien entendu qu'un taux anormalement élevé de PSA
ne signifie pas forcément cancer de la prostate. Pour être sûr du diagnostic,
une seule solution : pratiquer une biopsie de la prostate. Elle consiste en
plusieurs prélèvements de tissu prostatique, dans le but d'y rechercher
d'éventuelles cellules cancéreuses. Des chercheurs américains viennent de
montrer récemment que le dosage d'une autre molécule, l'EPCA ou
antigène précoce du cancer de la prostate, présente une bien meilleure
sensibilité et devrait, à terme, réduire considérablement le nombre de biopsies.
Ces chercheurs ont même détecté des taux élevés de EPCA dans des biopsies de
personnes négatives pour le cancer, mais qui ont développé un cancer dans les
années qui ont suivi. Haut de page.
EPF EFW
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle,
gynécologie obstétrique
- [Angl. : EFW - Estimated Fetal Weight] Abrév. Estimation du poids fœtal.
Ou estimation pondérale fœtale. Cette estimation utilise les mesures de Bip,
PA, LF, entre autres. A noter que les abréviations sont souvent suivies de (CFEF), ce qui signifie
"selon le Collège Français d'Échographie Fœtale". Si elles sont suivies de (Hadlock),
c'est en référence à des formules d'EPF établies vers 1985 par
le médecin américain Frank P. HADLOCK et qui prennent aussi en compte le Bip, la LF et
le PA. Haut de page.
ERCP
Hépatologie, gastroentérologie, chirurgie digestive
- Abrév. [Angl. : Endoscopic Retrograde Cholangiopancreatography] En
français : cholangio-pancréatographie rétrograde. Cet examen est pratiqué pour
investigation de la zone du duodénum dans laquelle se déversent les sécrétions
pancréatique et la bile. Il permet donc un diagnostic du pancréas, des voies
biliaires et de la vésicule biliaire. C'est un examen endoscopique qui est
pratiqué à jeun et généralement sous anesthésie locale, pendant lequel un
endoscope avec caméra est introduit dans la bouche et guidé à travers le
pharynx, l'œsophage, l'estomac et le duodénum où arrivent les canaux
pancréatique et hépatique. Pendant cet examen, le praticien peut faire des
clichés, de petites incisions au niveau de la papille, extraire un ou plusieurs
calculs... Relations foie, pancréas, duodénum Haut de page.
EPO
Hématologie, histologie cytologie, endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : EPO - Erythropoietin] Abrév. Erythropoïétine. * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge
; * poïétine : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. Hormone produite par les cellules
rénales, qui favorise l'érythropoïèse, c'est-à-dire la fabrication de globules rouges.
L'érythropoïétine est une glycoprotéine qui, si elle vient à manquer, provoque une anémie
pouvant être sévère. C'est le cas dans certaines insuffisances rénales. Actuellement, cette
molécule est parfaitement synthétisée et régulièrement administrée dans certaines pathologies
rénales (dialysés par exemple). L' EPO a été largement médiatisée au cours de grandes épreuves
sportives et son dosage fait actuellement partie des contrôles anti-dopage. Haut de page.
ERV
Virologie, génétique - [Angl. : ERV - Endogenous retrovirus] Abrév. . On appelle rétrovirus endogène, une séquence
d'ADN qui fait partie intégrante du génome d'un individu et qui est homologue
de celle d'un rétrovirus. Cette séquence se reproduit comme le reste de l'ADN mais
n'est pas pathogène. La présence de tels rétrovirus endogènes chez pratiquement
tous les eucaryotes semble montrer que des cellules germinales (celles qui vont
former les gamètes), ont été infectées
et ont survécu à ces infections. En étudiant le génome humain, les généticiens
se sont rendus compte que nous possédions un grand nombre de ces HERV (H pour
human), c'est-à-dire rétrovirus endogènes humains. Au cours de l'évolution, ces
séquences d'ADN ont généralement perdu leur pouvoir de synthétiser des
protéines, ils sont devenus "dormants". Cette neutralité est due à des mutations
successives, ou à des systèmes de contrôle qui inhibent ces rétrovirus
endogènes. Les études actuellement menées sur les HERV cherchent à mettre en
évidence des liens entre ces rétrovirus endogènes et des gènes de susceptibilité
pour différentes pathologies, y compris certaines formes de cancers. Haut de page.
ES
Épidémiologie et santé publique, hématologie
- [Angl. : Health care institution] Abrév. Établissements
de Santé. "Les ES gardent leurs missions de recueil, de conservation et
de transmission des données sur la sécurité sanitaire des produits sanguins. Ils assurent
également, avec le concours du correspondant d'hémovigilance de l'établissement de transfusion
sanguine, la même mission de signalement des incidents transfusionnels". Haut de page.
ESB
Neurologie, immunologie allergologie
- [Angl. : BSE - Bovine spongiform encephalopathy] Abrév. Encéphalopathie
spongiforme bovine. * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ;
* pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-],
souffrance, changement accidentel ; * spongio : du latin spongia,
du grec spongos [spongi(o)-, -spongiose], relatif à la structure
caverneuse d’une éponge : * forme : du latin forma [-forme],
moule, aspect. Destruction progressive des neurones (cellules nerveuses)
qui sont progressivement remplacées par des cellules gliales non fonctionnelles. Il en
résulte un aspect "en éponge" du tissu nerveux observé au microscope. Le responsable
est un prion, c'est-à-dire une protéine infectieuse. La dégénérescence neurologique est rapide
et la mort intervient en peu de temps. On sait depuis quelques années que cette maladie peut
se transmettre à l'homme et provoquer la nv MCJ (nouvelle variante de la maladie de
Creutzfeldt-Jakob). Pour en savoir (beaucoup) plus : cliquez sur Les
prions. Haut de page.
ESST
Neurologie, immunologie allergologie
- [Angl. : STSE - Subacute transmissible spongiform encephalopathy] Abrév. Encéphalopathie
spongiforme subaiguë transmissible. * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ;
* pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-],
souffrance, changement accidentel ; * spongio : du latin spongia,
du grec spongos [spongi(o)-, -spongiose], relatif à la structure
caverneuse d’une éponge : * forme : du latin forma [-forme],
moule, aspect ; * sub : du
préfixe latin sub, sous, position inférieure, peu élevé (en quantité) ; * aiguë : du latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu. Maladie dégénérative du système nerveux
central, à évolution toujours fatale. Les plus connues : l'encéphalopathie spongiforme chez
les bovins, la tremblante (ou scrapie) chez les ovins, la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez
l'homme. Le point commun des ESST est l'absence d'agent infectieux classique détectable dans
le SNC (système nerveux central). La consommation par les bovins de farines animales contaminées,
a amplifié la dissémination d'une maladie. Les mécanismes qui aboutissent à la mort des neurones
restent peu ou mal connus. La protéine PrP (voir cette abréviation) semble intervenir dans le
mécanisme puisqu'on la retrouve dans les lésions cérébrales, sous sa forme pathologique :
PrPsc. Pour en savoir (beaucoup) plus : cliquez sur Les
prions. Haut de page.
ET ET-1 ET-2 ET-3
Médecine biologique, angiologie - [Angl. : ET - Endothelin] Abrév. Endothéline * endo : du grec endon [end(o)-], au-dedans ; * théline : du grec thêlê [-thélium], mamelon du sein. L’épithélium désignait autrefois la peau
du mamelon. La terminaison « -thélium » est utilisée pour désigner divers
tissus. L'endothéline (ET) est un
peptide connu pour le fait que c'est le plus puissant vasoconstricteur et
bronchoconstricteur endogène connu. Elle a aussi pour effet d'augmenter le
rythme et la force des contractions cardiaques. L'endothéline doit son nom au
fait qu'elle est produite par les cellules endothéliales, à partir de deux
précurseurs qui sont la pro-endothéline et la big-endothéline et, de par ses
propriétés vasoconstrictrices, elle agit directement sur la TA (tension
artérielle). Il existe en réalité 3 endothélines différentes, découvertes
successivement et nommées ET-1, ET-2 et ET-3, mais seule la première a une
activité reconnue. Les endothélines pourraient être à l'origine de certaines
formes d'HTA (hypertension artérielle). Haut de page.
ETS
Hématologie, santé publique
- [Angl. : BTE -
Blood transfusion establishment] Abrév. Établissement
de transfusion sanguine. Établissement agréé par l'État pour collecter le
sang et ses composants, préparer des produits sanguins labiles thérapeutiques et les
distribuer aux établissements de santé. L'ETS exerce une mission de santé publique
dans le cadre du service de la transfusion sanguine coordonné par l'AFS (Agence Française
du Sang). Haut de page.
EVA
Algologie
- [Angl. : ERV -
Visual analog (pain) scale] Abrév. Échelle
visuelle analogique. C'est la plus fiable et la plus sensible, où la douleur est
quantifiée sur une ligne allant d'un point : absence de douleur, à un autre point : douleur
maximale imaginable. Haut de page.
EVS
Algologie
- [Angl. : Simple verbal scale] Abrév. Échelle
verbale simple. Évaluation de la douleur par un interrogatoire, avec l'historique
de la maladie, les différents traitements et antalgiques administrés. L'EVS s'évalue de
0 : douleur absente, à 10 : douleur maximale imaginable. Haut de page.