Mots, expressions Etymologie, définition
Eberth
(Bacille d')
Médecine biologique,
épidémiologie et santé publique
- N. pr. * EBERTH : du médecin et bactériologiste
allemand (Würzburg, 1835 — Berlin, 1926). C'est le bacille (Salmonella typhi) responsable de la fièvre typhoïde (ou fièvre de Tuphos) : incubation de 1 à 2 semaines,
fièvre importante et continue, voisine de 40°C, état de prostration et d'abattement, anorexie,
céphalées, troubles digestifs graves (vomissements, diarrhées, abdominalgies). Le traitement
est basé sur une antibiothérapie en milieu hospitalier. La contamination se fait par voie
buccale, les bactéries atteignent l'intestin, s'enfoncent dans la muqueuse intestinale et
prolifèrent activement dans les ganglions mésentériques. certains d'entre elles traversent la
barrière intestinale et passent dans le milieu intérieur (sang et lymphe), déclenchant une
septicémie. Salmonella typhi vue au microscope Haut de page.
Efférent Efférente
Anatomie, angiologie, neurologie -
Adj. [Angl. : Efferent] * efférent, ente : du latin efferens, qui porte
dehors, lui-même formé de ex-, hors de, et de ferre, porter (*). Les adjectifs
efférent, efférente, caractérisent un vaisseau qui emporte un liquide hors d'un
organe ou un influx nerveux qui circule dans un nerf en s'éloignant de l'organe.
Syn. centrifuge (du centre vers la périphérie). L'adjectif afférent, du latin afferens,
de affere, apporter, lui-même formé de ad-, préposition qui indique un mouvement
vers, en direction de, et de ferre, porter (*) a le sens inverse : il qualifie un vaisseau qui apporte un liquide à
(vers) un organe, ou un nerf qui est parcouru par un influx nerveux qui circule
vers un organe. Ces adjectif sont donc souvent synonymes de centripète (de
l'extérieur vers le centre). A titre d'exemple, les
nerfs sensitifs sont afférents par rapport au système nerveux central (encéphale
et moelle épinière) car ils y apportent les messages nerveux venus des organes
sensoriels, alors que les nerfs moteurs sont efférents, toujours par rapport au
système nerveux central car c'est de là que partent les influx nerveux qui vont
provoquer les contractions, donc les mouvements des muscles. Autre exemple : par
rapport au cœur, les veines ont afférentes car elles y apportent le sang venu de
tout le corps, alors que les artères sont efférentes car elles emportent le sang
vers tous les organes du corps. Pour un organe donné comme le rein par exemple,
c'est l'inverse : les artères rénales sont afférentes car elles y apportent le
sang oxygéné et riche en nutriments, les veines rénales sont efférentes car
elles emportent le sang chargé de dioxyde de carbone et des déchets cellulaires. C'est la raison pour laquelle les adjectifs afférent et efférent n'ont de sens
que par rapport à un organe donné.
(*) Petite précision concernant le passage de ad- ferre et de ex- ferre à afférent et efférent ; c'est ce que l'on nomme une
assimilation : la dernière consonne du préfixe ad ou ex (donc le "d" ou le "x")
est assimilée à la consonne suivante donc au "f", ce qui explique les deux "f"
dans afférent et efférent. Haut de page.
Éisotrophobie
Psychiatrie psychologie - N. f. * éiso : du grec eis-, préposition qui peut avoir plusieurs sens : dans, vers, pour, contre,
entre autres ; * phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. L'éisotrophobie est la
crainte morbide, pouvant aller jusqu'à la peur panique, des miroirs. Syn. : catoptrophobie. Comme
pour la plupart des autres phobies, l'éisotrophobie peut apparaître pendant la
petite enfance ou/et dans certains états de névrose et de psychose. En parlant
de la phobie, S. FREUD la décrit comme une hystérie d'angoisse, par opposition
à l'hystérie de conversion. Haut de page.
Élation
Psychiatrie psychologie - N. f. * élation : du latin elatus, élevé, relevé, participe passé passif de effere,
porter hors de, soulever, lui-même dérivé préfixé de ferre ; en 1951, le
mot élatif s'emploie pour désigner un procédé grammatical qui exprime la qualité à un degré intensif. Le terme élation est relativement
peu utilisé en français, bien d'avantage en anglais, où l'on trouve aussi le
verbe "to elate", rendre très (incroyablement) heureux et fier, "elating", "elation".
Ce mot désigne une euphorie pathologique, parfois accompagnée d'un plaisir
intense, ou un état psychologique de fierté et d'optimisme exacerbés, totalement
à l'inverse de ce qui qualifie généralement un état dépressif. Ce changement de
l'humeur, hors des "normes" de l'individu, s'accompagne aussi d'un changement
des activités physiques, d'une logorrhée (* logo : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours,
raison ; * rrhée : du
grec rhein [rrhée,
rrhénie],
couler. Maladie mentale qui se caractérise par un besoin irrépressible
de parler en un flot continu et souvent incohérent de mots. On parle aussi de
"diarrhée verbale" ou d'"incontinence verbale". De façon péjorative, on utilise
également le terme logorrhée pour qualifier un discours long et ennuyeux),
d'une hyperactivité. Il n'est pas rare que le sujet ait, en même temps, des
poussées de mégalomanie (* mégalo : du grec megalê [mégalo-, mégalie], grand ; * manie : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie], folie, habitude bizarre. La
mégalomanie est considérée par les spécialistes comme une "surestimation
délirante" de ses capacités. Les malades atteints de mégalomanie se considèrent
comme des êtres supérieurs et s'identifient, en fonction de leur culture, à Dieu
ou à un roi, un empereur, au maître du monde, entre autres). Haut de page.
Éléphantiasis Éléphantiasis filarien Éléphantiasis scrotal Éléphantiasis péno-scrotal Éléphantiasis tropical Éléphantiasis idiopathique Éléphantiasis nostras
Parasitologie et médecine tropicale, angiologie,
cancérologie oncologie - N. m. * éléphant : du latin elephantus, lui-même emprunté au grec elephas, elephantos ; * iasis : du grec iasis, guérison ; en médecine, le suffixe -iase est utilisé pour désigner un
état pathologique. C'est une forme extrême de lymphœdème,
c'est-à-dire une accumulation parfois colossale de lymphe dans les tissus d'une
région du corps, que l'on observe essentiellement dans les régions tropicales
(pour l'éléphantiasis filarien ou tropical). Un éléphantiasis
survient généralement en cas d'obstacle mécanique à la circulation de la lymphe,
présent dans les vaisseaux lymphatiques qui drainent cet organe, notamment un
parasite, le filaire de Bancroft (filariose) qui s'installe et vit dans dans les
vaisseaux lymphatiques. Il peut aussi être dû à une pathologie lymphatique telle
une malformation (génétique, embryologique), une compression résultant d'une
tumeur, voire une lymphangite (voir ci-dessous). L'éléphantiasis se caractérise
par un œdème dur et volumineux, avec épaississement de la peau (pachydermie) qui
peut être d'aspect normal ou violacée, ou même parcourue de verrucosités
inégales. Il affecte souvent un membre inférieur qui gonfle de façon telle qu'il
prend alors un aspect en patte d'éléphant, mais il peut aussi toucher un membre
supérieur, le scrotum, la vulve, un sein, la face. On connaît quelques cas où il
est idiopathique (voir ci-dessous) et d'autres où il est apparu après une
cure ganglionnaire (suppression des ganglions dans le cas de l'ablation d'une
tumeur cancéreuse). Cet œdème éléphantiasique est parfois si important qu'il
gêne les mouvements.
L'éléphantiasis nostras est généralement induit par une infection
streptococcique. Une lymphangite apparaît avec avec sa rougeur œdémateuse et
douloureuse, des ganglions et des poussées fébriles. Après quelques jours, tout
redevient normal, mais les crises se succèdent et un œdème cutané persistant
s'installe.
Le traitement d'un éléphantiasis est celui de la cause et on assiste alors à une
diminution lente de l'éléphantiasis, malheureusement le plus souvent partielle.
Pour les formes qui affectent les organes génitaux externes, le chirurgie est
souvent la solution la plus efficace et intéressante.
Pour mieux comprendre ce que peut être l'éléphantiasis, voici 3 photos que j'ai
extraites d'un ancien dictionnaire médical.

Photo de gauche :
éléphantiasis du bras consécutif à une récidive de cancer du sein
Photo du centre : éléphantiasis filarien du scrotum ou éléphantiasis scrotal ou
péno-scrotal
Photo de droite : éléphantiasis nostras du membre inférieur
Comme on peut le constater, certains diagnostics sont évidents (éléphantiasis
scrotal, d'un membre) mais la limite entre œdème "simple" et éléphantiasis n'est
pas toujours facile à établir. On peut cependant retenir plusieurs critères,
tout en ne perdant pas de vue que tout éléphantiasis est un œdème, mais que tout
œdème n'est pas un éléphantiasis.
- Peau fine, lisse et tendue, sur une zone gonflée qui prend le godet : œdème
- Peau (très) épaissie et dure sur un œdème très volumineux : éléphantiasis
- Membre dont le périmètre accuse une différence de plus de 10 centimètres par
rapport à l'autre : éléphantiasis
- En cas de doute : présence de microfilaires dans le sang (observation au
microscope ou test rapide avec anticorps) : éléphantiasis filaire. Haut de page.
Émulsion Émulsif Émulsive Émulseur Émulsibilité Émulsionnant Émulsifiant Émulsionner Émulsionnable Émulsifier Émulsifiable Émulsionnement Émulsification
Pharmacologie, dermatologie, médecine biologique
- N. f. * émulsion : du
latin emulsum, de emulgere, extraire. Une
émulsion est un mélange plus ou moins stable de 2 liquides non miscibles, le
plus important en volume étant la phase continue, le moins important
représentant la phase dispersée. L'exemple typique d'une émulsion est le mélange
eau - huile. Comme pour les solutions, les émulsions peuvent être destinées à
plusieurs usages : lotion, bains, absorption ou injection. A noter que la
mayonnaise est aussi un bel exemple d'émulsion stabilisée par la moutarde, tout
comme le lait Un produit émulsif (émulsive au féminin) est une substance dont on
peut extraire de l'huile ou qui est susceptible de stabiliser une émulsion. Syn.
: émulsifiant ou émulsionnant. Dans les laboratoires ou à échelle industrielle,
les émulsions peuvent être réalisées dans un appareil spécialisé qui est un
émulseur. L'émulsibilité est la propriété de certaines substances de former des
émulsions; ce produit est alors émulsionnable ou émulsifiable. Émulsifier ou
émulsionner, c'est réaliser une émulsion. Un émulsionnement ou une émulsification
représentent l'action qui réalise une émulsion à partir de ses différents
composants. Haut de page.
Éosinophile
Histologie cytologie,
hématologie, immunologie allergologie, médecine biologique
-
N. m. * éosino : du grec eôs [éosin(o)-], aurore, à cause de la couleur de ce composé :
rouge par transparence, jaune verdâtre par réflexion, relatif à l’éosine obtenue
par action du brome sur la fluorescéine ; * phile : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime. Les leucocytes ou globules blancs ont un rôle
essentiel dans les défenses de l'organisme : phagocytose et défense
immunitaire à médiation cellulaire. certains d'entre eux ont des granulations
dans le cytoplasme : ce sont les granulocytes ou polynucléaires (car on a cru
longtemps qu'ils possédaient plusieurs noyaux - en fait il s'agit d'un seul
noyau, multilobé). Dans ces granulocytes, on distingue essentiellement 3
catégories selon leur affinité pour les colorants : les basophiles
qui se colorent préférentiellement avec des colorants basiques (pH > 7), les
éosinophiles ou acidophiles
qui réagissent aux colorants acides (pH < 7) et
les neutrophiles
qui se colorent avec des colorants neutres (pH = 7). Un
deuxième groupe de leucocytes est représenté par agranulocytes, c'est-à-dire
qu'ils n'ont pas de granulations dans leur cytoplasme. On y trouve les
lymphocytes, petites cellules à gros noyau, avec les lymphocytes B
qui acquièrent leur immunocompétence dans la moelle osseuse et qui, après
transformation en plasmocytes, fabriquent les anticorps, et les lymphocytes T
(ils acquièrent leur immunocompétence dans le thymus). Autre groupe dans les
agranulocytes : les monocytes,
grosses cellules à noyau excentré qui
interviennent dans la phagocytose. Les valeurs
normales oscillent entre 4000 et 10 000 leucocytes par mm3 de sang.
Le comptage des leucocytes ou globules blancs est un leucogramme (du grec gramma,
[-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit). Schéma d'un basophile Schéma d'un éosinophile Schéma d'un neutrophile Un lymphocyte dans un frottis Un monocyte dans un frottis Haut de page.
Épaule Luxation de l'épaule Fracture de l'épaule Périarthrite de l'épaule
Anatomie, ostéologie - N. f. Du bas latin spathula, épaule, omoplate, de spatha, épée. L'épaule est la partie du corps humain par
laquelle le membre supérieur s'attache au tronc.
Elle est comprise entre le cou
et l'articulation scapulohumérale. On y distingue trois zones : * la région
deltoïdienne, la région axillaire connue aussi sous le nom de aisselle et la
région scapulaire.
La tête de l'humérus vient se loger dans la glène, ou cavité
glénoïde de l'omoplate. l'articulation de l'épaule comprend une capsule de
ligaments puissants et permet des mouvements de grande amplitude du bras. Parmi
les pathologies les plus fréquentes de l'épaule : les luxations, les fractures
et la périarthrite.
* Luxation de l'épaule : résultant d'un traumatisme ou d'un mouvement
trop violent, la luxation de l'épaule est le fait que la tête de l'humérus
quitte la glène après lésion de la capsule ligamentaire. La douleur est
immédiate et paroxystique et la réduction de cet accident doit être réalisée par
une personne compétente. Dans les cas de luxations récidivantes et qui
interviennent même pour des mouvements de faible amplitude, une intervention
chirurgicale devient nécessaire.
* Fracture de l'épaule : les fractures les plus fréquentes sont celles de
la tête supérieure de l'humérus chez les personnes âgées. L'épaule devient
impotente et très douloureuse. Le traitement dépend de la gravité et du type de
fracture, allant de la simple immobilisation à l'intervention chirurgicale.
* Périarthrite de l'épaule : les vives douleurs produites par la
périarthrite de l'épaule proviennent de lésions des ligaments et/ou des tendons
qui sont nombreux dans cette articulation. Cette périarthrite peut résulter
d'une ancienne pathologie de l'épaule (luxation, fracture, contusion), d'une
tendinite, d'une atteinte de la coiffe des rotateurs ou de calcifications
présentes sur les tendons et qui vont enflammer la capsule à chaque mouvement.
Le traitement est fonction de la cause et de la gravité de la périarthrite et va
de la prise d'anti-inflammatoires à une opération chirurgicale. L'articulation de l'épaule Schéma de l'humérus Haut de page.
Équinisme Équin
Génétique, neurologie, orthopédie, chirurgie orthopédique, pédiatrie, kinésiologie kinésithérapie - N. m. * équin : du latin equus, equinus [équ(i)], cheval, qui se rapporte au cheval ; * isme : du suffixe -isme servant à former des substantifs. A l'avant de notre jambe, le muscle jambier antérieur ou tibial antérieur
permet, par sa contraction, de relever la pointe du pied, alors qu'à l'arrière,
le muscle jumeau ou gastrocnémien provoque le mouvement inverse par sa
contraction : le talon se relève et le pied tend à se mettre dans le
prolongement de la jambe (comme une danseuse qui fait des pointes), en
hyperextension. Dans l'équinisme, le pied a cette position en permanence : le
talon ne touche pas le sol et la personne qui en est atteinte prend appui sur la
pointe des pieds. En fait, l'action du jambier antérieur est insuffisante pour
compenser celle des jumeaux. Il en résulte des déséquilibres importants en
position debout, avec très vite des atteintes articulaires au niveau des
articulations coxales (hanches) et de la colonne vertébrale. L'équinisme peut
apparaître dans certaines paralysies, après un raccourcissement du tendon
d'Achille ou certaines fractures. L'équinisme est aussi souvent présent dans
l'IMC : ou infirmité motrice cérébrale. * infirmité : ce mot résulte
de la réfection d'après le latin infirmus, de l'ancien français enferme, malade ; au sens classique, infirme signifie donc "qui ne jouit pas
de toutes ses facultés physiques" ; * motrice : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le
transmet ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau.
L'IMC est due à des lésions du cerveau, survenues avant, pendant ou après la
naissance. Les causes peuvent être très variées : maladie infectieuse pendant la
grossesse, hypoxie pendant l'accouchement ... Les formes d'IMC sont nombreuses
et affectent essentiellement les mouvements, l'équilibre, mais aussi les organes
sensoriels.
Il existe une forme congénitale d'équinisme, connue sous l'appellation PBVE ou
pied bot varus équin (* bot : peut-être du
germanique butta, émoussé, mais plus probablement du francique bôt,
crapaud (dans le sens émoussé, gros et court) ; * varus : du latin varus : qui a les jambes tournées en dedans, cagneux).
Il s'agit d'un ensemble de malformations et distorsions dans lequel la plante du
pied est orientée vers l'intérieur, avec extension excessive et talon en
position haute. Le traitement est kinésique pendant les six premiers mois, puis
chirurgical si nécessaire.
Adj. équin : qui ressemble à un cheval ; ex. le pied équin ou pied bot équin qui
caractérise l'équinisme. Haut de page.
Érisiphaque
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique -
N. f. * érisis : du grec airein, airêsis [-érèse, -érésie, -érisis],
enlever, que l’on peut prendre, saisir ; * phaque : du grec phakos [phac(o)-, -phakie, -phaque], lentille et en ophtalmologie, le
cristallin.
La phacoérisis, connue aussi sous le nom d'opération de Barraquer consiste,
après incision de la cornée et de l'iris, à ôter totalement le cristallin et sa
capsule, sans le fragmenter, en utilisant un système spécial d'aspiration.
L'appareil utilisé est un érisiphaque. Haut de page.
Ester Estérase Estérification
Biochimie, endocrinologie et métabolismes, médecine
biologique - [Angl. : Ester, Esterase, Esterification] N. m. * ester : de "ester", mot créé par le chimiste allemand GMELIN à partir de éther.
Un ester est un corps qui résulte de la combinaison d'un acide carboxylé et d'un
alcool (le cholestérol a une fonction alcool), avec élimination d'une ou
plusieurs molécules d'eau. Une estérase (du
suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase)
est une enzyme qui catalyse l'hydrolyse d'un ester en acide et en alcool, en
utilisant une ou plusieurs molécules d'eau. L'estérification (du
latin facio, ficio, qui devient ficare en bas latin du Moyen-Age [-fication], faire, effectuer, réaliser) est la réaction
au cours de laquelle un alcool et un acide interagissent pour former un ester. Haut de page.