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Dernière modification :
11-02-2012

Mots, expressions     Etymologie, définition


Falciforme - Fange - Fangeux - Fango - Fangothérapie - Feed-back - Filariose - Fish odor syndrome - Fonction biligénique - Fonction martiale - Fonte musculaire - Furoncle - Furonculeux - Furonculose -

Falciforme
Anatomie, histologie cytologie, hématologie
  -  Adj.  * falci : du latin falcula, petite faux ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect. Caractérise certains globules rouges ou érythrocytes ou hématies, observés dans certaines maladies comme la drépanocytose, et qui ont une forme de faucille. Ces hématies ne sont plus fonctionnelles.  Exemple d'hématies falciformes    Haut de page.

Fange   Fangeux, euse   Fango   Fangothérapie
Kinésithérapie, médecines alternatives  -  N. f.  * fange : du germanique fanga [fang(o)-], limon, boue.   Au départ, la fange est une boue salissante et suspecte, chargée de micro-organismes. Le fango est l'utilisation médicale de boues argileuses ou volcaniques soigneusement épurées et chauffées et appliquées soit directement sur la peau, soit dans des enveloppes imperméables qui permettent leur réutilisation. Ces boues peuvent aussi être utilisées en bains complets. La fangothérapie (du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner) est essentiellement utilisée en kinésiologie kinésithérapie, en cabinets "de ville" ou dans les centres de cure et de thermalisme et a pour but le traitement de certaines douleurs musculaires et articulaires, en parallèle avec des antalgiques "classiques".    Haut de page.

Feed-back
Endocrinologie et métabolismes
  -  N. m.  * feed-back : de l'anglais feed-back, retour de l'information.  Syn. : rétroaction, rétrocontrôle. Principe physiologique qui désigne, dans une boucle de régulation hormonale, le contrôle de l'activité d'un organe, par un autre organe dont il stimule l'activité. Ce rétrocontrôle peut être négatif ou positif. Un exemple particulièrement bien étudié : le rétrocontrôle exercé par les hormones ovariennes sur l'hypothalamus. La FSH (hormone stimulant les follicules) et la LH (hormone lutéinisante) sont émises par l'hypophyse pour stimuler le cycle ovarien. En réponse à cette stimulation, les ovaires produisent l'œstradiol et la progestérone (destinées à réguler le cycle de l'utérus). Mais lorsque le taux de ces hormones devient important dans le sang, elles freinent (rétrocontrôle négatif) l'émission de FSH et LH par l'hypophyse. Dans le cycle féminin, le rétrocontrôle positif ne se produit qu'à un moment précis : lorsque l'œstradiol dépasse un certain seuil. Il se produit alors une décharge importante de LH appelée décharge ovulante car elle est responsable de l'ovulation. Immédiatement après, le rétrocontrôle des hormones ovariennes sur l'hypophyse redevient négatif.     Haut de page.

Filariose
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales
  -  N. f.  * filaire : du latin filaria, de filum [filaire], fil ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  Maladie due à la présence de Filaires dans l'organisme, notamment Wuchereria bancrofti et Brugia malayi. Ces parasites sont responsables, entre autres d'éléphantiasis, d'hématochylurie, du poumon éosinophile tropical, d'adénopathies et d'hépatomégalies. Lorsqu'elle est adulte, la filaire peut bloquer le canal thoracique (retour de la lymphe) et provoquer un chylothorax - voir ce terme.    Haut de page.

Fish odor syndrome
Endocrinologie et métabolismes, génétique  -  N. m.  La triméthylaminurie ou TMAU ou fish odor syndrome ou syndrome de l'odeur de poisson :  * tri : du latin et du grec tri , trois ; * méthyl : du grec mêthe [métha-], alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 et du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.  La triméthylaminurie est une pathologie qui se transmet de façon héréditaire, selon le mode autosomal (donc le gène responsable - ou les gènes - n'est pas sur les chromosomes sexuels) récessif, c'est-à-dire que les 2 parents doivent porter les gènes mutés pour que les enfants soient atteints. Les généticiens ont identifié 2 gènes responsables : FMO3 et FMO4 (F pour flavine, M pour mono et O pour oxygénase) situés aux loci 23 et 24 du bras long du chromosome 1. Leur fonction est le codage de la FMO, flavine monoxygénase, qui va jouer le rôle de catalyseur dans le foie pour oxyder la TMA (triméthylamine - formule C3H9N) en TMAO : triméthylamine N-oxyde. Dans la maladie, ces gènes FMO3 et FMO4 ont subi une mutation dont la conséquence est la fabrication insuffisante du catalyseur FMO. Dans le foie, la TMA est insuffisamment transformée en TMAO, ce qui provoque, au niveau des sécrétions (sueur, salive, sécrétions vaginales, urine, haleine ...) cette odeur caractéristique de poisson pourri qui a valu à cette pathologie ne nom de syndrome de l'odeur de poisson. On estime à environ 1% les personnes atteintes par ce syndrome particulièrement invalidant, socialement parlant et les femmes semblent plus touchées que les hommes. Il existe des traitements plus ou moins efficaces, basés sur l'observation de restrictions alimentaires, notamment en ce qui concerne les précurseurs de la TMA (dont il faut réduire le plus possible le taux dans l'organisme), comme la choline et la carnitine.    Haut de page.

Fonction biligénique
Hépatologie, gastroentérologie, médecine biologique, endocrinologie et métabolismes  -  N. f.  * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile ; * genèse, génie, génique : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.  L'adjectif biligénique ou plus exactement la fonction biligénique (syn. biligenèse, biligénie) caractérise les différentes étapes qui permettent la synthèse de la bile par le foie. La bile est sécrétée par les hépatocytes (* hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule) qui présentent deux pôles distincts : le pôle sinusoïdal (du côté d'un capillaire sinusoïde) par lequel entrent les éléments plasmatiques nécessaires à leur métabolisme, et un pôle canaliculaire ou pôle biliaire (généralement latéral) en rapport avec un canalicule biliaire, qui va permettre la sécrétion de la bile dite hépatocytaire vers les voies biliaires. Cette bile va ensuite être enrichie en eau et bicarbonates par les cellules des voies biliaires. Dans la synthèse de la bile "finale" par les hépatocytes, il faut noter leur rôle déterminant dans la transformation de la bilirubine libre, apportée au foie associée à l'albumine, en bilirubine conjuguée. Cette opération, qui permet l'élimination de la bilirubine neurotoxique, se fait dans le RE (réticulum endoplasmique) des hépatocytes. Ces hépatocytes permettent également d'inclure dans la bile, via l'intestin, des produits et déchets toxiques divers : IgA, médicaments, cholestérol ... Il y a des échanges et des réabsorptions constants entre le foie et l'intestin, grâce à la circulation entéro-hépatique. Il existe encore bien d'autres fonctions assurées par les hépatocytes : ce sont eux qui stockent le glucose sous forme de glycogène, ils font la néoglucogenèse en transformant acides aminés et acides gras en glucose, ils transforment les chylomicrons en lipoprotéines circulant dans le plasma, assurant la synthèse de nombreuses protéines et des acides biliaires à partir du cholestérol, permettent la détoxication de l'organisme.    Haut de page.

Fonction martiale
Médecine générale, biologie  -  N. f..  L'adjectif martiale peut prêter à confusion, du fait de ses deux sens différents. On connaît bien martial comme "qui manifeste un goût certain pour la lutte, le combat" ou "qui encourage un tel état d'esprit". Dans ce cas, martial, e, aux, vient du latin martialis, de Mars, dieu de la guerre : arts martiaux, loi martiale ...  * En chimie, l'adjectif martial s'est imposé dès la fin du XVIIe siècle comme "qui contient du fer" et ce sens vient aussi du latin martialis, mais en rapport avec la planète Mars, du fait de sa couleur rougeâtre analogue à celle des oxydes de fer, ce métal étant celui avec lequel on forgeait les armes, le dieu Mars de la guerre n'est pas loin ! De plus, les alchimistes de l'époque, tout autant astrologues,  aimaient bien donner des noms de planètes aux métaux (Mercure est un bel exemple).  La pyrite martiale est un minerai de fer. En médecine, il a gardé ce sens et une carence martiale signifie donc une carence en fer. On évoque d'ailleurs la fonction martiale du foie pour désigner la possibilité qu'il a de mettre en réserve le fer qu'il tire de l'hémoglobine. De même une thérapeutique martiale est le traitement d'une anémie par des apports de fer.    Haut de page.

Fonte musculaire
Myologie, biologie moléculaire, génétique, recherche médicale, gérontologie  -  N. f.  * fonte : du latin fundere, verser, répandre ; * musculaire : du latin musculus [muscul(o)-, -musculaire], petite souris, relatif au muscle et à ses fibres irritables et contractiles assurant les mouvements. Syn. : my(o)-.  La fonte musculaire correspond à une atrophie musculaire : le muscle diminue en masse et en volume. Les causes de cette pathologie sont nombreuses : immobilisation musculaire post-traumatique ou par paralysie, sédentarité, certaines maladies génétiques (myopathies), régime amaigrissant trop pauvre en protéines ou n'en contenant plus, cancers, entre autres. L'équilibre entre le renouvellement des protéines musculaires et leur altération physiologique (normale) est rompu. L'impact de cette fonte musculaire est immédiat : tout effort entraîne une fatigue excessive. Une autre cause pouvant être considérée comme normale, est le vieillissement, mais dans tous les cas, l'altération du tissu musculaire est due à un nombre important de facteurs, dont certains génétiques, d'autres dépendant de notre environnement et en particulier de l'alimentation (oxydation radiculaire - rôle des radicaux libres qui accélèrent les altérations du tissu musculaire, importance de certains acides aminés comme la leucine). En 2006, des chercheurs ont mis en évidence le rôle d'une molécule signal  nommée NF-kB (nuclear factor - kappa B - c'est un facteur de transcription) dans la fonte musculaire, mais aussi dans d'autres pathologies comme la SEP (sclérose en plaques). Cette NF-kB est activée par une autre protéine : IKK2 (IKK1 et IKK2 sont des sérines kinases - inhibiting kappa B kinase). Ils ont montré que non seulement le blocage de IKK2 (donc de NF-kB) a empêché la fonte musculaire chez des souris blessées aux membres postérieurs, mais qu'il a en plus accéléré la régénération musculaire. On sait aussi que le facteur de croissance IGF-1 a un effet positif non négligeable dans la reconstruction du tissu musculaire. Toutes ces données récentes représentent un espoir pour l'aboutissement de recherches pour lutter contre toutes les formes de fonte musculaire.    Haut de page.

Furoncle   Furonculeux   Furonculose
Dermatologie, médecine biologique, pharmacologie  -  N. m.  * furoncle : du latin furunculus [furoncle], petit larron ou petit voleur, inflammation sous-cutanée d'origine microbienne ; le "petit voleur" vient de la ressemblance avec la "bosse de la vigne à l'endroit du bouton", la sève étant "dérobée" à cet endroit ; fur, "voleur" a donné furo et probablement le diminutif furunculus.  Le furoncle est une infection aiguë due au staphylocoque doré et qui se développe à partir d'un follicule pilosébacé (à la base d'un poil) qui gonfle en se remplissant de pus. Le furoncle forme d'abord une enflure rougeâtre, luisante et douloureuse au toucher autour du poil, puis se caractérise par la formation du bourbillon, cône jaune et dur qui remplace le follicule ; c'est une tuméfaction acuminée appelée "clou". Le furoncle et peut prendre des proportions assez importantes, notamment si il se développe près des lèvres, des yeux ou du nez. Il est encore assez fréquent que la personne qui en est atteinte essaye de le vider par pression, ce qui représente toujours un geste dangereux, car les staphylocoques peuvent passer dans le sang et provoquer ainsi une véritable septicémie. Plusieurs furoncles peuvent fusionner et former ce que l'on appelle un anthrax et on parle de furonculose (* ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) quand le nombre de furoncles devient important. Compte tenu du fait que la présence de furoncles peut être liée à un diabète sucré, le traitement se fera impérativement en milieu médical (compresses alcoolisées, antibiothérapie). Il faut aussi savoir que certains furoncles, notamment ceux du visage peuvent évoluer en grands placards voire en staphylococcie maligne et le traitement se fera alors en milieu hospitalier. Furonculeux, euse : adj. qui se rapporte à un furoncle ou qui désigne un sujet qui en est atteint.    Haut de page.