Mots, expressions Etymologie, définition
Falciforme
Anatomie, histologie cytologie, hématologie - Adj. * falci : du
latin falcula, petite faux ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect. Caractérise certains globules rouges
ou érythrocytes ou hématies, observés dans certaines maladies comme la drépanocytose, et qui ont
une forme de faucille.
Ces hématies ne sont plus fonctionnelles. Exemple d'hématies falciformes Haut
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Fange Fangeux, euse Fango Fangothérapie
Kinésithérapie, médecines alternatives -
N. f. * fange : du germanique fanga [fang(o)-], limon,
boue. Au départ, la fange est une boue salissante et
suspecte, chargée de micro-organismes. Le fango est l'utilisation médicale de
boues argileuses ou volcaniques soigneusement épurées et chauffées et appliquées
soit directement sur la peau, soit dans des enveloppes imperméables qui
permettent leur réutilisation. Ces boues peuvent aussi être utilisées en bains
complets. La fangothérapie (du
grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner)
est essentiellement utilisée en kinésiologie kinésithérapie, en cabinets "de
ville" ou dans les centres de cure et de thermalisme et a pour but le traitement
de certaines douleurs musculaires et articulaires, en parallèle avec des
antalgiques "classiques". Haut
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Feed-back
Endocrinologie et métabolismes - N.
m. * feed-back : de l'anglais feed-back, retour de
l'information. Syn. : rétroaction, rétrocontrôle. Principe physiologique
qui désigne, dans une boucle de régulation hormonale, le contrôle de l'activité d'un organe, par
un autre organe dont il stimule l'activité. Ce rétrocontrôle peut être négatif ou positif. Un
exemple particulièrement bien étudié : le rétrocontrôle exercé par les hormones ovariennes sur
l'hypothalamus. La FSH (hormone stimulant les follicules) et la LH (hormone lutéinisante) sont
émises par l'hypophyse pour stimuler le cycle ovarien. En réponse à cette stimulation, les
ovaires produisent l'œstradiol et la progestérone (destinées à réguler le cycle de l'utérus).
Mais lorsque le taux de ces hormones devient important dans le sang, elles freinent (rétrocontrôle
négatif) l'émission de FSH et LH par l'hypophyse. Dans le cycle féminin, le rétrocontrôle positif
ne se produit qu'à un moment précis : lorsque l'œstradiol dépasse un certain seuil. Il se produit
alors une décharge importante de LH appelée décharge ovulante car elle est responsable de l'ovulation.
Immédiatement après, le rétrocontrôle des hormones ovariennes sur l'hypophyse redevient négatif.
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Filariose
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales - N.
f. * filaire : du latin filaria,
de filum [filaire], fil ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et
des états chroniques. Maladie due à la présence de Filaires dans
l'organisme, notamment Wuchereria bancrofti et Brugia malayi. Ces parasites sont responsables,
entre autres d'éléphantiasis, d'hématochylurie, du poumon éosinophile tropical, d'adénopathies et
d'hépatomégalies. Lorsqu'elle est adulte, la filaire peut bloquer le canal thoracique (retour de
la lymphe) et provoquer un chylothorax - voir ce terme. Haut de page.
Fish
odor syndrome
Endocrinologie et métabolismes,
génétique - N.
m. La triméthylaminurie ou TMAU ou fish odor syndrome ou syndrome de l'odeur
de poisson : * tri : du latin et
du grec tri , trois ; * méthyl : du grec mêthe [métha-],
alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 et du suffixe
-yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison
-ane) qui a perdu un hydrogène ; * amine : les amines sont des dérivés
de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un
composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à
l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.
La triméthylaminurie est une pathologie qui se transmet de façon héréditaire,
selon le mode autosomal (donc le gène responsable - ou les gènes - n'est pas
sur les chromosomes sexuels) récessif, c'est-à-dire que les 2 parents doivent
porter les gènes mutés pour que les enfants soient atteints. Les généticiens
ont identifié 2 gènes responsables : FMO3 et FMO4 (F pour flavine, M pour mono
et O pour oxygénase) situés aux loci 23 et 24 du bras long du chromosome 1.
Leur fonction est le codage de la FMO, flavine monoxygénase, qui va jouer le
rôle de catalyseur dans le foie pour oxyder la TMA (triméthylamine - formule C3H9N)
en TMAO : triméthylamine N-oxyde. Dans la maladie, ces gènes FMO3 et FMO4 ont
subi une mutation dont la conséquence est la fabrication insuffisante du
catalyseur FMO. Dans le foie, la TMA est insuffisamment transformée en TMAO,
ce qui provoque, au niveau des sécrétions (sueur, salive, sécrétions
vaginales, urine, haleine ...) cette odeur caractéristique de poisson pourri
qui a valu à cette pathologie ne nom de syndrome de l'odeur de poisson. On
estime à environ 1% les personnes atteintes par ce syndrome particulièrement
invalidant, socialement parlant et les femmes semblent plus touchées que les
hommes. Il existe des traitements plus ou moins efficaces, basés sur
l'observation de restrictions alimentaires, notamment en ce qui concerne les
précurseurs de la TMA (dont il faut réduire le plus possible le taux dans
l'organisme), comme la choline et la carnitine. Haut de page.
Fonction biligénique
Hépatologie, gastroentérologie, médecine biologique, endocrinologie
et métabolismes - N. f. * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le
foie ; relatif à la bile ; * genèse, génie, génique : du
latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme,
-génétique], naissance, formation, qui engendre. L'adjectif biligénique ou plus exactement la fonction biligénique (syn.
biligenèse, biligénie) caractérise les différentes étapes qui permettent la
synthèse de la bile par le foie. La bile est sécrétée par les hépatocytes (* hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule) qui présentent deux pôles distincts : le
pôle sinusoïdal (du côté d'un capillaire sinusoïde) par lequel entrent les
éléments plasmatiques nécessaires à leur métabolisme, et un pôle canaliculaire
ou pôle biliaire (généralement latéral) en rapport avec un canalicule biliaire,
qui va permettre la sécrétion de la bile dite hépatocytaire vers les voies
biliaires. Cette bile va ensuite être enrichie en eau et bicarbonates par les
cellules des voies biliaires. Dans la synthèse de la bile "finale" par les
hépatocytes, il faut noter leur rôle déterminant dans la transformation de la
bilirubine libre, apportée au foie associée à l'albumine, en bilirubine
conjuguée. Cette opération, qui permet l'élimination de la bilirubine
neurotoxique, se fait dans le RE (réticulum endoplasmique) des hépatocytes. Ces
hépatocytes permettent également d'inclure dans la bile, via l'intestin, des
produits et déchets toxiques divers : IgA, médicaments, cholestérol ... Il y a
des échanges et des réabsorptions constants entre le foie et l'intestin, grâce à
la circulation entéro-hépatique. Il existe encore bien d'autres fonctions
assurées par les hépatocytes : ce sont eux qui stockent le glucose sous
forme de glycogène, ils font la néoglucogenèse en transformant acides aminés et
acides gras en glucose, ils transforment les chylomicrons en lipoprotéines
circulant dans le plasma, assurant la synthèse de nombreuses protéines et des
acides biliaires à partir du cholestérol, permettent la détoxication de
l'organisme. Haut de page.
Fonction martiale
Médecine générale, biologie - N. f..
L'adjectif martiale peut prêter à confusion, du fait de ses deux sens différents. On
connaît bien martial comme "qui manifeste un goût certain pour la lutte, le
combat" ou "qui encourage un tel état d'esprit". Dans ce
cas, martial, e, aux, vient du latin martialis, de Mars, dieu de la guerre : arts
martiaux, loi martiale ... * En chimie, l'adjectif martial s'est imposé
dès la fin du XVIIe siècle comme "qui contient du fer" et ce sens vient aussi du latin martialis, mais en rapport avec la planète Mars, du fait de sa
couleur rougeâtre analogue à celle des oxydes de fer, ce métal étant celui avec
lequel on forgeait les armes, le dieu Mars de la guerre n'est pas loin ! De
plus, les alchimistes de l'époque, tout autant astrologues, aimaient
bien donner des noms de planètes aux métaux (Mercure est un bel exemple). La
pyrite martiale est un minerai de fer. En médecine, il a gardé ce sens et une
carence martiale signifie donc une carence en fer. On évoque d'ailleurs la
fonction martiale du foie pour désigner la possibilité qu'il a de mettre en
réserve le fer qu'il tire de l'hémoglobine. De même une thérapeutique martiale
est le traitement d'une anémie par des apports de fer. Haut de page.
Fonte
musculaire
Myologie, biologie moléculaire, génétique, recherche
médicale, gérontologie - N. f. * fonte : du latin fundere, verser, répandre ; * musculaire : du
latin musculus [muscul(o)-, -musculaire], petite souris, relatif au
muscle et à ses fibres irritables et contractiles assurant les mouvements.
Syn. : my(o)-. La fonte musculaire correspond à une atrophie
musculaire : le muscle diminue en masse et en volume. Les causes de cette
pathologie sont nombreuses : immobilisation musculaire post-traumatique ou par
paralysie, sédentarité, certaines maladies génétiques (myopathies), régime
amaigrissant trop pauvre en protéines ou n'en contenant plus, cancers, entre
autres. L'équilibre entre le renouvellement des protéines musculaires et leur
altération physiologique (normale) est rompu. L'impact de cette fonte musculaire
est immédiat : tout effort entraîne une fatigue excessive. Une autre cause
pouvant être considérée comme normale, est le vieillissement, mais dans tous les
cas, l'altération du tissu musculaire est due à un nombre important de facteurs,
dont certains génétiques, d'autres dépendant de notre environnement et en
particulier de l'alimentation (oxydation radiculaire - rôle des radicaux libres
qui accélèrent les altérations du tissu musculaire, importance de certains
acides aminés comme la leucine). En 2006, des chercheurs ont mis en évidence le
rôle d'une molécule signal nommée NF-kB (nuclear factor - kappa B - c'est
un facteur de transcription) dans la fonte musculaire, mais aussi dans d'autres
pathologies comme la SEP (sclérose en plaques). Cette NF-kB est activée par une
autre protéine : IKK2 (IKK1 et IKK2 sont des sérines kinases - inhibiting kappa
B kinase). Ils ont montré que non seulement le blocage de IKK2 (donc de NF-kB) a
empêché la fonte musculaire chez des souris blessées aux membres postérieurs,
mais qu'il a en plus accéléré la régénération musculaire. On sait aussi que le
facteur de croissance IGF-1 a un effet positif non négligeable dans la
reconstruction du tissu musculaire. Toutes ces données récentes représentent un
espoir pour l'aboutissement de recherches pour lutter contre toutes les formes
de fonte musculaire. Haut de page.
Furoncle Furonculeux Furonculose
Dermatologie, médecine biologique, pharmacologie
- N. m. * furoncle : du latin furunculus [furoncle], petit larron
ou petit voleur,
inflammation sous-cutanée d'origine microbienne ; le "petit voleur" vient de la
ressemblance avec la "bosse de la vigne à l'endroit du bouton", la sève étant
"dérobée" à cet endroit ; fur, "voleur" a donné furo et
probablement le diminutif furunculus. Le furoncle est
une infection aiguë due au staphylocoque doré et qui se développe à partir d'un
follicule pilosébacé (à la base d'un poil) qui gonfle en se remplissant de pus.
Le furoncle forme d'abord une enflure rougeâtre, luisante et douloureuse au
toucher autour du poil, puis se caractérise par la formation du bourbillon, cône
jaune et dur qui remplace le follicule ; c'est une tuméfaction acuminée appelée
"clou". Le furoncle et peut prendre des proportions assez importantes, notamment
si il se développe près des lèvres, des yeux ou du nez. Il est encore assez
fréquent que la personne qui en est atteinte essaye de le vider par pression, ce
qui représente toujours un geste dangereux, car les staphylocoques peuvent
passer dans le sang et provoquer ainsi une véritable septicémie. Plusieurs
furoncles peuvent fusionner et former ce que l'on appelle un anthrax et on parle
de furonculose (* ose : du
grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques)
quand le nombre de furoncles devient important. Compte tenu du fait que la
présence de furoncles peut être liée à un diabète sucré, le traitement se fera
impérativement en milieu médical (compresses alcoolisées, antibiothérapie). Il
faut aussi savoir que certains furoncles, notamment ceux du visage peuvent
évoluer en grands placards voire en staphylococcie maligne et le traitement se
fera alors en milieu hospitalier. Furonculeux, euse : adj. qui se rapporte à un
furoncle ou qui désigne un sujet qui en est atteint. Haut de page.