Retour à la page d'accueil 

Dernière modification :
10-04-2013

Gamma-         Du grec γ , 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre G, ou 3e d'une série. Au départ, le mot "gamma" a été utilisé pour désigner des papillons (1803, gamma doré) d'après la forme des taches de leurs ailes. Aujourd'hui, le symbole est utilisé dans des expressions scientifiques et comme abréviation du millionième de gramme.


Gamma-aminobutyrique (acide) - Gamma-angiocardiographie - Gamma-butyrolactone - Gamma-caméra - Gammacardiographie - Gammacisme - Gammaencéphalographie - Gammaglobuline - Gammaglobulinémie - Gammaglutamyl transférase - Gammaglutamyl transpeptidase - Gamma-GT - Gammagraphie - Gammahydroxybutyrate de sodium - Gamma-OH - Gammapathie - Gammapathie monoclonale bénigne -

Gamma-aminobutyrique acide
Physiologie, neurologie, pharmacologie  -  [Angl. : Gamma-aminobutyric acid]   N. m.  * gamma :
du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * amino : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * butyrique : du latin butyrum [butyr(o)-], beurre.  C'est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central (SNC) car plus de 40% des synapses sont GABAergiques. Produit à partir de la glutamine, le GABA se fixe sur les canaux ioniques Cl- et provoque leur ouverture. Immédiatement, les ions Cl- du milieu extracellulaire pénètrent dans le compartiment postsynaptique, provoquent une hyperpolarisation de sa membrane qui devient moins excitable. L'effet inhibiteur du GABA est renforcé par certains tranquillisants comme le valium.   Schéma de la molécule de GABA    Haut de page

Gamma-angiocardiographie   Gammacardiographie
Imagerie médicale et interventionnelle, angiologie et médecine vasculaire, cardiologie  -  [Angl. : Gamma-angiocardiography, Gammacardiography]   N. f.  * gamma :
du grec γ  3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie], cœur ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire.  La gamma angiographie est en fait une scintigraphie du cœur et des gros vaisseaux qui permet d'observer les contractions cardiaques. Cet examen nécessite, comme toutes les scintigraphies, une injection préalable d'un marqueur radioactif inoffensif. La gamma-caméra est reliée à un ordinateur qui permet une visualisation en nuances de gris ou en couleurs. Cet examen est particulièrement efficace pour mettre en évidence des pathologies coronariennes, valvulaires ou ventriculaires. Presque synonyme : la gammacardiographie ou gammagraphie cardiaque permet une bonne évaluation de la fonction cardiaque grâce à un scintiscanner.    Haut de page

Gamma-butyrolactone   Gammahydroxybutyrate de sodium   Gamma-OH
Biochimie, toxicologie  -  [Angl. : Gamma-butyrolactone, Gamma-hydroxybutyrate, Gamma-OH]   N. f.  * gamma :
du grec γ  3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * butyro : du latin butyrum [butyr(o)-], beurre ; * lacto : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait ; * one : du suffixe -one qui, en chimie, désigne la présence d’une fonction cétone.  La butyrolactone (formule : C4H6O2 ; masse molaire : 86,1) ou plus exactement la gamma butyrolactone  (GBL) est utilisée comme solvant et comme décapant pour les peintures. La saponification de la GBL avec NaOH (soude ou hydroxyde de sodium) produit du GHB (gamma hydroxybutyrate de sodium) dont la structure est proche d'un neuromédiateur : le GABA. Ce GHB (syn. : gamma-OH) est utilisé en anesthésie locale, mais aussi comme hallucinogène, euphorisant et sédatif. C'est une drogue dangereuse, inscrite en 1999 sur la liste des stupéfiants. On l'appelle la "drogue des violeurs" et elle est difficile à détecter car ses effets se dissipent après 4 à 5 heures. Dans certains établissements, elle est mélangée aux boissons, alcoolisées ou non, le café ...     Haut de page

Gamma-caméra   Gammagraphie
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Gamma-camera, Gammagraphy]   N. f.  * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * caméra : du latin camera [-caméra], chambre, relatif à un appareil photographique ou de transmission d’images.  C'est la caméra dite à scintillation qui est utilisée pour les scintigraphies (ou gammagraphies).  Cet appareil est capable de détecter et d'enregistrer, grâce à un ordinateur associé, les rayonnements gamma produits par un organe ou un organisme. On injecte préalablement au patient une solution radioactive* (traceur radioactif) qui va se fixer électivement dans son corps. Le patient est placé devant le récepteur et l'ordinateur traduit par des nuances de gris ou des couleurs, les différents niveaux de radioactivité. certaines caméras sont mobiles et peuvent réaliser des scintigraphies "corps entier" ou, par rotation, des tomoscintigraphies (du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe). * Cette solution est faiblement radioactive et ne cause aucun dégât dans l'organisme. Cependant, par précaution, il est recommandé au patient de ne pas rester à proximité d'une femme enceinte le même jour et de boire beaucoup d'eau pour faciliter l'élimination du produit par les urines. Un exemple de gamma-caméra    Squelette entier en scintigraphie       Haut de page

Gammaencéphalographie
Imagerie médicale et interventionnelle, angiologie et médecine vasculaire, neurologie [Angl. : Brain scintigraphy, brain gammagraphy]   N. f.  * gamma :
du grec γ  3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. La gammaencéphalographie (ou gamma-encéphalographie) est en fait une scintigraphie de l'encéphale et de ses gros vaisseaux. Cet examen nécessite, comme toutes les scintigraphies, une injection préalable d'un marqueur radioactif inoffensif. La gamma-caméra est reliée à un ordinateur qui permet une visualisation en nuances de gris ou en couleurs. Cet examen est particulièrement efficace pour mettre en évidence des pathologies vasculaires cérébrales.      Haut de page

Gammaglobuline   Gammaglobulinémie
Immunologie allergologie, biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Gammaglobulin, Gammaglobulinaemia, gammaglobulinemia]   N. f.  * gamma :
du grec γ  3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.  Les gammaglobulines représentent un groupe très important de protéines sériques (qui circulent dans le sang - 6 à 12 g/L) et qui ont la particularité de présenter une grande mobilité à l'électrophorèse. Les gammaglobulines comprennent entre autres les immunoglobulines (ce sont des anticorps - voir ce terme) mais aussi d'autres globulines non immunocompétentes. On utilise certaines gammaglobulines provenant d'un donneur sain ou en cours de guérison d'une maladie ou après qu'il ait été vacciné, pour renforcer une immunité défaillante ou lutter à titre curatif contre une maladie donnée. C'est le cas notamment pour la diphtérie, le tétanos, la varicelle, le zona, la rubéole, les oreillons, la variole, la coqueluche, l'hépatite B. La gammaglobulinémie est la quantité de gammaglobulines présentes dans le sang.   Haut de page

Gammapathie   Gammapathie monoclonale bénigne
Immunologie allergologie, biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Gammapathy, benign monoclonal gammapathy]   N. f.  * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  Les gammaglobulines représentent un groupe très important de protéines sériques (qui circulent dans le sang - 6 à 12 g/L) et qui ont la particularité de présenter une grande mobilité à l'électrophorèse. Les gammaglobulines comprennent entre autres les immunoglobulines (ce sont des anticorps - voir ce terme) mais aussi d'autres globulines non immunocompétentes. On utilise certaines gammaglobulines provenant d'un donneur sain ou en cours de guérison d'une maladie ou après qu'il ait été vacciné, pour renforcer une immunité défaillante ou lutter à titre curatif contre une maladie donnée. C'est le cas notamment pour la diphtérie, le tétanos, la varicelle, le zona, la rubéole, les oreillons, la variole, la coqueluche, l'hépatite B. Les gammapathies sont des affections qui résultent d'une anomalie au niveau des gammaglobulines. Dans la gammapathie monoclonale bénigne, c'est une immunoglobuline monoclonale qui est présente dans le sang.     Haut de page

Gammaglutamyl-transférase   Gammaglutamyl-transpeptidase   Gamma-GT
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Gamma-glutamyl transferase, Gamma-glutamyl transpeptidase]   N. f.  * gamma :
du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * glutamyl : du latin gluten [glut(o)-, gluten, glutamique], colle, protéine de la farine, ou relatif à l’acide glutamique (diacide aminé) : transfert : du latin transferre [-transfert], porter au-delà ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.  La gammaglutamyl transférase ou GGT (que l'on écrit aussi gamma glutamyl transférase ou gamma-glutamyl-transférase) est une enzyme que l'on trouve dans de nombreux organes et en particulier dans le foie, le rein, le pancréas, la rate. Elle est totalement absente des muscles et du cœur et ses variations dans le sang ne sont dues qu'à l'enzyme du foie et du pancréas. Son dosage est donc intéressant pour évaluer certaines pathologies hépatiques et biliaires, car son taux plasmatique augmente de façon significative dans les choléstases (présence d'une lithiase biliaire, d'une tumeur) et dans certaines formes de cirrhoses, dont celles dues à l'alcoolisme. Mais ce dosage ne doit pas être interprété de façon radicale, car le taux augmente aussi avec l'obésité, la croissance chez le jeune enfant, la prise de certains médicaments. Cette enzyme, connue aussi sous le nom de gammaglutamyl transpeptidase (ou gamma-glutamyl-transpeptidase) ou gamma-GT joue un rôle dans le transfert transcellulaire des acides aminés et en particulier du glutathion. Un taux inférieur à 40 UI/L (unités internationales par litre de sang) est considéré comme normal. Dans certaines tumeurs avec métastases hépatiques, on a observé des taux supérieurs à 500 UI/L.    Haut de page

Gammacisme
Pédiatrie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Gammacism]   N. m.  * gamma :
du grec γ  3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs.  Le gammacisme est un trouble du langage oral dans lequel l'enfant ne parvient pas à prononcer correctement la lettre "g".      Haut de page