Gluc(o)-, glyc(o)- Du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée. Le plus souvent : relatif au glucose.
Glucagon
Endocrinologie et métabolismes, diabétologie, hématologie - N.
m. * Glucagon : de son nom commercial Glucagen ; * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * agon : du grec agônisma [-agonisme,
-agoniste], bataille, combat.
La régulation hormonale de la glycémie (taux de glucose dans le sang) est sous la
dépendance (entre autres) de deux hormones pancréatiques antagonistes : l'insuline,
hormone hypoglycémiante, fabriquée par les cellules bêta des îlots de Langerhans, qui
favorise la réabsorption du glucose sanguin par le foie et les cellules musculaires
sous forme de glycogène, et le glucagon, fabriqué par les cellules alpha des
mêmes îlots de Langerhans.
Le glucagon est une hormone hyperglycémiante, c'est à
dire qu'il provoque la glycogénolyse hépatique, donc le transformation du glycogène
en glucose.
Le glucagon a été isolé par Kimball et Murlin en 1923). Schéma de la molécule de glucagon Rôle du glucagon Haut de page.
Glucagonome
Cancérologie, hépatologie, chirurgie digestive - N.
m. * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * agon : du grec agônisma [-agonisme,
-agoniste], bataille, combat ; * ome : du grec -ôma,[-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
Le glucagonome est une tumeur relativement rare qui se développe au niveau des
cellules à glucagon (cellules alpha des îlots de Langerhans) du pancréas. Syn. : syndrome cutané hyperglycémique. La tumeur a une taille de 5 à 10 cm, une
couleur jaunâtre et devient maligne par émission de métastases dans 80% des cas. Les
symptômes sont essentiellement un érythème (rougeur de la peau, diffuse ou en taches)
nécrotique migrateur, une glossite (inflammation de la langue), une anémie. Le
traitement est chirurgical (exérèse) et médicamenteux. Haut de page.
Glucide Glucidique
Biochimie, nutrition et diététique, diabétologie - N.
m. * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * ide : du grec eidos [-ide, -idie], apparence. Ensemble de molécules composées ce C, H et O
(carbone, hydrogène et oxygène) et de formule générale Cn(H2O)m.
Syn. : hydrates de carbone ou carbohydrates.
La nomenclature classique divise les
glucides en oses simples à 6 ou 5 atomes de carbone (glucose, fructose, galactose,
ribose, désoxyribose ...), en diholosides formés de 2 oses simples (lactose, saccharose
...) et en polyholosides qui sont des polymères plus ou moins importants de glucose (amidon,
glycogène, cellulose). Les diholosides et les polyholosides sont regroupés en osides. Adj. : glucidique : qui concerne les glucides ou qui en contient. Classification simplifiée des glucides Haut de page.
Glucocorticoïde Glucocorticostéroïde
Endocrinologie et métabolismes, diabétologie, pharmacologie - N.
m. * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * cortico : du latin cortex,
corticis, écorce. Racine des termes relatifs au cortex (cérébral, surrénal)
; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence.
Une hormone glucocorticoïde est fabriquée par les corticosurrénales (partie externe des
glandes surrénales) et a pour rôle de favoriser la libération de glucose par le foie. C'est
le cas du cortisol, de la cortisone et de la corticostérone qui sont donc hyperglycémiantes.
Syn. : glucocorticostéroïde (ou gluco-corticostéroïde). Les glucocorticoïdes
sont essentiellement prescrits dans les insuffisances surrénaliennes chroniques ou aiguës,
après une surrénalectomie. Les glucocorticoïdes de synthèses, molécules de plus en plus
puissantes et actives, sont prescrits comme anti-inflammatoires, pour lutter contre les
allergies et dans de nombreuses autres pathologies. Haut de page.
Glucodépendance
Histologie cytologie
- N. f. * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * dépendance : du latin dependeo, ere [-dépendant, -dépendance], être suspendu. La
glucodépendance est le fait, pour une cellule, de ne pouvoir utiliser que la molécule de glucose
pour son métabolisme énergétique. C'est ainsi que le neurone est glucodépendant, comme toutes les
cellules du système nerveux, l'hématie (ou globule rouge ou érythrocyte) est aussi glucodépendante.
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Glucophage
Endocrinologie et métabolismes,
diabétologie, pharmacologie - N.
m. * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * phage : du grec phagos, phagia, de phagein [phag(o)-, -phage, -phagie, -phagique], manger.
Glucophage est un antidiabétique oral (comprimés) qui ne modifie pas la
sécrétion d'insuline mais agit sur l'insulinorésistance périphérique
musculaire et hépatique.
Il est particulièrement indiqué dans les cas d'hyperinsulinémie suspectée
c'est-à-dire chez les patients obèses ou en surpoids. Ce médicament a la
vocation de réguler la glycémie, plutôt que de la faire baisser. Il inhibe néoglucogenèse
(fabrication de nouvelles molécules de glucose) hépatique et rénale, entraînant
une hyperlactatémie (taux de lactate dans le sang) modeste. Autre propriété
du glucophage : il inhibe la glycolyse aérobie, entraînant une stimulation de
la glycolyse anaérobie. Il réduit la résorption intestinale du glucose, du
galactose, des acides aminés, potentialise l'action de l'insuline et des
sulfamides hypoglycémiants.
D'autre part, des études semblent indiquer qu'il augmenterait, en présence
d'insuline, l'utilisation périphérique du glucose par action au niveau de la
membrane cellulaire. "A la suite de l'étude UKPDS (United Kingdom
Prospective Diabete Study) qui a démontré la diminution de 32% de la survenue
d'évènements liés au diabète, de 39% des infarctus du myocarde, de 42% de la
mortalité liée au diabète et de 32% de la mortalité totale, GLUCOPHAGE ®
(Laboratoire Lipha Santé) a obtenu la modification d'AMM mentionnant une réduction
du risque de complications liées au DNID. Cela confirme que le GLUCOPHAGE doit
être utilisé en première intention chez les diabétiques en
surpoids". Haut de page.
Glucose Glucosé
Biochimie, hématologie,
nutrition et diététique, diabétologie - N.
m. * gluco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * ose : du suffixe -ose [-ose, -oside, -osidique] qui, en chimie organique, désigne la présence
d’un sucre (glucide). Glucide simple (donc c'est un ose) dont la formule est
C6H12O6.
Il est présent dans toutes les cellules vivantes
car c'est le nutriment le plus important du catabolisme. Dans le tube digestif, tous les
féculents, la cellulose, le glycogène sont hydrolysés en glucose. Dans notre sang, sa
concentration (la glycémie) est régulée par des hormones pancréatiques et surrénaliennes
entre 0,80 et 1,20g/L de sang, soit 4,4 à 6,6 mmol/L. Le glucose a un poids moléculaire
de 180 (6 x 12 + 12 x 1 + 6 x 16). En dessous de 0,8 g/L, c'est l'hypoglycémie, au-dessus
de 1,20g/L, le sujet présente une hyperglycémie. Adj. : glucosé : qui contient du
glucose. Schéma de la molécule de glucose Haut de page.
Glycémie
Hématologie, endocrinologie et métabolisme, diabétologie - N.
f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au
sang. La glycémie est le taux de glucose présent dans le sang. Sa valeur
moyenne est de 1 gramme par litre de sang. La fourchette de "normalité"
va de 0,80 à 1,20g/L de sang, soit 4,4 à 6,6 mmol/L. Au-delà de ces valeurs, il y a
hypoglycémie ou hyperglycémie. La glycémie est régulée par des hormones pancréatiques et
surrénaliennes. Haut de page.
Glycobiologie
Immunologie allergologie - N.
f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * bio : du grec bios [bio-, -biose], vie ; * logie : du grec logos [-logie]
science, discours, raison. C'est l'étude du
rôle des glycoconjugués dans les événements de reconnaissance cellule - cellule
(attachement des bactéries aux récepteurs glucidiques des cellules hôtes par
exemple). Le but de cette étude est la mise au point d'agents et d'anticorps
perturbant la pathogenèse liée aux infections et autres pathologies. Haut de page.
Glycogène Glycogéné Glycogénique
Biochimie, diabétologie - N. m. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * gène :
du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre.
Le glycogène est un polymère du glucose, c'est-à-dire qu'il est formé par l'assemblage
d'un grand nombre de molécules de glucose : n C6H12O6 (glucoses) ---> (C6H10O5)n (glycogène) + n H2O, avec n pouvant atteindre 30 000. Le glycogène est une
forme de réserve du glucose. Il peut y en avoir jusqu'à 100 grammes dans le foie où une
enzyme peut le retransformer en glucose si nécessaire, pour qu'il soit libéré dans le
sang. Il est également stocké dans les muscles. Adj. : glycogénique : qui concerne
le glycogène ou qui produit du glucose ; glycogéné : qui contient du
glycogène. Haut de page.
Glycogénogenèse
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes
- N. f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * genèse : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance,
formation, qui engendre. Mécanisme qui aboutit à la synthèse du glycogène
à partir d'un nombre important de molécules de glucose : n C6H12O6 (glucoses) ---> (C6H10O5)n (glycogène) + n H2O, avec n pouvant atteindre 30 000. Cette synthèse se fait en présence
d'une enzyme : la synthétase, dans le foie et dans les muscles. Elle permet d'éviter, après la
digestion, l'accumulation du glucose dans le sang (hyperglycémie). L'insuline permet la pénétration
du glucose dans les cellules hépatiques et musculaires, puis elles sont polymérisées en glycogène.
Cette mise en réserve et fixation du glycogène est la glycogénopexie (du
grec pexis [-pexie], fixation.) Haut de page.
Glycogénopexie
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes
- N. f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * géno : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance,
formation, qui engendre ; * pexie :du
grec pexis [-pexie], fixation . La glycogénopexie est la mise en réserve
et la fixation du glycogène. La glycogénogenèse est le mécanisme qui aboutit à la synthèse du glycogène
à partir d'un nombre important de molécules de glucose : n C6H12O6 (glucoses) ---> (C6H10O5)n (glycogène) + n H2O, avec n pouvant atteindre 30 000. Cette synthèse
se fait en présence d'une enzyme : la synthétase, dans le foie et dans les
muscles. Elle permet d'éviter, après la digestion, l'accumulation du glucose
dans le sang (hyperglycémie). L'insuline permet la pénétration du glucose dans
les cellules hépatiques et musculaires, puis elles sont polymérisées en
glycogène. Haut de page.
Glycogénolyse
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes -
N. f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * géno : du latin et du grec genesis [-gène,
-genèse, génique], naissance, formation, qui engendre ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution.
C'est la réaction inverse de la glycogénogenèse. La glycogénolyse est un ensemble de réactions
d'hydrolyses qui vont transformer la très grande molécule de glycogène en de nombreuses petites
molécules de glucose qui vont pouvoir passer dans le sang et éviter ainsi l'hypoglycémie. C'est
le glucagon (hormone fabriquée par les cellules alpha des îlots de Langerhans du pancréas) qui
déclenche cette hydrolyse. En réalité, le glycogène est hydrolysé en glucose-phosphates par une
phosphorylase et une enzyme "débranchant". Le glucose-phosphate (ou glucose-6-phosphate)
peut être utilisé directement par la cellule ou être libéré sous forme de glucose libre dans le
plasma. Haut de page.
Glycolipide
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes - N. m. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * lipide : du grec lipos, liparos [lip(o)-, -lipide], graisse, gras.
Un glycolipide est une association entre un ou plusieurs glucides et un lipide.
A l'image des phospholipides, les glycolipides possèdent une région hydrophobe
("qui n'aime pas l'eau") avec deux longues chaînes hydrocarbonées (ne contenant
que du carbone et de l'hydrogène) et une région polaire hydrophile ("qui aime
l'eau") avec un ou plusieurs résidus glucidiques à la place d'un phosphate. Ces
molécules se trouvent essentiellement au niveau de la monocouche externe des membranes
plasmiques (donc pas du côté du cytoplasme) et y jouent des
rôles majeurs. On sait aujourd'hui que leur structure change lorsqu'une cellule
devient cancéreuse et on pense qu'elles sont impliquées dans les communications
intercellulaires. Pour comprendre la structure d'un glycolipide, on peut la
comparer à celle d'un glycérophospholipide (ou plus simplement phospholipide)
avec quelques différences : l'acide phosphorique est remplacé par un glucide et
le glycérol par la sphingosine, alcool aminé dérivé d'un acide aminé : la sérine. Schéma de la molécule d'un glycérophospholipide Schéma de la molécule d'un glycolipide
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Glycoprotéine Glucoprotéine
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes - N. f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * protéine : du grec tardif prôteios,
signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même
dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines,
composées essentiellement de C, H, O et N. Une glycoprotéine (syn.
glucoprotéine) est formée par l'association d'une protéine et d'un glucide et
fait donc partie des hétéroprotéines. Ces molécules sont extrêmement répandues
dans nos tissus : toutes les protéines sanguines à l'exception de l'albumine,
dans les sécrétions des muqueuses et des épithéliums (notamment la mucine)
certaines hormones et enzymes, dans les membranes cellulaires, entre autres. Sur
nos hématies (ou globules rouges), ce sont elles qui déterminent nos groupes
sanguins.
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Glycosurie Glucidurie Glycurie
Néphrologie urologie, diabétologie - N.
f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.
La glycosurie est la présence de
glucose dans l'urine. Normalement, le glucose sanguin est réabsorbé au niveau des néphrons rénaux,
jusqu'à une valeur seuil de 1,7 g/litre de sang. Si cette valeur seuil est dépassée (donc à partir
de 1,8 g/L), du glucose passe dans l'urine définitive. Syn. : glucidurie,
glycurie, méliturie (du mot
"miel"), ces mots désignant en fait la présence dans l'urine de plusieurs sucres,
dont le glucose. La glycosurie est le signe soit d'un diabète sucré (hyperglycémie), soit d'une
insuffisance de la réabsorption du glucose au niveau des tubules des néphrons (donc sans
diabète). Haut de page.
Glycorachie
Médecine biologique, neurologie -
N. f. * glyco : du grec glukus [gluc(o)- ou glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent :
relatif au glucose ; * rachie : du grec rhakhis [rachi-, -rachie], axe et, par extension, colonne vertébrale ou
liquide céphalorachidien. La glycorachie est le taux de glucose
normalement présent dans le liquide céphalorachidien (LCR).
Cette valeur normale
est comprise entre 0,45 à 0,8 g de glucose par litre de LCR, soit 2,8 à 4,2
mmol/L. Cette valeur est diminuée dans la tuberculose et surtout dans les
méningites à microbes pyogènes, car ces microbes utilisent le glucose du LCR
pour leur développement. Elle est augmentée chez les diabétiques, dans la
paralysie générale et l'hémiplégie, les tumeurs cérébrales, la SEP (sclérose en
plaques), l'encéphalite, la poliomyélite, entre autres. Composition du LCR Haut de page.