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Mots, expressions Etymologie, définition
Hanche
Anatomie, rhumatologie, chirurgie orthopédique
- [Angl. : Hip] N. f. * hanche : du
germanique hanka [hanche], région de la jonction du membre inférieur au
tronc.
La hanche est la zone où le membre inférieur vient s'articuler au bassin. On
peut considérer la hanche de façon globale, c'est-à-dire avec les parties molles
des régions inguinale et crurale, celles des zones de l'ischion et du pubis, les
muscles et les fesses, ainsi que les parties des os en contact (bassin et
fémur). On peut aussi la considérer du point de vue strictement rhumatologique,
c'est-à-dire l'articulation coxofémorale (cavité cotyloïde du bassin et tête du
fémur) et ses annexes : tendons, ligaments, cartilages articulaires et capsule
synoviale. Haut de page.
Hédonisme Hédoniste Hédonique
Psychologie psychiatrie
- [Angl. : Hedonism, Hedonist, Hedonic] N. m. * hédonisme, hédoniste, hédonique : du
grec hedonê [-hédonie, -hédonique], plaisir. En philosophie, l'hédonisme est la doctrine qui fait du plaisir le but de la vie.
En psychologie psychiatrie, l'hédonisme pathologique est une déviation qui consiste en la recherche obsessionnelle du plaisir et en particulier des plaisirs physiques. On qualifie d'hédoniste (adj. et nom) une personne qui fait sienne cette doctrine de la recherche du plaisir. Hédonique : adj. qui qualifie ce qui se rapporte à la recherche du plaisir. Haut de page.
HEIMLICH
(manœuvre de)
Pneumologie,
urgence médicale, soins infirmiers - [Angl. : H] N. pr. - * Heimlich : du
médecin Henry J. HEIMLICH. Chez
les grands enfants et les adultes qui ont leurs voies respiratoires obstruées
par un corps étranger : manœuvre de HEIMLICH : se mettre derrière la personne
en détresse respiratoire (il vaut mieux si possible, qu'elle soit assise).
Placer ses deux poings fermés juste au-dessus du nombril, les bras passant sous
les côtes. Exercer une pression vive et forte du bas vers le haut et de l'avant
vers l'arrière pour provoquer une expulsion brutale de l'air des poumons et des
voies respiratoires. La
manœuvre
peut être répétée plusieurs fois en quelques secondes. Important : si la
manœuvre ne réussit pas, si la victime reste inconsciente et/ou violette, ou si
elle ne ventile pas même après la sortie du corps étranger, pratiquer d'urgence
la ventilation artificielle, avec massage cardiaque si le pouls carotidien (au
cou) est absent. Haut de page.
Hélicoïdal
Anatomie, otologie - [Angl. : H] Adj. * hélico : du grec helix
[]hélice, hélic(o)-, spirale ; * oïdal : du grec eidos, [-oïde,
-oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. L'adjectif hélicoïdal caractérise ce qui est en forme de spirale ou qui y
ressemble. Haut de page.
Hermaphrodisme Hermaphrotite
Anatomie, biologie de la reproduction - [Angl. : H] N. m. * hermaphrodisme, hermaphrodite : du latin Hermaphroditus, du grec Hermaphroditos, fils d'Hermes et d'Aphrodite. En biologie, l'hermaphrodisme caractérise un être humain, mais aussi un animal, une plante, qui possède les deux appareils reproducteurs, mâle et femelle. Syn. : bisexué. En fait, l'hermaphrodite parfait n'existe pa dans l'espèce humaine. On parle plutôt d'androgyne - voir cette définition. Haut de page.
Héroïne
Algologie, pharmacologie, addictologie - [Angl. : H] N. f. * héroïne : de l'allemand heroisch, héroïque
car on pensait que cette molécule supprimait l'accoutumance à la morphine sans
créer une nouvelle addiction. * morpho : de Morphée, dieu des songes : relatif à la morphine, alcaloïde
extrait de l’opium ; * ine : du
suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un
adjectif en un autre mot ou substantif. La morphine diacétyl ou diacétylmorphine ou diamorphine, est plus connue sous le nom d'héroïne. Elle est obtenue par
acétylation de la morphine, le principal alcaloïde obtenu à partir de l'opium,
latex extrait des capsules de papaver somniferum ou Pavot somnifère. Utilisée en
milieu médical, elle est aussi une drogue puissamment psychoactive, qui provoque
tolérance et forte dépendance physique et psychique. Dans la chronologie des
découvertes et utilisations, la morphine a été utilisée pour lutter contre la
dépendance à l'opium, puis l'héroïne a été conseillée pour lutter contre la
dépendance à la morphine. Vendue librement dans les pharmacies, elle a été
largement utilisée par les soldats pendant les guerres de Sécession et de 1870.
On s'est rapidement rendu compte des dégâts provoqués par l'utilisation de
l'héroïne (elle doit son nom au fait que l'on croyait qu'elle n'induisait pas
d'accoutumance ...) et les différents états on légiféré pour essayer d'endiguer
ce qui est devenu un véritable fléau tant la dépendance à l'héroïne est
puissante. Haut de page.
Histrionisme
Psychologie psychiatrie - [Angl. : H] N. m. * histrion : du latin histrio, d'abord acteur de l'Antiquité romaine
jouant des farces grossières, puis mime, comédien, parfois fanfaron, faiseur
d'histoires ; au XIXe siècle, histrion prend le sens de charlatan ; * isme : du suffixe -isme servant à former des substantifs.
On peut qualifier l'histrionisme comme un comportement théâtral et excessif
particulier dans lequel un personnage joue un rôle de façon exagérée, démesurée.
Ce type de comportement se rencontre parfois dans l'hystérie (*).
(*) : * hystéro : du grec hustera [hystér(o)-], matrice, c’est-à-dire relatif à l’utérus ; * ie : du suffixe -ie qui
transforme une racine ou un adjectif en un substantif. Historiquement, l'hystérie a été d'abord exclusivement
féminine, car les anciens étaient persuadés que cette pathologie avait son
origine dans l'utérus, puis associée à une possession démoniaque. Il a fallu attendre les débuts de la psychiatrie pour que
Freud lui attribue une origine psychique. Les crises d'hystérie se caractérisent par des convulsions
tumultueuses, une paralysie avec perte de la vue ou de la parole. Ces symptômes
ne reposent sur aucune base organique. Certains sujets ne peuvent plus marcher
alors que tous leurs réflexes tendineux ou de posture sont normaux. L'hystérie
est comprise aujourd'hui comme une névrose obsessionnelle, dont les crises sont
la manifestation de conflits internes. Haut de page.
Holter Holter tensionnel Holter cardiaque Holter glycémique
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : H] N. pr. * Holter : du docteur et biophysicien américain Norman J. HOLTER qui a
mis au point cette technique dès 1949. L'examen de Holter consiste à enregistrer
l'électrocardiogramme en continu pendant 24 heures : c'est le Holter cardiaque,
qui permet au cardiologue de détecter une éventuelle anomalie du
rythme cardiaque qui n'est pas toujours visible lors d'un EEG normal de quelques minutes. Quatre
à six
électrodes réceptrices sont placées sur la poitrine du patient. Elles sont reliées à un boîtier
d'enregistrement (environ 10 x 15 cm) porté à la ceinture ou collé sur la
poitrine par des bandes adhésives. L'enregistrement, aujourd'hui entièrement
numérisé, est ensuite
lu par un ordinateur. Par extension, on a appelé holter tensionnel l'enregistrement de la tension artérielle
de 24 heures ou plus. L'appareil est simplement
composé d'un brassard qui va se gonfler toutes les 10 minutes
environ. Les différentes mesures seront enregistrées pour pouvoir être lues et
interprétées par l'angiologue ou le cardiologue. Ce système est aussi connu sous
le nom de MAPA ou Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle. Qu'il s'agisse
du holter cardiaque ou du holter tensionnel, le patient est invité à noter,
pendant ces 24 heures, les faits marquants (douleurs par ex.) ainsi que les
principales activités avec l'heure correspondante. Les modèles de holters sont
aujourd'hui nombreux et certains permettent de faire des enregistrements sur
plusieurs jours, d'autres ne se déclenchent qu'en cas de crise ... Toujours
par extension, on parle aussi de Holter glycémique pour désigner un système
portable de mesure de la glycémie sur une durée de quelques heures à plusieurs
jours. Un capteur sous-cutané est relié à un appareil de la taille d'une petite
calculette et la mesure de la glycémie est presque continue (environ toutes les
5 secondes). Ce Holter glycémique est aussi connu sous le nom de CGMS,
abréviation de continuous glucose monitoring system ou, en français,
système de mesure en continu de la glycémie. Haut de page.
Huntington
(chorée de) Huntingtine
Génétique, neurologie - [Angl. : H] N. f. * Huntington : médecin américain (diplômé à 21 ans), né le 9 avril 1850 à
New York, mort le 3 mars 1916 à New York ; il a présenté ses travaux sur la
chorée qui porte son nom en 1872 ; * chorée : du
grec khoreia, danse. Maladie
génétique (donc héréditaire) rare et pour l'instant incurable, qui touche le
cerveau et affecte environ une personne sur 10 000.
Les premiers symptômes
neuropathologiques apparaissent vers 30 à 50 ans et consistent en une atrophie
progressive et sévère d'une zone du cerveau impliquée dans le contrôle des
mouvements et de la cognition. Les neurones dégénèrent de façon irrémédiable,
ce qui se traduit par des mouvements anormaux, accompagnés de troubles
pseudo-psychiatriques, avec tendance suicidaire. Puis la démence s'installe
progressivement, le malade devient grabataire et la mort survient dans un délai
de dix à vingt ans. Le gène responsable a été identifié sur le chromosome n°
4 : il est responsable de l'anomalie d'une protéine : la huntingtine.
Cette protéine anormale s'accumule dans le noyau des cellules nerveuses, entraînant
leur mort prématurée. "En collaboration avec le CEA et le CNRS, le département
des neurosciences du CHU Henri-Mondor de Créteil a développé deux traitements
actuellement en cours d'expérimentation : l'implantation de capsules contenant
des cellules génétiquement modifiées et la greffe intrastriatale (dans le
striatum) de neurones fœtaux. L'objectif de ces greffes est que les cellules
implantées synthétisent une protéine (le CNTF - ciliary neuro-trophic factor)
qui permettrait de ralentir le processus de dégénérescence neuronale, et
qu'elles reconstituent les réseaux neuronaux détruits.
En octobre 2002, la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) publie un
article intitulé Chorée de Huntington : nouveaux espoirs : ". . .
L' Institut Curie a montré qu'une enzyme cellulaire, l'Akt, peut modifier la
huntingtine anormale et la rendre inoffensive. Cette molécule semble cruciale
pour prévenir les mécanismes de mort cellulaire, puisque le niveau de cette
enzyme protectrice est diminué chez les patients atteints de la maladie. La molécule
IGF-1 (insulin growth factor) a aussi un effet protecteur sur les neurones, car
elle active l'enzyme Akt. Ces deux molécules sont des cibles thérapeutiques
prometteuses pour traiter la maladie de Huntington, mais aussi les autres
maladies neurodégénératives où des cellules nerveuses meurent prématurément". Un exemple de transmission de la chorée de Huntington Haut de
page.