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Dernière modification :
12-02-2012

Abréviations - I     Signification


IA - IAC - IAD - IC - ICC - ICD - ICSI - IDC - IDGR - IDP - IDR (1)IDR (2) - IEC - IFFS - IFM - Ig - IgA - IgD - IgE - IgG - IgG EA - IgG anti-EA - IgG EBNA - IgG anti-EBNA - IgG VCA - IgG anti-VCA - IGF - IGF-I - IGF-II - IGF-BP - IGF-BP3 - IgM - IgM VCA - IgM anti-VCA - IHC - IL - IL-1 - IL-2 - IL-3 - IL-4 - IL-5 - IL-6 - IL-7 - IMAO - IMAO A - IMAO B - IMC - INR - INVS - IPCB - IR - IRC - IRCAD - IRM - ISRS - IT - ITI - IU - IUE - IVG - IVRS -

IA
Coloproctologie, chirurgie digestive
  -  Abrév.  Incontinence anale (ou fécale). * in :
du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * continence : du latin continentia, de continere, contenirC'est l'incapacité de contrôler volontairement l'émission des matières fécales. Les causes de l' IA peuvent être très nombreuses et variées et le traitement dépendra du degré d'atteinte et da la qualité de vie. Pour en savoir plus sur les traitements chirurgicaux de l'incontinence anale : http://www.med.univ-rennes1.fr/uv/snfcp/journee-perfectionnement-faucheron.html   Haut de page.

IAC   IAD
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction
  -  Abrév.  Insémination Artificielle avec sperme du Conjoint.  * in :
du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * sémination : du latin seminalis, de semen [sémin(o)-, -séminal], semence.  Appelée aussi insémination intra-conjugale. Technique de PMA (procréation médicalement assistée) qui consiste à injecter directement les spermatozoïdes du conjoint dans les voies génitales féminines. Cela suppose un traitement préalable de la femme (traitement hormonal de stimulation de l'ovulation, généralement mono-ovulante), ainsi que du sperme, recueilli par masturbation. Deux techniques différentes sont pratiquées selon les cas : injection intra-cervicale dans laquelle les spermatozoïdes sont déposés au niveau du col et maintenus le plus longtemps possible en contact avec la glaire cervicale, soit injection intra-utérine ou dans les  trompes. Si le conjoint ne peut donner son sperme, on pratique l' IAD : Insémination Artificielle avec sperme d'un Donneur. Le sperme provenant d'un CECOS (Centre d'étude et de conservation des ovocytes et du sperme) est préalablement décongelé. L'insémination artificielle est généralement décidée après un "test de Hühner" post-coïtal négatif et une pénétration de la glaire in vitro des spermatozoïdes positive.    Haut de page.

IC
Hématologie, médecine biologique  -  Abrév.  Indice de coagulabilité  * indice : du latin indicium [indice], de index, indicis, signe qui met sur la piste ou qui révèle quelque chose ; * coagulo : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer * able : suffixe qui transforme un verbe en adjectif ; * ité : du suffixe -(e)té, -(i)té qui transforme un adjectif en substantif.  L'indice de coagulabilité ou IC peut être mesuré avec des techniques différentes, mais il est toujours le résultat d'un rapport : le temps de coagulation du malade / le temps de coagulation témoin. Si tout est normal, ce rapport est proche de 1. Il est plus élevé si le patient présente une hypercoagulabilité, plus ou moins inférieur à 1 en cas d'hypocoagulabilité.    Haut de page.

ICC
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire, génétique 
Abrév.  Insuffisance cardiaque chronique (ou congestive)* in :
du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * suffisance : du latin sufficere [suffisant, suffisance], suffire, avoir la quantité nécessaire pour ; * cardiaque : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur.  Causes : HTA (hypertension artérielle), mais aussi des causes génétiques. En effet, plusieurs gènes ont été localisés à ce jour.  Haut de page.

ICD
Génétique, algologie  -  Abrév.  Insensibilité congénitale à la douleur* in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * sensibilité : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif], sentir, ressentir, percevoir.  Le fait de ressentir la douleur lors d'agressions du milieu extérieur ou suite à un dysfonctionnement à l'intérieur de notre corps, représente un moyen d'information et donc de défense particulièrement efficace, puisque c'est elle qui va mettre en route des mécanismes réflexes et des comportements destinés à nous protéger. Un nombre restreint de personnes (environ une centaine connues dans le monde) sont atteintes d'ICD ou analgésie congénitale, c'est-à-dire que dès leur naissance, leur perception des sensations douloureuses est considérablement altérée, alors que les sensations non douloureuses (tactiles par ex.) sont normales. En réalité, l'ICD est une neuropathie sensitive héréditaire ou NSH dont il existe plusieurs formes, classées selon les auteurs en quatre ou cinq types.      Haut de page.

ICSI
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction
  -  Abrév.  Intra Cytoplasmic Sperm Injection. * ICSI : injection intracytoplasmique de sperme.  Ou fécondation in vitro avec micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte. Schéma de l'ICSI  Cette technique de PMA (procréation médicalement assistée) présente de nombreux points communs avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à des couples avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas. L'injection directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans l'ovocyte favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très rares (azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le canal déférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et le biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2.    Haut de page.

IDR (1)
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique
  -  Abrév.  Intradermo-réaction.  * intra :
du latin intra à l’intérieur ; * dermo : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * réaction : de agir, en alchimie, et du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie.  Test cutané à la tuberculine permettant de dépister les sujets porteurs de bacilles tuberculeux. Cette IDR doit être employée dès la connaissance de la séropositivité. La piqûre est effectuée sous la peau préalablement par le praticien. En France, le test consiste en l'injection de 0,1 ml de tuberculine Mérieux, soit une dose de 10 UI par voie intradermique stricte, sur la face antérieure de l'avant-bras. Les résultats sont lus à la 72e heure, exprimés en diamètre d'induration en mm. Le seuil de positivité est de 5 mm. L'expression intradermo-réaction s'applique aussi à la recherche d'autres pathologies, comme la lèpre par exemple. Voir test à la lépromine.   Haut de page.

IDR (2)   IDGR   IDC   IDP
Hématologie, médecine biologique  -  Abrév.  Indice de distribution des globules rouges* indice : du latin indicium [indice], de index, indicis, signe qui met sur la piste ou qui révèle quelque chose.  Les indices érythrocytaires concernent les globules rouges ou érythrocytes et sont destinés à mettre en évidence une anisocytose et/ou  une anémie hypochrome ferriprive, c'est-à-dire une carence en fer qui va affecter de façon plus ou moins sévère la constitution de l'hémoglobine et donc la qualité des échanges gazeux respiratoires. Contrairement au VGM (volume globulaire moyen) et à la TCMH (teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine) qui diminuent dans ce type d'anémie, l'IDR (valeur normale comprise entre 10 et 15%) augmente et dépasse la valeur seuil de 15%. Synonyme : IDC (indice de distribution cellulaire), RDW pour Red (cell) Distribution Width, ce qui se traduit par "étendue de la distribution des (cellules ou globules) rouges" et signifie donc la même chose. Si nécessaire les laboratoires d'analyses médicales et biochimiques déterminent aussi l'IDP ou indice de distribution des plaquettes.     Haut de page.

IEC
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
  -  Abrév.  Inhibiteurs de l'enzyme de conversion.  * inhibiteur :
du latin inhibere [-inhibiteur], retenir.  Classe de médicaments qui provoquent une baisse de la concentration plasmatique de l'angiotensine II (responsable d'une vasoconstriction, donc d'une HTA ou hypertension artérielle), de l'aldostérone et augmentent celle de la bradykinine. Utilisés dans le traitement de l'HTA, de l'insuffisance cardiaque et des néphropathies diabétiques, ils ont cependant de nombreux effets secondaires indésirables : tous sèche, éruptions cutanées et souvent insuffisance rénale (d'où la nécessité de mesures régulières du taux de créatinine dans le sang).  Haut de page.

IFFS
Médecine de la reproduction, recherche médicale  -  Abrév.  International Federation of Fertility Societies  * IFFS : Fédération Internationale des Sociétés de Fertilité.   Extraits du site : "Les objectifs de la Fédération sont : a) de stimuler la recherche fondamentale et appliquée ainsi que la dissémination des connaissances de tous les aspects se rapportant à la reproduction et à la fertilité ; b) d'encourager la création de sociétés consacrées à la recherche fondamentale et appliquée dans les domaines de la reproduction et de la fertilité ; c) de contribuer à la standardisation de la terminologie et à l'évaluation des procédures de diagnostiques et de thérapies dans le domaine de la reproduction ; d) d'organiser à intervalles réguliers des congrès mondiaux qui se tiendront successivement dans un pays différent; de promouvoir, sur demande, des congrès régionaux ou nationaux organisés par des sociétés membres; dans la mesure du possible, d'aider à coordonner les dates des conférences qui traitent de la reproduction ; e) de représenter des sociétés membres quand une action commune s'avère opportune ; f) d'établir et de maintenir des relations avec les autres organisations et de promouvoir toute activité qui font avancer les objectifs de la Fédération".   Haut de page.

IFM
Gynécologie obstétrique, immunologie allergologie, génétique
  -  Abrév.  Incompatibilité sanguine fœto-maternelle. * in :
du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * compatibilité : du latin compati [-compatible, -compatibilité], souffrir avec ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus, c’est-à-dire au produit de la conception non encore arrivé à terme mais ayant déjà les formes de l’espèce visibles à l’œil nu ; * maternelle : du latin maternus, de mater [matern(o)-, -maternel], mère.  Il peut arriver qu'une mère Rh- (rhésus négatif) porte un fœtus Rh+ (ou Rh D). Dans les premiers mois de la grossesse, la mère fabrique des IgG anti-D (immunoglobulines - ce sont des anticorps) qui traversent la barrière placentaire et passent dans le sang du fœtus. A la fin de la grossesse, le sang fœtal contient deux fois plus d'IgG anti-D que celui de la mère. Le risque pour le fœtus de développer dès sa naissance une MHNN (maladie hémolytique du nouveau-né) n'est pas négligeable.  Pour éviter les problèmes dus à l'action du système immunitaire, on injecte à la mère des anticorps anti-D.   Haut de page.

Ig   IgA   IgD   IgE   IgG   IgM
Immunologie allergologie, médecine biologique  -   Abrév.  Immunoglobuline.  * immuno : du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  Syn. : Anticorps. Les immunoglobulines sont des molécules synthétisées par notre organisme, souvent en réponse à la présence d'antigènes reconnus comme non-soi. Ce sont les lymphocytes B, spécialisés et différenciés en plasmocytes qui fabriquent les différentes catégories d'immunoglobulines. Une molécule d'immunoglobuline  (Ig) est formée de 2 chaînes légères et de 2 chaînes lourdes. Elle possède 2 sites de fixation des déterminants antigéniques ou épitopes, formés par les extrémités variables d'une chaîne légère, associée à l'extrémité variable d'une chaîne lourde. On distingue essentiellement : * Les anticorps circulants : IgM et IgG, sécrétés dans le sang par les LB (lymphocytes B) devenus plasmocytes après stimulation par du non-soi * Les anticorps maternels : immunoglobulines fabriquées par la mère et qui traversent la barrière du placenta pour assurer la défense immunitaire du fœtus * Les anticorps membranaires : IgM et IgD, enchâssés dans la membrane des LB. Ce sont des récepteurs membranaires appelés récepteurs B qui sont capables de fixer les déterminants antigéniques. Chaque LB n'exprime à sa surface qu'une seule catégorie d'AC membranaire. * Les anticorps monoclonaux, créés par une seule catégorie de LB. * Les anticorps solubles : IgG, IgM, sécrétés par le milieu intérieur. Le rôle essentiel d'une immunoglobuline est de se fixer sur l'antigène qui a provoqué sa fabrication, puis de le neutraliser.
- Immunoglobulines A ou IgA : produites par certains tissus lymphoïdes et sécrétées localement dans le tube digestif, la salive, les larmes, le lait maternel, les IgA empêchent les bactéries et les virus de se lier aux cellules épithéliales des muqueuses. Elles sont très abondantes dans le colostrum (premier lait sécrété juste après l'accouchement) et protègent le nourrisson des infections gastro-intestinales.
- Immunoglobulines D : elles sont peu abondantes et encore assez mal connues. Les IgD sont implantées dans la membrane des lymphocytes B. Elles constituent les récepteurs B.
- Immunoglobulines E ou IgE : elles sont impliquées dans les réactions inflammatoires locales. On trouve les IgE le plus souvent liées aux récepteurs membranaires des mastocytes et des granulocytes basophiles. En présence de leur antigène spécifique, les IgE liées aux mastocytes provoquent leur dégranulation et une réaction
allergique.
- Immunoglobulines G ou IgG : elles sont sécrétées par les plasmocytes à la fin de la réponse immunitaire primaire et durant la réponse immunitaire secondaire. Les IgG sont des anticorps circulants qui traversent facilement les parois des vaisseaux sanguins et gagnent les liquides interstitiels, peuvent ainsi franchir le placenta et donner une immunité passive au fœtus. Les IgG se fixent sur les antigènes bactériens, viraux, sur les toxines et déclenchent l'action du complément.
- Immunoglobulines M ou IgM : ce sont les premières immunoglobulines sécrétées par les plasmocytes au cours de la réponse immunitaire primaire. Les IgM sont sécrétées sous forme de pentamères de 5 IgM reliées entre elles par un peptide de jonction. Avec les IgD, les IgM constituent les récepteurs spécifiques des lymphocytes B ou récepteurs B.  Schéma d'une IgM    Haut de page.

IgG VCA   IgG anti-VCA   IgG EBNA   IgG anti-EBNA   IgG EA   IgG anti-EA   IgM VCA   IgM anti-VCA
Immunologie allergologie, médecine biologique  -   Abrév.  Immunoglobuline.  Sérologie anti-EBV. * immuno : du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. Ce paragraphe est consacré à la sérologie anti-EBV : * séro : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * EBV : virus d'Epstein - Barr.  Quand la contagion est faite (voir MNI ou mononucléose infectieuse), les virus se multiplient dans les ganglions lymphatiques et se retrouvent dans la salive. Les HHV4 ou EBV se fixent aux cellules de l’épithélium oropharyngé,  y pénètrent, piratent leur ADN pour que ces cellules fabriquent des virus. Celles qui synthétisent l’antigène VCA (Virus Capside Antigen) meurent et libèrent et libèrent l’Ag VCA qui va être reconnu par les cellules immunocompétentes de notre défense immunitaire. Remarque : La réaction immunitaire avec un schéma des médiations cellulaire et humorale est expliquée à « immunitaire » lettre "I". D’autres cellules atteintes se transforment et expriment un autre Ag : EBNA (Epstein Barr Nuclear Antigen). Ces cellules seront aussi détruites par la réponse immunitaire à médiation cellulaire. Quant à l’antigène EA (Early Antigen), il n’induit qu’une synthèse fugace d’Ac (anticorps), alors que les Ag VCA et EBNA induiront une production d’Ac pendant toute la vie. Les anticorps dosés sont IgM et IgG anti-VCA, IgM et IgG anti-EA et IgG anti-EBNA. Les techniques utilisées pour ces dosages varient selon les laboratoires : immunofluorescence indirecte sur des cellules infectées par EBV, tests rapides, dosage immunoenzymatique (ELISA). Le but est de diagnostiquer une primo-infection, une infection ancienne ou une infection néoplasique liée au EBV. Le tableau de résultats suivant permet d'apprécier le degré d'infection. La sérologie anti-EBV      Haut de page.

IGF  IGF-I   IGF-II   IGF-BP   IGF-BP3
Immunologie allergologie, médecine biologique  -   Abrév.  Insuline-like Growth Factor (ou facteur de croissance ressemblant à l'insuline). Les IGF sont des facteurs de croissance qui vont intervenir à tous les stades de la vie, donc chez l'embryon, le fœtus et l'adulte. Ils doivent leur nom au fait qu'ils sont très proches de l'insuline. Dans la plupart des cas, ils sont liés à des protéines spécifiques ou IGF-BP (pour Binding Protein) dont on connaît actuellement 6 variétés, la plus importante dans le plasma étant IGF-BP3. Les IGF les plus importantes à doser sont IGF-I, IGF-II, notamment dans la recherche d'un déficit en hormone de croissance, dans l'acromégalie, le syndrome de Turner et le nanisme, entre autres. IGF-I est sécrétée par le foie et dépend de l'hormone somatotrope. Les IGF sont aussi qualifiées de NSILA (Non Suppressible Insuline-Like Activity) mettant ainsi en évidence leur activité de type insulinique. Ces IGF ou NSILA sont des protéines qui font partie des somatomédines (* somato : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps ; * médine : du grec médô [-médine], je règle, je prends soin. ), c'est-à-dire des polypeptides de composition proche de la pro-insuline et qui agissent comme des médiateurs de l'action de l'hormone de croissance sur les tissus extra-squelettiques.      Haut de page.

IHC
Immunologie allergologie
  -  Abrév.  Immunohistochimie.  * immuno :
du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * histo : du grec histos ou histion [hist(o), histio-], tissu ; * chimie : du grec khêmê [chimi(o)-, chém(o)-], trou, relatif à un produit chimique.  C'est une technique qui permet de mettre en évidence des sites antigéniques sur une coupe de tissu grâce à des anticorps spécifiques et à une mise en évidence utilisant un procédé colorimétrique.    Syn. : immunocytochimie. Même type de réaction sur des cellules.   Haut de page.

IL   IL-1   IL-2   IL-3   IL-4   IL-5   IL-6   IL-7
Immunologie allergologie, médecine biologique  -  Abrév.  Interleukine. * inter : du latin inter entre, parmi, utilisé pour indiquer la mise en relation de 2 ou plusieurs choses ; * leuko : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  Les chimiokines ou interleukines (abréviation IL) sont les hormones du système immunitaire, de nature protéique, sécrétées par les cellules immunitaires et qui vont agir sur d'autres cellules possédant les récepteurs spécifiques à ces molécules. On les retrouve dans les coopérations cellulaires et les régulations des réponses immunitaires. Ces chimiokines sont également appelées lymphokines lorsqu'elles sont sécrétées par les monocytes, les macrophages et toutes les autres CPA (= cellules présentatrices de l'antigène).
Parmi les plus importantes :
* L'interleukine-1 ou IL-1 qui est produite par les macrophages activés, c'est-à-dire qui ont phagocyté un antigène et qui déclenche la mise en place des récepteurs à l'interleukine-2 à la surface des lymphocytes T4 (LT4 ou CD4) et des lymphocytes T8 (LT8 ou CD8).
* L'interleukine-2 (IL-2) est produite par les lymphocytes T auxiliaires à la suite de leur stimulation par l'interleukine-1.L'interleukine-2 provoque la multiplication des lymphocytes T8, ainsi que des lymphocytes B.
* L'interleukine 3 (IL-3) est libérée par les lymphocytes T de type CD4+. Elle induit dans la moelle osseuse la différenciation des polynucléaires, macrophages, mégacaryocytes et mastocytes. Son utilisation dans le traitement des thrombopénies et des neutropénies a été suggérée.
* L'interleukine-4 est produite par les lymphocytes T4 devenus lymphocytes T auxiliaires. Cette hormone agit sur les LB non activés en induisant l'expression et la mise en place des antigènes du CMH de classe II, puis elle stimule leur multiplication et la production d'anticorps par les LB devenus plasmocytes. C'est la raison pour laquelle l'interleukine-4 est appelée facteur de stimulation des lymphocytes B.
* L'interleukine-5 (IL-5) est sécrétée par les lymphocytes T CD4 et des mastocytes. C'est un véritable facteur de croissance hématopoïétique car elle stimule la croissance, la différenciation et l'activité des éosinophiles (ce sont des globules blancs polynucléaires) qui jouent un rôle important dans la lutte contre les infections à parasites. En effet, quand un sujet est soumis à une infection parasitaire, on note fréquemment une augmentation des éosinophiles, ce qui représente en fait un bon moyen de défense. L'interleukine-5 induit aussi la prolifération des lymphocytes B et leur sécrétion d'immunoglobulines (anticorps). Elle active en plus les lymphocytes T cytotoxiques qui s'attaquent directement aux cellules reconnues comme non-soi.
* L'interleukine-6 (IL-6), appelée aussi
b-interféron est une cytokine multifonctionnelle produite par une grande diversité de cellules et en particulier par des fibroblastes et des cellules tumorales. Elle active la production d'anticorps par les plasmocytes. Les biologistes pensent que cette interleukine pourrait avoir une action antivirale.
* L'interleukine-7 (IL-7) est produite par les cellules dendritiques. Elle favorise la différenciation des lymphocytes pro-B en lymphocytes pré-B et joue un rôle de facteur de croissance hématopoïétique, surtout sur la lignée B. Elle est présente dans certains granules des plaquettes ou thrombocytes qui la libèrent lors de leur activation.
* Il existe encore bien d'autres interleukines - on en est actuellement à IL-16 - et les chercheurs continuent à en découvrir d'autres.  Haut de page.

IMAO   IMAO A   IMAO B
Neurologie, psychiatrie psychologie, pharmacologie
  -  Abrév.  Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase. * inhibiteur :
du latin inhibere [-inhibiteur], retenir ; * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique : * amine : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * oxydo : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.  Les IMAO sont des antidépresseurs. Il existe deux types de Monoamine Oxydase (MAO)
- les MAO A responsables de la dégradation de la noradrénaline et de la sérotonine, qui se trouvent dans le système nerveux central, le foie et l’intestin,
- les MAO B responsables de la dégradation de la phényléthylamine et de la benzidamine, qui se trouvent dans le système nerveux central et les plaquettes. Les inhibiteurs des MAO (IMAO) : phénelzine (Nardelzine), iproclozide (Iproclozide), moclobémide (Aurorix), nialamide (Niamid), sont potentiellement dangereux, mais leurs interactions médicamenteuses sont maintenant bien connues notamment avec la péthidine et les agents sympathomimétiques. Ces interactions ont longtemps conduit les anesthésistes à recommander l'arrêt de ces produits trois semaines au moins avant toute intervention chirurgicale élective. On considère aujourd'hui que l'on peut anesthésier en toute sécurité un patient sous IMAO, à condition de le savoir et de bien en connaître les interactions potentielles. De plus, il existe maintenant des IMAO plus spécifiques des monoamines oxydases de type A (moclobémide), dépourvus d’effets anticholinergiques, et de métabolisme plus rapide, avec lesquels il n’a pas été retrouvé d’interaction médicamenteuse dangereuse en anesthésie.     Haut de page.

IMC (1)
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
  -  Abrév.  Indice de masse corporelle ou indice de Quetelet. On divise le poids (en kg) par la taille (en m) au carré. Si le résultat (chiffres communiqués par le Comité Expert de l'organisation Mondiale de la Santé) est inférieur à 18,5, il y a déficit pondéral et la personne souffre de maigreur. Si l'IMC est compris entre 18,5 et 24,9 le poids est considéré comme satisfaisant. Entre 25 et 29,9, on considère que l'obésité est légère. Elle est qualifiée de surpoids ou degré 1 d'excès de poids. Entre 30 et 39,9, obésité ou degré 2 d'excès de poids. Supérieur à 40 : obésité grave (ou massive) ou degré 3 d'excès de poids, avec plus de 100% d'excès de poids. Exemple : individu de 1,80 m et 85 kg. Son indice est égal à  85 : (1,80)2 = 85 : 3,24 = environ 26, soit une légère obésité.      Haut de page.

IMC (2)

Neurologie, pédiatrie, kinésiologie kinésithérapie
  -  Abrév.  Infirmité motrice cérébrale. * infirmité :
ce mot résulte de la réfection d'après le latin infirmus, de l'ancien français enferme, malade ; au sens classique, infirme signifie donc "qui ne jouit pas de toutes ses facultés physiques" ; * motrice : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau.  L'IMC est due à des lésions du cerveau, survenues avant, pendant ou après la naissance. Les causes peuvent être très variées : maladie infectieuse pendant la grossesse, hypoxie pendant l'accouchement ... Les formes d'IMC sont nombreuses et affectent essentiellement les mouvements, l'équilibre, mais aussi les organes sensoriels.  Haut de page.

INR
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire, médecine biologique  -  [Angl. : INR - International Normalized Ratio]   Abrév.  International Normalized Ratio ou Rapport international normalisé. L'INR est une mesure effectuée par un laboratoire d'analyses médicales qui permet d'évaluer l'action de l'AVK (antivitamine K) en prise orale (exemple Préviscan®) sur la fluidité du sang. C'est un indicateur dérivé du TP ou temps de prothrombine qui permet à un patient d'adapter précisément sa posologie d'AVK. Les laboratoires utilisent la formule suivante :

Pour le temps de Quick et le temps de prothrombine, voir Temps de prothrombine
IMPORTANT : La valeur cible de l'INR pour un traitement par AVK n'est pas la même pour tous les patients et dépend de la pathologie. Si on considère que la norme biologique de l'INR est égale à 1 et celle du taux de prothrombine = 100%, voici le tableau qui donne les valeurs cibles pour les principales pathologies dans lesquelles on utilise un AVK.

Lien internet (et téléchargement) du  Carnet "Vous et votre traitement anticoagulant par AVK" édité à l'attention des patients sous la coordination de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) :
http://www.afssaps.fr/var/afssaps_site/storage/original/application/156138d882a2f69341ee1d768f2d8dcc.pdf                   Haut de page.

INVS
Épidémiologie et santé publique
  -  Abrév.  Institut National de Veille Sanitaire.   Extraits du site officiel de l'InVS : « L’ Institut de Veille Sanitaire (InVS) est un établissement public de l’ État qui a été créé (par la loi) afin de renforcer le dispositif de sécurité et de veille sanitaire en France. L’ Institut de Veille Sanitaire - qui succède au Réseau National de Santé Publique - est placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé. La mission générale de l’ Institut de Veille Sanitaire est de surveiller, en permanence, l’état de santé de la population et son évolution. Cette mission repose plus spécifiquement sur des activités de surveillance épidémiologique, d’évaluation de risques, et d’observation de la santé. L’ InVS est chargé, en particulier, de :    ·  détecter toute menace pour la santé publique et d’en alerter les pouvoirs publics,    · rassembler, analyser et valoriser les connaissances sur les risques sanitaires, leurs causes et leurs évolutions,    · participer au recueil et au traitement des données sur l’état de santé de la population,    · réaliser ou appuyer toute action (enquête, étude, expertise…) nécessaire à l’exercice de ses missions … »   Site internet : http://www.invs.sante.fr/        Haut de page.

IPCB
Chirurgie artérielle, angiologie  -  Abrév.  Indice de pression cheville / bras[Angl. : AAPI - Ankle/arm pressure index ou ABPI - Ankle/brachial pressure index]  Les pathologies nécessitant un pontage aorto-unifémoral ou PAUF (une seule jambe concernée) ou aorto-bifémoral ou PABF (les deux membres inférieurs) sont essentiellement l'AAA (anévrisme aortique abdominal) ou l'AOMI (artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Le pontage consiste à shunter la zone anévrismale ou atteinte par une athérosclérose sévère, à l'aide d'un fragment artériel de synthèse (généralement du dacron) spécifique au patient à opérer (correspondant à ses mensurations). Pour localiser le PAUF ou le PABF, il faut savoir que l'aorte abdominale se divise en 2 artères iliaques juste en dessous de l'ombilic, et qu'à chacune de ces artères iliaques succède une artère fémorale au niveau du pli de l'aine. Ces pontages, lorsqu'ils doivent être réalisés, c'est-à-dire lorsque l'angioplastie transluminale s'avère impossible, se font donc de l'aorte abdominale jusqu'à l'artère fémorale, en aval des zones lésées. Pour évaluer la gravité  de la MAP (maladie artérielle périphérique) d'un patient, on mesure l'IPCB au niveau de la cheville et du coude. L'indice normal est supérieur à 1. Si l'IPCB est compris entre 0,5 et 0,9, le sujet ressent des douleurs à la marche qui disparaissent spontanément et rapidement ) la marche. C'est ce que l'on appelle la claudication intermittente ou CI.  Dans l'ICM ou ischémie critique des membres, l'IPCB est inférieur à 0,5 et le sujet ressent des douleurs au repos, y compris pendant le repos nocturne. La position assise, jambes pendantes soulage peu à peu ces douleurs, mais altèrent fortement le sommeil. Ces douleurs peuvent céder aux opiacés mais, sans traitement, des ulcères peuvent apparaître, voire des zones gangréneuses.        Haut de page.

IR
Ophtalmologie, chromothérapie  -  Abrév.  Infrarouge * infra : du latin infra, au-dessous, en position inférieure, souvent synonyme du préfixe sub- ; * rouge : du latin sonum [son(o)-, -sonie, -sonique], relatif aux sons, vibrations de l’air.  Dans le spectre d'émission de la lumière blanche, l'infrarouge est invisible pour l'œil humain. En effet, l'infrarouge a une longueur supérieure à 700 nm (1 nanomètre = 10-9 m) et l'œil ne perçoit que les longueurs d'ondes comprises entre 400 et 700 nm. A noter que l'on dit infrarouge pour une longueur d'onde supérieure à celle du rouge, car on se base sur la fréquence qui est l'inverse de la longueur d'onde. La fréquence de l'IR est donc inférieure à celle du rouge. Le rayonnement infrarouge est utilisé depuis longtemps en médecine (c'est l'infrathermothérapie) pour ses caractéristiques thermiques et en médecine biologique pour la mise en évidence de nombreuses substances dans des analyses.   Spectre de la lumière blanche      Haut de page.

IRC
Néphrologie urologie
  -  Abrév.  Insuffisance rénale chronique.  * in :
du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * suffisance : du latin sufficere [suffisant, suffisance], suffire, avoir la quantité nécessaire pour ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps.  C'est la diminution prolongée, souvent définitive, des fonctions rénales exocrine et endocrine. La filtration glomérulaire chute, provoquant une augmentation de la créatininémie (taux de créatine dans le sang) et une diminution de la clairance (*) de la créatine. Mais le seul marqueur de l'IRC est la clairance de l'inuline (**) : valeur normale : 120 mL + ou - 20 à 30%. (*) La clairance (=clearance) est le volume sanguin (ou de plasma) en mL que le rein (mais aussi le foie, l'intestin) est capable de débarrasser complètement d'une substance donnée en une minute. (**) Variété d'amidon présente dans le rhizome de certains végétaux et utilisée pour mesurer le degré de l'IRC.  Haut de page.

IRCAD
Cancérologie, recherche médicale
  -  Abrév.  Institut de Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif.  L'IRCAD est présidé par le professeur Jacques MARESCAUX (Chef de service de chirurgie digestive et endocrinienne des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et fondateur de l' EITS - Institut Européen de Téléchirurgie). La première intervention chez l'homme en chirurgie digestive a été réalisée par le professeur Jacques Marescaux, le 30 septembre 1990 avec le robot Zeus, à commande vocale. Depuis 1994, plus de 5 000 chirurgiens d'une cinquantaine de pays sont venus se former à la téléchirurgie à Strasbourg, faisant de l'IRCAD le premier centre de formation en téléchirurgie au monde.  Haut de page.

IRM
Imagerie médicale et interventionnelle
  -  Abrév.  Imagerie par résonance magnétique. * résonance :
du latin resonantia [résonance, résonateur], phénomène d’interaction qui se produit entre les atomes et le rayonnement électromagnétique auquel ils sont soumis ; * magnétique : du grec magnês lithos, pierre aimantée ou pierre de Magnésie, du nom de la ville d'Asie Mineure dans laquelle on trouvait une grande quantité de minerai aimanté.  L'IRM est le moyen le plus moderne d'obtenir des images détaillées de l'organisme. Contrairement au rayons X, aucune radiation n'est utilisée. Cet appareil fonctionne au moyen d'un aimant et d'ondes radio pour produire des images des organes et des tissus de l'organisme. Dans le champ magnétique intense, les noyaux d'hydrogène de l'eau du corps s'orientent tous dans le même sens. Durant quelques millièmes de seconde, on émet des ondes perturbatrices. Les noyaux changent d'orientation avant de reprendre leur position initiale. Ces variations du champ magnétique sont numérisées et traduites en images par un ordinateur. L' examen est sans douleur. Puisque l'on utilise des aimants, tous les objets métalliques doivent être enlevés avant de pénétrer dans la salle d'examen. Pour un IRM de la tête, on fixe la tête avec des bandes de Velcro. Il est important de rester immobile pendant toute la procédure. Un tout petit mouvement peut altérer les images. En plus des bandes de Velcro, un casque peut aussi être placé sur la tête. Tandis que le patient est allongé sur une table étroite et plate, celle-ci est introduite dans un grand cylindre. L'examen peut durer 20 minutes à une heure. Pendant que les images sont prises, l'appareil produit  un bruit de tambour ou de battement. Le produit radio-opaque utilisé en injection intraveineuse est l'oxyde de gadolinium.   Voir aussi RMN.  Haut de page.

ISRS
Neurologie, psychiatrie psychologie, pharmacologie
  -  Abrév.  Inhibiteur(s) spécifique(s) de la recapture de la sérotonine. * inhibiteur :
du latin inhibere [-inhibiteur], retenir ; * séro : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * tonine : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension.  Classe de médicaments antidépresseurs, utilisés dans le traitement de la dépression majeure, dans la prévention de la dépression secondaire dans certains troubles psychiatriques (tels la schizophrénie ou la démence), mais aussi dans les cas de boulimie et troubles obsessifs compulsifs. Ces molécules agiraient directement sur les neurones à sérotonine, puis indirectement sur d'autres systèmes neuronaux. Le Prozac et le Deroxat sont les ISRS les plus cités par les médecins généralistes. Actuellement, ces molécules sont également prescrites dans le traitement des TOC (troubles obsessionnels compulsifs).     Haut de page.

IT
Hématologie, épidémiologie et santé publique
  -  Abrév.  Incident transfusionnel.  * trans :
du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * fusion : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre.  Par décision DG n° 2001-50 du 7 mai 2001, l'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) a créé un traitement automatisé d'informations relatives aux incidents transfusionnels. Les informations sont issues de la Fiche d'incident transfusionnel remplie par l'établissement de soins ou de transfusion sanguine.      Haut de page.

IU   IUE
Chirurgie urologique, chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, pharmacologie, kinésiologie kinésithérapie  -  Abrév.  Incontinence urinaire, incontinence urinaire d'effort.  * in :
du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * continence : du latin continentia, de continere, contenir ; * urinaire : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.  L'incontinence urinaire touche plus de 2 millions de personnes en France  et concerne 2 femmes pour 1 homme. Il s'agit généralement de petites fuites qui se produisent lorsque la vessie est trop pleine (pression intravésicale supérieure à la résistance du sphincter urétral), quand il y a une déficience des muscles lisses et sphincters, après plusieurs accouchements avec épisiotomie, entre autres. Les traitements sont nombreux et dépendent de l'importance de l'IU ou de l'IUE : médicaments, rééducation par kinésithérapie, chirurgie réparatrice. Il existe un certain nombre de méthodes chirurgicales, qui ont toutes pour but de fixer le vagin et/ou la vessie et l'urètre. Voir le terme "colposuspension".     Haut de page.

ITI
Médecine biologique, épidémiologie et santé publique, recherche médicale  -  Abrév.  Inhibiteurs de la transcriptase inverse. * inhibiteur :
du latin inhibere [-inhibiteur], retenir.   Issus de la recherche sur les moyens de lutter contre le VIH responsable du SIDA, les ITI sont des molécules qui interviennent dans la cellule pour entraver l’action d’une enzyme virale, la transcriptase inverse, et empêcher ainsi la transcription de l’ ARN du virus en ADN viral qui parasite l’ ADN de la cellule hôte (LT4). Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l’organisme dès les années 80 (AZT) et le début des années 90 (ddI, ddC). La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®), ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®), névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).     Haut de page.

IVG
Gynécologie obstétrique
  -  Abrév.  Interruption volontaire de grossesse. Le 17 janvier 1975, Madame Simone WEIL fait voter la loi sur l'interruption volontaire de grossesse. La loi prévoyait un délai de 10 semaines, sauf si la vie de la mère était en danger ou si une amniocentèse permettait de déceler une anomalie génique ou chromosomique grave. Ce délai a été porté à 12 semaines depuis Le 30 mai 2001, date à laquelle Madame Martine AUBRY fait voter une nouvelle loi, qui permet aussi aux mineures de décider une IVG sans l'accord des parents, mais à condition qu'elles soient accompagnées d'un adulte.        Haut de page.

IVRS
Pneumologie, otorhinolaryngologie, pédiatrie  -  Abrév.  Infection des voies respiratoires supérieures[Angl. : URI ou URTI : Upper respiratory tract infection]  L'IVRS est l'une des affections rencontrées fréquemment chez les jeunes enfants. Elle affecte essentiellement la sphère ORL et se complique souvent d'otite, de rhume, de sinusite, entre autres. Lorsque l'IVRS évolue défavorablement, elle se propage vers les voies respiratoires inférieures, trachée, bronches et bronchioles, occasionnant la trachéite, la bronchiolite ou la bronchite.   Les voies aériennes supérieures          Haut de page.