Abréviations - L Signification
LA
Algologie, anesthésiologie réanimation
- Abrév. [Angl. : LA - Local
anaesthesia ou anesthesia] En français : Anesthésie locale. * an :
du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie
« sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio, esthésie], sensation,
perception. L'anesthésie locale, ou locorégionale (ou loco-régionale) a pour but
l'insensibilisation d'un territoire donné et limité. On distingue essentiellement l'anesthésie locale
transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les
anesthésiques locaux (ou loco-régionaux) bloquent les canaux sodium (Na+)
des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale
périphérique. La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la
douleur) de façon réversible. Ce blocage varie en fonction des doses
appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la
douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres. La
lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus
utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples : TAC : Tétracaïne 0,5%,
Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ; LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000
et Tétracaïne 0,5 à 2% ; crème EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) :
prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile
; Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.
L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La
vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la
peau est saine) et de son épaisseur. A noter que sur une muqueuse, la vitesse
d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie
locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement
au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la
distension douloureuse et traumatisante des tissus.
LAL LAM
Cancérologie,
hématologie, médecine biologique
- Abrév. Leucémie
Aiguë Lymphoblastique. * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima,
[-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * aiguë : du latin
acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * blasto : du
grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le
développement embryonnaire ; * ique : du grec eikôs [-ique,
-(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des
substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. C'est le type de leucémie le plus fréquent chez l'enfant. Près de 75 % des enfants atteints de leucémie en
sont affectés. Ce type de leucémie atteint d'ailleurs une plus grande proportion de garçons que de filles. La
leucémie aiguë lymphoblastique apparaît lorsque le corps produit trop de cellules appelées «lymphocytes». Ces
cellules demeurent immatures (au lieu de devenir matures et de protéger le corps contre les infections)
et portent alors le nom de «blastes». Schéma d'un blaste (entouré de globules rouges) Les blastes envahissent la moelle osseuse
(blastose) et affectent rapidement les globules
blancs, les globules rouges et les plaquettes. Les personnes qui souffrent de leucémie aiguë lymphoblastique montrent
des symptômes souvent associés au rhume ou à la grippe, ce qui retarde parfois le diagnostic de la leucémie. La
réduction du nombre de globules rouges se manifeste par la pâleur de la peau, la fatigue, une faiblesse générale,
des maux de tête et une perte d'énergie et d'appétit. La prolifération de globules blancs anormaux entraîne une
réduction du nombre de plaquettes, ce qui affecte la fonction de coagulation, favorisant les ecchymoses
ou «bleus»
et les saignements. Ces symptômes augmentent à mesure que les blastes se multiplient dans la moelle osseuse et
se déversent dans le sang. Le diagnostic se fait à l'aide d'un hémogramme, un examen médical qui permet de détecter
la présence de blastes dans le sang. Le diagnostic est confirmé par une ponction de la moelle osseuse et la constatation
de son envahissement par les blastes. Forme très voisine : LAM ou leucémie
aiguë myéloblastique. Haut
de page.
LANL
Cancérologie, hématologie, médecine biologique
- Abrév. Leucémie
Aiguë Non Lymphoblastique. * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima,
[-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * aiguë : du latin
acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * blasto : du
grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le
développement embryonnaire ; * ique : du grec eikôs [-ique,
-(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des
substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. Certaines maladies sanguines peuvent se
transformer au cours de leur évolution en leucémie aiguë. C'est le cas des
syndromes myéloprolifératifs chroniques et en particulier de la leucémie myéloïde
qui se transforme toujours en leucémie aiguë. Il en est de même pour les myélodysplasies
qui correspondent à un ensemble assez hétérogène d'états hématologiques
caractérisés par une insuffisance médullaire ou dysmyélopoïèse. Ces
états se transforment avec une fréquence et une vitesse variable en LANL. Le
pronostic des leucémies aiguës secondaires est très mauvais. Haut de page.
LASER
Dermatologie, ophtalmologie, chirurgie générale
- Abrév. Light
amplification by stimulated emission of radiation. * LASER : lumière amplifiée par émission stimulée de radiation
(rayonnement). Faisceau de lumière de forte intensité, émis dans
l'infrarouge ou dans les longueurs d'ondes de la lumière visible. Selon le type de laser utilisé, on peut
sectionner, coaguler, polymériser, vaporiser etc... Haut de page.
LASIK
Anatomie, ophtalmologie, chirurgie ophtalmique
- Abrév. Laser Assisted Intrasomal Keratomileusis Schéma de l'œil normal . La cornée * cornée : du latin cornea tunica [cornée], partie antérieure transparente de l’œil est une membrane fibreuse,
résistante et transparente, qui fait suite à la sclérotique (ou blanc de l'œil)
et qui constitue la paroi avant de la chambre antérieure de l'œil. La jonction
entre sclérotique et cornée est appelée limbe sclérocornéen. Une particularité
importante de la cornée : elle ne possède aucun vaisseau sanguin et ses échanges
nutritionnels et gazeux sont assurés par l'air et le film lacrymal pour les
échanges gazeux et les sels minéraux, par l'humeur aqueuse côté intérieur. La
cornée n'étant pas recouverte par la conjonctive dans sa zone centrale,
constitue donc le premier milieu transparent de l'œil, mais aussi la première
lentille. Elle joue donc un rôle optique et protecteur très important.
Pour comprendre les interventions de chirurgie ophtalmique pratiquées sur la
cornée, il faut en connaître au moins sa structure simplifiée. Elle est formée
de 5 couches ; de l'extérieur vers l'intérieur : * la couche épithéliale,
constamment irriguée par le film lacrymal et elle-même constituée de plusieurs
couches de cellules * la membrane élastique antérieure, connue aussi sous le nom
de membrane de Bowman ou membrane de Reichert * la couche de substance propre *
la couche basale postérieure ou membrane de Descemet * la couche endothéliale
qui représente l'essentiel de l'épaisseur de la cornée (environ 0,5 mm).
Pour corriger certaines anomalies comme la myopie, la presbytie,
l'hypermétropie, l'astigmatisme, les ophtalmologistes utilisent la chirurgie
dite réfractive qui a pour but de modifier ou "surfacer" la courbure de la
cornée. Sans entrer dans les détails, voici les principales phases de
l'opération dite méthode LASIK - ou procédé LASIK (il y a plusieurs
variantes de cette méthode en fonction du matériel utilisé). LASIK = Laser ASsisted Intrasomal Keratomileusis
* Un volet cornéen ou corneal flap est découpé en ménageant une charnière, soit
manuellement avec un microkératome, soit sans intervention manuelle, grâce à un
laser femtoseconde (tous les centres pratiquant le LASIK n'en sont pas équipés)
qui émet des tirs de 10- 15 s.
* Le laser Excimer (terme formé par Exc[ited] et [d]imer) effectue
la modification de la courbure en aplanissant la cornée par photoablation.
* Le volet épithélial est remis en place, tient tout seul et permet une
récupération visuelle très rapide (le lendemain). Ces nouvelles techniques "tout
laser" se font sous anesthésie locale et ont considérablement réduit la douleur
liée à l'utilisation du microkératome. Haut de page.
LB LB agar
Médecine biologique, microbiologie -
Abrév. Luria Bertani ou Lysogeny Broth. Pour la petite
histoire, le milieu LB est appelé à tort milieu Luria Bertani, du nom de 2
biologistes qui ont eu leurs heures de gloire dans les années 1940 à 50 :
Salvador LURIA et Giuseppe BERTANI. Selon les dires de l'un d'eux il s'agit
d'une confusion, les lettres LB signifiant à l'origine Lysogeny Broth,
c'et-à-dire bouillon de culture pour l'étude de la lysogénie. Mais dans la
plupart des publications scientifiques, milieu LB est aujourd'hui synonyme de
milieu Luria Bertani. En principe, il s'agit d'un milieu liquide. Pour un milieu
solide, on utilise "LB agar", c'est-à-dire le même que précédemment auquel on
additionne 15 à 20 g de gélose (agar agar) selon le résultat désiré. Le milieu
ainsi gélosé est placé en étuve à 121°C pendant 20 minutes, puis laissé à
refroidir jusqu'à 50°C environ (*) avant d'être coulé en zone stérile dans les
boîtes de Pétri. (*) Le fait de ne couler le milieu qu'à une t° d'environ 50°C
va limiter la formation de buée dans les boîtes de Pétri.
Plus de détails sur le milieu LB liquide : pour * 1 litre d'eau déminéralisée *
10 g de Bacto-Tryptone * 5 g de Bacto-Yeast Extract * 5 g de sel NaCl. Si on
commande les produits lyophilisés, on peut aussi mélanger 25g de milieu LB
Broth, parfois appelé milieu Miller, avec 1L eau déminéralisée. Faire ensuite
l'autoclavage comme indiqué ci-dessus. Haut de page.
LBA
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle
- Abrév. Lavage
broncho-alvéolaire. * broncho : du latin
médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique],
bronche ; * alvéolo : du latin alveolus, de alveus [alvéol(o)-,
alvéolaire], cavité de ruche, désigne en biologie une petite cavité ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à
partir d’une racine. C'est une injection-aspiration d'un liquide physiologique dans les voies
respiratoires, à l'aide d'un fibroscope (tube flexible, de petit calibre, introduit par le nez ou la bouche).
Le liquide est ensuite récupéré et analysé. Cet examen permet aussi d'effectuer éventuellement une biopsie.
Voir broncho-alvéolaire. Haut de page.
LCA LCAE LCP LCPI LLE LLI
Rhumatologie, anatomie
- Abrév. Ligament
croisé antérieur (ou LCAE : ligament croisé antérieur externe).
* ligament : du latin ligamentum [ligament(o)-], bande, bandage, lien. Il est situé au milieu du genou,
dans la cavité médiane du fémur. Schéma des ligaments du genou
Il est oblique vers le haut, l'arrière et l'extérieur, situé devant le LCP ou ligament croisé postérieur (ou LCPI : ligament croisé postérieur interne). Ces 2 ligaments sont croisés
et ont pour rôle de stabiliser l'articulation du genou et en particulier d'empêcher la rotation du tibia par
rapport au fémur. Sur le schéma, on distingue également le LLI (ligament latéral
interne) et le LLE (ligament latéral externes). Haut
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LCAT
Médecine biologique, angiologie, cardiologie
- Abrév. Lécithine cholestérol acyl
transférase. * lécithine : du grec lekithos [lécith(o)-, lécithine], jaune d’oeuf, synonyme de vitellus ; la
lécithine est un lipide phosphoré abondant dans le jaune d’œuf et le système
nerveux ; * cholé : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie,
-choline], relatif à la bile ; * stérol : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec kholê (bile) a formé
cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides
et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau
stérol. La LCAT est une enzyme plasmatique circulante
d'origine hépatique, qui permet l'estérification du cholestérol. Son dosage est
toujours d'un grand intérêt et remplace avantageusement l'établissement du
rapport cholestérol estérifié / cholestérol total, qui est de plus en plus
abandonné. Le déficit en LCAT peut
être d'origine génétique (maladie rare) et provoque un déficit de
l'estérification du cholestérol plasmatique et son accumulation dans de nombreux
organes, dont la cornée (on parle du syndrome des "yeux de poisson"), dans le
rein qui perd peu à peu ses fonctionnalités etc. Haut
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LCH
Obstétrique, néonatalogie - Abrév. Luxation congénitale de la hanche * lux(o)- : du
latin luxo, luxer, déboîter, démettre, disloquer ; * -ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine
en nom ; * con : lorsqu'il
s'agit d'un préfixe, vient du latin cum, avec ; * génito, génital : du latin genitalis, de genitum, genere [génit(o)-, -génital], engendrer.
Une luxation est qualifiée de congénitale (ou héréditaire) lorsqu'elle apparaît
avant la naissance ou pendant l'accouchement. L'une des formes les plus connues
et fréquentes est la luxation congénitale de la hanche ou LCH. Elle résulte
d'une malformation de l'articulation coxofémorale (entre le bassin et le fémur),
dans laquelle la cavité cotyloïde (la cavité dans laquelle vient se loger la
tête du fémur) est insuffisamment développée et n'entoure pas complètement cette
tête du fémur. Selon la gravité de cette dysplasie, l'articulation est
"simplement" luxable ou luxée en permanence. C'est une pathologie qui affecte
davantage les filles que les garçons et un test est systématiquement pratiqué à
la naissance : il s'agit du signe du ressaut (de l'ancien verbe "ressaillir") ou
signe d'Ortolani - pédiatre italien né le 25 juillet 1904 à Altedo, près de
Bologne, mort en 1983 - (ou manœuvre du ressaut ou manœuvre d'Ortolani), qui correspond à la
réduction brutale de la luxation lorsque le médecin rapproche la cuisse de l'axe
du corps. Technique : le médecin saisit les 2 genoux entre le pouce et l'index
en plaçant les 3 autres doigts sur la face externe de la cuisse. Les genoux et
les hanches sont fléchis. En imprimant un mouvement d'abduction (écartement d'un
membre ou d'un segment de l'axe du corps) on peut percevoir un ressaut dit « de rentrée » signifiant que la
hanche est luxée mais réductible : c'est une forme sévère de LCH. Lors du
mouvement d'adduction (rapprochement d'un membre ou d'un segment de l'axe du
corps) on peut percevoir un ressaut de sortie qui témoigne d'une hanche en place
mais luxable : c'est une forme moins sévère de LCH. Ce ressaut peut persister
très longtemps. Il existe aussi le signe de Barlow ou manœuvre de Barlow, quand
le signe d'Ortolani est négatif. Technique : l'enfant est sur le dos, une main
tient le bassin et l'autre main saisit la cuisse en abduction. Pendant que la
cuisse est maintenue en abduction, la main imprime des mouvements
antéropostérieurs (poussée du membre vers le corps puis étirement). On met en
évidence le signe du piston qui prouve l'instabilité. Ce signe est important
lorsque le signe d'Ortolani est négatif, dans les luxations graves. Pas de
ressaut, mais sensation de piston. L'un des principaux traitements de la LCH est
le port, pendant environ 3 mois, d'une culotte d'abduction appelée aussi culotte
d'Ortolani, qui met les cuisses du nouveau-né perpendiculaires à l'axe du corps,
dans le plan frontal (celui qui passe par les 2 épaules). Haut
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LCR LCS
Neurologie, imagerie médicale et interventionnelle,
médecine biologique - Abrév. Liquide
céphalo-rachidien, liquide cérébro-spinal. * céphalo : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête ; * rachidien : du
grec rhakhis [rachi-, -rachie], axe et, par extension, colonne vertébrale
ou liquide céphalorachidien ; * cérébro : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau ; * spinal : du latin spina [spin(o)-,
-spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la
moelle épinière. Le liquide
céphalorachidien ou cérébrospinal se trouve dans les cavités de
l'encéphale, dans la moelle épinière (canal de l'épendyme) et dans la
méninge moyenne. Son rôle est essentiellement mécanique : il maintient l'axe
cérébrospinal en état de flottaison, lui assurant ainsi une protection
particulièrement efficace. Caractéristiques biologiques et physiques du LCR Ce LCR est sécrété par
les plexus choroïdes des ventricules latéraux, mais aussi des troisième et
quatrième ventricules. Le sens d'écoulement du LCR le mène des ventricules
latéraux vers le 3e ventricule par les orifices de Monro, puis dans le 4e
ventricule par l'aqueduc de Sylvius. Il passe ensuite à travers les foramens de
Magendie et de Lushcka pour rejoindre la citerne cérébello-médullaire et la
citerne cérébello-pontique (ou ponto-cérébelleuse). Le LCR est ensuite
progressivement réabsorbé par des granulations dites de Pacchioni, situés entre
l'arachnoïde et la dure-mère. Haut
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LDH LDH1 LDH2 LDH3 LDH4 LDH5
Biochimie, hématologie, médecine biologique
- Abrév. Lactase déshydrogénase -
ou lactase-déshydrogénase. * lacto : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait; * dés- : du
préfixe latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation
; * hydro : du
grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * géno : du latin et
du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui
engendre ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase).
Synonymes : lactico-déshydrogénase, déshydrogénase de
l'acide lactique, lactase déshydrogénase, LDH, SLDH -lacticodéshydrogénase
sérique, DLH. Les déshydrogénases sont des enzymes
synthétisées par nos cellules, transporteuses
d'hydrogène et qui, de ce fait, catalysent des réactions d'oxydation par
déshydrogénation, ou de réduction par hydrogénation. La LDH permet une
réduction réversible très importante de l'acide pyruvique en acide lactique : acide pyruvique + DPNH ↔ acide lactique + DPN (DPN = diphosphopyridine nucléotide et DPNH =
diphosphopyridine nucléotide réduit). Le dosage de la LDH se fait sur une petite
quantité de sérum frais non hémolysé (les hématies ou globules rouges
contiennent presque 250 fois plus de LDH que le sérum). Il existe plusieurs
méthodes de dosages et donc plusieurs unités. Voici, en UI (unités
internationales) les valeurs normales : 100 à 240 UI/L à 25°C, 140 à 330 UI/L à
30°C, 200 à 480 UI/L à 37°C. A noter que ces valeurs sont naturellement plus
importantes chez le nouveau-né et chez le jeune enfant. Les organes les plus
riches en LDH sont, par ordre décroissant : les muscles squelettiques, le foie,
les reins, le myocarde, les ganglions lymphatiques, le rate, le cortex cérébral
et cérébelleux, l'estomac, le pancréas, les hématies. Compte tenu de
l'universalité de la répartition de cette enzyme dans les tissus de l'organisme,
son augmentation ne sert le plus souvent qu'à indiquer que le patient souffre
d'une maladie à évolution active.
* Dans l'infarctus du myocarde, les chiffres sont 7 à 10 fois plus élevés que la
normale dans les 2 à 3 jours qui suivent l'accident et ne redeviennent normaux
qu'entre le 7e et le 11e jour, alors que les taux de SGOT - aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxalo-acétique - voir
cette abréviation à la lettre S - baissent souvent dès le 5e jour. * En
pathologie hépatique, le taux de LDH est proportionnel à la gravité de
l'atteinte tissulaire, ce qui lui donne une réelle valeur. En association avec
SGPT - alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), également appelée transaminase
glutamique-pyruvique - le taux de SLDH peut aider à différencier un ictère
hémolytique d'un ictère par hépatite. Dans le premier cas, seules les SLDH sont
augmentées, alors que dans le deuxième, les deux taux sont plus élevés. * Dans
les syndromes néphrotiques ou les insuffisances rénales aiguës, la LDH est
presque toujours très élevée et, dans les homotransplantations (greffe rénale),
l'élévation de la LDH est d'autant plus importante que la greffe est mal
tolérée. * Enfin, de nombreuses autres affections peuvent augmenter de façon
significative la LDH : opérations et accidents qui détruisent du tissu
musculaire, anémie pernicieuse, crises hémolytiques, MNI (mononucléose
infectieuse), tous les cancers ...
Grâce à des méthodes électrophorétiques et chromatographiques, on a isolé 5
isoenzymes de la LDH (ce sont des variantes chimiques), notées 1 à 5. Les isoenzymes de la LDH
Ces LDH
sont toutes formées de 4 peptides, dont 2 fondamentaux : le peptide H (de
l'anglais Heart, cœur) et le peptide M (muscle et foie). Leur classification de
1 à 5 a été faite en fonction de leur vitesse de migration électrophorétique,
LDH1 étant la plus rapide, LDH5 la plus lente.
Chez un
individu sain, le rapport LDH1/LDH2 < 1. L'augmentation de la concentration
sanguine d'une isoenzyme révèle une destruction des cellules du tissu
correspondant. * En pratique, on se sert surtout de la LDH1 dans le diagnostic
de l'infarctus du myocarde, car elle devient supérieure à LDH2 (maximum après 2
à 3 jours et le reste pendant 11 à 12 jours. C'est donc un bon marqueur clinique
de l'infarctus. * Dans l'hépatite virale, c'est la LDH5 qui augmente très
fortement et peut alors représenter jusqu'à 50 % de la LDH totale. La LDH4 subit
une petite augmentation. La LDH5 peut rester élevée plusieurs mois après
l'hépatite et le retour à un taux normal est signe de guérison. * Dans les
néoplasies comme les leucémies et les lymphomes, on observe essentiellement une
élévation de LDH2, LDH3 et LDH4. Leurs dosages répétés permettent d'avoir une
bonne idée de l'évolution de ces maladies. Haut de page.
LDL LDL-C
Hématologie, médecine biologique
- Abrév. Low Density Lipoprotein cholesterol * cholo, cholé : du
grec kholê [chol(é)], bile ; * stéro, stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde],
désignant les corps qui dérivent du noyau stérol.
Le cholestérol
est un lipide formé à partir d'un noyau stérol. Schéma de la molécule de cholestérol On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la
composition de nombreuses hormones. Le foie en fabrique jusqu'à 1,2 g/jour et il
est aussi synthétisé dans les glandes surrénales. Pendant longtemps, on a mesuré
dans le sang, le rapport entre le cholestérol total libre et le cholestérol
estérifié. Les valeurs normales de ce rapport varient entre 0,60 et 0,80.
Actuellement, on dose le cholestérol HDL (high density lipoproteines ou alpha
lipoprotéines) ou cholestérol à haute densité qui a la propriété d'éliminer le
cholestérol des parois des artères et de le transporter vers le foie où il est
dégradé. C'est le "bon cholestérol". On dose aussi le cholestérol LDL (low
density lipoproteines ou ß lipoprotéines) ou cholestérol à basse densité qui a
tendance à déposer le cholestérol sur les parois artérielles. C'est le "mauvais
cholestérol". Le rapport moyen LDL sur HDL est < 3,5 chez l'homme, < 3,2 chez la
femme. Des études menées actuellement tendent à montrer que le cholestérol joue
un rôle bénéfique au niveau de l'encéphale, notamment en ce qui concerne
l'établissement de nouvelles synapses. Les statines sont des médicaments qui ont
la faculté de faire baisser le taux de LDL. En 2004, une nouvelle molécule a été
découverte : c'est la rosuvastatine, appartenant elle aussi aux statines mais
plus efficace et qui devrait bientôt être commercialisée. Haut de page.
LED LEAD
Immunologie allergologie - Abrév. Lupus
érythémateux disséminé. * lupus : du latin
lupus [lup(o)-], signifiant ulcère, affection inflammatoire à évolution
prolongée et se rapportant essentiellement au visage ; * érythémateux :
du grec eruthêma, -atos [érythém(o)-], rougeur, inflammation. Le lupus érythémateux disséminé est une maladie auto-immune caractérisée
par un trouble sévère de l'immunité. Il est caractérisé par la présence d’une grande variété d’autoanticorps
circulants dont les plus spécifiques sont dirigés contre un ou plusieurs composants du noyau cellulaire.
Ainsi défini, le lupus reste une entité clinique hétérogène aux manifestations protéiformes, de pronostic
incertain. Le LED est associé aux allèles DR2 et DR3 du système HLA et s’observe dans certains déficits
congénitaux en fractions du complément. Les facteurs d’environnement ont également de l’importance. Les
hormones sexuelles influencent fortement le lupus. De nombreux médicaments mais aussi des agents retrouvés
dans l’alimentation ou les cosmétiques peuvent induire un LED ou favoriser une poussée. Les rayons ultraviolets
ont un rôle néfaste reconnu. L E A D : lupus érythémateux aigu disséminé. cette affection peut
entraîner potentiellement une destruction de tous les organes. Haut de page.
LF
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
- Abrév. Longueur
fémorale. * fémorale : du latin femur [fémor(o)-, -fémoral], cuisse, relatif à l’os de la cuisse ou à la
cuisse. La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête.
Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le
fœtus a une croissance anormalement importante.. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner.
Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes : PC ou périmètre
crânien, PA ou périmètre abdominal, LF : longueur fémorale, BIP : c'est le diamètre
bipariétal, DAT : diamètre abdominal transverse. Haut de page.
LET
Algologie, anesthésiologie réanimation
- Abrév. * LET : Lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000
et Tétracaïne 0,5 à 2%. Le LET est l'un des médicaments utilisés
dans l'anesthésie locale. On distingue essentiellement l'anesthésie locale
transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les anesthésiques
locaux (ou loco-régionaux) bloquent les canaux sodium (Na+) des
membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale périphérique.
La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la douleur) de façon réversible.
Ce blocage varie en fonction des doses appliquées, mais aussi des fibres
nerveuses concernées : les fibres C de la douleur ne possédant pas de myéline
sont donc bloquées avant les autres. La lidocaïne et les autres anesthésiques
locaux (AL) de type amide sont les plus utilisés parmi de nombreux autres.
Quelques exemples : TAC : Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8%
; LET : Lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2% ; crème
EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) : prilocaïne et lidocaïne en
proportions égales dans une émulsion eau - huile ; Voltarène, Profenid,
Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.
L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La
vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la
peau est saine) et de son épaisseur. A noter que sur une muqueuse, la vitesse
d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie
locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement
au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la
distension douloureuse et traumatisante des tissus. Haut de page.
LFCE
Neurologie, associations de malades, recherche médicale
- Abrév. Ligue
Française Contre l'Épilepsie. * épilepsie : du latin epilêpsia, attaque. Extraits du site de la LFCE : "La Ligue Française Contre
l'Épilepsie a été créée il y a 50 ans. Elle regroupe 600 professionnels (médecins, professions paramédicales
ou sociales), qui consacrent leur savoir et leur énergie au service des patients épileptiques. La Ligue édite des
revues d'information, organise des réunions scientifiques et de formation et participe intensément à l'enseignement
de l'épileptologie. En collaboration avec les associations de patients, elle agit aussi pour l'amélioration
du statut des sujets épileptiques. C'est pour nous un combat de tous les jours et le site web ( http://lfce.epilepsies.free.fr )
en est le nouvel instrument qui vous permettra d'adhérer pour certains, de dialoguer pour d'autres et d'obtenir
les réponses aux questions que vous vous posez. C'est aussi un endroit qui vous permettra d'établir des liens
vers des sites d'information complémentaire. C'est à ce prix qu'ensemble nous ferons reculer la maladie dont
le coût social élevé représente un problème majeur de santé publique." Haut de page.
LH
Endocrinologie
et métabolismes, médecine biologique, médecine de la reproduction
- Abrév. Hormone
lutéinisante. * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * lutéo, lutéino : du latin luteus [luté(o)-, -lutéal, -lutéinie, -lutéinique], jaune ; * isante : du suffixe -isé(e), -isant(e), qui transforme un substantif en adjectif
ou un autre substantif. La LH ou hormone lutéinisante (Luteinizing
Hormone). Comme la FSH, elle est produite par l'antéhypophyse ou
adénohypophyse. Chez la femme, sa sécrétion est pulsatile et cyclique. C'est
un pic de LH ou "décharge ovulante", produit sous contrôle hypothalamique, qui déclenche
l'ovulation, par rétrocontrôle positif.
Ensuite, le rétrocontrôle redevient négatif : la LH déclenche la transformation du follicule de De Graaf vidé de
son ovocyte II en corps jaune. Chez l'homme, la LH stimule le développement des
cellules interstitielles ou cellules de Leydig, ainsi que la production de
testostérone. Le contrôle du taux de LH est assuré par un rétrocontrôle des
stéroïdes gonadiques et par l'inhibine. Haut de page.
LLC
Cancérologie,
hématologie,
médecine biologique
- Abrév. Leucémie
lymphoïde chronique. * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima,
[-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * lympho : du
latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ;
* oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a
l’apparence ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone,
-chronique, -chronisme], temps. Dans la LLC, on observe une prolifération de cellules lymphocytaires monoclonales
de la lignée B (hyperlymphocytose B), une infiltration clonale sanguine et médullaire de cellules lymphocytaires
incompétentes. C'est une affection du sujet âgé, exceptionnelle avant 40 ans ; le pic de fréquence se situe entre
50 et 70 ans. Il existe également une forme de leucémie lymphoïde chronique à cellules T. Ces cellules
s'accumulent dans la moelle osseuse, les ganglions, le foie, la rate . La majorité des patients n'ont pas de
symptômes et la maladie est découverte au hasard d'une prise de sang. L'évolution des LLC est stable et ne
modifie pas l'espérance de vie. Haut de page.
LMC
Génétique, hématologie, cancérologie oncologie
- Abrév. Leucémie
myéloïde chronique. * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima,
[-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * oïde : du grec eidos,
[-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. La LMC (ou leucémie myéloïde chronique) est une pathologie acquise (donc non
héréditaire) qui résulte d'une transformation néoplasique de certaines cellules
souches, notamment des leucocytes granulocytes. C'est donc au niveau de la
moelle osseuse (= myéloïde) que se situe l'anomalie, sous forme d'un syndrome
myéloprolifératif (prolifération des cellules dans la moelle osseuse). Au niveau
de la mise en évidence dans les laboratoires, la LMC se caractérise par la
présence de cellules dites de Philadelphie. Il s'agit en fait d'une anomalie
chromosomique : les 2 chromosomes 9 et 22 effectuent une translocation
réciproque (c'est un échange de fragment chromosomique) notée t(9-22), ce qui
aboutit à la quasi fusion anormale des 2 gènes BCR (sur le 22) et ABL (sur le
9). Sur ce chromosome 22 anormal, appelé chromosome de Philadelphie ou
chromosome Ph1, le nouveau gène résultant de cette fusion, noté BCR-ABL produit
alors une protéine de fusion anormale et qui a une activité tyrosine kinase. En
France, on compte environ 500 nouveaux cas par an, essentiellement chez les
hommes, avec un âge médian de 50 ans. Cette maladie est silencieuse pendant
plusieurs années et c'est en général à l'occasion d'une banale analyse de sang
avec NFS (numération, formule sanguine) que l'on découvre des leucocytes en
excès (hyperleucocytose), comme les plaquettes, alors que les hématies sont
généralement diminuées, parfois une splénomégalie (rate anormalement grande) ou
un état général dégradé avec fatigue, fièvre, amaigrissement, douleurs osseuses,
entre autres.
Pour un diagnostic fiable, on procède à une ponction biopsie de moelle osseuse,
dans le sternum ou l'os iliaque. Le myélogramme (analyse des cellules de la
moelle osseuse) montre alors une hyperplasie (prolifération anormale) des
cellules souches des granulocytes, variété de globules blancs qui présentent des
granulations dans leur cytoplasme. Cette hyperplasie se fait évidemment au
détriment des autres structures, ce qui explique l'anémie, c'est-à-dire la
diminution des hématies ou globules rouges.
Après une phase souvent longue et silencieuse, la LMC peut évoluer subitement en
leucémie aiguë et les traitements varieront, selon le degré de gravité, entre la
monochimiothérapie orale (Hydréa, Misulban) qui réduit le nombre des leucocytes,
l'interféron alpha qui allonge la durée de vie, la greffe de moelle osseuse si
l'âge du malade le permet et s'il existe un donneur histocompatible. Très
récemment, l'imatinib a obtenu son AMM (autorisation de mise sur le marché).
C'est un inhibiteur des cellules qui expriment le gène BCR-ABL. Haut de page.
LNH LMNH
Cancérologie,
hématologie,
médecine biologique
- Abrév. Lymphome
non hodgkinien. * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. Les LNH désignent les lymphomes en-dehors de la maladie de Hodgkin, qui
sont des tumeurs ayant pour racine les lignées B ou T des lymphocytes. Ces tumeurs peuvent être faiblement
malignes ou très actives. Syn. : LMNH : lymphome malin non hodgkinien. C'est une forme très répandue
de cancer, notamment chez les sujets jeunes. Haut
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LP
Pharmacologie - Abrév. Libération prolongée. Les médicaments dont le nom est suivi de la
mention LP ont une action qui se prolonge dans le temps. Les techniques pour
créer un médicament LP sont nombreuses. Par exemple : * utilisation du principe
de l'osmose : l'eau pénètre progressivement dans le médicament et libère le
principe actif lentement et régulièrement ; * enrobages multiples ou couches
successives ; * constitution d'un gel intestinal qui diffusera lentement les
molécules actives, entre autres. Haut
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LRBI
Médecine biologique, hématologie
- Abrév. Lymphoréticulose
bénigne d'inoculation. * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * réticulo : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur,
tuméfaction ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe
désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. Syn. : CSD (cat scratch disease), MGC (maladie des griffes du chat).
Transmise à 90% par des griffures ou morsures de chat, la LRBI est due à un bacille : Bartonella
henselae. Les symptômes peuvent être nombreux et variés : syndrome oculoganglionnaire, encéphalite,
éruptions, purpura, microangiopathies, anémie hémolytique ... Repérée par sérodiagnostic, elle guérit
souvent seule ou avec des antibiotiques. Haut de page.
LSD LSD 25
Toxicologie, médecine biologique, pharmacologie
- Abrév. Diéthylamide de l'acide lysergique. * di- : du préfixe
grec di, deux fois ; * éthyl : du latin aether, du grec hulê [éthan(o)-, éthyl(o)-], bois ; relatif à l’éthane, gaz combustible C2H6 ; * amide : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine
que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique
obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou
hydrocarbonés (-ine). C'est entre les années 1918 et 1944
que les laboratoires SANDOZ effectuent des recherches sur l'ergot de seigle : Claviceps purpurea. Le 16 avril 1943 le chercheur suisse Albert HOFMANN
découvre accidentellement les propriétés hallucinogènes du LSD 25. Le chiffre 25
indique simplement que ce produit synthétisé était le 25ème corps d'une série de
27 molécules synthétisées dans cette même famille. Le LSD 25 se présente sous
forme d'un liquide incolore et inodore à sa sortie des laboratoires clandestins,
mais on peut le rencontrer sous forme cristallisée ; il est alors blanchâtre. Le LSD ou lysergide est un hallucinogène extrêmement puissant qui est obtenu de
façon synthétique à partir de l'ergot de seigle. Il provoque une modification
des perceptions sensorielles, des hallucinations visuelles et un état psychique
proche du rêve ou du délire. Cette puissante drogue est souvent mal supportée et
provoque alors le trip ou "mauvais voyage" accompagné de violentes angoisses, de
sentiment de panique, d'actes particulièrement violents et même de suicides. On
a également observé que le LSD provoque une dégradation des chromosomes. Haut de page.
LTD
Médecine du travail - Abrév. [Angl. : LTD - Long-term disease]
En français : Affection de longue durée. Un certain nombre d'affections dites de
longue durée et reconnues comme telles ouvrent droit au remboursement des soins
à 100 % (sans ticket modérateur) par les organismes de sécurité sociale.
L'Affection Longue durée est définie par l'article L 324 du Code de la Sécurité
Sociale. Elle est constatée par le médecin traitant qui remplit un protocole de
soins définissant la pathologie qui peut être prise en charge dans le cadre
d'une affection longue durée. Celui ci envoie ensuite le document au médecin
conseil de la Caisse d'Assurance Maladie dont dépend l'assuré.
* Une réponse survenant en moyenne entre 8 et 15 jours environ est envoyée au
médecin qui en a fait la demande.
* Il arrive parfois que le patient soit convoqué par le médecin conseil afin
qu'il prenne sa décision.
* En cas d'avis favorable, une attestation en double exemplaire mentionnant
l'ALD sont envoyées au médecin qui en remet une au malade.
* L'assuré s'engage à le présenter aux différents médecins qu'il est amené à
consulter dans le cadre de son Affection Longue Durée.
* Il faut ensuite mettre à jour sa carte vitale dans une borne.
* En cas de refus, vous pouvez contester la décision en vous renseignant auprès
de votre Caisse. Haut de page.
LTH
Endocrinologie et métabolismes
- Abrév. Luteotropic
hormone. * LTH : hormone lutéotrope ; * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * lutéo : du latin luteus [luté(o)-, -lutéal, -lutéinie, -lutéinique], jaune ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner,
affinité pour. Elle est aussi connue sous le nom de prolactine ou PRL ou
mammotropine . C'est une hormone peptidique qui est sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse (antéhypophyse)
et qui agit sur le sécrétion lactée. Son action est dépendante des œstrogènes et de la progestérone. Après
l'accouchement, c'est la prolactine qui déclenche la lactation mais aussi qui rend le corps fonctionnel par la stimulation de la
sécrétion de progestérone. Syn. : hormone galactogène. Haut
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LUC
Médecine biologique, hématologie, immunologie
- Abrév. Large Unstained Cells. Les LUC sont des grands lymphocytes
non colorés et hyperactifs, mais dépourvus d'activité peroxydasique. Leur
présence dans le sang est considérée comme normale tant qu'ils ne dépassent 4%.
La recherche de l'indice LUC utilise un appareil robotisé qui permet un calcul
du nombre de ces LUCs. Cette forme d'hyperlymphocytose pourrait être due à un
syndrome mononucléosique (voir mononucléose), ou à une réaction immunitaire
contre un AG (antigène) infectieux comme EBV (virus d'Epstein Barr), CMV
(cytomégalovirus), HIV (virus de l'immunodéficience humaine), HBV (virus de
l'hépatite B), rubéole, entre autres. L'hyperlymphocytose chronique peut aussi
orienter vers une LLC ou leucémie lymphoïde chronique. L'établissement d'un
indice LUC élevé indique une pathologie lymphomateuse et devra être suivi d'autres
analyses et investigations pour établir un diagnostic plus précis. Haut
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LVP
Neurologie, médecine biologique -
Abrév. Lysine-vasopressine * lys- : du
grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution
; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à
transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif ; * vaso : du latin vas [vaso-], récipient, canal, vaisseau ; * pressine : du
latin pressare, presser. L'ADH ou hormone
antidiurétique ou vasopressine est une hormone qui intervient dans la régulation
des mouvements de l'eau dans l'organisme en diminuant les sorties d'eau dans les
urines. C'est un polypeptidique de 9 acides aminés, synthétisé dans
l'hypothalamus puis acheminé par le flux axonique jusqu'à l'hypophyse
postérieure où il est stocké.
Son action s'exerce sur le
rein en favorisant la réabsorption de l'eau en augmentant les perméabilités du
tube contourné distal et du tube collecteur. Sa sécrétion est activée par une
hyperosmolarité plasmatique (osmorécepteurs hypothalamiques), une hypovolémie
(volorécepteurs de l'oreillette gauche), une hypotension (barorécepteurs du
sinus carotidien et de la crosse aortique). L'hypotonie plasmatique,
l'hypervolémie et l'hypertension inhibent sa sécrétion.
Le test à la lysine-vasopressine ou LVP consiste à provoquer, chez un malade, la
libération d'ACTH en lui injectant un extrait posthypophysaire ou, plus
simplement un produit de synthèse ayant les mêmes propriétés, comme la
lysine-vasopressine. Sans entrer dans les détails, ce test à la LVP est destiné
à évaluer l'état de l'hypophyse. Haut
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