Lip(o)- Du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ou du grec leipô, laisser, abandonner.
Lipacidémie
Hématologie, médecine biologique - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * acido : du
latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-,
hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. C'est le taux d'acides gras présents dans le sang. Un exemple d'acide gras : l'acide butyrique
Ce taux correspond aux acides gras libres
(AGL) ou acides gras non estérifiés (AGNE). La lipacidémie normale varie entre 0,12 et 0,24 g/L de sérum,
ce qui représente environ 3% des lipides totaux. Pour les variations physiologiques, voir hypolipacidémie
et hyperlipacidémie. Haut de page.
Lipacidurie
Néphrologie urologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * acido : du
latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique],
urine. Présence anormale d'acides gras dans l'urine. Cette pathologie laisse présager
un trouble rénal, car les acides gras ne doivent pas passer dans les tubes
urinifères. Haut de page.
Liparocèle
Anatomie, chirurgie générale - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. C'est une pseudotumeur adipeuse (c'est-à-dire qui contient des
lipides) qui se développe généralement au niveau du scrotum. Le traitement est
chirurgical. Syn. : lipocèle, adipocèle. Haut de page.
Lipase
Gastroentérologie, médecine biologique - [Angl. : Lipase] N.
f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ase : du
suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Diastase ou enzyme contenue dans la plupart des sucs digestifs et qui hydrolyse les
lipides. Sous l'action de cette enzyme, les lipides sont transformés en un alcool (glycérol) et en
acides gras. La présence des sels biliaires est très importante pour une bonne action des lipases. Haut de page.
Lipasémie
Hématologie, médecine biologique - N.
f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ase : du
suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au
sang. La lipasémie est le taux de lipase dans le sang. Le dosage est délicat et, de ce
fait, peu utilisé. Une hyperlipasémie peut s'observer dans les pancréatites, les
cirrhoses, les hépatites, les affections des voies biliaires et de la vésicule,
les occlusions intestinales, entre autres. Haut de page.
Lipasurie
Néphrologie urologie, médecine biologique - N.
f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ase : du
suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique],
urine. Présence anormale de lipase (enzyme qui hydrolyse les lipides en
glycérol et acides gras) dans l'urine. Haut de page.
Lipectomie
Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie],
ablation. La lipectomie abdominale est l'opération chirurgicale qui consiste à exciser (enlever) l'excédent de
peau et de graisse situé au bas du ventre. Cette opération est combinée avec la liposuccion, qui permet de
réduire la graisse aux endroits que la lipectomie ne peut traiter. Ces régions sont les côtés et l´épigastre,
qui est la partie supérieure de l´abdomen sous le sternum. La lipectomie est une opération lourde et risquée du
point de vue chirurgical. Les suites opératoires sont pénibles et douloureuses. Haut de page.
Lipémie Lipidémie Lipoïdémie
Hématologie, médecine biologique - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au
sang. C'est le taux de lipides dans le sang. La valeur normale est comprise entre 5 et
7 g/L de sérum. Chez le nouveau-né, la lipémie est beaucoup plus basse : 2 à 3
g/L et remonte au-dessus de 4 g/L dès la première semaine. Chez un même patient,
les variations peuvent être importantes en fonction de l'alimentation et
de l'âge (elle augmente avec l'âge). Pour les variations physiologiques, voir
hypolipémie et hyperlipémie. Lipidémie : N. f. syn. de lipémie. Autre synonyme : lipoïdémie. Haut
de page.
Lipide
Biochimie, hématologie - N.
m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ide : du
grec eidos [-ide, -idie], apparence. Composés organiques caractérisés par leur insolubilité
dans l'eau et leur solubilité dans les solvants organiques (acétone, éther, chloroforme, toluène, benzène
...). Essentiellement formés de C, H et d'un peu d'O (carbone, hydrogène et oxygène), les lipides sont des molécules bipolaires,
avec une extrémité hydrophile (attirée par l'eau), l'autre étant hydrophobe(repoussée
par l'eau), ce qui détermine leur orientation par rapport aux molécules d'eau.
Totalement insolubles dans l'eau, les lipides ne sont dissous que par les
solvants organiques tels l'éther, l'acétone, le chloroforme, le benzène, entre
autres. Les lipides regroupent les glycérides Exemple : formation d'un triglycéride
, les acides gras Représentations d'un acide gras saturé : l'acide palmitique Deux acides gras insaturés
, les stéroïdes, Exemple : la testostérone
les phospholipides, les glycolipides et les terpènes. Haut de page.
Lipidogramme
Biochimie, hématologie, médecine biologique - N.
m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement
écrit. Technique de détection et de séparation des lipides du sang, par électrophorèse
sur papier en milieu albumineux, sur gélose ou agarose ou sur cellogel. Les
bandes sont colorées par le noir Soudan ou le rouge Ciba. On sépare ainsi
essentiellement 2 fractions : alpha et bêta (mais aussi deux fractions
supplémentaires selon la méthode employée : pré alpha et pré bêta). Valeurs
normales : pré alpha + alpha : 25 à 35% ; pré bêta + bêta : 65 à 75%. Rapport
bêta sur alpha : 1,5 à 2,5. Haut de page.
Lipidurie Lipurie
Néphrologie urologie - N. f. * lipido : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * urie : du
grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.
Présence pathologique de lipides dans l'urine. Il s'agit de graisses non émulsionnées formant des gouttelettes
huileuses à la surface de l'urine. De tels éléments anormaux peuvent se rencontrer dans les syndromes néphrotiques. Syn.
: Lipurie. On parle aussi d'urines chyleuses, de présence de globules
gras. Haut de page.
Lipiododiagnostique
Imagerie médicale et interventionnelle - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * iodo : du
grec iôdes [iod(o)-], violet, relatif à l’iode, dont les cristaux forment des paillettes violettes
; * diagnostic :
du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des
maladies. Examen radiologique de certains conduits ou cavités (utérus,
trompes, uretères ...) après injection de lipiodol - voir ce terme - pour rendre
la cavité opaque aux rayons X. Le lipiodol n'est plus commercialisé
aujourd'hui). Haut de page.
Lipiodol
Imagerie médicale et interventionnelle - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * iodo : du
grec iôdes [iod(o)-], violet, relatif à l’iode, dont les cristaux forment des paillettes violettes. Solution
injectable (arrêt de commercialisation en 1996) contenant de l'iode et utilisée
pour ses propriétés de radio-opacité lors d'examens tels que l'hystérosalpingographie, l'urétérographie,
la fistulographie, entre autres. Effets secondaires rarement observés : dysthyroïdie, réaction
allergique. Haut de page.
Lipoarthrite
Rhumatologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation
; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe
désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. Autour d'une arthropathie se développe une
hypertrophie de tissu adipeux. Cette pathologie est surtout observée chez les
femmes après la ménopause et pourrait donc résulter de modifications hormonales. Haut de page.
Lipoatrophie Lipoatrophique
Pharmacologie, médecine biologique
- N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * a- : du préfixe « a » : privatif,
signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ;
* trophie : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement. Le
syndrome de lipoatrophie se caractérise par une perte de la graisse sous-cutanée, affectant le visage, les
membres, le ventre, les fesses. Il apparaît généralement 14 à 16 mois après le début d'un traitement HAART
(traitements antirétroviraux hautement actifs - voir cette abréviation). Ce syndrome est totalement différent
de la cachexie (perte de poids), car il ne concerne que le tissu adipeux. La lipoatrophie apparaît également dans
certaines formes de diabète (diabète lipoatrophique). Haut de page.
Lipoblastome
Cancérologie, chirurgie générale - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * blasto : du grec blastos [-blaste, -blasto], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire
; * ome : du grec -ôma,[-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. Tumeur constituée
essentiellement de cellules adipeuses, c'est-à-dire qui renferment des graisses. Haut de page.
Lipocaïne Lipocaïque
Endocrinologie et métabolismes - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * caïne : du mot cocaïne,
indique la présence d’un dérivé de la cocaïne et donc d’un anesthésique local. Après une pancréatectomie,
les lipides ont tendance à se déposer de façon anormalement importante dans les organes et en particulier dans
le foie. Cette régulation se fait normalement grâce à une hormone : la lipocaïne (ou hormone lipocaïque ou
facteur lipocaïque) qui est sécrétée par les cellules des îlots de Langerhans du pancréas. La lipocaïne est utilisée,
en association avec l'héparine (anticoagulant) pour la prévention de
l'athérosclérose. Haut de page.
Lipocèle Lipidocèle
Chirurgie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. C'est une hernie de taille plus ou moins importante, dont le sac renferme du
tissu adipeux. Syn. lipidocèle.
Voir aussi adipome ou lipome. Haut de page.
Lipochondrodystrophie
Génétique, pédiatrie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * chondro : du grec khondros, [chondr(o)], cartilage ; * dys :
du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement. Également appelé syndrome de Hurler, la lipochondrodystrophie est une forme de mucopolysaccharidose. C'est
au cours de la première année qu'apparaissent les symptômes de cette pathologie : la tête devient large, le front
proéminent, le nez et la langue s'élargissent, une protubérance apparaît sur le dos. La pilosité devient abondante
et drue, la déficience mentale se révèle sévère. La transmission se fait selon le mode récessif
autosomique. Haut de page.
Lipochrome
Biochimie - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * chrome : du
grec khrôma, khrômatos [chromo-, -chrome], couleur. Groupe de pigments solubles, colorant les
graisses en jaune. Chez les végétaux, ce sont les caroténoïdes, xanthophylles, chez les animaux, les pigments
du beurre, du jaune d'œuf entre autres. Haut de page.
Lipocyte
Histologie cytologie - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule. Les tissus adipeux sous-cutanés sont essentiellement constitués
de lipocytes ou adipocytes. Ce sont des cellules spécialisées dans le stockage
des graisses (triglycérides) dans leur cytoplasme. Haut de page.
Lipodystrophie
Dermatologie, histologie cytologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté
; * trophie : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture,
développement. Pathologie qui apparaît au niveau du tissu adipeux,
essentiellement sous-cutané. Les adipocytes se raréfient. Les causes sont
nombreuses et variées : points d'injections répétées d'insuline par exemple. Une
autre forme de lipodystrophie atteint surtout des femmes : disparition
progressive des graisses sous-cutanées dans la partie haute du corps, mais
accumulation dans les fesses et les cuisses. Haut de page.
Lipœdème
Dermatologie - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * œdème : du
grec oidêma [œdém(o)-, -œdème], gonflement pathologique du tissu
sous-cutané. Ce n'est pas à proprement parler un œdème,
mais une accumulation anormale bénigne de graisses sous-cutanées dans certaines régions du corps
(cuisses, fesses), qui fait penser à un œdème. La chirurgie n'est à envisager que si
le lipœdème présente une gène importante. Haut de page.
Lipofibrome
Dermatologie, chirurgie générale - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * fibro : du latin fibra [fibr(o)-], filament ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps,
tumeur, tuméfaction. Le lipofibrome est un lipome qui contient une quantité
plus ou moins importante de tissu fibreux. Un lipofibrome est une tumeur généralement bénigne, constituée essentiellement par une prolifération
anormale d'adipocytes (cellules adipeuses qui stockent les graisses) et de tissu fibreux. Ces lipofibromes sont
assez fréquents dans la peau et ne seront enlevés chirurgicalement que s'ils deviennent trop importants ou
gênants. Haut de page.
Lipofuchsine
Biologie, ophtalmologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * fuchsine : découverte en
1859 par le chimiste français VERGUIN sous le nom de magenta, qui vendit son
brevet aux frères RENARD à Mâcon ; Renard se dit « Fuchs » en allemand, ce qui a
donné le nom de fuchsine. La lipofuchsine est un pigment lipidique, de couleur brunâtre,
qui peut s'accumuler dans certains tissus. C'est le cas notamment dans la maladie
de Best encore appelée dystrophie maculaire vitelliforme. C'est une maladie
génétique dont le gène muté se trouve sur le chromosome 11. Sa transmission
est autosomale dominante (c'est-à-dire que si un parent est atteint, tous ses
enfants le seront). Il s'agit d'un important dépôt de lipofuchsine, en forme
de disque, au niveau de la macula de la rétine, sous la neurorétine. Dans de
rares cas, cette pathologie a provoqué la cécité. Le gène responsable code
pour une protéine : la bestrophine, qui ne s'exprime que dans l'épithélium
pigmentaire de la rétine et dans la moelle épinière. Son rôle est encore
inconnu. Dans de nombreuses cellules (en particulier dans celles du myocarde qui
ont été très étudiées), on a constaté que le vieillissement se traduisait
entre autres par une réduction des oxydations et une surcharge progressive en
lipofuchsine. Haut de page.
Lipogenèse
Histologie cytologie, physiologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * genèse : du latin
et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation,
qui engendre. La lipogenèse est l'ensemble des mécanismes qui
aboutissent à la fabrication des lipides ou graisses. Le résultat est la
formation et le stockage de triglycérides à partir des acides gras, dans des
cellules spécialisées : les adipocytes. Logés dans une vésicule qui peut
représenter jusqu'à 95% du volume de l'adipocyte, les triglycérides
représentent une réserve énergétique importante. Ils sont fabriqués à
partir des acides gras et chylomicrons résultant de la digestion et du glucose
en excès. Le foie fabrique également des lipides (VLDL) qui interviennent dans
ces synthèses. Haut de page.
Lipogranulome Lipogranulomatose
Histologie cytologie, dermatologie, hépatologie - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * granulo : du latin granulum,
[granulo-], petit grain ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps,
tumeur, tuméfaction. Un lipogranulome est une petite tumeur
bénigne de tissu adipeux associé à un tissu granuleux. On rencontre des
lipogranulomes dans les stéatoses (le foie est très chargé en graisses), mais
aussi dans la peau, sous forme de nævus intradermique, chez les patients
traités par des antiprotéases et atteints de lipodystrophies. La lipogranulomatose est une affection dans laquelle le sujet présente plusieurs
lipogranulomes. Haut de page.
Lipoïdose Lipidose
Physiologie, néphrologie urologie, hépatologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * oïde : du grec eidos,
[-oïde, -oïdal], qui a l’apparence ; * ose : du grec -ôsis [-ose],
suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
La lipoïdose est un trouble du métabolisme des lipides ou
dyslipidose ou dyslipoïdose, c'est-à-dire de leur utilisation. Il en résulte
souvent une infiltration excessive de certains tissus par les graisses,
notamment au niveau des reins (néphrose lipoïdique) ou du foie (stéatose),
des viscères et des organes hématopoïétiques. Toutes
ces dyslipoïdoses paraissent résulter de l'absence d'un enzyme spécifique
pour chacune d'entre elles. La maladie de
Gaucher, caractérisée par le dépôt de kérasine, se transmet généralement
selon le mode dominant. Il est à remarquer que certains cas d'idiotie
amaurotique s'accompagnent de dépôt tissulaire de kérasine. La
maladie de Niemann-Pick, très voisine de la maladie de Gaucher, mais à évolution
plus rapide, se caractérise par un dépôt de sphingomyéline. Une transmission
incomplètement récessive est probable. L'idiotie
amaurotique familiale, ou maladie de Tay-Sachs, due à l'accumulation de lipoïdes
(phosphatides) dans les cellules nerveuses, produit des troubles neurologiques
variés, dont l'amaurose, l'oligophrénie et des paralysies. On
peut encore citer : la lipoïdose, affection récessive, caractérisée par des
nodules constituées de dépôts lipoïdiques, l'hyperlipémie essentielle,
probablement dominante et la lipochondrodystrophie, ou maladie de Hurler où
l'on observe un dépôt de graisse dans le foie et la rate. Syn. : lipidose. Haut de page.
Lipoprotéinose Lipidoprotéinose Lipoïdoprotéinose
Biologie moléculaire et cellulaire, génétique,
dermatologie, néphrologie -
N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * oïde : du grec eidos,
[-oïde, -oïdal], qui a l’apparence ; * ose : du grec -ôsis [-ose],
suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * protéino : du grec
tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première
qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux
protéines, composées essentiellement de C, H, O et N
; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques. La lipoprotéinose ou
lipidoprotéinose ou lipoïdoprotéinose est aussi connue sous le nom de hyalinose
(* hyalino : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent) ou
dégénérescence hyaline ou
maladie de Urbach-Wiethe. La hyalinose est une affection qui touche le plus
souvent la peau et les muqueuses et dans laquelle les tissus sont
progressivement remplacés par une substance hyaline anormale, vitreuse et
inerte : de la lécithine associée à une substance protéique. d'où le nom de
cette maladie. Il en résulte la formation de nodules sous-cutanés. Dans la hyalinose cutanéomuqueuse, la peau et les muqueuses sont
progressivement infiltrées par cette substance hyaline lipoprotéique. C'est une maladie
extrêmement rare (orpheline), héréditaire et qui se manifeste dès les premiers
mois de la vie. Les conséquences sont nombreuses : la peau perd sa souplesse et
s'épaissit, les muqueuses du larynx et du pharynx sont aussi atteintes,
provoquant la modification de la voix qui devient rauque et une déglutition
difficile, des convulsions et une arriération mentales peuvent aussi apparaître.
Il n'y a pas de véritable traitement, mais uniquement un certain soulagement de
ces symptômes par application d'antiseptiques cutanés.
* La hyalinose segmentaire et focale est une maladie chronique qui atteint les
glomérules, c'est-à-dire les éléments vasculaires des néphrons du rein. Pouvant
apparaître à tout âge mais touchant préférentiellement les jeunes enfants, elle
se manifeste par un syndrome néphrotique avec des œdèmes, un taux anormalement
élevé de protéines dans l'urine, alors que le taux sanguin d'albumine est très
bas. Les cas de guérison existent, mais sont toujours moins nombreux que les
récidives, voire la chronicité. Le traitement repose sur les corticostéroïdes et
les immunosuppresseurs. En cas d'échec des traitements, le malade devra subir
des séances régulières d'hémodialyse, voire une greffe rénale. Haut de page.
Lipoïde Lipoïdique
Dermatologie - Adj. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * oïde : du grec eidos,
[-oïde, -oïdal], qui a l’apparence. Qui a l'aspect des graisses. Il existe des solutions buvables (émulsion de paraffine)
dites lipoïdes, qui sont utilisées comme laxatifs, des pommades lipoïdes pour
protéger la peau dans les manipulations de certains produits irritants. Pour
soigner les constipations chroniques des enfants, on peut aussi utiliser des
gels lipoïdes. La dermoarthrite lipoïde ou réticulohistiocytose multicentrique est une maladie très rare caractérisée par la prolifération d'histiocytes chargés de lipides dans la peau, les muqueuses, les synoviales, les os …Elle atteint plus souvent les femmes vers
40 - 50 ans.
Les manifestations articulaires sont des polyarthralgies symétriques, pouvant être rapidement mutilantes et intéressant par ordre de fréquence décroissante les articulations inter-phalangiennes des doigts, les genoux, les épaules, les hanches…Cette pathologie est associée à un cancer dans 25 % des cas (carcinomes coliques, bronchiques ou mammaires).
Les lésions des mains, caractéristiques et présentes chez plus de 75 % des patients associent une atteinte bilatérale et symétrique,
sans déminéralisation périarticulaire ou prolifération osseuse. Haut de page.
Lipoïque
Pharmacologie, hépatologie
- Adj. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * oïque : du grec eikôs [-ique], semblable. L'acide lipoïque (ou alpha-lipoïque) est un
puissant antioxydant naturellement présent dans les levures et dans le foie. Il
intervient dans les transformations des sucres en énergie. Pendant longtemps,
l'acide lipoïque a été utilisé pour traiter des problèmes chez des sujets
alcooliques ou intoxiqués par des champignons ou des métaux lourds.
Actuellement, on utilise l'acide lipoïque comme protecteur hépatique,
notamment chez les personnes atteintes du SIDA. Haut de page.
Lipolyse Lipolytique
Biochimie, hépatologie, gastroentérologie
- Adj. et nom m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution. Au cours de la
digestion, la lipolyse est l'ensemble des phénomènes enzymatiques qui
transforment les lipides ingérés en acides gras et en glycérol. La lipolyse
désigne également les processus qui hydrolysent les graisses de réserve des
adipocytes lorsque l'organisme en a besoin (notamment lors d'une demande
importante d'énergie). Ces mécanismes sont complexes et font intervenir
plusieurs organes et hormones. Syn. : adipolyse. Adj. : lipolytique : qui
se rapporte à la lipolyse ou qui la stimule. Haut de page.
Lipome Lipomatose
Dermatologie, chirurgie générale - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ome : du grec -ôma,[-ome, -oma], maladie, corps, tumeur,
tuméfaction. Tumeur généralement bénigne, constituée essentiellement par une prolifération
anormale d'adipocytes (cellules adipeuses qui stockent les graisses). Ces
lipomes sont assez fréquents dans la peau et ne seront enlevés chirurgicalement
que s'ils deviennent trop importants ou gênants. Syn. : adipome. Si le lipome
est associé à une développement prolifératif de vaisseaux sanguins, il est
qualifié de télangiectasique. La lipomatose est la présence de lipomes multiples. Haut de page.
Lipomicron
Biologie, hématologie - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * micron : du grec mikros [micr(o)-, -micrie], petit. Les lipomicrons sont des globules de lipides résultant de
la digestion, présents dans le sang et généralement entourés d'une couche de
protéines. Ces lipomicrons sont particulièrement riches en triglycérides et
ne se trouvent dans le sang que pendant les périodes postprandiales (après les
repas). Par hydrolyse, ces lipomicrons ou chylomicrons peuvent donner des HDL
(high density lipoprotein). Syn. : chylomicrons. Haut de
page.
Lipomucopolysaccharidose
Génétique, histologie cytologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * muco : du latin mucus,
mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine], humeur
visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement,
destinée à retenir poussières et microbes ; * poly : du grec polus [poly-],
nombreux, plusieurs ; * saccharide : du latin saccharum, du grec sakkharon [sacchar(o)-], sucre ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant
des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. Syn. : mucolipidose. C'est une maladie de surcharge lysosomiale provoquée par
une déficience génétique touchant une ou plusieurs hydrolases lysosomiales.
Les lysosomes se saturent de substances non digérées. La cause est vraisemblablement
une mutation d'un gène de structure qui code pour une enzyme lysosomiale. Il
existe plusieurs maladies de ce type, l'unes des plus redoutées étant la
lipomucopolysaccharidose ou mucolipidose de type II. Dans cette forme, la
quasi totalité des enzymes lysosomiales sont absentes et les lysosomes
présentent de grandes inclusions. C'est une maladie génétique récessive (les
deux parents doivent êtres atteints pour que leurs enfants le soient). Haut de
page.
Lipopexie
Biologie, histologie cytologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * pexie : du grec pexis [-pexie], fixation. La lipopexie est une accumulation et une
fixation anormale de graisses (lipides) dans les cellules et certains tissus. Haut
de page.
Lipophagie
Biologie, cancérologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * phagie : du grec phagos, phagia, de phagein [phag(o)-, -phage, -phagie, -phagique], manger.
La lipophagie est la destruction (absorption) des graisses. Des foyers de
lipophagie se déclarent dans le mésocôlon ou le mésentère dans des
affections comme les panniculites intra-abdominales, maladies rares,
post-tumorales, souvent associées à une divertuculose ou un cancer colique. Haut de
page.
Lipophilie
Médecine biologique - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * philie : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime. Le terme lipophilie a
plusieurs sens. Certaines molécules, comme les acides gras présentent un pôle
hydrophile (ou tête) et un pôle hydrophobe ou lipophile. La lipophilie peut
donc également se définir comme l'affinité d'une substance pour une phase
organique par rapport à une phase aqueuse. Cette propriété est importante
dans la mise au point de certains médicaments (chimie thérapeutique). La
lipophilie se définit enfin comme l'affinité particulière de certains tissus
pour les graisses, comme les tissus sous-cutanés qui ont tendance à accumuler
les graisses. Haut
de page.
Lipoprotéine Lipoprotéine a Lipoprotéine
ß Lipoprotéine
pré-ß
Médecine
biologique - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * protéine : du
grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de
première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux
protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. Une
lipoprotéine est une molécule qui associe, dans des proportions variables, des
lipides et des protéines. Dans notre milieu intérieur et notamment dans la
circulation sanguine, les lipides n'existent pas à l'état "pur".
C'est toujours sous la forme de lipoprotéines qu'ils sont transportés. C'est
le cas par exemple du cholestérol qui est transporté essentiellement sous 3
formes : le HDL (high density lipoprotein) ou cholestérol de haute densité,
appelé aussi "bon cholestérol" ou lipoprotéine a (alpha), le LDL (low density lipoprotein) ou
cholestérol de faible densité, "mauvais cholestérol" car il est
athérogène, ou lipoprotéine ß, enfin le VLDL (very low density lipoprotein),
cholestérol de très faible densité ou lipoprotéine pré-ß. Haut
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Lipoprotéinémie
Médecine biologique, hématologie - N.
f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * protéino : du grec
tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première
qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux
protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * émie : du grec haima, [-émie] : relatif au
sang. C'est la quantité de lipoprotéines dans le sang. On distingue
les VLDL (Very Low Density Lipoprotein) ou lipoprotéines pré-ß, les LDL (Low Density Lipoprotein)
ou lipoprotéines ß, les HDL (High Density Lipoprotein) ou lipoprotéines a et les chylomicrons. Haut de page.
Liposarcome
Cancérologie, chirurgie générale - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * sarco : du grec sarks,
sarkos [sarc(o), -sarque], chair ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma],
maladie, corps, tumeur, tuméfaction. Le liposarcome est un sarcome
(*)dans lequel on trouve une grande quantité de cellules adipeuses. Son
pronostic n'est pas bon, cat cette tumeur récidive souvent et propage des
métastases, notamment dans les poumons. * Un sarcome désigne un cancer développé à
partir des cellules du tissu conjonctif (fibrosarcome). Ces tumeurs malignes
sont principalement représentées par les cancers des os : ostéosarcomes, et
les sarcomes des tissus mous. Elles présentent généralement une grande
malignité. Haut de page.
Liposome
Histologie cytologie, pharmacologie - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * some : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. Un liposome est une particule sphérique
constituée d'une double couche de lipides (en fait des glycérophospholipides).
Du fait de cette structure chimique, les liposomes peuvent fusionner avec les
membranes cellulaires et sont de ce fait, utilisés en cosmétologie, en
pharmacologie et dans certaines biotechnologies. Ils permettent entre autres de
transporter des principes actifs à l'intérieur des cellules. C'est le cas
notamment pour l'amphotéricine B, un antifongique. Des laboratoires font
actuellement des recherches sur leurs éventuelles propriétés vaccinales et
comme transporteurs d'AG (antigènes) viraux Haut de page.
Lipostructure
Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * structure : du latin structura, de struere [-structure], construire, construction. Intervention chirurgicale réparatrice du visage, destinée
à combler les parties creuses et les muscles amincis par l'âge. La technique
consiste à prélever de la graisse au niveau du ventre, de la cuisse et des
hanches, puis de la réinjecter dans différentes zones du visage (lèvres, joues,
pommettes, paupières ...) à l'aide de microcanules de 1 à 2 mm de diamètre.
Après quelques temps, le tissu graisseux se revascularise (c'est une autogreffe)
et s'intègre aux tissus environnants. Haut de page.
Liposuccion Lipoaspiration Liposculpture
Chirurgie plastique
reconstructrice et esthétique - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * succion : du latin suctum [-succion], action d’aspirer en suçant. La liposuccion est une
technique qui consiste à éliminer les excès de graisse sous-cutanés par
aspiration. La liposuccion vise surtout les culottes de cheval et la face
interne des genoux, les fesses, les hanches (poignées d'amour), entre autres.
La peau doit avoir une élasticité suffisante et l'opération se pratique
sous anesthésie régionale ou générale selon l'importance des zones à
traiter. Des injections préalables d'adrénaline évitent les saignements
excessifs. Important : la liposuccion n'est pas un traitement contre
l'obésité. Syn. : lipoaspiration (du latin aspiratio, aspirare [-aspiration], souffle, souffler
vers).
Intervention chirurgicale réparatrice qui consiste à supprimer les tissus adipeux (graisseux) disgracieux
et superflus. L'incision est pratiquée dans un pli naturel de la peau et l'aspiration se fait par
une canule. Une technique plus récente : la lipoaspiration superficielle, permet de modeler le
corps avec plus de précision. Autre synonyme : liposculpture (du
latin sculptura, de sculpere, façonner, tailler). Haut de page.
Lipothymie Lipothymique
Neurologie, angiologie et médecine vasculaire - N. f. * lipo : du grec leipô [lip(o)-], laisser, abandonner ; * thymie : du grec thumia, de thumos [thym(o)-, -thymie, -thymique], esprit, cœur, affectivité, relatif à la passion.
La lipothymie est l'équivalent mineur de la syncope (perte de connaissance de
quelques secondes à 2 - 3 minutes) avec impression de malaise diffus, jambes
lourdes, brouillard visuel, acouphènes, étourdissements, palpitations et
hypersudation, entre autres. Dans la lipothymie, il n'y a ni arrêt
respiratoire, ni arrêt cardiaque et la perte de connaissance est
exceptionnelle. C'est le premier degré de la syncope qui peut intervenir, entre
autres, lors d'un effort important et prolongé avec une température
atmosphérique élevée. Parmi les autres causes connues
: une perturbation du nerf X (pneumogastriques ou dixième paire de nerfs craniens),
pression trop forte au niveau du cou (dans les carotides se trouvent des
récepteurs de la pression osmotique). L'adjectif lipothymique se rapporte à
ce type de malaise. Haut de page.
Lipotrope
Pharmacologie - Adj. et n. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * trope : du grec tropos,
trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité
pour. Une substance ou un produit lipotrope est un donneur de méthyle
qui a une affinité pour les graisses et en accélère l'élimination. Il permet
la formation de choline à partir d'éthanolamine. Ces produits préviennent
l'infiltration graisseuse du foie en favorisant la biosynthèse des
phospholipides. Ce sont des hépatoprotecteurs. On les trouve aussi dans les
compléments alimentaires amincissants car ils favorisent le désengorgement et
le drainage naturel du corps. Haut
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Lipotrophie
Physiologie - N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture,
développement. La lipotrophie est l'ensemble des processus
biochimiques qui aboutissent à une accumulation pathologique de graisses dans
l'organisme. Haut
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Lipovaccin
Immunologie allergologie, pharmacologie - N. m. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * vaccin : du latin médiéval vaccina [vaccin(o)-] qui désignait la variole de la vache ; relatif
à un vaccin. Comme son nom l'indique, un lipovaccin est une
préparation vaccinale en suspension dans l'huile ou dans d'autres lipides. Haut de
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Lipoxydase Lipoxygénase
Médecine
biologique - [Angl. : Lipoxidase, lipoxygenase] N. f. * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * oxydo : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * ase : du suffixe -ase, qui
signifie enzyme, synonyme de diastase. De nombreux acides gras,
dits insaturés ou polyinsaturés, présentent une ou plusieurs doubles liaisons
sur leur chaîne carbonée. Ces doubles liaisons peuvent facilement s'ouvrir
pour fixer des atomes d'oxygène. Ces réactions nécessitent la présence d'une
enzyme spécifique : la lipoxydase. Si l'oxydation est énergique (avec
l'ozone par exemple), la molécule d'acide gras peut se rompre à l'emplacement
de la double liaison et former deux nouvelles molécules plus petites. Avec une
oxydation moins violente, la molécule ne se rompt pas mais devient un peroxyde.
A l'air libre, les graisses insaturées s'oxydent naturellement, toujours en
présence de lipoxydase, mais aussi sous l'action de la lumière, pouvant dans
certains cas, former des dérivés toxiques. Syn. : lipoxygénase.
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