Abréviations - M Signification
MA
Neurologie,
psychiatrie psychologie - Abrév. Maladie d'Alzheimer. * Alzheimer : du neuropsychiatre allemand Aloïs
ALZHEIMER (Markbreit, 1864 - Breslau, 1915). Le nom d'Aloïs Alzheimer est lié à la maladie dont il décrivit pour la première fois les
symptômes en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. C'est le professeur Emil Kraepelin qui proposa par la suite de désigner
ce type de démence par le nom de son collègue. Né le 14 juin 1864, dans la petite ville bavaroise de Markbreit, au sud de l'Allemagne, Alzheimer
suit de brillantes études de médecine à Berlin, Würzburg et Tubïngen, dont il sort licencié en 1888. La même année, il commence à travailler à l'hôpital
psychiatrique de Francfort. En 1906, à la mort d'une ancienne patiente qu'il avait suivie, Alzheimer pratique l'autopsie de son cerveau. Utilisant la
technique histologique d'imprégnation argentique, il met en évidence les trois types de lésions cérébrales caractéristiques de la maladie qui fera sa
renommée : plaques séniles, dégénérescence neurofibrillaire et atrophie
cérébrale.
La maladie d'Alzheimer (MA) est la plus commune des démences séniles et les
formes purement héréditaires représenteraient moins de 0,5% des malades, alors
que plus de 90% sont des formes sporadiques. En France, en 2010, 860
000 personnes, environ 1 homme sur 8 et 1 femme sur 4 - sont touchées (28 millions dans le monde) et on recense 90 000
nouveaux cas par an. Cette pathologie est, en l'état actuel des connaissances,
irréversible, car les médicaments prescrits ne peuvent qu'en ralentir
l'évolution. Voici les 10 signes les plus évidents, édités par
l'Association France Alzheimer ( http://www.francealzheimer.org ) :
1 - Des pertes de mémoire, notamment
à propos d'événements ou d'informations récents et les mêmes questions répétées
à intervalles brefs.
2 - Difficultés à accomplir des tâches quotidiennes :
un malade peut préparer correctement un repas et oublier de le servir.
3 - Des
problèmes de langage : le malade oublie des mots simples et les remplace par
d'autres qui sont totalement inappropriés.
4 - Désorientation dans le temps et
dans l'espace : les personnes malades perdent progressivement le sens de
l'orientation et se perdent facilement, même à faible distance de leur
habitation.
5 - Pertes du jugement : le malade fait subitement abstraction
du monde extérieur, prend des risques inutiles, oublie ses rendez-vous.
6 - Raisonnements abstraits : toutes les formalités administratives concernant
la banque, la santé, les impôts ... deviennent un véritable calvaire, voire
impossibles.
7 - Perte d'objets : les objets de la vie courante ou
personnels sont placés dans des endroits insolites (trousseau de clés dans le
réfrigérateur, montre dans le four par exemple) et ne sont retrouvés que par
hasard.
8 - Troubles du comportement : l'humeur du malade est susceptible
de subir des changements brutaux, passant sans raison de la douceur à
l'agressivité.
9 - Changement de personnalité : les changements de la
personnalité peuvent affecter un malade au point de le rendre méconnaissable
même pour ses proches parents.
10 - Pertes d'initiative : le malade n'a plus
de motivation, plus goût à rien, même pour ce qui étaient ses activités
préférées.
Ces symptômes sont parfois associés à une incontinence, une agitation. On sait aujourd'hui que, dans 80 % des cas, ces patients
présentent une destruction localisée de cellules cérébrales particulières et une disparition des récepteurs nicotiniques à l'acétylcholine.
Actuellement, on en est encore au stade des hypothèses : - neurochimique : déficit local (cortex et hippocampe) de l'enzyme choline acétyl transférase (ou
acétylcholinestérase) provoquant une diminution de l'acétylcholine, neurotransmetteur indispensable pour les neurones de ces zones ; - une hypothèse génétique repose sur l'existence d'antécédents familiaux chez 15% de malades. La transmission se fait selon le mode autosomique (chromosome non
sexuel) dominant (un seul parent atteint et l'enfant est atteint). Les gènes responsables, codant la protéine bêta-amyloïde, seraient situés sur les
chromosomes 21, 19 et 14. - Hypothèse virale : le virus aurait besoin d'un certain contexte immunitaire et toxique pour s'exprimer ; - hypothèse des
radicaux libres, qui ont un effet hautement destructeur et provoqueraient des dégâts sur le tissu nerveux.
* Les plaques séniles ou plaques bêta amyloïdes sont formées essentiellement par l'accumulation de la
protéine anormale Aß, elle-même résultant d'une scission de la protéine codée
par le gène APP.
* DNF ou dégénérescence neurofibrillaire : enchevêtrement anormal
des fibres nerveuses, à cause de la présence d'une protéine Tau anormale,
généralement associée aux microtubules du cytosquelette et qui va
progressivement provoquer la mort des neurones. Cette protéine anormale est dite hyperphosphorylée, car elle subit jusqu'à 9 phosphorylations chez les
patients atteints de MA, au lieu de 2 à 3 phosphorylations normales. C'est une
protéine qui est normalement associée aux microtubules du cytosquelette, et Il
en résulte logiquement des microtubules totalement enchevêtrés et qui vont gêner
le transport axonal. Exemple : le transport de l'APP ou précurseur de la
protéine amyloïde - Amyloid Protein Precursor. Elle est véhiculée dans l'axone vers l'extrémité nerveuse et la synapse où elle
joue un rôle important dans la plasticité neuronale et la neurotransmission. Il
faut noter que cette APP est normalement très répandue dans l'organisme jouant
plusieurs rôles au niveau des cellules et en particulier dans le tissu nerveux :
c'est une molécule qui va permettre des interactions entre cellules, c'est aussi
un récepteur de surface et un facteur de croissance qui va intervenir dans la
formation du cytosquelette, le régulation du calcium intracellulaire, le
formation des synapses, la modulation des cholinestérases entre autres. On
trouve deux isomorphes anormaux de l'APP (en plus de la molécule normale) chez
les malades d'Alzheimer.
* L'atrophie corticale, notamment au niveau de l'hippocampe
et des zones voisines. Cette atrophie cérébrale ou perte de matière cérébrale
peut aller jusqu'à 7 à 8% en 10 ans. Le volume de la boîte crânienne étant
constant, cette perte est compensée essentiellement par une augmentation des
ventricules du cerveau (cavités remplies de LCR ou liquide céphalorachidien) et
par un élargissement du sillon interhémisphérique et des sillons secondaires.
Cette perte de matière est particulièrement visible au niveau des zones riches
en fibres nerveuses cholinergiques, c'est-à-dire des neurones qui utilisent, au
niveau de leurs synapses, l'acétylcholine comme neurotransmetteur (NT) et donc
des récepteurs nicotiniques et/ou muscariniques. Et c'est là tout le problème,
car la protéine bêta-amyloïde est aujourd'hui considérée comme le plus
puissant neuromodulateur (= un neuromodulateur
est une substance qui n'agit pas directement sur les PPSE ou PPSI comme un NT
par exemple, mais qui va agir de façon indirecte) cholinergique (= qui va agir sur les neurones dont le NT
synaptique est l'ACH) négatif (=
qui va agir négativement sur ces synapses en ralentissant leur fonctionnement) connu. Cela signifie que, avant même son dépôt sous forme de plaques
séniles, cette protéine bêta-amyloïde va inhiber le fonctionnement de ces
synapses, en agissant sur le canal de recapture de la choline (ou
ensemble des réactions de récupération de l'ACh qui a servi dans la synapse et
remise à disposition dans les vésicules de l'élément présynaptique). A
noter que c'est probablement la structure en "feuillet bêta" de cette protéine
qui lui confère son caractère d'insolubilité et sa haute toxicité. (Pour en
savoir plus sur la structure des protéines, voir la page "proto, protéino",
lettre "P").
Rappel : fonctionnement normal d'une synapse
cholinergique : La synapse cholinergique
Dans le neurone présynaptique, la synthèse du neurotransmetteur (dans notre exemple l'acétylcholine ou ACh) est faite à partir de la choline et d'acétyl-coenzyme A (ou acétyl-CoA) , présent dans les mitochondries et résultant de la dégradation du glucose en pyruvate puis en ACh. Cette synthèse est possible grâce à la présence d'une enzyme CAT (choline acétyltransférase).
Le neurotransmetteur est ensuite stocké dans des vésicules de transport qui l'amèneront près de la membrane, côté fente synaptique. Il y restera tant qu'aucun PA (potentiel d'action) n'arrivera. Rappelons simplement que le potentiel de repos d'un neurone est de -70 mV. Un PA est une onde de dépolarisation provoquée par des mouvements ioniques (entrée et sortie d'ions).
Cette étape représente l'arrivée d'un PA et les mouvements des ions à travers des protéines canaux très spécifiques : les canaux voltage-dépendants. C'est l'ouverture progressive de ces canaux transmembranaires qui permet la propagation des PA
Les différentes phases du potentiel d'action :
L'ouverture des canaux Na+-VD permet une entrée massive d'ions Na+ car la concentration extracellulaire de ces ions est naturellement supérieure à la concentration intracellulaire. Cette entrée se fait donc par diffusion simple, en fonction du gradient des concentrations et ne consomme pas d'énergie. Il en résulte une inversion du potentiel cellulaire (dépolarisation) qui passe ainsi de - 70 mV à + 40 mV.
Ces canaux se ferment très rapidement et le flux d'ions Na+ cesse. En même temps, les canaux K+-VD s'ouvrent et cette fois, c'est un flux sortant d'ions K+ qui se produit car leur concentration intracellulaire est naturellement supérieure à la concentration extracellulaire. Il en résulte une repolarisation et un retour à la valeur de repos de - 70 mV. Comme pour les canaux Na+-VD la fermeture est quasi immédiate (après un délai toutefois un peu plus long, entraînant une légère hyperpolarisation). Le tout n'aura duré que 2 à 3 ms (millisecondes).
Le déséquilibre ionique de l'intérieur de la cellule par rapport à l'extérieur, qui permet une valeur de repos de - 70 mV, est constamment entretenu par une pompe Na+ - K+ - ATPase qui provoque un mouvement d'ions inverse à celui de la diffusion provoqué par les gradients de concentration.
L'arrivée d'un PA provoque l'ouverture de nouveaux canaux appelés canaux Ca++ (ou Ca2+) voltage-dépendants et l'entrée d'un flux d'ions Ca++ dans le compartiment présynaptique. La présence de calcium sous forme ionique est indispensable pour la suite des événements.
C'est en effet l'intrusion des ions Ca2+ qui va permettre la fusion des vésicules de transport contenant le neurotransmetteur, avec la membrane présynaptique. Des centaines de vésicules vident ainsi leur contenu dans l'espace synaptique par exocytose.
Ces molécules viennent se fixer sur les récepteurs spécifiques présents en grand nombre sur la membrane postsynaptique. Ces récepteurs sont des protéines transmembranaires qui vont s'ouvrir au moment de la fixation du neurotransmetteur. Ce sont donc des canaux ioniques chimio-dépendants (canaux CD).
L'ouverture de ces canaux CD permet des mouvements ioniques qui vont induire une perturbation du potentiel de membrane postsynaptique, qui va déterminer l'état global d'excitation du compartiment postsynaptique.
Il en résulte un potentiel postsynaptique qui sera renouvelé tant que des potentiels d'action parviendront à l'extrémité présynaptique. C'est donc la fréquence des potentiels présynaptiques qui détermine l'importance des molécules de neurotransmetteur dans la fente synaptique et donc la réponse du neurone postsynaptique. La synapse n'est pas une simple jonction : elle transforme une information nerveuse, codée en modulation de fréquence, en une autre information, codée en amplitude. A noter que, selon le type de récepteur et donc de neurotransmetteur, le potentiel peut être excitateur (PPSE ou potentiel postsynaptique excitateur) ou au contraire inhibiteur (PPSI ou potentiel postsynaptique inhibiteur).
La présence du neurotransmetteur dans l'espace synaptique et sur les récepteurs est extrêmement fugace, car il est presque instantanément détruit par une enzyme : dans notre exemple, il s'agit de l'acétylcholinestérase, qui est décomposée en choline et en acide acétique (ou ion acétyl).
Ces molécules de choline sont récupérées par le neurone présynaptique et interviennent dans la synthèse de nouvelles molécules de neurotransmetteur. On peut avoir ainsi jusqu'à 50 PA par seconde. Il s'agit là encore de réactions complexes et nombreuses connues sous le nom de "canal de recapture de la choline".
Les apolipoprotéines E et la MA : les apo E sont essentiellement des
transporteurs de cholestérol et de phospholipides et ils permettent de ce fait
d'alimenter les cellules de l'organisme en cholestérol et en phospholipides.
C'est ce qui explique qu'ils interviennent dans la restructuration ou la
réparation des membranes neuronales (donc des cellules nerveuses, dans
lesquelles on trouve essentiellement des phospholipides et du cholestérol). On
connaît aujourd'hui 3 formes d'apo E (E2, E3 et E4), issues de 3 allèles du gène
qui code l'apo E (sur le chromosome 19) : e2, e3 et e4. On a
constaté (dans des études publiées en 1993) que l'allèle e4, donc
l'apo E4, est environ 4 fois plus présent (20%) chez les personnes atteintes de
la MA (maladie d'Alzheimer) que chez les non malades (environ 5%). Des études
récentes ont montré que les porteurs de e2 ont
moins de cholestérol sanguin, alors que ceux qui ont l'allèle e4
présentent une hypercholestérolémie. A signaler également le fait que les
apolipoprotéines sont reconnues par des récepteurs de la membrane cellulaire, ce
qui permet leur passage de part et d'autre de cette membrane.
Pour simplifier : * l'allèle e4 (Apo
E4) représente un réel facteur de risque pour les MCV (maladies
cardiovasculaires) et la MA, même si elle est neuroprotectrice (car c'est la
moins active dans cette protection, de toutes les apolipoprotéines E et les
porteurs de E4 réparent moins bien leurs cellules nerveuses que les autres), car
elle favorise la formation de plaques séniles en favorisant l'agrégation du
peptide Aß ou peptide amyloïde bêta). * l'allèle e2 (Apo E2) par contre, représente une réelle protection contre les MCV et la MA.
Les résultats sont immédiats :
* la choline n'est plus correctement recapturée par le compartiment
présynaptique
* la synthèse d'ACh ne se fait plus suffisamment
dans ce compartiment, car il y a déficit de choline,
* il n'y a plus assez de
vésicules d'ACh pour "alimenter" la fente synaptique
* la
transmission des PA (potentiels d'action) ne se fait plus correctement
La conséquence est terrible et irréversible :
On sait qu'il y a constamment un nombre important de fragments de membrane
plasmique qui sont échangés avec des inclusions par ex., ce qui ne gène pas
une cellule normale ou saine. Dans le cas de ces neurones qui sont "en manque"
de choline, ils vont faire ce que les biochimistes appellent l'autophagie ou
autocannibalisme : ils vont détruire des portions relativement nombreuses et
importantes de leur membrane plasmique, pour en utiliser la choline des
molécules de phosphatidylcholine provenant de cette membrane.
En effet, chez la plupart des mammifères, quatre
phospholipides principaux prédominent dans la membrane plasmique de la plupart
des cellules : la phosphatidylcholine, la sphingomyéline, la
phosphatidylsérine et la phosphatidyléthanolamine. Entre ces molécules se
trouve un nombre plus ou moins important de molécules de cholestérol.
Ces blessures sont si importantes et nombreuses que les
cellules en sont irrémédiablement affaiblies, soumises en plus a l'attaque des
radicaux libres émis par ces mêmes plaques séniles.
Le traitement repose aujourd'hui essentiellement sur des antidépresseurs non tricycliques et des médicaments qui pallient la carence en acétylcholine
(Donepezil). Des équipes de chercheurs travaillent sur une immunothérapie consistant à injecter des protéines "vaccinales"
ressemblant aux protéines bêta-amyloïdes, qui s'accumulent en plaques séniles. Les résultats sur les souris sont encourageants (diminution des
dépôts) et les essais chez l'homme ont commencé.
La présence d'aluminium dans l'alimentation et notamment dans l'eau de
boisson a également été soupçonnée d'être un facteur environnemental non
négligeable, puisqu'elle multiplierait par 2 ou même 3 le risque de développer
une MA.
Le 26 janvier 2010, le professeur Etienne-Emile BEAULIEU et ses collaborateurs
de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale - Inserm U788 "Stéroïdes, neuroprotection et neurorégénération", université Paris
XI) ont présenté, à l'Académie des Sciences, leur
découverte d'une interaction entre une protéine FKBP52 et la protéine Tau
responsable, par sa présence excessive, du processus de dégénérescence nerveuse.
Cette protéine FKBP52 s'attaquent aux protéines Tau : "Les protéines FKBP52
diminuent la concentration et l'action de la protéine Tau, et inhibent la
formation de buissons de cette protéine Tau dans les neurones." D'où un double espoir : celui de pouvoir mesurer la quantité de protéines FKBP52
chez les personnes pour évaluer leur risque ultérieur de développer une maladie
d'Alzheimer (l'étude devrait bientôt commencer à l'hôpital Charles Foix d'Ivry,
en région parisienne) et, surtout, celui de trouver des médicaments capables de
stimuler cette protéine anti-Tau. "Les laboratoires ont déjà dans leurs
tiroirs des molécules ayant ce mode d'action, mais dont ils ne savaient que
faire", selon le Pr Beaulieu. Néanmoins, un autre médicament "anti-Tau",
agissant de façon différente, est actuellement expérimenté chez l'homme.
Le 10 février 2012, une publication dans la revue américaine Science suscite un très grand espoir. Extraits : Des souris programmées génétiquement pour développer la maladie d'Alzheimer, ont été traitées par des scientifiques américains avec un médicament aticancéreux : le Bexarotene. En 72 heures, ce médicament a non seulement fait disparaître plus de 50% des plaques bêta-amyloïdes, mais elles ont retrouvé la mémoire et le sens de l'odorat.
Ces commentaires ont été faits par le Dr. Daniel WESSON, professeur adjoint de neurosciences à la faculté de médecine Case Western à Cleveland, dans l'Ohio, principal co-auteur de cette étude et de cette publication. A noter que chez les humains, la perte de l'odorat est souvent l'un des premiers signes de la maladie d'Alzheimer. Paige CRAMER, un autre chercheur de la faculté de médecine Case Western a déclaré cette avancée "Sans précédent" et le Dr. Gary LANDRETH, professeur de neurosciences dans la même faculté et principal auteur de l'étude : "Nous sommes encore au tout premier stade de nos efforts pour transformer cette découverte de recherche fondamentale en un traitement".
Les plaques bête-amyloïdes se forment naturellement dans le cerveau mais le système immunitaire, en vieillissant, perd la capacité de les éliminer. Il apparaît que le Bexarotène reprogramme les cellules immunitaires dans le cerveau pour qu'elles puissent de nouveau "dévorer" les dépôts amyloïdes. Haut de page.
MAO MAO-A MAO-B
Neurologie, physiologie
- Abrév. Monoamine
oxydase. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * amine : amide et amine sont des
dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ;
amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de
l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * oxydo :
du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * ase : du
suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Il existe deux types de Mono Amine Oxydase (MAO)
- les MAO A responsables de la dégradation de la noradrénaline et de la sérotonine, qui se trouvent dans le système nerveux
central, le foie et l’intestin,
- les MAO B responsables de la dégradation de la phényléthylamine et de la benzidamine, qui se trouvent dans le système nerveux central et les
plaquettes. Haut de page.
MAPA
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
- Abrév. Mesure Ambulatoire de la Pression
Artérielle L'examen de Holter (du
docteur et biophysicien américain Norman J. HOLTER qui a mis au point cette
technique dès 1949) consiste à enregistrer l'électrocardiogramme en
continu pendant 24 heures : c'est le Holter cardiaque, qui permet au cardiologue
de détecter une éventuelle anomalie du rythme cardiaque qui n'est pas toujours
visible lors d'un EEG normal de quelques minutes. Par extension, on a appelé
holter tensionnel l'enregistrement de la tension artérielle de 24 heures ou
plus. L'appareil est simplement composé d'un brassard qui va se gonfler toutes
les 10 minutes environ. Les différentes mesures seront enregistrées pour pouvoir
être lues et interprétées par l'angiologue ou le cardiologue. C'est ce système
qui est aussi connu sous le nom de MAPA ou Mesure Ambulatoire de la Pression
Artérielle. Qu'il s'agisse du holter cardiaque ou du holter tensionnel, le
patient est invité à noter, pendant ces 24 heures, les faits marquants (douleurs
par ex.) ainsi que les principales activités avec l'heure correspondante. Les
modèles de holters sont aujourd'hui nombreux et certains permettent de faire des
enregistrements sur plusieurs jours, d'autres ne se déclenchent qu'en cas de
crise ... Toujours par extension, on parle aussi de Holter glycémique pour
désigner un système portable de mesure de la glycémie sur une durée de quelques
heures à plusieurs jours. Un capteur sous-cutané est relié à un appareil de la
taille d'une petite calculette et la mesure de la glycémie est presque continue
(environ toutes les 5 secondes). Ce Holter glycémique est aussi connu sous le
nom de CGMS, abréviation de continuous glucose monitoring system ou, en
français, système de mesure en continu de la glycémie. Haut de page.
MAPC
Recherche médicale - Abrév. Multipotent
Adult Progenitor Cells. * Cellules souches
multipotentes - * cellule : du latin cellula, dim. de cella [cellul(o)-, -cellulaire], chambre ; racine des
termes relatifs à la cellule ; * multi : du latin multi, nombreux ; * potente : du latin
médiéval potentialis et potens [-potentiel, -potence, -potent],
puissant, capacité d’action. Les cellules MAPC qui ont été isolées
(Nature - juin 2002) par une équipe de chercheurs du Minnesota, sont des
cellules souches totalement polyvalentes, trouvées dans la moelle osseuse chez
le rat, la souris et l'homme, au même titre que les cellules souches
embryonnaires. Elles ont le pouvoir de se multiplier indéfiniment en culture
et, injectées à des embryons de souris, elles se sont différenciées en tous
les types de cellules des tissus adultes. Il s'agit là d'un grand espoir pour
les thérapies cellulaires, notamment dans le traitement des maladies neurodégénératives
(Alzheimer, Parkinson ...). Haut de page.
MAV
Angiologie et médecine vasculaire, chirurgie cardiaque et vasculaire
- Abrév. Malformation
artérioveineuse. * mal : du latin male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse ; peut
aussi avoir valeur de négation ; * formation : du latin formatio [-formateur, -formation], processus entraînant l’apparition de quelque chose qui
n’existait pas antérieurement ; * artério : du latin arteria et du
grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui
porte le sang du cœur vers les différents organes ; * veineuse : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines, vaisseaux qui ramènent le
sang vers le cœur. Désigne toutes les formes de malformations affectant le système vasculaire. Les traitements font souvent appel à l'artériographie et à l'embolisation. La MAV se présente comme
une communication anormale entre artère et veine, susceptible de se rompre et de provoquer une hémorragie. Les formes sont variées : fistule artérioveineuse ou FAV, Schéma d'une fistule artérioveineuse
angiome, cavernome ... Haut de page.
MCE
Cardiologie, soins infirmiers - Abrév. Massage cardiaque externe.
* cardiaque : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur. (D'après fiche technique secourisme) La victime
doit être placée à plat dos sur un plan dur. Se placer à cheval sur un des bras de la victime placé à la perpendiculaire. Le genou du sauveteur du côté des pieds de la victime prend
place dans le creux de l'aisselle. Retirer les vêtements de la victime. Repérer la zone d'appui en plaçant un majeur de part et d'autre du sternum. En délimiter la moitié avec les pouces.
Laisser en place sa main du côté de la tête et placer le talon de l'autre main contre le pouce. Placer ensuite l'autre main par dessus. Relever les doigts. Pratiquer le MCE bras tendus,
épaules à la verticale, sans balancement. L'amplitude des compressions doit être de 3 à 5 cm. Le relâchement doit être complet. Le temps de compression doit être égal au temps
de relâchement. Entre deux compressions, il ne faut pas quitter le contact de la peau. La fréquence des compressions est de 80 par minute. Après avoir réalisé 15 compressions,
le sauveteur réalise 2 insufflations. Le sauveteur continue le massage jusqu'au relais des secours. Toutes les deux minutes (8 cycles 15/2), il contrôle l'absence de pouls carotidien
pendant 5-6 secondes. La coloration des muqueuses permet de s'assurer de l'efficacité du geste. Haut de page.
MCH
Hématologie, médecine biologique
- Abrév. Mean Corpuscular Hemoglobin Cette abréviation
anglo-saxonne correspond à TCMH (ci-dessous).
* TCMH : Teneur corpusculaire moyenne en
hémoglobine. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit
corps arrondi. La TGMH ou coefficient de coloration est le rapport hémoglobine
en grammes % x 10 sur le nombre de globules rouges en millions par mm3.
La valeur normale est comprise entre 28 et 36 µµg. Syn. : TGMH (teneur
globulaire moyenne en hémoglobine). Cet examen est pratiqué en même temps que
l'hématocrite et la CGMH pour diagnostiquer une éventuelle anémie. Syn. de moins
en moins utilisé : TGMH ou teneur globulaire moyenne en hémoglobine. Haut de page.
MCHC
Hématologie, médecine biologique
- Abrév. Mean Cell Hemoglobin
Concentration Cette abréviation
anglo-saxonne correspond à CCMH (ci-dessous).
* CCMH : Concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang : * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit
corps arrondi. C'est le rapport de l'hémoglobine (en
grammes pour 100 mL) au volume globulaire total donné par l'hématocrite. Le
résultat correspond au poids d'hémoglobine pour 100 mL de globules rouges. Syn.
: CGMH (concentration globulaire moyenne en hémoglobine) ou CCHM (concentration corpusculaire hémoglobinique moyenne). Quel que soit l'âge, la
CCMH a une valeur normale comprise entre 32 et 36 g. Si la valeur est plus ou
moins inférieure à 32 g, il y a possibilité d'une anémie hypochrome. Syn. de
moins en moins utilisé : CGMH ou concentration globulaire moyenne en
hémoglobine. Haut de page.
MCI
Neurologie - Abrév. Mild
Cognitive Impairments. * En français : troubles cognitifs
légers ; cognitif : du latin cognitus [cogn(o)-, cognitif], connu, capable de connaître ou de faire
connaître. De nombreuses études ont montré que le déclenchement de la
maladie d'Alzheimer était précédé de troubles cognitifs légers (ou MCI). En
même temps, des chercheurs américains ont montré que chez des patients
atteints par la maladie d'Alzheimer, les radicaux libres qui attaquent le tissu
nerveux cérébral provoquent l'augmentation dans le LCR (liquide
céphalorachidien), le sang et l'urine, d'acides gras particuliers : les
isoprostanes. La mesure du taux d'isoprostanes pourrait donc être un moyen de
dépister les MCI chez les patients susceptibles de développer une maladie
d'Alzheimer. Ce dosage des isoprostanes est un test urinaire simple et fiable. Haut de page.
MCJ
Neurologie
- Abrév. Maladie de Creutzfeldt-Jakob. * Hans-Gerhard
CREUTZFELDT (1885
- 1964) psychiatre et neurologue allemand ; * Alfons Maria JAKOB (1884 -
1931) médecin neurologue allemand. Encéphalopathie spongiforme subaiguë, due à un prion (protéine infectieuse), et qui détruit progressivement les neurones ou cellules nerveuses. Ils sont remplacés par des
cellules gliales non fonctionnelles, et ce nouveau tissu montre, en coupe histologique, une structure spongieuse. Il n'existe aujourd'hui aucun traitement pour cette maladie
dont l'évolution est toujours fatale à plus ou moins brève échéance. Une nouvelle forme tout aussi grave, est apparue depuis quelques années, transmise par les bovins atteints
d'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) : la nv MCJ ou nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Haut de page.
MCV (1)
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
- Abrév. Maladies cardiovasculaires. * maladie : du latin
impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné « malabde »
vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une altération
de la santé ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde,
-cardie, cardiaque], cœur ; * vasculaire : du latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin). Ce sont toutes les maladies qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins : cardiopathies et AVC ou accidents vasculaires cérébraux. Elles représentent la première
cause de mortalité dans les pays développés. Les causes sont nombreuses : hérédité, sédentarisme, alimentation déséquilibrée, trop riche en lipides et glucides, tabagisme
... En plus des malformations cardiaques, c'est la maladie athéromateuse des artères qui représente le plus grand risque cardiovasculaire. Haut de page.
MCV (2)
Hématologie, médecine biologique
- Abrév. Mean Corpuscular Volume ou volume corpusculaire (ou
cellulaire) moyen ou Volume globulaire moyen.
* globulaire : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi,
relatif aux globules rouges. C'est l'équivalent du VGM français A noter que MCV est aussi
l'abréviation de maladies cardiovasculaires.
C'est le rapport entre le volume globulaire total
donné par l'hématocrite et le nombre d'hématies. Ce calcul a pour but la
détection d'une éventuelle anémie et, dans ce cas, elle doit être complétée par
des examens complémentaires. Chez l'homme, le VGM normal est compris entre 82 et
92 µ3 (*). Chez la femme : entre 80 et 90 µ3. Cette
détermination permet de classer les anémies en anémies normocytaires (VGM
normal), macrocytaires (VGM > 100 µ3) et microcytaires (VGM < 80 µ3).
(*) Remarque : l'unité utilisée pour le VGM n'est pas toujours le µ3 mais
parfois le fL, c'est-à-dire le femtolitre, ce qui revient au même. Démonstration
:
Longueurs : 1µ = 10-3 mm = 10-4 cm = 10-5 dm.
Volumes : 1µ3 = 10-9 mm3 = 10-12 cm3 = 10-15 dm3 Or 1 dm3 = 1 L, donc 1µ3 = 10-15 L = 1 fL Haut de page.
MDH
Cancérologie, anatomie et cytologie pathologiques, médecine biologique
- Abrév. Maladie de Hodgkin. * maladie : du latin
impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné « malabde »
vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une altération
de la santé ; * Hodgkin : du médecin anglais Thomas Hodgkin, né en 1798 à Pentonville, mort en 1866 à Jaffa.
Thomas Hodgkin était anatomo-pathologiste, et a donné en 1832 la première
description de la maladie qui reçut son nom en 1865. C'est un lymphome (cancer des ganglions lymphatiques),
caractérisé par la présence de cellules de Sternberg (énormes cellules à plusieurs noyaux), appelées aussi cellules réticulaires, en même temps que de très nombreux lymphocytes
et granulocytes. Certains patients montrent des traces du virus VEB (d'Epstein-Barr) dans les cellules de Sternberg. Le traitement actuel repose essentiellement sur la radiothérapie et
la chimiothérapie, mais de nouveaux protocoles sont à l'étude pour augmenter encore les pourcentages de guérison (actuellement plus de 80%) de ce cancer qui
frappe surtout des sujets jeunes (entre 30 et 40 ans). Syn. : MDH, lymphogranulomatose bénigne.
A noter qu'il existe plusieurs formes de MDH : * forme localisée de stade IE
(atteinte pariétale digestive), ou de stade IIE1 (atteinte ganglionnaire
paratumorale) ou de stade IIE2 (atteinte ganglionnaire à distance de plus
mauvais pronostic) ; * Il existe également des formes localisées dites "bulky"
avec extension ganglionnaire locorégionale. Le terme "bulky", (de
l'anglais bulk, grosseur, volume, bulky, volumineux, encombrant)
utilisé par les Anglo-saxons dans l'expression "bulky-disease"
traduit le fait que les tumeurs deviennent volumineuses et encombrantes. Haut de page.
MDO
Epidémiologie et santé publique, affaires sanitaires et sociales
- [Angl. : Notifiable diseases] Abrév. Maladies à déclaration obligatoire. * maladie : du latin
impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné « malabde »
vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une altération
de la santé. En janvier 2012, il y a en France 31 maladies à déclaration obligatoire. En effet, "par décret n° 2012-47 du 16 janvier 2012, les mésothéliomes s'ajoutent à la liste officielle des maladies à déclaration obligatoire (DO). Cette DO est mise en oeuvre par l'Institut de veille sanitaire (InVS) à la demande du ministère de la santé. Elle constitue une des mesures du Plan cancer « 2009-2013 » qui vise notamment l'amélioration de la surveillance des cancers liés à l'environnement professionnel (action 9.1). Tout nouveau cas de mésothéliome, quel que soit son site anatomique (plèvre, péritoine, péricarde...), devra désormais être notifié au médecin de l'Agence Régionale de Santé (ARS), par tout médecin (pathologiste ou clinicien) exerçant en France métropolitaine ou ultramarine et qui en pose le diagnostic."
Ces maladies sont, dans l'ordre alphabétique : * le botulisme, * la brucellose, * le charbon, * le chikungunya, * le choléra, * la dangue, * la diphtérie, * les fièvres hémorragiques africaines, * la fièvre jaune, * la fièvre typhoïde et les fièvres paratyphoïdes, * l'hépatite aiguë A, * l'infection aiguë symptomatique par le virus de l'hépatite B, * l'infection par le VIH quel qu'en soit le stade, * l'infection invasive à méningocoque, * la légionellose, * la listériose, * les orthopoxviroses, dont la variole, * le mésothéliome, * le paludisme autochtone, * le paludisme d'importation dans les départements d'outre-mer, * la peste, * la poliomyélite, * la rage, * la rougeole, * le saturnisme de l'enfant mineur, * la suspicion de la maladie de Creutzfeldt-Jakob et les autres encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles humaines, * le tétanos, * les toxi-infections alimentaires collectives, * la tuberculose, * la tularémie, * le typhus exanthématique. Haut de page.
ME
Neurologie, immunologie allergologie
- Abrév. Myalgic Encephalomyelitis. * En français : EM ou Encéphalomyélite Myalgique. * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ;
* myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie
inflammatoire ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * algique : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur. Maladie chronique invalidante qui affecte autant les enfants que les adultes. Les synonymes de cette maladie sont très nombreux
: SFC (Syndrome de fatigue chronique) ou CFIDS (Chronic Fatigue Immun Dysfonction Syndrome), maladie d'Islande, neuromyasthénie épidémique, neuromyasthénie postinfectieuse.
Le Syndrome de Fatigue Chronique diffère de la plupart des sensations typiques de fatigue. C'est une maladie invalidante qui intervient dans la capacité des personnes à assumer
les tâches les plus simples de la vie quotidienne, parfois pendant de longues périodes de vie. Même la plus petite tâche devient un obstacle insurmontable, et dépenser un peu
d'énergie peut renvoyer une personne directement au lit. Pour l'instant l'étiologie (cause) de cette maladie est inconnue. Le Syndrome de Fatigue
Chronique est diagnostiqué par l'exclusion de toutes les autres maladies connues par la science moderne, comme les scléroses multiples, le lupus, certains cancers, la
dépression, le sida, les problèmes de thyroïde, etc... Il existe une Association Française du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie CFS/SPID : http://asso.nordnet.fr/cfs-spid/ Haut de page.
MGI
Gynécologie obstétrique,
chirurgie gynécologique, anatomie et
cytologie pathologiques
- Abrév. Mastite granulomateuse
idiopathique. * masto : du grec mastos [mast(o)-, -mastie], mamelle, relatif au sein ; * ite : du
grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie
inflammatoire ; *granulo : du latin granulum, [granulo-], petit
grain ; * oma : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps,
tumeur, tuméfaction ; * idio : du grec idios particulier ; * patho, pathique : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe,
patho-], souffrance, changement accidentel. C'est une inflammation généralement bénigne qui se traduit par un nodule dans le sein. Avant toute confusion avec un cancer, l'examen histologique doit être
pratiqué. Le traitement se fait par AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), cortisone ou colchicine. Dans certains cas, il faut procéder à une ablation chirurgicale du nodule.
Cette MGI peut évoluer de façon chronique. Haut de page.
MGC
Médecine biologique,
hématologie
- Abrév. Maladie des griffes du chat. Syn. : LRBI
ou lymphoréticulose bénigne d'inoculation. * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * réticulo : du latin reticulum [réticul(o)-], petit filet ; réseau
avec anastomoses ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe
désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. Transmise à 90% par des griffures ou morsures de chat, la MGC ou CSD pour
cat scratch disease, est due à un bacille : Bartonella
henselae. Les symptômes peuvent être nombreux et variés : syndrome oculoganglionnaire, encéphalite, éruptions, purpura, microangiopathies, anémie hémolytique ...
Repérée par sérodiagnostic, elle guérit souvent seule ou avec des antibiotiques. Haut de page.
MGW
Hématologie, cancérologie, médecine
biologique
- Abrév. Macroglobulinémie de Waldenström.
* macro : du grec macros [macr(o)-, -macrie], long (à pris le sens de « très grand ») ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie],
sphérique, petit corps arrondi ; * émie : du grec haima, [-émie,
héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * Jan Gösta Waldenström : médecin suédois né en 1906, mort en 1996. Il a décrit la maladie
(macroglobulinémie ou hémopathie lymphoïde B) qui porte son nom en 1944. C'est une hémopathie lymphoïde B, caractérisée par la présence d'une immunoglobuline M (IgM) monoclonale, la macroglobuline, à un taux supérieur à 5g/litre de sang. Cette
affection est associée à une infiltration lymphoplasmocytaire (lymphocytes et plasmocytes) de la moelle osseuse et éventuellement d'autres organes. C'est l'une des formes
du syndrome lymphoprolifératif. Haut de page.
MHNN
Gynécologie obstétrique,
hématologie,
génétique, immunologie allergologie
- Abrév. Maladie hémolytique du nouveau-né.
* maladie : du latin
impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné « malabde »
vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une altération
de la santé ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-,
hémo-] : relatif au sang ; * lytique : du grec lusis [lys(o)-,
-lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. L'incompatibilité sanguine fœto-maternelle
(I.F.M.) : il peut arriver qu'une mère Rh- (rhésus négatif) porte un fœtus Rh+ (ou Rh D). Dans les premiers mois de la grossesse, la mère
fabrique des IgG anti-D (immunoglobulines - ce sont des anticorps) qui traversent la barrière placentaire et passent dans le sang du fœtus. A la fin de la grossesse, le sang
fœtal contient deux fois plus d'IgG anti-D que celui de la mère. Le risque pour le fœtus de développer dès sa naissance une MHNN (maladie hémolytique du nouveau-né) n'est
pas négligeable : ictère, anémie, réticulocytose, érythroblastose, anasarque. Dans les cas les plus graves, l'exsanguino-transfusion peut s'avérer indispensable. Pour
éviter les problèmes dus à l'action du système immunitaire, on injecte à la mère des anticorps anti-D. Haut de page.
MIBG
Cancérologie,
neurologie, imagerie médicale et interventionnelle
- Abrév. Méta-iodo-benzyl-guanidine. * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin,
à côté de, entre, avec ; * iodo : du grec iôdes [iod(o)-], violet,
relatif à l’iode, dont les cristaux forment des paillettes violettes ; * benzyl : du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque], benjoin
ou encens de Java, résine aromatique tirée d’un arbre, le styrax. C'est un marqueur utilisé en scintigraphie pour détecter les tumeurs adrénosécrétrices, qui diffuse dans la fente synaptique et est capté par les terminaisons adrénergiques qu'il
marque. Haut de page.
MICI MII
Gastroentérologie
- Abrév. Maladies inflammatoires (chroniques) de l'intestin.
* maladie : du latin
impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné « malabde »
vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une altération
de la santé ; * inflammatoire : du latin flamma [-inflammation,
-inflammatoire], gaz lumineux qui se dégage d’une matière en combustion ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique,
-chronisme], temps. Ce sont des maladies qui touchent tout ou partie du tube digestif. On classe dans ces affections la maladie de Crohn, les colites ulcéreuses ou rectocolites hémorragiques (RCH).
Elles se manifestent par des douleurs et diarrhées chroniques, des fièvres fréquentes, des glaires ou du sang dans les selles, des problèmes au niveau de l'anus. Syn. : MICI
: maladies inflammatoires cryptogénétiques intestinales. Haut de page.
MKSA
Biométrie, physiologie
- Abrév. Mètre, kilogramme, seconde, ampère. * unité : du latin unus, un seul, unique.
Il existe plusieurs systèmes d'unités, parmi lesquels le système MKSA. Dans ce
système d'unités, la lettre M représente le mètre, unité de longueur, K est le
kilogramme, unité de masse, S est la seconde, unité de temps et A est l'ampère,
unité d'intensité du courant électrique. Haut de page.
MNI
Médecine biologique,
otorhinolaryngologie
- Abrév. Mononucléose infectieuse.
* mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléo : du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états
chroniques ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. La MNI est due à un herpes virus : le EBV ou virus d'Epstein Barr. Ce virus provoque une adénopathie cervicale (gonflement des ganglions du cou), parfois de la fièvre, une angine
et surtout une grande fatigue pouvant aller jusqu'à l'épuisement. La plupart du temps, la MNI est asymptomatique, très répandue et le virus reste dans l'organisme après guérison.
Il peut donc y avoir récidive lors d'une période d'immunodépression. Dépistage : augmentation des transaminases hépatiques, quantité anormalement élevée de mononucléaires,
notamment des lymphocytes, Un lymphocyte dans un frottis
réaction de Paul, Bunnel et Davidson (agglutination d'hématies de mouton ou de cheval), test ELISA. Syn. Maladie du baiser, maladie de
Pfeiffer. Haut de page.
MOC
Génétique, embryologie
- Abrév. Maladie osseuse constitutionnelle.
* maladie : du
latin impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné
« malabde » vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une
altération de la santé ; * osseuse : du latin ossum, de os, ossis [oss(i)-, osseux], os. Certaines maladies osseuses constitutionnelles peuvent être responsables de nanisme ou de petite taille à la naissance. Elles peuvent correspondre à des mutations (héréditaires)
et leur diagnostic précoce est très important. Pour éviter une irradiation importante de ces enfants, l'examen radiologique ne se fait que sur certains os "cibles" :
rachis lombaire, bassin, genoux. Haut de page.
MOP
Médecine biologique, imagerie médicale et interventionnelle
- Abrév. Maladie osseuse de Paget. * maladie : du
latin impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné
« malabde » vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une
altération de la santé ; * osseuse : du latin ossum, de os, ossis [oss(i)-, osseux], os ; * Paget : chirurgien et pathologiste anglais, James PAGET est né le 11 janvier
1814 à Great Yarmouth (Ile de Wight), mort le 30 décembre 1899 à Londres. Dystrophie osseuse observée surtout après 60 ans, dont l'origine reste inconnue. On observe une prolifération anormale des ostéoblastes et des ostéoclastes (cellules qui
synthétisent et détruisent le tissu osseux). Il s'en suit une régénération anarchique de l'os qui est déformé en longueur et en largeur. On parle d'os "pagétiques".
Le crâne augmente de volume alors que la face est épargnée. Des douleurs plus ou moins vives et une gêne fonctionnelle au niveau des membres inférieurs sont caractéristiques
de cette maladie. En radiologie, l'os a un aspect ouaté avec alternance de zones claires et de zones sombres. Haut de page.
MOPP
Cancérologie, pharmacologie - Abrév. Méthylchloréthamine, Oncovin, Procarbazine, Prédnizone.
Ces 4 termes sont des médicaments utilisés pour un protocole de chimiothérapie. Toxique et ayant de nombreux effets secondaires, le protocole MOPP est aujourd'hui de plus
en plus combiné en alternance avec un autre : ABVD - voir cette abréviation. Haut de page.
MPA
Médecine biologique, endocrinologie et métabolismes, épidémiologie et santé
publique
- Abrév. Medroxy-Progestérone-Acétate.
* MPA : acétate de medroxyprogestérone. La MPA est un progestatif, utilisé entre autres dans les THS (traitements hormonaux substitutifs)
chez les femmes ménopausées et généralement associée à un œstrogène. En association avec d'autres hormones, la MPA a été utilisée
comme hormone de croissance par les éleveurs de bétail. Actuellement, elle est strictement interdite dans la communauté européenne car elle peut provoquer la
stérilité. En juillet 2002, plusieurs pays européens dont la France subissent une contamination de certains élevages, la MPA ayant été vendue avec un sirop
de glucose par une société belge. Haut de page.
MPOC
Pneumologie
- Abrév. Maladie pulmonaire obstructive chronique. * maladie : du
latin impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné
« malabde » vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une
altération de la santé ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). C'est une obstruction du débit de l’air dans les poumons entraînant un essoufflement, souvent accompagnée de toux et de respirations sifflantes. La MPOC comprend deux
affections distinctes. La première est la bronchite chronique qui consiste en une obstruction des voies respiratoires causée par un excès de mucus et une inflammation.
L’organisme tente alors de se débarrasser de ce mucus par la toux. La deuxième est l’emphysème : le tissu pulmonaire est détruit et les parois perdent l’élasticité
nécessaire à l’expulsion de l’air et par conséquent, les poumons se gonflent d’air. Haut de page.
MPTP
Neurologie, toxicologie
- Abrév. 1-méthyl-4-phényl-1,2,3,6-tétrahydropyridine. Toxine du système nerveux central qui induit la maladie de Parkinson et l'apoptose (mort) des neurones. Cette MPTP a été absorbée accidentellement par des toxicomanes (elle
contaminait une héroïne de synthèse) et elle a produit chez eux des effets semblables à ceux observés chez les parkinsoniens. Des recherches sont menées actuellement sur des
souris intoxiquées par MPTP, qui développent une apoptose des neurones. Certaines enzymes, les caspases, semblent intervenir dans ce processus, et les chercheurs
essaient de trouver des inhibiteurs de ces caspases. Haut de page.
MPV
Hématologie, médecine biologique
- Abrév. Mean Platelet Volume ou Volume plaquettaire moyen. * plaquette : du néerlandais plaken [-plaquettaire, plaquette] rapiécer, relatif aux plaquettes,
éléments figurés qui interviennent dans la coagulation.
La détermination du volume plaquettaire (VP ou volume total des plaquettes) ou
du volume plaquettaire moyen (VPM) permet de mettre en évidence les
thrombopénies centrales, c'est-à-dire un manque plus ou moins important de
thrombocytes ou plaquettes et qui provoque une anomalie de l'hémostase ou
coagulation du sang. Les valeurs considérées comme normales sont :
--> Nombre ou numération : 150 à 400 000 / mm3 de sang, soit 150 à
400 000 000 par cm3 ou 150 à 400 000 000 000 par litre ou 150 à 400
G/L (giga par litre)
--> VPM : 7 à 11 fL ou µ3 - pour le passage
du femtolitre (fL) au micron cube, voir VGM. Haut de page.
MRSA
Bactériologie, médecine hospitalière, pharmacologie
- Abrév. Methicilin-resistant Staphylococcus aureus ou Staphylocoque doré méticilline résistant. * staphylo : du grec staphulê [staphyl(o)-], grain de raisin et, en médecine, relatif à la luette
ou à des bactéries disposées en grappes ; * coccus : du grec kokkos [cocc(o)-, -coccie, -coque], graine, relatif aux micro-organismes sphériques.
Le staphylocoque doré est une bactérie en forme de grappe, présent normalement
sur la peau ou dans le nez d’un quart de la population sans qu'il soit
responsable d’une infection, sauf dans certaines circonstances particulières,
notamment s'il passe dans le milieu intérieur et si les défenses immunitaires du
sujet sont affaiblies. La méticilline est un antibiotique (pénicilline M, donc
résistante à la pénicillinase) qui fait partie des bêtalactamines et qui est
essentiellement utilisé contre le staphylocoque doré non méticilline-résistant.
Le MRSA est devenu dramatiquement résistant à un grand nombre d'antibiotiques
dont les bêtalactamines et on utilise actuellement la cloxacilline, qui est
également une pénicilline M. Le MRSA est responsable d'un certain nombre
d'infections nosocomiales en milieu hospitalier et pose de plus en plus un
problème aux CLINS (Comités de lutte contre les infections nosocomiales). Haut de page.
MSP-1
Génétique, biochimie, ophtalmologie - Abrév. Protéine produite par le gène OPA-1.
* protéine : du grec
tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première
qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux
protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. Protéine dont une mutation
est responsable de l'atrophie optique dominante, qui conduit à une détérioration lente de l'acuité visuelle au cours de la vie, associée à une perturbation de la vision des couleurs
et à une atrophie optique visible au fond d'œil. Ces signes, dont l'expression est très variable selon les patients, sont liés à la dégénérescence des neurones qui transmettent
l'information visuelle et dont les axones constituent l'essentiel du nerf optique. Les travaux réalisés ont permis l'identification, dans la région q28 du chromosome 3, du gène
appelé OPA1 et de mutations chez plusieurs patients de familles différentes. Le produit de ce gène est une protéine motrice, dénommée MSP1, appartenant au groupe des
dynamines. Les mutations de cette protéine sont responsables d'une désorganisation du réseau mitochondrial que l'on peut d'ailleurs facilement observer chez les patients,
à partir de cellules sanguines. Les chercheurs vont maintenant s'attacher à décrypter le processus physiopathologique en cherchant à mieux comprendre la fonction et la régulation
de la protéine MSP1. Si les perspectives thérapeutiques résultant de ces travaux restent encore spéculatives, l'identification du gène OPA1 pourrait permettre le dépistage
systématique de l'atrophie optique dominante, en particulier dans les familles à risque. Haut de page.
MT
Toutes disciplines - Abrév. Ces abréviations
sont généralement utilisées pendant les prises
de notes, sur des ordonnances ou
des rapports médicaux.
* MT : médecin traitant. Haut de page.
MST MTS
Infectiologie,
vénérologie, médecine biologique, pharmacologie - Abrév. Maladie sexuellement transmissible, maladie à transmission sexuelle
* maladie : du
latin impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné
« malabde » vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une
altération de la santé ; * sexuellement : du latin sexus, sexualis [sex(o)-, -sexuel], relatif aux sexes mâle et
femelle, à la sexualité et à la reproduction ; * transmissible : du latin transmissus, de transmittere [transmettre, transmissible], aller
au-delà, permettre le passage, agir comme intermédiaire.
Les maladies (ou infections) sexuellement transmissibles (MST) étaient autrefois
synonymes de maladies vénériennes et sont aussi appelées MTS ou maladies à
transmission sexuelle (du
latin venerius, de Vénus [vénér(o)-, -vénérien], déesse de l’amour).
Leur caractéristique essentielle est qu'elles sont contractées ou transmises
lors de rapports sexuels. Il n'est pas question dans ce paragraphe de les
détailler toutes, la plupart d'entre elles étant déjà décrites sous leurs noms.
Il y a une trentaine d'années, les principales maladies sexuelles étaient * la
syphilis ou vérole dont le responsable est le tréponème pâle ; * la blennorragie
ou chaude pisse due au gonocoque de Neisser ; * le chancre mou connu aussi sous
le nom de chancrelle, dû au bacille Haemophilus ducreyi ; * la
lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas-Favre, dont le germe
responsable est une Chlamydia (bactérie). Actuellement, les MST ont pris une
telle ampleur que ces quatre maladies n'en représentent qu'à peine 15%. Quelques
MST d'apparition plus récente : * le SIDA ou syndrome d'immunodéficience acquise, identifié en
1982 par l'équipe du Pr. Luc Montagnier (prix Nobel de médecine en 2008), qui
est aussi transmissible par la voie sanguine (transfusion sanguine, toxicomanie
par injections intraveineuses) ; * l'herpès génital dû au virus HSV2,
Herpes Simplex Viridae 2 (ou HHV2) ; * l'hépatite B dont les responsable est le VHB (virus de l'hépatite B). Il existe bien d'autres MST,
comme les candidoses (Chlamydia), les trichomonases (Trichomonas - c'est un
protozoaire), les pédiculoses avec pou du pubis ou morpion, sarcopte de la gale
(acarien), les mycoplasmoses, entre nombreuses autres, Les personnes les plus
touchées par les MST sont celles qui ont de nombreux partenaires sexuels et il
est particulièrement important que ces rapports soient protégés (préservatifs)
et que les dépistages soient précoces. Haut de page.
MTCD
Immunologie, dermatologie, neurologie, médecine
biologique - N. m. * syndrome
de Sharp : du nom de G.C.
Sharp. Le syndrome de Sharp (abréviation : SSh) est une connectivite
(nouveau nom d'une collagénose), c'est-à-dire une maladie inflammatoire
chronique du tissu conjonctif de soutien, en rapport avec un dysfonctionnement
immunitaire. C'est une maladie rare qui apparaît préférentiellement entre 30 à
50 ans et qui touche quatre fois plus les femmes que les hommes. Ce syndrome a
été qualifié de connectivite mixte ou MTCD (mixed connective tissue disease) car
il regroupe au moins 2 maladies auto-immunes parmi : * le LEAD ou lupus
érythémateux aigu disséminé, * la PR ou polyarthrite rhumatoïde, * une DPM ou
dermatopolymyosite (inflammation d'un nombre plus ou moins important de muscles
qui se sclérosent,
associée à des lésions cutanées de type érythèmes et œdèmes) et * une SS ou sclérodermie systémique. On comprend mieux dès lors
que le pronostic du syndrome de Sharp soit particulièrement mauvais. Sans trop
entrer dans les détails de cette maladie complexe, on peut retenir les points
suivants concernant les principaux symptômes : un phénomène de Raynaud
(extrémités froides), une polyarthrite (inflammation généralisée des
articulations), une sclérodactylie (sclérose des vaisseaux et du tissu
conjonctif au niveau des doigts de la main et du pied), un dysfonctionnement
œsophagien, une atteinte pulmonaire et viscérale et, souvent, une asthénie,
anorexie, amaigrissement, insuffisance rénale, endocardite, plus rarement une
atteinte neurologique.
Au niveau des analyses de laboratoire, l'une des caractéristiques du syndrome de
Sharp est la présence d'anticorps anti-RNP (ou anti-ribonucléoprotéines,
c'est-à-dire un anticorps qui va s'attaquer aux noyaux des cellules). Ces
anticorps sont aussi appelés AC anti-ENA (de l'anglais extractable nuclear
antibodies ou anticorps nucléaires solubles). En fait, c'est toute la régulation
immunitaire qui est touchée. Les analyses mettent aussi en évidence des
anomalies au niveau de toutes les cellules sanguines : anémie (globules rouges
insuffisants), leucopénie ou diminution des globules blancs, thrombopénie ou
baisse des plaquettes ; les gammaglobulines et immunoglobulines augmentent dans
le sang, au point de former des dépôts dans les vaisseaux sanguins et les reins.
Cette liste n'est pas exhaustive ...
Les traitements dépendent du stade de la maladie et de sa gravité : AINS
(anti-inflammatoires non stéroïdiens), antipaludéens de synthèse, corticoïdes à
doses relativement fortes, parfois traitement immunosuppresseur. Haut de page.
MTE
Angiologie et médecine vasculaire, pharmacologie
- Abrév. Maladie thromboembolique. * maladie : du
latin impérial male habitus, en mauvais état, qui a d’abord donné
« malabde » vers 980, puis maladie et malade en 1155, personne qui souffre d’une
altération de la santé ; * thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * embolique : du grec embolê [embolie], attaque, obstruction des
vaisseaux. Elle débute dans la plupart des cas par une TVP (thrombose veineuse profonde), et atteint en France 50 à 100 000 personnes (avec 5 à 10 000 décès). A l'origine,
la triade de VIRCHOW : facteur pariétal, hypercoagulabilité, stase veineuse. Un caillot se forme dans une veine du mollet. Ce thrombus peut adhérer à la paroi ou se libérer et
oblitérer complètement la lumière de la veine. Les signes d'une TVP sont la douleur à la palpation, l'ischémie des membres, la phlébite bleue, entre autres. Examens :
échodoppler, phlébographie, IRM. Traitements : ce sont des anticoagulants tels que les HBPM (héparines de bas poids moléculaire) qui remplacent progressivement les HNF
(héparines non fractionnées), puis anticoagulants oraux. On utilise aussi l'AVK (antivitamine K). Haut de page.