Mots, expressions Etymologie, définition
Maïeutique Maïeuticien
Obstétrique - [Angl. : Maieutics, Male mid-wife] N. f. * maïeutique : du grec maieutikê, art de
faire accoucher. La maïeutique est l'équivalent de l'obstétrique,
art de suivre la grossesse, d'assister l'accouchement et d'assurer les soins du
post-partum. Le terme de maïeuticien a été créé par l'Académie Française pour
nommer la fonction d'un homme qui exerce le métier de sage-femme. Haut
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Martial, e, aux Carence martiale Martiale
(fonction) Thérapeutique martiale
Médecine générale, biologie - [Angl. : Martial, Martial deficiency, iron deficiency, Martial function, Martial therapeutics] Adj.
Cet adjectif peut prêter à confusion, du fait de ses deux sens différents. On
connaît bien martial comme "qui manifeste un goût certain pour la lutte , le
combat" ou "qui encourage un tel état d'esprit". Dans ce
cas, martial, e, aux, vient du latin martialis, de Mars, dieu de la guerre : arts
martiaux, loi martiale ... * En chimie, l'adjectif martial s'est imposé
dès la fin du XVIIe siècle comme "qui contient du fer" et ce sens vient aussi du latin martialis, mais en rapport avec la planète Mars, du fait de sa
couleur rougeâtre analogue à celle des oxydes de fer, ce métal étant celui avec
lequel on forgeait les armes, le dieu Mars de la guerre n'est pas loin ! De
plus, les alchimistes de l'époque, tout autant astrologues, aimaient
bien donner des noms de planètes aux métaux (Mercure est un bel exemple). La
pyrite martiale est un minerai de fer. En médecine, il a gardé ce sens et une
carence martiale signifie donc une carence en fer. On évoque d'ailleurs la
fonction martiale du foie pour désigner la possibilité qu'il a de mettre en
réserve le fer qu'il tire de l'hémoglobine. De même une thérapeutique martiale
est le traitement d'une anémie par des apports de fer.
Masochisme Masochiste
Psychiatrie psychologie - [Angl. : Masochism, Masochist] N. m. * masochisme : de
l'écrivain Léopold Sacher-Masoch.
Le masochisme est une perversion sexuelle dans laquelle la sujet masochiste se fait infliger des souffrances multiples par quelqu'un d'autre, souvent
sadique, c'est-à-dire qui aime infliger des douleurs à une personne
consentante. C'est l'œuvre littéraire de l'écrivain Léopold Sacher-Masoch
qui a incité Krafft-Ebing à donner le nom de masochisme à cette perversion.
Dans les années 1920, Freud a montré que le sadisme et le masochisme
s'enracinaient dans des pulsions de mort. Haut
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Méplat
Anatomie - [Angl. : Meplate] N. m. * mé- : préfixe tiré de la particule négative et péjorative francique missi, * plat : du
grec platus [platy-], large et plat. En anatomie, un méplat caractérise une surface ou une structure qui a plus de largeur que d'apaisseur, ou une partie relativement plane d'un corps, comme les méplats du visage par exemple. Haut
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Mérycisme
Pédiatrie, gastroentérologie, psychologie psychiatrie - [Angl. : Merycismus] N. f. * mérycisme : du
grec mêrukismos, rumination. Le mérycisme est un trouble psychologique
qui se traduit par une forme de rumination et que l'on observe le plus souvent
chez les enfants ainsi que chez certains patients psychotiques. Les personnes
atteintes de mérycisme provoquent une régurgitation des aliments, suivie de leur
mâchonnement. Les psychiatres parlent d'une manifestation névrotique qui
pourrait être due à des perturbations d'ordre affectif entre le très jeune
enfant et son entourage immédiat. Cette pathologie se manifeste dès les premiers
mois de la vie. Ce sont d'abord des vomissements, remplacés très vite par des
régurgitations, le matin au réveil, quand l'enfant est seul. Il est très absorbé
par cette activité de régurgitation - mâchonnements et semble indifférent à son
environnement. Le mérycisme cesse dès que l'on prend l'enfant dans ses bras. En
ce qui concerne les séquelles, il n'y a pratiquement jamais de retard mental,
mais un retard de croissance peut apparaître. L'enfant est pris en charge par
des pédopsychiatres et l'évolution est le plus souvent favorable : le mérycisme
disparaît généralement vers 1 à 2 ans. Haut
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Molluscum Molluscum contagiosum Molluscum
verrucosum Molluscum fibrosum Molluscum lipomatodes Molluscum pendulum
Dermatologie, virologie
- [Angl. : Molluscum, Molluscum contagiosum, Molluscum verrucosum, Molluscum fibrosum, Molluscum lipomatodes, Molluscum pendulum] N. m. * molluscum : du latin mollusca, noeud
de l'érable à écorce molle. Le terme
molluscum désigne maintenant une tumeur flasque et fibreuse de la peau. On
connaît davantage le molluscum contagiosum, (ou M. verrucosum) dermatose
caractérisée par la formation de tumeurs bénignes, épithéliales
ombiliquées, de différentes tailles, dures, qui siègent principalement sur le
visage et qui présentent un contenu blanchâtre, semi-solide, constitué de
graisse, de cellules épithéliales et de corpuscules parfois encapsulés. M.
contagiosum affecte surtout les jeunes enfants, mais aussi les adultes qui ont
un système immunitaire déprimé. Il se propage essentiellement par le grattage. Son siège de prédilection
est le visage, mais aussi l'aisselle, l'aine, la région anale ou génitale. La
maladie est chronique, sans symptômes systémiques au cours de son évolution. Elle est contagieuse et due à un virus de la famille des Poxvirus. Le traitement, lorsqu'il est nécessaire, peut être
un peu douloureux, car il repose sur une destruction locale avec une curette ou
l'application d'azote liquide. Cette affection est reconnue comme pouvant
disparaître spontanément, mais chez les enfants, elle se propage souvent par le
grattage. Compte tenu de sa haute contagiosité, l'éviction scolaire des enfants
atteints était autrefois recommandée, mais ne l'est plus aujourd'hui.
Mais il existe en fait un nombre important de formes : M. fibrosum : formation
d'une tumeur cutanée fibreuse dans la maladie de Recklinghausen ; M.
lipomatodes : (c'est un xanthome) ; M. pendulum ou fibrome molluscum ou fibrome
mou : il s'agit de tumeurs molles non contagieuses, pédiculées, que l'on trouve
parfois en abondance sur les plis du cou, de l'aine, de l'aisselle et les
paupières des personnes âgées, entre autres. Haut
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Morula
Embryologie - [Angl. : Morula] N. f. * morula : mot latin qui signifie petite mûre, du fait de la ressemblance
de ce stade embryonnaire avec ce fruit. Dans les 24 heures qui
suivent la fécondation, le zygote subit une succession de divisions (mitoses)
qui commencent la segmentation. Pendant ces premières divisions, le futur
embryon n'augmente pas de volume, mais le nombre des cellules filles ou
blastomères augmente? L'embryon est toujours enveloppé par sa zone pellucide.
Après 40 heures, il y a 4 blastomères et, après environ 4 jours, il y en a 16 ou
32. C'est à ce stade précis que l'embryon est appelé morula car il ressemble à
une petite mûre. Par la suite, la morula va acquérir une cavité centrale ou
cavité d'absorption ou blastocèle ou blastocœle et absorber du liquide.
L'embryon est maintenant appelé blastocyste (du
grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie) ou blastula. Il se
trouve dans la cavité utérine et va se séparer de sa zone pellucide vers le 6e
jour. Le blastocyste interagit avec l'endomètre pour entamer la nidation. Haut
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Mydriase Mydriase physiologique Mydriase thérapeutique Mydriase pathologique Mydriatique
Ophtalmologie, neurologie, pharmacologie
- [Angl. : Mydriasis, Physiologic mydriasis, Therapeutic mydriasis, Pathological mydriasis, Mydriatic] N. f. * mydriase : du grec mudriasis, dilatation anormale et persistante de la pupille. La
mydriase est une dilatation anormale et persistante de la pupille, avec
immobilité de l'iris (paralysie du sphincter) ou avec conservation de réflexes
(spasme du dilatateur). Elle peut être physiologique, pathologique ou
thérapeutique. * Mydriase physiologique : elle correspond généralement au temps
d'adaptation de l'œil à des conditions de luminosité variant brusquement, comme
lorsqu'on passe d'une salle de cinéma à une zone fortement éclairée. Elle peut
aussi survenir après une émotion intense. * La mydriase thérapeutique est
provoquée par l'ophtalmologiste dans le but d'observer le fond de l'œil. Elle
utilise des mydriatiques (substances provoquant la mydriase) comme l'atropine ou
d'autres produits à action plus courte. * La mydriase pathologique : elle peut
résulter d'une prise excessive d'alcool ou de stupéfiants, d'une paralysie du
nerf parasympathique oculaire due à un traumatisme, une tumeur et est alors
généralement accompagnée d'une ptôse (chute de la paupière supérieure). Un
faisceau lumineux dirigé sur la pupille ne provoque plus de réaction. Le sujet
atteint de mydriase est constamment ébloui et voit flou. Le traitement peut
consister en collyres myotiques (le myosis est l'inverse de la mydriase). Haut
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