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Dernière modification :
1-03-2012

Mots, expressions     Etymologie, définition


Magnocellulaire - Maïeuticien - Maïeutique - Carence martiale - Martiale (fonction) - Martial - Masochisme - Masochiste - Méplat - Mérycisme - Mofenson - Molluscum - Molluscum contagiosum - Molluscum fibrosum - Molluscum lipomatodes - Molluscum pendulum - Molluscum verrucosum - Morula - Mydriase - Mydriase pathologique - Mydriase physiologique - Mydriase thérapeutique - Mydriatique- Thérapeutique martiale
Magnocellulaire
Neurologie,   anatomie, cytologie, endocrinologie  -  [Angl. : Magnocellular]   Adj.  * magno- : du latin magnus, grand. ; * cellulaire : du latin cellula, dim. de cella [cellul(o)-, -cellulaire], chambre ; racine des termes relatifs à la cellule.  L'adjectif magnocellulaire caractérise des noyaux ou groupes de neurones sécrétoires, situés dans l'hypothalamus. Petit rappel sur le système porte hypothalamohypophysaire pour mieux comprendre.   Schéma du système hypothalamus-hypophyse  
Situés dans la partie latéro-postérieure de l'hypothalamus, les noyaux parvicellulaires (
parvi-, parvo- : du latin parvus, petit) regroupent des neurones dont les terminaisons axoniques sont en relation, dans la tige hypophysaire ou pituitaire, avec des capillaires veineux pelotonnés qui vont former la veine porte hypophysaire. Les sécrétions hormonales de ces neurones passent donc très rapidement dans le sang veineux (voir flèches bleu clair sur le schéma, au niveau de la tige hypophysaire) qui irrigue l'adénohypophyse ou antéhypophyse. Ces neurohormones vont ensuite stimuler, grâce à un deuxième réseau de capillaires, les cellules sécrétrices de l'antéhypophyse, qui produisent des hormones adénohypophysaires emportées dans le corps vers leurs cibles. On a constaté que ces noyaux hypothalamiques sont constitués de neurones à petit corps cellulaire, ce qui justifie leur qualificatif de parvicellulaires.
En plus de ces noyaux parvicellulaires, il existe, dans la partie antérieure d' l'hypothalamus, des noyaux (supra-optique, para-ventriculaire...) qui sont formés de neurones eux aussi sécrétoires (ocytocine, vasopressine), mais de plus grande taille. Ils sont en relation directe avec la neurohypophyse ou posthypophyse où, grâce à un réseau capillaire artérioveineux, ils stimulent la sécrétion d'hormone neurohypophysaires. Ces noyaux à grosses cellules sont appelés noyaux magnocellulaires.
On distingue également des noyaux appelés médiocellulaires car la taille des neurones (10 à 13 μm) est intermédiaire entre ceux des noyaux parvicellulaires (6 à 10 μm) et ceux des noyaux magnocellulaires (13 à 19 μm). Ils sont situés dans deux groupes de noyaux hypothalamiques, dorsal et postérieur.

Maïeutique   Maïeuticien
Obstétrique  -  [Angl. : Maieutics, Male mid-wife]   N. f.  * maïeutique : du grec maieutikê, art de faire accoucher.  La maïeutique est l'équivalent de l'obstétrique, art de suivre la grossesse, d'assister l'accouchement et d'assurer les soins du post-partum. Le terme de maïeuticien a été créé par l'Académie Française pour nommer la fonction d'un homme qui exerce le métier de sage-femme.     Haut de page.

Martial, e, aux   Carence martiale   Martiale (fonction)   Thérapeutique martiale
Médecine générale, biologie  -  [Angl. : Martial, Martial deficiency, iron deficiency, Martial function, Martial therapeutics]   Adj.  Cet adjectif peut prêter à confusion, du fait de ses deux sens différents. On connaît bien martial comme "qui manifeste un goût certain pour la lutte , le combat" ou "qui encourage un tel état d'esprit". Dans ce cas, martial, e, aux, vient du latin martialis, de Mars, dieu de la guerre : arts martiaux, loi martiale ...  * En chimie, l'adjectif martial s'est imposé dès la fin du XVIIe siècle comme "qui contient du fer" et ce sens vient aussi du latin martialis, mais en rapport avec la planète Mars, du fait de sa couleur rougeâtre analogue à celle des oxydes de fer, ce métal étant celui avec lequel on forgeait les armes, le dieu Mars de la guerre n'est pas loin ! De plus, les alchimistes de l'époque, tout autant astrologues,  aimaient bien donner des noms de planètes aux métaux (Mercure est un bel exemple).  La pyrite martiale est un minerai de fer. En médecine, il a gardé ce sens et une carence martiale signifie donc une carence en fer. On évoque d'ailleurs la fonction martiale du foie pour désigner la possibilité qu'il a de mettre en réserve le fer qu'il tire de l'hémoglobine. De même une thérapeutique martiale est le traitement d'une anémie par des apports de fer.

Masochisme   Masochiste
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Masochism, Masochist]   N. m.  * masochisme : de l'écrivain Léopold Sacher-Masoch. Le masochisme est une perversion sexuelle dans laquelle la sujet masochiste se fait infliger des souffrances multiples par quelqu'un d'autre, souvent sadique, c'est-à-dire qui aime infliger des douleurs à une personne consentante. C'est l'œuvre littéraire de l'écrivain Léopold Sacher-Masoch qui a incité Krafft-Ebing à donner le nom de masochisme à cette perversion. Dans les années 1920, Freud a montré que le sadisme et le masochisme s'enracinaient dans des pulsions de mort.     Haut de page.

Méplat
Anatomie  -   [Angl. : Meplate]   N. m.   * - : préfixe tiré de la particule négative et péjorative francique missi, * plat : du grec platus [platy-], large et plat. En anatomie, un méplat caractérise une surface ou une structure qui a plus de largeur que d'apaisseur, ou une partie relativement plane d'un corps, comme les méplats du visage par exemple.     Haut de page.

Mérycisme
Pédiatrie, gastroentérologie, psychologie psychiatrie
  -  [Angl. : Merycismus]   N. f.  * mérycisme : du grec mêrukismos, rumination.  Le mérycisme est un trouble psychologique qui se traduit par une forme de rumination et que l'on observe le plus souvent chez les enfants ainsi que chez certains patients psychotiques. Les personnes atteintes de mérycisme provoquent une régurgitation des aliments, suivie de leur mâchonnement. Les psychiatres parlent d'une manifestation névrotique qui pourrait être due à des perturbations d'ordre affectif entre le très jeune enfant et son entourage immédiat. Cette pathologie se manifeste dès les premiers mois de la vie. Ce sont d'abord des vomissements, remplacés très vite par des régurgitations, le matin au réveil, quand l'enfant est seul. Il est très absorbé par cette activité de régurgitation - mâchonnements et semble indifférent à son environnement. Le mérycisme cesse dès que l'on prend l'enfant dans ses bras. En ce qui concerne les séquelles, il n'y a pratiquement jamais de retard mental, mais un retard de croissance peut apparaître. L'enfant est pris en charge par des pédopsychiatres et l'évolution est le plus souvent favorable : le mérycisme disparaît généralement vers 1 à 2 ans.     Haut de page.

Molluscum   Molluscum contagiosum   Molluscum verrucosum   Molluscum fibrosum   Molluscum lipomatodes   Molluscum pendulum
Dermatologie, virologie  -  [Angl. : Molluscum, Molluscum contagiosum, Molluscum verrucosum, Molluscum fibrosum, Molluscum lipomatodes, Molluscum pendulum]   N. m.  * molluscum : du latin mollusca, noeud de l'érable à écorce molle.  Le terme molluscum désigne maintenant une tumeur flasque et fibreuse de la peau. On connaît davantage le molluscum contagiosum, (ou M. verrucosum) dermatose caractérisée par la formation de tumeurs bénignes, épithéliales ombiliquées, de différentes tailles, dures, qui siègent principalement sur le visage et qui présentent un contenu blanchâtre, semi-solide, constitué de graisse, de cellules épithéliales et de corpuscules parfois encapsulés. M. contagiosum affecte surtout les jeunes enfants, mais aussi les adultes qui ont un système immunitaire déprimé. Il se propage essentiellement par le grattage. Son siège de prédilection est le visage, mais aussi l'aisselle, l'aine, la région anale ou génitale. La maladie est chronique, sans symptômes systémiques au cours de son évolution. Elle est contagieuse et due à un virus de la famille des Poxvirus. Le traitement, lorsqu'il est nécessaire, peut être un peu douloureux, car il repose sur une destruction locale avec une curette ou l'application d'azote liquide. Cette affection est reconnue comme pouvant disparaître spontanément, mais chez les enfants, elle se propage souvent par le grattage. Compte tenu de sa haute contagiosité, l'éviction scolaire des enfants atteints était autrefois  recommandée, mais ne l'est plus aujourd'hui.
Mais il existe en fait un nombre important de formes : M. fibrosum  : formation d'une tumeur cutanée fibreuse  dans la maladie de Recklinghausen ; M. lipomatodes : (c'est un xanthome) ; M. pendulum ou fibrome molluscum ou fibrome mou : il s'agit de tumeurs molles non contagieuses, pédiculées, que l'on trouve parfois en abondance sur les plis du cou, de l'aine, de l'aisselle et les paupières des personnes âgées, entre autres.
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Morula
Embryologie  -  [Angl. : Morula]   N. f.  * morula : mot latin qui signifie petite mûre, du fait de la ressemblance de ce stade embryonnaire avec ce fruit.  Dans les 24 heures qui suivent la fécondation, le zygote subit une succession de divisions (mitoses) qui commencent la segmentation. Pendant ces premières divisions, le futur embryon n'augmente pas de volume, mais le nombre des cellules filles ou blastomères augmente? L'embryon est toujours enveloppé par sa zone pellucide. Après 40 heures, il y a 4 blastomères et, après environ 4 jours, il y en a 16 ou 32. C'est à ce stade précis que l'embryon est appelé morula car il ressemble à une petite mûre. Par la suite, la morula va acquérir une cavité centrale ou cavité d'absorption ou blastocèle ou blastocœle et absorber du liquide. L'embryon est maintenant appelé blastocyste (du grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie) ou blastula. Il se trouve dans la cavité utérine et va se séparer de sa zone pellucide vers le 6e jour. Le blastocyste interagit avec l'endomètre pour entamer la nidation.     Haut de page.

Mydriase   Mydriase physiologique   Mydriase thérapeutique   Mydriase pathologique   Mydriatique  
Ophtalmologie, neurologie, pharmacologie  -  [Angl. : Mydriasis, Physiologic mydriasis, Therapeutic mydriasis, Pathological mydriasis, Mydriatic]   N. f.  * mydriase : du grec mudriasis, dilatation anormale et persistante de la pupille.  La mydriase  est une dilatation anormale et persistante de la pupille, avec immobilité de l'iris (paralysie du sphincter) ou avec conservation de réflexes (spasme du dilatateur). Elle peut être physiologique, pathologique ou thérapeutique. * Mydriase physiologique : elle correspond généralement au temps d'adaptation de l'œil à des conditions de luminosité variant brusquement, comme lorsqu'on passe d'une salle de cinéma à une zone fortement éclairée. Elle peut aussi survenir après une émotion intense. * La mydriase thérapeutique est provoquée par l'ophtalmologiste dans le but d'observer le fond de l'œil. Elle utilise des mydriatiques (substances provoquant la mydriase) comme l'atropine ou d'autres produits à action plus courte. * La mydriase pathologique : elle peut résulter d'une prise excessive d'alcool ou de stupéfiants, d'une paralysie du nerf parasympathique oculaire due à un traumatisme, une tumeur et est alors généralement accompagnée d'une ptôse (chute de la paupière supérieure). Un faisceau lumineux dirigé sur la pupille ne provoque plus de réaction. Le sujet atteint de mydriase est constamment ébloui et voit flou. Le traitement peut consister en collyres myotiques (le myosis est l'inverse de la mydriase).     Haut de page.