Micro- Du grec mikros [micr(o)-, -micrie], petit.
Microangiopathie
Diabétologie, urologie néphrologie -
N. f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * pathie : du
grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement
accidentel. Le mot microangiopathie est un terme générique qui désigne toutes les affections
concernant les vaisseaux sanguins de petit diamètre et les capillaires. Cette
pathologie se rencontre essentiellement chez les sujets souffrant de diabète et
se manifeste au niveau des reins (atteinte des glomérules) et de la rétine. Les
petits vaisseaux sanguins s'infiltrent progressivement de glycoprotéines et vont
progressivement s'altérer. Il en résulte une mauvaise oxygénation des tissus
concernés. Les conséquences d'une microangiopathie sont particulièrement
redoutables au niveau de la rétine, su système nerveux et des reins. Le
traitement est un contrôle strict de la glycémie.
Microangioscopie
Anatomie, angiologie et médecine vasculaire
- N. f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * scopie : du grec skopein,
[-scope, -scopie, -scopique], regarder. La microangioscopie est un
examen non invasif et facile à réaliser. On observe au microscope le rebord
d'un ongle préalablement désinfecté, la main étant posée sur une plaque
éclairante. Au microscope, le médecin repère l'existence éventuelle de
capillaires dilatés, ainsi que leur densité. De tels mégacapillaires
anormalement dilatés sont le signe d'une microangiopathie (ou atteinte des
vaisseaux de petit calibre). Cet examen est pratiqué chez les sujets qui
présentent un acrosyndrome (anomalie de circulation dans les extrémités),
comme le syndrome de RAYNAUD. Syn. : capillaroscopie. Haut de page.
Microcéphalie Microcéphale
Anatomie, neurologie - N.
f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * céphalie : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie],
tête. Anomalie qui consiste en une taille exagérément petite de la tête.
Cette pathologie est généralement associée, du fait de la petitesse de l'encéphale,
à un retard mental plus ou moins marqué. Adj. et nom : microcéphale. Haut de page.
Microcorie Micropupille
Ophtalmologie - N. f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * corie : du
grec korê [-cori(o), -corie], pupille. La microcorie, connue aussi sous le nom
de micropupille, est le fait qu'un œil présente une pupille de taille plus ou
moins réduite. Sa forme et son contour restent en général parfaitement
circulaire et régulier et cette anomalie n'empêche pas une vision normale. Haut de page.
Microcytaire Microcyte Microcytémie Microcytose
Hématologie,
médecine biologique - N. f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * cytaire : du grec kutos [cyto-,
-cyte, -cytie], cellule. La
microcytose correspond à une taille anormalement petite des cellules, mais ce
terme ne s'utilise en fait que pour les globules rouges (ou hématies ou
érythrocytes). Lorsque ces cellules ont un diamètre compris entre 4 et 6 microns
(au lieu d'une moyenne de 6,7 à 7,7 pour les hématies normales ou normocytes),
on les appelle des microcytes. La microcytémie (du
grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang)
est donc la présence dans le sang de microcytes. La microcytose se rencontre dans
certaines affections comme les anémies hémolytiques, la thalassémie mineure, la
drépanocytose ... A noter que dans de nombreux cas de microcytose sans anémie,
le nombre des hématies est augmenté de façon que le VGM (volume globulaire
moyen) et l'hématocrite soient normaux. Il s'agit en fait d'une fausse
polyglobulie.
Adj. : microcytaire : qui concerne les microcytes ou qui en contient. Haut de page.
Micromastie
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes - N.
f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * mastie : du grec mastos [mast(o)-, -mastie], mamelle, relatif au sein. La micromastie est
le développement insuffisant des glandes mammaires. Syn. : hypomastie, aplasie
des glandes mammaires. Cette anomalie peut résulter de la présence d'une
tumeur au sein, mais aussi et plus fréquemment d'un dérèglement hormonal. L'implantation
de prothèses en silicone peut être une solution si l'hypomastie est importante
ou unilatérale. Haut de page.
Micrométastase
Cancérologie
oncologie, imagerie médicale et interventionnelle
- N. f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * méta : du
grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également
plus loin, à côté de, entre, avec ; * stase : du grec statos, stasis [stat(o)-, -stat, -stase,
-stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable ;
ou du grec metastasis : déplacement.
En cancérologie, les métastases sont des tumeurs secondaires qui se sont
formées par essaimage de cellules d'une tumeur primitive. On parle de
micrométastases lorsque ces tumeurs secondaires, déjà bien implantées dans
les tissus, sont dues à une dissémination d'un nombre réduit de cellules,
provoquant des tumeurs d'une taille ne dépassant pas 2 mm. Le grand problème
actuel des cancérologues est le dépistage de ces micrométastases. Haut de page.
Micronodulaire Micronodule Micronodulation
Hépatologie,
cancérologie oncologie, pneumologie
- Adj. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * nodule : du latin nodus [nod(o)-, nœud], enlacement d’un fil, d’une corde
; * aire : du
suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine.
L'adjectif micronodulaire se rapporte à ce qui est composé ou qui présente
des petits nodules ou micronodules. On l'utilise notamment pour interpréter
certains clichés radiographiques du sein lorsqu'il y a présence de petites
opacités arrondies, de l'ordre du millimètre, souvent bénignes, parfois
cancéreuses (l'aspect macronodulaire est évoqué pour des taches de plus d'un
centimètre). Entre 30 et 50 ans, l'aspect micronodulaire ou macronodulaire du
sein est souvent tout à fait normal. Autre exemple : des patients atteints de
pneumoconiose (voir ce terme) et plus particulièrement de silicose ou
d'anthracose, présentent aussi une image radiographique micronodulaire des
poumons. Cette micronodulation est souvent accompagnée de calcifications et de
fibrose (présence anormale de tissu fibreux non fonctionnel). Enfin, pour le
foie, on parle également de cirrhose micronodulaire (avec des micronodules
appelés "corps de Mallory") qui peut résulter de la prise de
certains médicaments. Haut de page.
Microscope Microscopie Microscopique Microscope
monoculaire Microscope binoculaire Microscope à immersion Microscope
électronique Microscope à
balayage Microscope
à contraste de phase Microscope
à fluorescence Microscope à
rayons X Microscope à
ultraviolets
Médecine biologique, histologie cytologie, chirurgie - N.
m. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * scope : du grec skopein,
[-scope, -scopie, -scopique], regarder. Le microscope est un
instrument d'optique qui permet d'observer, selon les modèles, des cellules,
des bactéries, des virus voire des macromolécules. Le microscope monoculaire
ne possède qu'un oculaire et l'observation se fait avec un seul œil. S'il est
muni de 2 oculaires, c'est un microscope binoculaire. Le plus connu est le
microscope optique qui permet, avec un objectif x 100 ou un système à
immersion, d'observer les bactéries. Un microscope optique
Pour l'observation avec un microscope à
immersion, il faut un objectif spécial (étanche) ; une goutte d'huile est déposée sur la lame et l'objectif vient au contact de cette
huile. Autre microscope optique : le microscope à contraste de phase, qui
est utilisé pour l'observation d'objets très peu contrastés. Le principe est
l'utilisation de la variation de phase des ondes lumineuses qui traversent
l'objet. Il existe d'autres microscopes spécialement adaptés à des examens
très spécifiques, notamment en immunologie. Par exemple : le microscope à
fluorescence qui fait apparaître des molécules rendues fluorescentes sous RX,
les microscopes à rayons X, à UV (ultraviolets etc. Un progrès spectaculaire
a été accompli avec la mise au point du microscope électronique dans lequel
la lumière est remplacée par un faisceau d'électrons et les lentilles
optiques par des lentilles électroniques. Les grossissements obtenus ont permis
d'explorer (entre autres) les organites cellulaires avec une grande précision.
Version encore améliorée : le microscope à balayage, dans lequel le faisceau
d'électrons ne traverse pas l'objet à observer mais balaye la surface, ce qui
donne de remarquables images en relief. Haut de page.
Microsome Microsomes (fraction)
Cytologie - N. m. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * some : du
grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. Dans une cellule, le cytoplasme, espace compris entre le noyau et la membrane
externe, contient de nombreux organites. Parmi ceux-ci, certains sont plus ou
moins recouverts de ribosomes (*), comme le réticulum endoplasmique rugueux
(RER), anciennement appelé ergastoplasme, qui se fragmentent en petites
vésicules elles aussi couvertes de ribosomes : les microsomes. Les microsomes
peuvent être obtenus purifiés par centrifugation différentielle (à environ 20
000 g) de cellules. Le culot obtenu est appelé fraction microsomes.
(*) Ribosome : n. m. * ribo : du mot ribose, de arabinose,
lui-même dérivé de la gomme arabique ; * some : du grec sôma [somato-, -some,
-somie], corps. Autrefois appelé grain de Palade, le ribosome est une structure intracellulaire,
organite du cytoplasme, essentiellement constitué d'ARNr
(ribosomial) entouré d'une cinquantaine de protéines différentes, qui forme le site d'assemblage des acides aminés en chaînes
polypeptidiques, selon un ordre défini par la séquence des nucléotides de l'ARNm
(messager).
Sur un ribosome, on distingue un site A sur lequel se fixe l'ARNt
(de transfert) portant l'acide aminé qui vient allonger la chaîne polypeptidique
et un site P dans lequel se trouve cette dernière. Rôle du ribosome dans la synthèse d'un peptide
Au cours de la traduction,
les ribosomes se déplacent de trois bases le long de l'ARNm (translocation du
ribosome) qui est en cours de traduction. Chez les Procaryotes, les ribosomes se
fixent directement sur l'ARNm en train d'être transcrit. Les ribosomes sont soit
libres dans le cytoplasme, soit attachés à la surface du réticulum endoplasmique
et formant alors le RER (réticulum endoplasmique rugueux), soit sous forme de
transporteurs d'énergie. Du gène à la protéine Haut de page.
Microsphérocytose Microsphérocyte
Hématologie, histologie cytologie, génétique - N.
f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * sphéro : du latin sphaera [sphér(o)-], sphère, globe,
boule ; * cyto : du grec kutos [-cyte, cyto], cellule ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et
des états chroniques. La microsphérocytose ou maladie de MINKOWSKI CHAUFFARD est une maladie génétique
autosomale dominante qui affecte la membrane des érythrocytes. Celle-ci perd sa
souplesse et sa déformabilité et se lyse facilement. Ces cellules étant très
rapidement détruites par la rate, il en résulte une anémie hémolytique chronique,
un ictère et une splénomégalie, entre autres. Seul traitement envisageable : la
splénectomie après l'âge de 6
ans. Dans la microsphérocytose, il y a accumulation dans le sang de microsphérocytes : ce sont des globules rouges ou hématies de petite taille, qui ont la
particularité d'être très fragiles. Le microsphérocyte est caractéristique
de la maladie de MINKOWSKI - CHAUFFARD. Haut de
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Microsphygmie
Angiologie, cardiologie - N. f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * sphygmie : du
grec sphugmos, sphyxia [-sphygmie, sphygmo-, -sphyxie], pouls. On parle de microsphygmie lorsque l'amplitude du pouls diminue au point de
devenir peu perceptible. Haut de page.
Microspora Microsporidiose Microsporie Microsporide Microsporidie Microsporon Microsporon audouinii Microsporon canis Microsporon furfur Microsporon gypseum Microsporum Microsporique
Parasitologie,
médecine biologique, histologie cytologie - N. f. * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * sporo : du grec spora [spor(o)-, -sporose], semence ; * ose : et du grec -ôsis [-ose],
suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. Les
microsporidioses sont dues à des microsporidies, c'est-à-dire des protozoaires
(animaux formés d'une seule cellule) intracellulaires appartenant à
l'embranchement des Microspora et dont l'espèce la plus fréquemment rencontrée est Enterocytozoon bieneusi. Ces parasites sont responsables d'infections opportunistes au cours du SIDA. En plus de
diarrhées chroniques les patients présentent un amaigrissement très important
susceptible d'évoluer vers la cachexie (atteinte très sévère de l'organisme).
Ces parasites sont également responsables d'inflammation des voies biliaires, de
bronchite, de sinusite et de conjonctivite. Les entérocytes, cellules qui
tapissent la paroi interne de l'intestin sont progressivement détruits.
Quant à la
microsporide, c'est une éruption cutanée secondaire à une allergie dont le
responsable est un champignon du genre Microsporum. Cette affection est
connue sous le nom de microsporie ou teigne tondante microsporique. Microsporon désigne un genre de champignons dermatophytes de l'ordre des
Moniliales, dont les espèces parasitent la peau et les cheveux, mais pas les
ongles. Microsporon audouinii ne parasite que l'homme et est responsable
de la teigne tondante. Microsporon canis est connu pour infecter
les chiens, mais aussi les chats, les chevaux et l'homme. Microsporon furfur est responsable du pityriasis versicolor et Microsporon gypseum se trouve
à l'état saprophyte dans le sol et est l'agent des teignes de la peau glabre et
plus rarement du cuir chevelu. Haut de
page.