Mon(o)- Du grec monos [mon(o)-], seul, unique.
Monoacide
Biochimie,
hématologie
-
N.
m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * acide : du
latin acidus [acid(o)-,
-acide],
d’une
saveur
piquante. Caractérise
un
acide
qui,
en
se
décomposant,
ne
libère
qu'un
proton
H+.
Exemple
:
l'acide
chlorhydrique
qui
se
décompose
de
la
façon
suivante
:
HCl
->
H+ +
Cl-. Haut
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Monoamine
Hématologie,
neurologie - N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * amine : amide et amine sont des
dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ;
amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides
(-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2. Les monoamines représentent une classe chimique dans laquelle se trouvent entre
autres les catécholamines (qui interviennent dans le métabolisme rénal,
l'hypertension), la sérotonine, la dopamine (ce sont des neurotransmetteurs).
Ces amines dites endogènes sont normalement dégradées par des enzymes : les
monoamines-oxydases. Haut
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Monoamine-oxydase
Hématologie,
neurologie - [Angl. : Monoamine oxidase] N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * amine : amide et amine sont des
dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ;
amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides
(-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 * oxydo : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Les monoamines-oxydases (MAO) sont des enzymes qui jouent un rôle déterminant
dans le catabolisme (destruction) de plusieurs neuromédiateurs, tels la
noradrénaline, la sérotonine, la dopamine, mais aussi d'autres monoamines non
endogènes. Il existe deux types de monoamines-oxydases :
- les MAO A responsables de la dégradation de la noradrénaline et de la sérotonine,
qui se trouvent dans le système nerveux central, le foie et l’intestin,
- les MAO B responsables de la dégradation de la phényléthylamine et de la
benzidamine, qui se trouvent dans le système nerveux central et les plaquettes.
Dans le traitement de certaines affections neurologiques (dépression), on
utilise des médicaments antidépresseurs qui sont des inhibiteurs de la
monoamine-oxydase (IMAO) et bloquent la
dégradation de la sérotonine. Haut
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Monoarthrite
Rhumatologie - N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation
; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine,
une maladie inflammatoire. Inflammation d'une seule
articulation pouvant être associée à de fortes douleurs et à une rougeur et
un gonflement de cette articulation. Elle peut être aiguë ou chronique et les
causes sont multiples : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique,
traumatisme. Elle peut aussi être d'origine infectieuse, les germes pouvant
provenir d'une injection (infiltration), d'une infection de voisinage, ou
transportés par voie sanguine. Haut
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Monoathétose
Neurologie
-
N.
f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * athéto : du
grec athetos,
sans
position
fixe ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et
des états chroniques. Athétose
qui
ne
touche
qu'une
partie
du
corps.
L'athétose
est
caractérisée
par
un
ensemble
de
mouvements
involontaires
lents,
non
rythmés,
ayant
tendance
à
se
répéter,
évoquant
des
mouvements
de
reptation,
d'enroulement
axial.
Ils
peuvent
être
spontanés
ou
venir
perturber
un
acte
volontaire..
Ils
s'atténuent
au
repos
et
disparaissent
avec
le
sommeil. Haut
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Monoatomique
Biochimie - Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * atomique : du latin atomus,
du grec atomos [atome, -atomique], insécable, que l’on ne peut pas
couper. Qui n'est formé que d'un seul atome. Tous les corps
simples (molécules, ions) qui ne renferment qu'un atome dans leur molécule
sont monoatomiques. Ex. : l'ion Na+ est monoatomique (il ne contient
que l'élément Na), alors que l'ion HCO3- ne l'est pas. Haut
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Monoaxial
Anatomie,
embryologie, orthopédie - Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * axial : du latin axis,
[ax(o)-, -axial], essieu, ligne qui passe par le centre d’un corps. Qui ne possède qu'un axe ou qui ne se développe que dans une seule direction.
En orthopédie, il existe des prothèses de jambe (pour les personnes qui ont
été amputées) avec genou monoaxial : alignement dans le plan sagittal. En
embryologie, une lignée cellulaire qui ne se développe que dans une seule
direction est dite à développement monoaxial. Haut
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Monobasique
Biochimie,
hématologie
- Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * basique : du grec basis [basie], marche, point d’appui, socle ; en biochimie : corps capable
de neutraliser un acide. Sur le même modèle qu'un monoacide, une
substance monobasique est une base (on dit aussi alcali) qui ne libère qu'un
seul ion OH- par molécule. C'est le cas par exemple de la soude, qui
se décompose selon la réaction NaOH --> Na+ + OH-. Haut
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Monoblaste Monoblastique
Hématologie,
embryologie - N. m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement
embryonnaire. Le monoblaste est une cellule souche dans la lignée
des monocytes, (leucocytes
ou
globules
blancs
mononucléaire
(par
opposition
aux
polynucléaires
qui ont un
noyau
multilobé)
de
grande
taille
:
12
à
15
µm.
Ils proviennent
de
la
différenciation
du
tissu
réticulo-endothélial.
Dans
le
sang
humain,
ils
représentent
environ
4
à
10%
des
globules blancs). Photos à l'adresse : http://www.med.univ-tours.fr/enseign/hemato/page79.html Adj. : monoblastique : qui
se rapporte aux monoblastes. Ex. : leucémie aiguë monoblastique. Haut
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Monoblepsie
Ophtalmologie - N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * blepsie : du grec blepô,
blepsô [-blepsie], regarder. La monoblepsie est un terme qui
n'est pratiquement plus utilisé et qui désigne, chez une personne qui en est
atteinte, une pathologie basée sur le fait que l'acuité visuelle soit
nettement supérieure avec un seul oeil qu'avec les deux. On a également
utilisé ce terme pour des cas de dyschromatopsie (vision anormale des couleurs)
dans lesquelles une seule couleur était perçue.. Haut
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Monocaténaire
Biochimie - Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * caténaire : du latin catena [-caténaire], chaîne. On qualifie de monocaténaire une molécule
qui n'est formée que par une chaîne d'atomes. C'est le cas de l'ARN par
exemple (acide ribonucléique) qui est formé d'une seule chaîne de
nucléotides, par opposition à l'ADN (acide désoxyribonucléique) qui en
comporte deux, reliées par des liaisons hydrogène à faible énergie. Syn.
: simple brin. A noter que l'on trouve de l'ADN monocaténaire dans certains
Poxvirus (c'est-à-dire un brin unique avec de la thymine et non pas de
l'uracile). Haut
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Monocéphalien
Anatomie,
embryologie - N. m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * céphalien : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête. On appelle
monocéphalien un monstre fœtal double formé de deux corps plus ou moins
soudés et d'une seule tête. C'est Isidore Geoffroy Saint-Hilaire qui a donné
ce nom à une famille de monstres doubles dont les deux composants ont un
ombilic commun, deux corps plus ou moins distincts et une tête unique ne
montrant aucune trace de duplicité. Il a divisé cette famille en 3 genres :
les déradelphes : tête unique, deux troncs séparés au-dessous de l'ombilic
et réunis au-dessus, 3 ou 4 membres thoraciques ; les thoradelphes : comme les
précédents mais avec seulement 2 membres thoraciques ; les synadelphes dont
leurs troncs sont réunis sur toute leur longueur mais néanmoins distincts,
avec 8 membres. Haut
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Monochorée
Génétique,
neurologie - N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chorée : du grec khoreia [choré(o)-], danse. La monochorée est une chorée (*) qui
n'affecte qu'un seul côté ou un seul membre, ou même un seul segment d'un
membre. (*) La chorée est une maladie génétique (donc héréditaire) rare et
incurable qui touche le cerveau et affecte environ une personne sur 10 000. Les
premiers symptômes neuropathologiques apparaissent vers 30 à 50 ans et
consistent en une atrophie progressive et sévère d'une zone du cerveau impliquée
dans le contrôle des mouvements et de la cognition. Les neurones dégénèrent
de façon irrémédiable, ce qui se traduit par des mouvements anormaux,
accompagnés de troubles pseudo-psychiatriques, avec tendance suicidaire. Puis
la démence s'installe progressivement. Le gène responsable a été identifié
sur le chromosome n° 4. "En collaboration avec le CEA et le CNRS, le département
des neurosciences du CHU Henri-Mondor de Créteil a développé deux traitements
actuellement en cours d'expérimentation : l'implantation de capsules contenant
des cellules génétiquement modifiées et la greffe intrastriatale (dans le
striatum) de neurones fœtaux. L'objectif de ces greffes est que les cellules
implantées synthétisent une protéine (le CNTF - ciliary neuro-trophic factor)
qui permettrait de ralentir le processus de dégénérescence neuronale, et
qu'elles reconstituent les réseaux neuronaux détruits". Haut
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Monochorionique
Embryologie - Adj. et n. m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-], relatif au chorion, membrane
formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, ou suffixe servant
à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. Le terme monochorionique signifie : qui
possède un chorion commun. Le chorion est une enveloppe formée par le mésoderme
et l'ectoderme (ou trophoblaste) extraembryonnaires. Chez les mammifères,
le chorion s'accole avec l'allantoïde et participe à l'élaboration du placenta.
Il constitue ensuite l'une des enveloppes protectrices de l'embryon. Lors de la
gestation de jumeaux hétérozygotes (provenant de deux oeufs différents), il y a
deux chorions bien individualisés. Par contre, pour des jumeaux homozygotes
(provenant d'un seul et même œuf) les deux œufs puis les deux embryons ont un
chorion commun. Les monozygotes monochorioniques ont
une durée gestationnelle plus courte et donc un poids souvent inférieur à
2500 g. Haut
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Monochromasie Monochromatique
Ophtalmologie - N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chromasie : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur. La monochromasie est une pathologie
ophtalmologique dans laquelle la personne atteinte voit tout son environnement
en une seule couleur. C'est une forme de dyschromatopsie (vision anormale des
couleurs). Adj. : monochromatique :
relatif à une seule couleur. Ex. vision monochromatique des couleurs, lumière
monochromatique. De nombreuses thérapies utilisent aujourd'hui des faisceaux
lasers qui sont monochromatiques. Haut
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Monochromophile Monochromatophile
Biochimie - Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur ; * phile : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime. On qualifie de monochromophile tout produit,
toute cellule, qui ne se colore que par un seul colorant. Cette spécificité est
mise à profit dans les laboratoires d'analyses biologiques et médicales pour
mettre en évidence de nombreuses substances ou structures cellulaires. Syn. : monochromatophile.
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Monoclonal
Immunologie allergologie,
hématologie - Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * clonal : du grec klôn [-clonie, -clonal], jeune pousse ; en médecine, indique la multiplication
végétative ou la répétition. Qui est issu d'un seul clone.
C'est le cas des anticorps monoclonaux : c'est une catégorie d'immunoglobulines
sécrétée par un seul type de lymphocytes B. Ils sont donc tous strictement
identiques et peuvent être produits en très grandes quantités par la
technique dite des hybridomes (un hybridome est une cellule artificielle obtenue
en fusionnant un lymphocyte B issu de la rate et une cellule cancéreuse issue
d'un myélome. Cette cellule artificielle a la propriété de se multiplier
indéfiniment en culture et de produire de très grandes quantités d'anticorps
tous identiques : les anticorps monoclonaux. Haut
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Monocoque
Médecine biologique
- N. m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * coque : du grec kokkos [cocc(o)-, -coccie, -coque], graine, relatif aux micro-organismes sphériques. Parmi les bactéries, on distingue entre autres, les bacilles en forme de
bâtonnets et les coques en forme de petites sphères. Selon leur arrangement en
chaînes ou en grappes, les coques sont qualifiées de streptocoques ou de
staphylocoques. Une coque isolée est donc un
monocoque. Haut
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Monocorde
Otorhinolaryngologie - N. m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * corde : du latin chorda,
corde et du grec khordê, boyau [cord(o)-, cordon(o)], relatif aux cordes
vocales ou aux cordons de la substance blanche de la moelle épinière. Instrument
d'apparence rudimentaire à l'unique corde pincée qui en fait un
"outil" de mesure. Le monocorde permettait d'enseigner la théorie
des intervalles et de déterminer la justesse des notes. Il était ainsi utilisé
pour accorder les tuyaux d'orgue et les cloches. Il est à peu près certain
qu'il existait dès l'Antiquité, peut-être inventé par Pythagore. La
table de l'instrument était graduée. Grâce à un chevalet que l'on déplaçait
sur ces graduations, on pouvait obtenir les principaux intervalles. La corde de
l'instrument était généralement pincée. Mais on a pris l'habitude de la
frotter avec un archet. Cet instrument est utilisé en ORL sous une forme
plus moderne, mais toujours basée sur le même principe, pour déterminer
l'aptitude à entendre des sons aigus. Haut
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Monoculaire Monocle
Ophtalmologie - Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * oculaire : du latin ocularius,
de oculus [ocul(o)-], œil. On qualifie de monoculaire ce
qui ne concerne qu'un seul œil (vision monoculaire = vision avec un seul œil).
Sur un appareil grossissant (loupe, microscope), l'oculaire est la lentille à
travers laquelle on observe. Un appareil monoculaire ne possède qu'un seul
oculaire (par opposition aux loupes ou microscopes binoculaires qui en
possèdent deux et permettent une vision avec les deux yeux, bien plus
confortable et efficace). Un verre correcteur pour un seul œil (l'autre n'en
ayant pas besoin) est un monocle. Rendus célèbres par certains films,
les monocles sont aujourd'hui remplacés par des verres de contact ou des
lunettes dont l'un des verres est neutre. Haut
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Monocyte Monocytaire Monocytopénie
Hématologie, histologie cytologie
-
N.
m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * cyte : du
grec kutos [cyto-,
-cyte],
cellule. Leucocyte
ou
globule
blanc
mononucléaire
(par
opposition
au
polynucléaire
qui
a
un
noyau
multilobé)
de
grande
taille
:
12
à
15
µm. Un monocyte dans un frottis sanguin
Il
provient
de
la
différenciation
du
tissu
réticulo-endothélial.
Dans
le
sang
humain,
ils
représentent
environ
4
à
10%
des
globules
blancs.
Une
forme
d'angine,
dite
"à
monocytes",
est
aussi
appelée
mononucléose infectieuse (MNI).
La
fonction
essentielle
du
monocyte
est
la
phagocytose
-
voir
ce
terme. Adj. : monocytaire : qui se rapporte aux monocytes. Certaines pathologies sont dues à une monocytopénie (du
grec penia [-pénie, -pénique], pauvreté, insuffisance, en diminution)
ou ont pour conséquence une monocytopénie. Il s'agit d'une diminution parfois
extrême du nombre des monocytes circulant dans le sang. Haut
de
page.
Monocytogène Monocytose
Médecine biologique,
immunologie allergologie, hématologie -
Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * cyto : du
grec kutos [cyto-, -cyte], cellule ; * gène : du latin
et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation,
qui engendre. La listériose est due à une bactérie, la Listéria monocytogène (Listeria monocytogenes)
présente dans l'air et dans l'eau, abritée par les animaux domestiques ou les
plantes, et particulièrement gourmande de protéines et de lipides. On connaît
actuellement un millier de souches. La contamination se fait par l'alimentation.
Une fois dans le tube digestif, la Listéria se lie à l'une des cellules
digestives grâce à l'internaline (une de ses protéines) puis colonise les
cellules des intestins, du foie, du cerveau ou du placenta et s'y multiplie. La
listériose se traite habituellement par une association de pénicilline et
d'ampicilline, mais, en cas d'allergie à ces antibiotiques, on utilise d'autres
thérapies, à condition que la maladie soit détectée à temps. Le traitement
dure trois semaines. On a reconnu, jusqu'à présent, trois cents à cinq cents
cas de listériose par an, en France, mortels dans une proportion de 15 % à
20%. Cette bactérie doit son nom au fait qu'elle provoque, entre autres, une
augmentation importante des monocytes dans le sang. On appelle monocytose (du
grec kutos [cyto-,
-cyte],
cellule
et
du
grec -ôsis [-ose],
suffixe
désignant
des
maladies
non
inflammatoires
ou/et
des
états chroniques) une telle augmentation
anormale
du
nombre
des
monocytes,
au-delà
de
1
500
par
mm3 de
sang.
Ils
représentent
alors
une
fraction
des
globules
blancs
(leucocytes)
supérieure
à
12%
(normale
:
10%). Haut
de
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Monodactylie
Anatomie,
génétique - N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * dactylie : du grec daktulos [-dactyle, dactylo-, -dactylie], doigt. La monodactylie est une
maladie génétique qui se transmet selon le mode autosomique (donc pas par les
chromosomes sexuels) dominant, c'est-à-dire qu'il suffit que l'un des parents
soit porteur de l'anomalie pour que tous les enfants soient atteints. Elle se
traduit par une oligodactylie, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'un seul doigt à la
main ou au pied. Dans la monodactylie tétramélique, les quatre membres sont
concernés. Haut
de
page.
Mononucléaire
Hématologie
-
N.
m. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléaire : du
latin nucleus [nuclé(o)-,
nucléaire],
noyau. Globule
blanc
(leucocyte)
formé
dans
les
ganglions
lymphatiques
et
le tissu
réticulo-endothélial.
Ils
contiennent
un
noyau
non
segmenté
(par
opposition
aux
polynucléaires).
On
distingue
les
lymphocytes,
qui
jouent
un
rôle
essentiel
dans
la
défense
immunitaire
et
les
monocytes.
Adj.
:
qui
ne
possède
qu'un
seul
noyau. Haut
de
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Mononucléé
Cytologie, histologie - Adj. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléo : du
latin nucleus [nuclé(o)-, nucléaire], noyau.
Cet adjectif caractérise une cellule qui ne possède qu'un seul noyau, ce qui est
le cas de la plupart des cellules de notre corps. Exceptions : les hématies ou
globules rouges ou érythrocytes n'ont plus de noyau et sont donc anucléées, les
cellules des muscles striés ont un grand nombre de noyaux (jusqu'à une centaine)
et sont polynuclées. Haut
de
page.
Mononucléose Mononucléosique Mononucléose infectieuse
Médecine
biologique,
hématologie
-
N.
f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléo : du
latin nucleus [nuclé(o)-,
nucléaire],
noyau
; * ose :
du
grec -ôsis [-ose],
suffixe
désignant
des
maladies
non
inflammatoires
ou/et
des
états
chroniques ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. Le
virus
d'Epstein-Barr
(EBV),
de
la
famille
des
Herpès
virus,
est
l'agent
responsable
de
la
mononucléose
infectieuse ou MNI. Ce virus provoque une adénopathie cervicale (gonflement des
ganglions du cou), parfois de la fièvre, une angine et surtout une grande
fatigue pouvant aller jusqu'à l'épuisement. La plupart du temps, la MNI est
asymptomatique, très répandue et le virus reste dans l'organisme après guérison.
Il peut donc y avoir récidive lors d'une période d'immunodépression. Dépistage :
augmentation des transaminases hépatiques, quantité anormalement élevée de
mononucléaires, notamment des lymphocytes, Un lymphocyte dans un frottis
réaction de Paul, Bunnel et Davidson (agglutination d'hématies de mouton ou de cheval), test ELISA. Syn. Maladie du baiser, maladie de
Pfeiffer. On
le
retrouve
associé
à
plusieurs
pathologies
malignes
comme
le
cancer
du
nasopharynx,
le
lymphome
de
Burkitt,
certains
lymphomes
hodgkiniens
et
non
hodgkiniens,
et
il
est
également
responsable
de
syndromes
lymphoprolifératifs
chez
les
sujets
immunodéprimés,
notamment
après
greffe
d'organe
ou
de
moelle
osseuse.
De
façon
plus
intrigante,
il
semble
être
l'élément
déclenchant
un
déficit
immunitaire
héréditaire
lié
au
chromosome
X,
ou
son
révélateur
:
le
syndrome
de
Purtilo.
La
MNI
se
caractérise
par
3
pathologies
associées
:
fièvre,
pharyngite
et
adénopathie. Adj. : mononucléosique : caractérisant
une
importante
mononucléose,
d'origine
variée
:
Epstein
Barr
Virus
(EBV),
Cytomégalovirus
(CMV),
Virus
de
l'immunodéficience
humaine
(HIV)
etc. Haut
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Monothérapie
Pharmacologie
- N. f. * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. Une monothérapie
est un traitement pharmaceutique qui ne fait appel qu'à un seul médicament.
Dans la lutte contre les infections bactériennes, on a souvent prescrit des
associations d'antibiotiques, chacun aux doses recommandées lors de l'AMM
(autorisation de mise sur le marché), ce qui a pour effet d'augmenter le
spectre bactéricide (effet positif), mais aussi d'augmenter les effets
secondaires. On tend aujourd'hui à trouver des antibiotiques à spectre plus
large, qui permettront le retour à des monothérapies. Dans le traitement des
maladies virales (hépatite C, SIDA par exemple), on est passé, pour des
raisons d'efficacité d'une monothérapie (au début : l'interféron) à des
bithérapies puis à des trithérapies associant 2 ou 3 médicaments.
Actuellement, on parle de polythérapies lorsqu'on utilise un nombre plus
important de médicaments (molécules actives). Haut
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Monoxyde de carbone
Hématologie, médecine biologique, réanimation et
médecine d'urgence -
N. m. * di- : du préfixe
grec di, deux fois ; * oxyde : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * carbone : du latin carbo, -onis [carb(o)-, charbon], en rapport
avec le carbone, corps combustible noir que l’on extrait des combustibles
fossiles. Quand on parle de gaz carbonique, on décrit généralement
le CO2, ce qui est une erreur. En effet, le CO ou monoxyde de carbone
contient aussi du carbone et mérite aussi l'appellation de gaz carbonique. Pour
être exact, on parlera donc de monoxyde de carbone pour le CO et de dioxyde de
carbone pour le CO2.
* Monoxyde de carbone : Symbole CO. PM = 12 + 16 = 28. Comme son nom
l'indique, la molécule de monoxyde de carbone ne contient qu'un seul atome
d'oxygène. Il se forme dans les combustions incomplètes et notamment lorsque les
appareils de chauffage à combustion sont mal réglés. Ce gaz est inodore et de ce
fait très dangereux car il se fixe sur l'hémoglobine (Hb) selon la réaction irréversible : Hb + CO ==> HbCO carboxyhémoglobine rouge groseille et que cette fixation se fait plus facilement
que celle de l'oxygène. Avec le monoxyde de carbone CO, l'hémoglobine forme un
composé stable, responsable de l'asphyxie. C'est la raison pour laquelle ceux
qui ont subi cette intoxication doivent respirer du dioxygène sous forte
pression, pour qu'il soit transporté par le plasma (les hématies sont rendues
inutilisables par le monoxyde de carbone), voire même, dans les cas les plus
graves, subir une exsanguino-transfusion.
Important : les fumeurs ont en permanence un taux élevé de monoxyde de
carbone dans le sang, ce qui limite les échanges gazeux et surtout l'oxygénation
des différents organes du corps. Le fœtus d'une femme enceinte qui fume a 10
fois plus de monoxyde de carbone dans son sang ! Quelques chiffres pour mieux se
rendre compte :
- Chez une personne qui ne fume pas, on détecte (grâce à un petit appareil de
mesure) 0 à 3 ppm (parties par million) de CO dans l'air expiré, car il y en a
toujours un peu dans l'atmosphère.
- Chez un fumeur, ce taux de CO passe à 15 à 30 ppm voire plus, dans l'air
expiré.
- Chez un fumeur passif (non fumeur qui est obligé de subir le tabagisme des
autres) on peut détecter jusqu'à 5 à 10 ppm de CO dans l'air expiré. Haut
de
page.