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Dernière modification :
12-02-2012

Mon(o)-     Du grec monos [mon(o)-], seul, unique.


Monoacide - Monoamine - Monoamine-oxydase - Monoarthrite - Monoathétose - Monoatomique - Monoaxial - Monobasique - Monoblaste - Monoblastique - Monoblepsie - Monocaténaire - Monocéphalien - Monochorée - Monochorionique - Monochromasie - Monochromatique - Monochromatophile - Monochromophile - Monocle - Monoclonal - Monocoque - Monocorde - Monoculaire - Monocytaire - Monocyte - Monocytogène - Monocytopénie - Monocytose - Monodactylie - Mononucléaire - Mononucléé - Mononucléose - Mononucléose infectieuse - Mononucléosique - Monothérapie - Monoxyde de carbone -

Monoacide
Biochimie, hématologie
  -  N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * acide : du latin acidus [acid(o)-, -acide], d’une saveur piquante. Caractérise un acide qui, en se décomposant, ne libère qu'un proton H+. Exemple : l'acide chlorhydrique qui se décompose de la façon suivante : HCl  -> H+ + Cl-.       Haut de page.

Monoamine
Hématologie, neurologie
  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * amine : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2.  Les monoamines représentent une classe chimique dans laquelle se trouvent entre autres les catécholamines (qui interviennent dans le métabolisme rénal, l'hypertension), la sérotonine, la dopamine (ce sont des neurotransmetteurs). Ces amines dites endogènes sont normalement dégradées par des enzymes : les monoamines-oxydases.        Haut de page.

Monoamine-oxydase
Hématologie, neurologie
  -  [Angl. : Monoamine oxidase]   N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * amine : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 * oxydo : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Les monoamines-oxydases (MAO) sont des enzymes qui jouent un rôle déterminant dans le catabolisme (destruction) de plusieurs neuromédiateurs, tels la noradrénaline, la sérotonine, la dopamine, mais aussi d'autres monoamines non endogènes. Il existe deux types de monoamines-oxydases :
- les MAO A responsables de la dégradation de la noradrénaline et de la sérotonine, qui se trouvent dans le système nerveux central, le foie et l’intestin,
- les MAO B responsables de la dégradation de la phényléthylamine et de la benzidamine, qui se trouvent dans le système nerveux central et les plaquettes.
Dans le traitement de certaines affections neurologiques (dépression), on utilise des médicaments antidépresseurs qui sont des inhibiteurs de la monoamine-oxydase
(IMAO) et bloquent la dégradation de la sérotonine.        Haut de page.

Monoarthrite
Rhumatologie 
-  N. f.
  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. Inflammation d'une seule articulation pouvant être associée à de fortes douleurs et à une rougeur et un gonflement de cette articulation. Elle peut être aiguë ou chronique et les causes sont multiples : spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, traumatisme. Elle peut aussi être d'origine infectieuse, les germes pouvant provenir d'une injection (infiltration), d'une infection de voisinage, ou transportés par voie sanguine.       Haut de page.

Monoathétose
Neurologie
  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * athéto : du grec athetos, sans position fixe ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. Athétose qui ne touche qu'une partie du corps. L'athétose est caractérisée par un ensemble de mouvements involontaires lents, non rythmés, ayant tendance à se répéter, évoquant des mouvements de reptation, d'enroulement axial. Ils peuvent être spontanés ou venir perturber un acte volontaire.. Ils s'atténuent au repos et disparaissent avec le sommeil.        Haut de page.

Monoatomique
Biochimie
  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * atomique : du latin atomus, du grec atomos [atome, -atomique], insécable, que l’on ne peut pas couper.  Qui n'est formé que d'un seul atome. Tous les corps simples (molécules, ions) qui ne renferment qu'un atome dans leur molécule sont monoatomiques. Ex. : l'ion Na+ est monoatomique (il ne contient que l'élément Na), alors que l'ion HCO3- ne l'est pas.     Haut de page.

Monoaxial
Anatomie, embryologie, orthopédie
  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * axial : du latin axis, [ax(o)-, -axial], essieu, ligne qui passe par le centre d’un corps.  Qui ne possède qu'un axe ou qui ne se développe que dans une seule direction. En orthopédie, il existe des prothèses de jambe (pour les personnes qui ont été amputées) avec genou monoaxial : alignement dans le plan sagittal. En embryologie, une lignée cellulaire qui ne se développe que dans une seule direction est dite à développement monoaxial.      Haut de page.

Monobasique
Biochimie, hématologie
  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * basique : du grec basis [basie], marche, point d’appui, socle ; en biochimie : corps capable de neutraliser un acide.  Sur le même modèle qu'un monoacide, une substance monobasique est une base (on dit aussi alcali) qui ne libère qu'un seul ion OH- par molécule. C'est le cas par exemple de la soude, qui se décompose selon la réaction NaOH --> Na+ + OH-.      Haut de page.

Monoblaste   Monoblastique
Hématologie, embryologie
  -  N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire.  Le monoblaste est une cellule souche dans la lignée des monocytes, (leucocytes ou globules blancs  mononucléaire (par opposition aux polynucléaires qui ont un noyau multilobé) de grande taille : 12 à 15 µm. Ils proviennent de la différenciation du tissu réticulo-endothélial. Dans le sang humain, ils représentent environ 4 à 10% des globules blancs). Photos à l'adresse : http://www.med.univ-tours.fr/enseign/hemato/page79.html    Adj. : monoblastique : qui se rapporte aux monoblastes. Ex. : leucémie aiguë monoblastique.      Haut de page.

Monoblepsie
Ophtalmologie
  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * blepsie : du grec blepô, blepsô [-blepsie], regarder.  La monoblepsie est un terme qui n'est pratiquement plus utilisé et qui désigne, chez une personne qui en est atteinte, une pathologie basée sur le fait que l'acuité visuelle soit nettement supérieure avec un seul oeil qu'avec les deux. On a également utilisé ce terme pour des cas de dyschromatopsie (vision anormale des couleurs) dans lesquelles une seule couleur était perçue..        Haut de page.

Monocaténaire
Biochimie
  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * caténaire : du latin catena [-caténaire], chaîne.  On qualifie de monocaténaire une molécule qui n'est formée que par une chaîne d'atomes. C'est le cas de l'ARN par exemple (acide ribonucléique) qui est formé d'une seule chaîne de nucléotides, par opposition à l'ADN (acide désoxyribonucléique) qui en comporte deux, reliées par des liaisons hydrogène à faible énergie. Syn. : simple brin. A noter que l'on trouve de l'ADN monocaténaire dans certains Poxvirus (c'est-à-dire un brin unique avec de la thymine et non pas de l'uracile).      Haut de page.

Monocéphalien
Anatomie, embryologie
  -  N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * céphalien : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête.  On appelle monocéphalien un monstre fœtal double formé de deux corps plus ou moins soudés et d'une seule tête. C'est Isidore Geoffroy Saint-Hilaire qui a donné ce nom à une famille de monstres doubles dont les deux composants ont un ombilic commun, deux corps plus ou moins distincts et une tête unique ne montrant aucune trace de duplicité. Il a divisé cette famille en 3 genres : les déradelphes : tête unique, deux troncs séparés au-dessous de l'ombilic et réunis au-dessus, 3 ou 4 membres thoraciques ; les thoradelphes : comme les précédents mais avec seulement 2 membres thoraciques ; les synadelphes dont leurs troncs sont réunis sur toute leur longueur mais néanmoins distincts, avec 8 membres.        Haut de page.

Monochorée
Génétique, neurologie
  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chorée : du grec khoreia [choré(o)-], danse.  La monochorée est une chorée (*) qui n'affecte qu'un seul côté ou un seul membre, ou même un seul segment d'un membre. (*) La chorée est une maladie génétique (donc héréditaire) rare et incurable qui touche le cerveau et affecte environ une personne sur 10 000. Les premiers symptômes neuropathologiques apparaissent vers 30 à 50 ans et consistent en une atrophie progressive et sévère d'une zone du cerveau impliquée dans le contrôle des mouvements et de la cognition. Les neurones dégénèrent de façon irrémédiable, ce qui se traduit par des mouvements anormaux, accompagnés de troubles pseudo-psychiatriques, avec tendance suicidaire. Puis la démence s'installe progressivement. Le gène responsable a été identifié sur le chromosome n° 4. "En collaboration avec le CEA et le CNRS, le département des neurosciences du CHU Henri-Mondor de Créteil a développé deux traitements actuellement en cours d'expérimentation : l'implantation de capsules contenant des cellules génétiquement modifiées et la greffe intrastriatale (dans le striatum) de neurones fœtaux. L'objectif de ces greffes est que les cellules implantées synthétisent une protéine (le CNTF - ciliary neuro-trophic factor) qui permettrait de ralentir le processus de dégénérescence neuronale, et qu'elles reconstituent les réseaux neuronaux détruits".       Haut de page.

Monochorionique
Embryologie
  -  Adj. et n. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs.  Le terme monochorionique signifie : qui possède un chorion commun. Le chorion est une enveloppe formée par le mésoderme et l'ectoderme (ou trophoblaste)  extraembryonnaires. Chez les mammifères, le chorion s'accole avec l'allantoïde et participe à l'élaboration du placenta. Il constitue ensuite l'une des enveloppes protectrices de l'embryon. Lors de la gestation de jumeaux hétérozygotes (provenant de deux oeufs différents), il y a deux chorions bien individualisés. Par contre, pour des jumeaux homozygotes (provenant d'un seul et même œuf) les deux œufs puis les deux embryons ont un chorion commun. Les monozygotes monochorioniques ont une durée gestationnelle plus courte et donc un poids souvent inférieur à 2500 g.       Haut de page.

Monochromasie   Monochromatique
Ophtalmologie
  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chromasie : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur.  La monochromasie est une pathologie ophtalmologique dans laquelle la personne atteinte voit tout son environnement en une seule couleur. C'est une forme de dyschromatopsie (vision anormale des couleurs). Adj. : monochromatique : relatif à une seule couleur. Ex. vision monochromatique des couleurs, lumière monochromatique. De nombreuses thérapies utilisent aujourd'hui des faisceaux lasers qui sont monochromatiques.        Haut de page.

Monochromophile   Monochromatophile
Biochimie
  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromato, chromo], couleur ; * phile : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime.  On qualifie de monochromophile tout produit, toute cellule, qui ne se colore que par un seul colorant. Cette spécificité est mise à profit dans les laboratoires d'analyses biologiques et médicales pour mettre en évidence de nombreuses substances ou structures cellulaires. Syn. : monochromatophile.         Haut de page.

Monoclonal
Immunologie allergologie, hématologie
  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * clonal : du grec klôn [-clonie, -clonal], jeune pousse ; en médecine, indique la multiplication végétative ou la répétition.  Qui est issu d'un seul clone. C'est le cas des anticorps monoclonaux : c'est une catégorie d'immunoglobulines sécrétée par un seul type de lymphocytes B. Ils sont donc tous strictement identiques et peuvent être produits en très grandes quantités par la technique dite des hybridomes (un hybridome est une cellule artificielle obtenue en fusionnant un lymphocyte B issu de la rate et une cellule cancéreuse issue d'un myélome. Cette cellule artificielle a la propriété de se multiplier indéfiniment en culture et de produire de très grandes quantités d'anticorps tous identiques : les anticorps monoclonaux.       Haut de page.

Monocoque
Médecine biologique  -  N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * coque : du grec kokkos [cocc(o)-, -coccie, -coque], graine, relatif aux micro-organismes sphériques.  Parmi les bactéries, on distingue entre autres, les bacilles en forme de bâtonnets et les coques en forme de petites sphères. Selon leur arrangement en chaînes ou en grappes, les coques sont qualifiées de streptocoques ou de staphylocoques. Une coque isolée est donc un monocoque.        Haut de page.

Monocorde
Otorhinolaryngologie
  -  N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * corde : du latin chorda, corde et du grec khordê, boyau [cord(o)-, cordon(o)], relatif aux cordes vocales ou aux cordons de la substance blanche de la moelle épinière. Instrument d'apparence rudimentaire à l'unique corde pincée qui en fait un "outil" de mesure. Le monocorde  permettait d'enseigner la théorie des intervalles et de déterminer la justesse des notes. Il était ainsi utilisé pour accorder les tuyaux d'orgue et les cloches. Il est à peu près certain qu'il existait dès l'Antiquité, peut-être inventé par Pythagore. La table de l'instrument était graduée. Grâce à un chevalet que l'on déplaçait sur ces graduations, on pouvait obtenir les principaux intervalles. La corde de l'instrument était généralement pincée. Mais on a pris l'habitude de la frotter avec un archet. Cet instrument est utilisé en ORL sous une forme plus moderne, mais toujours basée sur le même principe, pour déterminer l'aptitude à entendre des sons aigus.    Haut de page.

Monoculaire   Monocle
Ophtalmologie
  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * oculaire : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil.  On qualifie de monoculaire ce qui ne concerne qu'un seul œil (vision monoculaire = vision avec un seul œil). Sur un appareil grossissant (loupe, microscope), l'oculaire est la lentille à travers laquelle on observe. Un appareil monoculaire ne possède qu'un seul oculaire (par opposition aux loupes ou microscopes binoculaires qui en possèdent deux et permettent une vision avec les deux yeux, bien plus confortable et efficace). Un verre correcteur pour un seul œil (l'autre n'en ayant pas besoin) est un monocle. Rendus célèbres par certains films, les monocles sont aujourd'hui remplacés par des verres de contact ou des lunettes dont l'un des verres est neutre.        Haut de page.

Monocyte   Monocytaire   Monocytopénie
Hématologie, histologie cytologie
  -  N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule. Leucocyte ou globule blanc  mononucléaire (par opposition au polynucléaire qui a un noyau multilobé) de grande taille : 12 à 15 µm. Un monocyte dans un frottis sanguin  Il provient de la différenciation du tissu réticulo-endothélial. Dans le sang humain, ils représentent environ 4 à 10% des globules blancs. Une forme d'angine, dite "à monocytes", est aussi appelée mononucléose infectieuse (MNI). La fonction essentielle du monocyte est la phagocytose - voir ce terme. Adj. : monocytaire : qui se rapporte aux monocytes. Certaines pathologies sont dues à une monocytopénie (du grec penia [-pénie, -pénique], pauvreté, insuffisance, en diminution) ou ont pour conséquence une monocytopénie. Il s'agit d'une diminution parfois extrême du nombre des monocytes circulant dans le sang.      Haut de page.

Monocytogène   Monocytose
Médecine biologique, immunologie allergologie, hématologie  -  Adj.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * cyto : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre.  La listériose est due à une bactérie, la Listéria monocytogène  (Listeria monocytogenes) présente dans l'air et dans l'eau, abritée par les animaux domestiques ou les plantes, et particulièrement gourmande de protéines et de lipides. On connaît actuellement un millier de souches. La contamination se fait par l'alimentation. Une fois dans le tube digestif, la Listéria se lie à l'une des cellules digestives grâce à l'internaline (une de ses protéines) puis colonise les cellules des intestins, du foie, du cerveau ou du placenta et s'y multiplie. La listériose se traite habituellement par une association de pénicilline et d'ampicilline, mais, en cas d'allergie à ces antibiotiques, on utilise d'autres thérapies, à condition que la maladie soit détectée à temps. Le traitement dure trois semaines. On a reconnu, jusqu'à présent, trois cents à cinq cents cas de listériose par an, en France, mortels dans une proportion de 15 % à 20%. Cette bactérie doit son nom au fait qu'elle provoque, entre autres, une augmentation importante des monocytes dans le sang.  On appelle monocytose (du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule et du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) une telle augmentation anormale du nombre des monocytes, au-delà de 1 500 par mm3 de sang. Ils représentent alors une fraction des globules blancs (leucocytes) supérieure à 12% (normale : 10%).    Haut de page.

Monodactylie
Anatomie, génétique
  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * dactylie : du grec daktulos [-dactyle, dactylo-, -dactylie], doigt.  La monodactylie est une maladie génétique qui se transmet selon le mode autosomique (donc pas par les chromosomes sexuels) dominant, c'est-à-dire qu'il suffit que l'un des parents soit porteur de l'anomalie pour que tous les enfants soient atteints. Elle se traduit par une oligodactylie, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'un seul doigt à la main ou au pied. Dans la monodactylie tétramélique, les quatre membres sont concernés.       Haut de page.

Mononucléaire
Hématologie
  -  N. m.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléaire : du latin nucleus [nuclé(o)-, nucléaire], noyau. Globule blanc (leucocyte) formé dans les ganglions lymphatiques et le tissu réticulo-endothélial. Ils contiennent un noyau non segmenté (par opposition aux polynucléaires). On distingue les lymphocytes, qui jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire et les monocytes. Adj. : qui ne possède qu'un seul noyau.       Haut de page.

Mononucléé
Cytologie, histologie  -  Adj.  * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléo : du latin nucleus [nuclé(o)-, nucléaire], noyau.  Cet adjectif caractérise une cellule qui ne possède qu'un seul noyau, ce qui est le cas de la plupart des cellules de notre corps. Exceptions : les hématies ou globules rouges ou érythrocytes n'ont plus de noyau et sont donc anucléées, les cellules des muscles striés ont un grand nombre de noyaux (jusqu'à une centaine) et sont polynuclées.       Haut de page.

Mononucléose   Mononucléosique   Mononucléose infectieuse
Médecine biologique, hématologie
  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * nucléo : du latin nucleus [nuclé(o)-, nucléaire], noyau ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. Le virus d'Epstein-Barr (EBV), de la famille des Herpès virus, est l'agent responsable de la mononucléose infectieuse ou MNI. Ce virus provoque une adénopathie cervicale (gonflement des ganglions du cou), parfois de la fièvre, une angine et surtout une grande fatigue pouvant aller jusqu'à l'épuisement. La plupart du temps, la MNI est asymptomatique, très répandue et le virus reste dans l'organisme après guérison. Il peut donc y avoir récidive lors d'une période d'immunodépression. Dépistage : augmentation des transaminases hépatiques, quantité anormalement élevée de mononucléaires, notamment des lymphocytes, Un lymphocyte dans un frottis  réaction de Paul, Bunnel et Davidson (agglutination d'hématies de mouton ou de cheval), test ELISA.  Syn. Maladie du baiser, maladie de Pfeiffer. On le retrouve  associé à plusieurs pathologies malignes comme le cancer du nasopharynx, le lymphome de Burkitt, certains lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens, et il est également responsable de syndromes lymphoprolifératifs chez les sujets immunodéprimés, notamment après greffe d'organe ou de moelle osseuse. De façon plus intrigante, il semble être l'élément déclenchant un déficit immunitaire héréditaire lié au chromosome X, ou son révélateur : le syndrome de Purtilo. La MNI se caractérise par 3 pathologies associées : fièvre, pharyngite et adénopathie. Adj. : mononucléosique :  caractérisant une importante mononucléose, d'origine variée : Epstein Barr Virus (EBV), Cytomégalovirus (CMV), Virus de l'immunodéficience humaine (HIV) etc.       Haut de page.

Monothérapie
Pharmacologie  -  N. f.  * mono :
du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner.  Une monothérapie est un traitement pharmaceutique qui ne fait appel qu'à un seul médicament. Dans la lutte contre les infections bactériennes, on a souvent prescrit des associations d'antibiotiques, chacun aux doses recommandées lors de l'AMM (autorisation de mise sur le marché), ce qui a pour effet d'augmenter le spectre bactéricide (effet positif), mais aussi d'augmenter les effets secondaires. On tend aujourd'hui à trouver des antibiotiques à spectre plus large, qui permettront le retour à des monothérapies. Dans le traitement des maladies virales (hépatite C, SIDA par exemple), on est passé, pour des raisons d'efficacité d'une monothérapie (au début : l'interféron) à des bithérapies puis à des trithérapies associant 2 ou 3 médicaments. Actuellement, on parle de polythérapies lorsqu'on utilise un nombre plus important de médicaments (molécules actives).      Haut de page.

Monoxyde de carbone
Hématologie, médecine biologique, réanimation et médecine d'urgence  -  N. m.  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * oxyde : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * carbone : du latin carbo, -onis [carb(o)-, charbon],  en rapport avec le carbone, corps combustible noir que l’on extrait des combustibles fossiles.  Quand on parle de gaz carbonique, on décrit généralement le CO2, ce qui est une erreur. En effet, le CO ou monoxyde de carbone contient aussi du carbone et mérite aussi l'appellation de gaz carbonique. Pour être exact, on parlera donc de monoxyde de carbone pour le CO et de dioxyde de carbone pour le CO2.
* Monoxyde de carbone : Symbole CO. PM = 12 + 16 = 28. Comme son nom l'indique, la molécule de monoxyde de carbone ne contient qu'un seul atome d'oxygène. Il se forme dans les combustions incomplètes et notamment lorsque les appareils de chauffage à combustion sont mal réglés. Ce gaz est inodore et de ce fait très dangereux car il se fixe sur l'hémoglobine (Hb) selon la réaction irréversible : Hb + CO ==> HbCO carboxyhémoglobine rouge groseille et que cette fixation se fait plus facilement que celle de l'oxygène. Avec le monoxyde de carbone CO, l'hémoglobine forme un composé stable, responsable de l'asphyxie. C'est la raison pour laquelle ceux qui ont subi cette intoxication doivent respirer du dioxygène sous forte pression, pour qu'il soit transporté par le plasma (les hématies sont rendues inutilisables par le monoxyde de carbone), voire même, dans les cas les plus graves, subir une exsanguino-transfusion.
Important : les fumeurs ont en permanence un taux élevé de monoxyde de carbone dans le sang, ce qui limite les échanges gazeux et surtout l'oxygénation des différents organes du corps. Le fœtus d'une femme enceinte qui fume a 10 fois plus de monoxyde de carbone dans son sang ! Quelques chiffres pour mieux se rendre compte :
- Chez une personne qui ne fume pas, on détecte (grâce à un petit appareil de mesure) 0 à 3 ppm (parties par million) de CO dans l'air expiré, car il y en a toujours un peu dans l'atmosphère.
- Chez un fumeur, ce taux de CO passe à 15 à 30 ppm voire plus, dans l'air expiré.
- Chez un fumeur passif (non fumeur qui est obligé de subir le tabagisme des autres) on peut détecter jusqu'à 5 à 10 ppm de CO dans l'air expiré.      Haut de page.