Abréviations - N Signification
NAD NADH NADH2
Biochimie, histologie cytologie - [Angl. : Nicotinamide adenine dinucleotide, Nicotinamide adenine dinucleotide reduced] Abrév. Nicotinamide
adénine dinucléotide (oxydé). * nicotino : du nom latin herba nicotiana [nicotine, nicotin(o)-] de l’herbe à Nicot, c’est-à-dire
du tabac ; se rapporte à la nicotine, C10H14N2,
alcaloïde du tabac ; * amide : amide et amine sont des dérivés de
méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine
désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide)
ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * adénine :
du grec adên, [adén(o)-, adénine, adénosine], glande ; base azotée
dérivée de la purine. Coenzyme constitué par une molécule
de nicotinamide, une molécule d'adénine, deux groupes phosphate et deux molécules
de ribose. C'est un accepteur (ou transporteur) universel qui
devient NADH s'il accepte un proton (H+) ou NADH2 s'il accepte
2 protons (H+). Le passage de l'une à l'autre de ces formes
utilise ou produit des ATP (adénosine triphosphate), les transporteurs
d'énergie de la cellule. Ces réactions interviennent généralement dans des
organites spécialisés, dont les mitochondries. Haut
de page.
NAP
édecine biologique,
néphrologie urologie
- [Angl. : Natriuretic atrial peptide] Abrév. Peptide natriurétique atrial * peptide : du
grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou
synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par
les liaisons peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri], ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine. Adjectif qui caractérise
ce qui concerne l'élimination urinaire du sodium. Exemple : l'ANP
(peptide natriurétique atrial) qui est l'hormone natriurétique d'origine
auriculaire, composée de 28 acides aminés avec un pont disulfure et qui
est sécrétée par les oreillettes du cœur lorsque le volume sanguin
s'accroît. Cette hormone contrôle l'homéostasie (maintien des
constantes biologiques du milieu intérieur) hydrosodée (eau et sel)
ainsi que la pression artérielle. L'ANP agit essentiellement sur les
reins et le système vasculaire, mais aussi sur d'autres hormones dont
elle régule les sécrétions. C'est ainsi qu'elle exerce un RC- (rétrocontrôle
négatif) sur les hormones thyroïdiennes. L'ANP influe également sur le
fonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophysaire et donc sur la sécrétion
de leurs hormones. La concentration sanguine d'ANP est augmentée dans
des pathologies telles l'hypercorticisme, l'hyperaldostéronisme,
l'hyperthyroïdie, alors qu'elle est diminuée dans l'hypothyroïdie. Pour
la régulation de la pression artérielle, son action se combine avec
celles de l'angiotensine, de la bradykinine et des endothélines. L'ANP
est vasodilatateur et diurétique.
Autre hormone natriurétique : le BNP (peptide natriurétique de type B),
dont le dosage est utile dans le diagnostic de dyspnée d'origine cardiaque. Haut de page.
NAS
Néphrologie urologie, angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : Nephroangiosclerosis] Abrév. Néphroangiosclérose. * néphro : du grec nephros [néphr(o)-, -néphrie], rein ; * angio : du grec aggeion [angi(o)], vaisseau ; * sclérose : du grec sklêros [sclér(o)-,
sclérose, sclérotique], dur. Elle peut être bénigne ou maligne. Dans ce premier cas, la lésion est souvent
attribuée à une HTA (hypertension artérielle) de longue date. La lumière des
artères de petit calibre et des artérioles préglomérulaires est rétrécie. Dans
le cas de la NAS maligne, une glomérulosclérose survient rapidement. L'intervention
des facteurs de croissance a été mise en évidence chez les animaux. Haut de page.
NDM-1
Infectiologie, médecine hospitalière -
[Angl. : New Delhi metallo-beta-lactamase-1, NDM-1] Abrév. New Delhi Métallo-bêta-lactamase. * lacto : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait ; * ame : du suffixe -ame qui, en chimie, désigne une amide cyclique ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Cette abréviation
caractérise certaines entérobactéries qui ont acquis une mutation de leur ADN
leur faisant fabriquer une enzyme appelée NDM-1. C'est en 2009 que Timothy WALSH
(Université de Cardiff, Royaume-Uni) découvre cette mutation bactérienne chez un
patient suédois qui revenait d'une hospitalisation pour chirurgie esthétique en
Inde. Il faut savoir en effet que le "tourisme médical" est très développé en
Inde pour des interventions de chirurgie esthétique, cardiaque, entre autres, à
des prix souvent inférieurs de moitié à ceux pratiqués chez nous. En août 2010,
un seul cas est connu en France : il s'agit d'une personne qui possède une
bactérie NDM-1 dans sa flore cutanée, mais qui n'est pas malade. Environ 300 cas
dans le monde, dont les trois quarts en Inde et au Pakistan, 37 au Royaume-Uni,
d'autres en Australie, entre autres. En juin 2010, un patient belge est décédé.
Les bactéries ont la faculté d'absorber des fragments d'ADN sous forme de
plasmides, provenant d'autres bactéries. On a ainsi constaté que 25% environ du
matériel génétique bactérien est un mélange provenant de nombreuses autres
souches bactériennes. Ces absorptions d'ADN étranger produit des mutations et
c'est l'une d'elles qui fait que certaines bactéries produisent l'enzyme NDM-1.
Le résultat de cette mutation suscite naturellement de fortes inquiétudes, car
la mutation change la nature des récepteurs présents sur la paroi de la
bactérie, qui ne peuvent plus se lier aux antibiotiques. C'est cette enzyme qui
rend inefficace les antibiotiques les plus courants, de la famille des
bêta-lactamines (pénicillines, céphalosporines et même les carbapénèmes,
utilisés jusqu'à présent dans le traitement des souches multirésistantes). Si
des molécules d'antibiotiques parviennent néanmoins à pénétrer dans la bactérie,
celle-ci est capable d'en modifier la structure et de la rejeter. On assiste
donc à l'apparition de bactéries ultrarésistantes ou superbactéries pour
lesquelles il ne reste pratiquement plus que 2 "anciennes" molécules
antibiotiques actives : la colistine, qui ne peut être administrée que par voie
intraveineuse et en petites doses, car toxique en prise massive, et la
tigécycline, qui est inefficace contre les infections urinaires. Haut de page.
NF-1
Génétique, neurologie, ophtalmologie
- [Angl. : Neurofibromatosis, type 1] Abrév. Neurofibromatose
de type 1. * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * fibro : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et
des états chroniques. La maladie de Von Recklinghausen ou neurofibromatose
de type 1 ou neurogliomatose est la plus fréquente des phacomatoses,
due à une anomalie située sur le chromosome 17. Cette anomalie génique provoque
des dysfonctionnements du tissu ectodermique embryonnaire qui se différenciera en
formant la peau, le système nerveux et l'œil, ce qui explique que ces trois organes
soient plus ou moins sévèrement atteints. La NF1 se transmet selon le mode autosomique
(le chromosome 17 est un autosome) dominant (un enfant atteint a forcément un parent
atteint). Les malades présentent de nombreuses tumeurs (fibromes) cutanées, réparties
sur tout (et dans) le corps, à l'aspect de taches brunâtres. Les formes peuvent être
bénignes ou particulièrement sévères : dans certains cas, ces tumeurs bénignes peuvent
devenir malignes (fibrosarcomes). Cette maladie doit son nom à Von Recklinghausen qui
en a décrit les symptômes en 1882. Autres symptômes : possible retard mental, douleurs
abdominales, mais surtout des affections ophtalmiques pouvant entraîner la cécité :
nodules de Sakurai-Lisch sur la rétine, gliome du nerf optique. Il existe plusieurs
associations, dont l'Association Neurofibromatoses et Recklinghausen : http://www.anrfrance.org Haut de page.
NF-2
Génétique, neurologie, ophtalmologie [Angl. : Neurofibromatosis, type 2] Abrév. Neurofibromatose
de type 2. * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * fibro : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et
des états chroniques. Encore appelée neurofibromatose acoustique, ou NF-2, elle est beaucoup plus rare que la neurofibromatose de type 1.
C'est aussi une maladie génique qui se transmet selon le mode autosomique
dominant (un enfant atteint a toujours un parent atteint) et qui concerne le
chromosome 22. Ce gène code une protéine appelée schwannine. Chez les malades souffrant de cette pathologie, on observe
des neurinomes ou schwannomes des nerfs acoustiques, souvent associés à des
tumeurs multiples du système nerveux central : gliomes, neurofibromes,
schwannomes. Cette pathologie a été décrite par Wishart en 1822. Les taches
brunes associées aux neurofibromes sont beaucoup moins nombreux que pour la
NF-1. Les affections ophtalmologiques au niveau du nerf optique et de l'œil son
aussi beaucoup plus rares. Il existe plusieurs associations, dont l'Association
Neurofibromatoses et Recklinghausen : http://www.anrfrance.org Haut de page.
NFS NF
Biochimie, médecine biologique, hématologie
- [Angl. : FBC : Full Blood Count] Abrév. Numération formule sanguine.
* numération : du latin numerus [numériser, numérique], nombre ; information analogique convertie
sous forme numérique ; * formule : du latin formula, de forma [-forme, formule], moule, aspect ; * sanguine : du latin sanguis,
sanguinis [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent], liquide rouge qui circule
dans les veines et les artères. Syn. : numération globulaire avec formule leucocytaire, examen cytologique du
sang, hémogramme, NF. Si les hématies (ou érythrocytes ou globules rouges) Une hématie
ne subissent pas de variation importante au cours de la journée, il n'en est pas
de même pour les leucocytes ou globules blancs. En effet, leur nombre augmente
sensiblement après les repas (c'est la leucocytose digestive) et c'est la
raison pour laquelle une période d'au moins 3 heures de jeûne doit être
observée avant une NFS. Le sang veineux (environ 5 mL) est recueilli au pli du
coude sur anticoagulant (Complexon III) et permet le dosage de l'hémoglobine,
le comptage des 3 groupes d'éléments figurés : hématies, leucocytes et
plaquettes ou thrombocytes, la formule leucocytaire, c'est-à-dire le comptage
des différents types de globules blancs (polynucléaires ou granulocytes éosinophiles Un éosinophile
(ou acidophiles), basophiles Un basophile
et neutrophiles, Un neutrophile
lymphocytes T et B Un lymphocyte
, monocytes). Un monocyte
Cet examen est indispensable
avant tout acte opératoire et donne des renseignements irremplaçables dans de
nombreuses affections, dont les anémies. Il
permet aussi d'apprécier un dysfonctionnement de la moelle osseuse ou des
perturbations périphériques (anémies, augmentation des globules blancs en réponse
à une attaque de l'organisme, problème de coagulation et consommation des
plaquettes…). Thrombocytes (plaquettes) entre des hématies Haut de page.
NMO
Neurologie, immunologie allergologie
- [Angl. : Devic's disease, Neuro-optic myelitis, neuromyelitis optica, NMO, Acute neuro-optic myelitis] Abrév. Neuromyélite optique * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * myélo : du
grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * ite : du
grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie
inflammatoire ; * optique : du
grec optikos [opt(o)-, optic(o)-], relatif à la vue ; * aiguë : du
latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu. La neuromyélite optique aiguë, connue aussi sous le nom de neuropticomyélite aigue ou maladie de Devic (*) est un syndrome (ou un ensemble de symptômes) qui se traduit par une myélite diffuse (**), le plus souvent associée à une névrite ophtalmique douloureuse qui évolue, outre les douleurs plus ou moins aigues, vers la cécité. Cette pathologie a provoqué la mort de certains malades, mais dans de nombreux cas, la maladie régresse lentement. Ces sombres pronostics ont bien changé avec la découverte récente d'anticorps spécifiques à la NMO : anticorps anto-NMO ou anti-AQP4.
(*) Eugène DEVIC est un médecin neurologue français, né à Lyon le 24 octobre 1858, mort en 1930. C'est en 1894 qu'il dcrit, avec son étudiant Fernand GAULT, les symptômes de cette maladie rare, connue aujourd'hui sous le nom de NMO.
(**) La myélite est l'inflammation de la moelle épinière (ancien nom
qui n'est plus utilisé aujourd'hui : spinitis), qui peut affecter la substance
blanche et/ou la substance grise. Haut de page.
NPLO
Neurologie, psychiatrie psychologie, orthophonie - [Angl. : Neuropsychology, logopedia, orthophony] Abrév. Neuro -
Psychologie, Logopédie, Orthophonie. * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * psycho : du grec psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * logie, logo : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique,
-logiste, -logue] science, discours, raison ; * pédie : du grec pais,
paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant ; * ortho :
du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * phonie : du grec phônê [phon(o)-, -phonie] : voix. Groupe
(Webring) qui a pour but de mettre en relation tous les sites et acteurs concernés
par la neuropsychologie, la psychologie, la logopédie et l'orthophonie, dans la
diversité de ses aspects et expériences. Haut de page.
NPS
Génétique, dermatologie, rhumatologie
- [Angl. : Nail-Patella Syndrome] Abrév. Nail-Patella Syndrome.
* syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * onycho : du grec onyx [onych(o)-,
-onychie], ongle, sabot ; * patellaire : du latin patella [patell(o)-, -patellaire], petit plat ; en médecine, relatif à la rotule. L'onycho-ostéodysplasie héréditaire, connue aussi sous les noms de NPS
(Nail-Patella syndrome) ou syndrome onychopatellaire (qui concerne les ongles et
la rotule) ou syndrome de TURNER-KIESER est une maladie génétique rare à
transmission autosomique (sur un chromosome non sexuel) et dominante : il suffit
que l'un des parents transmette le gène muté pour que l'enfant (garçon ou
fille) soit atteint. C'est sur le chromosome 9 (9q34) que se trouve le
gène concerné : LMX1B, responsable de la synthèse d'un facteur de
transcription de l'homéodomaine LIM (un homéodomaine - ou protéine
homéodomaine - est une protéine codée par un ou plusieurs gènes homéobox.
C'est un domaine de liaison à l'ADN, formé de 60 acides aminés. Ces
protéines sont impliquées dans le contrôle de gènes d'expression ; ce sont
des facteurs de transcription). Il en résulte une anomalie primaire du tissu
conjonctif qui se manifeste par une dysplasie des ongles, des rotules
hypoplasiques ou absentes entraînant une démarche difficile et
caractéristique, une exostose des ailes iliaques, une dysplasie des coudes et
parfois une néphropathie (atteinte rénale). Syn. :
onycho-ostéodysostose. Haut de page.
NRBC
Médecine d'urgence - [Angl. : CBRN (pronounced C-BORN or C-BURN) Chemical, Biological, Radiological, and Nuclear] Abrév. Nucléaire, radiologique, biologique et chimique. Le risque NRBC
reste une préoccupation constante de tous les gouvernements. Extraits du site du
Ministère de la Défense : "Le Service de santé des armées (SSA) est un des
acteurs clés du dispositif national de défense médicale contre les risques
NRBC . Il collabore à des actions européennes et internationales de
mobilisation contre la prolifération et le terrorisme NRBC. Le SSA intervient
dans l'ensemble des grandes fonctions qui constituent ce dispositif : l'alerte,
le diagnostic, les antidotes, la gestion des médicaments, la prise en charge des
victimes, la formation médicale, la recherche-développement. Les menaces
nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC) n'ont pas disparu avec
la guerre froide. Elles se sont même diversifiées et amplifiées. Malgré la
signature de la convention d'interdiction des armes biologiques en 1972,
certains régimes politiques ont développé ce type d'arme. Même si d'autres
formes de terrorisme sont aujourd'hui au devant de la scène, le terrorisme NRBC
reste un risque très crédible. Tous les laboratoires de biologie des hôpitaux
militaires sont dotés de kits de diagnostic rapide, par amplification génique,
des principaux virus et bactéries de la menace bio-terroriste. La plupart
dispose d'un laboratoire de sécurité biologique de niveau 3 (LSB3). Ces
laboratoires font partie, avec ceux de Grenoble et de Marseille, antennes de
l'Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), du réseau national des
laboratoires " Biotox-Piratox ". Lors de la crise des enveloppes au charbon,
en octobre 2001, le centre de recherches du service de santé des armées (CRSSA)
de La Tronche (près de Grenoble) a été mobilisé avec un laboratoire de la
direction générale pour l'armement (DGA) pour effectuer les recherches de
l'agent du charbon demandées par les pouvoirs publics. Ensemble, ils ont assuré
près des 4/5 des analyses effectuées en France..." Haut de page.
NSILA
Immunologie allergologie, médecine biologique
-
[Angl. : Non Suppressible Insuline-Like
Activity] Abrév. Non Suppressible Insuline-Like
Activity. Les IGF sont des facteurs de croissance
qui vont intervenir à tous les stades de la vie, donc chez l'embryon, le fœtus
et l'adulte. Ils doivent leur nom au fait qu'ils sont très proches de
l'insuline. Dans la plupart des cas, ils sont liés à des protéines spécifiques
ou IGF-BP (pour Binding Protein) dont on connaît actuellement 6 variétés, la
plus importante dans le plasma étant IGF-BP3. Les IGF les plus importantes à
doser sont IGF-I, IGF-II, notamment dans la recherche d'un déficit en hormone de
croissance, dans l'acromégalie, le syndrome de Turner et le nanisme, entre
autres. IGF-I est sécrétée par le foie et dépend de l'hormone somatotrope. Les
IGF sont aussi qualifiées de NSILA (Non Suppressible Insuline-Like
Activity) mettant ainsi en évidence leur activité de type insulinique. Ces IGF
ou NSILA sont des protéines qui font partie des somatomédines (* somato : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps ; * médine : du grec médô [-médine], je règle, je prends soin. ),
c'est-à-dire des polypeptides de composition proche de la pro-insuline et qui agissent comme des médiateurs de l'action de l'hormone de croissance sur les
tissus extra-squelettiques. Haut de page.
NT-proBNP
Cardiologie, médecine d'urgence, médecine biologique
- [Angl. : N terminal pro Brain natriuretic peptide] Abrév. Brain natriuretic peptide. * Peptide natriurétique cérébral ; * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique
formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons
peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri],
ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, urée,
-urie, -urèse, -urétique], urine ; * cérébral : du fait de sa découverte
dans le cerveau du porc (en 1998).
Le BNP est un marqueur produit par les myocytes (cellules du muscle) des
ventricules et notamment du ventricule gauche, lorsque le cœur
subit une pression trop élevée et surtout dans l'insuffisance cardiaque. Ce
peptide n'est pas spécifique d'une pathologie particulière, mais signale une
souffrance cardiaque avant même qu'elle ne soit ressentie, d'où le grand intérêt
de son dosage précoce, en particulier chez les sujets à risques. En réalité, les
myocytes fabriquent un précurseur : le pré-proBNP, un peptide de 134 acides
aminés (AA) qui se scinde très vite en proBNP (108 AA) et en un autre peptide de
26 AA appelé peptide signal. Le proBNP passe ensuite dans le sang et se scinde
de nouveau en * un peptide actif de 32 AA : le BNP que l'on dose habituellement,
* le NT-proBNP, forme inactive mais dont le dosage s'avère de plus en plus
intéressant (NT signifie N terminal, c'est-à-dire qu'il y a un atome d'azote N à
la fin de la molécule). Les valeurs
dépendent des auteurs et des laboratoires, mais on peut schématiquement retenir
les suivantes : la valeur normale est inférieure à 19 pg/mL de sang veineux (1
pg = 1 picogramme, soit 10-12 g ou 1 mille milliardième de gramme).
Jusqu'à 80 à 100 pg/mL, pas de réelle insuffisance cardiaque : on parle de
dyspnée (difficulté respiratoire) non cardiogénique (= qui n'est pas due à une
pathologie cardiaque). De 100 à 400 pg/mL (on parle de seuil de positivité), des examens complémentaires sont
indiqués, notamment échographie cardiaque, écho-Doppler, ECG, gaz du sang ... Au-delà de 400 à 500
(parfois plus de 950 !) l'insuffisance cardiaque est généralement avérée.
Important : les valeurs normales du BNP sont normalement plus élevées chez les
femmes, augmentent avec l'âge (25 à 39 pg/mL vers 60 ans, jusqu'à 60 voire
davantage après 75 ans et plus) et dans certaines pathologies rénales, hépatiques
(cirrhoses), hormonales (hyperthyroïdie). Haut de page.
nvMCJ
Neurologie - [Angl. : New variant Creutzfeldt-Jakob disease] Abrév. Nouveau
variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. * Beaucoup
plus de détails sur la page : Prions - ESST. Maladie transmise
à l'homme par la consommation de viande des bovins atteints d'ESB (encéphalopathie
spongiforme bovine). Les symptômes sont les mêmes que ceux de la maladie de
Creutzfeldt-Jakob (voir sous "Maladies"). Haut de page.