Noci- Du latin nocivus, de nocere [noci-], nuire, douleur.
Nocebo (effet)
Algologie, neurologie, pharmacologie
- N. m. * placebo : du latin placebo,
je plairais. Le mot est attesté comme terme de médecine en anglais depuis 1785.
En moyen anglais comme an ancien et en moyen français, il était utilisé dans des
phrases du type chanter, parler a placebo "flatter", a placebo se
disait, avec une valeur d'adverbe pour "par flatterie" et placebo signifiait par
métonymie "homme intrigant" (en Normandie, les écoliers nommaient placebo l'élève rapporteur, qui veut plaire. Les deux notions de placebo et de nocebo
(du latin nocivus, de nocere [noci-, nocie], nuire, douleur) sont
indissociables. Le placebo est une substance inerte délivrée dans un contexte
thérapeutique, dont l'efficacité n'est pas démontrée scientifiquement (homéopathie,
certaines substances phytothérapiques, acides aminés, etc.), ou dont
l'indication ne correspond pas à celle d'origine (vitamine C efficace dans le
scorbut mais probablement pas dans la grippe). L'effet placebo est l'écart
positif constaté entre le résultat thérapeutique observé et l'effet thérapeutique
prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. L'effet nocebo est l'écart négatif constaté entre le résultat thérapeutique observé et
l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la
pharmacologie. De façon plus simple, le placebo est une substance inoffensive
substituée à un médicament, afin d'étudier l'action psychologique (rassurante
pour le patient) et l'action réelle de celui-ci par leur dissociation. Lorsque les placebos amènent des effets latéraux, voire des
effets négatifs, ce phénomène a été nommé effet nocebo. Haut de page.
Nocicepteur Nociceptif Nociceptive
Algologie, neurologie, pharmacologie
- N. m. * noci : du latin nocivus, de nocere [noci-, nocie], nuire, douleur ; * cepteur, ceptif, ceptive : du latin capere [-cepteur, -ception], prendre, saisir. Un nocicepteur est un récepteur sensoriel à haut seuil qui ne répond qu’à des stimulations
fortes, qui provoquent une douleur. C'est un récepteur qui répond
préférentiellement à une stimulation nociceptive ou à une stimulation
qui deviendrait nociceptive si elle se prolongeait. Les nocicepteurs sont constitués
par des terminaisons libres, dendrites de neurones
bipolaires qui ont leur corps cellulaires dans les ganglions rachidiens et
qui transmettent l’information dans la corne dorsale de la moelle
épinière. Du nocicepteur à la perception de la douleur
Il existe des nocicepteurs cutanés qui répondent à des
agressions telles que piqûres, pincements, variations thermiques
importantes : d'autres nocicepteurs sont présents dans les muscles, les
articulations et les viscères. A noter que le nocicepteur peut créer des
PA (transduction) par stimulation nociceptive directe ou par
l'intermédiaire de substances algogènes libérées par cette stimulation
(sérotonine provenant des plaquettes, histamine sécrétée par les
mastocytes, bradykinine, entre autres). Adj. : nociceptif, nociceptive.
Ex. une douleur nociceptive : cette forme de douleur doit son nom au
fait qu'elle a son origine dans la stimulation d'un récepteur qui, suite
à une série d'événements chimiques et nerveux, transmet au cerveau des
messages qui sont intégrés (décodés) comme étant une douleur. La
douleur nociceptive résulte de l'excitation supraliminaire (c'est-à-dire
au-dessus du seuil de déclenchement) de 2 types de récepteurs : les
nocicepteurs proprement dits (voir ci-dessus) et les récepteurs de
l'étirement (que les anglo-saxons appellent "stretch
receptor"), présents notamment dans les parois des viscères creux. Haut de page.
Nocif Nocive Nocivité
Algologie, neurologie, pharmacologie
- Adj. * nocif : du
latin nocivus, de nocere [noci-], nuire, douleur.
Qualifie une action, un produit, un processus qui nuit à l'intégrité de
l'organisme et, à terme, est susceptible de provoquer une douleur ou/et des
malaises. Ex. des vapeurs nocives, lorsqu'elles sont inhalées, provoquent des
lésions plus ou moins importantes de la muqueuse pulmonaire. La nocivité d'une
substance est son pouvoir de nuisance au niveau de l'organisme. Haut de page.