ABRÉVIATIONS - O Signification
O3PGO
Dermatologie, rhumatologie, ostéologie - [Angl. : Psoriatic onycho-pachydermo-periostitis] Abrév. Onychopachydermopériostite psoriasique * onycho : du grec onyx [onych(o)-, -onychie], ongle, sabot ; * pachy : du
grec pakhus [pachy-], épais, gros ; * dermo : du
grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * péri : du
grec peri [péri-], autour de ; * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * ite : du
grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie
inflammatoire ; * psoriasique : du grec psôriasis,
éruption galeuse.
L'onychopachydermopériostite psoriasique, un nom bien compliqué pour une maladie
heureusement rare car passablement invalidante et longue à soigner. On lui a
trouvé d'autres noms : O3PGO (le 3P étant à traduire par PPP) pour onychopachydermopériostite psoriasique du gros orteil, onychodystrophie psoriasique (* dys : du
préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement),
entre autres. Parmi les rares cas recensés, il y a essentiellement des hommes
d'âge adulte. Pour plus de renseignements sur le psoriasis, voir cette
définition. Il s'agit donc d'une atteinte de l'ongle (onycho) avec pachydermie
ou accroissement persistant de l'épaisseur de la peau dans son ensemble, dû à
une hyperplasie fibreuse interstitielle, qui touche le plus souvent la phalange
distale (celle qui est la plus éloignée de la racine de l'orteil, ou
phalangette, qui porte l'ongle). Cette pachydermie se complique d'une
inflammation de l'os et de son périoste, visible en échographie, radiographie ou
scintigraphie, ce qui justifie "périostite". On connaît également des cas où ce
rhumatisme psoriasique (RP) touche plusieurs orteils d'un même pied ou plusieurs
doigts d'une main. Parmi les traitements proposés à ces malades figurent :
l'anti-TNF (1), le méthotrexate (2), la L-carnitine (3). Dans tous les cas, les
traitements sont longs, plusieurs mois à plusieurs années et, si certains
produisent une belle amélioration, il n'y a pas, à l'heure actuelle, de guérison
certifiée. Par contre, il est fréquent que tous ces symptômes réapparaissent
quand on cesse le traitement.
(1) * anti : du préfixe anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * TNF : de l'anglais Tumor Necrosis Factor.
Nouveau traitement de la maladie de CROHN et de certaines pathologies rares. Cette affection se caractérise par des lésions intestinales :
inflammation, ulcérations. Dans les zones malades, on observe une accumulation de certains globules
blancs qui fabriquent des protéines facilitant l'inflammation : entre autres le Tumor Necrosis Factor (TNF) et des interleukines (IL). Les traitements "classiques",
corticoïdes et immunosuppresseurs, diminuent la sécrétion de TNF, mais de façon
non spécifique. Les recherches portent actuellement sur des molécules ayant un
effet purement anti-TNF. Des anticorps (AC) produits par des souris puis
"humanisés" donnent, sur des populations témoins de malades, de bons résultats.
Il s'agit du cA2 (firme Centocor) et du CDP571 (firme Celltech), ce dernier
donnant de moins bons résultats.
(2) Méthotrexate : (Extraits du Vidal) Le nom méthotrexate est la DCI (*) de
l'acide amino-4 méthyl-10 folique. Ce médicament est indiqué dans le traitement
des leucémies aiguës lymphoblastiques, formes sévères actives de la polyarthrite
rhumatoïde, psoriasis de l'adulte (dont les rhumatismes psoriasiques). Ce
médicament est tératogène et donc absolument interdit aux femmes enceintes ou
qui allaitent.
(3) L-carnitine : commercialisée sous le nom de Lévocarnil ®, la L-carnitine est
aussi connue sous le nom de lévocarnitine. Elle est indiquée dans les déficits
primaires systémiques ou musculaires en carnitine, dans les déficits secondaires
aux aciduries organiques et dans les déficits de la bêta-oxydation des acides
gras. Son bénéfice dans les traitements de l'O3PGO n'est pas établi.
(*) Dénomination commune internationale. Elle concerne les principes
actifs contenus dans les spécialités pharmaceutiques. Tout médicament doit faire
mention de cette DCI, recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS),
chaque fois qu'elle existe ou, dans le cas contraire, celle de la Pharmacopée
européenne ou française. Haut de page.
OAE ONA
Radiothérapie, angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : Aseptic epiphyseal osteonecrosis] Abrév. Ostéonécrose aseptique
épiphysaire. * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * nécro : du grec nekros [nécr(o)-, nécrose], mort, cadavre ; * ose : du grec -ôsis [-ose],
suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * a- : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif,
signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * septique : du grec sêpsis [septic(o)-, -sepsie], infection ; * épiphysaire : du grec epiphusis [épiphys(o)-, -épiphyse], excroissance, se rapporte à la tête
d’un os long. On distingue l'ostéonécrose septique, survenant au cours d'une infection
et l'OAE ou ostéonécrose aseptique épiphysaire, secondaire à une oblitération vasculaire,
dont le mécanisme n'est pas encore très bien connu. Cette destruction osseuse est le plus
souvent la conséquence d'une radiothérapie. L'ostéonécrose nécessite l'ablation du fragment
concerné, puis une ostéoplastie réparatrice. Tout arrêt prolongé de l'irrigation d'un os
peut entraîner sa nécrose. Coupe sagittale d'un os long
Par convention, le terme d'ostéonécrose est réservé aux régions
épiphysaires (têtes de l'os long). Syn. : ONA ostéonécrose aseptique. Haut de page.
OAH
Angiologie et médecine vasculaire, immunologie allergologie
- [Angl. : Hereditary angioneurotic oedema] Abrév. Œdème angioneurotique héréditaire.
* œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du tissu sous-cutané ; * angio : du grec aggeion [angi(o)], vaisseau ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer
des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. Manifestation allergique caractérisée par un gonflement du visage. Syn. : angio-œdème.
Le liquide s'accumule dans les tissus du visage. Ce gonflement qui est indolore et ne
s'accompagne pas d'une rougeur est dû au déficit d'une protéine responsable de la
régulation de l'activation du complément. Haut de page.
OAN
Neurologie,
rhumatologie
- [Angl. : Neuro-osteoarthropathy] Abrév. Ostéoarthropathie neurologique. * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue]
science, discours, raison.
Les OAN sont des arthropathies directement liées à des lésions du système
nerveux central (SNC). Parmi les OAN, on classe aujourd'hui le tabès
(pratiquement disparu dans nos pays), la syringomyélie, mais aussi le diabète
et la lèpre, qui regroupent l'anesthésie articulaire, la perte de la
sensibilité profonde et des lésions articulaires. Quand les
ostéo-arthropathies neurologiques sont peu évoluées, les lésions sont
proches de l'arthrose. Elles dominent au niveau du rachis et des membres
inférieurs, mais peuvent affecter toutes les articulations. La forme aiguë des
OAN affecte les membres supérieurs en provoque la destruction des articulations
en moins de deux mois. Haut de page.
OAP
Pneumologie, cardiologie
- [Angl. : Acute pulmonary oedema] Abrév. Œdème aigu du poumon.
* œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du tissu sous-cutané ; * aigu : du latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu ; * poumon : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon, syn. pneum(o)-. L'œdème aigu du poumon est
une urgence médicale. C'est une atteinte de l'appareil respiratoire caractérisée par
l'accumulation anormale de liquide dans le tissu pulmonaire et l'apparition rapide
d'une détresse respiratoire grave. Il peut être dû à une maladie cardiaque
engendrant une élévation brutale de la pression artérielle dans les poumons,
ou à des lésions pulmonaires provoquées par l'inhalation de fumées et de gaz,
ou par des infections. Il est accompagné par l'expectoration d'une mousse rose,
une cyanose, une respiration rapide et courte et d'une tachycardie. Haut de page.
OBAR OBAV
Chirurgie osseuse, neurologie - [Angl. : Low, back and oblique, Low, before and oblique] Abrév. Oblique en bas et en arrière - Oblique en bas et en avant. Les mouvements
de la tête sont possibles grâce aux deux premières vertèbres : l'atlas qui est
solidaire de la tête et l'axis qui présente un axe vertical en forme de dent :
l'apophyse odontoïde (* odonto : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence). C'est à ce niveau que, lors de traumatismes, peuvent se
produire des fractures dont la gravité, du fait de la présence de la moelle
épinière, est toujours avérée. Pour prévoir des traitements à mettre en œuvre
rapidement, des classifications de ces fractures ont été proposées. Sans entrer
dans l'historique de ces classifications, on peut retenir les types les plus
fréquents de fractures, en fonction de leur orientation observée en RX
(radiographie aux rayons X, c(est-à-dire radio "classique".
* OBAV signifie oblique en bas et en avant, c'est-à-dire
que la ligne de fracture est en bas de l'odontoïde, oblique et se dirige vers
l'avant en descendant, avec un risque de glissement vers l'avant de l'ensemble
axis-tête par rapport au reste de la colonne vertébrale.
* OBAR pour oblique en bas et en arrière : la ligne de fracture descend de
l'avant vers l'arrière, avec un risque de déplacement vers l'arrière.
* HTAL signifie que la ligne de fracture est horizontale avec un risque
(moindre) de déplacement vers l'avant ou vers l'arrière.
* Bobby : lorsque la ligne de fracture est horizontale, avec un écart marqué
entre le corps vertébral et l'apophyse odontoïde, et qu'il y a des fragments
osseux (fracture comminutive) en avant et en arrière, on a comparé cette ligne à
un chapeau de gendarme ou à un casque de Bobby londonien, ce qui a valu cette
appellation à ce type de fracture particulièrement sévère. Haut de page.
OEAP OEAS
Otorhinolaryngologie - [Angl. : Provoked otoacoustic emissions] Abrév. Oto-émissions
acoustiques provoquées. * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * acoustique : du grec akouein,
akousma, akoustikê, [acou-, -acousie], entendre, audition, science du son. Lors d'otoémissions acoustiques provoquées,
les cellules ciliées externes de la cochlée (organe de Corti) génèrent des
micro-ondes acoustiques. Leur enregistrement donne des indications précieuses
sur un éventuel état de surdité. Cette technique est assez proche de celle des
PEAP (potentiels évoqués auditifs précoces). Les audiologistes ont constaté une
baisse sensible des OEAP après des interventions lourdes sur l'oreille. Variante
: O E A S : otoémissions acoustiques spontanées.
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OEB
Médecine biologique
- [Angl. : European Patent Office] Abrév. Office
Européen des Brevets. Extraits du site internet de l' OEB :
« L’
Office européen des brevets (OEB) est une administration internationale, créée
sur la base de la Convention
sur le brevet européen, signée le 5 octobre 1973 à Munich et entrée en
vigueur le 7 octobre 1977. L' Office a son siège à Munich, un département à La
Haye ainsi qu'une agence à Berlin et à Vienne.
L'OEB
n'est pas une institution de l'Union européenne. Il s'autofinance entièrement et jouit
d'une large indépendance sur le plan administratif. Les budgets de fonctionnement et
d'investissement de l'OEB sont financés exclusivement par les taxes de procédure ainsi
que par un pourcentage des taxes annuelles acquittées au titre des brevets européens
délivrés. Le régime de pensions des 4 700 agents de l'Office est également financé
par ces recettes.
La création de l'OEB est le fruit d'une coopération exemplaire
entre les États européens dans le domaine de la protection de la propriété industrielle.
L' Organisation européenne des brevets, dont l'OEB est l'organe exécutif, compte actuellement 20 États membres,
à savoir tous les États membres de l'UE ainsi que le Liechtenstein, la Principauté
de Monaco, la Suisse, Chypre et la Turquie. D'autres États devraient adhérer prochainement
à la Convention sur le brevet européen. En outre, il est également possible d'étendre la
protection conférée par les demandes et les brevets européens à plusieurs États d'Europe
centrale et orientale…
… Après leur délivrance, les brevets européens sont administrés
par les États que le titulaire du brevet a désignés dans sa demande. La durée de validité
des brevets européens est de 20 ans; il est possible de proroger la protection conférée
par les brevets portant sur des médicaments et des produits phytosanitaires … »
http://www.european-patent-office.org/index_f.htm Haut de page.
OGM
Génétique, nutrition et diététique, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : GMO - Genetically modified organism] Abrév. Organisme
génétiquement modifié. * organisme : du latin organum, du grec organon [organ(o)-], outil. En biologie, cette
racine désigne un ensemble de cellule organisées et remplissant une même
fonction, donc un organe ; * génétiquement : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance,
formation, qui engendre. On qualifie d'OGM tout organisme dont l'ADN (acide
désoxyribonucléique) a été modifié par l'apport d'un gène provenant d'un autre organise,
c'est-à-dire d'un transgène. L'un des premiers exemples a été celui d'une bactérie,
Escherichia coli, dans laquelle on a introduit le gène humain de l'insuline. Les bactéries
ont fabriqué de l'insuline humaine pure. Les OGM sont aujourd'hui très nombreux, certains
très médiatisés, comme le maïs transgénique auquel on a ajouté un gène de résistance à
la pyrale. Notre alimentation contient de plus en plus d'OGM et les législations relatives
à l'information des consommateurs sont très en retard ou peu
suivies. Haut de page.
OH OH+++ OOHH
Médecine générale, addictologie, santé publique
- [Angl. : OH, OH+++, OOHH] Abrév. OH n'est pas à proprement parler une abréviation, mais le
symbole du groupement hydroxyle -OH (oxygène et hydrogène) qui est
caractéristique de la fonction alcool. En effet, toutes les boissons
alcoolisées contiennent de l'alcool éthylique ou éthanol dont la formule
semi-développée est CH3-CH2OH. Pour plus de
renseignements, voir les Différentes fonctions alcool.
Lorsque le symbole OH figure dans un rapport médical dans la rubrique "mode de
vie", cela signifie que le patient présente un degré d'alcoolisme plus ou moins
important et permet surtout d'en informer un confrère sans que le patient n'en
soit blessé. Si la dépendance alcoolique est importante, le médecin peut noter
OH+++ ou OOHH. Haut de page.
OIA
Gastroentérologie - [Angl. : Acute intestinal occlusion (or obstruction)] Abrév. Occlusion
intestinale aiguë. * occlusion : du latin occlusio, de occludere [-occlusion], fermeture, obstruction ; * intestinale : du latin intestina de intestinus [intestin(o)-,
-intestinal], intérieur, relatif à l’intestin, du pylore à l’anus ; * aiguë : du latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu. Toute interruption du transit intestinal normal, qui se
traduit par un arrêt des matières et des gaz. Les causes sont nombreuses et variées : * obstacle
pariétal (cancer colique) * obstacle intraluminal (iléus biliaire) * péristaltisme arrêté
par un foyer infectieux * en postopératoire, après intervention intra-péritonéale
... Haut de page.
OMC
Otorhinolaryngologie - [Angl. : Chronic otitis media] Abrév. Otite
moyenne chronique. * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * ite : du grec -itis [-ite],
suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * chronique :
du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. Inflammation (-ite) de l'oreille (oto-) moyenne, qui affecte plus
particulièrement la caisse du tympan, laquelle contient la chaîne des osselets, responsable de
la transmission des vibrations du tympan à la fenêtre ovale. Elle peut être primaire ou résulter
de plusieurs épisodes infectieux, et se caractérise souvent par une perforation du tympan et une
otorrhée. Les principaux germes incriminés sont Pseudomonas aeruginosa et le tristement célèbre Staphylococcus
aureus. Le traitement est à base de quinolones et d'antibiotiques, avec les précautions habituelles
pour éviter les phénomènes de résistance.
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OMS
Recherche
médicale, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : World Health Organization] Abrév. Organisation
Mondiale de la Santé. Extrait du site internet : "L'
Organisation mondiale de la Santé, agence spécialisée des Nations Unies pour
la santé, a été fondée le 7 avril 1948. Comme il est précisé dans sa
Constitution, l'OMS a pour but d'amener tous les peuples au niveau de santé le
plus élevé possible. Dans ce même document, la santé est définie comme un
état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas
seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.
L'OMS est dirigée par les 191 États Membres réunis à l'Assemblée mondiale
de la Santé. Cette assemblée est composée des délégués représentant les
États Membres. Elle a pour fonctions principales d'approuver le programme et le
budget de l'OMS pour l'exercice biennal suivant et de statuer sur les grandes
orientations politiques de l'Organisation". Site internet : http://www.who.int/fr/index.html
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OPA-1
Ophtalmologie
- [Angl. : Dominant optical atrophy] Abrév. Atrophie
optique dominante. * a- : du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement ; * optique : du grec optikos [opt(o)-, optic(o)-], relatif à la vue. Gène
responsable (par ses mutations) de l'atrophie optique dominante la plus fréquente,
appelée aussi maladie de KJER. En 2001, les chercheurs ont identifié
ce gène : il est situé sur le chromosome n° 3. Cette atrophie optique est caractérisée
par une perte progressive de l'acuité visuelle et l'apparition de troubles dans la
perception des couleurs. En France, elle touche 1 personne sur 50 000. Il s'agit en
fait d'une dégénérescence des cellules de la rétine. Le gène OPA-1 code normalement pour
la protéine MSP-1, qui joue un rôle essentiel dans l'organisation interne des cellules. Haut de page.
OPH
Cardiologie, pneumologie, réanimation - [Angl. : Haemodynamic (hemodynamic) pulmonary oedema] Abrév. Œdème pulmonaire hémodynamique. * œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du
tissu sous-cutané ; * pulmo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une
racine ; * hémo : du
grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * dynamique : du grec dunamis [dyn(o)-, dyne, -dynie, -dynamie], force. L'OPH ou œdème hémodynamique est un accident respiratoire qui peut intervenir
dans la période post-opératoire précoce, en particulier chez des patients qui
ont subi une intervention chirurgicale pour le traitement d'une cardiopathie. La
pression télédiastolique ventriculaire, c'est-à-dire en fin de diastole, phase
de relâchement, augmente brutalement. Au niveau des capillaires des alvéoles
pulmonaires, il en résulte une transsudation accrue (passage du plasma sanguin à travers
les parois des capillaires, de l'intérieur vers l'extérieur), qui infiltre le
tissu pulmonaire et provoque rapidement un tableau clinique d'asphyxie. Les
traitements sont ceux d'une urgence cardiopulmonaire : dérivés nitrés
(trinitrine p. ex.), morphiniques, intubation trachéale ou oxygénothérapie par
masque. Haut de page.
OVAS
Pneumologie, otorhinolaryngologie - [Angl. : Obstruction of the upper airways] Abrév. Obstruction
des voies aériennes supérieures. L'OVAS peut s'observer à tout âge dès
la période néonatale. Dyspnée obstructive et stridor dominent la scène clinique. Toute
exploration doit être précédée d'un examen ORL soigneux qui apprécie la gravité des signes
de détresse respiratoire. Dans les cas extrêmes, on peut être amené à un traitement d'urgence
de la dyspnée (canule, intubation, trachéotomie) avant de réaliser le bilan d'imagerie à visée
étiologique. Haut de page.