Mots, expressions Etymologie, définition
Ocytocine Ocytocique
Endocrinologie et métabolismes - [Angl. : Oxytocin, Oxytocic] N. f. * ocy- : du grec ôkus, rapide ; * tocine : du grec tokos [toc(o)-, -tocie], accouchement. L'ocytocine est un neuropeptide synthétisé par des neurones de
l'hypothalamus et libéré au niveau de l'hypophyse postérieure, c'est-à-dire de
la neurohypophyse. Les hormones de l'hypophyse
Lorsque cette ocytocine est mise en présence d'œstrogènes,
elle stimule la contraction des muscles de l'utérus et déclenche la parturition
(ou accouchement). Relations entre hypothalamus et hypophyse
Autre rôle de l'ocytocine : elle favorise les contractions
des cellules musculaires des glandes mammaires lorsque celles-ci sont stimulées
mécaniquement par la tétée. Rôle de l'ocytocine dans la lactation
Syn. : oxytocine. Adj. : ocytocique : qui se
rapporte à l'ocytocine ou à l'accouchement. Syn. : oxytocique. Haut
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Orgelet
Ophtalmologie
- [Angl. : Sty, stye] N.
m. * orgelet : nom dérivé du moyen français orgeoul, orgel, lui-même issu du bas latin hordeolus, petit
orge ou grain d'orge, diminutif de hordeum, orge, céréale à épi barbu. Affection
caractérisée
par
une
inflammation
souvent
accompagnée
de
suppuration,
ayant
la
forme
d'un
petit
grain
et
située
sur
le
bord
libre
de
la
paupière. Vue extérieure de l'œil
Selon
sa
localisation,
on
distingue
les
orgelets
internes
(ou
blépharadénites)
qui
concernent
les
glandes
de
Meibomius,
et
les
orgelets
externes
qui
affectent
les
glandes
de
Zeis
ou
de
Moll,
situées
sur
le
bord
externe
de
la
paupière.
Dans
ce
dernier
cas,
il
s'agit
essentiellement
d'une
prolifération
de
staphylocoques
qui
sont
toujours
très
nombreux
à
cet
endroit. Haut
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Oméga-3 ou Oméga 3
Biochimie, médecine biologique - [Angl. : Omega 3] N.
m. * oméga : ômega (maj. W,
min. w) 24e et dernière lettre de l’alphabet grec, désigne le « o » long ; d’ailleurs ômega
signifie « grand o » et est utilisé en physique pour désigner l’ohm ou une
particule ayant une masse double de celle du proton ; en biochimie, oméga est
utilisé pour les acides gras poly-insaturés.
Connus également sous le nom d'acides gras polyinsaturés, les oméga-3 (ou sans
tiret : oméga 3) présentent plusieurs doubles liaisons C=C et peuvent de ce fait
accepter des atomes d'hydrogène. Deux exemples d'acides gras insaturés
Ils interviennent dans la structure des
membranes cellulaires, dans le fonctionnement du système cardiovasculaire, du
cerveau, du système hormonal, dans les neurones et le tissu nerveux de soutien,
dans de nombreuses synthèses, notamment les prostaglandines et les leucotriènes.
On en trouve naturellement de grandes quantités dans les huiles et les graines
de lin, noix de Grenoble, chanvre, soja , colza, mais aussi dans les poissons
gras sauvages : thon, sardine, saumon, flétan, maquereau, hareng, et dans les
graisses animales et le beurre. Parmi ceux qui jouent un rôle primordial dans
notre alimentation : l'acide alphalinoléique ou ALA, présent en quantité
suffisante dans une alimentation équilibrée ; à partir de cet acide ALA, notre
organisme est capable de synthétiser 2 autres acides gras oméga-3 essentiels :
EPA ou acide eicosapenténoïque et DHA ou acide docosahexaéonoïque. Quand on
parle d'apports supplémentaires d'oméga-3 dans notre alimentation, il s'agit
essentiellement de EPA et DHA. Actuellement, plusieurs équipes de chercheurs
travaillent sur le(s) rôle(s) des oméga-3 et il semble de plus en plus que leurs
effets sur notre santé soient bénéfiques, voire indispensables. Des essais
expérimentaux sur des animaux montrent que certaines tumeurs, notamment celles
du sein et du rectum, seraient plus sensibles à la chimiothérapie et à la
radiothérapie après un traitement aux oméga-3, en particulier la DHA. Haut
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Onguent Onguent napolitain Onguent gris
Pharmacologie - [Angl. : Ointment, Neapolitan ointment, Grey ointment] N. m. * onguent : du
latin unguentum qui a eu comme premier sens : drogue aromatique, parfum ;
aujourd’hui, un onguent est une préparation pharmaceutique plus consistante
qu’une pommade, dont l’excipient est un mélange de corps gras. Les
onguents sont des préparations, le plus souvent magistrales, qui deviennent
relativement rares. L'excipient est généralement constitué de résines et/ou de
corps gras, donnant à la préparation sa consistance particulière, plus épaisse
qu'une pommade. On trouve, dans les anciens ouvrages des préparateurs en
pharmacie, les recettes d'onguents à base de mercure (!) : l'onguent
napolitain, ou pommade mercurielle à parties égales, formée de poids
égaux de mercure et d'axonge benzoïnée (l'axonge est le saindoux. Le mélange
(dont l'obtention demandait du temps et de la sueur) était qualifié de parfait
quand le mercure était "éteint", c'est-à-dire quand on ne voyait plus de
globules métalliques brillants. Cet onguent napolitain a été très utilisé
autrefois dans le traitement de la syphilis. Autre onguent à base de mercure :
l'onguent gris ou pommade mercurielle
faible, qui est obtenue en mélangeant 100 grammes d'onguent napolitain avec 300
grammes d'axonge benzoïnée. Cet onguent gris était utilisé comme antiparasite en
application le soir, suivie d'un savonnage le lendemain matin. Haut
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Ophiophobie Ophidiophobie
Psychologie psychiatrie - [Angl. : Ophiophobia, ophidiophobia] N. f. * ophio, ophidio : du
grec ophis, serpent ; * phobie : du grec phobos [-phobe,
-phobie], crainte.
L'ophiophobie ou ophidiophobie est la crainte morbide manifestée par certaines
personnes pour les serpents. Haut
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Ornithose
Bactériologie, médecine biologique, pneumologie
- [Angl. : Ornithosis] N. m. * ornitho : du grec ornis, ornithos [-ornis, ornith(o)-], oiseau ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états
chroniques. Ces pathologies se transmettent par les perroquets, les
perruches, les pigeons et les volailles (aucun rapport avec les grippes
aviaires!) et sont dues à Chlamydia psittaci (du grec psittakos, perroquet). On peut également les contracter
en inhalant des poussières contenant des particules de déjections d'oiseaux
contaminés. On distingue schématiquement une forme relativement bénigne ou
ornithose et une forme plus sévère et heureusement plus rare : la psittacose.
* L'ornithose se transmet par les pigeons urbains et certains oiseaux d'élevage
et les éleveurs sont particulièrement exposés. Les principaux symptômes de cette
maladie sont une fièvre avec toux et violentes céphalées. Plus rarement, la
respiration est affectée : gêne respiratoire, essoufflement et bronchite
(inflammation des bronches). La guérison se fait par antibiothérapie à base de
tétracyclines, intervient après 1 à 3 semaines et ne laisse aucune séquelle.
* La psittacose (qui est une forme d'ornithose) se contracte essentiellement à partir des oiseaux de la famille
des perroquets et peut se transmettre à plusieurs mammifères et à l'homme. Comme
pour l'ornithose, la contamination se fait par inhalation de poussières
souillées par des déjections d'oiseaux malades, même si ces derniers ne
présentent aucun symptôme. On distingue classiquement 3 formes de psittacoses,
qui se déclarent après une période d'incubation de 1 à 2 semaines.
- La psittacose disséminée dont les symptômes sont graves : encéphalite ou/et
méningite (inflammation de l'encéphale et des méninges), parfois associées à une
inflammation diffuse des poumons.
- La psittacose pseudogrippale dont les symptômes ressemblent à ceux d'une
grippe : frissons et fièvre élevée, pouvant évoluer vers une bronchite
chronique.
- La psittacose pulmonaire appelée aussi pneumopathie atypique. Cette pathologie
se déclare lentement puis évolue vers une fièvre sévère, des frissons et des
douleurs musculaires (myalgies) avec des céphalées parfois violentes. Elle peut
s'accompagner de toux sèche persistante, voire de complications cardiaques.
Chlamydia pneumoniae provoque une pneumonie atypique et ne se transmet que
d'homme à homme. Cette bactérie est soupçonnée de jouer un rôle dans
l'athérogenèse car elle a été retrouvée sur des observations au microscope
électronique de plaques athéromateuses et sa mise en évidence est difficile (par
immunofluorescence). Haut
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Overdose
Pharmacologie, médecine biologique, hématologie
- [Angl. : Overdose] N. m. * over : mot anglais signifiant dessus, excessif ; * dose : du grec dosis [dose, -dosage], donner, détermination d’une quantité donnée en un
point et un temps donnés. Le surdosage
est la prise d'une quantité excessive d'un médicament, pouvant entraîner des
effets toxiques. Ces effets nocifs peuvent intervenir après la prise unique d'un
médicament ou après un certain nombre de prises et dans ce cas, c'est
l'accumulation du médicament qui devient toxique. Les organes les plus
fréquemment touchés sont le foie, premier organe traversé par le médicament à sa
sortie de l'intestin et qui doit le métaboliser, et les reins chargés de son
élimination. Le traitement d'un surdosage est celui d'une intoxication. Le
surdosage ne doit pas être confondu avec la surdose ou overdose, qui est la
prise d'une dose excessive d'une drogue, d'un stupéfiant ou d'un médicament
psychotrope, et qui est susceptible d'entraîner la mort. Haut
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