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Dernière modification :
12-02-2012

Mots, expressions     Etymologie, définition


Ocytocine - Ocytocique - Oméga-3 - Onguent - Onguent gris - Onguent napolitain - Ophiophobie - Ophidiophobie - Orgelet - Ornithose - Overdose -

Ocytocine   Ocytocique
Endocrinologie et métabolismes  - 
[Angl. : Oxytocin, Oxytocic]   N. f.  * ocy- : du grec ôkus, rapide ; * tocine : du grec tokos [toc(o)-,  -tocie], accouchement.  L'ocytocine est un neuropeptide synthétisé par des neurones de l'hypothalamus et libéré au niveau de l'hypophyse postérieure, c'est-à-dire de la neurohypophyse. Les hormones de l'hypophyse  Lorsque cette ocytocine est mise en présence d'œstrogènes, elle stimule la contraction des muscles de l'utérus et déclenche la parturition (ou accouchement). Relations entre hypothalamus et hypophyse  Autre rôle de l'ocytocine : elle favorise les contractions des cellules musculaires des glandes mammaires lorsque celles-ci sont stimulées mécaniquement par la tétée. Rôle de l'ocytocine dans la lactation  Syn. : oxytocine. Adj. : ocytocique : qui se rapporte à l'ocytocine ou à l'accouchement. Syn. : oxytocique.      Haut de page.

Orgelet
Ophtalmologie
  -  [Angl. : Sty, stye]   N. m.  * orgelet : nom dérivé du moyen français orgeoul, orgel, lui-même issu du bas latin hordeolus, petit orge ou grain d'orge, diminutif de hordeum, orge, céréale à épi barbu.  Affection caractérisée par une inflammation souvent accompagnée de suppuration, ayant la forme d'un petit grain et située sur le bord libre de la paupière. Vue extérieure de l'œil  Selon sa localisation, on distingue les orgelets internes (ou blépharadénites) qui concernent les glandes de Meibomius, et les orgelets externes qui affectent les glandes de Zeis ou de Moll, situées sur le bord externe de la paupière. Dans ce dernier cas, il s'agit essentiellement d'une prolifération de staphylocoques qui sont toujours très nombreux à cet endroit.       Haut de page.

Oméga-3 ou Oméga 3
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Omega 3]   N. m.  * oméga : ômega (maj. W, min. w) 24e et dernière lettre de l’alphabet grec, désigne le « o » long ; d’ailleurs ômega signifie « grand o » et est utilisé en physique pour désigner l’ohm ou une particule ayant une masse double de celle du proton ; en biochimie, oméga est utilisé pour les acides gras poly-insaturés.  Connus également sous le nom d'acides gras polyinsaturés, les oméga-3 (ou sans tiret : oméga 3) présentent plusieurs doubles liaisons C=C et peuvent de ce fait accepter des atomes d'hydrogène. Deux exemples d'acides gras insaturés  Ils interviennent dans la structure des membranes cellulaires, dans le fonctionnement du système cardiovasculaire, du cerveau, du système hormonal, dans les neurones et le tissu nerveux de soutien, dans de nombreuses synthèses, notamment les prostaglandines et les leucotriènes. On en trouve naturellement de grandes quantités dans les huiles et les graines de lin, noix de Grenoble, chanvre, soja , colza, mais aussi dans les poissons gras sauvages : thon, sardine, saumon, flétan, maquereau, hareng, et dans les graisses animales et le beurre. Parmi ceux qui jouent un rôle primordial dans notre alimentation : l'acide alphalinoléique ou ALA, présent en quantité suffisante dans une alimentation équilibrée ; à partir de cet acide ALA, notre organisme est capable de synthétiser 2 autres acides gras oméga-3 essentiels : EPA ou acide eicosapenténoïque et DHA ou acide docosahexaéonoïque. Quand on parle d'apports supplémentaires d'oméga-3 dans notre alimentation, il s'agit essentiellement de EPA et DHA. Actuellement, plusieurs équipes de chercheurs travaillent sur le(s) rôle(s) des oméga-3 et il semble de plus en plus que leurs effets sur notre santé soient bénéfiques, voire indispensables. Des essais expérimentaux sur des animaux montrent que certaines tumeurs, notamment celles du sein et du rectum, seraient plus sensibles à la chimiothérapie et à la radiothérapie après un traitement aux oméga-3, en particulier la DHA.       Haut de page.

Onguent   Onguent napolitain   Onguent gris
Pharmacologie  -  [Angl. : Ointment, Neapolitan ointment, Grey ointment]   N. m.  * onguent : du latin unguentum qui a eu comme premier sens : drogue aromatique, parfum ; aujourd’hui, un onguent est une préparation pharmaceutique plus consistante qu’une pommade, dont l’excipient est un mélange de corps gras.  Les onguents sont des préparations, le plus souvent magistrales, qui deviennent relativement rares. L'excipient est généralement constitué de résines et/ou de corps gras, donnant à la préparation sa consistance particulière, plus épaisse qu'une pommade. On trouve, dans les anciens ouvrages des préparateurs en pharmacie, les recettes d'onguents à base de mercure (!) : l'onguent napolitain, ou pommade mercurielle à parties égales, formée de poids égaux de mercure et d'axonge benzoïnée (l'axonge est le saindoux. Le mélange (dont l'obtention demandait du temps et de la sueur) était qualifié de parfait quand le mercure était "éteint", c'est-à-dire quand on ne voyait plus de globules métalliques brillants. Cet onguent napolitain a été très utilisé autrefois dans le traitement de la syphilis. Autre onguent à base de mercure : l'onguent gris ou pommade mercurielle faible, qui est obtenue en mélangeant 100 grammes d'onguent napolitain avec 300 grammes d'axonge benzoïnée. Cet onguent gris était utilisé comme antiparasite en application le soir, suivie d'un savonnage le lendemain matin.        Haut de page.

Ophiophobie   Ophidiophobie
Psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Ophiophobia, ophidiophobia]   N. f.  * ophio, ophidio : du grec ophis, serpent ; * phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte.  L'ophiophobie ou ophidiophobie est la crainte morbide manifestée par certaines personnes pour les serpents.        Haut de page.

Ornithose
Bactériologie, médecine biologique, pneumologie  -  [Angl. : Ornithosis]   N. m.  * ornitho : du grec ornis, ornithos [-ornis, ornith(o)-], oiseau ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  Ces pathologies se transmettent par les perroquets, les perruches, les pigeons et les volailles (aucun rapport avec les grippes aviaires!) et sont dues à Chlamydia psittaci (du grec psittakos, perroquet). On peut également les contracter en inhalant des poussières contenant des particules de déjections d'oiseaux contaminés. On distingue schématiquement une forme relativement bénigne ou ornithose et une forme plus sévère et heureusement plus rare : la psittacose.
* L'ornithose se transmet par les pigeons urbains et certains oiseaux d'élevage et les éleveurs sont particulièrement exposés. Les principaux symptômes de cette maladie sont une fièvre avec toux et violentes céphalées. Plus rarement, la respiration est affectée : gêne respiratoire, essoufflement et bronchite (inflammation des bronches). La guérison se fait par antibiothérapie à base de tétracyclines, intervient après 1 à 3 semaines et ne laisse aucune séquelle.
* La psittacose (qui est une forme d'ornithose) se contracte essentiellement à partir des oiseaux de la famille des perroquets et peut se transmettre à plusieurs mammifères et à l'homme. Comme pour l'ornithose, la contamination se fait par inhalation de poussières souillées par des déjections d'oiseaux malades, même si ces derniers ne présentent aucun symptôme. On distingue classiquement 3 formes de psittacoses, qui se déclarent après une période d'incubation de 1 à 2 semaines.
- La psittacose disséminée dont les symptômes sont graves : encéphalite ou/et méningite (inflammation de l'encéphale et des méninges), parfois associées à une inflammation diffuse des poumons.
- La psittacose pseudogrippale dont les symptômes ressemblent à ceux d'une grippe : frissons et fièvre élevée, pouvant évoluer vers une bronchite chronique.
- La psittacose pulmonaire appelée aussi pneumopathie atypique. Cette pathologie se déclare lentement puis évolue vers une fièvre sévère, des frissons et des douleurs musculaires (myalgies) avec des céphalées parfois violentes. Elle peut s'accompagner de toux sèche persistante, voire de complications cardiaques.
Chlamydia pneumoniae provoque une pneumonie atypique et ne se transmet que d'homme à homme. Cette bactérie est soupçonnée de jouer un rôle dans l'athérogenèse car elle a été retrouvée sur des observations au microscope électronique de plaques athéromateuses et sa mise en évidence est difficile (par immunofluorescence).
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Overdose
Pharmacologie, médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : Overdose]   N. m.  * over : mot anglais signifiant dessus, excessif ; * dose : du grec dosis [dose, -dosage], donner, détermination d’une quantité donnée en un point et un temps donnés.  Le surdosage est la prise d'une quantité excessive d'un médicament, pouvant entraîner des effets toxiques. Ces effets nocifs peuvent intervenir après la prise unique d'un médicament ou après un certain nombre de prises et dans ce cas, c'est l'accumulation du médicament qui devient toxique. Les organes les plus fréquemment touchés sont le foie, premier organe traversé par le médicament à sa sortie de l'intestin et qui doit le métaboliser, et les reins chargés de son élimination. Le traitement d'un surdosage est celui d'une intoxication. Le surdosage ne doit pas être confondu avec la surdose ou overdose, qui est la prise d'une dose excessive d'une drogue, d'un stupéfiant ou d'un médicament psychotrope, et qui est susceptible d'entraîner la mort.      Haut de page.