Abréviations - P Signification
PA
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Abdominal perimeter] Abrév. Périmètre abdominal.
* péri : du grec peri [péri-], autour de ; * mètre : du grec metron, [-mètre,
métr(ie)], mesure ; * abdominal : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme. La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé,
en particulier de sa tête. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes
que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance
anormalement importante.. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner.
Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes
: PC ou périmètre crânien, Courbe du PC PA ou périmètre abdominal, LF :
longueur fémorale, Courbe de la LF BIP : c'est le diamètre bipariétal, DAT : diamètre
abdominal transverse. Haut de page.
PABF PAUF
Chirurgie artérielle, angiologie - [Angl. : Aorto-unifemoral bypass (or bridging) ou bifemoral] Abrév. Pontage aorto-unifémoral, bifémoral. * pontage : du
latin pons, pontis [pontage, -pontique], relatif à un pont, qui relie
deux rives ; * aorto : du grec aortê [aort(o)-, -aortique],
relatif à l’artère aorte ; * uni- : du latin unus, un seul, unique
: * bi- : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la
répétition ou la duplication ; * fémoral : du latin femur [fémor(o)-, -fémoral], cuisse, relatif à l’os de la cuisse ou à la cuisse. Les pathologies
nécessitant un pontage aorto-unifémoral (une seule jambe concernée) ou
aorto-bifémoral (les deux membres inférieurs) sont essentiellement l'AAA
(anévrisme aortique abdominal) ou l'AOMI (artériopathie oblitérante des membres
inférieurs. Le pontage consiste à shunter la zone anévrismale ou atteinte par
une athérosclérose sévère, à l'aide d'un fragment artériel de synthèse
(généralement du dacron) spécifique au patient à opérer (correspondant à ses
mensurations). Pour localiser le PAUF ou le PABF, il faut savoir que l'aorte
abdominale se divise en 2 artères iliaques juste en dessous de l'ombilic, et
qu'à chacune de ces artères iliaques succède une artère fémorale au niveau du
pli de l'aine. Ces pontages, lorsqu'ils doivent être réalisés, c'est-à-dire
lorsque l'angioplastie transluminale s'avère impossible, se font donc de l'aorte
abdominale jusqu'à l'artère fémorale, en aval des zones lésées. Pour évaluer la
gravité de la MAP (maladie artérielle périphérique) d'un patient, on
mesure l'IPCB ou indice de pression cheville / bras (en fait au niveau du
coude). L'indice normal est supérieur à 1. Si l'IPCB est compris entre 0,5 et
0,9, le sujet ressent des douleurs à la marche qui disparaissent spontanément et
rapidement ) la marche. C'est ce que l'on appelle la claudication intermittente
ou CI. Dans l'ICM ou ischémie critique des membres, l'IPCB est inférieur à
0,5 et le sujet ressent des douleurs au repos, y compris pendant le repos
nocturne. La position assise, jambes pendantes soulage peu à peu ces douleurs,
mais altèrent fortement le sommeil. Ces douleurs peuvent céder aux opiacés mais,
sans traitement, des ulcères peuvent apparaître, voire des zones gangréneuses. Haut de page.
PAC
Cardiologie, chirurgie cardiaque et vasculaire
- [Angl. : ACB : Aortocoronary bypass] Abrév. Pontage aortocoronarien.
* pontage : du latin pons, pontis [pontage, -pontique], relatif à un pont, qui relie deux rives ;
* aorto : du grec aortê [aort(o)-, -aortique], relatif à l’artère
aorte ; * coronarien : du latin coronarius, de corona [coronar(o)-], couronne, relatif aux artères coronaires. Intervention chirurgicale destinée à restaurer la perméabilité d'une artère bouchée,
le plus souvent par l'athérome. La plupart de ces interventions concernent les
artères coronaires qui, bouchées, ne permettent plus une oxygénation du myocarde.
La technique consiste à greffer un ou plusieurs ponts veineux (prélevés souvent
dans la veine saphène externe) entre l'artère aorte et les artères coronaires,
en passant au-dessus des athéromes. Selon la gravité de l'affection, l'opération
peut se faire "à cœur battant" ou en CEC (circulation extracorporelle,
cœur arrêté). Haut de page.
PACS
Imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Pictures
and Archive Communication System] Abrév. . * PACS : système d'archivage et de
communication des images. L'idée du PACS est que toutes les images concernant
un patient ainsi que les commentaires qui les accompagnent, puissent être
consultés par l'ensemble des médecins qui le suivent. Lorsqu'il y a PACS,
un ordinateur suffit pour faire apparaître les images où et quand on en a
besoin. On parle de plus en plus d'une médecine de réseaux où généralistes,
spécialistes et médecins hospitaliers travailleraient en synergie. L'information
circulera via internet. Haut de page.
PAL
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : LAP - Leukocyte alkaline phosphatase] Abrév. Phosphatases alcalines leucocytaires. * phosphato : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux :
relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * ase : du
suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * alcaline : de l’arabe al-qilyi (1509) [alcali, alcalin(o)-], la soude ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * cytaire : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule. Les polynucléaires sanguins ou granulocytes (ce
sont des globules blancs) ont la propriété de synthétiser une phosphatase que
l'on peut mettre en évidence par différentes méthodes de dosage - voir
ci-dessus. Cette enzyme se trouve normalement dans les granulations de ces
globules blancs. Cette recherche se fait, entre autres, lors de mise en évidence
d'une polyglobulie primitive. Le score de phosphatases alcalines
leucocytaires s'est avéré supérieur à 100 chez 75 % des personnes atteintes de
polyglobulie primitive, alors qu'il est très bas dans les leucémies lymphoïdes
chroniques (car les granulations des leucocytes malins ne possèdent pas de
phosphatase). L'avantage de cet examen est qu'il permettait d'exclure le
diagnostic de ces leucémies myéloïdes chroniques, mais il est de plus en plus
abandonné aujourd'hui. Haut de page.
PAN
Médecine biologique,
néphrologie urologie
- [Angl. : Natriuretic atrial peptide] Abrév. Peptide atrial natriurétique * peptide : du
grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou
synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par
les liaisons peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri], ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine. Adjectif qui caractérise
ce qui concerne l'élimination urinaire du sodium. Exemple : l'ANP
(peptide natriurétique atrial) qui est l'hormone natriurétique d'origine
auriculaire, composée de 28 acides aminés avec un pont disulfure et qui
est sécrétée par les oreillettes du cœur lorsque le volume sanguin
s'accroît. Cette hormone contrôle l'homéostasie (maintien des
constantes biologiques du milieu intérieur) hydrosodée (eau et sel)
ainsi que la pression artérielle. L'ANP agit essentiellement sur les
reins et le système vasculaire, mais aussi sur d'autres hormones dont
elle régule les sécrétions. C'est ainsi qu'elle exerce un RC- (rétrocontrôle
négatif) sur les hormones thyroïdiennes. L'ANP influe également sur le
fonctionnement de l'axe hypothalamo-hypophysaire et donc sur la sécrétion
de leurs hormones. La concentration sanguine d'ANP est augmentée dans
des pathologies telles l'hypercorticisme, l'hyperaldostéronisme,
l'hyperthyroïdie, alors qu'elle est diminuée dans l'hypothyroïdie. Pour
la régulation de la pression artérielle, son action se combine avec
celles de l'angiotensine, de la bradykinine et des endothélines. L'ANP
est vasodilatateur et diurétique.
Autre hormone natriurétique : le BNP (peptide natriurétique de type B),
dont le dosage est utile dans le diagnostic de dyspnée d'origine cardiaque. Haut de page.
PAP
Cancérologie, médecine biologique - [Angl. : PAP - Prostatic acid phosphatase] Abrév. Phosphatases acides prostatiques. * phosphato : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux :
relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * ase : du
suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * prostatique : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant - relatif à la prostate,
corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une
partie de l’urètre. Effectué
dans de bonnes conditions, ce dosage possède une bonne valeur diagnostique et
apporte de fortes présomptions quant à l'extension métastasique d'un cancer.
En effet, ces phosphatases sont augmentées dans plus de 30% des cancers localisés
de la prostate et dans 90% des cas avec métastases osseuses. Syn. phosphatases
acides tartrolabiles. Haut de page.
PBVE
Génétique, neurologie, orthopédie, chirurgie orthopédique, pédiatrie, kinésiologie kinésithérapie - [Angl. : Talipes equinovarus] Abrév. Pied bot varus équin. Il existe une forme congénitale d'équinisme
(*),
connue sous l'appellation PBVE ou pied bot varus équin (* bot : peut-être du
germanique butta, émoussé, mais plus probablement du francique bôt,
crapaud (dans le sens émoussé, gros et court ; * varus : du latin varus : qui a les jambes tournées en dedans, cagneux).
Il s'agit d'un ensemble de malformations et distorsions dans lequel la plante du
pied est orientée vers l'intérieur, avec extension excessive et talon en
position haute. Le traitement est kinésique pendant les six premiers mois, puis
chirurgical si nécessaire.
(*) Équinisme : N. m. * équin : du latin equus, equinus [équ(i)], cheval, qui se rapporte au cheval ; * isme : du suffixe -isme servant à former des substantifs. A l'avant de notre jambe, le muscle jambier antérieur ou tibial antérieur
permet, par sa contraction, de relever la pointe du pied, alors qu'à l'arrière,
le muscle jumeau ou gastrocnémien provoque le mouvement inverse par sa
contraction : le talon se relève et le pied tend à se mettre dans le
prolongement de la jambe (comme une danseuse qui fait des pointes), en
hyperextension. Dans l'équinisme, le pied a cette position en permanence : le
talon ne touche pas le sol et la personne qui en est atteinte prend appui sur la
pointe des pieds. En fait, l'action du jambier antérieur est insuffisante pour
compenser celle des jumeaux. Il en résulte des déséquilibres importants en
position debout, avec très vite des atteintes articulaires au niveau des
articulations coxales (hanches) et de la colonne vertébrale. L'équinisme peut
apparaître dans certaines paralysies, après un raccourcissement du tendon
d'Achille ou certaines fractures. L'équinisme est aussi souvent présent dans
l'IMC : ou infirmité motrice cérébrale. * infirmité : ce mot résulte
de la réfection d'après le latin infirmus, de l'ancien français enferme, malade ; au sens classique, infirme signifie donc "qui ne jouit pas
de toutes ses facultés physiques" ; * motrice : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le
transmet ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau.
L'IMC est due à des lésions du cerveau, survenues avant, pendant ou après la
naissance. Les causes peuvent être très variées : maladie infectieuse pendant la
grossesse, hypoxie pendant l'accouchement ... Les formes d'IMC sont nombreuses
et affectent essentiellement les mouvements, l'équilibre, mais aussi les organes
sensoriels.
Il existe une forme congénitale d'équinisme, connue sous l'appellation PBVE ou
pied bot varus équin (* bot : peut-être du
germanique butta, émoussé, mais plus probablement du francique bôt,
crapaud (dans le sens émoussé, gros et court) ; * varus : du latin varus : qui a les jambes tournées en dedans, cagneux).
Il s'agit d'un ensemble de malformations et distorsions dans lequel la plante du
pied est orientée vers l'intérieur, avec extension excessive et talon en
position haute. Le traitement est kinésique pendant les six premiers mois, puis
chirurgical si nécessaire.
Adj. équin : qui ressemble à un cheval ; ex. le pied équin ou pied bot équin qui
caractérise l'équinisme. Haut de page.
PC
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Cranial perimeter (or
circumference)] Abrév. Périmètre crânien. * péri : du grec peri [péri-], autour de ; * mètre : du grec metron, [-mètre,
métr(ie)], mesure ; * crânien : du grec kranion [crani(o)],
relatif au crâne, partie osseuse de la tête. La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé,
en particulier de sa tête. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes
que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance
anormalement importante. On utilise l'échographie, la radiographie ou le
scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des
mesures suivantes : PC ou périmètre crânien, PA ou périmètre
abdominal, LF : longueur fémorale, BIP : c'est le diamètre
bipariétal, DAT : diamètre abdominal transverse. Courbe du PC Haut de page.
PCA
morphine
Algologie médecine hospitalière - [Angl. : Patient
controlled analgesia] Abrév. * an :
du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie
« sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * algo :
du
grec algos [algo, algi, algique], douleur ; * ésie : du suffixe
grec -esis [-ésie], qui sert à former des mots à partir de racines. L'abréviation PCA est (comme tant d'autres) anglo-saxonne et signifie Patient Controlled Analgésia, soit CAP en français
(Contrôle de l'Analgésie par le Patient). Comme trop souvent, le langage médical
français donne la priorité à l'abréviation en anglais. Il s'agit de ces pompes à
morphine que l'on met à disposition des patients, afin qu'ils en règlent
eux-mêmes le débit en fonction de la douleur ressentie. Cela représente un
progrès énorme, compte tenu du fait que la douleur ressentie reste une notion
très subjective et souvent très difficile à exprimer à une personne soignante.
Les dispositifs de réglage très performants de ces pompes sont évidemment
élaborés de façon à éviter les injections excessives. A tel point qu'à partir de
6 ans, la plupart des enfants sont capables d'en comprendre le fonctionnement et
déclenchent eux-mêmes les bolus (un bolus est la quantité injectée à chaque
action de la pompe) de morphine. Haut de page.
PCC
Gastroentérologie - [Angl. : Chronic (or relapsing) calcifying pancreatitis] Abrév. Pancréatite
chronique calcifiante. * pancréato : du grec kreas [pancréat(o)], -chair, relatif au pancréas ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique,
-chronisme], temps ; * calci : du latin calx, calcis [calc(o)-],
relatif au calcium ; * iant : du suffixe -iant, -iante qui
transforme des substantifs en adjectifs. Anomalie des canaux pancréatiques (zones
de sténose et de dilatation) : les canaux sont remplis de bouchons protéiques
qui se calcifient, réalisant une véritable lithiase calcique. On observe une
sclérose irrégulièrement répartie dans le parenchyme endocrine et exocrine. Haut de page.
PCB PCDD PCDF
Dermatologie, médecine biologique, toxicologie
- Abrév. [Angl. : PCB - Polychlorobiphenyl,
Polychlorinated dibenzodioxin, Polychlorinated dibenzofuran] Polychlorobiphényles
* poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * chloro : du grec khlôros [chlor(o)-], vert ; racine qui indique la présence de
chlore ; * bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique
la répétition ou la duplication ; * phéno : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ; en chimie, relatif au
phénol, extrait des goudrons et de la houille ; * -yl : du suffixe -yl(e)
qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui
a perdu un hydrogène.
L'acné chlorique (ou chloracné) est une forme grave d'acné (du grec akmê [acné], qui a été altéré et qui signifie pointe),
résultant d'une modification dégénérative des processus de différenciation des
cellules des glandes sébacées et des kératinocytes, due en particulier aux
hydrocarbures halogénés, au PCB (biphényles polychlorés ou
polychlorobiphényles), aux dioxines et à de nombreux autres polluants
industriels. Il est à noter que ces produits sont d'autant plus toxiques qu'ils
s'accumulent dans les tissus, notamment les graisses et qu'ils agissent
directement dans les noyaux des cellules en modifiant le comportement de l'ADN.
Les dioxines sont des composés très stables qui se forment entre 300 et 350°C
lors de la combustion de matières organiques en présence d'oxygène et de chlore
(dans les incinérateurs par ex.) Il faut ensuite dépasser 800°C pour
les décomposer. La chloracné se traduit par des modifications parfois
spectaculaires de la peau du visage, du dos, des cuisses : apparition rapide de
comédons, kystes et pustules qui peuvent modifier complètement un visage - voir
le cas des personnes intoxiquées par l'accident chimique de Seveso, le 10
juillet 1976 et en particulier les enfants. Autre exemple plus actuel, mais qui
provoque encore de nombreuses polémiques : le président de l'Ukraine Viktor
Yushchenko que l'on a vu avec un visage profondément modifié par ce qui
ressemble bien à une chloracné. Agent orange ? dioxines ? autre maladie ? il ne
semble pas y avoir à ce jour de certitude, tant ce cas est politisé.
Il n'y a pas une, mais de nombreuses dioxines, ainsi que plusieurs centaines de
molécules qui ont des propriétés analogues. Une dioxine se compose de 2 noyaux
aromatiques liés par de l'oxygène, avec un nombre variable d'atomes de chlore
associés. La dioxine qui a causé l'accident de Seveso est la 2,3,7,8-TCDD ou
2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine. Sans trop entrer dans les détails, on
peut retenir comme principales dioxines les PCDD (dibenzodioxine polychlorée ou
polychlorodibenzène dioxine) et les PCDF (dibenzofurane polychloré ou
polychlorodibenzène furane). Parmi les molécules proches : les TCP (trichlorophénol)
et les PCB (polychlorobiphényl) que les chimistes classent dans les "Dioxin
like".
A noter que, en plus de la chloracné qui est la partie la plus visible de cette
affection, les dioxines agissent sur de nombreux organes. Entre autres : *
effets cancérogènes très probables à long terme, parfois après plusieurs
dizaines d'années, * effets non négligeables sur la reproduction : baisse de la
fécondité, augmentation des stérilités, des avortements spontanés, des
malformations fœtales, * hépatotoxicité avec augmentation des enzymes
hépatiques, * effets sur le système nerveux central et périphérique, * effets
néfastes sur le système cardiovasculaire, * diminution des défenses immunitaires
etc.
Si les dioxines sont si dangereuses pour les êtres vivants, c'est parce qu'elles
ciblent les récepteurs Ah des cellules (Ah pour Aryl-hydrocarbon ou hydrocarbure
aromatique). Elles sont ensuite transportées dans le noyau de la cellule où
elles pourront directement modifier le comportement de l'ADN. Schéma de la molécule Haut de page.
PCO
Gastroentérologie - [Angl. : Chronic obstructive pancreatitis] Abrév. Pancréatite
chronique obstructive. * pancréato : du grec kreas [pancréat(o)], -chair, relatif au pancréas ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique,
-chronisme], temps ; * obstructive : du latin obstruere [obstructif, ive, obstruction], boucher, rendre le passage difficile. Existence d'un obstacle sur le canal de
Wirsung (sténose cicatricielle, tumeur). En amont : dilatation des canaux
pancréatiques, atrophie parenchymateuse diffuse et régulière. Les calcifications
canalaires sont rares. En aval de l'obstacle, le parenchyme pancréatique est
normal. Haut de page.
PCP
Cardiologie, angiologie, pneumologie - [Angl. : PCWP - Pulmonary capillary wedge pressure] Abrév. Pression capillaire pulmonaire * pression : du
latin pressare, presser ; * capillaire : du
latin capillaris, de capillus [capill(o)-], cheveu ou fin comme un
cheveu ; * pulmonaire : du
latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-).
La pression capillaire pulmonaire (PCP) est la pression mesurée au cours du
cathétérisme des cavités droites du cœur et de l'artère pulmonaire, lorsque
l'extrémité de la sonde est bloquée dans une artériole pulmonaire. Cette
pression est égale à celle de l'oreillette gauche et des veines pulmonaires. La
pression capillaire moyenne est de 5 à 7 mm Hg (mercure) et la PCP est
anormalement élevée dans les cardiopathies gauches. Haut de page.
PCR (1)
Génétique, médecine biologique
- Abrév. [Angl. : PCR - Polymerase chain reaction] . * PCR : en français : réaction en chaîne de polymérisation ou technique
d'amplification génique. Cette technique d'amplification génique in vitro permet de copier en
grand nombre, une séquence d'ADN ou d'ARN connue, à partir d'une faible quantité
d'acide nucléique. La technique PCR, qui fait appel à des amorces spécifiques
(oligonucléotides de synthèse de 20 à 25 nucléotides, complémentaires des
extrémités 3' des brins d'ADN) permet entre autres de détecter la présence du
virus VIH (virus de l'immunodéficience humaine), des OGM (organismes génétiquement
modifiés, des virus des hépatites B, C et D. Cette technique est de plus en plus
utilisée en criminologie. Haut de page.
PCR (2)
Hématologie, médecine biologique - Abrév. [Angl. : CRP - C-reactive protein] Protéine
C réactive. * PCR ou CRP : C réactive
protéine. La PCR est ainsi appelée
car elle forme un précipité avec le polysaccharide C du pneumocoque. Normalement
absente ou présente en très faible quantité dans le sang, elle est fabriquée
par le foie dès qu'il y a une infection ou une inflammation, dans un délai de
10 à 14 heures. Son taux normal est compris entre 0 et 3 à 5 mg/L de sang et
peut atteindre des valeurs très supérieures (jusqu'à 500 à 1000 fois !) dans
certaines affections : rhumatismes, tumeurs malignes, infarctus, hépatites
virales, cholécystites lithiasiques, mais aussi après une intervention chirurgicale.
Son rôle est encore mal connu, mais les biologistes pensent qu'elle favorise la
phagocytose des bactéries. C'est un indicateur non spécifique, et sa
présence à un taux supérieur à 20 mg/L signifie uniquement qu'il y a une réaction
inflammatoire. Sa mise en évidence utilise un test d'immunoagglutination au latex,
ce dernier fixant les anticorps anti-CRP. L'agglutination est visible sur une
lame et une dilution permet de quantifier la CRP. Haut de page.
PCT
Pharmacologie - [Angl. : Polychemotherapy, multidrug
therapy] Abrév. Polychimiothérapie. La PCT est l'administration simultanée de
plusieurs médicaments à actions sensiblement voisines. La polychimiothérapie est
utilisée notamment dans le traitement de la lèpre (ou maladie de Hansen), des
tumeurs cancéreuses, du SIDA. Haut de page.
PCU PAH
Génétique, médecine biologique,
hématologie, neurologie - [Angl. : PKU - Phenylketonuria,
Phenylalanine hydroxylase] Abrév. Phénylcétonurie.
* phéno : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ;
en chimie, relatif au phénol, extrait des goudrons et de la houille ; * -yl : du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane
(terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * cétone : du mot acétone ;
relatif à l’acétone ou à la fonction cétone ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. La PCU est aussi connue sous le nom de maladie de FÖLLING ou oligophrénie phénylpyruvique, est
l'une des maladies recherchées très tôt (normalement vers le 4e jour) chez le
nouveau-né. C'est un trouble du métabolisme qui se traduit par la non transformation de la phénylalanine
(acide aminé largement essentiel présent dans noter alimentation) en tyrosine par une
hydroxylase (enzyme) : la phénylalanine hydroxylase ou PAH. Cette phénylalanine non transformée s'accumule en se
combinant sous forme d'acide phénylpyruvique et est éliminé par les urines et
la sueur. Il en résulte une encéphalopathie chronique dont la
conséquence est l'arriération mentale.
Il existe des bandelettes réactives "Phénistix" qui, trempées dans
l'urine, prennent une coloration gris-vert caractéristique. On lui préfère
souvent le dosage sanguin (test de Güthrie) qui est plus fiable et qui se fait
par prélèvement de quelques gouttes de sang au talon ou au doigt. La PCU concerne
environ 1 nouveau-né sur 10 000 et nécessite, pour éviter une arriération
mentale, un régime sans phénylalanine. Cette maladie se transmet selon le mode
autosomique récessif, c'est-à-dire qu'il faut que les 2 parents soient
porteurs d'un gène muté (porteurs "sains") pour que leur enfant ait
un risque d'être lui-même porteur sain (50%) ou malade (25%). Haut de page.
PEAP PEA
Otorhinolaryngologie - [Angl. : Early auditory evoked potentials, EAP - Evoked
auditory potentials] Abrév. Potentiels
évoqués auditifs précoces. * potentiel : du latin médiéval potentialis et potens [-potentiel, -potence, -potent], puissant, capacité d’action ; * évoqué :
du latin evocare, de vocare [évoqué], appeler, faire apparaître ;
* auditif : du latin audire [audi(o)-], entendre, relatif à
l’audition ; * précoce : du latin praecox [précoce], relatif à
toute chose qui se produit avant le moment où on l’attendait. Des sons envoyés dans l'oreille par
l'ORL sont transformés dans la cochlée en impulsions électriques qui remontent
le long des voies auditives centrales. Leur amplitude étant très faible,
il est nécessaire de les amplifier. Pour cela, on fait une sommation de ces
potentiels. L'enregistrement de ces résultats correspond aux potentiels évoqués
auditifs précoces. Cette technique est utilisée notamment pour la recherche d'un
neurinome de l'acoustique, tumeur bénigne qui se développe sur le nerf vestibulaire
(nerf de l'équilibre) puis comprime progressivement le nerf cochléaire et le
nerf facial. L'abréviation PEA signifie "potentiels évoqués
auditifs". Ils font partie des potentiels évoqués sensitifs ou PES. Haut de page.
PEC
pec
Toutes disciplines - [Angl. : Support (for treatment)] Abrév. Prise
en charge. Ces abréviations
sont généralement utilisées pendant les prises
de notes, sur des ordonnances ou
des rapports médicaux. Haut de page.
PES PEV
Neurologie, ophtalmologie, otorhinolaryngologie
- [Angl. : ESP - Evoked sensitive potential, EVP - Evoked
visual potential] Abrév. Potentiel évoqué sensitif. * potentiel : du latin médiéval potentialis et potens [-potentiel, -potence, -potent], puissant, capacité d’action ; * évoqué :
du latin evocare, de vocare [évoqué], appeler, faire apparaître ;
* sensitif : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité,
-sensitif], sentir, ressentir, percevoir. Les
potentiels évoqués sensitifs constituent la réponse nerveuse du SNC (système
nerveux central) à une stimulation sensorielle. Les potentiels sont recueillis
au moyen d'électrodes de surface (aiguilles ou électrodes autocollantes). Ils
sont ensuite traités et visualisés par un ordinateur. Si la stimulation est
visuelle, on obtient un PEV ou potentiel évoqué visuel. Avec une stimulation
auditive, on recueille un PEA ou potentiel évoqué auditif. Enfin, avec une
stimulation sensitive, petits chocs électriques sur la peau des poignets et des
chevilles, le potentiel évoqué est somesthésique : PES. Haut de page.
PESS
Neurologie, médecine biologique - [Angl. : Van Bogaert's encephalitis, subacute
sclerosing panencephalitis] Abrév. Panencéphalite
subaiguë sclérosante post-rougeole. * pan : du grec pan, pantos [pan-, panto-], tout, tous ; * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ;
* ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une
maladie inflammatoire ; * sub : du préfixe latin sub, sous,
position inférieure, peu élevé (en quantité) ; * aiguë : du latin acutus
[aigu, aiguë], effilé, pointu ; * sclérosante : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose], dur. C'est la maladie de VAN BOGAERT,
appelée aussi leucoencéphalopathie subaiguë sclérosante. Elle est due au virus
de la rougeole qui n'a pas été détruit par les lymphocytes T, malgré une charge
importante d'anticorps. Elle intervient plusieurs années après la fin de la rougeole
(entre 4 et 14 ans) et montre l'importance de la vaccination dès l'âge de 1 an. Avant,
le vaccin n'est pas efficace. La PESS provoque une démyélinisation des neurones cérébraux
et peut entraîner de nombreux handicaps. Haut de page.
PET-scan
Imagerie médicale et interventionnelle, médecine
nucléaire - [Angl. : Pet-scan (Positron
Emission Tomography)] Abrév. . * PET : tomographie
par émission de positrons. Le PET-scan est un appareil permettant, entre autres, de détecter
la présence de très petites tumeurs cancéreuses et son intérêt n'est plus
discuté aujourd'hui. Malheureusement, en 2002, il n'y en a que 5 en France !
Principe : les cellules cancéreuses, en se multipliant, consomment beaucoup de
glucose. Avant l'examen, on injecte du glucose marqué par un traceur radioactif
: le 18FDG (fluoro-2 désoxy-D-glucose) et cette molécule reste dans la cellule
où elle est métabolisée, d'autant plus si la consommation est importante,
comme dans les cellules cancéreuses. Pendant ce métabolisme, le fluor 18 émet
des positrons e+ qui réagissent avec des électrons e- en
libérant 2 photons dans 2 directions opposées (avec une énergie de 511 kev -
kilo électronvolt). Le PET-scan est en fait une couronne qui tourne autour du
malade en se déplaçant. Les caméras PET sont équipées d'une couronne de détecteurs
à scintillation et vont repérer avec une grande précision les foyers de
grande absorption de 18FDG. On obtient ainsi une image volumétrique. Une image du cerveau en PET scan (malade atteint de la maladie d'Altzheimer - les zones noires ne sont plus
fonctionnelles). Haut de page.
PFC PFCS PFC-Se PFCA-Se PFC-Va
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : FFP - Fresh frozen plasma, Fresh frozen plasma
secure, Fresh frozen plasma viro-attenuated] Abrév. Plasma
frais congelé. * plasma : du grec plasma [plasmo-, -plasme, plasmatique], ouvrage façonné. En biologie : se
rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire. 1 UA (unité adulte) de plasma frais a un volume de
200 mL. Le PFC contient tous les composants plasmatiques, dont les facteurs
labiles de l'hémostase (coagulation du sang), mais aucune cellule. Sa durée de
conservation à -25°C peut atteindre 1 an. Syn. : PT : plasma
thérapeutique.
* PFCS ou PFCSE : "Plasma frais congelé sécurisé
: le produit n'est libéré qu'après une nouvelle vérification du statut
biologique du donneur sur un prélèvement effectué au moins 120 jours après
son don. Ce délai permet de couvrir la période de séroconversion pour les
virus faisant l'objet d'un dépistage biologique systématique. Dès lors, le
produit a les caractéristiques "PFC sécurisé" (PFC-Se) homologue"
- extrait du site de l'AFSSAPS.
* PFCA-Se : plasma frais congelé d'aphérèse
sécurisé. * PFC-Va : Plasma frais congelé Viro atténué : les éventuels
virus sont traités par un solvant détergent. Haut de page.
PFC PFP
Neurologie, chirurgie orthopédique et
traumatologique, médecine physique et rééducation fonctionnelle - [Angl. : Central facial palsy (or paralysis),
Peripheric facial palsy (or paralysis)] Abrév. Paralysie faciale centrale (PFC) ou périphérique (PFP). * paralysie : du latin
paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement ; * faciale : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de
l’homme. La PFC est due
généralement à la paralysie des muscles innervés par le nerf VII (septième
nerf crânien ou nerf facial). Les neurologues distinguent 2 formes essentielles
: la paralysie faciale centrale ou PFC et la paralysie faciale périphérique ou
PFP ou paralysie de BELL. La PFC ne concerne généralement que la partie
inférieure du visage et se traduit, entre autres, par la disparition du pli
nasogénien (qui va de l'aile du nez au menton), l'affaissement de la commissure
labiale (des lèvres). Elle peut être due à des accidents vasculaires
cérébraux et est souvent associée à une paralysie de la moitié du corps
(hémiplégie). La lésion se situe entre le noyau du nerf facial et le cortes
cérébral (couche de substance grise qui entoure l'encéphale). La PFP par
contre concerne la partie inférieure du visage avec les symptômes
précédents, mais aussi la partie supérieure. On note un affaissement de la
paupière et la disparition des plis du front, parfois une diminution des
sécrétions salivaire et lacrymale. Les causes de la PFP peuvent être
nombreuses : traumatisme du rocher, tumeur, atteinte vasculaire, OMA (otite
moyenne aiguë), virus ... Il existe de nombreuses variantes de PFP, mais la
plus fréquente est la forme dite paralysie faciale "a frigore", qui
disparaît souvent spontanément, parfois avec quelques séquelles. Si la
paralysie faciale est bilatérale, ces symptômes sont visibles sur les 2
côtés du visage. Haut de page.
PG PGX
Médecine biologique - [Angl. : PG - Prostaglandin,
PGX - Prostaglandin X or prostacyclin] Abrév. Prostaglandine * prosta(to) : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant - relatif à la prostate,
corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une
partie de l’urètre ; * glande : du
latin glandula, de glans, glandis, gland ; en médecine, une
glande est un organe destiné à élaborer certaines substances à l’extérieur du
corps ou dans le milieu intérieur ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),
-ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou
substantif.
Le mot prostaglandine (souvent abrégé en PG) a été formé à partir de prostate et
de glande par le Suédois Von Euler, qui a découvert cette substance en 1934 car
il croyait qu'elle n'était fabriquée que par la prostate. On sait maintenant que
les prostaglandines (il y en a plusieurs) sont élaborées par divers organes et
tissus. La prostaglandine est une molécule qui a un squelette comprenant 20
atomes de carbone [c'est l'acide prostanoïque (suffixe
qui, en chimie organique, désigne un acide carboxylique : nom de l’alcane -->
suppression du « e » final --> suffixe -oïque ; exemple : l’alcane éthane -->
acide éthanoïque)] et formant un noyau
pentagonal avec deux chaînes latérales. Sans entrer dans les détails, on peut
retenir qu'il existe plus de vingt prostaglandines qui sont classées selon la
structure du noyau en 9 classes (de A à I) et en 3 séries en fonction des
chaînes latérales. Il est aujourd'hui acquis que pratiquement toutes les
cellules sont capables de synthétiser des prostaglandines et que ces molécules
ne passent pas dans le sang, ce qui confirme leur rôle de régulateur cellulaire.
Leurs actions sont souvent puissantes et déterminantes, notamment en favorisant
la fécondation et l'accouchement, en permettant l'agrégation des plaquettes, et
en agissant de diverses manières sur le système immunitaire, digestif,
circulatoire, nerveux endocrinien. Une molécule très proche de la prostaglandine
: la prostacycline (du
grec kuklos [cycl(o)-, -cycle, -cyclique], cercle, roue)
ou prostaglandine X ou PGX est dérivée de l'acide arachidonique. Elle est
synthétisée dans l'endothélium vasculaire et a de ce fait une action
vasodilatatrice, donc antihypertensive et empêche l'agrégation plaquettaire ;
elle est également fabriquée dans dans les cellules de l'endothélium pulmonaire. Haut de page.
pH pH-métrie pH-mètre
Biochimie - [Angl. : pH, pH metry, pH meter] Abrév. Potentiel Hydrogène. La lettre H représente l'atome d'hydrogène. En
effet, le pH est la mesure de l'acidité ou de l'alcalinité (ou basicité) d'une
solution. Ce potentiel hydrogène est obtenu par le logarithme décimal (log) de
l'inverse de la concentration en ions H+ d'une solution. Ces ions H+ proviennent de la dissociation de l'eau selon la formule H2O <--> H+ + OH- (réaction réversible). Il y a donc toujours autant d'ions H+ que d'ions OH-.
On a montré expérimentalement que le produit
des ions H+ et OH- reste toujours égal à 10-14 et que, dans une eau neutre à 15°C, [H+] = [OH-] = 10-7.
Un composé est dit acide quand il libère, par dissociation, plus d'ions H+ que d'ions OH- ; il est basique (ou alcalin) quand il libère plus
d'ions OH- que d'ions H+. L'échelle des pH va donc de 0 à
14, avec la valeur zéro pour une solution normale d'acide ayant une
concentration unitaire d'un équivalent-gramme par litre et entièrement dissociée
en ions hydrogène. De même la valeur 14 pour une solution normale d'alcali fort.
La pH-métrie est le fait de mesurer le pH d'une solution. Exemple : dans les RGO
(ou reflux gastro-œsophagiens), on mesure le pH de l'œsophage. Le RGO est
confirmé par un pH acide. Échelle des pH et quelques exemples Haut de page.
PHP
Endocrinologie et métabolisme, médecine biologique,
hématologie - [Angl. : Histaminopexic power] Abrév. Pouvoir histamonopexique.
* histo : du grec histos ou histion [hist(o), histio-], tissu ; * amino : amide
et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait
ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par
substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de
l'ammoniac NH2 ; * pexique : du grec pexis [-pexie,
-pexique], fixation. Le sérum
d'un sujet normal est capable de fixer l'histamine libre (c'est
l'histaminopexie) et de la neutraliser : c'est le PHP ou pouvoir
histaminopexique, que l'on peut mettre en évidence dès l'âge de 6 mois et qui
est lié à une globuline, la plasmapexine 1. Chez les sujets allergiques, on
observe une diminution plus ou moins importante voire une disparition de ce PHP.
Il peut cependant être normal en-dehors des crises de même qu'il peut être
diminué dans des affections non allergiques. Actuellement, on utilise un test au
latex-histamine pour mettre en évidence, dans le sérum des sujets normaux, un
facteur antihistaminique assez proche de la plasmapexine 1 et absent chez 75%
des sujets allergiques.
PID
Pneumologie - [Angl. : Interstitial pneumonia] Abrév. Pneumopathie
infiltrative diffuse. * pneumo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. Anciennement dénommée pneumopathie
interstitielle ou alvéolo-interstitielle, cette affection est
caractérisée par l'infiltration par un matériel cellulaire et / ou un liquide,
de l'interstitium pulmonaire et des lumières alvéolaires. Haut de page.
PIG
Gastroentérologie, chirurgie digestive
- [Angl. : Generalized infectious peritonitis] Abrév. Péritonite
infectieuse généralisée. * péritonéo : du latin peritonaeum, du grec peritonaion [péritoné(o)-], ce qui est tendu
autour, relatif au péritoine, membrane qui tapisse l’abdomen et les viscères
abdominaux ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en
médecine, une maladie inflammatoire ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. Causes : appendicite compliquée,
sigmoïdite et toute infection digestive ou gynécologique. Le pronostic est
toujours grave. Le traitement pré et postopératoire comprend des antibiotiques
et une alimentation parentérale. Haut de page.
PIL
Gastroentérologie, chirurgie digestive - [Angl. : Localized infectious peritonitis] Abrév. Péritonite
infectieuse localisée. * péritonéo : du latin peritonaeum, du grec peritonaion [péritoné(o)-], ce qui est tendu
autour, relatif au péritoine, membrane qui tapisse l’abdomen et les viscères
abdominaux ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en
médecine, une maladie inflammatoire ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. Inflammation localisée du péritoine, résultant
généralement d'une perforation de l'estomac (ulcère perforant), de l'intestin,
de la vésicule biliaire (cholécystite), de l'appendice (appendicite entraînant une
péritonite appendiculaire), ou d'une plaie abdominale profonde. Elle nécessite
un traitement chirurgical d'urgence. Ce sont les organes voisins qui empêchent
ce type de péritonite de s'étendre. Haut de page.
PIO
Ophtalmologie, angiologie - [Angl. : Intraocular pressure] Abrév. Pression
intra-oculaire. * pression : du
latin pressare, presser ; * intra : du latin intra à l’intérieur ; * oculaire : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil.
La pression intra-oculaire (PIO) n'est pas une pression sanguine, mais la force
exercée sur les parois de l'œil par l'humeur aqueuse. Mesurée régulièrement à
l'aide d'un tonomètre, elle permet le dépistage précoce du glaucome et sa valeur
normale est comprise entre 10 et 20 mm de Hg (mercure). Le glaucome
résulte d'une hypertension de l'humeur aqueuse qui n'est plus éliminée à
travers le trabéculum (dans l'angle entre l'iris et la cornée). L'
augmentation de la pression (ou hypertonie) dans la chambre postérieure de l'œil
provoque une gêne oculaire et une destruction progressive des cellules de la
rétine. Les glaucomes les plus fréquents sont dits "à
angle
ouvert" et sont systématiquement dépistés par les ophtalmologistes.
Ils ne nécessitent généralement pas de traitement chirurgical (collyres avec
bêtabloquants, sympathomimétiques, acétazolamide). En cas d'échec, ouverture
du trabéculum avec un laser. Les glaucomes "à
angle
fermé" sont beaucoup plus rares (douleur brutale, œil rouge, baisse de l'acuité
visuelle). C'est une urgence médicale : injection intraveineuse d'acétazolamide
puis, après la crise, traitement au laser pour rétablir la circulation de
l'humeur aqueuse. Haut de page.
PKR
Néphrologie urologie, génétique - [Angl. : Polycystic kidneys] Abrév. Polykystose
rénale. * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne
dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des
états chroniques ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal,
rénine], relatif aux reins. N. f. Du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine :
le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi liquide et
du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires
ou/et des états chroniques. Essentiellement observée au niveau des reins :
PKR ou polykystose rénale et du foie : polykystose hépatique. La PKR est une maladie
génétique au cours de laquelle les nombreux kystes liquidiens présents dans
les reins détruisent progressivement cet organe. Elle affecte 80 000 personnes
en France et c'est l'une des principales affections rénales pour lesquelles il
faut envisager une dialyse ou une transplantation. On fait encore la distinction
entre la PKRAD, autosomique dominante et qui affecte les adultes et la PKRAR,
autosomique récessive, plus rare et bien plus grave, qui affecte les enfants
en très bas âge. Haut de page.
PKRAD
Néphrologie urologie,
génétique
- [Angl. : Adult polycystic kidneys] Abrév. Polykystose
rénale autosomique dominante
(de l'adulte). * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne
dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des
états chroniques ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal,
rénine], relatif aux reins ; * auto : du grec autos ; élément qui
entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de
soi-même) et comme préfixe ; * somique : du grec sôma [somato-,
-some, -somie], corps.
Maladie rénale familiale transmise par un gène dominant : le gène PKD1 sur le
chromosome n° 16 (85% des familles concernées) ou le gène PKD2 sur le chromosome
n° 4 (10 à 15 % des familles). Ces 2 gènes codent pour la polycystine,
protéine dont le rôle précis reste à déterminer. On a observé qu'elle se localisait
dans tous les sites rénaux où se développent les kystes responsables de cette
affection. La maladie n'apparaît qu'à l'âge adulte et se traduit par des gros
reins bosselés. Les complications apparaissent progressivement et évoluent
vers l'insuffisance rénale chronique, en général vers 50
ans. Haut de page.
PKRAR
Néphrologie urologie,
génétique
- [Angl. : Infantile polycystic kidney] Abrév. Polykystose
rénale autosomique
récessive (infantile). * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne
dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des
états chroniques ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal,
rénine], relatif aux reins ; * auto : du grec autos ; élément qui
entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de
soi-même) et comme préfixe ; * somique : du grec sôma [somato-,
-some, -somie], corps.
Le gène est localisé sur le chromosome n° 6 mais son mode d'action (la
protéine anormale fabriquée) n'a pas encore été élucidé. Elle touche une
naissance sur 20 000 à 40 000 en France. Le diagnostic anténatal fait en
échographie dès la 24e semaine peut montrer des reins énormes et non fonctionnels
et ne présentant pas forcément de kystes. Cette pathologie est souvent létale dans
la période périnatale. Haut de page.
PLT
(1)
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Testosterone binding protein] Abrév. Protéine Liant la
Testostérone. * protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou aux
protéines ; * testo : du latin testis [test(o)-], glande mâle qui produit
les spermatozoïdes et les hormones ; * stérone : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec kholê (bile) a formé
cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides
et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau
stérol. La testostérone est un androgène qui est fabriqué par
les cellules interstitielles ou de Leydig des testicules chez l'homme et, dans
une moindre mesure, par les ovaires et le placenta. Au niveau des ovaires, il
s'agit en fait surtout de l'androstènediol et, lorsqu'il se forme de la
testostérone, elle est rapidement transformée en œstrogènes par aromatisation.
Dans le plasma, ces androgènes sont transportés par des protéines (comme
l'œstradiol), essentiellement une bêtaglobuline appelée SBG (sexual binding
globulin) ou TeBG (Testostérone œstradiol binding globulin) ou encore PLT. A
noter que seule la partie libre (environ 2%) ou susceptible d'être libérée, va
pouvoir pénétrer dans les cellules réceptrices à l'hormone mâle. Pour d'autres
androgènes, comme l'androstènediol et la déhydroépiandrostérone (la fameuse
DHEA) c'est l'albumine qui va servir de protéine de transport plasmatique. Haut de page.
PLT (2)
Hématologie, histologie cytologie, médecine biologique - [Angl. : PLT - Platelet] Abrév. Plaquette ou thrombocyte. * thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule. Le thrombocyte est l'un des
éléments figurés du sang, plus connu sous le nom de plaquette (abréviation
souvent utilisée : PLT).
C'est le plus petit (2 à 4 µ) de tous ces éléments (les autres sont les globules rouges ou
hématies ou érythrocytes et les globules blancs ou leucocytes) et en fait, ce
thrombocyte n'est qu'un fragment d'une cellule initiale plus grande : le
mégacaryocyte, situé dans la moelle osseuse. La durée de vie des plaquettes
est environ comprise entre 7 et 10 jours, c'est-à-dire que, passé ce délai,
toutes les plaquettes ont été détruites par le rate et remplacées par de
nouvelles. Elles on un rôle déterminant dans la coagulation du sang pour
arrêter un saignement (c'est l'hémostase) et leur absence ou leur insuffisance
peut être une cause majeure d'hémophilie. La thrombocytémie (du grec haima,
[-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) est le nombre de plaquettes dans le sang. Les valeurs normales sont comprises
entre 150 000 et 450 000 par mm3 de sang. Un examen appelé
"temps de saignement" permet d'évaluer l'état fonctionnel des
thrombocytes. Parmi les pathologies les plus fréquentes qui concernent les
thrombocytes : la thrombocytose est l'augmentation anormale de leur nombre, la
thrombopénie (ci-dessous) correspond à leur diminution et les thrombopathies
qui désignent des dysfonctionnements des plaquettes, leur nombre étant normal. Thrombocytes et hématies Haut de page.
PMA
Gynécologie obstétrique - [Angl. : MAP - Medically assisted procreation] Abrév. Procréation médicalement assistée. * médicale : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * pro :
du grec pro [pro-], préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi
favorable à, pour, à la place de ; * création : du latin creare [création, créateur], faire exister ce qui n’existait pas. On dit aussi AMP : aide médicalisée à la procréation. La procréation médicalement assistée fait appel à de nombreuses techniques, parfois simples
comme l'insémination artificielle, parfois complexes telle la fécondation in vitro. Les
embryons prélevés peuvent être congelés pour une grossesse ultérieure, cultivés sur des milieux particuliers,
traités afin de favoriser leur implantation ou encore biopsiés si l'on veut éliminer les embryons
porteurs d'une anomalie génétique. Or, selon le professeur Auroux, "on sait depuis longtemps que
certaines techniques, comme la congélation, peuvent léser les structures cellulaires", donc
le développement de l'enfant à naître même s'il ajoute que les résultats des nombreuses procréations
médicalement assistées pratiquées jusqu'ici sont plutôt rassurants. Dans les
techniques de la PMA figure entre autres l'ICSI : Intra
Cytoplasmic Sperm Injection ou injection intracytoplasmique de sperme. Il s'agit d'une fécondation in vitro avec
micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte. Schéma de l'ICSI
Cette technique de PMA (procréation médicalement assistée) présente de nombreux
points communs avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à des couples
avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas. L'injection
directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans l'ovocyte
favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très rares
(azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le canal
déférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et le
biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement
bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et
chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2. Haut de page.
PNP
Médecine biologique,
hépatologie, hématologie - [Angl. : PNPP - Paranitrophenyl phosphate,
P-nitrophenyl phosphate unity] Abrév. Unité Paranitrophényl
phosphate. * unité : du latin unus, un seul, unique.
Ces unités sont utilisées par certains laboratoires d'analyses pour le dosage
des phosphatases alcalines. * phosphato : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate,
phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment
les phosphates ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. Comme leur nom l'indique, les
phosphatases alcalines agissent à des pH (potentiel hydrogène ou degré d'acidité
ou d'alcalinité) supérieurs à 7, donc dans un milieu alcalin. Elles sont
essentiellement présentes dans le foie et dans le tissu osseux. C'est ainsi
qu'une élévation anormale des phosphatases alcalines hépatiques se produira lors
de toute gène à l'évacuation de la bile : jaunisse ou ictère, lithiase
(calculs), tumeur de la vésicule biliaire, du foie, du pancréas, hépatites. Les
phosphatases alcalines osseuses augmentent dans les tumeurs primitives ou
métastasiques des os, mais aussi dans d'autres maladies du squelette comme la
maladie osseuse de Paget, l'hyperostose endostale, l'ostéomalacie
(ramollissement du tissu osseux), entre autres.
Les méthodes de dosage (et donc l'expression des résultats) dépendent des
laboratoires. * Dans les méthodes de Bodansky et de Schinowara, on dose le
phosphore et le substrat est le b glycérophosphate de
sodium. Les valeurs normales sont, pour la méthode Bodansky de 1,5 à 4 UB
(unités Bodansky) ou 3 à 6 US (unités Schinowara) pour les adultes, 3,5 à 11 UB
ou 3 à 15 US pour les enfants (le taux de phosphatases alcalines est normalement
plus élevé pendant la croissance). * Dans les méthodes de King et Armstrong et
de King et King, le substrat est le phénylphosphate et on dose le phénol. Les valeurs
normales sont, de 4 à 13 UKA (unités King et Armstrong) ou 5 à 10 UKK pour les
adultes, 5 à 25 UKA ou 10 à 30 UKK pour les enfants. * Il existe encore d'autres
méthodes, plus ou moins employées, comme celles de Bessey, Lowry et Brock, de
Klein-Babson-Read, entre autres. Pour harmoniser tous ces résultats, on a créé
les IU ou unités internationales (qui expriment l'activité enzymatique par le
nombre de micromolécules de substrat disparu ou de produit de scission apparu
par minute d'action et par litre de liquide biologique. L'UI est alors parfois exprimée en mmoles/min/L) , avec une formule de conversion
pour chaque méthode. Sans entrer dans le détail, voici quelques équivalences : 1
unité Bodansky = 5,37 mmol/min/L ou UI ; 1 unité Schinowara = 5,35 UI ;
1 unité King et Armstrong = 3,55 UI ; 1 unité Bessey, Lowry et Brock = 16,7 UI ;
1 unité de King et King = 7,1 UI. L'unité PNP correspond, dans la méthode de
Bessey, Lowry et Brock, au substrat paranitrophényl phosphate (PNP) at au dosage
du paranitrophénol. C'est la même que l'unité Bessey, Lowry et Brock.
Actuellement, les recommandations de la SFBC (Société Française de Biologie
Clinique) préconisent l'utilisation du PNP (paranitrophénylphosphate) comme
substrat. Dans ce cas, les valeurs normales à 30° C sont : 30 à 90 UI/L pour les
adultes, 90 à 280 UI/L pour les enfants.
Variations physiologiques : à la naissance, le nouveau-né à peu de
phosphatases alcalines, mais elles vont rapidement augmenter jusqu'au 2e mois
pour atteindre une valeur relativement stable jusqu'à l'âge de 2 ans. Par la
suite, ce taux va régulièrement baisser jusqu'à la puberté et atteindre les
valeurs de l'adulte. Chez la femme en fin de grossesse et pendant l'allaitement,
le taux de phosphatases alcalines augmente aussi de façon normale, du fait de
l'exagération de la production de certaines hormones et enzymes par le placenta
et les glandes mammaires.
Variations pathologiques : Dans le plasma d'un sujet normal, on détecte
essentiellement 3 activités phosphatasiques alcalines qui se répartissent de la
façon suivante : phosphatases alcalines totales : 9% d'origine intestinale, 25% d'origine hépatique et 66%
d'origine osseuse. Il en résulte que, chez un sujet ne souffrant pas de
pathologie hépatique, les variations des phosphatases alcalines reflèteront
essentiellement l'activité ostéosynthétique. Dans le rachitisme et
l'ostéomalacie, le dosage des phosphatases acides donne des valeurs moyennes de
15 UB (unités Bodansky) ou 80 UI , pouvant aller jusqu'à 200 UB ou 1075 UI. Dans
la maladie osseuse de Paget, les formes légères vont de 5 à 50 UB, les formes
moyennes de 10 à 120 UB et les formes très étendues de 60 à 130 UB. Dans les
pathologies hépatiques, les phosphatases alcalines étant normalement éliminées
par la bile, on trouve des valeurs élevées dans les cancers métastasiques du
foie, dans les ictères par obstruction des voies biliaires (par exemple tumeur
de la tête du pancréas).
Phosphatases alcalines leucocytaires : Les polynucléaires sanguins ou
granulocytes (ce sont des globules blancs) ont la propriété de synthétiser une
phosphatase que l'on peut mettre en évidence par différentes méthodes de dosage
- voir ci-dessus. Cette enzyme se trouve normalement dans les granulations de
ces globules blancs. Cette recherche se fait, entre autres, lors de mise en
évidence d'une polyglobulie primitive. Le score de phosphatases alcalines
leucocytaires s'est avéré supérieur à 100 chez 75 % des personnes atteintes de
polyglobulie primitive, alors qu'il est très bas dans les leucémies lymphoïdes
chroniques (car les granulations des leucocytes malins ne possèdent pas de
phosphatase). L'avantage de cet examen est qu'il permettait d'exclure le
diagnostic de ces leucémies myéloïdes chroniques, mais il est de plus en plus
abandonné aujourd'hui. Haut de page.
PNS
Chirurgie digestive, chirurgie générale,
chirurgie ORL - [Angl. : Nasosinusal polyposis] Abrév. Polypose nasosinusienne * polype : du latin polypus, du grec polupous, de pous,
pied ;
* ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des
états chroniques. La polypose correspond, chez un sujet donné, au
développement de nombreux polypes, soit dans la même cavité, soit dans des
organes différents. La polypose nasosinusienne ou PNS ou polypose
rhinosinusienne ou polypose sinusienne est une maladie inflammatoire chronique qui
se traduit par le développement de nombreuses excroissances muqueuses ou
polypes, dans les cavités basales et sinusiennes, de façon bilatérale. Il en résulte une
obstruction nasale permanente avec perte progressive de l'odorat et du goût,
rhinorrhées, prurit nasal.
Les causes de cette affection ne sont toujours pas connues, même si l'on
commence à suspecter l'intervention de gènes de prédisposition. Aujourd'hui,
les seuls traitements connus sont le corticothérapie et l'ablation
chirurgicale par ethmoïdectomie endonasale. Haut de page.
POPB
Gynécologie obstétrique, neurologie
- [Angl. : Obstetrical paralysis of the brachial plexus,
brachial plexus palsy] Abrév. Paralysie obstétricale du plexus
brachial. * paralysie : du latin
paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement ; * obstétricale : du latin obstetrix [obstétric(o)-, obstétrical],
accoucheuse ; se rapporte à la technique des accouchements ; * plexus :
du latin plexum, de plectere [plexus], entrelacer, relatif à un
réseau de vaisseaux sanguins ou de nerfs anastomosés ; * brachial : du
grec brakhiôn ou du latin brachium [brachi(o), -brachie], bras. Syn. : paralysie du bras et de la main, paralysie du
nouveau-né : c'est une paralysie du nouveau-né qui se traduit par une
paralysie totale ou partielle du bras et de la main et qui résulte d'une
lésion traumatique des nerfs de la racine du bras. On estime à 1 sur 2000 le
nombre de nouveau-nés concernés par cette affection qui peut disparaître
spontanément, ne régresser que partiellement ou être définitive. Les enfants
les plus concernés sont ceux qui ont un poids supérieur à 4 kg à la
naissance. Pendant l'accouchement, la tête étant passée, c'est l'épaule qui
bloque la sortie. Une traction excessive provoque une dystocie des épaules et
une lésion par étirement des nerfs du plexus brachial. La solution, après
avoir constaté le poids du bébé et l'éventuelle étroitesse du bassin de la
future maman est évidemment la naissance par césarienne. Haut de page.
PPCO2 PPH2O PPN2 PPO2
Pneumologie, médecine biologique - [Angl. : pCO2 - Partial pressure of carbon
dioxide, pH2O - Partial pressure of water vapor, pN2 -
Partial pressure of nitrogen, pO2 - partial pressure of dioxygen] Abrév. Pression partielle. * presso : du
latin pressare, presser ; * partielle : du latin médiéval partialis [partie, partiel, elle],
qui concerne une partie seulement d’un ensemble.
La pression partielle d'un gaz est la pression qu'exerce ce gaz, considéré
isolément au sein d'un mélange gazeux (l'air par ex.) ou liquide (le sang p.
ex.). On peut ainsi calculer la pression partielle du dioxygène (PPO2)
dans l'air, sachant que le dioxygène représente 21% de l'air, donc 21% de 760 mm
Hg, soit 159,6 mm Hg. De même, la pression partielle de l'azote (en fait le
diazote - 71% de l'air) ou PPN2 est égale à 71% de 760 mm Hg, soit
539,6 mm Hg. La pression partielle de dioxyde de carbone PPCO2 varie
en fonction des saisons. Dans notre organisme, les pressions partielles de ces
gaz varient en fonction de la localisation du sang dans l'appareil circulatoire.
C'est l'hématose. Schéma général de la circulation
et pressions partielles des gaz Haut de page.
PPV
Endocrinologie et métabolismes - [Angl. : True precocious puberty] Abrév. Puberté précoce
vraie. * puberté : du latin pubertas [pubert(o)-, puberté], période de la vie humaine marquée par le
début d’activité des glandes reproductrices et l’apparition des caractères
sexuels secondaires ; * précoce : du latin praecox [précoce],
relatif à toute chose qui se produit avant le moment où on l’attendait. C'est l'apanage des filles (5 filles pour 1 garçon).
L'âge de début se situe surtout à partir de 4 ans. Le diagnostic clinique
de PPV repose sur un ensemble de signes d'imprégnation œstrogénique.
Le taux d'œstradiol plasmatique doit être > 30 pg/mL. Haut de page.
PR
Rhumatologie, immunologie allergologie
- [Angl. : RA - Rheumatoid arthritis] Abrév. Polyarthrite rhumatoïde. * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite],
suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * rhumato :
du latin rhumatismus, du grec rheumatismos [rhumat(o)-],
écoulement d’humeurs ; racine des termes relatifs aux rhumatismes ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. Rhumatisme chronique qui touche simultanément plusieurs (voire toutes) articulations. La polyarthrite rhumatoïde (ou PR) est le plus fréquent et le
plus grave des rhumatismes inflammatoires.
Elle attaque les articulations dans leur ensemble, même si elle concerne parfois que certaines d'entre elles. C'est avant tout la
membrane de l'articulation, ou synoviale, qui est atteinte, provoquant progressivement une déformation de l'articulation. 200 000 à 400 000 personnes surtout des femmes) sont
concernées en France. En avril 2000, au Génopole d'Évry, le laboratoire du Dr François Cornélis a lancé une collecte d'ADN auprès de 10 000 personnes atteintes, dans le but
d'identifier les gènes responsables (dont l'un est déjà connu). Les traitements sont nombreux et ciblés : * Les traitements de fond ont pour but de ralentir l'évolution de la maladie
: sels d'or, antipaludéens de synthèse, D-pénicillamine, Sulfalazine, Méthotrexate et ciclosporine. * Les traitements à visée symptomatique qui agissent rapidement sur la
douleur et l'inflammation : antalgiques (antidouleurs), anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et corticothérapie (cortisone). * Les thérapeutiques à action locale qui agissent
sur les articulations : infiltrations de corticoïdes, synoviorthèses, synovectomies sous arthroscopie. * Les traitements chirurgicaux qui sont pratiqués de plus en plus fréquemment
et de plus en plus précocement. Les opérations vont de la simple correction chirurgicale pour rétablir une fonction articulaire aux arthroplasties (pose de prothèse, notamment
hanches, genoux, épaules...) en passant par les arthrodèses (blocage de l'articulation). Coupe d'une articulation normale Haut de page.
PRL
Endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : PRL - Prolactin] Abrév. Prolactine. * pro : du grec pro [pro-], préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi
favorable à, pour, à la place de ; * lactine : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait. La PRL est aussi connue sous le
nom de mammotropine . C'est une hormone peptidique qui est sécrétée par
le lobe antérieur de l'hypophyse (antéhypophyse) et qui agit sur la sécrétion
lactée. Son action est dépendante des œstrogènes et de la progestérone.
Après l'accouchement, c'est la prolactine qui déclenche la lactation mais
aussi qui rend le corps fonctionnel par la stimulation de la sécrétion
de progestérone. Syn. : LTH (luteotropic hormone), hormone
galactogène. Haut de page.
PRN
Neurologie
- [Angl. : Polyradiculoneuritis] Abrév. Polyradiculonévrite. * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * radiculo : du
latin radix, radicis, racine et radicula, petite racine ; * névro : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. Les polyradiculonévrites sont des neuropathies périphériques symétriques qui
provoquent des troubles sensitifs et moteurs très généralement symétriques
(les deux côtés du corps). Ces affections sont plus importantes que les
polynévrites, car elles concernent les nerfs et leurs racines des quatre
membres, ainsi que les nerfs craniens. Il en résulte des troubles
essentiellement moteurs, mais en général, la guérison est spontanée
(rétrocession) après quelques semaines. Haut de page.
PRP
Angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : Rhizomelic pseudo-polyarthritis] Abrév. Pseudopolyarthrite
rhizomélique. * pseudo : du grec pseudês [pseudo-], faux, menteur, mensonger * poly : du
grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation : * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * rhizo : du grec rhiza [-rhize, -rise], racine, fondement ; * mélique :
du grec melos [-mèle, -mélie, mélique], relatif au membre. Rhumatisme inflammatoire curable (contrairement à la polyarthrite rhumatoïde) de
la personne âgée, localisée au niveau des ceintures. Cette maladie associe des
douleurs rhumatismales des ceintures, rarement bilatérales, atteignant d'abord
les épaules, puis les hanches.
PrP
Neurologie, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : Prion Protein, protease
resistant protein] Abrév. Protéine P. * protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou
aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. La PrP est une glycoprotéine cellulaire normalement
présente à la surface des neurones et de nombreux autres types cellulaires.
On sait aujourd'hui que cette protéine intervient dans le processus d'entrée
de la protéine pathogène PrPsc ou PrPres dans le
neurone, mais d'autres molécules, dites chaperonnes, interviennent également
dans les mécanismes d'infection. Haut de page.
PrPc
Neurologie, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : Prion particle cellular] Abrév. Protéine P cellulaire. * protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou
aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * cellulaire : du latin cellula, dim. de cella [cellul(o)-, -cellulaire], chambre ; racine des
termes relatifs à la cellule. Glycoprotéine cellulaire ("c" pour cellulaire)
normalement présente à la surface des neurones et de nombreux autres types cellulaires.
On sait aujourd'hui que cette protéine intervient dans le processus d'entrée de la
protéine pathogène PrPsc ou PrPres dans le neurone, mais d'autres
molécules, dites chaperonnes, interviennent également dans les mécanismes d'infection. Haut de page.
PrPres
Neurologie, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : Resistant prion protein (or particles)] Abrév. Protéine P résistante. * protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou
aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * résistante : du latin resistere, de sistere [-résistance], s’arrêter, s’opposer. Forme pathologique de la protéine PrP, "res" signifiant résistante.
En effet, ces protéines pathologiques ont la particularité de résister à l'action des
protéases, enzymes qui lysent (détruisent) normalement les protéines. Syn. :
PrPsc Sc vient de "scrapie" (to scrape = se gratter)
pour la tremblante du mouton. Des dépôts de PrPsc sont observés chez les
animaux malades, au niveau du cerveau et des tissus lymphoïdes : amygdales, rate,
ganglions lymphatiques. Ces dépôts, dits "amyloïdes" car ils ressemblent
à des plaques d'amidon, forment finalement des fibres et provoquent la mort de la
cellule nerveuse (apoptose). Quand le nombre de neurones détruits devient important,
le tissu nerveux prend une structure spongieuse. Haut de page.
PrPsc
Neurologie, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : Scrapie prion protein (or particles)] Abrév. Protéine P scrapie. * protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou
aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. Forme
pathologique de la protéine PrP. Sc vient de "scrapie" (to scrape = se
gratter) pour la tremblante du mouton. Des dépôts de PrPsc sont observés
chez les animaux malades, au niveau du cerveau et des tissus lymphoïdes : amygdales,
rate, ganglions lymphatiques. Ces dépôts, dits "amyloïdes" car ils ressemblent
à des plaques d'amidon, forment finalement des fibres et provoquent la mort de la
cellule nerveuse (apoptose). Quand le nombre de neurones détruits devient important,
le tissu nerveux prend une structure spongieuse. Syn. : PrPres "res"
signifiant résistante. En effet, ces protéines pathologiques ont la particularité de
résister à l'action des protéases, enzymes qui lysent (détruisent) normalement
les protéines. Haut de page.
PSA (1)
Psychiatrie psychologie
- [Angl. : Psychologic socio-emotional profile] Abrév. Profil
socio-affectif psychologique. * psycho : du grec psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj.
esprit, âme ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie,
-logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. Le PSA est un instrument standardisé qui
permet aux personnes œuvrant directement auprès de jeunes enfants d'évaluer leurs
compétences sociales et leurs difficultés d'adaptation. Présenté sous la forme d'un
questionnaire de 80 énoncés, le PSA comporte huit échelles de base et quatre échelles
globales. Ces échelles permettent d'établir un profil socio-affectif de l'enfant,
qui présente ses compétences sociales aussi bien que ses difficultés d'adaptation
et, en cas de difficultés, qui différencie les problèmes affectifs et comportementaux.
Les échelles de base comportent toutes 10 énoncés : 5 décrivent un aspect positif
et 5 un aspect négatif de l'adaptation de l'enfant, donnant ainsi à chaque échelle
un pôle positif et un pôle négatif. Trois de ces échelles décrivent l'adaptation
affective de l'enfant : déprimé-joyeux, anxieux-confiant, irritable-tolérant;
trois décrivent ses interactions avec ses camarades : isolé-intégré, agressif-contrôlé,
égoïste-prosocial, et deux décrivent ses interactions avec les adultes, en particulier
les éducateurs ou les enseignants : résistant-coopératif, dépendant-autonome. Les
quatre échelles globales, développées sur la base d'analyses statistiques approfondies,
résument l'adaptation de l'enfant sous les rubriques suivantes : compétence sociale,
problèmes intériorisés, problèmes extériorisés et adaptation
générale. Haut de page.
PSA (2) PSAV PSA (vélocité du) PSAD PSA (densité du) PSAL PSA libre PSAT PSA total PSA-ACT PSA-AMG PSA US PSA ultrasensible
Immunologie allergologie, andrologie, cancérologie
- [Angl. : PSA - Prostate specific antigen, Prostate
specific antigen velocity, Velocity of prostate specific antigen, Free prostate
specific antigen, Total prostate specific antigen, Prostate specific antigen
bound to alpha1-antichymotrypsin, Prostate specific antigen bound to
alpha2-macroglobulin, Ultrasensible prostate specific antigen] Abrév. Prostate
Specific Antigen. * PSA : antigène
spécifique de la prostate; * anti : du préfixe anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique,
-génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre ; * spécifique : du latin specificus, de species [-spécifique, -spécificité], qui
est propre à une espèce, à une chose, à l’exclusion de toute autre ; * prostate : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant -
relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure
le col vésical et une partie de l’urètre. Le PSA
est une glycoprotéine exclusivement prostatique et son taux d'alerte est de 4 ng/mL
(le nanogramme est le milliardième de gramme, soit 10-9 g).
En effet, les valeurs considérées comme normales sont de moins de 2,5 ng/mL
avant 50 ans et de moins de 4 ng/mL après 50 ans. Son taux est anormalement élevé dans les
prostatites aiguës, les adénomes prostatiques et surtout dans
les cancers (adénocarcinomes prostatiques), mais près de 20% des patients qui
ont un cancer de la prostate ont un taux de PSA normal. Son évaluation est complétée d'un toucher rectal
(TR) et d'une échographie
prostatique par voie endorectale, éventuellement avec
biopsie. 30% des hommes de plus de 50 ans présentent un adénome prostatique,
avec un taux de PSA inférieur à 20 ng/mL, mais ce taux s'élève
proportionnellement à la taille de l'adénome. Dans les cancers de la prostate,
l'élévation du taux de PSA est constante et proportionnelle à la taille de la tumeur. Après prostatectomie complète (suppression de la prostate),
le taux de PSA atteint des valeurs proches de zéro en 3 semaines environ (on
parle de taux indétectable). Lors des contrôles suivants, une nouvelle élévation
du PSA indique que l'exérèse de la prostate n'a pas été complète. En français : APS pour antigène spécifique de la prostate.
Le problème de ces dosages de PSA est que leur spécificité reste encore trop
relative quant aux valeurs comprises entre 4 et 20 ng/mL et ne tient pas compte
de l'âge des patients ; il fallait donc trouver d'autres marqueurs pour affiner
un éventuel diagnostic de cancer de la prostate. On utilise donc actuellement
les marqueurs prostatiques suivants du sérum sanguin : PSAV, PSAD, PSAT et PSAL
et PSA US.
* PSAV ou
Prostate Specific Antigen Velocity (vélocité de l'antigène spécifique de la
prostate). On a jusqu'à présent considéré comme "normale" une augmentation de
0,75 ng/mL par année d'âge, donc une PSAV de 0,75 ng/mL/an. Pour dépister un
cancer chez des sujets plus jeunes, on prend maintenant en compte les valeurs
seuils suivantes : PSAV = 0,4 ng/mL/an avant 60 ans ; PSAV = 0,6 ng/mL/an entre
60 et 70 ans ; PSAV = 0,75 mg/mL/an après 70 ans.
* PSAD ou Prostate Specific Antigen Density (densité de l'antigène spécifique de
la prostate). On mesure par échographie le volume total de la prostate et on
calcule le rapport taux de PSA / volume de la prostate. Actuellement, la valeur
seuil pour le PSAD est de 0,15. Ce dosage a un grand intérêt : il permet, dans
90% des cas, de faire la distinction entre un cancer et une hypertrophie
bénigne.
* PSAL ou PSA libre et PSAT ou PSA total. Dans notre sang, le PSA ou PSAT ou PSA
total, circule sous 2 formes : environ 10% sous une forme libre (PSAL) et 90%
sous une forme liée à des protéines. On distingue, dans cette deuxième fraction
le PSA-ACT ou PSA lié à l'α-1-antichymotrypsine et le PSA-AMG ou PSA lié à
l'α-2-macroglobuline. On a constaté que le taux de PSAL est plus bas s'il existe
un adénocarcinome que si il s'agit d'un adénome. C'est la raison pour laquelle
un rapport PSAL/PSAT < 0,15 (0,24 pour certains auteurs) est généralement en
faveur d'un diagnostic de cancer de la prostate.
* PSA US ou PSA ultrasensible. Ce dosage, capable de détecter des doses infimes
de PSA n'est réalisé que chez des patients ayant subi une adénectomie (ou
prostatectomie) totale après dépistage d'un cancer. Il est destiné à mettre en
évidence une éventuelle récidive du cancer. Haut de page.
PSL
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Labile blood products] Abrév. Produits
sanguins labiles. Ils comprennent les CGR ou concentrés de globules
rouges, les CP ou concentrés de plaquettes et le plasma (PT ou PFC). On
les appelle labiles car leur durée de conservation est courte et ils constituent
des produits bruts (peu modifiés) d'origine humaine. Les PSL bénéficient d'une
législation particulière dont les grands principes sont : anonymat et gratuité
du don, obligation de traçabilité, information du receveur,
hémovigilance. Haut de page.
PST
Médecine biologique, neurologie, parasitologie pathologies infectieuses et tropicales
- [Angl. : Tropical spastic paraparesis] Abrév. Paraparésie
Spastique Tropicale. * para : du grec para, à côté de ; * parésie : du grec paresis [-parésie, -parétique],
relâchement ; * spastique : (syn. de spasmodique) du latin impérial spasticus, qui a des spasmes. Maladie neurologique due à un virus : HTLV-I.
Cette pathologie se caractérise par une dégénérescence chronique du système
nerveux central, qui se manifeste par une démyélinisation de la moelle épinière.
L'évolution est lente, sur plusieurs années et aboutit à une paralysie progressive
des membres inférieurs, ainsi qu'à une hypertonicité des membres. En anglais : TSP
pour Tropical Spastic Paraparesis. Haut de page.
PT
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Therapeutic plasma] Abrév. Plasma thérapeutique. * plasma : du grec plasma [plasmo-, -plasme, plasmatique], ouvrage
façonné ; en biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire ; * thérapeutique : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie],
soigneur, soigner. 1 UA (unité adulte) de plasma frais a un volume de 200 mL. Le PFC contient tous
les composants plasmatiques, dont les facteurs labiles de l'hémostase (coagulation
du sang), mais aucune cellule. Sa durée de conservation à -25°C peut atteindre 1
an. Syn. : PFC : plasma frais congelé. Haut de page.
PTCA
Angiologie, imagerie
médicale et interventionnelle - [Angl. PTCA : Percutaneous transluminal coronary angioplasty] Abrév. En français : Angioplastie coronarienne transluminale percutanée. * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * plastie : du grec plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant
les formes ou les rapports des organes. Lors de l'angioplastie coronarienne aussi appelée angioplastie coronarienne transluminale percutanée, ou
encore dilatation, un tube connu sous le nom de cathéter, ou gaine, est inséré à l'intérieur de l'artère fémorale dans l'aine,
puis guidée jusque dans l'artère coronaire.
L'injection d'un colorant permet de visualiser sur un écran de télévision, ou moniteur, le rétrécissement de l'artère. Dans
la gaine, on introduit un mince tube muni à son extrémité d'un ballonnet afin d'atteindre le lieu de rétrécissement de l'artère
coronaire. Une fois arrivé au point de blocage, on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le ballonnet
grossit, il écrase et étale les dépôts présents sur la paroi de l'artère. La lumière de l'artère est ainsi agrandie pour
permettre au sang de s'écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite enlevé. L'intervention dure
environ trois heures. Elle peut être complétée par la pose d'un stent, sorte de ressort qui est placé contre la
paroi interne de l'artère et qui évite une resténose. Haut de page.
PTH
Endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : Parathormone, parathyroid hormone] Abrév. Parathormone. * para : du grec para, à côté de ; * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter. La parathormone (PTH) est fabriquée par les 4 glandes parathyroïdes, situées
de part et d'autre de la thyroïde. C'est un polypeptide de 84 acides aminés
dont le rôle est la régulation phosphocalcique de l'organisme. Elle est
hypercalcémiante et hypophosphatémiante, c'est-à-dire qu'elle augmente le
taux de calcium sanguin alors qu'elle fait baisser celui des phosphates. En ce
sens, elle est responsable de la décalcification osseuse. Sa production est
soumise au rétrocontrôle exercé par la présence du calcium dans le sang :
une hypocalcémie stimule donc sa libération, alors qu'une hypercalcémie
l'inhibe. Elle agit en interaction avec la calcitonine et les métabolites de la
vitamine D. Ses organes cibles sont l'os, le rein et le tube digestif.
PTT
Immunologie allergologie
- [Angl. : Thrombotic thrombocytopenic purpura] Abrév. Purpura
thrombocytopénique thrombotique. * purpura : du latin purpura qui signifie pourpre, relatif à une éruption de taches
cutanées rougeâtres ; * thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-],
caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * pénique : du grec penia [-pénie, -pénique], pauvreté, insuffisance, en diminution. Le pronostic du PTT
a changé de façon spectaculaire suite à la parution du premier compte rendu
sur l'utilisation empirique du plasma chez un groupe limité de patients en
1977. D'autres études non contrôlées ont confirmé l'avantage thérapeutique du
plasma dans les cas de PTT et de syndrome hémolytique urémique de l'adulte,
une affection fort semblable. Deux études randomisées prospectives bien conçues
ont démontré que l'échange de plasma est plus efficace que la simple transfusion
de plasma pour traiter le PTT. On ne sait pas encore pourquoi le plasma est efficace
contre le PTT, mais on sait toutefois que les multimères les plus lourds du
facteur von Willebrand contribuent à la pathogenèse de cette maladie.
Contrairement au plasma, le cryosurnageant ne contient pas de multimères
du facteur von Willebrand et il s'est révélé un traitement efficace chez des
patients qui n'avaient pas bien réagi à un traitement au plasma
ordinaire. Haut de page.
PUPD
Néphrologie urologie, diabétologie, psychiatrie psychologie - [Angl. : Polyuria polydipsia] Abrév. Polyurie polydipsie. * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * urie : du
grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * dipsie : du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif. La polydipsie est
une augmentation anormale de la soif. Il existe certaines pathologies dans
lesquelles le sujet boit beaucoup, voire énormément, comme la potomanie
(affection neurologique), les diarrhées, l'exposition à de très fortes
chaleurs. Mais la cause la plus fréquente de la polydipsie est la polyurie
(émission excessive d'urine), résultant elle-même d'un dysfonctionnement
rénal. On parle plus volontiers de PUPD (polyurie - polydipsie). On a
également noté une polydipsie dans les diabètes de type I et II, ainsi que
dans l'hypercorticisme ou syndrome de Cushing. Haut de page.
PVC PVP
Cardiologie, angiologie - [Angl. : CVP - Central venous pressure, Peripheric
venous pressure] Abrév. Pression veineuse centrale - La pression veineuse est la pression exercée par le sang sur les parois de
veines. On distingue la pression veineuse périphérique (PVP), mesurée par
ponction d'une veine au pli du coude sur un sujet allongé et qui est
généralement égale à 3 à 12 cm d'eau (g/cm2) et la pression veineuse
centrale ou PVC qui est la mesure de la pression
dans la veine cave supérieure, à l'entrée dans l'oreillette droite. La valeur
normale de la PVC est inférieure à 8 cm d'eau, c'est-à-dire à la pression
exercée par une colonne d'eau de 8 cm (ou 80 mm) de haut et d'une surface de
base de 1 cm2. On exprime aussi cette pression en cm de mercure (Hg).
La densité du mercure étant égale à 13,6 et celle de l'eau à 1, il suffit de
diviser 80 par 13,6, ce qui donne une pression de 5,9 mm Hg. Une PVC trop
importante peut se rencontrer dans l'insuffisance cardiaque droite (plus rare
que la gauche), le pneumothorax, l'hémothorax, l'œdème pulmonaire. Une pression
insuffisante se produit en cas d'hémorragie, de vomissements importants et
répétés, de diarrhées, d'état de choc, entre autres. Haut de page.
PVH PVH-16 PVH-18
Immunologie allergologie, médecine biologique - [Angl. : Human papillomavirus] Abrév. - Papillomavirus humain.
* PVH : papillomavirus humain ; * papillo : du latin papilla [papill(o)-], mamelon du sein et, par extension, papille : petite
éminence saillante à la surface d’une muqueuse et de la peau ; * oma :
du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin,
poison ; actuellement, relatif aux micro-organismes de taille inférieure à 0,2
microns, donc aux virus. Les papillomavirus humains font partie de la famille des Papovaviridae qui
provoquent chez l'homme des tumeurs bénignes de la peau et de certaines
muqueuses (verrues, condylomes anovulvaires ou crêtes de coq, papillomes, entre autres),
mais aussi des tumeurs cancéreuses : épidermodysplasie verruciforme, cancers de
l'utérus, notamment pour PVH-16 et PVH-18. Le HPV-16 est sexuellement transmissible et
on l'a retrouvé dans près de la moitié des cancers du col de l'utérus. Dans
un article du New England Journal of Medicine paru en 2002, des
chercheurs annoncent qu'un vaccin existe et qu'il protège efficacement les
femmes contre cette infection par le HPV-16. Un essai pratiqué sur 2392 femmes
a montré qu'il n'y avait aucune infection dans le groupe (il y en a eu 3,8%
dans le groupe placebo). Actuellement, les
chercheurs de l'Institut Pasteur ont mis en évidence 2 gènes de sensibilité aux
papillomavirus potentiellement cancérigènes (appelés EV1 et EV2). Un exemple de Papillomavirus humain Haut de page.