Mots, expressions Etymologie, définition
Pacemaker
Cardiologie
- [Angl. : Pacemaker] N. m. * pacemaker : de l'anglo-saxon (de pace, allure
et de to make , faire, régler) qui se traduit en français par stimulateur
cardiaque. C'est un appareil électrique, composé essentiellement d'une
pile longue durée, d'électronique et d'une ou deux sondes, destiné à
régulariser le rythme des contractions cardiaques. On l'utilise pour les
patients souffrant de bloc auriculaire (maladie des oreillettes ou maladie du
sinus) et/ou de bloc auriculoventriculaire, lorsque la conduction des influx
nerveux ne se fait plus correctement entre les différents éléments du tissu
nodal. Un exemple de pacemaker
Les pacemakers actuels sont choisis en fonction des pathologies et placés sous
la peau derrière la clavicule droite. Schéma d'un pacemaker en place
Une ou deux sondes (fins fils entourés
de silicone) entrent par le système veineux et vont à l'intérieur du
ventricule gauche ou/et de l'oreillette. Les nouvelles générations de
pacemakers réagissent à l'effort en augmentant le rythme des impulsions, ou au
sommeil en le diminuant. Il existe même des modèles qui réagissent au
psychisme (émotion forte par exemple). Pacemaker vu en radiographie
Un contrôle de l'appareil est effectué
tous les 6 mois environ. Haut de page
Pampiniforme
Anatomie, angiologie - [Angl. : Pampiniform] Adj. * pampini : du latin pampinus, rameau de
vigne ; * forme : du
latin forma [-forme], moule, aspect. L'adjectif pampiniforme
caractérise une structure qui est entortillée. Exemple, les veines et artères
spermatiques sont qualifiés de vaisseaux pampiniformes, ou plexus pampiniforme
car elles forment un grand nombre de circonvolutions qui semblent entortillées
comme les tendrons de la vigne. Haut de page
Papyracé
Anatomie, ostéologie - [Angl. : Papyraceous] Adj. * papyro : du latin papyrus, du grec papuros [papier, papyr(o)-],
plante des bords du Nil, utilisée par les Anciens pour écrire, mais aussi
relatif au papier. Cet adjectif signifie : qui
ressemble à du papier, aussi fin que du papier, et s'applique essentiellement à
la lame papyracée (ou os planum), paroi interne très mince de l'orbite. Lame papyracée visible au fond de l'orbite
Elle est formée par la réunion de la lame osseuse mince de l'ethmoïde, de l'unguis et du
sphénoïde. Haut de page
Paternité
Reproduction, psychologie - [Angl. : Paternity] N. f. * paternité : du latin pater, patris [pater-], père, celui qui a eu un ou plusieurs enfants. Le mot
paternité décrit en réalité l'état de créateur. Revendiquer la paternité d'un
enfant, d'une œuvre, c'est demander et faire en sorte que l'on soit reconnu
comme le père de l'enfant ou de l'œuvre. Haut de page
Pellagre Pellagreux Pellagreuse Pellagrogène Pellagroïde
Dermatologie, gastroentérologie, médecine biologique, pharmacologie
- [Angl. : Pellagra, Pellagrous, Pellagrogenic, Pellagroid, pellagra-like] N. f. * pellagre, pellagreux, euse : du latin pellis,
peau et du grec agra, chasse [pellagre, -pellagreux], relatif
à la pellagre, due à une carence en vitamine PP.
Antipellagreuse : om donné à
la vitamine PP, préventive de la pellagre. Isolée par Goldberger, elle fut
identifiée en 1937 par Elvehjem, Madden et Strong à l'acide nicotinique. La
pellagre est une maladie grave qui se manifeste par des lésions cutanées et des
troubles digestifs et nerveux. Pellagroïde : (du
grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence) adjectif qui
caractérise ce qui ressemble à la pellagre. Pellagrogène : (du
latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme,
-génétique], naissance, formation, qui engendre) adjectif signifiant :
qui engendre la pellagre. Ex. un régime alimentaire sans vitamine PP est
pellagrogène. Pellagreux ou pellagreuse : adj. et substantif désignant une
personne qui est atteinte de la pellagre. Haut de page
Penniforme
Anatomie - [Angl. : Penniform] Adj. * penni : du latin penna, plume et en particulier les plumes de l'aile ; * forme : du
latin forma [-forme], moule, aspect. L'adjectif penniforme caractérise tout ce qui se rapporte à une plume ou qui y ressemble. Haut de page
PET-scan
Imagerie médicale et interventionnelle, médecine
nucléaire - [Angl. : Pet-scan] N. m. * PET pour Tomographie par Emission de Positons ; * scan : de
l’anglais to scan [scann(o)-, -scanner], examiner. Positon
Emission Tomography (tomographie par émission de positons). Le PET-scan est un
appareil permettant, entre autres, de détecter la présence de très petites
tumeurs cancéreuses et son intérêt n'est plus discuté aujourd'hui.
Malheureusement, en 2002, il n'y en a que 5 en France !
Principe : les cellules cancéreuses, en se multipliant, consomment beaucoup de
glucose. Avant l'examen, on injecte du glucose marqué par un traceur radioactif
: le 18FDG (fluoro-2 désoxy-D-glucose) et cette molécule reste dans la cellule
où elle est métabolisée, d'autant plus si la consommation est importante,
comme dans les cellules cancéreuses. Pendant ce métabolisme, le fluor 18 émet
des positons e+ qui réagissent avec des électrons e- en
libérant 2 photons dans 2 directions opposées (avec une énergie de 511 kev -
kilo électronvolt). Le PET-scan est en fait une couronne qui tourne autour du
malade en se déplaçant. Les caméras PET sont équipées d'une couronne de
détecteurs à scintillation et vont repérer avec une grande précision les
foyers de grande absorption de 18FDG. On obtient ainsi une image volumétrique. Haut de page
Phimosis
Andrologie, pédiatrie - [Angl. : Phimosis] N. m. * phimosis : du grec phimôsis, rétrécissement. Le phimosis
est un rétrécissement excessif de l'orifice préputial. Le prépuce est la peau
qui recouvre le gland et, dans le cas d'un phimosis, l'orifice est trop étroit
et ne permet pas de décalotter le gland. Le traitement, très tôt après la
naissance, est soit une petite incision longitudinale du prépuce, soit la
circoncision qui est l'ablation totale du prépuce. Haut de page
Placebo
Algologie, neurologie, pharmacologie
- [Angl. : Placebo] N. m. * placebo : du latin placebo,
je plairais. Le mot est attesté comme terme de médecine en anglais depuis 1785.
En moyen anglais comme an ancien et en moyen français, il était utilisé dans des
phrases du type chanter, parler a placebo "flatter", a placebo se
disait, avec une valeur d'adverbe pour "par flatterie" et placebo signifiait par
métonymie "homme intrigant" (en Normandie, les écoliers nommaient placebo l'élève rapporteur, qui veut plaire. Les deux notions de placebo et de nocebo
(du latin nocivus, de nocere [noci-, nocie], nuire, douleur) sont
indissociables. Le placebo est une substance inerte délivrée dans un contexte
thérapeutique, dont l'efficacité n'est pas démontrée scientifiquement (homéopathie,
certaines substances phytothérapiques, acides aminés, etc.), ou dont
l'indication ne correspond pas à celle d'origine (vitamine C efficace dans le
scorbut mais probablement pas dans la grippe). L'effet placebo est l'écart
positif constaté entre le résultat thérapeutique observé et l'effet thérapeutique
prévisible en fonction des données strictes de la pharmacologie. L'effet nocebo est l'écart négatif constaté entre le résultat thérapeutique observé et
l'effet thérapeutique prévisible en fonction des données strictes de la
pharmacologie. De façon plus simple, le placebo est une substance inoffensive
substituée à un médicament, afin d'étudier l'action psychologique (rassurante
pour le patient) et l'action réelle de celui-ci par leur dissociation. Lorsque les placebos amènent des effets latéraux, voire des
effets négatifs, ce phénomène a été nommé effet nocebo. Haut de page
Plaquette
Hématologie, histologie cytologie, médecine biologique - [Angl. : Platelet, thrombocyte] N. m. Les plaquettes sont les thrombocytes. Pour plus de renseignements,
voir la page thromb(o)- * thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule. Le thrombocyte est l'un des
éléments figurés du sang, plus connu sous le nom de plaquette (abréviation
souvent utilisée : PLT). Thrombocytes et hématies
C'est le plus petit (2 à 4 µ) de tous ces éléments (les autres sont les globules rouges ou
hématies ou érythrocytes et les globules blancs ou leucocytes) et en fait, ce
thrombocyte n'est qu'un fragment d'une cellule initiale plus grande : le
mégacaryocyte, situé dans la moelle osseuse. La durée de vie des plaquettes
est environ comprise entre 7 et 10 jours, c'est-à-dire que, passé ce délai,
toutes les plaquettes ont été détruites par le rate et remplacées par de
nouvelles. Elles on un rôle déterminant dans la coagulation du sang pour
arrêter un saignement (c'est l'hémostase) et leur absence ou leur insuffisance
peut être une cause majeure d'hémophilie. La thrombocytémie (du grec haima,
[-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) est le nombre de plaquettes dans le sang. Les valeurs normales sont comprises
entre 150 000 et 450 000 par mm3 de sang. Un examen appelé "temps de
saignement" permet d'évaluer l'état fonctionnel des thrombocytes. Parmi les
pathologies les plus fréquentes qui concernent les thrombocytes : la
thrombocytose est l'augmentation anormale de leur nombre, la thrombopénie
(ci-dessous) correspond à leur diminution et les thrombopathies qui désignent
des dysfonctionnements des plaquettes, leur nombre étant normal. Haut de page
Pommade
Pharmacologie, dermatologie - [Angl. : Pomade] N. f. * pommade : de
l’italien pomata, composition médicamenteuse molle utilisée pour un
traitement externe. Extrait du "Livre du Préparateur en pharmacie"
- Ed. Vigot 1923 : "L'origine de ce vocable mérite d'être rapporté ici ;
primitivement, il s'appliquait à des préparations parfumées, destinées
vraisemblablement à la toilette, dans lesquelles rentrait du suc de pommes de
reinette. Actuellement (1923), cette forme pharmaceutique comprend un ensemble
de médicaments, ayant la consistance d'une pâte molle, que l'on s'applique sur
la peau ou à l'entrée des orifices naturels (lèvres, nez, rectum etc.). Les
pommades se composent d'un excipient naturel dans lequel on incorpore un ou
plusieurs médicaments actifs." Actuellement, les excipients les plus utilisés
pour les pommades sont la vaseline, la lanoline. Haut de page
Phlyctène
Dermatologie
- [Angl. : Phlyctena] N. f. * phlyctène : du grec phluktaina, de phluzein,
couler en abondance. C'est une bulle dermatologique. En
dermatologie, la "bulle" désigne en réalité un grand nombre de
pathologies : c'est l'ampoule remplie d'une sérosité contenant ou non du sang,
due aux frottements et aux brûlures. La bulle dermatologique peut aussi être
provoquée par le froid (gelure), les agents chimiques corrosifs, mais on la
rencontre également dans des pathologies souvent bien plus graves, comme les
dermatoses bulleuses (allergies, photodermatoses, toxidermies) ou
l'épidermolyse bulleuse (voir cette expression). Dans le cas d'apparition
soudaine de bulles dermatologiques multiples et couvrant une partie importante
du corps, la consultation médicale avec biopsie s'impose. Haut de page
Pigments biliaires
Hépatologie, gastroentérologie, médecine biologique, endocrinologie
et métabolismes - [Angl. : Bile pigments] N. m. * pigment : du latin pigmentum,
épice, relatif à une substance produite par un organisme ou un organe et qui lui
donne da coloration ; * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le
foie ; relatif à la bile ; * aire : du
suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un
adjectif à partir d’une racine.
Les pigments biliaires sont essentiellement représentés par la bilirubine et la
biliverdine.
* Bilirubine. * rubine : du
latin ruber [rubine], rouge, ancien nom de certains pigments rouges. La bilirubine,
de formule brute C33H36N4O6 est un produit
jaune brunâtre, résultant de la
dégradation des hématies ou globules rouges et qui est, dans un premier temps,
insoluble dans l'eau. Il en résulte que les reins ne peuvent pas l'éliminer sous
cette forme dans les urines. Cette
bilirubine est appelée libre ou non conjuguée ou indirecte. On trouve dans le commerce des
bandelettes réactives qui permettent de différencier les valeurs normales (3 à 8
mg/L de sérum) des valeurs pathologiques (au-delà de 20 mg/L) par simple
trempage dans le sérum du malade. Cette bilirubine libre est prise en charge par l'albumine et
transportée dans le foie où elle sera glycuro-conjuguée par une enzyme, la
glycuronyl-transférase. Elle est maintenant soluble dans l'eau et peut être
éliminée avec la bile. C'est la bilirubine conjuguée ou bilirubine directe. Ces deux types de
bilirubine, libre et conjuguée, vont déterminer deux grands types d'ictères : à bilirubine conjuguée
ou à bilirubine libre, avec pour chacun des causes bien spécifiques.
- Dans les ictères à bilirubine libre ou non conjuguée, les causes sont celles
qui augmentent les produits de dégradation des globules rouges : maladies
hémolytiques qui détruisent un nombre trop important de ces globules rouges et
provoquent l'ictère hémolytique, déficit dans les cellules hépatiques des
enzymes (notamment la glycuronyl-transférase) nécessaires à la transformation de
la bilirubine libre en bilirubine conjuguée ou tout autre facteur susceptible
d'augmenter la bilirubine libre dans le sang. Dans ces formes d'ictères, les
urines restent claires et cette particularité peut être un facteur de
diagnostic.
- Dans les ictères à bilirubine conjuguée, les causes sont à rechercher dans les
pathologies du foie ou des voies biliaires (ictères par hépatite) : hépatites à
virus, à bactéries, tumeurs du foie ou des voies biliaires, cirrhoses, fièvre
jaune, entre autres. L'une des caractéristiques de ces ictères à bilirubine
conjuguée est qu'ils génèrent souvent des urines très colorées, voire foncées.
* Biliverdine. * verd : du
latin viridis, vert ou de l'ancien français verd, vert, couleur située entre le bleu et le jaune ; * ine : du
suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un
adjectif en un autre mot ou substantif. La biliverdine est un pigment biliaire verdâtre, produit par le tissu
réticulo-endothélial à partir de l'hémoglobine. Voir le schéma "Dégradation des
hématies - origine de la bilirubine". Dans son processus de dégradation,
l'hémoglobine perd la globine, puis le fer et le noyau tétrapyrrolique de l'hème
s'ouvre. La biliverdine est ensuite réduite en bilirubine. A noter que l'on
retrouve souvent la biliverdine dans les calculs biliaires, mais aussi dans
l'urine des patients atteints d'ictère (jaunisse). Dégradation des hématies - origine de la bilirubine Haut de page
Poplité
Anatomie - [Angl. : Popliteal] Adj. * poplité : du latin poples, poplitis [poplité], jarret : relatif au jarret ou à la face postérieure du genou.
L'adjectif poplité se rapporte au jarret, c'est-à-dire à la face postérieure
(arrière) de la jambe, mais dans le langage courant, il désigne aussi la face
postérieure du genou. Ex. : muscle poplité, creux (du genou) poplité. Haut de page
Posologie Posologique
Pharmacologie, médecine biologique - [Angl. : Posology, Posologic] N. f. * poso : du
grec posos [poso-], combien. ; * logie : du
grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science,
discours, raison. Tout ce qui concerne le dosage des médicaments, leur concentration, la durée
pendant laquelle ils doivent être pris, fait partie de la posologie. C'est
l'étude des doses efficaces de tous les médicaments actuellement sur le marché.
Ex. de posologie pour un médicament donné : 1 cp 3 fois/j (repas) pdt 10 j soit
1 comprimé 3 fois par jour (à prendre pendant les repas) ; durée du traitement :
10 jours. L'adjectif posologique se rapporte à la posologie : la table
posologique est une table officielle" qui indique les doses maximales (à ne pas
dépasser) de certains médicaments figurant sur le Codex. Haut de page
Potomanie Potomaniaque
Psychiatrie psychologie, néphrologie urologie
- [Angl. : Potomania, Potomaniac] N. f. * poto : du grec potos [poto-], boisson ; * manie : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie],
folie, habitude bizarre. Trouble de la nutrition qui consiste,
pour le potomaniaque, à ingérer des quantités considérables de
boisson : jusqu'à plusieurs dizaines de litres par 24 heures. La potomanie
a des répercussions sur la diurèse (émission d'urine), qui est augmentée
dans les mêmes proportions. Haut de page
Pouce adductus congénital
Rhumatologie,
génétique, pédiatrie
- [Angl. : Congenital thumb adductus] N. m. * adductus : du latin adductio, de adducere, amener ; en médecine, l’adduction traduit un mouvement qui
rapproche un membre du plan médian du corps ; c’est l’inverse de l’abduction.
Le pouce adductus est une pathologie qui fait partie des arthrogryposes (du
latin grypus [gryp(o)-], recourbé, crochu et du grec -ôsis [-ose],
suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques). Affection
d'une articulation qui est contracturée et ankylosée, suite à une flexion
anormale. L'arthrogrypose peut être congénitale et affecter simultanément les
quatre membres avec aspect caractéristique de "poupée en flexion" et de
nombreuses autres anomalies : palmure des doigts, mains botes, pieds en varus
...).
L’arthrogrypose peut se traduire par des raideurs articulaires congénitales
multiples, touchant essentiellement les membres inférieurs, mais aussi, avec une
fréquence moindre, les membres supérieurs. L’arthrogrypose peut être localisée
aux extrémités. En ce qui concerne le pouce adductus, le poignet est en flexion,
de même que les doigts. Le pouce peut être incliné vers les autres doigts
(déviation cubitale), fermant ainsi presque complètement la main. Dans certains
cas de pouce adductus grave, les doigts se recouvrent et le pouce est
complètement dans la paume. On connaît des cas de redressement spontané, mais le
plus souvent, une intervention chirurgicale est nécessaire pour remettre le
pouce en position normale et lui redonner sa fonction de pince. Haut de page
Première maladie
Immunologie allergologie,
épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies
infectieuses et tropicales - [Angl. : First disease] N. f. * rougeole : du
latin médiéval rubeola, du latin classique rubeus, rouge, rougeole.
A noter que la rougeole est aussi appelée première maladie. C'est au XIXe siècle
qu'ont été étudiées 6 éruptions cutanées différentes qui apparaissaient chez les
jeunes enfants. La rougeole a été la première de ces 6 maladies a être étudiée
et nommée. Pour information, la deuxième maladie est la rubéole, la troisième
maladie est la scarlatine, la quatrième maladie est la maladie de Dukes-Filatov
ou rubéole scarlatiforme (parfois confondue avec la 6e par certains auteurs), la
cinquième maladie est le mégalérythème épidémique et la sixième maladie est la
pseudo-rubéole ou exanthème subit ou critique ou fièvre de 3 jours des jeunes
enfants ou roséole infantile.
La rougeole est une fièvre éruptive, la rougeole est la maladie qui touche le plus d'enfants dans
le monde et est responsable d'un nombre dramatique de décès. La contamination
s'effectue par la propulsion des gouttelettes de salive des sujets infectés et
le malade est contagieux quatre jours avant l'éruption (l'incubation est
d'environ 10 jours).
Le virus disparaît du sang 4 jours après le début de l'éruption.
Les symptômes cumulés sont caractéristiques : fièvre élevée,
conjonctivite, œdème des paupières, yeux bouffis, écoulement nasal, toux,
diarrhée, douleurs abdominales, anorexie, vomissements etc. Le signe de KÖPLIK
qui permet le diagnostic consiste en un semis de petites taches blanches,
grosses comme une tête d'épingle, sur une muqueuse rouge à la face interne
des joues en regard des prémolaires. Trois ou quatre jours plus tard, ce signe
disparaît et est suivi par l'éruption. Elle débute sur le visage derrière
les oreilles et s'étend progressivement. Au 2° jour, elle atteint tout le
visage, le cou, la partie supérieure du thorax. Le 3° jour, le tronc et les
membres supérieurs sont atteints. Les membres inférieurs sont touchés le 4°
jour. La fièvre est élevée, la toux et le "catarrhe
oculo - oto - naso - pharyngo - laryngo - intestinal" persiste (= écoulement
oculaire, otite, rhinite, angine, laryngite, diarrhée). L'enfant est très
fatigué. Quand l'éruption disparaît, elle fait place à une desquamation fine
visible quelques jours. La fièvre disparaît sauf en cas de complications. La
convalescence s'étend sur une dizaine de jours, l'enfant restant fatigué.
La rougeole est une maladie à déclaration
obligatoire mais bien souvent, le médecin omet de remplir les formulaires et de
les envoyer à la DDASS. L'hospitalisation d'un rougeoleux doit être évitée sauf cas de
complications graves (broncho-pneumonie majeure, laryngite asphyxiante, encéphalite)
ou de facteur de risque (mucoviscidose, insuffisance respiratoire etc.) ou
encore pour des raisons sociales. Les antibiotiques sont souvent nécessaires en
cas de surinfections bactériennes ou à titre préventif (ampicilline,
macrolides...). Le traitement symptomatique comporte les mesures habituelles
contre la fièvre, l'hydratation (boissons abondantes) et le repos. La
photophobie nécessite de tamiser la lumière dans la chambre. Pendant la
convalescence, les enfants restent fragiles vis à vis des infections car leurs
défenses immunitaires sont provisoirement amoindries. Le traitement de l'encéphalite
repose sur l'équilibration hydro-électrolytique et calorique, l'emploi des
anticonvulsivants et le nursing.
Le traitement préventif comprend la séroprévention par immunoglobulines
humaines utilisées dans les 48 heures suivant la contagion, ou/et le vaccin contre
la rougeole ou vaccin antimorbilleux. Le ROR
(vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) est
recommandé chez tous les enfants : première injection entre 12 et 15 mois et
rappel 2 à 5 ans plus tard (recommandations officielles 1999). Le vaccin peut
entraîner une réaction clinique bénigne environ 8 jours après le vaccin : fièvre
à 38°, éruption cutanée... Comme toute fièvre, la fièvre après ce vaccin
peut provoquer une convulsion fébrile (1 cas pour 2000 vaccinations). Adj. : rougeoleux,
euse : qui est atteint(e) de rougeole. Un enfant atteint de rougeole Haut de page
Prion
Neurologie - [Angl. : Prion] N. m. * prion : anagramme
de "Proteinaceous infectious particle". Ce terme a été inventé
par Stanley PRUSINER en 1982 pour désigner l'agent transmissible non
conventionnel responsable du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.
Cette protéine PrPsc est obtenue à partir d'un changement de configuration
de la protéine normale PrP (ou PrPc). Des travaux ont montré que cette
protéine anormale s'accumule dans les neurones car elle n'est pas lysée par
les protéases, s'accumule en filaments puis en plaques amyloïdes, provoquant
la mort (apoptose) du neurone. Pour en savoir (beaucoup) plus : Prions
et ESST Haut de page
Psittacose Psittacose disséminée Psittacose pseudogrippale Psittacose pulmonaire
Bactériologie, médecine biologique, pneumologie - [Angl. : Psittacosis, Disseminated psittacosis,
Pseudoinfluenza psittacosis, Pulmonary psittacosis] N.
f. * psittaco : du grec psittakos, perroquet ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états
chroniques. Ces pathologies se
transmettent par les perroquets, les perruches, les pigeons et les volailles
(aucun rapport avec les grippes aviaires!) et sont dues à Chlamydia psittaci. On peut également les contracter
en inhalant des poussières contenant des particules de déjections d'oiseaux
contaminés. On distingue schématiquement une forme relativement bénigne ou
ornithose et une forme plus sévère et heureusement plus rare : la psittacose.
* L'ornithose se transmet par les pigeons urbains et certains oiseaux d'élevage
et les éleveurs sont particulièrement exposés. Les principaux symptômes de cette
maladie sont une fièvre avec toux et violentes céphalées. Plus rarement, la
respiration est affectée : gêne respiratoire, essoufflement et bronchite
(inflammation des bronches). La guérison se fait par antibiothérapie à base de
tétracyclines, intervient après 1 à 3 semaines et ne laisse aucune séquelle.
* La psittacose (qui est une forme d'ornithose) se contracte essentiellement à partir des oiseaux de la famille
des perroquets et peut se transmettre à plusieurs mammifères et à l'homme. Comme
pour l'ornithose, la contamination se fait par inhalation de poussières
souillées par des déjections d'oiseaux malades, même si ces derniers ne
présentent aucun symptôme. On distingue classiquement 3 formes de psittacoses,
qui se déclarent après une période d'incubation de 1 à 2 semaines.
- La psittacose disséminée dont les symptômes sont graves : encéphalite ou/et
méningite (inflammation de l'encéphale et des méninges), parfois associées à une
inflammation diffuse des poumons.
- La psittacose pseudogrippale dont les symptômes ressemblent à ceux d'une
grippe : frissons et fièvre élevée, pouvant évoluer vers une bronchite
chronique.
- La psittacose pulmonaire appelée aussi pneumopathie atypique. Cette pathologie
se déclare lentement puis évolue vers une fièvre sévère, des frissons et des
douleurs musculaires (myalgies) avec des céphalées parfois violentes. Elle peut
s'accompagner de toux sèche persistante, voire de complications cardiaques.
Chlamydia pneumoniae provoque une pneumonie atypique et ne se transmet que
d'homme à homme. Cette bactérie est soupçonnée de jouer un rôle dans
l'athérogenèse car elle a été retrouvée sur des observations au microscope
électronique de plaques athéromateuses et sa mise en évidence est difficile (par
immunofluorescence). Haut de page
Ptyalisme
Stomatologie, endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : Ptyalism] N. m. * ptyalo : du grec ptuein [-ptysie], cracher ; * isme : du suffixe -isme
servant à former des substantifs. L'hypersialorrhée ou hypersialie est la sécrétion anormalement importante de
salive. Syn. : ptyalisme. Les causes de cette pathologie peuvent être nombreuses
: lésions de la sphère buccale, y compris le pharynx, certaines maladies
neurologiques (dont Parkinson), parfois grossesse. Le fait d'être constamment
obligé de déglutir cette salive excessive finit par provoquer une fatigue
musculaire du pharynx. Haut de page
Puvathérapie
Dermatologie, odontostomatologie, rhumatologie
- [Angl. : PUVA therapy] N. f. * pUVA : photo ultraviolets A ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner.
La puvathérapie est une forme de photothérapie, utilisation de la lumière, solaire (héliothérapie) ou
artificielle, pour le traitement de certaines affections, notamment en
dermatologie. L'utilisation de l'héliothérapie (du
grec hêlios [héli(o)-, -hélie], relatif au Soleil)
qui doit se faire avec une grande prudence pour éviter les brûlures, a permis de
soulager des dermatoses telles l'acné, le psoriasis. Les rayons IR (infrarouges)
sont utilisés pour soulager certaines douleurs articulaires, des troubles
circulatoires des extrémités. Ils augmentent et accélèrent la cicatrisation des
lésions cutanées. Les UV (ultraviolets) sont souvent associés à des médicaments
(psoralènes) qui augmente la sensibilité de la peau à ces rayons : c'est la puvathérapie (de Photo UVA thérapie, pour les rayons ultraviolets A). Les
dermatologues utilisent cette puvathérapie pour traiter certains vitiligos
(taches blanches par défaut de pigmentation de la peau), les mycoses et le
psoriasis. Haut de page