Par-, para- Du latin per, à travers, de part en part, au moyen de ; du grec para, à côté de.
Paracentèse Paracentèse spontanée Paracentèse
tympanique Paracentèse
abdominale
Chirurgie ORL, gastroentérologie - [Angl. : Paracentesis, Spontaneous paracentesis,
Tympanic parasynthesis, Abdominal parasynthesis] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * centèse : du grec kentein [-centèse], piquer. Une paracentèse est une ponction chirurgicale
à l'intérieur d'un organe ou d'une cavité, pour en évacuer une collection
liquidienne néoformée. Dans la pratique, ce terme est presque exclusivement
utilisé en otologie pour désigner la paracentèse du tympan. C'est une
opération bénigne qui a pour but, après perforation du tympan dans des
conditions chirurgicales, de collecter le pus qui s'est formé dans l'oreille
moyenne à l'occasion d'une otite. Le médecin ORL prend la décision de faire
une paracentèse tympanique pour éviter une rupture spontanée du tympan
(paracentèse spontanée) et donc une cicatrice importante et si l'otite
résiste au traitement antibiotique. Selon le type d'otite (aiguë et très
douloureuse ou chronique), le médecin pourra choisir de pratiquer cette
opération sous anesthésie locale ou pendant une courte anesthésie générale.
La paracentèse abdominale est également pratiquée chez les patients atteints
d'ascite volumineuse (épanchement important de liquide dans la cavité
péritonéale). Cet acte chirurgical est suivi d'un traitement à la
terlipressine pour empêcher l'hypovolémie artérielle. Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne Haut
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Parakinésie Paracinésie Parakinésie brachiale oscitante
Neurologie, chirurgie orthopédique et
traumatologique, médecine physique et rééducation fonctionnelle - [Angl. : Parakinesia, paracinesia, Oscitating brachial
parakinesia] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * kinésie : du grec kinêsis [kin-, kinési-, -kinésie], mouvement.
La parakinésie est un trouble qui consiste en une mauvaise coordination des
mouvements volontaires. Syn. : paracinésie (même
étymologie que parakinésie). Un cas qui illustre parfaitement cette
pathologie : la parakinésie brachiale oscitante (du verbe
latin oscito, oscitare, ouvrir la bouche, bâiller). Chez des
personnes atteintes d'hémiplégie (paralysie d'une moitié du corps) le membre
supérieur reste souvent en semi-extension le long du corps. Or, lorsque le
malade baille, le bras s'écarte légèrement du corps (abduction) et la main se
rapproche du sternum (adduction). Ce mouvement se reproduit à chaque bâillement
et cesse spontanément en cas de guérison de l'hémiplégie. Haut
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Paracorie
Ophtalmologie - [Angl. : Paracoria] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * corie : du
grec korê [-cori(o), -corie], pupille.
La polycorie est la présence, dans le même œil, de deux ou plusieurs pupilles.
Il s'agit le plus souvent de petites perforations dans le voile irien (iris) qui
ne gênent pas la vision. On les appelle perforations pupilliformes de l'ris, ou
pupilles accessoires et on nomme aussi cette anomalie : paracorie. Dans certains
cas, on observe une diplocorie (deux pupilles dans le même œil), ou une
triplocorie (3 pupilles). Haut
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Paragonimose
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, pneumologie - [Angl. : Paragonimiasis] N. f.
- * paragonimose : du nom Paragonimus ringeri d'un ver parasite. Infection
pulmonaire parasitaire due à un ver trématode : Paragonimus ringeri ou douve du poumon, que l'on rencontre en Asie, Extrême Orient, Afrique,
Amérique du Sud. La contamination se fait par des crabes ou écrevisses
d'eau douce ingérés crus ou mal cuits. La lésion est un granulome inflammatoire
qui, en radiologie, ressemble à une tuberculose. Syn. : Paragonimiase. Haut
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Paralysie Paralysie agitante Paralysie obstétricale du plexus
brachial Paralysie du nouveau-né Paralysie du bras et
de la main Paralysie faciale Paralysie faciale aiguë
idiopathique Paralysie faciale a frigore Paralysie
faciale centrale Paralysie faciale périphérique Paralysie
faciale bilatérale Paralysie faciale de BELL Paralytique Paralysie pseudobulbaire
Neurologie, chirurgie orthopédique et
traumatologique, médecine physique et rééducation fonctionnelle - [Angl. : Paralysis, palsy, Paralysis agitans,
Parkinson's disease, Obstetrical paralysis of the brachial plexus,
brachial plexus palsy, Paralysis of the newborn, Paralysis of the arm and the
hand, Facial paralysis, Acute idiopathic facial paralysis, Facial paralysis a
frigore, Central facial paralysis, Peripheric facial paralysis,
Bilateral facial paralysis, Bell's palsy, Paralytic, Pseudobulbar paralysis] N. f. * paralysie : du latin paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement. La paralysie
peut se définir comme une perte partielle ou totale de la faculté de mouvement
d'un muscle ou d'un groupe de muscles, d'un organe, voire de toute une partie du
corps. Elle résulte généralement d'une atteinte d'un nerf ou d'une zone du
système nerveux central. Chaque organe pouvant être atteint de paralysie plus
ou moins sévère, il existe un nombre très important de formes de paralysies
dont les plus fréquentes et les plus connues sont décrites ci-dessous. Adj. :
paralytique : qui est atteint partiellement ou totalement de paralysie.
* Paralysie agitante, plus connue sous le nom de maladie de Parkinson. Du médecin
anglais et paléontologue amateur, James W. PARKINSON,
né le 11 avril 1755 à Hoxton Square (Londres), mort le 21 décembre 1824 à Londres.
Affection chronique dégénérative du système nerveux central, décrite en 1817
par le Dr. James PARKINSON, essentiellement caractérisée par un déficit des
neurones dopaminergiques. Ces neurones ont la particularité de libérer la dopamine, substance
indispensable dans la régulation des mouvements. Si l'on connaît relativement bien
ses mécanismes, on ne sait toujours pas quelle est la cause de cette maladie qui apparaît
en général après 50 à 60 ans, mais peut également frapper des sujets jeunes (moins de 30
ans). Le boxeur Mohammed Ali et l'acteur Michael J. Fox sont des exemples
d'adultes jeunes touchés par cette pathologie. Les principaux symptômes sont bien
connus : akinésie (perte de l'initiation et de l'automatisme du geste), tremblements (4 à 8 par
seconde) qui affectent surtout les membres supérieurs, cessent pendant le sommeil et
diminuent pendant un mouvement volontaire, apparition progressive d'une rigidité du
tronc et du cou. Les médicaments antiparkinsoniens sont essentiellement la L-dopa, les
agonistes dopaminergiques. Des recherches sont actuellement menées sur la MPTP, toxine du
système nerveux central qui provoque l'apoptose des neurones, ainsi que sur le rôle de
certaines enzymes : les caspases. Actuellement, il y a plus de 4 millions de parkinsoniens déclarés
dans le monde, dont plus de 100 000 en France.
* Paralysie obstétricale du plexus brachial ou POPB (syn. : paralysie du
bras et de la main, paralysie du nouveau-né) : c'est une paralysie du
nouveau-né qui se traduit par une paralysie totale ou partielle du bras et de
la main et qui résulte d'une lésion traumatique des nerfs de la racine du
bras. On estime à 1 sur 2000 le nombre de nouveau-nés concernés par cette
affection qui peut disparaître spontanément, ne régresser que partiellement
ou être définitive. Les enfants les plus concernés sont ceux qui ont un poids
supérieur à 4 kg à la naissance. Pendant l'accouchement, la tête étant
passée, c'est l'épaule qui bloque la sortie. Une traction excessive provoque
une dystocie des épaules et une lésion par étirement des nerfs du plexus
brachial. La solution, après avoir constaté le poids du bébé et
l'éventuelle étroitesse du bassin de la future maman est évidemment la
naissance par césarienne.
* Paralysie faciale, due généralement à la paralysie des muscles
innervés par le nerf VII (septième nerf crânien ou nerf facial). Les
neurologues distinguent 2 formes essentielles : la paralysie faciale centrale ou
PFC et la paralysie faciale périphérique ou PFP ou paralysie de BELL. La PFC
ne concerne généralement que la partie inférieure du visage et se traduit,
entre autres, par la disparition du pli nasogénien (qui va de l'aile du nez au
menton), l'affaissement de la commissure labiale (des lèvres). Elle peut être
due à des accidents vasculaires cérébraux et est souvent associée à une
paralysie de la moitié du corps (hémiplégie). La lésion se situe entre le
noyau du nerf facial et le cortes cérébral (couche de substance grise qui
entoure l'encéphale). La PFP par contre concerne la partie inférieure du
visage avec les symptômes précédents, mais aussi la partie supérieure. On
note un affaissement de la paupière et la disparition des plis du front,
parfois une diminution des sécrétions salivaire et lacrymale. Les causes de la
PFP peuvent être nombreuses : traumatisme du rocher, tumeur, atteinte
vasculaire, OMA (otite moyenne aiguë), virus ... Il existe de nombreuses
variantes de PFP, mais la plus fréquente est la forme dite paralysie faciale
"a frigore", qui disparaît souvent spontanément, parfois avec
quelques séquelles. Si la paralysie faciale est bilatérale, ces symptômes
sont visibles sur les 2 côtés du visage.
* Paralysie pseudobulbaire : * pseudo : du grec pseudês [pseudo-], faux, menteur, mensonger ; * bulbaire : du latin bulbus [bulb(o)-, - bulbaire, -bulbie], oignon, en forme d’oignon,
relatif au bulbe rachidien.
La paralysie pseudobulbaire (ou pseudo-bulbaire est aussi connue sous le nom de
syndrome pseudobulbaire. Elle apparaît généralement chez des personnes âgées
atteintes d'athérosclérose et résulte de la formation progressive de petits
foyers bilatéraux d'ischémie et de ramollissement cérébral, qui se transforment
progressivement en lacunes (1) avec atrophie (2) de la substance nerveuse. Les
troubles sont moteurs bilatéraux et psychiques : une parésie qui provoque une
démarche à petits pas, des crises de rire et de pleurs spasmodiques, un visage
totalement inexpressif, un affaiblissement intellectuel généralisé. Certains
troubles de la parole avec nasonnement et de la déglutition (dysphagie avec
fausses routes) sont caractéristiques de l'atteinte bulbaire. L'évolution se
fait inexorablement vers la démence et le gâtisme.
(1) Lacune : en anatomie,
une lacune est une petite dépression, ou cavité, qui peut être naturelle ou
pathologique. Dans ce dernier cas, il s'agit d'une perte anormale de substance
d'un tissu. Exemple de lacunes accidentelles ou pathologiques : les lacunes
encéphaliques ou cérébrales, révélées en radiologie et qui résultent de petits
accidents ischémiques répétés ou AVC (accidents vasculaires cérébraux - ce sont
des petits infarctus cérébraux).
(2) Atrophie : diminution du volume ou du poids d'un organe ou d'un
membre. Perte ou affaiblissement d'une faculté chez un individu.
Cette rubrique sera complétée ultérieurement.
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Paramètre
Anatomie, médecine générale - [Angl. : Parameter, parametrium] N. m. * para : du grec para, à côté de ; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)],
mesure. Le sens du mot paramètre varie quelque peu selon le
contexte dans lequel il est placé.
* En mathématiques, dans une expression ou une équation, c’est une lettre
autre que la variable et dont on peut fixer à volonté la valeur numérique.
* En anatomie, le paramètre (parametrium) est un tissu conjonctif
localisé de part et d’autre de l’utérus, sous les ligaments suspenseurs de
cet organe. Situés sous les ligaments larges et les ligaments utérosacrés,
les paramètres sont traversés par les uretères et les vaisseaux de l’utérus
et du vagin. Ils peuvent être le siège d’une inflammation dans le cadre
d’une salpingite (inflammation des trompes utérines). Lors d’une hystérectomie
(ablation de l’utérus) pour le traitement d’un cancer du col par exemple,
les paramètres sont également enlevés.
* En général, le mot paramètre désigne une variable prise en compte pour une
mesure, un dosage, un calcul. L’intensité lumineuse, la teneur en un gaz donné
(dioxygène par exemple), la quantité de telle ou telle hormone dans le sang,
sont des paramètres utilisés en biologie. La quantité de glucose par unité
de volume sanguin est le paramètre utilisé dans la mesure de la glycémie,
comme la quantité de PSA (hormone spécifique de la prostate) par unité de
volume sanguin est le paramètre utilisé pour déterminer le risque de cancer
de la prostate chez l’homme etc. Haut
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Paranoïa Paranoïaque Paranoïde
Psychologie
psychiatrie - [Angl. : Paranoia, Paranoiac, Paranoid] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * noïa : du grec nous,
ennoia [-noïa, -noïaque], l’esprit, la pensée.
La paranoïa est une psychose, un délire hallucinatoire ou interprétatif. Le
malade fait preuve d'un orgueil exagéré voire exacerbé, il est égoïste,
susceptible et méfiant, souvent agressif. La paranoïa est un délire structuré et
systématisé, c'est-à-dire clair et cohérent, élaboré à partir d'une idée
précise. Le raisonnement est parfaitement logique mais se développe à partir de
postulats faux, d'erreurs ou d'illusions résultant d'une affectivité anormale.
Adj. et nom : paranoïaque : caractérise ce qui est relatif à la paranoïa ou une
personne atteinte de paranoïa. Adj. : paranoïde : (du
grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l’apparence)
qui ressemble à la paranoïa ou qui s'en rapproche. L'adjectif paranoïde est
utilisé habituellement pour caractériser un délire mal structuré, incohérent et
difficilement pénétrable. Pour certains psychiatres, notamment américains, le
"type paranoïde" est une forme de schizophrénie. Haut
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Paraphasie Paraphasie littérale Paraphasie phonémique Paraphasie syntaxique Paraphasie verbale
Psychologie
psychiatrie, neurologie - [Angl. : Paraphasia, paraphrasia, Phonemic paraphasia,
Syntactic paraphasia, Verbal paraphasia] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * phasie : du grec phasis [phasie] : parole.
La paraphasie est un trouble neurologique du langage oral dans lequel le malade
remplace une unité linguistique (mot, phonème ou son de voix) par une autre. Les
formes de paraphasie sont nombreuses et résultent souvent d'aphasies dans les
atteintes cérébrales. A noter que la langue, le pharynx et le larynx qui sont
les organes de la phonation ne sont pas atteints. Il s'agit uniquement d'un
problème cérébral. Paraphasie littérale ou paraphasie phonémique : les sons sont
déplacés ou répétés, substitués ou additionnés. On parle aussi de cacolalie.
Selon les troubles observés et sans entrer dans le détail, on distingue aussi la
paraphasie syntaxique et verbale. Haut
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Paraphlébite
Angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : Periphlebitis] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * phlébo : du
grec phlebs, phlebos [phléb(o)-], veine ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant,
en médecine, une maladie inflammatoire. La paraphlébite correspond à l'inflammation
de la tunique externe d'une veine, ainsi que des tissus environnants. La paraphlébite s'installe
souvent sur des varices préexistantes et se traduit par des douleurs de piqûres d'aiguilles qui
régressent à la chaleur. Syn. : périphlébite. Haut de page.
Paraplégie Paraplégique
Neurologie - [Angl. : Paraplegia, Paraplegic] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * plégie : du
grec plêssein [-plégie], frapper - en médecine : choc,
paralysie. Il existe deux formes de paraplégie : brachiale ou supérieure, qui concerne les membres supérieurs,
atteints de façon plus ou moins symétrique et crurale ou inférieure, qui affecte de la même façon les membres
inférieurs. En général, la paraplégie désigne surtout la paralysie plus ou
moins complète des membres inférieurs. Selon le siège de la lésion, les
neurologues distinguent les paraplégies d'origine centrale (atteinte de la voie
pyramidale : cerveau, tronc cérébral, moelle épinière), et celles d'origine
périphérique (atteinte nerveuse siégeant après la synapse avec le premier
neurone dans la corne antérieure de la moelle). Certaines formes de
paraplégie sont d'origine familiale, héréditaire. Paraplégique :
adj. et n. qui se rapporte à la paraplégie ou qui désigne une personne atteinte de
paraplégie. Haut de page.
Parapsychologie Parapsychologue
Psychiatrie psychologie - [Angl. : Parapsychology, Parapsychologist] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * psycho : du grec psukhê [psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * logie : du grec logos [log(o)-,
-logie] science, discours, raison. Certains la
définissent comme "l'étude de la prémonition et de la clairvoyance". Elle traite
de nombreuses disciplines telles la télépathie, le spiritisme, les phénomènes
occultes. Parapsychologue : personne spécialisée dans la
parapsychologie. Haut de page.
Parasympathicolytique Parasympatholytique Parasympathicomimétique Parasympathomimétique
Neurologie, endocrinologie
et métabolismes,
pharmacologie - [Angl. : Parasympatholytic, Parasympathicomimetic] Adj. et n. * para : du grec para, à côté de ; * sympathico : du latin sympathia, accord, affinité naturelle, du grec sumpatheia,
participation à la souffrance d’autrui ; en médecine, se rapporte au système
nerveux sympathique, partie du système nerveux autonome, dont les fibres
préganglionnaires prennent naissance dans la portion thoracique et les trois
premiers segments lombaires de la moelle épinière ; lytique :
du grec lusis [lyso-, -lytique], dissolution. Tout mécanisme, toute substance qui bloque l'action des fibres nerveuses parasympathiques.
Syn. : parasympatholytique.
Parasympathicomimétique - Adj. et n.
m. * mimétique : du grec mimos [-mimie, -mimétique], qui
imite. Qualifie une substance qui imite l'action du système nerveux
sympathique, c'est-à-dire qui provoque les mêmes effets qu'une stimulation de ce
système. L'acétylcholine, qui imite les effets du système parasympathique est
une substance parasympathicomimétique (syn. parasympathomimétique). Haut de page.
Parasympathique
Neurologie, anatomie, neurochirurgie - [Angl. : Parasympathetic] Adj. et n. m. * para : du grec para, à côté de ; * sympathique : du latin sympathia, accord, affinité naturelle, du grec sumpatheia,
participation à la souffrance d’autrui ; en médecine, se rapporte au système
nerveux sympathique, partie du système nerveux autonome, dont les fibres
préganglionnaires prennent naissance dans la portion thoracique et les trois
premiers segments lombaires de la moelle épinière.
Le système nerveux parasympathique, comme le sympathique, fait partie du
système nerveux autonome et s'oppose de ce fait au système nerveux central
"volontaire". Il est composé des fibres préganglionnaires issues du
mésencéphale, des nerfs moteur oculaire commun, facial, glossopharyngien et
vague et de la portion terminale ou sacrée de la moelle épinière. Antagoniste du
système nerveux sympathique, il innerve le cœur cardiomodérateur, les poumons
(ralentissement du rythme ventilatoire et constriction des bronches) et les muscles lisses
(dilatation des artères) et son médiateur
chimique est l'acétylcholine. C'est aussi le système nerveux parasympathique qui
accélère la fonction digestive. Haut de page.
Parathormone
Endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : PTH - Parathormone] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-],
exciter. La parathormone (PTH) est fabriquée par les
4 glandes parathyroïdes, situées de part et d'autre de la thyroïde. C'est un
polypeptide de 84 acides aminés dont le rôle est la régulation
phosphocalcique de l'organisme. Elle est hypercalcémiante et
hypophosphatémiante, c'est-à-dire qu'elle augmente le taux de calcium sanguin
alors qu'elle fait baisser celui des phosphates. En ce sens, elle est
responsable de la décalcification osseuse. Sa production est soumise au
rétrocontrôle exercé par la présence du calcium dans le sang : une
hypocalcémie stimule donc sa libération, alors qu'une hypercalcémie l'inhibe.
Elle agit en interaction avec la calcitonine et les métabolites de la vitamine
D. Ses organes cibles sont l'os, le rein et le tube digestif. Haut de page.
Parathyroïde Parathyroïdien
Anatomie, endocrinologie et métabolismes - [Angl. : Parathyroid (gland)] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * thyroïdien : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie :
relatif à la thyroïde. Il y a en général quatre glandes
parathyroïdes (parfois 5 ou 6) situées à proximité de la thyroïde : 2
au-dessus et 2 au-dessous. Elles sécrètent la parathormone,
polypeptide de 84 acides aminés dont le rôle est la régulation
phosphocalcique de l'organisme. Elle est hypercalcémiante et
hypophosphatémiante, c'est-à-dire qu'elle augmente le taux de calcium sanguin
alors qu'elle fait baisser celui des phosphates. En ce sens, elle est
responsable de la décalcification osseuse. Sa production est soumise au
rétrocontrôle exercé par la présence du calcium dans le sang : une
hypocalcémie stimule donc sa libération, alors qu'une hypercalcémie l'inhibe.
Elle agit en interaction avec la calcitonine et les métabolites de la vitamine
D. Ses organes cibles sont l'os, le rein et le tube digestif. Adj. :
parathyroïdien : qui se rapporte aux parathyroïdes. Emplacement des parathyroïdes Haut de page.
Paratonie
Neurologie, myologie - [Angl. : Paratonia] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * tonie : du
grec para, à côté de, et du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine],
tension. La paratonie est un trouble
neuromusculaire qui interdit toute relaxation volontaire des muscles striés. Les
fibres musculaires restent en contraction permanente ou tonus persistant. Les
sujets qui en sont atteints ont une attitude dite catatonique, c'est-à-dire que
le sujet semble inerte et sans réaction aux stimulations extérieures, avec des
groupes de muscles plus ou moins importants qui sont atteints et qui lui donnent
des attitudes figées, paradoxales. Ce trouble neuromusculaire pourrait avoir son
origine dans la région frontale. Haut de page.
Paratyphoïde Paratyphique
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales
- [Angl. : Paratyphoid fever, Paratyphoid] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * typhoïde : du grec typhodes,
de tuphos [typhoïd(o)-], stupeur, état de prostration. La fièvre paratyphoïde ressemble beaucoup à la
fièvre typhoïde (Salmonelles,
même mode de contamination, mêmes symptômes, mêmes zones d'endémies, mais
les effets sont plus modérés. Il existe un vaccin (le TAB), administré en 3
injections avec un rappel après un an, qui protège contre la fièvre typhoïde
et la fièvre paratyphoïde. Adj. : paratyphique : qui se rapporte à la
fièvre paratyphoïde. La
fièvre typhoïde, maladie à déclaration obligatoire, correspond en fait à
une septicémie provoquée par une bactérie à Gram négatif : Salmonella typhi
(isolé par Karl Eberth en 1880). On compte actuellement 107 souches distinctes
de Salmonelle typhi, dont certaines sont résistantes aux antibiotiques. Cette
pathologie sévit essentiellement en Asie, Afrique et Amérique du Sud, mais il
n'est pas rare qu'elle apparaisse dans nos régions industrialisées. C'est par
l'eau de boisson oui les aliments souillés par les excréments de personnes
contaminées que la maladie se transmet. Certains fruits de mer ou voyages à
l'étranger peuvent également être à l'origine de contamination. Dans tous
les cas, après une période d'incubation variant de une à deux semaines,
pendant laquelle les bactéries se multiplient, elles passent progressivement du
tube digestif dans le système lymphatique, puis dans le sang, provoquant la
septicémie.
Progression de la maladie : pendant la première semaine, la fièvre s'élève
progressivement et est accompagnée de troubles digestifs, de céphalées,
d'insomnies et de vertiges. Pendant la deuxième semaine, les diarrhées
s'installent et on observe un tuphos, c'est-à-dire un état de prostration,
voire de délire, ainsi qu'une leucopénie (diminution parfois très importante
du nombre des globules blancs). Le risque majeur est lié à la libération par
les bactéries d'une endotoxine qui peut provoquer des dégâts importants au
niveau du cœur, du système nerveux central et de l'intestin. Du fait d'une
prolifération parfois très importante des bactéries, le foie et la vésicule
biliaire peuvent aussi être sévèrement affectés.
Il existe un vaccin (Typhim Vi®) immédiatement efficace et ne nécessitant pas
de rappel, mais la vaccination, si elle est recommandée pour les pays
endémiques, n'est jamais obligatoire. Il y a pourtant 15 millions de personnes
contaminées chaque années dans le monde. Si la maladie s'est développée, le
diagnostic est confirmé par hémoculture ou coproculture au laboratoire, et le
traitement consiste alors en une antibiothérapie. Un exemple de Salmonella typhi Haut de page.
Parenchyme Parenchymateux Parenchymatose
Anatomie,
histologie, cytologie, endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : Parenchyma, Parenchymatous, Parenchymatosis] N. m. * parenchyme : du grec parenkhuma formé de para à côté de, et de enkhein, verser dans, qui
désignait autrefois les tissus spongieux, la substance des poumons des reins, du
foie et de la rate. Le parenchyme
qualifie le tissu fonctionnel d'un organe, généralement glandulaire, dont les
cellules ont une activité physiologique, par opposition au tissu conjonctif de
soutien. C'est le parenchyme pulmonaire qui assure la fonction respiratoire, le
parenchyme rénal qui contribue à l'épuration des déchets de l'organisme etc. Une
particularité intéressante : le foie, contrairement au poumon et au rein, est
capable de reconstituer un nouveau parenchyme. L'adjectif parenchymateux (du
suffixe -at, atique, -ateux qui sert à transformer des substantifs en
adjectifs ou en d’autres substantifs)
se rapporte à un parenchyme : qui est de la nature d'un parenchyme. La
parenchymatose est la dégénérescence du parenchyme. Haut de page.
Parentéral
Soins
infirmiers
- [Angl. : Parenteral] Adj. * para : du grec para, à côté de ; * entéral : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin.
Étymologiquement, parentéral signifie : autre que (à côté de) l'intestin,
c'est-à-dire par une voie non digestive. En soins infirmiers, l'administration parentérale d'un
médicament, d'un soluté, peut donc se faire par voie intraveineuse
(perfusion), intramusculaire, sous-cutanée. Haut de page.
Parésie Parétique
Neurologie, myologie - [Angl. : Paresis, Paretic] N. f. * parésie : du
grec paresis [parésie, parétique], relâchement,
paralysie incomplète. La parésie est une forme modérée de paralysie qui affecte les muscles sans perte
totale des mouvements. Il s'agit essentiellement d'une diminution de la force
musculaire. En fait, les causes sont neurologiques et non pas musculaires,
localisées dans la partie haute de la moelle épinière. On parle de tétraparésie
quand cette affection concerne les quatre membres. Comme pour un nombre
important de pathologies, on peut observer une tétraparésie aiguë, d'apparition
brutale et survenant après un traumatisme, une ischémie dans le tronc cérébral
ou la moelle épinière par exemple. Il existe une tétraparésie subaiguë ou
chronique, d'apparition souvent très progressive et qui résulte le plus souvent
d'un AVC (accident vasculaire cérébral), avec destruction des zones citées
ci-dessus. L'adjectif parétique caractérise une telle paralysie partielle et
modérée. Haut de page.
Paresthésie Paresthésie
agitante nocturne des membres inférieurs
Neurologie - [Angl. : Paraesthesia, paresthesia, Restless legs
syndrome] N. f. * par : du grec para, à côté de ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception. La paresthésie est un ensemble de troubles subjectifs de la sensibilité. Elle se
traduit généralement par des fourmillements, des engourdissements ... résultant
de l'atteinte de l'une des structures du SNC (système nerveux central) ou du SNP
(périphérique) qui intervient dans la sensibilité. Elle peut aussi se traduire
par des anomalies de la perception des sensations, des excitations tactiles
douloureuses, entre autres. Une forme plus connue de paresthésie est la
sensation (ou syndrome) des jambes sans repos, ou paresthésie agitante nocturne
des membres inférieurs. Haut de page.
Parodonte Parodontal Parodontium Parodontologie
Odontostomatologie - [Angl. : Parodontium, Periodontal, Parodontium,
Periodontology] N. m. * par : du
grec para, à côté de ; * odonte : du
grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent.
Le parodonte (syn. parodontium) est constitué par l'ensemble des tissus de
soutien de la dent, c'est-à-dire le parodonte profond : os alvéolaire, ligament
alvéolodentaire, cément qui recouvre la racine de la dent, et le parodonte
superficiel constitué par la gencive. * Le cément est un tissu essentiellement
minéralisé. * Le ligament alvéolodentaire (syn. desmodonte) est un tissu fibreux
et élastique qui relie l'os à la dent et amortit ainsi les pressions subies par
la dent pendant la mastication et la déglutition. * L'os alvéolaire est la
partie superficielle de maxillaire, creusé d'alvéoles dans lesquelles sont
implantées les racines des dents. * Quant à la gencive, c'est la portion de la
muqueuse qui recouvre l'os alvéolaire et entoure le collet des dents (collet =
limite entre couronne et racine). A noter que la gencive marginale, qui entoure
le collet, n'adhère pas sur une profondeur de 1,5 à 2 mm, formant autour de la
dent le sulcus (du mot latin sulcus qui signifie
sillon). Parodontal, e, aux : adjectif qui se rapporte au parodonte. La
parodontologie est l'étude anatomique du parodonte, mais aussi de toutes les
pathologies qui y sont liées ainsi qu'à leur traitement. Haut de page.
Parodontite Parodontite juvénile aiguë Parodontite
prépubertaire
Odontostomatologie - [Angl. : Parodontitis, Acute juvenile periodontitis,
Prepubertal periodontitis] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * odonte : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
La parodontite est l'inflammation du parodonte, qui se traduit souvent par des
poches parodontales remplies de pus, ce qui lui vaut comme synonyme : pyorrhée
alvéolodentaire (du
grec puon [-pyo], relatif au pus et du grec rhein [rrhée, rrhénie,
-rroïde], couler). La cause principale de la
parodontite est la présence de la plaque dentaire et du tartre qui renferment un
énorme quantité de germes, sur les tissus de soutien de la dent : gencive, os
alvéolaire et cément. En général, la parodontite débute vers la trentaine et est
d'évolution lente (plus d'une dizaine d'années), avec quelques crises
paroxysmiques au cours desquelles les gencives sont gonflées et saignent au
moindre contact, notamment au brossage.
Faute de soins, la dent "se déchausse"
et devient de plus en plus mobile. Chez l'adolescent, cette parodontite peut se
déclarer brutalement et évoluer très rapidement : c'est ce que les spécialistes
nomment la parodontite juvénile aiguë. Elle se traduit par un état général
souvent délabré, avec fièvres et douleurs gingivales lancinantes. La gencive est
violacée, se décolle et dégage une odeur fétide. Dans ce cas particulier de
parodontite, l'antibiothérapie est souvent de règle, en plus des soins en
cabinet dentaire. Il existe aussi des formes de parodontites prépubertaires
(PPP). Ces formes rares ont souvent une origine génétique et apparaissent
pendant ou à la fin de l'émergence des dents temporaires (ou de lait). Les
symptômes peuvent particulièrement graves : atteinte de toute la gencive,
destruction rapide de l'os alvéolaire avec mobilité puis perte des dents,
infections ORL voire même affections cutanées.
Dans tous les cas de parodontite et quel que soit le degré de destruction du
parodonte, le chirurgien dentiste pratique un détartrage-surfaçage de la racine,
qui consiste en fait à gratter la racine pour la débarrasser de ses dépôts.
Cette petite intervention chirurgicale se pratique évidemment sous anesthésie
locale. Par la suite et si cela s'avère nécessaire, le patient se verra proposer
un comblement des structures détruites par greffe de gencive et/ou comblement
osseux par un substitut synthétique d'origine bovine (hydroxyapatite, phosphate
tricalcique b,
RTR - produits agréés et visibles sur le site de l'AFSSAPS : http://afssaps.sante.fr/htm/10/mcj/esbdis.htm . Un exemple de parodontose Haut de page.
Parodontopathie Parodontopathie superficielle Parodontopathie profonde Parodontose Parodontolyse
Odontostomatologie - [Angl. : Periodontopathy, Superficial periodontopathy,
Deep periodontopathy, Parodontosis, periodontosis, Periodontolysis] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * odonto : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * lyse : du
grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution ; * ose : du
grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non
inflammatoires ou/et des états chroniques. Le mot parodontopathie est un terme générique qui désigne toutes les affections
du parodonte, dont les plus fréquentes sont les parodontites (décrites
ci-dessus) et les parodontoses. Dans la parodontose, on observe une
régression simultanée de la gencive et de l'os alvéolaire, sans qu'il y ait de
processus infectieux, ce qui la rend encore plus insidieuse. Au fil des ans et à
défaut de soins, le profil de la gencive s'abaisse progressivement, montrant de
plus en plus la racine et sa couverture de cément. Par la suite, la dent devient
mobile et tombe. Autre phénomène souvent associé à ces parodontopathies : la
rhizolyse (destruction osseuse de la racine par la partie apicale (elle devient
de plus en plus courte) et la parodontolyse qui correspond à la destruction
simultanée et irréversible de toutes les structures du parodonte et qui
intervient dans les parodontopathies profondes. Les odontostomatologues
distinguent en effet * les parodontopathies superficielles avec atteinte plus ou
moins localisée des gencives (tuméfaction et saignements) et * les
parodontopathies profondes : parodontites, parodontoses. Haut de page.
Parosmie
Neurologie - [Angl. : Parosmia] N. f. * para : du grec para, à côté de ; * osmie : du
grec osmê [osm(o)-, -osmie], odeur. La parosmie est une altération ou une perversion du goût. Elle se traduit
souvent par des hallucinations olfactives, notamment par la perception d'odeurs
désagréables qui n'existent pas. L'acide tannique, présent dans certains
aliments comme le melon, la banane, les agrumes, le café, le chocolat, le tabac,
entre autres et dans certains parfums pourrait être à l'origine de certaines
formes de parosmie. Autres causes possibles : les rhinites aiguës, certaines polyposes
naso-sinusiennes, les traumatismes crâniens. Haut de page.