Abréviations
- R Signification
RAA
Rhumatologie, immunologie allergologie - [Angl. : AAR - Acute articular rheumatism] Abrév. Rhumatisme
articulaire aigu ou "Maladie de Bouillaud". * rhumato : du latin rhumatismus, du grec rheumatismos [rhumat(o)-], écoulement
d’humeurs ; racine des termes relatifs aux rhumatismes ; * isme : du suffixe -isme servant à former des substantifs. C'est l'une des causes essentielles de l'infection pharyngée ou angine
à streptocoque bêta-hémolytique.
Sans traitement rapide et spécifique, on observe un dysfonctionnement
immunitaire : la cible n'est plus seulement le germe responsable, mais
aussi les synoviales articulaires et le cœur (valvulopathies). Cette
maladie auto-immune résulte donc d'une anomalie de structure entre le
streptocoque bêta-hémolytique et ces tissus. Streptocoques (coques en chaînettes) Haut de page.
RAI
Médecine biologique, immunologie allergologie
- [Angl. : RIA - Research of irregular antibodies]
Abrév. Recherche d'anticorps irréguliers (anti-érythrocytaires).
Cette recherche d'anticorps (AC) sériques est indispensable et doit être
pratiquée avant toute éventualité de transfusion sanguine, mais aussi de
grossesse. Si l'examen s'avère positif, il faudra faire une recherche plus
approfondie pour déterminer quels sont les AC anti-érythrocytaires présents. Ces
AC peuvent être des agglutinines et provoquer de ce fait l'agglutination des
hématies, ou appartenir aux hémolysines et être responsables de l'hémolyse ou
destruction des érythrocytes ou globules rouges. La présence d'anticorps
érythrocytaires peut avoir plusieurs origines, comme l'immunisation du patient
contre ses propres hématies : auto-anticorps, ou appartenir à une même espèce
animale : iso-anticorps, ou provenant d'une autre espèce : hétéro-anticorps. Ils
peuvent être complets et donc facilement décelables lors de leur fixation sur
l'antigène, ou incomplets et il faut alors utiliser des méthodes indirectes plus
élaborées pour les mettre en évidence. Parmi ces méthodes, le test de Coombs * Coombs Robert Royston Amos, dit « Robin » : immunologiste anglais, né le 9 janvier 1921 à Londres, mort le 25 janvier 2006 à
Londres : On met en contact du sérum
antiglobuline humaine et des globules rouges du patient lavés avec du sérum
physiologique. Normalement, il ne se produit pas d'agglutination car les
hématies humaines ne possèdent aucune globuline (aujourd'hui, on parle plutôt
d'immunoglobulines ou Ig) sur leur surface. Si au
contraire, ces hématies ont préalablement absorbé un anticorps, donc des
Ig, il se produira une agglutination. * Dans le test de Coombs direct,
la fixation sur les globules rouges de l'anticorps spécifique a déjà eu lieu
dans l'organisme du patient (donc in vivo), et c'est sur ces globules enrobés d'Ig ainsi fixées que l'on fait agir le sérum antiglobulinique. La réaction
est positive si il y a agglutination. * Dans le test de Coombs indirect,
la fixation de l'anticorps spécifique sur les globules rouges doit se faire in
vitro. On met ensuite en contact le sérum antiglobulinique avec le sérum suspect
d'iso-immunisation et des globules dont on connaît le facteur rhésus. On
comprend bien que le test de Coombs indirect ne permet pas de déceler des AC
fixés sur les globules rouges, mais des AC dans le sérum (anti-érythrocytaires
ou autres). Haut de page.
RAST
Immunologie allergologie, - [Angl. : RAST - Radioallergosorbent
test]
Abrév. Radioallergosorbent test. * radio : du latin radius [radio-], rayon, rayonnement, radiation ; * allergo : du grec allos, autre, et ergon, réaction ; racine des termes relatifs aux
allergies ; * sorbent : terme anglais que l'on peut traduire par
absorption ; * test : de l'anglais test, essai, épreuve.
C'est une méthode de dosage d'une IgE spécifique (immunoglobuline E).
On avait l'habitude de se baser uniquement sur les tests cutanés, sans
corrélation avec les données cliniques pour détecter une allergie. Ce
qui a entraîné des échecs de l'immunothérapie. Un taux d'IgE total élevé
n'est pas une preuve d'allergie. Le RAST vient en complément de l'anamnèse
et des tests cutanés pour confirmer l'allergie. Haut de page
RBC
Hématologie,
histologie cytologie, médecine biologique - [Angl. : RBC - Red
blood cell] Abrév. Cellule rouge du sang. Il s'agit des globules rouges ou érythrocytes ou hématies ( * hémato : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * ie : du suffixe -ie, -ié, -é qui
transforme une racine ou un adjectif en un substantif). Le globule rouge est une cellule anucléée du sang. Il y en a environ cinq millions par mm3 de sang.
Ces cellules ont une durée de vie courte (environ 120
jours), une dimension de 7 x 2 microns, et sont responsables du transport des gaz de la respiration : dioxygène et dioxyde de carbone, grâce à l'hémoglobine qu'elles transportent.
Avec le monoxyde de carbone (CO) l'hémoglobine forme un composé stable responsable d'asphyxie et d'accidents mortels. A leur surface, des marqueurs dits "mineurs"
déterminent les groupes sanguins et le facteur rhésus. Adj. : érythrocytaire : qui concerne les érythrocytes. Schéma d'une hématie Haut de page.
RBP
Biochimie, immunologie allergologie - [Angl. : RBP - Retinol
binding protein, retinoblastoma binding protein]
Abrév. Protéine transportant le (liée au) rétinol. * protéo : du grec
tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première
qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux
protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif
en un autre mot ou substantif. Liée à la préalbumine, cette protéine transporte
la vitamine A ou axérophtol, sous sa forme alcoolique ou rétinol. On la trouve
dans presque tous les liquides de l'organisme : LCR (liquide céphalorachidien),
liquides oculaires, urine. C'est donc un transporteur de vitamine liposoluble dans le
sang et les liquides biologiques. Haut de page
RCH
Gastroentérologie - [Angl.
: Haemorrhagic (hemorrhagic) rectocolitis]
Abrév. Rectocolite
hémorragique. * recto : du latin recta, recte [rect(o)-], droit, exactement, et de l’expression rectum
intestinum, dernière partie de l’intestin qui aboutit à l’anus, c’est-à-dire
le rectum ; * colo : du grec kôlon [col(o)-, colique], intestin ;
racine des termes relatifs au côlon ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. Maladie intestinale classée parmi les MICI (maladies inflammatoires
chroniques) qui se manifeste par des douleurs persistantes, des diarrhées chroniques,
des selles pouvant contenir des glaires ou du sang. Les fièvres sont fréquentes et
on note aussi souvent des atteintes de l'anus : fistules,
fissures. Haut de page
RCIU
Gynécologie obstétrique - [Angl. : IUGR - Intrauterine growth retardation]
Abrév. Retard de croissance intra-utérin. * intra : du latin intra à l’intérieur ; * utérin : du latin uterus [utér(o)-,
-utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez la femme ; syn. :
hystér(o)-, métr(o)-. Le retard de croissance intra-utérin (RCIU) aboutit à un poids de naissance trop faible
au-dessous du 10e percentile en se basant sur des tables réalisées à partir de grossesses uniques.
Par convention, 10% des enfants uniques sont hypotrophes. Il n'en est pas de même pour les
jumeaux. Environ 1 jumeau sur 2 est hypotrophe car son poids de naissance est situé au dessous
du 10e percentile. Il est nécessaire de comparer et de reporter le poids des jumeaux sur les
courbes d'enfant unique, bien que des courbes de croissance d'enfants jumeaux aient été proposées.
Il n'est pas prouvé que le risque de maladie lié à un faible poids de naissance soit moindre pour
un jumeau que pour un enfant unique du même poids et de même terme. Le retard de croissance intra-utérin
est la deuxième cause de mortalité périnatale des jumeaux. Le RCIU augmente le risque de mortinatalité,
de mort per partum et de mort néonatale. De la même façon il est responsable d'une augmentation
importante de la morbidité. Haut de page
RCP RCPS RCR
Cardiologie, pneumologie - [Angl. : CPR - Cardiopulmonary resuscitation (reanimation)]
Abrév. Réanimation
cardiopulmonaire. * ré- : du latin re [re-, ré-], de nouveau, exprime la répétition ; * animation : du
latin animatio, de anima [-animateur, -animation], souffle vital,
donner la vie ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde,
-cardie, cardiaque], cœur ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). La RCP ou réanimation cardiopulmonaire de base fait partie
des GES (gestes élémentaires de survie). Syn. : RCR : réanimation
cardiorespiratoire. Elle comprend la libération des voies respiratoires,
la ventilation, éventuellement par le bouche-à-bouche et, si nécessaire, le massage cardiaque
externe (MCE). Syn. : réanimation des arrêts cardiorespiratoires. La RCPS : réanimation
cardiopulmonaire spécialisée fait suite à la RCP de base. Elle est assurée par des
équipes spécialisées (SAMU, SMUR, hôpitaux).
Il existe une autre abréviation anglaise ABC, qui signifie : Airways
(libération des voies respiratoires) Breathing (ventilation artificielle)
Circulation (massage cardiaque externe). La
réanimation cardiopulmonaire consiste à pratiquer des massages cardiaques
externes (*) et en même temps, une respiration artificielle ou plus exactement :
une ventilation manuelle. Elle est pratiquée lorsque l'on a constaté, sur un
patient, l'absence totale de respiration spontanée (voir cette définition) ou ventilation spontanée. A noter que dans le cadre des soins infirmiers, la
ventilation manuelle a fait l'objet d'une loi : Article R 4311-14, Extrait du décret
2004-802 du 29/07/04 paru au J.O. Du 09/08/04 : "En l'absence
d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière est habilité, après avoir reconnu une
situation comme relevant de l'urgence ou de la détresse psychologique, à mettre
en œuvre des protocoles de soins d'urgence, préalablement écrits, datés et
signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l'infirmier ou l'infirmière
accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu'à l'intervention d'un
médecin. Ces actes doivent obligatoirement faire l'objet de sa part d'un compte
rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du patient.
En cas d'urgence et en dehors de la mise en œuvre du protocole, l'infirmier ou
l'infirmière décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un
médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers
la structure de soins la plus appropriée à son état."
Parmi les techniques de ventilation manuelle, on distingue le
bouche-à-bouche, le bouche-à-nez et la ventilation avec un masque. Dans tous les
cas, la première chose à faire est de placer le patient en décubitus dorsal puis
s'assurer que ses voies respiratoires sont libres, de faire le nécessaire si ce
n'est pas le cas pour supprimer les liquides ou corps étrangers, puis de
basculer doucement sa tête en arrière en élevant le menton. Il faut ensuite
essayer de repérer, pendant 10 secondes un éventuel signe de ventilation
spontanée : souffle, bruit respiratoire, mouvement de la cage thoracique ou de
l'abdomen. Si aucun de ces signes n'est observé, appeler immédiatement (ou faire
appeler) les secours et entreprendre sans tarder la ventilation manuelle qui
consiste en 2 insufflations efficaces, c'est-à-dire qui permettront d'observer
un soulèvement du thorax.
* Bouche-à-bouche : agenouillé à côté de la tête du patient, boucher son nez
avec une main (pouce et index), ouvrir légèrement sa bouche en tenant le menton
avec l'autre main, inspirer sans excès et appliquer fortement sa bouche
largement ouverte autour de celle du patient. Insuffler en 2 secondes environ.
Se redresser pour laisser l'expiration se faire (la poitrine du patient
s'affaisse) et recommencer une deuxième fois.
* Bouche-à-nez : comme pour le bouche-à-bouche, mais une main sur le front pour
maintenir la tête en arrière, l'autre fermant la bouche. L'insufflation se fait
par le nez du patient.
Si le patient ne réagit pas à ces 2 insufflations, observer attentivement
pendant 7 à 10 secondes des signes de reprise de ventilation. Dans la négative,
recommencer l'insufflation pendant environ une minute, à un rythme "naturel". Si
aucune réaction ne se produit, vérifier le pouls carotidien du patient. S'il est
absent, il faut commencer immédiatement la réanimation cardiopulmonaire.
(*) Massage cardiaque externe (MCE) : La
victime doit être placée à plat dos (décubitus dorsal) sur un plan dur. Se
placer à cheval sur un des bras de la victime placé à la perpendiculaire. Le
genou du sauveteur du côté des pieds de la victime prend place dans le creux de
l'aisselle. Retirer les vêtements de la victime. Repérer la zone d'appui en
plaçant un majeur de part et d'autre du sternum. En délimiter la moitié avec les
pouces. Laisser en place sa main du côté de la tête et placer le talon de
l'autre main contre le pouce. Placer ensuite l'autre main par dessus. Relever
les doigts. Pratiquer le MCE bras tendus, épaules à la verticale, sans
balancement. L'amplitude des compressions doit être de 3 à 5 cm. Le relâchement
doit être complet. Le temps de compression doit être égal au temps de
relâchement. Entre deux compressions, il ne faut pas quitter le contact de la
peau. La fréquence des compressions est de 80 par minute. Après avoir réalisé 15
compressions, le sauveteur réalise 2 insufflations. Le sauveteur continue le
massage jusqu'au relais des secours. Toutes les deux minutes (8 cycles 15/2), il
contrôle l'absence de pouls carotidien pendant 5-6 secondes. La coloration des
muqueuses permet de s'assurer de l'efficacité du geste. Haut de page
RGO
Gastroentérologie - [Angl. : GER - Gastroesophageal reflux, GERD -
Gastroesophageal reflux disease]
Abrév. Reflux
gastro-œsophagien. * gastro : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac ; * œsophagien : du grec oisophagos [œsophag(o)-], qui porte ce que l’on mange, en rapport avec
l’œsophage. Le reflux gastro-œsophagien (RGO) correspond au passage
d'une partie du contenu gastrique dans l'œsophage. Il se manifeste par des douleurs
épigastriques, de type brûlures, remontant dans le thorax, souvent après les repas, aggravées
par le coucher et lorsqu'on se penche en avant. En pratique clinique, il désigne une
affection fréquente caractérisée par des symptômes et/ou des lésions œsophagiennes en
rapport avec ce reflux. Les lésions œsophagiennes muqueuses correspondent à l'œsophagite
par reflux (œsophagite peptique). L'œsophagite peut se compliquer de sténose, d'hémorragie,
d'ulcère ou de métaplasie cylindrique du bas œsophage appelée endobrachyœsophage (ou
œsophage de Barrett). Les symptômes peuvent évoluer sans lésions œsophagiennes ou,
plus rarement, les lésions œsophagiennes peuvent être
asymptomatiques. Haut de page
RMN
Imagerie médicale et interventionnelle - [Angl. : NMR - Nuclear magnetic resonance, magnetic
resonance] Abrév. Résonance Magnétique
Nucléaire. * résonance : du latin resonantia [résonance, résonateur], phénomène d’interaction qui se produit
entre les atomes et le rayonnement électromagnétique auquel ils sont soumis ; * magnétique : du grec magnês lithos, pierre aimantée ou
pierre de Magnésie, du nom de la ville d'Asie Mineure dans laquelle on trouvait
une grande quantité de minerai ; * nucléaire : du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau. La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire
née dans les années 55-60, permet de déterminer la structure des molécules
en utilisant les propriétés magnétiques des noyaux. Les fréquences de résonance
des différents noyaux dans des champs magnétiques intenses donnent d'excellents
renseignements sur la densité électronique au niveau de ces noyaux. Très utilisée
par les chimistes dès son origine, au point de devenir indispensable dans les
laboratoires de synthèse et d'analyse, la RMN, technique non destructive, voit
son champ d'application s'étendre au niveau des laboratoires de biologie et
connaît un développement impressionnant dans le domaine médical Une installation IRM
avec l'avènement de l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Haut de page
RNSP
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : Network of National Public Health]
Abrév. Réseau
national de santé publique. Il a été créé en 1992 pour renforcer le
dispositif d’épidémiologie d’intervention. Son activité s'est progressivement développée
et en 1995, la gestion et l'analyse des données des maladies à déclaration obligatoire
lui ont été confiées. La loi du 1er juillet 1998, relative au renforcement de la veille
sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme, qui
crée l'Institut de veille sanitaire, constitue une nouvelle étape dans le développement
de la surveillance épidémiologique en France. Elle confie à un établissement public de
l'État la charge : "d'effectuer la surveillance et l'observation permanente de
l'état de santé de la population" (en s'appuyant sur un réseau national des partenaires
susceptibles de concourir aux missions de veille sanitaire). Haut de page
RNV
Cardiologie, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Radionuclear (ou Radionuclide) ventriculography].
Abrév. En français, c'est
la ventriculographie isotopique. * ventriculo : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-,
-ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du
cœur, du cerveau ou du larynx ; * graphie : du
grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * isotope : se dit d'éléments chimiques identiques qui ne diffèrent que par
les masses de leurs atomes. Cet examen est
basé sur la scintigraphie, (* scinti : du latin scintillare, de scintilla [scinti-], briller avec des
éclats, relatif à l’enregistrement de radiations émises par un organe après
injection d’un isotope),
technique d'imagerie médicale basée sur la détection des radiations émise par
une substance radioactive introduite dans l'organisme et qui présente une
affinité particulière pour l'organe ou le tissu à explorer. Le produit injecté
est un traceur (sérum-albumine ou hématies) marqué au technétium 99m Tc99m-MIBI : technétium - Méthoxy IsoButyl Isonitrile.
La scintigraphie cardiaque comporte 2 types d'examens : la scintigraphie
myocardique et la scintigraphie cavitaire. * La scintigraphie myocardique qui
est souvent réalisée après une épreuve d'effort, est spécifiquement destinée à
étudier le muscle cardiaque (ou myocarde) et permet de mettre en évidence des
zones insuffisamment irriguées, donc souffrant d'un apport insuffisant en
dioxygène, dans des pathologies comme l'angine de poitrine ou l'infarctus du
myocarde. * La scintigraphie cavitaire permet d'estimer les volumes de sang
éjectés à chaque systole, c'est-à-dire de mesurer l'efficacité de la pompe
cardiaque et l'intégrité des valves. La ventriculographie isotopique permet
l'étude détaillée de la fonction du ventricule gauche et de ses valves, en
particulier de son éventuel état de dégradation après un ou plusieurs infarctus
myocardiques. C'est un examen totalement inoffensif et qui peut être reproduit
sans danger, intéressant également avant la pose d'un pace maker ou stimulateur
cardiaque chez les patients atteints de troubles du rythme cardiaque. La
radioactivité émise provisoirement par le patient est captée par une
gamma-caméra qui enregistre et visualise les variations de cette radioactivité
au niveau des ventricules pendant le cycle cardiaque. Haut de page
ROG
Odontostomatologie - [Angl. : GBR - Guided bone regeneration]
Abrév. Régénération
osseuse guidée. * re- : du
latin re [re-, ré-], de nouveau, exprime la répétition ; * génération : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique,
-génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre ; * osseuse :
du latin ossum, de os, ossis [oss(i)-, osseux], os. Elle se pratique avant la mise en place d'un implant
dans une alvéole après extraction dentaire. Elle permet de prévenir l'alvéolyse post-extractionnelle.
On utilise de l'os autogène (du patient), de l'os bovin déprotéiné, du corail ou encore
des matériaux synthétiques. Haut de page
RTMS
rTMS
Neurologie - [Angl. : RTMS - Repetitive transcranial magnetic stimulation]. Abrév. Stimulation magnétique transcranienne répétitive. Syn. : SMT, SMTr. TMS,
rTMS. La stimulation magnétique transcranienne répétitive à basse
fréquence est une technique qui est utilisée, entre autres, pour le traitement
des dépressions résistantes ou dépressions majeures. La stimulation se fait à
l'aide d'une bobine magnétique au niveau du cortes frontal, sans contact direct
avec la peau. On a noté une amélioration significative chez un nombre
intéressant de patients, mais des études doivent encore être menées pour
"préciser les paramètres de stimulation et le site d'application de la SMTr à
basse fréquence les mieux adaptés au traitement de la dépression". Haut de page
rt-PA
RTPA
Hématologie, histologie
cytologie, médecine biologique - [Angl. : RTPA - Recombinant tissue plasminogen activator] Abrév. Activateur
tissulaire du plasminogène recombinant La
thrombolyse * thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * lyse : du
grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution (syn. fibrinolyse) est la destruction d'une thrombose, c'est-à-dire d'un caillot
sanguin. Un produit ou médicament capable d'une telle lyse est uns
thrombolytique (syn. fibrinolytique), ce terme pouvant être employé comme
adjectif ou comme substantif. La thrombolyse ou fibrinolyse, pratiquée en milieu
hospitalier du fait de l'urgence et des réactions secondaires allergiques
possibles, est indiquée pour dissoudre un caillot dans le cas d'une embolie
pulmonaire, d'un infarctus du myocarde (artère coronaire bouchée par un caillot
athéromateux), entre autres. Selon les cas, les substances utilisées sont
l'urokinase, la streptokinase, le rt-PA (recombinant tissue plasminogen
activator ou activateur tissulaire du plasminogène recombinant). Il est à noter
que dans les cas d'infarctus, la thrombolyse est commencée par les premiers
secours, ce qui augmente considérablement les chances de survie des patients. Remarque : le terme thromboclasie (du
grec klastos [-clasie, clasique, -claste], briser),
très peu utilisé de nos jours, est synonyme de thrombolyse. Haut de page
RU 486
Gynécologie obstétrique, pharmacologie, endocrinologie
- [Angl. : RU-486,
mifepristone] Abrév. Du nom du laboratoire Roussel-Uclaf, le n° 486 correspond
à un répertoire de synthèses. La RU 486 est une pilule abortive (* abortif,
ive- : du latin abortivus : né avant terme, qui fait avorter). Mode d’action : Les molécules de
progestérone traversent la membrane plasmique et se lient à des
protéines-récepteurs du noyau. Le complexe hormone-récepteur ainsi formé se lie
à l’ADN et déclenche la synthèse de protéines indispensables à l’évolution de
l’endomètre. Le RU 486 se fixe sur les mêmes récepteurs, mais ce complexe ne
détermine pas la synthèse de protéines. En conséquence, la muqueuse utérine se
délabre et les règles surviennent peu après.
Prescription : - 3 comprimés de 200 mg en une
prise. - 36 à 72 heures plus tard, saignement de la muqueuse
utérine. - Prostaglandine en suppositoire vaginal ou injection IM.
L’embryon est expulsé dans les 4 heures. Haut de page
RX
Radiologie, imagerie médicale - [Angl. : X-Ray]
Abrév. Rayons X. Cette abréviation signifie donc radiographie
avec des rayons X ou de Röntgen. Ces rayons sont des vibrations
électromagnétiques analogues à celles de la lumière, de longueur d'onde comprise
entre 0,01 et 10 nm (nanomètres), mais de fréquence beaucoup plus élevée. Ces RX
ou rX prennent naissance lorsque des électrons rapides sont arrêtés brusquement
par un obstacle. Haut de page