Abréviations - S Signification
SA
Rhumatologie
- [Angl. : AS, Ankylosing
spondylarthritis, ankylosing spondylitis] Abrév. Spondylarthrite
ankylosante. * spondylo : du latin spondylus ou du grec spondulos [spondyl(o)-] vertèbre, ancien nom
des vertèbres ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie],
articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en
médecine, une maladie inflammatoire ; * ankylosante : du grec agkulos [ankyl(o), ankylosant], resserré, agkulôsis, courbure, diminution plus ou
moins importante de la liberté de mouvement d’une articulation. C'est le deuxième rhumatisme inflammatoire après la polyarthrite rhumatoïde. Elle se déclare essentiellement
entre 15 et 50 ans. C'est une maladie polygénique, avec facteurs génétiques et environnementaux (il existe 2
formes familiales). Tous les éléments de la colonne vertébrale sont touchés et se soudent, provoquant un
enraidissement progressif. Même les mouvements respiratoires finissent par être gênés. La maladie se poursuit
par des atteintes du bassin, des déformations importantes de la colonne vertébrale, des douleurs importantes. Haut de page.
SAAP
Immunologie allergologie, hématologie, médecine biologique
- [Angl. : APS - Antiphospholipid
antibody syndrome] Abrév. Syndrome des anticorps antiphospholipidiques.
* syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * anti : du préfixe anti- indiquant
l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * corps : du latin corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d’un être animé. Il s'agit d'une hypercoagulabilité sanguine, responsable de manifestations pouvant être graves. Les symptômes sont
nombreux et variés : crises migraineuses fréquentes, AIT (accident ischémique transitoire, c'est-à-dire ponctuel et
disparaissant sans séquelles), AVC (accident vasculaire cérébral), TVP (thrombose veineuse profonde), cardiopathies
etc. Le traitement de cette hypercoagulabilité repose sur les AVK (antivitamines K) et des antiagrégants plaquettaires. Le
SAAP est souvent associé au purpura thrombopénique idiopathique et au LEAD (lupus érythémateux aigu disséminé). Haut de page.
SAB
Cardiologie, chirurgie cardiaque - [Angl. : SAB - Sinoatrial block] Abrév. En français : BSA - Bloc sino-auriculaire. * bloc : du
néerlandais bloc, de l’anglais block, masse lourde et solide qui
empêche tout passage ; * sino : du
mot latin sinus [sinus(o)-, sinusal] qui signifie pli. En anatomie,
désigne diverses cavités de l’organisme ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt
de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans
l’oreille), ou à l’oreillette.
L'expression "bloc cardiaque" ou "bloc du cœur" est presque un terme générique,
car il signifie la présence d'un bloc ou trouble de la conduction des ondes
électriques au niveau du tissu nodal (voir le schéma "Le tissu nodal dans le
cœur") et les différentes possibilités sont très nombreuses. Sans entrer dans
les détails, on parlera de bloc sino-auriculaire ou bloc sino-atrial si l'onde
se propage mal ou pas du tout entre le sinus et l'oreillette, de bloc
intra-auriculaire ou intra-atrial si la lésion siège à l'intérieur même des
oreillettes, de bloc auriculoventriculaire (les cas les plus fréquents) ou blocs
de branche - voir ci-dessous. Le bloc binodal
est plus grave, classé comme bloc du troisième degré, c'est-à-dire que c'est un
bloc total qui affecte les premiers éléments du tissu nodal : noeud sinusal,
voies de conduction intra-atriales, noeud septal et même le début du faisceau de
His. C'est une maladie dégénérative que l'on retrouve assez souvent dans les
blocs congénitaux. Le tissu nodal dans le cœur Haut de page.
SAL
Immunologie allergologie, médecine biologique
- [Angl. : ALS - Antilymphocyte
serum] Abrév. Sérum antilymphocytaire. * sérum : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se
sépare du sang après coagulation ; * anti : du
préfixe anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * lympho : du
latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * cytaire : du
grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule.
Comme son nom l'indique, le sérum antilymphocytaire ou SAL est destiné à agir
contre les lymphocytes. C'est l'une des catégories de leucocytes ou globules blancs,
c'est-à-dire qu'elle possède un noyau. Un lymphocyte (frottis)
Les
lymphocytes
sont
présents
en
grand
nombre
dans
les
tissus
lymphoïdes
(lymphe,
sang).
On
distingue
2
grandes
catégories
fonctionnelles
:
les
lymphocytes
B
(LB)
et
les
lymphocytes
T
(LT).
Ils
participent
tous
à
la
réponse
immunitaire
spécifique.
Les
cellules
tueuses
naturelles
sont
des
lymphocytes
qui
participent
à
une
réponse
immunitaire
non
spécifique
et
qui
s'attaquent
essentiellement
aux
cellules
cancéreuses. C'est un sérum hétérologue (donc obtenu à partir d'un être vivant
n'appartenant pas à l'espèce humaine) qui agglutine les lymphocytes et les
détruits, réduisant ainsi le potentiel de défense immunitaire du sujet auquel on
l'administre. Ce sérum immunosuppresseur est obtenu en injectant chez l'animal
des lymphocytes humains, ce qui provoque l'apparition d'anticorps spécifiques
sériques, fixés sur les immunoglobulines G (ou IgG) et c'est cette fraction
appelée GAL (globulines antilymphocytaires) qui est utilisée. Haut de page.
SAPHO
Rhumatologie - [Angl. : SAPHO - Synovitis, Acne, Pustolosis, Hyperostosis, Osteitis (syndrome)] Abrév. Syndrome
acné-pustulose-hyperostose-ostéite. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * acné : du grec akmê [acné], qui a
été altéré et qui signifie pointe ; * pustulo : du latin pus, puris,
liquide jaunâtre qui se forme aux points d’infection d’un organisme, et de pustula, petite saillie de la peau contenant du pus ; * hyper : du
grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en
intensité ou en quantité ; ostose : du latin ossum, de os,
ossis [oss(i)-, osseux], os. C'est l'association d'au moins deux des manifestations suivantes
: synovite, acné pustuleuse palmaire ou/et plantaire, une ostéite aseptique de la paroi thoracique, hyperostose. Ce
syndrome est souvent associé aux MICI (maladies inflammatoires chroniques de l'intestin). Haut de page.
SAPL
Immunologie allergologie, angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : APS - Antiphospholipid
syndrome] Abrév. Syndrome des antiphospholipides. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * anti : du préfixe anti- indiquant
l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * phospho : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux :
relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * lipides : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras. Un sujet atteint
du SAPL présente des anticorps dirigés contre les phospholipides ou à des protéines plasmatiques liées à ces
phospholipides. Il en résulte des thromboses, essentiellement veineuses, avec embolies et infarctus pulmonaires,
AVC (accidents vasculaires cérébraux), lésions cutanées et pertes fœtales chez les femmes enceintes. Haut de page.
SAS SAOS
Pneumologie - [Angl. : SAS - Sleep apnea
syndrome] Abrév. Syndrome d'apnée du
sommeil. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * a- : du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; * pnée : du grec pnein [-pnée],
respirer. Arrêts respiratoires plus ou moins fréquents (l'apnée est un arrêt respiratoire supérieur à
10 secondes) pendant le sommeil. Les SAS s'observent à tout âge mais, avant 60 ans, ils affectent surtout les
hommes. Ils touchent 0,3 à 5% de la population. Le malade court des risques sur les plans cardiovasculaire et
neuropsychiatrique. Synonyme : SAOS : syndrome d'apnée obstructif du sommeil. Haut de page.
SCBH
Chirurgie ophtalmique - [Angl. : Horner-Bernard syndrome] Abrév. Syndrome de Claude Bernard-Horner. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie. De Claude
BERNARD (médecin français, né
en 1813 à Saint-Julien (Rhône), mort en février 1878) et de Johann
Friedrich HORNER (ophtalmologue suisse, né le 27 mars 1831 à
Zurich, mort le 20 décembre 1886 à Zurich). Le ptôsis est synonyme de blépharoptôse,
c'est-à-dire de la descente anormale des paupières supérieures qui ne peuvent
plus être relevées par leurs muscles élévateurs plus ou moins paralysés. Une
variante appelée ptôsis sympathique présente les mêmes symptômes, associés à un
retrait (rétraction) des globes oculaires, un myosis et une paralysie
vasomotrice faciale. La cause semble être une lésion du sympathique cervical. La
toxine botulinique constitue l'un des traitements de cette pathologie, connue
aussi sous le nom de syndrome de Claude Bernard-Horner (SCBH), ou syndrome
oculosympathique ou syndrome sympathique cervical. On connaît maintenant des
formes familiales de SCBH idiopathiques (à transmission selon le mode
autosomique dominant).
Les ophtalmologues classent les ptôsis en 2 catégories : les congénitaux et les
acquis, avec dans cette dernières plusieurs formes : aponévrotique, myogène,
myasthénique, neurogène, sympathique. Pour plus de détails, voir la page
"Chirurgie des paupières" sur le site http://www.snof.org/chirurgie/paupieres5.html des Ophtalmologues de France. Haut de page.
SCI
Gastroentérologie, chirurgie digestive
- [Angl. : Irritable bowel syndrome,
irritable colon syndrome] Abrév. Syndrome du côlon irritable. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * côlon : du grec kôlon [col(o)-,
colique], intestin ; racine des termes relatifs au côlon.
Le syndrome du côlon irritable affecte plus les femmes que les hommes,
essentiellement dans la tranche d'âge 25 - 45 ans. Les principaux symptômes sont
la constipation et/ou les diarrhées, une gêne et des douleurs abdominales, des
ballonnements. Les causes exactes ne sont toujours pas connues, mais le SCI
résulte souvent de problèmes de motricité intestinale (paresse intestinale due à
un transit insuffisant ou ralenti), d'hypersensibilité viscérale (cause ou
conséquence ?). Haut de page.
SCV
Angiologie, cardiologie, médecine biologique,
endocrinologie et métabolismes - [Angl. : Cardiovascular system] Abrév. Système
cardiovasculaire * appareil : du latin populaire appariculum, du latin classique apparatus, de apparare, préparer ; en biologie, ensemble d’organes ou d’éléments qui
assurent une même fonction ; * système : du grec sustêma [système], assemblage ; * cardio : du latin cor, du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * vasculaire : du
latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin et
lymphatique).
L'appareil circulatoire est formé du cœur, des vaisseaux sanguins, artères,
veines et capillaires, des vaisseaux lymphatiques, ainsi que des nerfs et
hormones qui contrôlent cet ensemble. Ses rôles principaux sont le transport du
dioxygène, des nutriments et des produits de synthèse à tous les organes du
corps, l'élimination des déchets, mais aussi le maintien de l'homéostasie, de la
volémie du milieu intérieur.
I. Le cœur.
Le cœur est un organe unique,
situé au centre de la cage thoracique, dans le médiastin, entre les 2 poumons.
Pour assumer parfaitement son rôle de pompe, il est divisé en quatre cavités
: les 2 oreillettes par lesquelles le sang entre dans le cœur, les 2
ventricules pour la sortie vers les artères et tous les organes du corps. Cette circulation à sens unique est possible grâce à la présence de valvules (ou
valves) cardiaques et artérielles, fixées solidement à des piliers par des
fibres. Les valves cardiaques (mitrale entre ventricule et oreillette gauches,
tricuspide à droite) ou auriculo-ventriculaires ne laissent passer le sang que
des oreillettes vers les ventricules. Quand les ventricules se contractent, les
valves artérielles ou sigmoïdes s'ouvrent pour laisser le sang passer dans les
artères, puis se referment aussitôt pour empêcher le sang de redescendre dans
les ventricules. A noter que c'est la fermeture des valves qui produit les 2
bruits cardiaques.
Les cellules du myocarde (muscle cardiaque) sont contractiles et réagissent à
des impulsions électriques créées et transmises par le tissu nodal : nœud
sinusal (c'est le point de départ des ondes électriques), nœud septal qui
transmet l'onde électrique aux 2 oreillettes, faisceau de His pour la
transmission aux ventricules. En cas de problème sévère de cette conduction
électrique (on parle d'un bloc), le chirurgien peut procéder à la pose d'un
pace maker, pile au lithium qui régularise le rythme cardiaque.
Le cœur est tapissé à l'extérieur par le péricarde (double membrane) et, à
l'intérieur, par l'endocarde. Il est nourri en dioxygène et nutriments par 2
artères partant directement de l'aorte au niveau de la valve sigmoïde aortique
: les artères coronaires. Toute atteinte de ces artères coronaires
(athéromes) peut compromettre l'irrigation d'un ou de plusieurs territoires
cardiaques et provoquer des accidents tels les angines de poitrine, les
infarctus.
Le cœur est un organe autorégulé grâce à 2 nerfs principaux : le
pneumogastrique (X) dont les terminaisons sécrètent de l'adrénaline,
cardioaccélératrice, et l'orthosympathique dont les terminaisons nerveuses
sécrètent l'acétylcholine, cardiomodératrice. Adj. et n. : cardiaque (du suffixe -iaque qui transforme une racine ou un substantif en adjectif) : caractérise
ce qui a un rapport avec le cœur (valve cardiaque, attaque cardiaque ...) et une personne
qui souffre de pathologie du cœur. Le
cœur en vue externe antérieure Coupe du
cœur Innervation extracardiaque et centres régulateurs Pour
en savoir beaucoup plus sur le rôle du coeur dans la régulation de la pression
artérielle, voir la définition de la pression artérielle.
II. Les vaisseaux sanguins.
A. Les artères.
* artère : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une
artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes. Une artère est un vaisseau sanguin qui conduit le sang des ventricules à tous
les organes du corps et qui permet l'alimentation de toutes les cellules en
dioxygène et en nutriments. Formées de 3 couches ou tuniques, elles possèdent
des fibres musculaires lisses qui leur permettent de changer de diamètre. Grâce
à cette propriété, elles peuvent supporter l'importante pression sanguine
générée par les puissantes contractions ventriculaires. L'artère pulmonaire fait
sortir le sang du cœur par le ventricule droit et l'amène aux poumons où il perd
son dioxyde de carbone et se recharge en dioxygène. La plus grosse artère de
notre corps est l'aorte qui part du ventricule gauche puis distribue le sang
oxygéné à tout le corps. Les échanges essentiels se font au niveau des
capillaires, formés d'une seule couche de cellules, vaisseaux intermédiaires
entre les artères et les veines. Le Doppler (ou écho-Doppler) qui utilise les
ultrasons et l'angiographie (ou artériographie), avec rayons X et injection d'un
produit radio-opaque, demeurent aujourd'hui encore les examens de base pour
estimer l'état du système artériel. Schéma simplifié de l'appareil circulatoire
B. Les veines.
* veine : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines. Une veine est un vaisseau sanguin qui assure la circulation de retour, des
capillaires jusqu'au cœur (entrée dans l'oreillette droite par les veines caves
supérieure et inférieure). Plus nombreuses que les artères, certaines d'entre elles présentent des replis : les
valvules, qui ont pour rôle de favoriser le reflux du sang, notamment dans les
membres inférieurs. C'est la dilatation excessive de ces valvules qui provoque
les varices. des veines profondes suivent le trajet des artères, mais la plupart
d'entre elles sont superficielles (visibles sur le dos de la main et la face
interne du poignet, par exemple). Elles sont composées de 3 tuniques : intima
(interne), media (moyenne) et externa (externe ou adventice).
Elles n'ont pas le même tonus que les artères : une veine sectionnée s'affaisse, alors qu'une
artère garde une section circulaire. Adj. : veineux : qui se rapporte
à une veine (système veineux). Coupe transversale d'une veine
C. Les capillaires.
* capillo : du latin capillaris, de capillus [capill(o)-], cheveu ou fin comme un cheveu ;
* aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir
d’une racine. En anatomie, un capillaire est un vaisseaux dont le
diamètre est aussi fin que celui d'un cheveu. Les capillaires sont constitués
d'une seule couche de cellules, ce qui les rend particulièrement perméables
aux gaz et aux petites molécules (qui traversent les deux membranes par
pinocytose (endocytose puis exocytose). On distingue essentiellement les
capillaires sanguins et lymphatiques. La lumière des capillaires sanguins est
parfois inférieure au diamètre des hématies ou globules rouges, ce qui ne les
empêche pas de circuler, du fait de leur important pouvoir de déformation.
C'est à travers les parois de ces capillaires sanguis que se font les échanges
gazeux avec les hématies et les échanges de nutriments entre le plasma et la
lymphe interstitielle.
Nos capillaires sanguins, dont la longueur totale
est estimée à environ 100 000 kilomètres, sont munis de très
nombreux muscles circulaires ou sphincters qui en règlent le débit et qui
réagissent aux facteurs extérieurs (température) et à certaines hormones.
Les capillaires lymphatiques récupèrent la lymphe interstitielle avec le
dioxyde de carbone et les molécules de déchets, puis les emmènent vers le
système lymphatique, le canal thoracique et la veine sous-clavière gauche. Le
mot capillaire est aussi un adjectif : qui a le diamètre d'un cheveu (vaisseau
capillaire), qui se rapporte aux cheveux (lotion capillaire).
III. Les vaisseaux lymphatiques.
* lymphatique : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe. Le système
lymphatique ou tissu lymphoïde est essentiellement constitué des vaisseaux
lymphatiques qui conduisent la lymphe, des lymphocytes qui y circulent, en
sortent ou y entrent selon les besoins, des ganglions lymphatiques,
véritables réservoirs où se concentrent les lymphocytes et des organes
lymphoïdes : amygdales, moelle osseuse, plaques de Peyer (intestin), rate,
thymus. Système lymphatique et localisation des principaux ganglions Haut de page.
SDHA SDHEA
Endocrinologie et métabolismes - [Angl. : DHA-S, DHEA-S,
Dehydroepiandrosterone Sulfate] Abrév. Sulfate
de déhydroépiandrostérone. * sulfate : du latin sulfur, sulfuris [sulf(o)-, -sulfate], relatif au soufre ; * dé : du préfixe
latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou
hydrogène ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle ; * stérone : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps
qui dérivent du noyau stérol. Biologiquement moins actif que les autres androgènes, il constitue
le produit majeur de la sécrétion des surrénales. A noter que de faibles quantités de DHEA sont produites au
niveau des ovaires et des testicules. Haut de page.
SDRA
Pneumologie - [Angl. : Acute respiratory distress syndrome] Abrév. Syndrome de détresse
respiratoire aiguë. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * aiguë : du latin acutus [aigu, aiguë],
effilé, pointu. Forme grave de défaillance pulmonaire entraînant une hypoxémie sévère,
nécessitant le recours à la ventilation assistée. C'est une forme majeure d'œdème pulmonaire non cardiogénique,
dû à un trouble de la perméabilité de la membrane alvéolocapillaire ou œdème lésionnel avec fuite accélérée
d'eau et de protéines dans l'interstitium. Haut de page.
SEG
Gynécologie obstétrique, recherche médicale
- [Angl. : European Association of
Gynaecology] Abrév. Société Européenne de
Gynécologie. * gynéco : du grec gunê, gunaikos [gyn(o)-, gynéco-, -gyne], femme ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours,
raison. Site Internet : http://www.seg-web.org Extraits du site : "Les buts de la SEG
sont : * encourager et développer les échanges entre les gynécologues européens,
* partager les expériences médico-scientifiques des membres, * développer
l'enseignement et l'expérimentation en Europe dans tous les domaines de la Gynécologie,
* étudier les implications éthiques et sociales des différentes branches de
la Gynécologie, Ceci grâce à : * l'organisation de congrès européens, * la
collaboration avec d'autres sociétés, dans la discipline et hors de la
discipline, * le développement d'essais multicentriques, * la communication
large dans et hors de la SEG par l'intermédiaire d'un site Internet constamment
et régulièrement mis à jour. Haut de page.
SEP
Neurologie, m édecine biologique - [Angl. : Multiple sclerosis] Abrév. Sclérose
en plaques. * sclérose : du
grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi
à la sclérotique de l’œil ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. L'étiologie
de cette maladie incurable reste inconnue. On soupçonne l'intervention d'un virus qui possède à sa surface une
particule, proche de la myéline, et qui provoque la formation d'anticorps. Or ces anticorps ne font pas la différence
entre cette particule virale et la myéline. Il en résulte une démyélinisation avec perturbation de la conduction des
influx nerveux. Les symptômes les plus fréquents sont un tremblement intentionnel, un nystagmus, une ataxie,
une dysarthrie, des troubles psychiques, entre autres. Cette maladie touche près de 50 000 personnes en France
et débute entre 20 et 40 ans. Le traitement actuel repose sur la prescription d'interféron bêta à partir de la deuxième
poussée clinique. Actuellement on va vers cette prescription dès la première crise. Haut de page.
SFA
Gynécologie obstétrique; pédiatrie - [Angl. : Foeto-alcoholic syndrome] Abrév. - Syndrome
fœtoalcoolique. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus, c’est-à-dire au produit de
la conception non encore arrivé à terme mais ayant déjà les formes de l’espèce
visibles à l’œil nu ; * alcoolique : du latin des alchimistes alkol,
alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool. Du latin des alchimistes alkol, alkohol,
de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool. Autre écriture possible : syndrome fœto-alcoolique.
Syn. : syndrome d'alcoolisme fœtal, embryofœtopathie alcoolique (E.F.A.). C'est l'ensemble des symptômes
frappant le nouveau-né victime de l'alcoolo dépendance de sa mère. La découverte de ce syndrome est due
au Dr Lemoine de Nantes (1968). Les conséquences pour le fœtus sont nombreuses et souvent dramatiques. Entre
autres : une dysmorphie cranio-faciale, retard de croissance, volume cérébral réduit, atteintes des organes sensoriels
(vue, ouïe), malformations cardiaques et urogénitales, défense immunitaire réduite etc. Haut de page.
SFAIC
Immunologie allergologie, recherche médicale - Abrév. [Angl. : French Society of Clinic Allergology and Immunology] Société
Française d'Allergologie et d'Immunologie Clinique. "La SFAIC a pour but d'encourager les études
cliniques et enseignements universitaires, et de favoriser la recherche scientifique fondamentale et appliquée, notamment
à la prévention, au diagnostic et à la thérapeutique de ces disciplines". Cette société édite une Revue Française
d'Allergologie et d'Immunologie Clinique et possède un site internet. http://www.sfaic.com/ Haut de page.
SFC
Neurologie, immunologie allergologie - Abrév. [Angl. : Chronic Fatigue Syndrome] Syndrome
de fatigue chronique. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. Maladie chronique invalidante qui affecte autant les enfants que les adultes. Les
synonymes de cette maladie sont très nombreux : CFS (Chronic Fatigue Syndrome) ou CFIDS (Chronic Fatigue Immun
Dysfonction Syndrome) ou ME (Myalgic Encephalomyelitis), EM (Encéphalomyélite myalgique), maladie d'Islande,
neuromyasthénie épidémique, neuromyasthénie postinfectieuse. Le Syndrome de Fatigue Chronique diffère de la
plupart des sensations typiques de fatigue. C'est une maladie invalidante qui intervient dans la capacité des personnes
à assumer les tâches les plus simples de la vie quotidienne, parfois pendant de longues périodes de vie. Même la
plus petite tâche devient un obstacle insurmontable, et dépenser un peu d'énergie peut renvoyer une personne directement
au lit. Pour l'instant l'étiologie (cause) de cette maladie est inconnue. Le Syndrome de Fatigue
Chronique est diagnostiqué par l'exclusion de toutes les autres maladies connues par la science moderne, comme
les scléroses multiples, le lupus, certains cancers, la dépression, le sida, les problèmes de thyroïde, etc... Il
existe une Association Française du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie CFS/SPID : http://asso.nordnet.fr/cfs-spid/ Haut de page.
SFCPCV
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle, recherche médicale
- [Angl. : French Society of Colposcopy
and Cervicovaginal Pathology] Abrév. Société Française de Colposcopie et de Pathologie
Cervico-Vaginale. * colpo : du grec kolpos [colp(o)-], vagin ; * scopie : du grec skopein,
[-scope, -scopie, -scopique], regarder ; * patho : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement
accidentel ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique,
-logiste, -logue] science, discours, raison ; * cervico : du latin cervix, cervicis [cervic(o)-], relatif au cou, à la nuque ou au col (utérus,
vessie, fémur) ; * vaginale : du latin vagina [vagin(o)-,
-vaginal], gaine, relatif au vagin, qui va de la vulve à l’utérus. Extrait du site Internet : "En mars 2000, la Société a rendue publiques des Recommandations pour
la pratique de la colposcopie, élaborées en collaboration avec le Collège des
gynécologues obstétriciens Français, la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale et le Syndicat
National des Gynécologues et Obstétriciens de France. Ces mêmes quatre partenaires sont également engagés dans
l'élaboration d'un projet d'Assurance de Qualité en Colposcopie, prévu pour l'an
2001." Haut de page.
SFHH
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : French Society of Hospital
Hygiene] Abrév. Société Française d'Hygiène
Hospitalière. Cette
association édite la revue Hygiènes : "Première revue consacrée à
l'hygiène en milieu de soins et à la lutte contre l'infection nosocomiale, HYGIÈNES
se veut une arme mise à la disposition de tous les professionnels de la santé
et de l'environnement hospitalier, pour que l'hôpital soit réellement un
"établissement de soins". HYGIÈNES est la revue officielle de la Société
Française d'Hygiène Hospitalière"
SFHH
Médecine générale - [Angl. : French Society of Hospital
History] Abrév. Société
Française d'Histoire des Hôpitaux. "La SFHH est une association régie
par la loi de 1901, créée en 1958 sous l’égide de la Fédération
hospitalière de France. La SFHH
réunit historiens, universitaires, archivistes, hospitaliers dans des objectifs
communs : encourager et développer l’étude
de l’histoire des hôpitaux ou établissements de bienfaisance, assurer
la protection et la mise en valeur du patrimoine mobilier et immobilier des établissements
hospitaliers, rapprocher les chercheurs de tous pays".
Site internet : http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhh/present.htm Haut de page.
SGB
Neurologie,
immunologie allergologie - [Angl. : GBS - Guillain-Barré Syndrome] Abrév. Syndrome de Guillain-Barré. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie. Appelée
également polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire aiguë, le SGB
est une maladie autoimmune rare aux causes (étiologie) encore mal connues. Le
système immunitaire se dérègle et attaque les nerfs, notamment en détruisant
la gaine de myéline. La maladie peut apparaître après une infection virale
respiratoire ou gastrointestinale. Les principaux signes sont une faiblesse
croissante, des picotements dans les quatre membres, puis une paralysie qui
s'installe en quelques jours ou semaines. La paralysie se généralise pour
atteindre la face, et des problèmes de déglutition et de respiration peuvent
survenir, nécessitant une hospitalisation d'urgence dans un service de réanimation.
La dégradation soudaine du patient peut entraîner d'importants problèmes
psychologiques. La clef du diagnostic est la ponction lombaire qui montre, dans
le LCR (liquide céphalorachidien) une hyperprotéinorachie (excès de protéines
dans ce LCR) et une dissociation albumino-cytologique. Après la phase
ascendante rapide (au cours de laquelle tous ces symptômes apparaissent), il y
a une phase dite "plateau" qui peut durer de quelques semaines à
plusieurs mois, puis la phase de récupération, plus ou moins longue selon les
patients. 5 à 10% des cas sont mortels. Pour les autres, la récupération est
relativement bonne, mais il n'est pas rare que des séquelles nerveuses et
musculaires subsistent. Haut de page.
SGPT SGOT
Hépatologie, médecine biologique - [Angl. : Glutamic pyruvic transaminase,
alanine aminotransferase, Glutamic oxaloacetic transaminase, aspartate
aminotransferase] Abrév. Transaminase
glutamique-pyruvique. * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * amino : amide et amine sont
des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques
composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de
radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme,
synonyme de diastase. Les transaminases sont des enzymes
qui interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés. Les
deux transaminases les plus étudiées en biologie sont les suivantes : alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), également appelée transaminase glutamique-pyruvique
(TGP ou GPT, ou encore SGPT) ; aspartate aminotransférase (AST ou
ASAT), également appelée transaminase glutamique oxalo-acétique (TGO ou OT
ou encore SGOT) ; Ces deux transaminases ont un taux légèrement plus
élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que lors d'un effort musculaire important
et prolongé. On voit leur taux monter, de façon très importante, en cas d'hépatite (10
à 100 fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires ou d'intoxication alcoolique.
Leur taux augmente également au cours de l'infarctus du myocarde ou de la pancréatite aiguë.
Taux normaux : ALAT/SGPT : 5 à 23 U/l ; ASAT/SGOT : inférieur à 14 U/l. Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est
de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les
taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de
l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes
formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah®. Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité,
parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou
le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les
transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces
taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des
traitements à l'isoniazide. Haut de page.
SGS
Immunologie allergologie, ophtalmologie, stomatologie
- [Angl. : Gougerot Sjögren syndrome] Abrév. Syndrome de GOUGEROT SJÖGREN. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * Gougerot Sjögren : de Henri GOUGEROT,
dermatologue français (1881 - 1955) et de Henrik Samuel Conrad SJÖGREN,
ophtalmologiste suédois (1899 - 1986). Le syndrome de
Gougerot-Sjögren (SGS) est une maladie autoimmune ou immunopathie, c'est-à-dire que le système immunitaire se trompe et reconnaît nos propres cellules ou
certains de leurs composants comme non-soi (autoantigènes) et engage ses
processus de destruction en fabriquant des anticorps spécifiques : les
autoanticorps. Les maladies autoimmunes (ou auto-immunes) sont nombreuses : entre autres, la sclérose en plaques
(SEP); le lupus érythémateux disséminé, les anémies hémolytiques, la
polyarthrite rhumatoïde, le SGS etc. On sait qu'il existe des gènes qui
favorisent, chez certains organismes le développement des conditions propices à
l'apparition de maladies autoimmunes. Dans le SGS, les femmes sont beaucoup plus
touchées que les hommes (ratio 9/1) qui apparaît généralement entre 35 et 50
ans. Ses symptômes ne se manifestent que progressivement, ce qui rend son
diagnostic difficile et seule une analyse sanguine mettant en évidence la
présence d'autoanticorps anti-SSA et anti-SSB permet d'affirmer l'existence du
SGS. Dans plus de la moitié des cas, on met en évidence la présence d'un FR
(facteur rhumatoïde). Au niveau histologique, on constate une infiltration
lymphocytaire des glandes salivaires (pour confirmer un SGS, le médecin peut
pratiquer une biopsie d'une glande salivaire). Des anomalies au niveau des taux
de protéines sériques sont souvent mises en évidences.
Les principales manifestations : le syndrome sec, c'est-à-dire
l'insuffisance ou l'absence de sécrétions, se traduit au niveau des yeux par des
picotements et une xérophtalmie (c'est le syndrome sec oculaire), de la bouche
avec difficultés de mastication, parfois sensations de brûlure (syndrome sec
buccal ou xérostomie), de la peau (syndrome sec cutané), de la trachée et des
bronches (syndrome sec trachéobronchique) etc. Les autres manifestations sont
d'intensité variable selon les sujets : arthralgies (douleurs articulaires sans
érosion), myalgies (douleurs musculaires), vascularites (atteinte progressive
des vaisseaux sanguins), problèmes neurologiques résultant essentiellement de
l'importance de la vascularite.
Les médecins distinguent classiquement le SGS primaire ou primitif lorsqu'il se
manifeste seul et le SGS secondaire quand il est associé à une autre pathologie,
comme le SIDA, l'hépatite chronique, une autre maladie autoimmune. On note
généralement une plus grande "agressivité" du SGS primaire, notamment au niveau
de la vascularite et des atteintes cérébrales.
Les traitements sont ceux des manifestations, c'est-à-dire les collyres
"larmes artificielles" pour la sécheresse oculaire, des stimulants de la
sécrétion salivaire pour la sécheresse buccales etc. Les études actuelles ne
permettent toujours pas d'affirmer précisément la ou les origines de la maladie,
mais il semble qu'un contact préalable avec certains virus, associé avec un
terrain génétique favorable soit en cause. Dans certaines formes plus avancées
du SGS, une corticothérapie peut être nécessaire ainsi que la prise
d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, voire d'immunosuppresseurs. Schéma des glandes salivaires Haut de page.
SHU
Médecine biologique, toxicologie, néphrologie
- [Angl. : HUS - Hemolytic uremic
syndrome]
Abrév. Syndrome hémolytique urémique. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * lytique : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine],
dissolution ; * urémique : du grec oûron [uro-, urée, -urie,
-urèse, -urétique], urine. Escherichia coli est une bactérie en forme de bâtonnet, donc un bacille. Pour
plus de détails et quelques exemples de maladies dues à des bacilles, voir la
page bacillo.htm. E. coli fait partie est
colibacilles, c'est-à-dire qu'il est normalement présent en grande quantité dans
le tube digestif des hommes, des autres mammifères et animaux homéothermes
(improprement appelés animaux à sang chaud). La grande majorité des souches de
E. coli sont sans danger, voire même utiles dans notre tube digestif, mais
certaines d'entre elles sont pathogènes, provoquant régulièrement des TIA
(toxi-infections alimentaires) pouvant être particulièrement graves.
ECEH fabrique des shigatoxines et des verotoxines, molécules cytotoxiques produites par
certaines bactéries. Ce pouvoir destructeur a été montré sur les cellules "Vero"
extraites du rein du singe Cercopithecus aethiops (ou singe vert
africain), ce qui explique le nom de verotoxine (vero est en esperanto, la
contraction de Verda reno qui signifie rein vert). Après une durée d'incubation
moyenne de 3 à 8 jours, ces toxines sont responsables de douleurs abdominales,
vomissements, fièvres et même hémorragies digestives. La guérison intervient
généralement après une dizaine de jours, mais chez les jeunes enfants et les
personnes âgées qui sont les plus fréquemment touchés par cette TIA, l'infection
peut aboutir à un SHU ou syndrome hémolytique urémique, qui se caractérise par
une défaillance rénale aigue, nécessitant la mise du patient sous hémodialyse,
ainsi qu'une anémie hémolytique et une thrombopénie, plus rarement des AVC
(accidents vasculaires cérébraux) et un coma.
Dans plus de 4 cas sur 5, la contamination a pour origine la
consommation d'aliments souillés par des déjections animales ou préparés avec de
l'eau contaminée, consommés crus ou mal cuits : viandes hachées, lait cru,
graines germées, crudités.
* Le sérotype responsable des épidémies passées est E coli O157:H7
où la lettre O représente l'antigène somatique ou lipopolysaccharidique de la
paroi bactérienne, H l'antigène flagellaire. La meilleure façon de se protéger
de cette TIA consiste à cuire les aliments de façon que la température "à cœur"
atteigne au moins 70°C.
* Le sérotype de ECEH qui a créé une épidémie en Allemagne en mai
2011, puis qui s'est étendu à plusieurs pays : Suède, Danemark, Royaume-Uni,
Pays-Bas, France, est E coli O104:H4. Après avoir suspecté les concombres
espagnols, puis des graines germées (haricots mungos ou graines de soja) entre
autres, il n'y a toujours pas de certitude concernant l'origine de ces E. coli
pathogènes.
En Juillet 2011, cette épidémie a fait plus de 3 000 malades, dont une bonne
centaine avec séquelles rénales et au moins 37 morts. Parmi ses particularités,
ce sérotype de ECEH atteint surtout les adultes et est d'origine végétale. Photo et schéma d'interprétation d'un bacille Haut de page.
SI SUI
Biométrie, physiologie
- [Angl. : IS - International System, ISU
- International System of Units] N. f. * unité : du latin unus, un seul, unique ; * SI pour système international ; SUI pour système d'unités international.
Dans le but d'harmoniser les résultats des examens biologiques, radiologiques,
biométriques, de nombreux pays adoptent un système international d'unités ou
unités SI ou UI. Un autre objectif de ce système international est la
suppression progressive de certaines unités ambiguës, comme g% (gramme pour
cent), ppm (partie par million), entre autres. Le système des unités
internationales préconise donc les unités suivantes : A pour ampère, unité
d'intensité du courant électrique ; cd pour candela, unité de l'intensité
lumineuse ; K pour Kelvin, unité pour la température ; kg pour kilogramme, unité
de masse ; m pour mètre, unité de longueur ; s pour seconde, unité de temps ;
mol pour mole, unité de quantité de matière. A noter que, pour les analyses
biologiques et biochimiques, les unités les plus utilisées la mole pour la
quantité de substance (qui remplace le kg) et la concentration de substance en
mol/L ou moles par litre (qui remplace le kg/L). Dans les laboratoires
d'analyses biochimiques et médicales, les substances recherchées et dosées se
trouvent souvent en très petites quantités. C'est la raison pour laquelle les
résultats sont souvent exprimés en mmol/L (millimoles par litre) ou μmol/L
(micromoles par litre). Haut de page.
SIDA
Immunologie
allergologie, épidémiologie et santé publique, recherche médicale
- [Angl. : AIDS - Acquired immune deficiency syndrome] Abrév. Syndrome d'Immunodéficience
Acquise. * SIDA : beaucoup plus de
renseignements sur la page "Sida
description".
Description du virus : Le VIH a été isolé en 1983 par l'équipe
du professeur Luc Montagnier à l’ Institut Pasteur. Schéma du VIH
C'est un rétrovirus d'environ 120nm de diamètre, relativement fragile, détruit par la chaleur à
60°C et par les antiseptiques (alcool, eau de Javel...). Il ne peut survivre
plus de 5 à 6 heures hors d’une cellule.
Le VIH infecte des cellules du système immunitaire (lymphocytes T4 et
macrophages) mais aussi des cellules nerveuses et des cellules intestinales qui
semblent faire partie des "organes de réserve". Lorsque le virus
devient indécelable dans le sang sous l’action d’un traitement, il n’est
pas totalement détruit car il subsiste sous la forme de provirus dans des
cellules jouant le rôle de réservoir (le foie reste encore énigmatique dans
cette infection).
A sa surface, des protéines dites gp120 et gp41 sont enchâssées dans une
couche lipidique et forment avec elle l’enveloppe du virus. En effet,
le VIH est un virus "enveloppé" : lorsqu’une cellule est
infectée par le VIH, elle présente à sa surface les protéines gp120 et gp41
provenant de l’expression du génome du virus. Ainsi, quand un nouveau virus
bourgeonne et se sépare de la cellule, il emporte avec lui une partie de la
membrane cellulaire et ces deux protéines. A l'intérieur, la nucléocapside
(assemblage de protéines p25) renferme le core (ensemble
d’enzymes et de nucléoprotéines qui permettent l’infection) et deux molécules
d’ ARN. Ce sont des ARN messagers qui comportent chacun 8 gènes,
dont 3 codent toutes les protéines de structure et les 5 autres sont des gènes
régulateurs. Dans la cellule, les ARN messager cellulaires, une fois traduits
en protéines au niveau des ribosomes, sont détruits par une enzyme, l’
ARNase. Pour protéger leur partie codante, les ARN messagers du VIH possèdent
à leur extrémité une "queue poly-A", c’est-à-dire une succession
de nucléotides de type Adénine (AAAAA ...).
Les mécanismes de l'infection :
Fixation : Le VIH se fixe à la cellule cible par contact entre la
protéine gp120 du virus et le récepteur CD4 de la cellule (lymphocyte T4 ou
macrophage par exemple). La seule présence du CD4, si elle est nécessaire,
n'est pas suffisante. Des récepteurs supplémentaires sont impliqués dans
cette reconnaissance; on les appelle les corécepteurs.
Pénétration : La capside (ou enveloppe) du VIH fusionne avec
la membrane de la cellule et la nucléocapside pénètre dans la cellule.
Transcription de l’ ARN en ADN : Le génome de la cellule étant
constitué d’ ADN, l’ ARN du VIH doit passer sous la forme d’ ADN avant
d’être intégré au génome cellulaire. C’est la rétrotranscription,
opération qui caractérise et donne leur nom aux rétrovirus. Elle est
assurée par une enzyme contenue dans le core, la réverse-transcriptase (aussi
appelée transcriptase inverse ou rétrotranscriptase). On obtient alors de l’
ADN monobrin.
Passage à deux brins : Sous l’action d’une autre
enzyme du core, l’ ADN-polymérase, l’ ADN monobrin devient de l’ ADN
double brin. On parle alors de provirus.
Intégration dans le matériel génétique de la cellule : Une
autre enzyme du core, l’intégrase, insère l’ ADN viral à un emplacement,
que l’on pense aléatoire, dans le génome de la cellule en coupant l’ ADN
cellulaire puis en assemblant chaque extrémité de l’ ADN viral à un bord de
la coupure. En cas de division cellulaire, la cellule mère transmettra l'ADN
viral à ses deux cellules filles.
Transcription de l’ ADN viral en ARN par la cellule. Cet ARN
sort du noyau pour rejoindre le réticulum endoplasmique rugueux ou RER.
Traduction de l’ ARN en protéine : elle se fait au niveau
d’un ribosome, les grandes protéines en résultant sont coupées par des
enzymes, les protéases, afin d’aboutir à toutes les protéines constitutives
du VIH.
Bourgeonnement d’un nouveau virus : les protéines de surface
du VIH (gp120, gp41) s’insèrent dans la membrane de la cellule, les protéines
constitutives s’assemblent pour former la capside dans laquelle deux molécules
d’ ARN sont enfermées. Cette capside bourgeonne à la surface de la cellule,
emportant une partie de la membrane cellulaire et les protéines virales qui y
sont enchâssées. Ce nouveau VIH se retrouve dans le plasma ou la lymphe, prêt
à infecter une nouvelle cellule.
Les traitements : Ils reposent essentiellement sur les
antirétroviraux et les multithérapies.
1 - Les antiviraux : deux
familles de médicaments sont utilisés dans le traitements de l’infection à
VIH, qui agissent à des stades différents de la reproduction du virus dans les
cellules.
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI) : ce sont des
molécules qui interviennent dans la cellule pour entraver l’action d’une
enzyme virale, la transcriptase inverse, et empêcher ainsi la transcription de
l’ ARN du virus en ADN viral qui parasite l’ ADN de la cellule hôte. Ces
produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication
du virus dans l’organisme dès les années 80 (AZT) et le début des années
90 (ddI, ddC). La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près
d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®),
ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®),
névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).
Les antiprotéases (AP) : en 1996, sont apparues sur le marché de
nouvelles molécules agissant à un autre stade de la reproduction du VIH en
s’attaquant à l’activité de la protéase, enzyme virale qui permet la
maturation des nouveaux virus créés par la cellule infectée. Grâce à
l’action des antiprotéases (qui sont jusqu'à 1000 fois plus puissantes que
les ITI), la cellule produit des virions immatures incapables d’infecter de
nouvelles cellules. ritonavir (Norvir®), indinavir (Crixivan®),saquinavir
(Invirase® et Fortovase®), nelfinavir (Viracept®).
2- Les multithérapies : les premiers médicaments n’étant pas
suffisamment puissants individuellement, dès que cela été possible, les médecins
ont commencé à prescrire des bithérapies, c’est à dire 2 inhibiteurs de la
transcriptase inverse, permettant une action plus efficace sur l’activité du
virus. A partir de 1996, c’est l’association d’une antiprotéase à deux
ITI qui a donné naissance à ce qu’on appelle les trithérapies. On parle
maintenant de multithérapie, car le nombre de molécules utilisées peut varier
de 2 à 5. L’utilisation de plusieurs médicaments de plus en plus puissants
est motivée par les capacités du virus à muter et créer des résistances
face aux diverses molécules qui perdent alors de leur efficacité. En effet
lors de la transcription de l’ ARN viral en ADN, la transcriptase commet des
erreurs créant ainsi des virus mutants, certaines mutations entraînant une
baisse de la sensibilité du virus aux médicaments. Le virus se multipliant
jusqu'à plusieurs milliards de fois dans l’organisme chaque jour, le rôle
des multithérapies est notamment de réduire considérablement et si possible
rapidement cette multiplication, limitant ainsi également les possibilités de
mutation virale et les phénomènes de résistance.
Un nouveau médicament particulièrement efficace, qui empêche
le virus du sida d'envahir les cellules de l'organisme, a été présenté à la
quatorzième conférence internationale sur le sida, (7 au 12 juillet 2002 - à
Barcelone, Espagne).
"Baptisé T-20, ce médicament pourrait redonner espoir aux malades
atteints de virus qui résistent aux traitements actuels. Celui-ci appartient
aux inhibiteurs de la fusion, une nouvelle classe d'antiviraux qui diminuent
considérablement la quantité de virus présent dans le sang (charge virale)
des malades. T-20 empêche le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)
d'envahir les cellules du système immunitaire (CD4) alors que les traitements
existants agissent contre le virus quand celui-ci a déjà pénétré les
cellules. Deux expériences ont été réalisées : mille patients australiens,
brésiliens, européens et nord-américains, chez lesquels les médicaments
disponibles restent sans effet, ont servi de cobayes. Tous les sujets ont
continué à prendre leur traitement. Les deux tiers d'entre eux se sont vus
administrer, en plus, du T-20, à raison de deux injections quotidiennes. La
première expérience a révélé que la charge virale de plus de 30% des
patients sous T-20 avait baissé sensiblement au-dessous des niveaux de détection,
après 24 semaines, contre seulement 16% des individus soumis aux anciens médicaments.
Dans la seconde expérience, les taux étaient respectivement de 28% et 14%.
Selon le professeur Bonaventura Clotet, responsable de la section sida à l'hôpital
Germans Trias i Pujol de Barcelone et impliqué dans les recherches, le T20 est
considéré par les scientifiques comme le médicament le plus complexe produit
jusqu'à présent. T-20 est fabriqué par les laboratoires suisse Roche et américain
Trimeris. Ceux-ci prévoient de le mettre sur le marché l'an prochain.
Cependant son coût prohibitif risque d'en limiter l'usage. On parle de 10 à 12
000 dollars par patient et par an". Un seul chiffre : en 2001, trois
millions de personnes atteintes du SIDA sont décédées.
Septembre 2002 : le groupe pharmaceutique BAYER (Allemagne) commercialise aux États-Unis
son nouveau test "Versant". Originalité : ce test détecte dans le
sang la charge virale, c'est-à-dire le degré d'infection des patients au VIH
et devrait permettre d'adapter le plus tôt possible la thérapie.
* Le 16 novembre 2004, dans un article publié par la revue "Immunity", un
laboratoire du CNRS de Strasbourg (équipe de Sylviane MULLER, immunologie et
chimie thérapeutique - Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire) associé à
l'équipe d'Ara HOVANESSIAN (CNRS - Institut Pasteur de Paris), annonce qu'ils
ont réussi à produire des AC (anticorps) capables de bloquer l'infection des
lymphocytes par les virus du SIDA. Pour l'instant, cette production d'AC a été
induite chez des lapins. Les AC sont capables d'empêcher l'infection des
lymphocytes T CD4 par les différentes souches du VIH-1, le plus répandu sur la
planète. Les chercheurs ont identifié une portion (un domaine) de la protéine
gp41 de l'enveloppe du virus (revoir le schéma du virus) qui interagit avec un
composant de la membrane des cellules : la cavéoline. Avec d'autres composants
de la membrane cellulaire, la cavéoline intervient lors de l'entrée du virus
dans la cellule. Sur le virus, c'est la protéine CBD1 qui se lie à la cavéoline.
Les chercheurs ont immunisé des lapins grâce à un produit de synthèse semblable
au CBD1 qui non seulement a inhibé l'infection des lymphocytes par les VIH, mais
a aussi perturbé la reproduction du virus en conduisant à la production de virus
défectifs, incapables d'infecter d'autres cellules. Les chercheurs ont montré
que le produit de synthèse est plus efficace pour la production d'AC que la
protéine naturelle. L'idée des chercheurs est donc d'injecter ce produit de
synthèse à des sujets sains ou porteurs du VIH pour qu'ils produisent des AC
capables de neutraliser les virus. Haut de page.
SLA
Neurologie, recherche médicale, génétique
- [Angl. : ALS -
Amyotrophic lateral sclerosis] Abrév. Sclérose latérale amyotrophique. * sclérose : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la
sclérotique de l’œil ; * latérale : du latin lateralis, de latus [latér(o)-], côté ; * a- : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h
muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * trophique : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement. Aussi appelée "Maladie de CHARCOT", (du
médecin français Jean Martin
CHARCOT (1825 - 1893) rénovateur de la pathologie nerveuse) ou sclérose
latérale amyotrophique, c'est
une maladie neurodégénérative responsable de handicaps moteurs sévères et évolutifs. Elle touche les voies motrices de la moelle épinière
(motoneurones de la corne antérieure), du tronc cérébral et du cortex, ce qui
provoque des déficits moteurs. Les hommes sont deux fois plus touchés que les
femmes, entre 55 et 65 ans. On l'appelle aussi maladie du motoneurone ou maladie
de la corne antérieure. Traitement actuel : Rilutek. Cette affection
mortelle et incurable touche environ 8 500 adultes en France (entre 40 et 60
ans). A partir du diagnostic, l'espérance de vie est de quelques années, plus
rarement une dizaine. Les régions les plus touchées dans le monde sont des îles
de Nouvelle-Guinée et du Japon, où une toxine issue des graines de certains
faux palmiers pourrait être responsable. Les chercheurs ont également mis en
évidence une forme familiale de SLA (environ 8% des cas), transmise selon le
mode autosomique dominant (un seul parent atteint transmet la maladie à tous
ses enfants). Un gène muté a été découvert : le gène SOD ou gène de la
superoxyde dismutase cuivre/zinc, qui serait responsable de l'apparition d'une
nouvelle fonction toxique entraînant la mort neuronale. On a aussi mis en cause
récemment le gène du VGEF (vascular endothelial growth factor) dont la dérégulation
provoquerait la mort neuronale.
Les symptômes sont variables selon qu'il s'agisse d'une forme bulbaire ou d'une
forme périphérique. Dans la forme bulbaire, c'est la face et la déglutition
qui sont touchées en premier. Les muscles respiratoires sont ensuite atteints,
provoquant une défaillance respiratoire. Si le malade est atteint d'une forme périphérique,
il ressent d'abord une faiblesse à l'extrémité d'un membre avec crampes,
suivie d'une amyotrophie et d'une "fonte" musculaire. Par la suite, de
plus en plus de muscles sont atteints. Le décès survient généralement par
paralysie respiratoire. Parmi les examens pratiqués pour le diagnostic, l'EMG
ou électromyogramme est essentiel. Haut de page.
SMA
Neurologie, embryologie, neurochirurgie - [Angl. : Tethered cord syndrome] Abrév. Syndrome de la moelle attachée. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * moelle : du
grec muelos, relatif à la moelle épinière, dans la colonne vertébrale. Pour comprendre ce qu'est le syndrome de la moelle attachée, il faut savoir que chez le nouveau-né, la colonne vertébrale a sensiblement la même longueur que la moelle épinière qui se trouve dans le canal vertébral. Par la suite, pendant la croissance, la colonne vertébrale va s'allonger davantage que la moelle épinière, ce qui est tout à fait normal. Quand la croissance est finie, la moelle épinière se termine au niveau de la L1 ou première vertèbre lombaire. Pour que cela soit possible, on comprend bien que la moelle épinière doit être libre de toute entrave ou adhérence.
Dans le syndrome de la moelle attachée, la partie basse (ou terminale) de la moelle épinière est attachée dans le tube neural, soit par un adipome ou un lipome, ou une méningocèle. Il peut aussi s'agir d'adhérences qui se seraient produites après un traumatisme ou une intervention de neurochirurgie, entre nombreuses autres causes possibles. Quelques conséquences susceptibles d'affecter plus ou moins les patients : incontinence vésicale (urinaire), incontinence anale (selles), lombalgies (douleurs au niveau lombaire). La solution est généralement chirurgicale et l'opération sera suivie d'une période de réadaptation pour la réinstallation des réflexes, notamment au niveau des spohincters. Haut de page.
SMR
Pharmacologie - [Angl. : Improvement in medical benefit] Abrév. Service médical rendu, ASMR : amélioration du service médical rendu. Le service médical rendu d'un médicament est
apprécié par la Commission de Transparence, qui tient compte des critères
suivants : * Nature et degré de gravité de l'affection traitée * Niveau
d'efficacité du médicament et évaluation du rapport bénéfices / risques *
Alternatives thérapeutiques (autres voies possibles concernant les soins de
cette pathologie) * Place du médicament dans la stratégie thérapeutique. Un
point important à noter : cette Commission de Transparence ne délivre pas les
AMM (Autorisations de mise sur le marché) et est donc indépendante. Le SMR est
qualifié de "Majeur" dans le meilleur des cas, puis, de façon
décroissante, de "Important", "Modéré",
"Faible", "Insuffisant" ou "non précisé". Cette
Commission de Transparence donne aussi, pour chaque médicament qui lui est
présenté, le niveau d'ASMR (Augmentation du SMR - voir cette abréviation). En
2003, le Ministre de la Santé a décrété le déremboursement d'un nombre
important de médicaments pour lesquels le SMR s'est avéré insuffisant. Voir
aussi ASMR (amélioration du service rendu). Haut de page.
SMT SMTr
Neurologie - [Angl. : Repetitive transcranial magnetic
stimulation] Abrév. Stimulation magnétique transcranienne répétitive. Syn. : RTMS, SMTr. TMS,
rTMS. La stimulation magnétique transcranienne répétitive à basse
fréquence est une technique qui est utilisée, entre autres, pour le traitement
des dépressions résistantes ou dépressions majeures. La stimulation se fait à
l'aide d'une bobine magnétique au niveau du cortes frontal, sans contact direct
avec la peau. On a noté une amélioration significative chez un nombre
intéressant de patients, mais des études doivent encore être menées pour
"préciser les paramètres de stimulation et le site d'application de la SMTr à
basse fréquence les mieux adaptés au traitement de la dépression". Haut de page.
SNC
Neurologie,
anatomie
- [Angl. : Nervous central system] Abrév. Système nerveux central. Le
système nerveux central (SNC) ou axe
cérébrospinal ou névraxe, est constitué de
l’encéphale (cerveau, cervelet et tronc cérébral) logé dans la boîte
crânienne, et de la moelle épinière protégée par les vertèbres. On
estime à plus de cent milliards le nombre des cellules contenues dans l'encéphale,
dont plus de dix milliards de neurones. Le reste constitue la névroglie,
tissu nerveux de soutien et de nutrition des neurones. Tout le système nerveux central est
protégé de façon très efficace par les méninges, ensemble de trois
membranes. On distingue, de l'extérieur vers l'intérieur : la dure-mère,
épaisse et protectrice, au contact de l'os, l'arachnoïde qui contient le LCR
ou liquide céphalorachidien dans l'espace arachnoïdien, et la pie-mère, fine et nourricière, très
richement vascularisée, au contact du tissu nerveux.
Une protection supplémentaire du SNC est assurée par le liquide céphalorachidien
qui équilibre les pressions interne et externe et maintient l'encéphale (et
dans une moindre mesure la moelle) en état de flottaison. Il est contenu dans les ventricules (ce sont des
cavités) du cerveau, les méninges et le canal de l'épendyme qui parcourt la
moelle épinière en son centre. Le rôle essentiel de l'encéphale est
d'analyser et d'intégrer les différentes informations qu'il reçoit du corps
et du milieu extérieur, puis d'envoyer des influx moteurs. Il donne naissance
à 12 paires de nerfs crâniens (notés I à XII) et se prolonge par la moelle
épinière, logée dans la colonne vertébrale, d'où partent 31 paires de
nerfs rachidiens notés 1 à 31. Haut de page.
SNOF
Ophtalmologie - [Angl. : National
Federation of French Ophthalmologists] Abrév. Syndicat
National des Ophtalmologistes de France. * ophtalmo : du grec ophtalmos [ophtalmo-, -ophtalmie], œil ; * logiste : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. Cet organisme présente
un site internet très complet : http://www.snof.org et propose
l'inscription à une liste de diffusion. Haut de page.
SOB
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique,
cancérologie - [Angl. : Bilateral oophorosalpingectomy] Abrév. Salpingo-ovariectomie
bilatérale. * salpingo : du grec salpigx, salpingos [salping(o)-, -salpinx], trompe de Fallope ou trompes
utérines ; * ovario : du latin ovarium, de ovum [ovari(o)],
œuf, relatif à l’ovaire ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. Le chirurgien
pratique une salpingo-ovariectomie lorsqu'il pratique l'ablation simultanée d'un ovaire et de la
trompe de Fallope correspondante, ou des deux ovaires et des deux trompes. L'opération se
pratique de plus en plus par laparoscopie (cœlioscopie) ce qui permet une durée d'hospitalisation
plus courte (2 jours) et ne laisse pas de cicatrices visibles. Syn.
: salpingo-oophorectomie (* oophoro : du grec oôn [oo-], œuf et du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi ; relatif aux
ovaires). On qualifie aussi parfois cet acte chirurgical de annexectomie. Cette opération est pratiquée entre autres pour l'ablation d'une
tumeur cancéreuse au niveau de l'utérus.
L'abréviation SOB est parfois précédée de HAT, qui signifie : hystérectomie abdominale totale. Haut de page.
SOFMIS
Gynécologie
- [Angl. : French
Society of mastology and breast imaging] Abrév. Société
Française de Mastologie et d'Imagerie du Sein. * masto : du grec mastos [mast(o)-, -mastie], mamelle, relatif au sein ; * logie : du
grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science,
discours, raison. La SOFMIS ne possède pas pour l'instant de site Internet,
mais elle est citée par plusieurs moteurs sur d'autres sites. Haut de page.
SOMPK
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : Micropolycystic
ovarian syndrome] Abrév. Syndrome des ovaires
micropolykystiques. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * ovaires : du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kystique : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne
dont le contenu est liquide ou semi-liquide. C'est
une dystrophie ovarienne due à un excès d'androgènes et à un défaut des
récepteurs de la FSH hypophysaire (hormone stimulant les follicules). De ce
fait, il n'y a pas de maturation de follicule (en follicule de De Graaf) et
l'ovaire présente un nombre important de petits follicules immatures qui lui
donnent cet aspect dit micropolykystique. Débutant très tôt après la
puberté, le SOMPK se traduit par une aménorrhée (peu ou pas de règles), des
signes d'hyperandrogénie (acné, hirsutisme, hyperséborrhée), obésité et
bien sûr anovulation, entre autres. L'examen échographique des ovaires met en
évidence leur hypertrophie (taille souvent très supérieure à 4 cm de long)
et leur forme parfois sphérique. Haut de page.
SPE SPI
Neurologie, anatomie, neurochirurgie, rééducation fonctionnelle - [Angl. : External popliteal sciatic nerve, Internal popliteal
sciatic nerve] Abrév. Sciatique poplité externe, Sciatique poplité interne. * sciatique : du bas latin sciaticus, du grec iskhiadikos, de iskhion,
hanche. Le nerf sciatique (on l'appelle aussi le nerf ischiatique) est le plus gros nerf du corps humain
(environ 1,5 cm de diamètre),
mais aussi le plus long et assure la motricité et la sensibilité de tout le
membre inférieur (hanche, cuisse, jambe et pied). Il se forme par la réunion de racines nerveuses issues
de la moelle épinière, au niveau L4 (4e vertèbre lombaire) à S3 (3e vertèbre
sacrée) au niveau du plexus sacré. Traversant le bassin par une ouverture osseuse
: la grande échancrure, il passe sous les muscles des fesses, puis entre la
tubérosité de l'ischion et le grand trochanter du fémur et longe la cuisse sur
sa face postérieure. A la cuisse, il donne des branches aux 3 muscles de la
région postérieure : semi-membraneux, semi-tendineux et biceps crural, ainsi
qu'au grand adducteur. Juste en haut du genou, au jarret, il se divise en 2
branches :
* Le SPE ou (nerf) sciatique poplité (du latin poples, poplitis, jarret, relatif au jarret, c'est-à-dire au creux du genou ou
creux poplité) externe ou nerf péronier commun ou nerf fibulaire commun
(la fibula est le péroné), qui longe le muscle biceps, passe sur le bord externe
du creux poplité (c'est le creux du genou) en direction de la tête du péroné
qu'il contourne par l'arrière à la face antéro-externe de la jambe. Il donne une
branche au muscle jambier antérieur, un rameau accessoire du saphène externe,
pour la peau du tiers inférieur de la jambe et du talon et un rameau
cutané-péronier pour ceux de la face interne de la jambe. Puis le SPE se divise
en : a) nerf tibial antérieur ou nerf fibulaire profond ou nerf péronier
profond, qui donne des branches aux muscles antérieurs de la jambe, aux pédieux
et collatéraux dorsaux profonds de l'espace entre le premier et le deuxième
orteil. Il innerve aussi le gros orteil et le deuxième ; b) nerf
musculo-cutané ou nerf fibulaire superficiel ou nerf péronier superficiel
qui se distribue aux muscles péroniers latéraux, traverse l'aponévrose jambière
et donne les collatéraux dorsaux des 3e, 4e et 5e orteils.
* Le SPI ou (nerf) sciatique poplité interne ou nerf tibial, qui descend
verticalement dans la loge postérieure de la jambe, en arrière de la veine et de
l'artère poplitées, dont il donne des branches aux muscles jumeaux, plantaire
grêle et poplité, mais aussi à l'articulation du genou et une branche cutanée,
le saphène tibial ou externe qui donne des filets nerveux à la peau du côté
externe du talon, contourne la malléole externe et fournit les collatéraux
dorsaux interne et externe du petit et du quatrième orteil. Arrivé à l'anneau du
soléaire, le SPI prend le nom tibial postérieur, accompagne l'artère du même nom
et donne des branches aux muscles profonds de la région postérieure de la jambe.
Parvenu ensuite à la face interne du calcaneum (os du talon), il se divise en a)
plantaire interne (ou médial) qui irrigue les muscles de la région interne de la
plante du pied, les deux premiers lombricaux et fournit les collatéraux
plantaires des trois premiers orteils ; b) plantaire externe (ou latéral) qui se
distribue à tous les autres muscles et fournit les collatéraux plantaires des
orteils 4 et 5 à la partie externe du pied. Haut de page.
SPECT
Neurologie, imagerie médicale, médecine nucléaire
- [Angl. : Single photon emission computed
tomography] Abrév. Tomographie d'émission monophotonique ou scintigraphie cérébrale. * scinti : u latin scintillare, de scintilla [scinti-], briller avec des
éclats, relatif à l’enregistrement de radiations émises par un organe après
injection d’un isotope ; * graphie : du grec graphein [-graphe,
-graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau.
Le SPECT est en fait une scintigraphie cérébrale qui a pour but d'étudier
l'irrigation sanguine du cerveau ainsi que son métabolisme, mais aussi de
visualiser le liquide céphalorachidien (LCR) qui entoure le cerveau le cervelet,
le bulbe rachidien et la moelle, et y remplit aussi des cavités : les
ventricules cérébraux dans l'encéphale, le canal de l'épendyme dans la moelle
épinière. L'un des produits les plus
utilisés est le Tc99m-HMPAO (Hexa Méthyle Propylène
Amine Oxime fixé au technétium 99m),
qui a la particularité de se fixer proportionnellement au flux sanguin :
fixation faible dans les régions peu irriguées donc peu fonctionnelles, fixation
très importante dans les zones cérébrales qui sont le siège d'une activité très
intense, comme c'est le cas des régions où se déroule une crise épileptique. Haut de page.
SRAA
Cardiologie angiologie, médecine biologique
- [Angl. : RAAS - Renin-angiotensin-aldosterone
system] Abrév. Système rénine-angiotensine-aldostérone. Pour plus de
renseignements sur la régulation de la pression artérielle, voir la définition
de "Pression artérielle".
* La rénine (* réno : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * ine : du
suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un
adjectif en un autre mot ou substantif) est une enzyme protéolytique (qui agit
sur les protéines) sécrétée par l'appareil juxtaglomérulaire du rein (zone
située à proximité des glomérules). La rénine n'a pas d'action directe sur
l'organisme, mais fait partie de ce que l'on appelle le système
rénine-angiotensine ou encore le système rénine-angiotensine-aldostérone. Elle
provoque l'hydrolyse dans le sang de l'angiotensinogène produit par le foie en
angiotensine I (décapeptide), elle-même transformée en angiotensine II
(octopeptide) par une enzyme appelée enzyme de conversion, qui est la substance
vasoconstrictrice la plus puissante de l'organisme.
* L'angiotensine (* angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * tensine : du latin tendere
[-tenseur, -tension, -tensine], tendre) aussi appelée parfois hypertensine est
en fait l’angiotensine II. Elle joue un rôle important dans la régulation de la
sécrétion de l'aldostérone, par l'intermédiaire du système rénine-angiotensine.
Elle provoque la constriction des artérioles, ce qui a pour effet immédiat
d'augmenter la TA (tension artérielle). Autre effet de l'angiotensine II : elle
active la production d'aldostérone par les cellules glomérulées de la
corticosurrénale. Il en résulte une contraction des muscles lisses et, par
conséquence, une vasoconstriction importante des capillaires sanguins,
essentiellement au niveau viscéral ou splanchnique. En élevant la pression
artérielle par vasoconstriction, elle maintient une pression de filtration
suffisante dans le glomérule du néphron. Par la suite, cette angiotensine II est
une nouvelle fois transformée en angiotensine III qui a une toujours une action
hypertensive, mais beaucoup moins importante que l'angiotensine II. Syn.
angiotonine.
* L’aldostérone (* aldo : du mot ald[éhyde], lui-même formé à partir de al[cool] déhyd[rogenatum] ;
* stérone : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec
kholê (bile) a formé cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs
solides dans les liquides et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les
corps qui dérivent du noyau stérol) est une hormone minéralocorticoïde sécrétée
par la corticosurrénale et qui agit sur l'équilibre hydrominéral. Stéroïde, de
poids moléculaire 360, elle est impliquée dans la régulation de l'équilibre
hydrominéral. Elle agit au niveau du rein, plus précisément des néphrons, en
augmentant la réabsorption du sodium urinaire (NaCl) et en favorisant
l'excrétion du potassium dans les urines, ce qui provoque une rétention d'eau.
De plus, cette hormone déterminant une sensation de soif au niveau des centres
hypothalamiques (dipsostat - du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif ; du grec
statos, stasis [stat(o)-, -stat, -stase, -stasie, -statique, -statisme],
station verticale, base, arrêt, stable), le sujet boit ce qui contribue à
augmenter la volémie. La libération de l'aldostérone étant sous la dépendance de
l'angiotensine II, une partie de l'action hypertensive de l'angiotensine II est
due à la libération d'aldostérone.
Remarque :
L'aldostéronisme (ou hyperaldostéronisme) est la sécrétion excessive
d'aldostérone, ce qui perturbe le bilan sodium - potassium), une hypertension
artérielle, une rétention du sodium Na et une fuite urinaire de potassium K
(hyperkaliurie). Il en résulte une alcalose métabolique. On distingue
l'hyperaldostéronisme primaire, dû souvent à la présence d'un adénome
surrénalien (c'est le syndrome de CONN) et l'hyperaldostéronisme secondaire,
dans lequel tout le système rénine - angiotensine - aldostérone est perturbé. A
noter que la sécrétion d'aldostérone est augmentée pendant les grossesses. Haut de page.
SRAS
Médecine biologique, pneumologie - [Angl. : SARS - Severe acute respiratory
syndrome] Abrév. Syndrome respiratoire aigu sévère. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie. Syn. : pneumonie virulente, pneumonie atypique. Le 12 mars 2003, l'OMS
(Organisation mondiale de la Santé) déclenche une alerte mondiale contre une
nouvelle forme de pneumopathie qui s'est déclarée en Asie (probablement à Canton en Chine le 16 novembre 2002), puis très vite
répandue dans de nombreux pays via les transports aériens. Les symptômes sont
plutôt "classiques" : fièvre pouvant dépasser 38°C, toux, dyspnée
(respiration difficile). Cette nouvelle forme de pneumopathie est qualifiée de
atypique car elle touche simultanément les 2 poumons et l'imagerie médicale ne
montre pas les images habituelles d'une infection. Des recherches menées très
rapidement ont d'abord fait penser (19 mars - équipe de Hong Kong) à un virus
de la famille des paramyxoviridae, puis (21 mars - équipe américaine) à un
coronavirus muté. Il n'y a pas encore de certitude quant à la nature de ce
virus et donc pas de traitement. A la fin du mois de mars, l'Institut Pasteur
confirme qu'il s'agit bien d'un coronavirus (comme le virus du rhume) et le 31
mars, on compte plus de 1600 personnes infectées et déjà 60 morts. En avril,
on utilise toujours la ribavirine (antivirus à large spectre), faute de mieux.
Le 13 avril, une équipe de chercheurs canadiens annonce avoir décrypté le
génome de coronavirus (en quelques semaines, ce qui constitue une prouesse), ce
qui devrait permettre de mettre au point assez rapidement un test. Haut de page.
SS
Dermatologie
- [Angl. : Systemic sclerosis] Abrév. Sclérose (ou sclérodermie) systémique. * scléro : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la
sclérotique de l’œil ; * dermie : du grec derma,
dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau. Dans la
sclérodermie, maladie cutanée, ce sont les couches profondes du derme (couche
inférieure de la peau) qui durcissent et s'épaississent par accumulation
excessive de collagène. Dans la sclérodermie systémique ou généralisée ou sclérose
systémique (syndrome de RAYNAUD), c'est l'ensemble du tissu conjonctif qui est
touché et d'autres organes que la peau sont atteints : intestins, poumons, cœur,
reins, artérioles et capillaires. Parmi les principaux facteurs de risques
figurent la néphropathie (les reins peuvent être touchés), l'atteinte diffuse
de la peau, l'HTA ou hypertension artérielle avec risque de rétinopathie. On a
constaté que les crises sclérodermiques étaient plus fréquentes dans les
populations noires et chez les femmes, survenant pendant une période de temps
froid, le vasospasme semblant être un facteur déclenchant, parmi d'autres. Le
traitement consiste en un suivi rigoureux de la tension artérielle, avec
administration d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion, ce qui a pour effet de
soulager les reins. La forme dite diffuse de la sclérodermie se traduit par les
inégalités de coloration de la peau, avec des zones de mélanodermie
(foncées) ou de dépigmentation. elle est particulièrement redoutée et peut
s'avérer létale en quelques mois. Au niveau du tube digestif, il y a
diminution du péristaltisme et régression voire suppression de l'absorption ;
au niveau des reins, la néphropathie peut aller jusqu'à l'anurie (plus de
production d'urine). Adj. : sclérodermiforme : qui a l'aspect d'une
sclérodermie. Haut de page.
SSh
Immunologie, dermatologie, neurologie, médecine
biologique - [Angl. : Sharp's syndrome] Abrév. Syndrome de Sharp. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * Sharp : du nom de G.C. Sharp. Le syndrome de Sharp (abréviation : SSh) est une connectivite
(nouveau nom d'une collagénose), c'est-à-dire une maladie inflammatoire
chronique du tissu conjonctif de soutien, en rapport avec un dysfonctionnement
immunitaire. C'est une maladie rare qui apparaît préférentiellement entre 30 à
50 ans et qui touche quatre fois plus les femmes que les hommes. Ce syndrome a
été qualifié de connectivite mixte ou MTCD (mixed connective tissue disease) car
il regroupe au moins 2 maladies auto-immunes parmi : * le LEAD ou lupus
érythémateux aigu disséminé, * la PR ou polyarthrite rhumatoïde, * une DPM ou
dermatopolymyosite (inflammation d'un nombre plus ou moins important de muscles
qui se sclérosent,
associée à des lésions cutanées de type érythèmes et œdèmes) et * une SS ou sclérodermie systémique. On comprend mieux dès lors
que le pronostic du syndrome de Sharp soit particulièrement mauvais. Sans trop
entrer dans les détails de cette maladie complexe, on peut retenir les points
suivants concernant les principaux symptômes : un phénomène de Raynaud
(extrémités froides), une polyarthrite (inflammation généralisée des
articulations), une sclérodactylie (sclérose des vaisseaux et du tissu
conjonctif au niveau des doigts de la main et du pied), un dysfonctionnement
œsophagien, une atteinte pulmonaire et viscérale et, souvent, une asthénie,
anorexie, amaigrissement, insuffisance rénale, endocardite, plus rarement une
atteinte neurologique.
Au niveau des analyses de laboratoire, l'une des caractéristiques du syndrome de
Sharp est la présence d'anticorps anti-RNP (ou anti-ribonucléoprotéines,
c'est-à-dire un anticorps qui va s'attaquer aux noyaux des cellules). Ces
anticorps sont aussi appelés AC anti-ENA (de l'anglais extractable nuclear
antibodies ou anticorps nucléaires solubles). En fait, c'est toute la régulation
immunitaire qui est touchée. Les analyses mettent aussi en évidence des
anomalies au niveau de toutes les cellules sanguines : anémie (globules rouges
insuffisants), leucopénie ou diminution des globules blancs, thrombopénie ou
baisse des plaquettes ; les gammaglobulines et immunoglobulines augmentent dans
le sang, au point de former des dépôts dans les vaisseaux sanguins et les reins.
Cette liste n'est pas exhaustive ...
Les traitements dépendent du stade de la maladie et de sa gravité : AINS
(anti-inflammatoires non stéroïdiens), antipaludéens de synthèse, corticoïdes à
doses relativement fortes, parfois traitement immunosuppresseur. Haut de page.
SSSS
Dermatologie, médecine biologique - [Angl. : Staphylococcal
Scalded Skin Syndrome]. Abrév. Syndrome de l'épidermolyse staphylococcique. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui
caractérisent une maladie ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * dermo : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau
; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique],
dissolution ; * staphylo : du grec staphulê [staphyl(o)-], grain de raisin et, en médecine, relatif à la luette
ou à des bactéries disposées en grappes ; * coccus : du grec kokkos [cocc(o)-, -coccie, -coque], graine, relatif aux micro-organismes sphériques. Cette dermatose est une complication de
l'impétigo et se caractérise par un décollement de l'épiderme (c'est la
couche supérieure de la peau), localisé à partir d'une petite infection due
à un staphylocoque. L'épiderme se décolle et se nécrose (destruction) soue
forme de lambeaux. Le SSSS s'accompagne généralement d'in délabrement de
l'état général, avec fièvres et déshydratation. Haut de page.
SYNGOF
Gynécologie obstétrique - recherche médicale
- [Angl. : French association of gynaecologists
and obstetricians]. Abrév. Syndicat National des
Gynécologues et Obstétriciens de France. Extraits du
site http://www.syngof.fr : "Le SYNDICAT NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES et OBSTÉTRICIENS de FRANCE, est représentatif
de la profession, c'est-à-dire de ceux qui ont pour vocation l'exercice de la
Gynécologie, de l'Obstétrique et de la Chirurgie Gynécologique, aussi bien
public que privé. Il peut se prévaloir de plus de 2 500 Adhérents à jour de
leur cotisation, le taux de syndiqués frisant les 50%, reflet satisfaisant de
l'activisme des gynécologues Français. Nous participons aux réunions des
Grandes Centrales Syndicales... Le Syndicat a découpé l'hexagone par région
au prorata de ses syndiqués. Les Administrateurs sont élus et, en principe,
sont représentatifs des intérêts légitimes des privés et des hospitaliers.
Les Administrateurs ou leur représentant participent à la vie conventionnelle
de la région, aux Unions Régionales, au Comité Technique de Naissance, au
CMPL (Comité Médical Paritaire Local) ou au CMPT, lorsqu'ils en sont
membres. Le Conseil d'Administration se réunit environ 4 fois par an à
Paris ; c'est l'occasion de débattre de la politique générale syndicale, de
prendre connaissance des orientations du Bureau... C'est un moment privilégié
pour diffuser les informations de portée nationale, pour évoquer la situation
des régions, et leur problème spécifique, et pour régler certaines
"affaires locales" qui nécessitent l'assentiment du plus grand
nombre. Les travaux sont retransmis dans un compte-rendu qui parait dans la
revue et sur le site internet le mois suivant. L' Administrateur Régional est
le premier contact de la base. Sa connaissance du tissu régional en fait
l'interlocuteur incontournable des problèmes de tout ordre qui se présentent
aux syndiqués. Les nombreuses difficultés que rencontrent les professionnels,
aussi bien dans le public que dans le privé, ont amené le Conseil à mettre en
place des Commissions Spécialistes, tout particulièrement dans le domaine de
la nomenclature, des assurances professionnelles, des contentieux et litiges
avec la Sécurité Sociale. L'organe de presse est la Revue SYNGOF qui traite de
tous les sujets concernant la vie professionnelle. Un "Livre Blanc" de
la gynécologie obstétrique a été édité, en 98, et distribué aux
professionnels et à de nombreuses autorités politiques et sanitaires de la République". Haut de page.