Schiz(o)- [Angl. : Schizo-] Du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser. Le mot "schizophrénie", relevé en 1917 est emprunté à l'allemand "Schizophrenie", créé par le psychiatre zurichois E. Bleuler en 1908 pour désigner un groupe de psychoses dont le symptôme fondamental est la "dissociation" des fonctions psychiques.
Schizoblépharie
Ophtalmologie, génétique, chirurgie plastique reconstructrice et esthétique
- [Angl. : Schizoblepharia] N. f. * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * blépharie : du grec blepharon [bléphar(o)-, -blépharie], paupière. Affection d'origine
génétique (congénitale) qui se traduit par une fissure verticale de la
paupière. Une intervention de chirurgie réparatrice peut remédier à cette
anomalie. Haut de page
Schizocyte
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Schizocyte] N. m. * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule.
Syn. : schyzocyte. Le schistocyte est une hématie (ou érythrocyte ou globule
rouge) qui a une forme particulière : il est triangulaire au lieu d'être rond,
ou coupé en deux. Il résulte de la fragmentation d'un globule rouge sur un
obstacle (caillot, prothèse endocardiaque, entre autres). La présence plus ou moins importante de
schistocytes est le signe d'une forme d'hémolyse (destruction des éléments
figurés du sang) et il convient, par l'analyse microscopique d'un frottis, d'en
évaluer la gravité, puis d'en déterminer la cause. Haut de page
Schizoïdie Schizoïde Schizothymie
Psychologie psychiatrie, neurologie - [Angl. : Schizoidia, Schizoid,
Schizothymia] N. f. * schizo : du
grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * oïde : du
grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l’apparence ; * thymie : du
grec thumia, de thumos [thym(o)-, -thymie, -thymique], cœur, affectivité,
relatif à la passion.
La schizoïdie est une constitution mentale caractérisée par le repli sur soi. On
retrouve dans la schizoïdie, sous une forme atténuée, les principales
caractéristiques de la schizophrénie : pauvreté des relations avec autrui,
indifférence pour l'environnement, propension à la solitude et à la rêverie,
ambivalence, goût pour l'abstraction, conduites impulsives et inadaptées. C'est
la raison pour laquelle certains auteurs considèrent la schizoïdie comme une
structure tempéramentale anormale, devant conduire lentement vers la
schizophrénie, bien que cette impression générale ne soit pas confirmée par les
faits. D'après le psychiatre allemand Ernst Kretschmer (1888 - 1964), la schizoïdie est un trouble de la personnalité
propre aux sujets asthéniques qui s'isolent facilement de la réalité jusqu'à
sembler perdre le contact avec elle. Ce détachement n'est cependant que
superficiel et masque en fait une hypersensibilité très vive. Syn. : schizothymie.
Schizoïde : Se dit du type de personnalité caractérisé par une inhibition, un
repli sur soi, une difficulté de contact avec les autres et une affectivité
inadaptée qui oscille entre la froideur et des accès agressifs. Quelques auteurs parlent de tendance schizoïde fréquente chez certains savants
et créateurs (mathématiciens, philosophes, artistes). Haut de page
Schizonte Schizozoïte Schizogonie
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales
- [Angl. : Schizont, Schizozoite,
Schizogony] N. m. * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * onte : du grec ontos, de ôn [ont(o)-, -onte], être ; * gonie : du grec gonos [gon(o)-, -gonie], semence. On appelle schizonte la forme intracellulaire des parasites
responsables du paludisme, tel Plasmodium falciparum, qui provoque chez l'homme la fièvre tierce maligne.
Le moustique Anopheles inocule des sporozoïtes lors de
sa piqûre et ceux-ci, transportés par le sang, ont la propriété de pouvoir
rentrer dans les cellules hépatiques. Ils s'y développent en volumineux
schizontes qui se découpent (d'où leur nom) et donnent naissance à de très
nombreux schizozoïtes ou mérozoïtes. On retrouve ensuite ces schizozoïtes dans
les globules rouges ou hématies ou érythrocytes, ainsi que dans les autres
tissus, où ils multiplient leurs noyaux - c'est une forme de reproduction
asexuée. Progressivement, ils se chargent de pigments noirs provenant de la
désagrégation de l'hémoglobine. Dans les hématies se produit une véritable
schizogonie qui peut se renouveler plusieurs fois at qui libère, lors de
l'éclatement de l'hématie, un nombre très important de schizozoïtes. Dans les
hématies infectées, certains schizozoïtes se transforment en gamontes, puis en
gamétocytes mâles et femelles. Lors d'une piqûre, l'Anopheles injecte
d'abord sa salive (avec les sporozoïtes), puis aspire le sang de l'être humain
qui contient des hématies avec gamétocytes. Le cycle se poursuit dans le
moustique. D'abord dans l'intestin : le gamonte femelle ne se transforme pas,
alors que le gamonte mâle se divise en éléments filamenteux. La fécondation a
lieu. Le nouvelle cellule passe alors dans les glandes salivaires pour s'y
diviser, après plusieurs modifications, en nombreux sporozoïtes. Le cycle
recommence. Cycle de Plasmodium falciparum Haut de page
Schizophasie
Psychiatrie psychologie, neurologie - [Angl. : Schizophasia] N.
f. * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * phasie : du grec phasis [phasie] : parole. La
schizophasie se traduit par des troubles plus ou moins marqués du langage qui
peut devenir incompréhensible et désordonné. Le patient émet des paraphasies
(substitution d'une unité linguistique - mot, phonème - par une autre) et des
néologismes (invention de mots nouveaux ou attribution de sens nouveaux à des
mots existants) prononcés le plus souvent à une cadence très rapide. Ce trouble
du langage s'observe en particulier chez les sujets atteints de schizophrénie. Haut de page
Schizophrénie Schizophrénique Schizophrène
Psychiatrie psychologie, neurologie - [Angl. : Schizophrenia, Schizophrenic] N.
f. * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * phrénie : du grec phrên [phrén(o)-, -phrène, -phrénie] esprit ou
relatif au diaphragme. Affection mentale caractérisée
par une dissociation de la personnalité, avec incohérence idéoverbale, idée
délirante. La schizophrénie se manifeste par crises successives et peut évoluer
vers un état démentiel. Le patient ressent une immense souffrance et l'angoisse
gagne peu à peu ses proches. Les causes sont encore très mal connues et les
traitements neurologiques actuels sont parfois difficiles à supporter. En
France, on estime à 600 000 le nombre de personnes touchées par cette maladie,
soit 1% de la population.
Des études avaient laissé penser qu'il existait des gènes
responsables sur le chromosome 1 (gènes DISC-1 et DISC-2). Mais des travaux
récents ont montré (Archives of Neurology - juin 2002) que ces gènes
ne suffisaient pas à expliquer cette pathologie, certainement multifactorielle.
Les travaux actuels tendent à chercher des gènes de susceptibilité de la
schizophrénie. On sait aussi que cette pathologie est le résultat d'un
dysfonctionnement de plusieurs neurotransmetteurs (molécules fabriquées par
les neurones ou cellules nerveuses, qui agissent au niveau de la transmission
intersynaptique), notamment et surtout la dopamine, mais aussi la sérotonine
qui serait sécrétée en excès et le glutamate en quantité insuffisante.
C'est le dérèglement de ces sécrétions de neurotransmetteurs qui empêche le
cerveau d'interpréter correctement les informations qui lui
parviennent. Adj. : schizophrénique : qui se rapporte à la
schizophrénie. Un schizophrène est une personne atteinte de
schizophrénie. Haut de page
Schizoprosopie
Anatomopathologie, chirurgie faciale - [Angl. : Schizoprosopia] N. f. * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-, -schisis], fendre, diviser ; * schisto : du latin schistus, du grec skhistos [schist(o)-], que l’on peut fendre ; * prosopie : du grec prosôpon [prosop(o)-, -prosopie], visage. La
schizoprosopie, aussi appelée schistoprosopie, est une malformation
craniofaciale médiane congénitale, qui se traduit par une division de presque
toute la face, résultant d'une fissure en bec-de-lièvre qui se prolonge vers le
haut. Haut de page
Schizotypie Schizotypique
Psychiatrie psychologie, neurologie - [Angl. : Schizotypy, Schizotypal] N.
f. * schizo : du grec skhizein [schiz(o)-], fendre, diviser ; * typie : du grec tupos [-type, -typie, -typique], empreinte, modèle. La schizotypie est un trouble
mental qui s'apparente à la schizophrénie. Dans le comportement schizotypique, le patient est excentrique, a des croyances
bizarres voire magiques, des perceptions inhabituelles. Dans les formes légères,
on note une désinsertion sociale. Pour évaluer la schizotypie d'un sujet, il
existe un questionnaire qui est une échelle d'évaluation des croyances bizarres
du patient et de la présence de symptômes appartenant à la personnalité
schizotypique. Haut de page