Abréviations - T Signification
T4
Endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : T4 - Thyroxine, tetraiodothyronine] Abrév. Tétraiodothyronine. * tétra : du grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * iodo : du grec iôdes [iod(o)-],
violet, relatif à l’iode, dont les cristaux forment des paillettes violettes ; * thyro : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme
de porte ; en biologie : relatif à la thyroïde ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en
un autre mot ou substantif. La T4
ou tétraiodothyronine est l'une des hormones synthétisées par les cellules (thyrocytes) des vésicules thyroïdiennes. Appelée
également thyroxine,
elle est fabriquée à partir de la thyréoglobuline qui fixe 4 atomes d'iode. Elle agit sur le métabolisme cellulaire en augmentant la
production d'énergie sous forme d'ATP (adénosine triphosphate). La thyroxine intervient également sur l'activité des
gènes. Haut de page.
T-20
Immunologie
allergologie, épidémiologie et santé publique
- [Angl. : T-20, pentafuside] Abrév. Pentafuside. * penta : du grec pente [penta, pent(o)-], cinq ; * fusine : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre. Un nouveau médicament particulièrement efficace, qui empêche
le virus du sida d'envahir les cellules de l'organisme, a été présenté à la
quatorzième conférence internationale sur le sida, (7 au 12 juillet 2002 - à
Barcelone, Espagne).
"Baptisé T-20, ce médicament pourrait redonner espoir aux malades
atteints de virus qui résistent aux traitements actuels. Celui-ci appartient
aux inhibiteurs de la fusion, une nouvelle classe d'antiviraux qui diminuent
considérablement la quantité de virus présent dans le sang (charge virale)
des malades. T-20 empêche le virus de l'immunodéficience humaine (VIH)
d'envahir les cellules du système immunitaire (CD4) alors que les traitements
existants agissent contre le virus quand celui-ci a déjà pénétré les
cellules. Deux expériences ont été réalisées : mille patients australiens,
brésiliens, européens et nord-américains, chez lesquels les médicaments
disponibles restent sans effet, ont servi de cobayes. Tous les sujets ont
continué à prendre leur traitement. Les deux tiers d'entre eux se sont vus
administrer, en plus, du T-20, à raison de deux injections quotidiennes. La
première expérience a révélé que la charge virale de plus de 30% des
patients sous T-20 avait baissé sensiblement au-dessous des niveaux de détection,
après 24 semaines, contre seulement 16% des individus soumis aux anciens médicaments.
Dans la seconde expérience, les taux étaient respectivement de 28% et 14%.
Selon le professeur Bonaventura Clotet, responsable de la section sida à l'hôpital
Germans Trias i Pujol de Barcelone et impliqué dans les recherches, le T20 est
considéré par les scientifiques comme le médicament le plus complexe produit
jusqu'à présent. T-20 est fabriqué par les laboratoires suisse Roche et américain
Trimeris. Ceux-ci prévoient de le mettre sur le marché l'an prochain.
Cependant son coût prohibitif risque d'en limiter l'usage. On parle de 10 à 12
000 dollars par patient et par an". Un seul chiffre : en 2001, trois
millions de personnes atteintes du SIDA sont décédées. Haut
de page.
TAC
Algologie, anesthésiologie réanimation
- [Angl. : TAC - tetracaine, adrenaline, cocaine] Abrév. Tétracaïne 0,5%, Adrénaline
1/2000, Cocaïne 11,8%. * tétra : du grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * caïne : du mot cocaïne, indique
la présence d’un dérivé de la cocaïne et donc d’un anesthésique local ; * adrénalo : du latin ad, auprès de , et de ren, renis [rein] ;
en physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les
reins) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant
à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. Le TAC est l'un des médicaments utilisés
dans l'anesthésie locale. On distingue essentiellement l'anesthésie locale
transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les anesthésiques
locaux (ou loco-régionaux) bloquent les canaux sodium (Na+) des
membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale périphérique.
La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la douleur) de façon réversible.
Ce blocage varie en fonction des doses appliquées, mais aussi des fibres
nerveuses concernées : les fibres C de la douleur ne possédant pas de myéline
sont donc bloquées avant les autres. La lidocaïne et les autres anesthésiques
locaux (AL) de type amide sont les plus utilisés parmi de nombreux autres.
Quelques exemples : TAC : Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8%
; LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2% ; crème
EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) : prilocaïne et lidocaïne en
proportions égales dans une émulsion eau - huile ; Voltarène, Profenid,
Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.
L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La
vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la
peau est saine) et de son épaisseur. A noter que sur une muqueuse, la vitesse
d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie
locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement
au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la
distension douloureuse et traumatisante des tissus. Haut
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TACFA
Cardiologie, médecine d'urgence - [Angl. : Total arrhythmia by atrial fibrillation] Abrév. Arythmie complète par fibrillation auriculaire. * a : du préfixe
« a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou
« arrêt » ou « absence de » ; * rythmie : du latin rhythmus ou du
grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * fibrillation : du
latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament, en rapport avec des
contractions rapides et désordonnées du cœur ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit
doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans
l’oreille), ou à l’oreillette.
L'ACFA est une désorganisation totale de l'activité auriculaire droite qui peut
battre jusqu'à 400 contractions par minutes, voire plus, de façon très
irrégulière. Dans cette pathologie, la fibre auriculo-ventriculaire qui va du
noeud sinusal au noeud auriculo-ventriculaire ne transmet pas ce rythme au
ventricule ce qui fait qu'il bat (heureusement) normalement : les QRS sont
normaux sur un ECG, bien que plus fins et plus rapides (100 à 150 par minute),
alors que l'activité auriculaire n'est plus visible (il n'y a plus d'ondes P).Il
y a bloc auriculo-ventriculaire (BAV). Les cardiologues parlent de TACFA
(tachyarythmie complète par fibrillation auriculaire) ou de BACFA (bradyarythmie
complète par fibrillation auriculaire), selon que le rythme cardiaque est
accéléré ou ralenti dans cette pathologie. Haut
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TACO
Imagerie médicale et interventionnelle - [Angl. : CAT - Computerized axial tomography] Abrév. Tomographie
axiale assistée par ordinateur. * tomo : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * axiale : du latin axis, [ax(o)-, -axial], essieu, ligne qui passe par le centre
d’un corps. C'est un examen radiologique de la tête, de la colonne ou des poumons. Le patient est
couché sur une table étroite. Des courroies peuvent être utilisées pour lui permettre de garder la position requise pendant l'examen.
Un radiologue injecte une substance de contraste ou un colorant dans une veine de son bras (CT scan avec infusion). Les vaisseaux
sanguins normaux du cerveau ne permettent pas à tous les composés de les traverser et donc de pénétrer dans le cerveau. On appelle
ce phénomène la barrière hémato-encéphalique. Les vaisseaux sanguins de la tumeur sont anormaux et permettent aux substances de
traverser la barrière et de pénétrer dans le cerveau. Lorsqu'on administre un colorant par voie intraveineuse, il ne pénètre pas
dans le cerveau "normal'' parce qu'il est arrêté par la barrière mais il pénètre dans la tumeur via les vaisseaux sanguins
anormaux. C'est ce que l'on peut observer sur un CT scan et cette technique est appelée "contraste par amplification''. L'appareil
est appelé TAC ou CT scan. Pendant l'examen, il produit un bruit de bourdonnement. La durée d'un CT scan du cerveau est de 15 minutes.
Un CT scan de la colonne prend environ 30 minutes. Haut de page.
TAD
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : TAD - Transverse abdominal diameter] Abrév. Diamètre abdominal transverse. * dia : du préfixe
grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit « à travers »
; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure ; * abdominal : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre,
partie du tronc située sous le diaphragme. La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du
bébé, en particulier de sa tête, mais aussi de son abdomen, du fémur, entre
autres. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement
importante. L'un des buts de cette échographie fœtale est justement de détecter
un éventuel RCIU ou retard de croissance intra-utérine. Les médecins utilisent
souvent des mesures en percentiles ; à titre d'exemple, dire qu'un fœtus est au
70e percentile signifie que 69% des fœtus ont une valeur inférieure à la sienne
et que 30% ont une valeur supérieure, pour l'examen considéré. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes.
A noter que les abréviations sont souvent suivies de (CFEF), ce qui signifie
"selon le Collège Français d'Échographie Fœtale". Si elles sont suivies de (Hadlock),
c'est en référence à des formules établies vers 1985 par le médecin américain
Frank P. HADLOCK et qui prennent en compte le Bip, la LF et le PA. Haut de page.
TAP
Hématologie, chirurgie générale - [Angl. : Programmed autologous transfusion] Abrév. Transfusion
autologue programmée. * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * fusion : du latin fusio,
de fundere [-fusion], répandre ; * auto : du grec autos ;
élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément
du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * logue : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. Principe : pour éviter une contamination virale (HIV, VHB, VHC ...) un patient se fait prélever
son sang pour se le faire retransfuser si besoin, lors d'une opération par exemple. "La transfusion autologue programmée
fait appel à des produits sanguins labiles autologues préparés par les ETS soit à partir de prélèvements séquentiels programmés
soit par aphérèse réalisée lors d'une hémodilution préopératoire anticipée réalisée dans les 7 jours qui précédent l'intervention.
Les caractéristiques des PSL autologues sont définies par l'arrêté
du 3 janvier l995. Une collaboration étroite entre l'équipe médicale de l'établissement de transfusion sanguine et l'équipe
médicochirurgicale de l'établissement de santé est essentielle pour définir les indications ainsi que les procédures de la transfusion
autologue programmée et pour assurer l'information des patients. La circulaire du 3 juillet l990 soulignait déjà la nécessité d'un
travail en commun avec les équipes chirurgicales pour la définition du protocole de transfusion autologue spécifique à chaque patient.
Des procédures écrites qui définissent les modalités de transfusion autologue programmée doivent être établies par les prescripteurs
et l'ETS. Elles doivent être soumises à l'avis du Comité de sécurité transfusionnelle et d'hémovigilance des établissements de santé
publics et/ou du correspondant local d'hémovigilance des établissements de santé
privés". Haut de page.
TB TB active TB
infection TB maladie TB bacillifère TB non bacillifère
Pneumologie, épidémiologie
et santé publique - [Angl. : TB - Tuberculosis, tubercle bacillus, Active
TB, TB disease, TB Bacilli carrier state, TB non bacilli carrier state] N.
f. Tuberculose * tuberculo : du latin
médicinal tuberculum, de tuber [tubercul(o)-] petite tumeur ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe
désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. Par définition, une tuberculose est qualifiée de
bacillifère (* bacillo : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries
en bâtonnet ; * fère : du latin ferre [-fère], du grec phero,
porter ; a pris aussi le sens de transporter, conduire) lorsque le malade (en fait, c'est lui qui est bacillifère) présente,
à l'examen microscopique, des bacilles tuberculeux dans ses crachats. Ces
bacilles sont aussi appelés BAAR : bacilles acido-alcoolo-résistants. Si ces
bacilles ne sont plus ou pas présents, la TB est non bacillifère. Il est
intéressant de noter que les enfants ne sont que très rarement bacillifères.
Cependant, lorsqu'un enfant est atteint de tuberculose, le "Guide des
conduites à tenir en cas de maladies transmissibles dans une collectivité
d'enfants», édité par le Conseil Supérieur d' Hygiène Publique de France en
novembre 2003, précise que l'éviction est obligatoire et que l'enfant ne pourra
retourner à l'école qu'avec un certificat attestant qu'il n'est plus
bacillifère. Les spécialistes parlent de TB (tuberculose) infection ou
tuberculose latente ou primo-infection, quand le développement
d'une immunité cellulaire spécifique, dans laquelle diverses catégories de
lymphocytes T jouent un rôle majeur, limite la multiplication bacillaire. Le
sujet reste asymptomatique, mais cette TB infection témoigne d'un contact
antérieur avec Mycobacterium tuberculosis. Elle se traduit par une
réaction d'hypersensibilité de type retardé à la tuberculine. La réaction tuberculinique
est positive (il y a « virage »), mais elle s'accompagne d'un examen clinique
normal, d'une radiographie thoracique normale et d'une bactériologie négative
(TB non bacillifère). * Dans certains cas, la multiplication des bacilles a
quand même lieu et la malade passe, rapidement ou après plusieurs années, dans
la phase dite de tuberculose active ou tuberculose maladie. Haut de page.
TBG TBPA TRH
TBV
Kinésiologie kinésithérapie
- [Angl. : Cough at low volume] Abrév. Toux bas volume. * toux : du latin tussis [toux, tussif], expiration brusque et sonore de l’air contenu dans
les poumons, provoquée par l’irritation des voies respiratoires. Technique d'expiration forcée, provoquée en kinésiologie
respiratoire, pour éviter l'alvéolisation du mucus lors d'affections comme la mucoviscidose. Haut de page.
TC (1)
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Coagulation time, clotting time] Abrév. : Temps de coagulation * temps : du latin tempus,
qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * coagulation : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance
solide, le figer. Le temps de coagulation (ou TC) est la durée mise par une goutte de sang
pour coaguler totalement dans une atmosphère normalement humide. La technique
utilisée peut être particulièrement simple : la goutte prélevée au bout du doigt
est placée sur une lame puis dans une boîte de Pétri contenant un coton humide.
Le TC normal est de l'ordre de 10 minutes (valeurs considérées comme normales :
entre 8 et 12 minutes, c'est-à-dire qu'après ce délai, on peut mettre la lame à
le verticale, la goutte de sang ne se déforme plus. Actuellement, les
laboratoires d'analyses médicales et biologiques utilisent le temps de
coagulation en tube (ou méthode de l'éprouvette) ou temps de Hayem (ou méthode
de Hayem) : dans 3 tubes à hémolyse en verre calibrés, on verse jusqu'à
mi-hauteur du sang prélevé par ponction veineuse. Les tubes étant placés
verticalement, on surveille la coagulation dans le premier en l'inclinant toutes
les 2 minutes, puis toutes les minutes à partir de la 6e minute. Quand la
coagulation a débuté dans le premier tube, on incline alors le second toutes les
30 secondes jusqu'à la prise en masse complète du liquide. C'est ce second tube
qui correspond à la valeur véritable du temps de coagulation. Toute l'opération
se fait au bain marie à 37°C, car la coagulation est normalement ralentie pour
des températures inférieures. A noter que cette valeur du TC n'est que peu
significative, voire obsolète, qu'elle ne présente un intérêt que dans certaines
hémophilies sévères et qu'on lui préfère aujourd'hui d'autres examens - voir
ci-dessous. Haut de page.
TC (2) TCA TCK TCP
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Cephalin coagulation time,
Activated cephalin time, Kaolin cephalin clotting time, Plasma clotting time] Abrév. : Temps de céphaline. * temps : du latin tempus,
qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * céphaline : la céphaline est un glycéride phosphaté que l'on
trouve dans le cerveau et le foie et dont on utilise un extrait chloroformé (de
lapin), qui représente dans ce test un substitut des plaquettes.
Le temps de céphaline activé (TCA) ou temps de céphaline (TC) ou temps de
céphaline kaolin (TCK) est utilisé pour déterminer le temps de coagulation du
plasma sanguin, en présence de céphaline et d'un activateur : le kaolin. Avec
cet examen, on cherche à évaluer l'activité des facteurs de la coagulation de la
voie intrinsèque - voir la
coagulation et notamment un déficit en facteurs VIII et IX, responsables des
hémophilies A et B. On complète souvent cette recherche par la mesure du temps
de prothrombine (voir ci-dessous) qui évalue l'activité des facteurs de la
coagulation de la voie extrinsèque. Dans ce test, le temps normal de
coagulation du plasma est compris entre 35 et 60 secondes, en fonction des
réactifs utilisés. Un trouble de la coagulation est mis en évidence à partir
d'une différence supérieure à 10 secondes, mais le TCK est normalement allongé
si le patient prend un anticoagulant. Syn. : temps de prothrombine partielle,
temps de coagulation du plasma (TCP). Haut de page.
TCMH TGMH
Hématologie, médecine biologique
- [Angl. : Mean corpuscular (or cell) hemoglobin, ] Abrév. Teneur corpusculaire moyenne en
hémoglobine. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit
corps arrondi. La TGMH ou coefficient de coloration est le rapport hémoglobine
en grammes % x 10 sur le nombre de globules rouges en millions par mm3. La valeur normale est comprise entre 28 et 36
µµg. Syn. : TGMH (teneur globulaire moyenne en hémoglobine). Cet examen est pratiqué en même temps que l'hématocrite et la CGMH
pour diagnostiquer une éventuelle anémie. Syn. de moins en moins utilisé : TGMH
ou teneur globulaire moyenne en hémoglobine. Haut de page.
TcO2 TcPO2
Médecine biologique, hématologie - [Angl. : Transcutaneous oxygen monitoring] Abrév. Mesure Transcutanée de la pression partielle d'O2.
La TcPO2 est une méthode non invasive utilisée chez des patients qui ont une
artérite des membres inférieurs et en particulier chez les diabétiques. C'est un
dosage spectrophotométrique qui utilise un oxymètre à cellule photoélectrique et
qui est placé au contact de la peau (généralement au coup de pied), un autre
capteur étant placé sur la partie médiane supérieure du thorax. Grand avantage
de cette méthode ; il n'y a pas de prise de sang et elle est reproductible à
volonté. En mesurant la différence d'absorption de l'oxyhémoglobine et de
l'hémoglobine réduite on a une bonne indication d'une éventuelle ischémie du
membre inférieur. Les valeurs normales de cette TcPO2 sont voisines de 60 mm Hg
(millimètres de mercure) mais sont exprimées en pourcentage de cette valeur.
Dans certaines pathologies sévères, la TcPO2 peut être inférieure à 30 mm HG,
voire proche ou égale à zéro, ce qui va nécessiter une amputation car les tissus
ne sont plus oxygénés. Si la mesure donne de mauvais résultats, une autre mesure
de confirmation peut être pratiquée après inhalation pendant une dizaine de
minutes d'oxygène pur. Haut de page.
TH TRP
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : Clotting time using Howell's method] Abrév. Temps de Howell * temps : du latin tempus,
qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * Howell : du médecin physiologiste américain William Henri
HOWELL, né le 20.02.1860 à Baltimore (Maryland), mort le 06.02.1945 à Baltimore.
Pratiquement abandonnée en France, la méthode de Howell - Gramme ou temps de
Howell (TH) permet de mesurer le temps de coagulation d'un plasma citraté
(autrefois oxalaté) puis recalcifié par addition de calcium, ce qui explique que
l'on appelle aussi ce test : temps de recalcification plasmatique (TRP). Dans
ces conditions, le temps normal de coagulation est compris entre 1 min 30 s et 2
min 30 s. Entre 2 et 3 minutes, le test permet de mesurer les formations
successives de la thromboplastine, de la thrombine et de la fibrine. Important :
il faut signaler avant le test tout traitement contenant des anti-vitamine K
et/ou de l'héparine. D'autres examens remplacent aujourd'hui ce test, notamment
le temps de céphaline. Haut de page.
TDM
Imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Tomodensitometry, computerized axial
tomography scanning] Abrév. Tomodensitométrie. * tomo : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe ; * densito : du latin densitas [densit(o)-], qualité de ce qui est dense ; * métrie : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. Procédé radiologique (aux rayons X) permettant une exploration des différents organes sous la forme
de coupes fines dont la lisibilité est très grande, compte tenu que ce procédé supprime les superpositions d'une radiographie normale.
On obtient des reconstitutions multiplanaires et tridimensionnelles en noir et blanc, mais aussi en couleur, grâce au traitement des
images par ordinateur. Un tomodensitomètre
Actuellement, la tomodensitométrie utilise des scanners spiralés à haute résolution (TDM HR). Tomodensitomètre : appareil utilisé pour les examens de tomodensitométrie. Tomodensitométrique : adj. qui se rapporte à la tomodensitométrie. Haut
de page.
TDRSV
Cardiologie, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Supraventricular rhythm disorders] Abrév. Trouble
du rythme supraventriculaire. * rythme : du latin rhythmus ou du grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * supra : du latin supra [supra-], au-dessus, au-delà, supérieur ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-,
-ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du
cœur, du cerveau ou du larynx. Les troubles du rythme
supraventriculaires sont des anomalies rythmiques dont l'origine est à
rechercher en amont des ventricules et donc du faisceau de His, soit au niveau
du nœud sinusal (point de départ des ondes électriques), soit au niveau du nœud
auriculo-ventriculaire, soit ailleurs. Les caractéristiques
électrocardiographiques du TDRSV sont : des complexes QRS fins et inférieurs
à 0,12 secondes, identiques à ceux du tracé du rythme sinusal. Haut de page.
TEN
Dermatologie, immunologie allergologie
- [Angl. : TEN - Toxic epidermal necrolysis] Abrév. Nécrolyse épidermique toxique. * nécro : du grec nekros [nécr(o)-, nécrose], mort, cadavre ; * lyse : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution ; * épidermique : du grec epi [épi-], sur, dessus et du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * toxique : du latin toxicum,
du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon],
arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison. C'est une ectodermose érosive. Affection d'une certaine gravité qui touche essentiellement les tissus dérivés
de l'ectoderme. La nécrolyse épidermique toxique débute brutalement chez des
sujets généralement jeunes, sans que l'on n'en connaisse tous les mécanismes.
Elle se traduit par une atteinte des muqueuses de la bouche (stomatite bulleuse
: des bulles se forment puis se rompent et laissent place à des lésions
inflammatoires), des muqueuses génitale et anale, une inflammation de la
conjonctive (membrane qui tapisse la surface de l'œil et l'intérieur des paupières),
l'apparition de cocardes cutanées caractéristiques, parfois des manifestations
pulmonaires et une altération de l'état général. Ces symptômes durent en
moyenne 1 à 2 semaines, puis disparaissent. Le malade est guéri. En général
une corticothérapie est prescrite pendant la phase aiguë. Syn. : syndrome
de Fiessinger-Rendu. L'ectodermatose érosive multi-orificielle est
appelée syndrome de Lyell ou épidermolyse bulleuse toxique lorsque le décollement cutané dépasse 10% de la surface corporelle. Synonyme
également utilisé : TEN ou nécrolyse épidermique toxique.
Grâce aux travaux de recherche de certaines équipes, notamment de l'INSERM
(publication de la Fondation pour la Recherche Médicale - janvier 2003), on
sait aujourd'hui que le syndrome de Lyell peut être déclenché par la prise de
certains médicaments comme des barbituriques, des sulfamides. Ils déclenchent
une allergie grave qui fait intervenir ces lymphocytes T8, appelés aussi
lymphocytes cytotoxiques, car les chercheurs en ont retrouvé dans le liquide
contenu dans les bulles de décollement de l'épiderme. D'autres substances
interviennent également, comme certaines cytokines, produites par les kératinocytes
de l'épiderme. Haut
de page.
TEP
Imagerie médicale et interventionnelle - [Angl. : PET - Positron emission tomography] Abrév. Tomographie
par émission de positons. * tomo : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. La tomographie par émission de positons ou TEP, permet de suivre le cheminement d'une
molécule (médicament) dans un organe, ou d'observer le cerveau en
fonctionnement. Cette technique suppose l'injection préalable
d'un traceur isotopique émetteur de positons, inoffensif et à durée de vie brève. Les traceurs sont
produits par un cyclotron
biomédical et l'examen nécessite l'utilisation d'une caméra à positons. Une image du cerveau en PET scan (malade atteint de la maladie d'Altzheimer - les zones noires ne sont plus
fonctionnelles). Plus d'un millier de médicaments ont été ainsi tracés
dans l'organisme, et on a pu détecter avec précision les aires cérébrales correspondant à telle ou telle fonction (langage, calcul,
mémoire etc.). Haut de page.
TFR
Pharmacologie - [Angl. : Contractual rate of reimbursment] Abrév. Tarif forfaitaire de responsabilité.
Le TFR est un nouveau tarif de remboursement des médicaments, qui a été mis en
place par les pouvoirs publics le 8 septembre 2003. Grâce à cette nouvelle
tarification, la sécurité sociale ne rembourse la plupart des médicaments qu'au
prix des génériques. Si le patient prend le médicament de marque au lieu du
générique, la différence de coût est à sa charge. Haut de page.
TGI
Gastroentérologie, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : GIT - Gastrointestinal transit] Abrév. Transit gastro-intestinal. * transit : de l’italien transito, du latin transitus [transit], passage,
passer dans un lieu sans y séjourner ; * gastro : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac ; * intestinal : du
latin intestina de intestinus [intestin(o)-, -intestinal],
intérieur, relatif à l’intestin, du pylore à l’anus. C'est un examen radiographique qui a pour but
d'étudier l'estomac, l'intestin grêle et le côlon. Le patient est strictement à jeun et le produit de contraste utilisé et le
lavement baryté introduit par l'anus pour le côlon, de la baryte absorbée par voie orale pour l'estomac et l'intestin grêle.
Le temps de cet examen varie de 2 à 6 heures, en plusieurs séances. Haut de page.
THC THC-COOH 9-THC 11-hydroxy-THC
Pharmacologie,
neurologie, médecine biologique, médecine légale - [Angl. : THC - Tetrahydrocannabinol] Abrév. Delta-9-tétrahydroxycannabinol.
* delta : du grec delta 4e lettre de l'alphabet qui a le même signification que « d » et se
prononce comme lui ; la majuscule a une forme de triangle ; * tétra : du
grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * cannabino : du latin
cannabis [cannabin(o)-], chanvre, chanvre indien ; * ol : du suffixe -ol qui, en chimie organique, désigne la présence d’une fonction alcool. Syn. : 9-THC. Le THC
est la substance active des plants femelles de cannabis (Cannabis sativa),
qui agit sur le psychisme des consommateurs. Selon la forme consommée, la
teneur en THC est très variable : 0,2 à plus de 10% dans l'herbe, 5 à 31%
dans la résine et de 40 à 80% dans l'huile qui s'avère de ce fait
particulièrement dangereuse. Il est aujourd'hui largement prouvé et admis que
le THC est présent chez de nombreux conducteurs responsables d'accidents.
L'analyse peut être faite sur le sang ou sur l'urine, selon les circonstances.
Dans le sang il est détectable pendant environ 12 à 16 heures après
consommation (encore que ce délai dépende de la concentration en THC du
produit utilisé), pendant une période pouvant aller jusqu'à 2 semaines
dans l'urine. C'est parce que le THC est très lipophile (qui "aime"
les tissus riches en lipides) qu'il se fixe préférentiellement dans le
cerveau. Les métabolites du THC présents dans l'urine sont très nombreux,
mais on dose essentiellement le THC-COOH et le 11-hydroxy-THC. Haut de page.
THG
Endocrinologie et métabolismes, toxicologie, pharmacologie,
médecine du sport, médecine légale et expertises médicales
- [Angl. : THG - Tetrahydrogestrinone] Abrév. Tétrahydrogestrinone. * tétra : du grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * geste : du latin gestus,
de gerere [-geste, -gestion], faire ; en médecine, relatif à la grossesse
; * one : du suffixe -one qui, en chimie, désigne la présence d’une
fonction cétone.
Cette molécule est dérivée de la gestrinone, anabolisant interdit depuis 1999 et
qui a été détournée de son usage d'origine : un médicament pour traiter
certaines affections gynécologiques, en particulier l'endométriose. La
tétrahydrogestrinone est un stéroïde anabolisant obtenu par l'addition de 4
atomes d'hydrogène sur la gestrinone. Les effets secondaires de ce produit ne
sont pas négligeables : masculinisation des femmes, notamment au niveau de la
pilosité, développement des seins chez les hommes avec risque d'impuissance,
calvitie précoce, hypertrophie du cœur, entre autres. Sa découverte quelques
semaines après les mondiaux d'athlétisme de Paris, en août 2003 et sa présence
révélée positive dans l'urine de nombreux "champions" a provoqué un scandale
international dans le monde sportif, ainsi que la condamnation ou l'interdiction
de compétition d'un nombre non négligeable d'athlètes. C'est le laboratoire de
l'université de Californie (UCLA) qui a très rapidement mis au point un test
simple et fiable de dépistage, disponible dès le 21 octobre 2003. Contrairement
aux autres anabolisants, le THG ne se prend pas par injection, mais sous forme
de 2 à 3 gouttes déposées sous la langue. Haut de page.
THS
Endocrinologie et métabolismes, gynécologie obstétrique, pharmacologie
- [Angl. : SHT - Substitute hormonal treatment,
substitute for hormone replacement therapy] Abrév. Traitement hormonal substitutif. * hormonal : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter. Il s'agit essentiellement du
traitement de la ménopause, destiné à lutter contre ses effets (troubles de l'humeur, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale,
ostéoporose) et qui consiste à prendre des œstrogènes et de la progestérone. Des études récentes tendraient à montrer que ces
traitements substitutifs ne sont pas sans inconvénients, car ils provoqueraient une augmentation des cancers du sein. Haut de page.
TIA
Bactériologie, Médecine biologique, pharmacologie
- [Angl. : Alimentary toxi-infection]
Abrév. Toxi-infection alimentaire. * toxi- : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine,
-toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison ; * infection : du
latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller.
On appelle toxi-infection toute infection qui résulte de l'action d'une ou
plusieurs toxines bactériennes. La toxi-infection alimentaire (ou TIA)
représente une part importante de ces pathologies. Elle résulte de la
consommation d'aliments souillés, souvent par des germes fécaux, colibacilles -
Escherichia coli, Salmonella p. ex. ou préparés avec de l'eau souillée par ces germes. Une
autre cause de toxi-infection alimentaire est le manque d'hygiène des personnels
et/ou des locaux dans lesquels sont préparés les aliments. L'interruption de la
chaîne du froid est aussi souvent à l'origine des TIA.
En 2011, des TIA apparues en Allemagne, puis dans d'autres pays européens,
étaient dues à des souches d'Escherichia coli : voir ECEH. Haut de page.
TIR
Génétique, hématologie, médecine biologique, pédiatrie
- [Angl. : Immunoreactive trypsin] Abrév. Trypsine immunoréactive. * trypsine : du grec triptêr, triptêros [-tripsie], pilon. du grec thrupsis [-trypsie],
broiement ; * immuno : du latin immunitas, exemption, dispense,
remise, de im- privatif et munus, charge ; aujourd’hui : capacité
d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * réactive : de agir, en alchimie, et du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie. Cet examen se fait chez le nouveau-né au 3e jour
de sa vie, sur éluat de sang séché. Son but est le dépistage de la mucoviscidose. Un taux important de cette trypsine caractérise
l'obstruction d'acini pancréatiques, et une émission importante d'une trypsinogène. Dans ce cas et avec l'accord des parents,
un laboratoire de cytogénétique recherche les mutations du gène CF. Haut de page.
TMA TMAO TMAU
Physiologie, odontostomatologie, dermatologie,
pharmacologie, génétique - [Angl. : Trimethylaminuria] Abrév. Triméthylaminurie. * tri : du latin et
du grec tri , trois ; * méthyl : du grec mêthe [métha-],
alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 et du suffixe
-yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison
-ane) qui a perdu un hydrogène ; * amine : les amines sont des dérivés
de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un
composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à
l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.
La triméthylaminurie est une pathologie qui se transmet de façon héréditaire,
selon le mode autosomal (donc le gène responsable - ou les gènes - n'est pas
sur les chromosomes sexuels) récessif, c'est-à-dire que les 2 parents doivent
porter les gènes mutés pour que les enfants soient atteints. Les généticiens
ont identifié 2 gènes responsables : FMO3 et FMO4 (F pour flavine, M pour mono
et O pour oxygénase) situés aux loci 23 et 24 du bras long du chromosome 1.
Leur fonction est le codage de la FMO, flavine monoxygénase, qui va jouer le
rôle de catalyseur dans le foie pour oxyder la TMA (triméthylamine - formule C3H9N)
en TMAO : triméthylamine N-oxyde. Dans la maladie, ces gènes FMO3 et FMO4 ont
subi une mutation dont la conséquence est la fabrication insuffisante du
catalyseur FMO. Dans le foie, la TMA est insuffisamment transformée en TMAO,
ce qui provoque, au niveau des sécrétions (sueur, salive, sécrétions
vaginales, urine, haleine ...) cette odeur caractéristique de poisson pourri
qui a valu à cette pathologie ne nom de syndrome de l'odeur de poisson. On
estime à environ 1% les personnes atteintes par ce syndrome particulièrement
invalidant, socialement parlant et les femmes semblent plus touchées que les
hommes. Il existe des traitements plus ou moins efficaces, basés sur
l'observation de restrictions alimentaires, notamment en ce qui concerne les
précurseurs de la TMA (dont il faut réduire le plus possible le taux dans
l'organisme), comme la choline et la carnitine. Haut de page.
TMO
Gastroentérologie
- [Angl. : Esophageal motor disorders] Abrév. Troubles moteurs de l'œsophage. * moteurs : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un
mouvement ou qui le transmet ; * œsophage : du grec oisophagos [œsophag(o)-], qui porte ce que l’on mange, en rapport avec
l’œsophage. Ils peuvent être primaires, limités à
l'œsophage et de cause inconnue, ou secondaires, dus à une affection locale telle que reflux acide, alcoolisme, neuropathie
diabétique ... Les troubles primaires se caractérisent par la dysphagie, avec ou sans douleur thoracique (quand elle existe,
elle est comparable à celle d'une angine de poitrine). Haut de page.
TNF
Gastroentérologie, immunologie allergologie - [Angl. : TNF - Tumor necrosis factor] Abrév. Facteur de nécrose tumorale, de l'anglais Tumor Necrosis Factor. * facteur : du latin factor, de facere [facteur], faire ; * tumeur : du latin tumor de tumere [tumoro-, tumeur, -tumoral], être gonflé ; * nécrosante : du grec nekros [nécr(o)-, nécrose], mort, cadavre. Protéine présente en grande quantité dans les
zones atteintes de l'intestin, dans la maladie de CROHN. Cette molécule est fabriquée par certains globules blancs et fait
actuellement l'objet de recherches pour un traitement anti-TNF. Haut de page.
TOC
Neurologie, psychiatrie psychologie, pharmacologie
- [Angl. : Obsessive compulsive disorder] Abrév. Troubles obsessionnels compulsifs.
Lorsque l'on parle d'un trouble obsessionnel au sens d'une maladie, on décrit un comportement, caractérisé par le besoin
irrépressible de répéter sans cesse un rituel, souvent bizarre (compulsion). La vie professionnelle, familiale et sociale
peut être gravement menacée. Les pensées obsessionnelles sont des pensées absurdes. La personne qui en souffre les ressent
elle-même comme telles, mais ne parvient pas à s'en débarrasser malgré ses efforts. Le trouble obsessionnel compulsif est loin
d'être rare, bien que l'on en parle peu, car la plupart de ceux qui en souffrent ont tendance, s'ils le peuvent, à cacher leur
maladie. Sa prévalence, c'est-à-dire la proportion de personnes qui en souffrent à un moment donné de leur vie, est estimée à
2% de la population. Parmi les traitements disponibles, certains médicaments de la famille des antidépresseurs sont efficaces,
telle la Clomipramine. Ces médicaments affaiblissent la prégnance des obsessions ou des compulsions, permettent de lutter plus
efficacement contre elles et, dans un bon nombre de cas, de sortir de ce cauchemar. Il existe une association :
l'AFTOC Un
traitement réservé aux parkinsoniens est en train de faire ses preuves sur les
TOC. Il s'agit d'une électrostimulation par des électrodes implantées dans la
zone qui contrôle les mouvements (le noyau subthalamique - sous le thalamus) et
qui délivrent des impulsions à haute fréquence. Haut de page.
TOGD
Gastroentérologie, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Esophagogastrointestinal transit] Abrév. Transit œsogastroduodénal. * transit : de l’italien transito, du latin transitus [transit],
passage, passer dans un lieu sans y séjourner ; * œso : du grec oisophagos [œsophag(o)-], qui porte ce que l’on mange, en rapport avec
l’œsophage ; * gastro : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre,
gastrie], ventre, estomac ; * duodénal : du latin duodenum digitorum [duodén(o)-], signifiant douze doigts de long et relatif au duodénum, première
portion de l’intestin grêle, ainsi nommée car sa longueur avait évaluée à douze
travers de doigts. C'est un examen radiographique qui a pour but d'étudier l'œsophage, l'estomac et la première partie de l'intestin grêle ou
duodénum. Le patient est strictement à jeun et le produit de contraste utilisé et avalé selon les indications de l'opérateur
est la baryte. Le temps de cet examen varie de 15 à 30 minutes. Haut de page.
TP
Histologie cytologie,
hématologie, médecine biologique - [Angl. : Prothrombin time] Abrév. Taux
de prothrombine ou temps de prothrombine. * taux : de l’ancien français tauxer, tausser, variante de taxer, exprime un pourcentage en biologie ; * pro : du grec pro- , préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la
place de ; * thrombine : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot,
en rapport avec la coagulation du sang. La prothrombine est une substance
qui , sous l'influence d'une dizaine d'autres facteurs, fait coaguler le sang
par polymérisation du fibrinogène soluble en fibrine insoluble . La mesure de la prothrombine est
très importante chez les personnes
qui suivent un traitement par
anticoagulants. On pratique essentiellement 2 examens :
1 - Le taux de prothrombine permet de tester
le bon fonctionnement de certains facteurs de la coagulation. Ils sont abaissés
en cas de maladie hépatique et lorsqu'un malade prend des médicaments
anticoagulants par voie orale. C'est l'examen de choix pour contrôler
l'efficacité d'un traitement. Ce taux de prothrombine ou "TP", doit
alors être strictement compris entre 25% et 35%, alors qu'il est normalement
supérieur à 70%. S'il est inférieur à 25%, il y a risque d'hémorragie, et
s'il est supérieur à 35%, le traitement n'est plus suffisamment
efficace.
2 - Le temps de prothrombine, appelé également temps de Quick, est le
temps que met le plasma sanguin (partie liquidienne du sang) à coaguler quand
on le met en présence d’un extrait de tissu humain, animal ou synthétique
appelé thromboplastine, cytozyme ou thrombokinase. Il s’agit d’un ensemble
d’enzymes nécessaires à la coagulation du sang et permettant de transformer
la prothrombine en thrombine. La mesure du temps de Quick est faite à partir
d’un prélèvement de sang du malade. Ce test sert à savoir si le patient présente
une tendance à faire des hémorragies à la suite d’une carence en certains
facteurs normalement présents dans le sang : facteur II, V, VII, X qui
interviennent dans la coagulation normale du sang. Le temps de prothrombine
s’exprime sous la forme d’un indice INR (International Normalized Ratio ou
rapport international normalisé). Un temps de prothrombine anormal
indique un problème de coagulation, d’origine soit pathologique soit thérapeutique.
Une atteinte du foie ou un manque de vitamine K peuvent être à l’origine de
perturbations du temps de prothrombine. Le TP sert à surveiller les traitements
anticoagulants par les antivitamines K. Haut
de page.
TPHA
Vénérologie, immunologie allergologie - [Angl. : TPHA - Treponema Pallidium Hemagglutination
Assay] Abrév. Treponema
Pallidium Hemagglutination Assay. * analyse : traduction de l'anglais "assay" ; * hémo : du grec haima,
[-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * agglutination :
du latin agglutinare, de ad et de gluten, glutinis [agglutin(o)-, -agglutinine], colle. La syphilis est une maladie provoquée par Treponema pallidum. Son
sérodiagnostic peut se faire par la réaction du VDRL mais aussi par une autre réaction plus sensible, la réaction du TPHA. C'est une réaction d'agglutination passive réalisée
entre un Ac anti-Ag tréponémique et un Ag tréponémique (polyoside d'enveloppe) normalement soluble, mais rendu particulaire
par fixation sur un support figuré (hématie de poulet). L'ensemble Ag-hématies de poulet est appelé
hématies antigène.
En présence d'Ac spécifiques de Treponema pallidum, il y a réaction Ag-Ac provoquant une hémagglutination visible
à l'œil nu. Afin de s'assurer qu'elle est bien due à des agglutinines spécifiques de T. pallidum, on compare avec un
témoin, appelé contrôle sérum, dans lequel les hématies de poulet sont uniquement sensibilisées par un extrait de Treponema de Reiter non pathogène : les hématies témoins. Haut de page.
TPO
Immunologie allergologie
- [Angl. : Oral provocation test] Abrév. Test de provocation
oral. * test : de l'anglais test, essai, épreuve ; * oral : du latin os,
oris [oro-, -oral], relatif à la bouche, au langage parlé. En allergologie, l'ancien test de provocation oral est aujourd'hui
remplacé par le test de provocation oral en double aveugle (TPODA) qui est "l'étalon or". Beaucoup de
patients sont persuadés d'être allergiques à un ou plusieurs aliments, sans que la réalité de cette allergie ne
soit prouvée. Dans la population générale un questionnaire adressé à 20 000 personnes retrouve une croyance
en une allergie alimentaire chez 20% des sujets. Cette allergie n'est prouvée que chez 1,4% des sujets. Il est donc
indispensable de pratiquer les tests de provocation oraux (TPO) à l'arachide. Plusieurs protocoles sont possibles
en fonction de l'histoire clinique. Haut de page.
TPODA
Immunologie allergologie - [Angl. : Oral provocation in double-blind test] Abrév. Test de provocation oral en double
aveugle. * test : de l'anglais test, essai, épreuve ; * oral : du latin os,
oris [oro-, -oral], relatif à la bouche, au langage parlé. Dans le diagnostic d'une allergie, le test de provocation oral en double aveugle (TPODA) reste
"l'étalon or". Beaucoup de patients sont persuadés d'être allergiques à un ou plusieurs aliments, sans que la
réalité de cette allergie ne soit prouvée. Dans la population générale un questionnaire adressé à 20 000 personnes retrouve
une croyance en une allergie alimentaire chez 20% des sujets. Cette allergie n'est prouvée que chez 1,4% des sujets.
Il est donc indispensable de pratiquer les tests de provocation oraux (TPO) à l'arachide. Plusieurs protocoles sont
possibles en fonction de l'histoire clinique. Haut de page.
T-score
Imagerie
médicale et interventionnelle - [Angl. : T score] N. m. * score : mot anglais
qui signifie « compte ».
L'ostéodensitomètre est un appareil destiné à mesurer la densité osseuse afin de
prévenir les risques de fractures, en particulier chez les femmes ménopausées. Un ostéodensitomètre Certains appareils
récents utilisent le procédé DXA avec une dose réduite de marqueur radioactif
pour le patient, une quantité plus faible de rayons X et une durée très courte
de l'examen. D'autres appareils (pour mesurer la densité osseuse du talon par
exemple) utilisent les ultrasons qui sont d'autant plus absorbés que la densité
osseuse est importante. Un tout autre type de densitomètre est utilisé par les
radiologues pour la densigraphie, c'est-à-dire la mesure de la densité de
coloration sur un cliché radiographique, ce qui permet une analyse
particulièrement fine. Cet appareil utilise une cellule photoélectrique. Extrait
d'un article paru dans CEA Technologies n° 59 janvier - février 2002 : "En
collaboration avec la société Diagnostic Medical Systems (Montpellier), le
CEA/Léti a développé une nouvelle génération d'ostéodensitomètre qui réalise les
examens de dépistage et de suivi de l'ostéoporose en deux flashs successifs de
rayons X et en moins de 2 secondes, comparés aux 30 secondes des systèmes à
balayage actuels. Outre le contenu minéral osseux, Lexxos fournit une qualité
d'image quasi-radiologique qui évite des examens radiologiques complémentaires,
jusqu'ici indispensables pour déterminer le risque de fracture chez un patient.
Le Léti a travaillé sur la définition et la mise en œuvre d'un capteur plan de
radiologie numérique, et sur le traitement de l'information, basé sur une
maîtrise fine des phénomènes d'interaction rayonnement - matière. Le nouvel
ostéodensitomètre est actuellement en phase d'évaluation clinique au CHU
de Nîmes sur quelque 400 sujets volontaires." Syn. : densigraphe.
Quelques renseignements complémentaires : Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur
DMO : densité minérale osseuse : c'est la masse surfacique de l'os
mesurée sur une partie du corps humain. La CMO est exprimée en g/cm2 (grammes par centimètre carré). En anglais, la DMO est nommée BMD : bone
mineral density.
CMO : contenu minéral osseux (en anglais BMC: bone mineral
content) : c'est la masse de l'os mesurée sur une partie du corps humain,
exprimée en grammes.
Remarque : DMOt et CMOt sont les abréviations utilisées dans les
ostéodensitométries du corps entier.
Surface : c'est la surface osseuse d'une partie du corps humain,
délimitée par un logiciel de reconnaissance des contours (lignes jaunes sur le
document "Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur"). Elle est exprimée en cm2.
T-score : le T-score est l'écart, exprimé en DS (déviation
standard), entre la valeur de la DMO mesurée chez le (la) patient(e) et la
valeur maximale ou pic, de la DMO atteinte à l'âge adulte (entre 30 et 35 ans)
par une population de référence.
Z-score : c'est la différence entre la valeur mesurée et la valeur
moyenne théorique corrigée pour l'âge, le sexe, l'ethnie et exprimée en nombre
d'écart type (DS).
L'OMS définit l'ostéopénie chez la femme pour un T-score compris entre 1 DS et 2,5 DS (soit -1 à -
2,5) |
DXA ou DEXA : Dual Energy X-Ray Absorptiometry ou absorptiométrie
biphotonique aux rayons X.
Les causes les plus fréquentes de la perte de masse osseuse sont : une carence
œstrogénique qui s'installe naturellement chez les femmes ménopausées qui ne
suivent pas de TSH (traitement hormonal substitutif), mais aussi
l'hyperthyroïdie évolutive non traitée, une corticothérapie (traitement à base
de cortisone) d'une durée supérieure à 3 mois, entre autres.
Moyenne en France : le pic de masse osseuse est atteint entre 20 et 30
ans. Chez une femme, la perte osseuse commence quelques années avant la
ménopause, à raison d'environ 0,5% par an. En post-ménopause, la perte atteint
plus de 3% pendant 8 à 10 ans, puis ralentit : O,5 à 1% dans les années
suivantes. Si on totalise entre 30 et 80 ans, une femme perd en moyenne 47% de sa
masse osseuse, 14% pour un homme. Haut de
page.
TS
Hématologie, médecine biologique - [Angl. : BT - Bleeding time] Abrév. Temps de saignement. * temps : du latin tempus,
qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * saignement : du latin sanguis, sanguinis, sanguinare [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent],
écoulement du liquide rouge qui circule dans les veines et les artères.
Le temps de saignement (TS) est la durée nécessaire pour qu'une incision de
dimension et de profondeur standardisées et pratiquée à des fins thérapeutiques
ou d'examen, cesse de saigner. Selon la méthode d'Ivy, la plus utilisée,
l'incision est pratiquée sur 1 mm de profondeur et 1 cm de longueur, au niveau
de la face interne de l'avant-bras et une pression de 40 mm de mercure est
exercée par un brassard tensiomètre. Une autre méthode dite épreuve de Duke
consiste à inciser le lobe de l'oreille à l'aide d'un vaccinostyle, mais son
manque de précision fait qu'elle est pratiquement abandonnée. Le temps de
saignement est normalement compris entre 4 et 8 minutes et ne devient anormal
que pour des valeurs supérieures à 10 minutes, l'hémorragie s'arrêtant
spontanément dès que le clou plaquettaire (agrégation des plaquettes ou
thrombocytes au niveau de la lésion du vaisseau sanguin) s'est formé. Le TS est
donc supérieur à la normale en cas de thrombopénie (pas assez de plaquettes dans
le sang) ou de thrombopathie (fonctionnement anormal des plaquettes). Haut de
page.
TSH
Endocrinologie et métabolismes, gynécologie obstétrique
- [Angl. : SHT - Substitute hormonal treatment,
substitute for hormone replacement therapy] Abrév. Traitement substitutif hormonal. * hormonal : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter. Le TSH est apport complémentaire
hormonal proposé aux femmes ménopausées pour lesquelles cette ménopause
constitue une gêne importante : bouffées de chaleur, troubles de l'humeur et
de la libido. Le TSH est un apport dosé en œstrogènes et progestérone, par
gel, patches ou comprimés, qui doit compenser la mise au repos des ovaires. De
récentes études tendent cependant à montrer (étude américaine menée sur
plus de 16 000 femmes - publié en juillet 2002 dans le Journal of the
American Medical Association) que le TSH n'est pas sans risques. Proposé
essentiellement dans le but de réduire l'ostéoporose et les risques de
fractures du col du fémur (mais aussi les cancers du côlon), il augmenterait
sensiblement les risques cardiovasculaires (infarctus, accident vasculaire
cérébral, embolie pulmonaire) ainsi que les risques d'apparition d'un cancer
du sein. Haut de
page.
TSH TSH us
Endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : TSH - Thyroid Stimulating Hormone, TSH us -
Ultrasensible Thyroid Stimulating Hormone] Abrév. Hormone thyréostimulante. * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * stimulant : du latin stimulare, de stimulus [-stimuline, -stimulant, -stimulation],
aiguillon, qui incite, qui excite ; * thyroïde : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie : relatif à la
thyroïde. La thyréostimuline ou
thyréo-stimuline est une hormone sécrétée par l'hypophyse et qui commande les différentes étapes de la synthèse
des hormones thyroïdiennes, ainsi que leur passage dans le sang. L'intérêt de son dosage est de
détecter éventuellement un dysfonctionnement thyroïdien. Aujourd'hui, on dose la
TSH us, c'est-à-dire ultrasensible. Cet adjectif s'adresse en fait aux méthodes
de dosage qui sont devenues ultrasensibles et se pratiquent sur le sérum en
utilisant des anticorps monoclonaux. La thyréostimuline ou TSH est sous la
dépendance d'une hormone hypothalamique : la TRH (Thyrotropin Releasing Hormone) ou hormone relai
de la thyrotropine. Syn. de la thyréostimuline : hormone thyréotrope (du
grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour) c'est-à-dire
qui a une affinité pour la glande thyroïde. Autres synonymes : thyrotropine,
thyrotrophine. Haut de
page.
TSI
Orthopédie, kinésiologie kinésithérapie
- [Angl. : Intermittent static work] Abrév. Travail statique intermittent. Le but est de remettre progressivement
en état de fonctionnement les muscles après une opération articulaire. Exemple : le quadriceps et les ischio-jambiers
après une ligamentoplastie du genou. Haut de page.
TSP
Médecine biologique, neurologie - [Angl. : TSP - Tropical Spastic Paraparesis] Abrév. Paraparésie spastique tropicale. * para : du
grec para, à côté de ; * parésie : du grec paresis [-parésie, -parétique], relâchement ; * spastique : du grec spasmos, spastos [spasticité, spastique], déchirure, contraction. Maladie neurologique due à un virus : HTLV-I. Cette pathologie se caractérise par une
dégénérescence chronique du système nerveux central, qui se manifeste par une démyélinisation de la moelle épinière.
L'évolution est lente, sur plusieurs années et aboutit à une paralysie progressive des membres inférieurs, ainsi
qu'à une hypertonicité des membres. En français : PST pour Paraparésie Spastique Tropicale. Syn. : TSP/HAM :
Tropical Spastic Paraparesis HTLV-I Associated Myelopathy. Haut de page.
TSP/HAM
Médecine biologique, neurologie - [Angl. : TSP - Tropical Spastic Paraparesis HTLV-I
Associated Myelopathy] Abrév. Paraparésie
spastique tropicale HTLV-I associée à la myélopathie.
* para : du
grec para, à côté de ; * parésie : du grec paresis [-parésie, -parétique], relâchement ; * spastique : du grec spasmos, spastos [spasticité, spastique], déchirure, contraction ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement
accidentel. Maladie neurologique due à un virus : HTLV-I. Cette pathologie
se caractérise par une dégénérescence chronique du système nerveux central, qui se manifeste par une démyélinisation de
la moelle épinière. L'évolution est lente, sur plusieurs années et aboutit à une paralysie progressive des membres inférieurs,
ainsi qu'à une hypertonicité des membres. En français : PST pour Paraparésie Spastique
Tropicale. Syn. : TSP. Haut de page.
tt ttt tb (1)
Toutes disciplines - [Angl. : TTT - treatment] Abrév. Ces abréviations
sont généralement utilisées pendant les prises
de notes, sur des ordonnances ou
des rapports médicaux.
* tt : tout.
* ttt ou Ttt ou TTT : traitement.
* tb : trouble Haut de page.
TVO
Pneumologie
- [Angl. : Obstructive airway disease] Abrév. Trouble ventilatoire obstructif.
Il provoque une dyspnée (trouble de la respiration) plus ou moins marquée, pouvant nécessiter parfois une intervention d'urgence.
Les causes peuvent être très variées : asthme, spasme bronchique, inflammation des bronches entre autres. Haut de page.
TVP
Angiologie et médecine vasculaire
- [Angl. : Deep venous thrombosis] Abrév. Thrombose veineuse profonde. * thrombose : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * veineuse : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines,
vaisseaux qui ramènent le sang vers le cœur. Elle concerne essentiellement le membre inférieur et leur conséquence immédiate est l'embolie pulmonaire (EP). En fait, on parle
plutôt de MTE ou maladie thromboembolitique qui atteint en France 50 à 100 000 personnes (avec 5 à 10 000 décès). A l'origine, la
triade de VIRCHOW : facteur pariétal, hypercoagulabilité, stase veineuse. Un caillot se forme dans une veine du mollet. Ce thrombus
peut adhérer à la paroi ou se libérer et oblitérer complètement la lumière de la veine. Les signes d'une TVP sont la douleur
à la palpation, l'ischémie des membres, la phlébite bleue, entre autres. Examens :
échodoppler, phlébographie, IRM.
Traitements : ce sont des anticoagulants tels que les HBPM (héparines de bas poids moléculaire) qui remplacent progressivement les
HNF (héparines non fractionnées), puis anticoagulants oraux. On utilise aussi l'AVK (antivitamine K). Haut de page.
TVT
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique
- [Angl. : TVT - Tension-free vaginal tape] Abrév. Bandelette
vaginale sans tension. La colposuspension est une intervention
chirurgicale qui consiste à suspendre (accrocher) le vagin à une paroi du
bassin, de façon à traiter l'incontinence urinaire (IU) et particulièrement
l'incontinence urinaire d'effort (IUE), lorsque les traitements médicaux,
pharmaceutiques et de rééducation ont échoué. Il existe plusieurs techniques
relatives à cette intervention. Entre autres : * La colposuspension de BURCH,
appelée aussi colposuspension selon BURCH ou c. selon la technique de BURCH,
qui consiste à fixer la paroi antérieure du vagin aux ligaments qui tapissent
les os du bassin en utilisant des fils particulièrement solides. C'est
aujourd'hui encore la technique qui donne les meilleurs résultats, avec plus de
85% de récupération pendant une période d'au moins 10 ans.
* Selon les techniques opératoires choisies : incision basse de l'abdomen,
intervention cœlioscopique . . . on distingue la colposuspension paravaginale
(par le vagin) ou la colposuspension rétropubienne.
* Une nouvelle technique dite TVT (Tension-free Vaginal Tape) pour
"bandelette vaginale sans tension" a été évaluée par l'ANAES
(Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé), dans le
traitement des IUE. L'urètre est soutenu par une bandelette en prolène non résorbable,
mise en place par voie vaginale. Cette technique est relativement rapide et
simple, ce qui lui vaut un succès grandissant. Mais le recul n'est pas encore
suffisant pour faire une vraie comparaison avec la technique de Burch. Haut de page.