Mots, expressions Etymologie, définition
Tatouage Tatouer Tatoueur
Dermatologie - [Angl. : Tattooing, To tatoo (the body), Tattoer] N. m. * tatouage : du verbe anglais to tattoo, lui même du tahitien tatou, imprimer sur le corps des dessins indélébiles. Le
tatouage est l'injection par un tatoueur, à l'aide d'un appareil électrique,
d'encre ou de pigments que notre organisme est incapable de digérer, ce qui les
rend définitifs. Souvent exécutés sur un coup de tête, ils peuvent lasser ou
devenir gênants pour la vie socioprofessionnelle. Les dermatologues disposent
aujourd'hui de moyens performants pour les atténuer, voire les faire disparaître
totalement : il s'agit du laser Q-SWITCHED YAG, dont les tirs provoquent la
photothermolyse des pigments qui sont réduits en microparticules, puis éliminés
par les macrophages qui sont nos globules blancs "nettoyeurs". Verbe : tatouer. Haut de page.
Textilome
Chirurgie générale - [Angl. : Textiloma] N. m. * textile : du latin textilis, [textil-] de texere tisser
; * ome : du grec -ôma [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. Pour mieux comprendre
le suffixe utilisé, il faut savoir que certains universitaires définissent le
textilome non pas simplement comme un corps étranger, compresse ou champ
opératoire laissé involontairement au cours dune intervention chirurgicale
dans la cavité péritonéale ou thoracique, mais aussi comme l'abcès qui se
forme sur ce corps étranger et/ou le granulome ou fibrome que l'in observe
après une durée relativement longue (plusieurs mois à plusieurs années). Le
textilome est une pathologie strictement iatrogène (résultant d'un traitement
médical ou chirurgical) et des statistiques récentes indiquent une fréquence
de 1 accident de ce type pour 3000 à 5000 opérations (ce qui n'est pas fait
pour nous rassurer). Les textilomes résultent essentiellement d'interventions
digestives ou gynécologiques. Les opérations au niveau de la cage thoracique
génèrent beaucoup moins de textilomes. En ce qui concerne l'évolution, le
textile oublié provoque dès le 2e jour une RI (réaction inflammatoire) puis
adhère progressivement aux structures voisines. Après une semaine, il se forme
un granulome inflammatoire qui évolue alors en un fibrome. En l'absence
d'infection, cette zone inflammatoire peut s'enkyster et le kyste peut
"voyager" dans le corps (un peu comme les éclats d'obus chez les
anciens combattants), voire traverser des membranes comme le diaphragme, la
paroi intestinale ou vaginale ... par des fistules. Ces textilomes peuvent aussi
évoluer en des formes occlusives, hémorragiques, infectieuses, qui
nécessitent une chirurgie d'urgence. Des décès par septicémie (envahissement
par des bactéries et infection généralisée) ont été signalés. Une
précision : le textilome provoque rapidement une exsudation avec la réaction
inflammatoire, connue sous le nom de gossypibome (en anglais gossypiboma)
: du latin Gossypium : coton et du bantou swahili (Afrique) Boma,
qui désigne la cachette où l'objet est dissimulé (à la vue). Haut de page.
Titrage Titre Titrimétrie
Pharmacologie, médecine biologique
- [Angl. : Titration, Titer, Titrimetry] N. m. * titre, titrage : du
latin titulus, inscription et, en chimie, calcul du rapport de la masse
du corps dissous à la masse de la solution.
En physiologie, médecine biologique, pharmacologie ... le titrage d'une solution
consiste à calculer son titre, c'est-à-dire le rapport de la masse du corps
dissous dans un volume donné de solvant, à la masse totale de la solution
(solvant + corps dissous). Cette opération, appelée aussi titrimétrie, peut se
faire en versant un volume ou une masse déterminée de réactif titré dans un
volume connu de la solution à doser, correspondant à l'achèvement d'une réaction
caractéristique. Haut de page.
Tolérance Tolérance immunitaire Tolérance médicamenteuse Tolérance toxicologique Tolérance croisée
Pharmacologie, allergologie immunologie, médecine
biologique, physiologie, algologie - [Angl. : Tolerance, Immunological tolerance, Tolerance
dose (drug), Toxicologic tolerance, Crossed tolerance] N. f. * tolérance : du
latin tolerare, admettre une présence, la supporter, tolerans, qui
fait preuve de tolérance.
D'une façon générale, la tolérance est la capacité d'un organisme, d'un organe,
d'un tissu, à supporter sans dommages apparents, les effets des agressions
chimiques ou physiques auxquelles il est soumis. * Dans la plupart des cas,
l'introduction d'un corps étranger (antigène) dans un organisme, provoque de sa
part une réaction immunitaire avec création d'anticorps et destruction de
l'antigène. Il arrive que certains organismes en soient incapables. Dans ces
rares cas, on parle de tolérance immunitaire et elle a été acquise lors d'un
premier contact avec l'antigène par un nouveau-né, alors qu'il était incapable
de déclencher une réponse immunitaire. Dès lors, son organisme considère cet
antigène comme appartenant au soi. * La tolérance médicamenteuse ou tolérance
toxicologique est la capacité d'un organisme à supporter des médicaments ou/et
autres produits plus ou moins toxiques, sans subir de dommages. On parle de
tolérance croisée quand la tolérance à une substance donnée "x" résulte de celle
déjà acquise d'une autre substance "y". Haut de page.
Torpide
Médecine générale - [Angl. : Torpid] Adj. * torpide : du latin torpidus, qui provoque
la torpeur, de torpor, torpere, être engourdi.
L'adjectif torpide qualifie une lésion chronique ou une affection qui n'évolue
ni vers l'amélioration, ni vers l'aggravation. Exemple : un ulcère torpide. Haut de page.
Trachome
Bactériologie, médecine biologique,
vénérologie - [Angl. : Trachoma] N. m. * trachome : du grec trakhôma, rudesse, aspérité (du fait que la conjonctive devient granuleuse
dans le trachome). Cette chlamydiose envahit progressivement tous
les pays et se révèle aujourd'hui comme la plus répandue des MST. Les Chlamydia
trachomatis envahissent les cellules de la muqueuse de l'urètre, du col de
l'utérus, de la muqueuse rectale, mais aussi les cellules de la paupière en
provoquant le trachome, voir ci-dessous. Chlamydia t. est responsable de la
maladie de Nicolas-Favre ou lymphogranulomatose vénérienne, dont la déclaration
est obligatoire et s'associe souvent avec le gonocoque. Dans
cette maladie, un chancre génital apparaît quelques jours après la contamination
et se complique d'une inflammation des ganglions lymphatiques environnants. Le
problème de cette maladie est qu'elle reste souvent asymptomatique pendant 1 à 4
semaines, parfois plus et que, pendant ce délai, les malades sont extrêmement
contagieux.
- Chez l'homme : urétrite (inflammation de l'urètre) subaiguë avec brûlures et
sécrétions matinales. Les complications sont fréquentes : inflammation du gland,
de l'épididyme, de la prostate.
- Chez la femme : pertes blanchâtres, parfois saignements en-dehors des règles,
douleurs inflammatoires du cervix (c'est le col de l'utérus). Le risque majeur
de cette infection est la stérilité par atteinte des trompes (salpingite), notée
dans près de 50% des cas car de nombreuses femmes contaminées ne ressentent
aucun des symptômes décrits. A noter que la contamination au nourrisson est
possible.
- Complications possibles : le syndrome de Fiessinger, Leroy, Reiter, avec
conjonctivites, douleurs articulaires, lésions cutanées et viscérales. Cette
chlamydiose se traite par une antibiothérapie d'une vingtaine de jours en
moyenne, à base de tétracyclines et de macrolides. Haut de page.
Tragus Tragien Tragienne
Anatomie, otologie - [Angl. : Tragus, tragal] N. m. * tragus : du grec tragos, bouc, parce qu'il est parfois garni
de poils. En anatomie, le tragus désigne une petite saillie aplatie
et en forme de triangle, située dans le pavillon de l'oreille, en avant et en
dehors du conduit auditif externe. Adj. : tragien, tragienne : qui se rapporte
au tragus (ex. muscle tragien). A noter que l'antitragus est une autre saillie
du pavillon, située en face du tragus. Schéma
détaillé du pavillon de l'oreille
Haut de page.
Traitement(s)
non sanglant(s)
Chirurgie, médecine générale - [Angl. : Non bleeding treatment] N. m. * sanglant : du latin sanguilentus, de sanguinolentus,
taché, couvert de sang. Ce sont toutes les techniques qui
permettent d’éviter les opérations chirurgicales. Traitement médical,
traitement orthopédique non opératoire (immobilisation, extension. . .) sont
des méthodes non sanglantes. La lithotritie (broyage d’un calcul rénal par
des ondes de type ultrasonique) est un bel exemple de traitement non sanglant de
la colique néphrétique puisque, pour certains gros calculs non extirpables par
les voies naturelles, il n’y a plus d’opération chirurgicale. Autre exemple
: l'exploration fonctionnelle respiratoire (ou EFR) est un examen réalisé par
le pneumologue qui s'adresse à l'adulte et à l'enfant. Cet examen est
exécuté dans une enceinte hermétique et exige la collaboration du malade.
Pour les très jeunes enfants, il existe quelques services spécialement équipés
en France, et qui permettent une exploration. Cet examen complexe, non
sanglant, consiste à faire souffler le patient dans un appareil qui va calculer
les caractéristiques physiologiques de ses poumons et de sa cage thoracique. Le
praticien sera en mesure de définir la présence de la maladie, sa gravité,
ses séquelles et la qualité des traitements pris. Il lui sera possible de
tester des allergènes en cours d'examen et d'en affirmer ou en infirmer la
responsabilité. Il sera également possible de tester des médicaments, et d'en
sélectionner les plus efficaces pour une personne donnée. Haut de page.
Troisième maladie
Immunologie allergologie,
épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies
infectieuses et tropicales - [Angl. : Third disease] N. f. * scarlatine : du latin médiéval scarlatinum, de scarlatum, rouge.
A noter que la scarlatine est aussi appelée la troisième maladie. C'est au XIXe
siècle qu'ont été étudiées 6 éruptions cutanées différentes qui apparaissaient
chez les jeunes enfants. La scarlatine a été la troisième de ces 6 maladies a
être étudiée et nommée. Pour information, la première maladie est la rougeole,
la deuxième maladie est la rubéole, la quatrième maladie est la maladie de
Dukes-Filatov ou rubéole scarlatiforme (parfois confondue avec la 6e par
certains auteurs), la cinquième maladie est le mégalérythème épidémique et la
sixième maladie est la pseudo-rubéole ou exanthème subit ou critique ou fièvre
de 3 jours des jeunes enfants ou roséole infantile.
La scarlatine est une maladie infectieuse essentiellement infantile, contagieuse
et épidémique, qui se traduit par des frissons, une fièvre élevée dès le 4e jour, un mal de gorge,
une angine avec gonflement des ganglions du cou, un énanthème (éruption plus ou moins étendue apparaissant sur une
muqueuse) buccal et pharyngé (la langue est souvent "framboisée", rouge vif et
granuleuse), puis un exanthème de teinte écarlate qui se généralise à tout le corps en 48
heures et
qui sera suivi d'une desquamation foliacée après une semaine environ. Le responsable,
qui se transmet par projection de microgouttelettes de salive, est un streptocoque
hémolytique du groupe A : Streptococcus pyogenes, qui diffuse ses toxines
dans l'organisme. Il se crée un foyer purulent au niveau du pharynx et des
amygdales (forme d'angine) et c'est le départ de la toxi-infection Dans les meilleurs des
cas, la maladie évolue en 2 à 3 semaines, mais elle peut se compliquer d'une
néphrite - voir cette définition. Le traitement de la scarlatine repose
essentiellement sur l'antibiothérapie. Haut de page.
Tyrosine
Endocrinologie et métabolismes
- [Angl. : Tyrosine] N.
f. * tyro : du grec turos [tyro-], fromage ; * ose : du suffixe -ose [-ose,
-oside, -osidique] qui, en chimie organique, désigne la présence d’un sucre
(glucide) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, servant
à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.
La tyrosine est un acide aminé qui intervient dans la synthèse de plusieurs
molécules, notamment des hormones. Schéma de la molécule
Dans la médullosurrénale, la tyrosine est
transformée successivement en dopa, dopamine, noradrénaline et adrénaline (ou
épinéphrine). Dans la thyroïde, la tyrosine inclue dans la thyréoglobuline,
subit d'abord une iodisation, formant la monoiodotyrosine et la diiodotyrosine. Ces molécules s'unissent ensuite pour aboutir à la T3
(triiodothyronine) ou à la T4 (tétraiodothyronine) ou thyroxine. L'oxydation de
la tyrosine produit la mélanine, responsable de la coloration plus ou moins
foncée de la peau. Haut
de
page.