Vésic(o)- Du latin vesica ou du latin populaire vessica : vessie.
Vésicocèle
Néphrologie urologie,
chirurgie urologique
- [Angl. : Vesicocele, cystocele] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * cèle : du
grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. La vésicocèle, plus
couramment appelée cystocèle, est
une hernie
de la vessie. Dans les formes évoluées, la vésicocèle peut faire, chez la
femme, un prolapsus vaginal, c'est-à-dire que la vessie fait saillie dans
la cavité vaginale et peut même passer la limite de la vulve. Il peut en
résulter une incontinence urinaire plus ou moins
importante. Haut de page.
Vésicocervical
Néphrologie urologie, gynécologie obstétrique,
anatomie
- [Angl. : Vesicocervical] Adj. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * cervical : du
latin cervix, cervicis [cervic(o)-], relatif au cou, à la nuque ou au col
(utérus, vessie, fémur). Qui se rapporte en même temps à la vessie et
au col de l'utérus. Ex. espace vésicocervical, fistule vésicocervicale. On
écrit aussi vésico-cervical. Haut de page.
Vésicofixation
Néphrologie urologie, chirurgie urologique
- [Angl. : Vesicofixation] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * fixation : . La vésicofixation ou cystopexie est une
intervention chirurgicale visant à fixer la vessie en cas de cystocèle et/ou de
prolapsus. Cette fixation se fait généralement à la paroi abdominale. Elle peut
être effectuée par voie vaginale ou par laparoscopie. Syn. : vésicopexie (du
grec pexis [-pexie, -pexique], fixation). Haut de page.
Vésicopexie
Néphrologie urologie, chirurgie urologique
- [Angl. : Vesicofixation] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * pexie : du
grec pexis [-pexie, -pexique], fixation.
La vésicopexie ou cystopexie est une intervention chirurgicale visant à fixer la
vessie en cas de cystocèle et/ou de prolapsus. Cette fixation se fait
généralement à la paroi abdominale. Elle peut être effectuée par voie vaginale
ou par laparoscopie. Syn. : vésicofixation (du latin fixus,
de figere [-fixation], enfoncer, fixer). Haut de page.
Vésicopérinéal
Néphrologie urologie, anatomie
- [Angl. : Vesicoperineal] Adj. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * périnéal : du
grec perineos [périné(o)-], ensemble des parties molles comprises entre
l’anus et les organes sexuels. Qui se rapporte en même temps à la
vessie et au périnée, zone qui s'étend du scrotum à l'anus chez l'homme, de la
vulve à l'anus chez la femme. Ex. : traumatisme vésicopérinéal, fistule vésicopérinéale
(communication anormale entre la vessie et le périnée. On écrit aussi vésico-périnéal. Haut de page.
Vésicoprostatique
Néphrologie urologie, anatomie
- [Angl. : Vesicoprostatic] Adj. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * prostatique : du
grec prostatês [prostat(o)-, -prostatique], qui se tient en avant - relatif
à la prostate. Qui se rapporte en même temps à la vessie et à la prostate.
Ex. : chirurgie endoscopique vésicoprostatique, plexus veineux vésicoprostatique. On écrit
aussi vésico-prostatique. Haut de page.
Vésicotomie
Néphrologie urologie, chirurgie
- [Angl. : Vesicotomy, cystotomy] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * tomie : du
grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. La vésicotomie
est une intervention chirurgicale consistant en une incision de la vessie. Cette
ouverture est destinée, par exemple, à extraire des calculs trop volumineux pour
être sortis par les voies naturelles, pour réduire une cystocèle (ou vésicocèle),
pour l'ablation d'une tumeur etc. Haut de page.
Vésico-urétéral
Néphrologie urologie, anatomie
- [Angl. : Vesicoureteral] Adj. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * urétéral : du latin ureter, du
grec ourêter, de ourein : uriner ; préfixe ou racine des termes relatifs
à l'uretère, canal qui joint le rein à la
vessie. Qui se rapporte en même temps à la vessie et à l'uretère. Ex. : le reflux vésico-urétéral
qui est le retour de l'urine de la vessie vers les uretères. Le diagnostic est établi
par cystographie rétrograde et le traitement est médicamenteux ou chirurgical selon le
degré de l'affection. Haut de page.
Vésico-urétral
Néphrologie urologie, anatomie
- [Angl. : Vesicourethral] Adj. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * urétral : du
latin urethra, du grec ourêthra, de ourein [urétr(o)-, -urétral], uriner ;
relatif à l’urètre. Qui se rapporte en même temps à la vessie et à l'urètre.
Ex. : le sphincter vésico-urétral qui retient l'urine dans la vessie. Chez certaine
enfants, la "miction impérieuse" se traduit par de petites fuites d'urine
au niveau de ce sphincter. La guérison est généralement spontanée et peut être accélérée
par un traitement médicamenteux. Haut de page.
Vésico-utérin Vésicovaginal
Néphrologie urologie, gynécologie obstétrique,
anatomie - [Angl. : Vesicouterine, Vesicovaginal] Adj. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * utérin : du
latin uterus [utér(o)-, -utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez
la femme ; syn. : hystér(o)-, métr(o)-. Qui se rapporte en même temps à la vessie et à l'utérus. Ex. : en cas de prolapsus génital
chez la femme, le chirurgien procède dans un premier temps, à une dissection et un décollement
de l'espace vésico-utérin, puis il opère de même pour l'espace vésicovaginal (ou vésico-vaginal),
entre la vessie et le vagin. Haut de page.
Vésicule Vésiculé Vésiculaire Vésiculeux Vésiculiforme
Anatomie - [Angl. : Vesicle, Vesiculate, Vesicular, Vesiculiforme] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus,
a, um [-ule], suffixe diminutif. Sac membraneux semblable à une petite
vessie. En pathologie, désigne un soulèvement hémisphérique ou conique de
l'épiderme, circonscrit, arrondi ou acuminé, rempli
de sérosité transparente. La grosseur d'une vésicule varie de celle d'une
tête d'épingle à celle d'un petit pois. En
anatomie, une vésicule désigne généralement un sac membraneux contenant une
sécrétion liquide : vésicule biliaire, réservoir en forme de poire, accolé sur
la face inférieure du foie, qui contient la bile ; vésicules séminales : glandes
annexes de l'appareil génital mâle, situées derrière la vessie etc. Adj. : Vésiculeux, vésiculaire, vésiculé (en forme de vésicule ou
qui est formé de vésicules), vésiculiforme (du latin forma [-forme], moule, aspect)
: qui ressemble à une vésicule. Parmi les dermatoses vésiculaires, on peut citer
l'eczéma, la dyshidrose, l'herpès, le zona, la varicelle. Dans la variole, le
stade vésiculaire est fugace et se transforme rapidement en pustules. Haut de page.
Vésicule biliaire
Hépatologie, gastroentérologie, médecine biologique, endocrinologie
et métabolismes - [Angl. : Gallbladder] N. m. * vésicule : du latin vesica (ou
vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule
l’urine ; * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le
foie ; relatif à la bile ; * aire : du
suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un
adjectif à partir d’une racine.
La vésicule biliaire est un sac membraneux oblong d'une dizaine de cm de long,
situé juste sous le foie et qui peut contenir environ 50 mL de bile. En effet,
celle-ci est sécrétée de façon continue par le foie et la vésicule permet son
stockage entre deux repas. Au passage du bol alimentaire dans le duodénum, elle
se contracte et la bile est évacuée par le canal cystique, puis le canal
cholédoque via le sphincter d'Oddi dans le duodénum. Cette bile va participer à
la digestion des aliments, en agissant essentiellement au niveau des graisses.
L'examen radiographique de la vésicule biliaire est la cholécystographie, mais
on peut aussi l'observer par échographie, ou par scanner. Haut de page.
Vésiculectomie
Andrologie, chirurgie générale
- [Angl. : Vesiculectomy, spermatocystectomy] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus,
a, um [-ule], suffixe diminutif ; * ectomie : du
grec ektomê [ectomie], ablation. La vésiculectomie est l'ablation chirurgicale
d'une vésicule, mais ce terme désigne plus généralement l'excision d'une ou des deux vésicules
séminales chez l'homme. Haut de page.
Vésicule séminale
Anatomie, andrologie, médecine de la reproduction
- [Angl. : Seminal vesicle] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus,
a, um [-ule], suffixe diminutif ; * séminale : du latin seminalis, de semen [sémin(o)-, -séminal], semence.
La vésicule séminale est une glande allongée, située chez l'homme en arrière de
la vessie et de la prostate et qui participe à la formation du sperme. Au nombre
de deux, elles se prolongent par des canaux excréteurs qui débouchent dans les
canaux déférents, lesquels conduisent le sperme des épididymes à la base de la
prostate).
Les sécrétions des vésicules séminales représentent environ les deux tiers du
volume du sperme et contiennent une importante
quantité de fructose (c'est un sucre ou glucide) qui sert de source d'énergie
pour les spermatozoïdes,
avant qu'ils ne traversent la glaire du
col et se retrouvent dans l'utérus où ils trouveront d'autres "carburants". Du
fait de son activité, le spermatozoïde est une cellule grande consommatrice
d'énergie et paradoxalement dépourvue de réserves. Elle doit donc trouver cette
énergie dans son milieu qui est le liquide séminal. Au moment de l'éjaculation,
ces deux vésicules séminales se contractent et éjectent leur contenu dans les
canaux déférents où ils se mélangent aux spermatozoïdes et au liquide
prostatique pour former le sperme.
Les principales pathologies rencontrées au niveau des vésicules séminales sont
l'infection, l'hémospermie qui est la présence de sang dans le sperme, due à des
saignements des muqueuses des vésicules, l'obturation ou occlusion qui provoque
une hypertrophie des vésicules et, plus exceptionnellement la présence d'une
tumeur. Compte tenu du rôle important du liquide séminal, il va de soi que
toutes ces pathologies peuvent entraîner une baisse plus ou moins importante de
la fertilité, voire une stérilité. Le rôle des vésicules séminales, comme
d'ailleurs celui des autres glandes qui fabriquent le sperme (testicules,
prostate) peut être mis ici en relation avec la recherche d'une éventuelle
azoospermie. Il s'agit d'une production insuffisante ou inexistante de
spermatozoïdes, pour expliquer une stérilité masculine. La recherche en
médecine biologique consiste en 2 examens espacés de 3 mois (car il faut 73
jours pour fabriquer un spermatozoïde - c'est la spermatogenèse) au cours
desquels le sperme du patient (obtenu par masturbation) est d'abord centrifugé
pour en isoler les éventuels spermatozoïdes. (S'il y en a, même très peu, on
peut alors envisager une ICSI - voir cette abréviation). Puis viennent les
analyses moléculaires, essentiellement au nombre de 2 ou 3 : * le dosage du
fructose pour estimer l'état de fonctionnement (ou parfois l'absence ou ABCD :
agénésie bilatérale des canaux déférents) des vésicules séminales et souvent des
canaux déférents * le dosage de l'alpha-glucosidase et de la carnitine qui
sont produites par les épididymes * parfois citrate, phosphatases acides et
zinc, fabriqués par la prostate et qui sont importants pour la qualité
fécondante du sperme. Une baisse importante de l'une ou l'autre de ces molécules
traduit souvent une sténose des canaux excréteurs. Une page intéressante sur le
spermogramme (on dit aussi spermocytogramme quand on évalue toutes les cellules
présentes dans le sperme) :
http://www.imr-marseille.com/spermogramme.htm.
Autre rôle non négligeable des vésicules séminales : elles fabriquent des
prostaglandines qui se retrouvent donc dans le sperme puis dans les voies
génitales féminines. Ces PG ont pour rôle de provoquer des contractions des
muscles de l'utérus qui favorisent ainsi la progression des spermatozoïdes vers
l'entrée des trompes. L'appareil reproducteur mâle Détail d'un spermatozoïde Haut de page.
Vésiculite
Andrologie
- [Angl. : Vesiculitis, spermatocystitis] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus,
a, um [-ule], suffixe diminutif ; * ite : du
grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. La
vésiculite est l'inflammation de l'une ou des deux vésicules séminales. Cette pathologie
résulte dans la plupart des cas de la dissémination d'un germe microbien par reflux urinaire.
Elle est souvent associée à une cystite et une prostatite. Haut de page.
Vésiculographie Vésiculogramme
Andrologie, imagerie médicale et interventionnelle
- [Angl. : Vesiculography, Vesiculogram] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus,
a, um [-ule], suffixe diminutif ; * graphie : du
grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. Examen
radiologique (ou échographique) qui consiste à visualiser les vésicules séminales, après
injection d'un produit de contraste par voie endorectale, sous contrôle échographique. L'intérêt
de cette méthode est qu'elle permet également le prélèvement de spermatozoïdes. Un cliché
obtenu par cette méthode est un vésiculogramme. Haut de page.
Vésiculotomie
Andrologie, chirurgie générale - [Angl. : Vesiculotomy] N. f. * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine ; * Du
grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. La vésiculotomie
consiste à pratiquer une incision chirurgicale dans une vésicule. Ce terme est cependant
plus employé pour définir l'incision d'une vésicule séminale, pour l'ablation d'un abcès,
d'un kyste ou d'une tumeur par exemple. Haut de page.
Vessie Vésical
Néphrologie urologie
- [Angl. : Bladder, Vesical] N. f. * vessie, vésical : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle
s’accumule l’urine.
1 : Anatomie. La vessie est un réservoir musculo-membraneux ou
detrusor, situé entre les uretères venant
des reins et l'urètre qui permet d'expulser l'urine qu'elle contient. Placée
dans le petit bassin où elle est maintenue par des ligaments, elle n'a pas plus
de 3 cm de diamètre quand elle est complètement vide. Par contre, quand elle est
pleine, elle peut remonter presque jusqu'à l'ombilic et sa paroi postérieure est
proche du rectum chez l'homme, du vagin et de l'utérus chez la femme.
Le péritoine recouvre sa face postérieure et la partie supérieure des faces
latérales en formant des culs-de-sac qui la séparent en arrière du rectum
(cul-de-sac de Douglas) et, sur les côtés, des parois latérales de l'excavation
pelvienne.
A l'intérieur, elle est tapissée par une muqueuse plissée, dont les plis
disparaissent par la distension due au remplissage. Chez les personnes âgées ou
souffrant d'hypertrophie prostatique, il n'est pas rare que la muqueuse présente
des structures en colonnes ou en cellules, dues au développement progressif de
la couche musculaire placée immédiatement sous la muqueuse. Très richement
vascularisée par un important réseau de veines, la vessie comprend une couche de
muscles lisses dont la commande est indépendante de notre volonté. Lors d'une
endoscopie vésicale, on aperçoit, dans la partie basse et sur la face arrière, 2
orifices latéraux (ceux des uretères) et un peu plus bas en avant, l'orifice de
l'urètre. Ces trois orifices forment une surface triangulaire que l'on appelle
le trigone ou muscle trigone. A noter que l'orifice de l'urètre, qui correspond au col de la
vessie, a la forme d'une fente transversale dont la lèvre inférieure peut
s'hypertrophier chez les personnes âgées et gêner la miction (expulsion de
l'urine) ou l'introduction d'une sonde. En arrière du trigone, la vessie
présente une excavation ou bas-fond qui peut se déprimer de façon importante
chez les vieillards qui ont une hypertrophie de la prostate. Dans cette zone où
l'urine est mal évacuée et stagne, des corps étrangers ou/et des calculs peuvent
se déposer. Dès que le remplissage
de la vessie atteint un certain niveau (environ 250 à 300 cm3 chez l'homme,
un peu plus chez la femme), l'envie d'uriner se fait sentir, mais cette quantité
est très variable en cas de pathologies vésicales : de quelques cm3 dans les inflammations de la vessie jusqu'à la vessie constamment pleine
(plusieurs litres !) dans les hypertrophies prostatiques. Le col vésical
est une partie importante de la vessie car il présente les sphincters qui vont
permettre la fermeture étanche de la vessie : il s'agit d'un sphincter interne
ou lisse (muscle ne dépendant pas de notre volonté mais sous la dépendance du
système nerveux sympathique par les nerfs hypogastriques, et parasympathique par
les nerfs érecteurs) et du sphincter externe ou strié dont la contraction peut
être volontaire. Ces différents nerfs des systèmes sympathique et
parasympathique émanent des centres nerveux médullaires lombo-sacrés. Adj. : vésical : qui se rapporte à la vessie.
2 : La réplétion et la contention vésicales. La vessie n'est pas une
simple poche élastique. La cystomanométrie, qui permet de mesurer la pression
interne de la vessie, montre que la relation pression-volume n'est pas linéaire.
Quand le volume augmente régulièrement, la pression augmente par paliers Ce sont
donc les fibres musculaires lisses qui adaptent leur tonus musculaire. Mais
lorsque la pression intravésicale atteint 20 à 25 cm d'eau (ou 20 à 25 g/cm2,
la sensation de réplétion vésicale devient pénible, voire douloureuse et la
miction impérieuse. La contention (= le fait de retenir son urine) dépend du
fait que le tonus du sphincter lisse est supérieur à celui du detrusor (ou corps
de la vessie). Si ces tonus s'inversent, il y a fuite urinaire.
3 : La miction. Le fait d'uriner est un acte fréquent et naturel, mais
qui dépend en réalité de nombreux facteurs qui vont permettre son déclanchement
mais aussi son achèvement. C'est un volume d'environ 300 mL (bien davantage si
le sphincter volontaire ou strié est maintenu contracté) qui va déclencher
l'envie d'uriner, grâce à des récepteurs de pression ou barorécepteurs présents
dans l'épaisseur de la vessie. Pour que l'exonération (= le fait de vider la
vessie) soit complète, c'est une histoire de pression ! Il faut que le tonus du
detrusor reste supérieur à celui des sphincters pendant toute la durée de la
miction. C'est le système nerveux et les nerfs érecteurs qui vont commander
cette contraction réflexe, mais aussi agir par traction latérale sur les
sphincters pour permettre leur ouverture. Urographie : les voies urinaires Schéma
de la vessie Haut de page.