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Dernière modification :
14-02-2012

Voie     Du latin via [voie], chemin.


Voie - Voie biliaire - Voie biliaire extrahépatique - Voie biliaire intrahépatique - Voie biliaire principale - Voie buccale - Voie d'abord - Voie d'administration - Voie d'administration respiratoire - Voie digestive - Voie générale - Voie intra-artérielle - Voie intra-articulaire - Voie intracardiaque - Voie intradermique - Voie intramusculaire - Voie intrarachidienne - Voie intraveineuse - Voie lacrymale - Voie locale - Voie locorégionale -  - Voie orale - Voie parentérale - Voie percutanée - Voie perlinguale - Voie pulmonaire - Voie rectale - Voie respiratoire - Voies aériennes supérieures - Voie sous-cutanée - Voie sublinguale - Voie transmuqueuse - Voie urinaire -

Voie   Voie d'abord   Voie urinaire
Anatomie, chirurgie générale  -  [Angl. : Tract, pathway, Approach, Urinary tract]   N. f.  * voie : du latin via [voie], chemin.  En anatomie, la voie est l'ensemble des structures creuses ou tubulaires qui permettent, sans interruption, d'aller d'un point à un autre. Exemple la voie urinaire qui fait passer l'urine du bassinet dans l'uretère, puis la vessie et l'urètre. En chirurgie, une voie d'abord est une possibilité d'intervention sur un organe, c'est-à-dire le trajet, depuis la peau qu'il faut généralement inciser, en passant par différents organes qui seront écartés ou incisés, jusqu'à l'organe qui sera modifié ou ôté.       Haut de page.

Voie biliaire  Voie biliaire extrahépatique   Voie biliaire intrahépatique   Voie biliaire principale
Anatomie, hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Biliary tract, Extrahepatic biliary tract, Intrahepatic biliary tract, Principal biliary tract]   N. f.  * voie : du latin via [voie], chemin ; * biliaire : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile.  Pour être exact, il faut parler des voies biliaires, car les anatomistes distinguent les voies intrahépatiques (à l'intérieur du foie) et extrahépatiques, à l'extérieur. Voie intrahépatique : le système de canalicules et canaux qui permettent de collecter la bile fabriquée par le foie comprend les canaux de Hering qui relient les canalicules biliaires aux canaux biliaires. Voie extrahépatique : ces canaux sont suivis par les canaux hépatiques qui se réunissent pour former le canal cholédoque.  Tous ces canaux véhiculent la bile mais aussi du mucus venant des glandes muqueuses siégeant dans le chorion des voies biliaires extra-hépatiques. La contraction ou le relâchement du sphincter d'Oddi permet la régulation du passage de la bile dans l'intestin. La vésicule biliaire, branchée sur ces voies excrétrices, assure entre les repas le stockage et la concentration de la bile par réabsorption de 90 % de l'eau.
* Voie biliaire principale (VBP) : dans la plupart des cas, la lithiase (formation de concrétions minérales ou calculs) atteint aussi bien la vésicule biliaire que la voie biliaire principale, c'est-à-dire qu'il y a migration de calculs dans le canal cystique. Il en résulte une cholécystite et une angiocholite (inflammation de la vésicule biliaire et des vaisseaux ou voies biliaires).   Les voies biliaires et pancréatiques     Haut de page.

Voie d'administration   Voie locale   Voie orale   Voie buccale   Voie perlinguale   Voie sublinguale   Voie parentérale   Voie générale   Voie intraveineuse   Voie intramusculaire   Voie sous-cutanée   Voie locorégionale   Voie intra-articulaire   Voie intra-artérielle   Voie intracardiaque   Voie intradermique   Voie intrarachidienne   Voie rectale   Voie d'administration respiratoire   Voie percutanée   Voie pulmonaire   Voie transmuqueuse
Pharmacologie, soins infirmiers  -  [Angl. : Administration way, Local access, By the mouth, by way of the mouth, Perlingual way, Sublingual way, Parenteral nutrition, General way, Intravenously, Intramusculary, Hypodermic way, Locoregional way, Intraarticular way, Intraarterial way, Intracardiac way, Intradermic way, Intrarachidian, intraspinal way, Rectal way, Respiratory way, Percutaneous way, Pulmonary way, Transmucosal way]   N. f.  * voie : du latin via [voie], chemin.  La voie d'administration est l'endroit précis du corps par lequel le médicament va être introduit. On dit généralement que les topiques (médicaments utilisés en usage externe et qui ont une action directe à l'endroit où on les utilise) sont pris par la voie locale. Il faut savoir que l'on considère comme appartenant au milieu extérieur, tout endroit de notre corps qui est accessible sans traverser de membrane. Il s'agit donc de la peau, de la partie visible de l'œil, du canal auditif jusqu'au tympan (oreille externe), des fosses nasales jusqu'au pharynx, à la trachée, aux bronches et bronchioles, de la cavité buccale mais aussi de tout le tube digestif, de l'urètre et de la vessie, du vagin, de la cavité utérine et de l'intérieur des trompes. En plus de cette voie locale, les principales voies d'administration des médicaments sont : la voie orale : buccale, sublinguale, perlinguale, la voie parentérale, qui peut être générale : intramusculaire, intraveineuse, sous-cutanée ou locorégionale : intra-articulaire, intra-artérielle, intracardiaque, intradermique, percutanée (à travers la peau) ou intrarachidienne, la voie rectale, la voie respiratoire. La voie qualifiée de transmuqueuse représente le passage des principes actifs à travers la muqueuse d'une cavité (buccale, nasale, vaginale).
* La voie d'administration locale : (du latin locus [loco-], lieu, emplacement) c'est certainement celle qui présente le plus de diversité, tant les cibles sont nombreuses : voir ci-dessus. Les formes médicamenteuses utilisées sont particulièrement nombreuses et variées : applications cutanées (crèmes, pommades, lotions, gels, collyres, comprimés, gélules, ovules ... (pour plus de détails sur ces formes médicamenteuses, voir la page forme). Hormis la voie strictement digestive, toutes les autres voies locales présentent un avantage évident : le principe actif du médicament ne va pas passer par le foie (où il est en général chimiquement modifié).
* La voie d'administration orale ou per os : (du latin os, oris [oro-, -oral], relatif à la bouche, au langage parlé) c'est l'entrée de la voie digestive, mais avec possibilité d'éviter le passage par le foie dans le cas précis des médicaments à laisser fondre dans la bouche (voie buccale) ou sous la langue (voie sublinguale ou perlinguale). Dans ce cas, le médicament se dissout lentement dans la salive et passe directement à travers les tissus buccaux dans les très nombreux capillaires sanguins de la cavité buccale pour rejoindre la circulation sanguine sans avoir passé par le foie.
* La voie d'administration parentérale : (* par : du grec para, à côté de ; * entéral : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin) étymologiquement, parentéral signifie : autre que (à côté de) l'intestin, c'est-à-dire pas par une voie non digestive. En soins infirmiers, l'administration parentérale d'un médicament, d'un soluté, peut donc se faire * par voie générale : intraveineuse (injection ou perfusion), intramusculaire, sous-cutanée ou * par voie locorégionale : intra-articulaire (dans la synoviale - infiltration), intra-artérielle, intracardiaque, intradermique, intrarachidienne (dans le liquide céphalorachidien).
* La voie d'administration rectale : (du latin recta, recte [rect(o)-], droit, exactement, et de l’expression rectum intestinum, dernière partie de l’intestin qui aboutit à l’anus, c’est-à-dire le rectum) cette voie permet l'administration de médicaments, directement absorbés par le très riche réseau capillaire de la muqueuse rectale, ou de lavements, mais les résultats ne sont pas toujours équivalents à ceux qui sont prévisibles et son seul réel avantage est de pallier une voie orale éventuellement défectueuse.
* La voie d'administration respiratoire ou pulmonaire : (du latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur, respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène)  Comme pour la voie rectale, de nombreux facteurs ne sont pas contrôlables ou sont imprévisibles et rendent ce type de médication assez aléatoire, ce qui n'est évidemment pas le but recherché. Il s'agit essentiellement de l'inspiration d'aérosols, de gaz ou de vapeur d'eau généralement produits par des appareils dans lesquels on introduit une dose du médicament, ou de l'instillation (du latin stilla, goutte), c'est-à-dire la prise du médicament (gouttes ou aérosol) par les narines pendant une inspiration.          Haut de page.

Voie digestive
Anatomie, gastroentérologie, coloproctologie  -   [Angl. : Digestive tract]   N. f.  * voie : du latin via [voie], chemin ; digestive : du latin digestio [-digestion, -digestif], distribution, répartition, relatif aux phénomènes enzymatiques intestinaux.  La voie digestive est constituée de toutes las cavités et tubes qui, mis les uns derrière les autres, constituent le tube digestif. Dans l'ordre : cavité buccale, pharynx (carrefour aérodigestif), œsophage, estomac, intestin grêle, gros intestin ou côlon, rectum. Voici un lien pour avoir beaucoup plus de détails sur l'appareil digestif.          Haut de page.

Voie lacrymale
Anatomie, ophtalmologie  -  [Angl. : Lacrymal duct]   N. f.  * voie : du latin via [voie], chemin ; lacrymale : du latin lacrima [lacrym(o)-], larme, relatif à la production de larmes.  La voie lacrymale permet l'écoulement des larmes depuis leur lieu de production (les 2 glandes lacrymales sont situées sous l'os du front) via le canal lacrymal qui aboutit dans le sac lacrymal, dans l'angle interne de l'œil. . Les larmes ont un rôle déterminant dans le nettoyage de la conjonctive et sa régulation thermique. Le liquide lacrymal contient du lysozyme, permettant de lutter contre des germes banaux. Il est finalement éliminé par le canal lacrymonasal qui permet l'évacuation du liquide dans les fosses nasales.   Schéma de l'appareil lacrymal         Haut de page.

Voie respiratoire   Voies aériennes supérieures
Anatomie, pneumologie, otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Respiratory tract, Upper airways]   N. f.  * voie : du latin via [voie], chemin ; * respiratoire : du latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur, respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène.  C'est en fait le trajet de l'air et il s'agit de tout l'appareil respiratoire avec les VAS (voies aériennes supérieures). Narines et fosses nasales --> pharynx (carrefour aérodigestif) --> larynx qui constituent les VAS ; trachée --> bronches --> bronchioles --> alvéoles pulmonaires.
Voies aériennes supérieures.  Les VAS se composent des fosses nasales, trajet normal de l'air, du pharynx, carrefour aérodigestif, et du larynx qui contient les cordes vocales et se prolonge par la trachée.
Les fosses nasales. Elles débutent au niveau des 2 orifices du nez (narines), se prolongent ensuite dans le nez, partie initiale des voies aériennes supérieures, constitué d'os dans sa partie supérieure et de cartilages au niveau de sa pointe. Elles sont tapissées d'une muqueuse avec petits poils et cils, mais aussi cellules productrices de mucus. Ces organes permettent de réchauffer l'air inspiré, de lui donner une certaine humidité et de retenir les poussières en suspension dans l'air. Les fosses nasales se prolongent ensuite par leur partie dite postérieure qui s'ouvre dans le rhinopharynx (partie supérieure du pharynx) par les choanes. C'est au niveau de ces fosses nasales postérieures que se trouvent la muqueuse pituitaire avec les cellules sensorielles olfactives, point de départ de l'olfaction (perception des odeurs). Les fosses nasales on également un rôle de drainage des sinus et des voies lacrymales. Leur paroi externe présente 3 saillies osseuses allongées d'avant en arrière : les cornets inférieur, moyen (sous lequel s'ouvre le méat moyen, orifice de drainage des sinus) et supérieur. A noter enfin qu'à l'arrière des fosses nasales se trouve l'orifice des trompes d'Eustache qui communiquent avec l'oreille interne.    Coupe sagittale médiane du nez
Le pharynx * pharynx : du grec pharugx, pharuggos, gorge.  Situé entre la bouche et l'œsophage, le pharynx est le carrefour aérodigestif (aliments et air). Il est formé de 3 parties : le rhinopharynx vers le haut (qui communique avec les fosses nasales), l'oropharynx à hauteur de la bouche, l'hypopharynx, en contact avec la bouche de Killian, ouverture de l'œsophage. Au moment de la déglutition, 2 mécanismes empêchent les aliments de passer dans les fosses nasales (le voile du palais) et dans la trachée (l'épiglotte).   Schéma des voies aériennes supérieures
Le larynx. * larynx : du grec larugx, laruggos [laryng(o)-], relatif au larynxLe larynx est l'organe de la voix. Il est situé en arrière et au-dessous de la base de la langue, en avant de la partie terminale du pharynx et du commencement de l'œsophage, juste au-dessus de la trachée. C'est un ensemble complexe de cartilages (qui peuvent s'ossifier avec l'âge), de ligaments et de muscles. On distingue 5 cartilages principaux et quatre cartilages annexes, se mouvant les uns par rapport aux autres grâce aux muscles du larynx : 1. Le cartilage cricoïde, relié à la trachée et circulaire, présente 4 surfaces articulaires : 2 latérales avec le thyroïde et 2 dorsales avec les aryténoïdes. 2. Le cartilage thyroïde, qui doit son nom à sa forme de bouclier ou de livre à moitié ouvert dont le dos fait saillie vers l'avant (c'est la pomme d'Adam). 3. Les deux cartilages aryténoïdes en forme de pyramides à base triangulaire, au sommet dirigé vers le haut. 4. Les cartilages de Santorini, petits et flexibles, sont au-dessus des aryténoïdes. 5. Les cartilages de Wrisberg en forme de coin, sont placés à l'extérieur des précédents, dans le replis ary-épiglottique. 6. L'épiglotte constituée de fibrocartilage très flexible, qui forme l'entrée du larynx.          Haut de page.