Voie Du latin via [voie], chemin.
Voie Voie d'abord Voie
urinaire
Anatomie, chirurgie générale - [Angl. : Tract, pathway, Approach, Urinary tract] N. f. * voie : du latin via [voie], chemin.
En anatomie, la voie est l'ensemble des structures creuses ou tubulaires qui
permettent, sans interruption, d'aller d'un point à un autre. Exemple la voie
urinaire qui fait passer l'urine du bassinet dans l'uretère, puis la vessie et
l'urètre. En chirurgie, une voie d'abord est une possibilité d'intervention sur
un organe, c'est-à-dire le trajet, depuis la peau qu'il faut généralement
inciser, en passant par différents organes qui seront écartés ou incisés,
jusqu'à l'organe qui sera modifié ou ôté. Haut de page.
Voie
biliaire Voie biliaire extrahépatique Voie biliaire
intrahépatique Voie biliaire
principale
Anatomie, hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle - [Angl. : Biliary tract, Extrahepatic biliary tract, Intrahepatic biliary tract, Principal biliary tract] N. f. * voie : du latin via [voie], chemin ; * biliaire : du
latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété
par le foie ; relatif à la bile. Pour être exact, il faut parler des voies biliaires, car les anatomistes
distinguent les voies intrahépatiques (à l'intérieur du foie) et
extrahépatiques, à l'extérieur. Voie
intrahépatique : le système de canalicules et canaux qui
permettent de collecter la bile fabriquée par le foie comprend les canaux de
Hering qui relient les canalicules biliaires aux canaux biliaires.
Voie extrahépatique : ces canaux sont suivis par les canaux hépatiques qui se réunissent pour former le canal
cholédoque.
Tous ces canaux véhiculent la bile mais aussi du mucus
venant des glandes muqueuses siégeant dans le chorion des voies biliaires
extra-hépatiques. La contraction ou le relâchement du sphincter d'Oddi permet la
régulation du passage de la bile dans l'intestin. La vésicule biliaire, branchée sur ces
voies excrétrices, assure entre les repas le stockage et la concentration de la
bile par réabsorption de 90 % de l'eau.
* Voie biliaire principale (VBP) : dans la plupart des cas, la lithiase (formation de
concrétions minérales ou calculs) atteint aussi bien la vésicule biliaire que
la voie biliaire principale, c'est-à-dire qu'il y a migration de calculs dans
le canal cystique. Il en résulte une cholécystite et une angiocholite
(inflammation de la vésicule biliaire et des vaisseaux ou voies biliaires). Les voies biliaires et pancréatiques Haut de page.
Voie
d'administration Voie locale Voie orale Voie
buccale Voie perlinguale Voie sublinguale Voie parentérale Voie générale Voie intraveineuse Voie intramusculaire Voie
sous-cutanée Voie locorégionale Voie intra-articulaire Voie intra-artérielle Voie intracardiaque Voie
intradermique Voie intrarachidienne Voie rectale Voie d'administration
respiratoire Voie percutanée Voie pulmonaire Voie transmuqueuse
Pharmacologie, soins infirmiers - [Angl. : Administration way, Local access, By the mouth, by way of the mouth,
Perlingual way, Sublingual way, Parenteral nutrition, General way,
Intravenously, Intramusculary, Hypodermic way, Locoregional way, Intraarticular
way, Intraarterial way, Intracardiac way, Intradermic way, Intrarachidian,
intraspinal way, Rectal way, Respiratory way, Percutaneous way, Pulmonary way,
Transmucosal way] N. f. * voie : du latin via [voie], chemin.
La voie d'administration est l'endroit précis du corps par lequel le médicament
va être introduit. On dit généralement que les topiques (médicaments utilisés en
usage externe et qui ont une action directe à l'endroit où on les utilise) sont
pris par la voie locale. Il faut savoir que l'on considère comme appartenant au
milieu extérieur, tout endroit de notre corps qui est accessible sans traverser
de membrane. Il s'agit donc de la peau, de la partie visible de l'œil, du canal
auditif jusqu'au tympan (oreille externe), des fosses nasales jusqu'au pharynx,
à la trachée, aux bronches et bronchioles, de la cavité buccale mais aussi de
tout le tube digestif, de l'urètre et de la vessie, du vagin, de la cavité
utérine et de l'intérieur des trompes. En plus de cette voie locale, les
principales voies d'administration des médicaments sont : la voie orale :
buccale, sublinguale, perlinguale, la voie parentérale, qui peut être générale :
intramusculaire, intraveineuse, sous-cutanée ou locorégionale :
intra-articulaire, intra-artérielle, intracardiaque, intradermique, percutanée
(à travers la peau) ou
intrarachidienne, la voie rectale, la voie respiratoire. La voie qualifiée de
transmuqueuse représente le passage des principes actifs à travers la muqueuse
d'une cavité (buccale, nasale, vaginale).
* La voie d'administration locale : (du
latin locus [loco-], lieu, emplacement) c'est certainement celle qui présente
le plus de diversité, tant les cibles sont nombreuses : voir ci-dessus. Les
formes médicamenteuses utilisées sont particulièrement nombreuses et variées :
applications cutanées (crèmes, pommades, lotions, gels, collyres, comprimés,
gélules, ovules ... (pour plus de détails sur ces formes médicamenteuses, voir
la page forme). Hormis la voie strictement
digestive, toutes les autres voies locales présentent un avantage évident : le
principe actif du médicament ne va pas passer par le foie (où il est en général
chimiquement modifié).
* La voie d'administration orale ou per os : (du latin os, oris [oro-, -oral], relatif à la bouche, au langage parlé) c'est l'entrée de la voie digestive,
mais avec possibilité d'éviter le passage par le foie dans le cas précis des
médicaments à laisser fondre dans la bouche (voie buccale) ou sous la langue
(voie sublinguale ou perlinguale). Dans ce cas, le médicament se dissout
lentement dans la salive et passe directement à travers les tissus buccaux dans
les très nombreux capillaires sanguins de la cavité buccale pour rejoindre la
circulation sanguine sans avoir passé par le foie.
* La voie d'administration parentérale : (* par : du grec para, à côté de ; * entéral : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin) étymologiquement, parentéral signifie : autre que (à côté de) l'intestin,
c'est-à-dire pas par une voie non digestive. En soins infirmiers,
l'administration parentérale d'un médicament, d'un soluté, peut donc se faire *
par voie générale : intraveineuse (injection ou perfusion), intramusculaire,
sous-cutanée ou * par voie locorégionale : intra-articulaire (dans la synoviale
- infiltration), intra-artérielle, intracardiaque, intradermique,
intrarachidienne (dans le liquide céphalorachidien).
* La voie d'administration rectale : (du
latin recta, recte [rect(o)-], droit, exactement, et de l’expression rectum intestinum, dernière partie de l’intestin qui aboutit à l’anus,
c’est-à-dire le rectum) cette voie permet
l'administration de médicaments, directement absorbés par le très riche réseau
capillaire de la muqueuse rectale, ou de lavements, mais les résultats ne sont
pas toujours équivalents à ceux qui sont prévisibles et son seul réel avantage
est de pallier une voie orale éventuellement défectueuse.
* La voie d'administration respiratoire ou pulmonaire : (du
latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur,
respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène) Comme
pour la voie rectale, de nombreux facteurs ne sont pas contrôlables ou sont
imprévisibles et rendent ce type de médication assez aléatoire, ce qui n'est
évidemment pas le but recherché. Il s'agit essentiellement de l'inspiration
d'aérosols, de gaz ou de vapeur d'eau généralement produits par des appareils
dans lesquels on introduit une dose du médicament, ou de l'instillation (du
latin stilla, goutte), c'est-à-dire la prise du médicament
(gouttes ou aérosol) par les narines pendant une inspiration. Haut de page.
Voie digestive
Anatomie, gastroentérologie, coloproctologie - [Angl. : Digestive tract]
N. f. * voie : du latin via [voie], chemin ; digestive : du
latin digestio [-digestion, -digestif], distribution, répartition,
relatif aux phénomènes enzymatiques intestinaux. La voie digestive est constituée de toutes las cavités et tubes qui, mis les uns
derrière les autres, constituent le tube digestif. Dans l'ordre : cavité
buccale, pharynx (carrefour aérodigestif), œsophage, estomac, intestin grêle,
gros intestin ou côlon, rectum. Voici un lien pour avoir beaucoup plus de
détails sur l'appareil digestif. Haut de page.
Voie lacrymale
Anatomie, ophtalmologie - [Angl. : Lacrymal duct]
N. f. * voie : du latin via [voie], chemin ; lacrymale : du
latin lacrima [lacrym(o)-], larme, relatif à la production de larmes.
La voie lacrymale permet l'écoulement des larmes depuis leur lieu de production
(les 2 glandes lacrymales sont situées sous l'os du front) via le canal lacrymal
qui aboutit dans le sac lacrymal, dans l'angle interne de l'œil. .
Les larmes ont un rôle déterminant dans le nettoyage de la conjonctive et sa
régulation thermique. Le liquide lacrymal contient du lysozyme, permettant de
lutter contre des germes banaux. Il est finalement éliminé par le canal
lacrymonasal qui permet l'évacuation du liquide dans les fosses nasales. Schéma de l'appareil lacrymal Haut de page.
Voie respiratoire Voies aériennes supérieures
Anatomie, pneumologie, otorhinolaryngologie - [Angl. : Respiratory tract, Upper airways] N. f. * voie : du latin via [voie], chemin ; * respiratoire : du
latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur,
respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène.
C'est en fait le trajet de l'air et il s'agit de tout l'appareil respiratoire
avec les VAS (voies aériennes supérieures). Narines et fosses nasales -->
pharynx (carrefour aérodigestif) --> larynx qui constituent les VAS ; trachée
--> bronches --> bronchioles --> alvéoles pulmonaires.
Voies aériennes supérieures. Les VAS se composent des
fosses nasales, trajet normal de l'air, du pharynx, carrefour aérodigestif, et
du larynx qui contient les cordes vocales et se prolonge par la trachée.
Les fosses nasales. Elles débutent au niveau des 2 orifices du nez
(narines), se prolongent ensuite dans le nez, partie initiale des voies
aériennes supérieures, constitué d'os dans sa partie supérieure et de cartilages
au niveau de sa pointe. Elles sont tapissées d'une muqueuse avec petits poils et
cils, mais aussi cellules productrices de mucus. Ces organes permettent de
réchauffer l'air inspiré, de lui donner une certaine humidité et de retenir les
poussières en suspension dans l'air. Les fosses nasales se prolongent ensuite
par leur partie dite postérieure qui s'ouvre dans le rhinopharynx (partie
supérieure du pharynx) par les choanes. C'est au niveau de ces fosses nasales
postérieures que se trouvent la muqueuse pituitaire avec les cellules
sensorielles olfactives, point de départ de l'olfaction (perception des odeurs).
Les fosses nasales on également un rôle de drainage des sinus et des voies
lacrymales. Leur paroi externe présente 3 saillies osseuses allongées d'avant en
arrière : les cornets inférieur, moyen (sous lequel s'ouvre le méat moyen,
orifice de drainage des sinus) et supérieur. A noter enfin qu'à l'arrière des fosses nasales se trouve l'orifice
des trompes d'Eustache qui communiquent avec l'oreille interne. Coupe sagittale médiane du nez
Le pharynx. * pharynx : du
grec pharugx, pharuggos, gorge. Situé entre la bouche et l'œsophage, le pharynx est le carrefour aérodigestif
(aliments et air). Il est formé de 3 parties : le rhinopharynx vers le haut (qui
communique avec les fosses nasales), l'oropharynx à hauteur de la bouche,
l'hypopharynx, en contact avec la bouche de Killian, ouverture de l'œsophage. Au
moment de la déglutition, 2 mécanismes empêchent les aliments de passer dans les
fosses nasales (le voile du palais) et dans la trachée (l'épiglotte). Schéma des voies aériennes supérieures
Le larynx. * larynx : du grec larugx, laruggos [laryng(o)-], relatif au larynx. Le
larynx
est
l'organe
de
la
voix.
Il
est
situé
en
arrière
et
au-dessous
de
la
base
de
la
langue,
en
avant
de
la
partie
terminale
du
pharynx
et
du
commencement
de
l'œsophage,
juste
au-dessus
de
la
trachée.
C'est
un
ensemble
complexe
de
cartilages
(qui
peuvent
s'ossifier
avec
l'âge),
de
ligaments
et
de
muscles. On distingue
5
cartilages
principaux
et
quatre
cartilages
annexes,
se
mouvant
les
uns
par
rapport
aux
autres
grâce
aux
muscles
du
larynx
:
1.
Le
cartilage cricoïde,
relié
à
la
trachée
et
circulaire,
présente
4
surfaces
articulaires
:
2
latérales
avec
le
thyroïde
et
2
dorsales
avec
les
aryténoïdes.
2.
Le
cartilage thyroïde,
qui
doit
son
nom
à
sa
forme
de
bouclier
ou
de
livre
à
moitié
ouvert
dont
le
dos
fait
saillie
vers
l'avant
(c'est
la
pomme
d'Adam).
3.
Les
deux
cartilages aryténoïdes en
forme
de
pyramides
à
base
triangulaire,
au
sommet
dirigé
vers
le
haut.
4.
Les
cartilages
de Santorini,
petits
et
flexibles,
sont
au-dessus
des
aryténoïdes.
5.
Les
cartilages
de Wrisberg en
forme
de
coin,
sont
placés
à
l'extérieur
des
précédents,
dans
le
replis
ary-épiglottique.
6.
L'épiglotte constituée de fibrocartilage très flexible, qui forme
l'entrée du larynx. Haut de page.