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Dernière modification :
14-02-2012

Mots, expressions     Étymologie, définition


Waaler-Rose - Western Blot - Wolff-Parkinson-White  

Waaler-Rose
Médecine biologique, immunologie allergologie
  -  [Angl. : Rose-Waaler test]   N. pr.   * Waaler : du médecin suédois WAALER qui a mis en évidence le facteur rhumatoïde (FR) en 1940.  La réaction de Waaler-Rose est une réaction d'hémoagglutination, que l'on pratique sur une lame ou mieux, dans un tube, ce qui permet de faire des dosages. Elle est utilisée notamment dans la recherche des facteurs rhumatoïdes dans la polyarthrite rhumatoïde, et pratiquée sur le sérum des malades ou directement sur les lymphocytes (variété de globules blancs intervenant dans les réactions immunitaires). Les facteurs rhumatoïdes sont élaborés par des lymphocytes et peuvent être mis en évidence par agglutination avec la réaction de Waaler-Rose.       Haut de page.

Western-Blot (dans la recherche du SIDA)
Immunologie, médecine biologique  -  [Angl. : Western blot]   N. m.   * Western : c'est un M. SOUTHERN qui a mis au point le Southern blot, test pour l'ADN. Western n'est ici qu'un jeu de mot par rapport à Southern ; * blot, ce mot vient de l'anglais blotter (buvard) et signifie empreinte (obtenue par aspiration capillaire). En effet, une phase du Western blot consiste à faire passer les protéines d'un premier gel qui a servi à les séparer, dans une membrane en nitrocellulose - voir ci-dessous.  PRINCIPE : Le Western blot est un test de laboratoire qui permet de rechercher dans le sérum sanguin des protéines antigéniques et en particulier des protéines virales avant que les anticorps ne soient apparus, mais aussi, dans un délai égal ou supérieur à 4 semaines suivant la contamination, des anticorps dirigés contre ces protéines (il faut en effet environ 4 semaines pour que l'on trouve les premières traces d'anticorps dans le sang des malades atteints du SIDA). Il sert également de confirmation lorsque le test ELISA est positif, même partiellement. Dans ce cas, ce sont les anticorps anti-VIH produits par le patient qui sont recherchés.
1ère étape : Les protéines (antigènes) présentes dans le sérum du patient sont séparées sur un gel SDS-PAGE (Sodium Dodécylsulfate-PolyAcrylamide Gel Electrophoresis) par électrophorèse, c'est-à-dire que le gel est placé dans un champ électrique. On procède d'abord à une concentration, puis à une séparation des protéines. Celles-ci étant rendues électronégatives par le SDS se sépareront en fonction de leur masse molaire et non pas en fonction de leur charge électrique, d'autant plus loin de la ligne de départ que leur masse molaire est faible.     1 - Séparation des protéines sur gel par électrophorèse
2ème étape : C'est le blot, qui va faire passer les protéines antigènes séparées, du SDS-PAGE vers une membrane de nitrocellulose, plus intéressante pour la mise en évidence des protéines virales recherchées.   2 - Passage sur nitrocellulose et fixation des anticorps 
3ème étape : Des anticorps fabriqués en laboratoire, spécifiques des protéines recherchées, auxquels on a préalablement accroché des enzymes ou des radiomarqueurs, sont déposés sur la membrane de nitrocellulose par arrosage ou immersion. Ils se fixent sur les protéines dont ils sont spécifiques, puis on procède à un rinçage pour éliminer les anticorps qui ne se sont pas fixés. On recommence la même opération avec des anticorps marqués (auxquels on a accroché une enzyme facile à mettre en évidence) qui vont se fixer, s'ils existent, aux premiers anticorps. Puis on les met en évidence par coloration enzymatique ou autoradiographie. Le test est négatif si on n'observe rien, c'est-à-dire s'il n'y avait aucune protéine du VIH dans le sérum du patient.  3 - Deuxième série d'anticorps et coloration   
* La positivité du Western blot est certaine en cas de réactivité simultanée vis à vis de 2 anticorps anti env (gp160 et gp120) et d'1 anticorps anti gag ou 1 anticorps anti pol. Un second prélèvement est toutefois demandé et contrôlé pour s'assurer qu'il n'y ait pas eu d'erreur de prélèvement ou de contamination du premier échantillon.
* La positivité du Western blot est probable en cas de réactivité vis à vis des anticorps anti-p24 et des anticorps anti-gp160 ou en cas de réactivité vis à vis uniquement d'anticorps anti-env (gp160 et gp120).
* Le Western blot est négatif en l'absence de réactivité vis à vis d'anticorps ou en présence d'un seul anticorps anti-p18.    4 - Western blot positif         Haut de page.

Wolff-Parkinson-White
Cardiologie, neurologie, chirurgie cardiaque et vasculaire
  -  [Angl. : Wolff-Parkinson-White syndrom]   N. m.  Syndrome de WOLFF-PARKINSON-WHITE* syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie.  Dans cette pathologie, décrite en 1930 par Wolff, Parkinson et White, une anomalie de la conduction nerveuse des ondes issues du nœud sinusal, provoque une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque). Cette voie anormale entre oreillettes et ventricules est nommée voie accessoire. Elle shunte le nœud sinusal (entre oreillette droite et ventricules) et provoque une contraction précoce des ventricules et une tachycardie intermittente. Cette affection est relativement rare, mais on sait aujourd'hui la traiter chirurgicalement par l'ablation du nerf responsable. Après un électrocardiogramme qui met en évidence l'anomalie (les cardiologues parlent d'une onde delta), le cardiologue décide du traitement, généralement pharmaceutique.  Dans certains cas graves mettant en danger la vie du patient, le nerf responsable est déconnecté par une sonde électrique qui pénètre dans le cœur et détruit le nerf par radiofréquence.   ECG avec onde delta      Haut de page.